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Du coté de la Class 40

alex bennett/ fujifilm -the artemis transat
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Soldini augmente son avance…
Le leader Giovanni Soldini tire un long bord vers l’est pour franchir la porte des glaces dans sa partie est et poursuit l’option nord. Telecom Italia avance vite ; ce matin sa vitesse est de 11,4 nœuds. Il est le plus rapide de la flotte et augmente ainsi encore davantage la distance avec désormais 82 milles d’avance sur Beluga Racer, soit 28 milles de plus que hier au soir !!

Un virement dans le vent…
Beluga Racer (2ème) et Mistral Loisirs-Pôle Santé ELIOR (3ème) sont toujours au nord de la porte des glaces et vont devoir virer dans 25 nœuds de sud ouest afin de franchir la porte probablement dans une dizaine d’heures aujourd’hui…

Un podium : objectif de Yvan Noblet
Yvan Noblet raconte: "Ça secoue, le vent est de25 à 30 nœuds, 10 milles de la porte des Glaces,. Je navigue à 9 nœuds et dans 1h30 je pense la passer, et après je repars vers le nord. J’ai définitivement perdu ma girouette cette nuit. En ce qui me concerne je suis un peu fatigué,mais vivement la fin de ce près serré. Par ailleurs je ne suis pas satisfait de mes 72 dernières heures, car j’ai perdu beaucoup de terrain mais l’objectif reste toujours un podium. »

Benoit Parnaudeau en 8ème position…
Benoit Parnaudeau témoigne :" C’est humide, on a 25 noeuds et ça va monter encore… on se fait brassé, je fais route un tout petit peu plus au sud que le point de passage, je pense passé la Ice Gate juste avant que le vent se renforce, elle est 50 milles devant moi, dans 9h… Par contre hier j’étais sur un bord nord-ouest qui refusait j’ai paniqué et suis parti vers le sud donc j’ai perdu 15 milles inutiles donc je devrais être 30 milles devant…. Sinon j’ai la forme et le bateau va bien"

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Peyron aujourd’hui à Boston

Gitana eigthy-transat jacques vabres
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La Nouvelle-écosse a rarement vu des solitaires aussi près de ses côtes ! A une vingtaine de milles seulement de l’île Sable, Gitana Eighty et Brit Air se sont engagés dans l’entrée de la baie de Fundy ce vendredi matin afin d’aller toucher les vents de Nord-Ouest modérés annoncés pour la fin de parcours. Il aura fallu plus de 2 500 milles pour que la brise s’installe au Noroît… ce qui est pour le moins inhabituel depuis 1960, première édition de cette transat sur l’Atlantique Nord ! Vent de terre et proximité des côtes vont donc offrir un final paisible et serein à Loïck Peyron car avec la stabilité de la brise à venir sur une mer plate, il est difficile d’imaginer un retournement de situation de dernière heure. Logiquement, le vainqueur annoncé devrait avoir deux heures d’avance sur son dauphin…

Coup dur pour Sam
Pour Yann Eliès, la troisième marche du podium est quasiment acquise mais la fin de parcours se présente moins véloce puisqu’il faut d’abord que Generali se sorte d’une bulle de vents faibles qui sévit au large de la Nouvelle-écosse. Après le baston, la pétole ! Mais avec plus de 250 milles de marge sur Marc Guillemot (Safran), l’arrivée du Briochin samedi matin ne devrait pas être perturbée, ce qui est moins évident pour les places suivantes, très disputées. Certes le nouveau plan VPLP-Verdier possède plus de soixante dix milles de marge sur les trois anciens plans du Groupe Finot, mais attention ! Il y a 120 milles d’écart en latitude et les conditions météorologiques pour finir le parcours, risquent fort de ne pas être les mêmes. Il y a de la bagarre en perspective, surtout lorsqu’il faut constater que Samantha Davies (Roxy) a perdu tous ses gains hier jeudi dans une phase de transition redoutable… Et en raison d’une dérive à moitié cassée suite à un choc avec un animal marin.

Le coup de vent de Sud-Ouest a laissé place à un passage de front et une grosse bascule à l’Ouest mollissante qui a bénéficié aux deux anciens compagnons de la Mini Transat, positionnés un peu plus Sud que la Britannique. Pendant qu’elle peinait à se sortir de cette bulle, Yannick Bestaven (Cervin EnR) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) faisaient la cuillère par le Sud et reprenaient une trentaine de milles ! Joli coup et donc final très disputé jusqu’à Boston… Surtout que Dee Caffari (Aviva) s’est aussi bien sortie du coup de vent et talonne sa compatriote à moins de quarante milles. Or il reste plus de 600 milles à parcourir… Enfin, Steve White (Spirit of Weymouth) a franchi la porte des glaces la nuit dernière et peut donc faire route directe vers Bosto

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Immo’Cup : des régates très professionnelles !

ImmoCup
ImmoCup

Avec l’aide des partenaires de la première heure, la FNAIM, la Caisse d’Epargne, Logic’Immo et la Ville de Marseille, cette manifestation sportive et interprofessionnelle est devenue aujourd’hui un événement incontournable se déroulant dans la rade de Marseille.

Cette année, ceux sont plus de 500 participants, des 4 coins de l’hexagone, Promoteurs – constructeurs, agences immobilières, professionnels du bâtiment, Conseillers en immobilier et Experts immobiliers qui vont s’affronter "confraternellement" durant 2 jours.

Programme  de la compétition : départ du Club La Nautique le 14 juin 2008
Régate sur 2 journées (2 manches/jour) – 3 classes : HN, IRC et monotypie.
Régate officielle déclarée à la Fédération Française de voile.

Une ouverture de régate par le recordman du tour du monde en solitaire,  Francis Joyon

C’est une grande joie pour le Président de l’IMMO’CUP, Jean-Luc Chauvin (Président de la FNAIM des BdR), l’ensemble du Comité d’organisation et les partenaires de cette 4ème  édition, de recevoir Francis Joyon, recordman du tour du monde en solitaire (en 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes) avec le trimaran IDEC qui, pour l’occasion, s’installera à compter du 13 juin sur les quais du Port.

Les marseillais pourront ainsi assister au départ de la course avec en tête le trimaran IDEC qui sera suivi par l’ensemble des bateaux en lice, soit 50 monocoques. Le départ sera donné du Quai de la Nautique le samedi 14 juin, aux environs de 10H30.

Marseille au rythme de la « Semaine de l’Immobilier »

C’est une première : en s’associant à la 1ère édition du Salon de l’Immobilier d’Entreprise Euroméditerranéen, MED’IMMO, (12 et 13 juin- Parc Chanot), l’Immo’Cup  2008 s’inscrit dans le cadre de la 1ère semaine de l’immobilier de Marseille.

La ville, interface économique naturelle entre les rives de la Méditerranée et l’Europe, va accueillir tout au long de la semaine  les professionnels de l’immobilier, tous métiers confondus et de nombreux investisseurs méditerranéens.

Pour Jean-Luc Chauvin, Président de la FNAIM 13 et Président de l’Immo’CUP, « Marseille, avec ses grands projets d’aménagements fonciers et urbains, son développement économique, associés aux nombreuses qualités de la région, sont autant d’atouts qui font de la cité phocéenne une destination attractive tournée vers l’avenir. Notre ville est donc le port d’accueil idéal pour accueillir le monde de l’immobilier autour de ce nouveau grand rendez-vous qu’est la "semaine de l’immobilier" et ses manifestations associées».

Source Immo’Cup
www.immocup.com

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Class 40 : le vent est de retour

Class 40- telecom italia-
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Le groupe du sud a été beaucoup plus handicapé par cette bulle de vent. Louis Duc (Groupe Royer) a viré ce matin pour remonter vers le nord-ouest: "J’ai travaillé dur cette nuit pour continuer à faire avancer le bateau. Je faisais route directe sur la porte des glaces quand le vent est complètement tombé" nous raconte Louis ce matin lors de la vacation matinale. Tandis que Louis s’élançait au nord à la recherche du vent, un autre bateau faisait la démarche inverse et accentuait sa descente au sud: "J’ai effectué un petit virement de bord après l’annonce des positions de 0600 GMT de façon à me repositionner entre la porte des glaces et Alex" nous explique Miranda (40 Degrees), actuellement 5ème et suivie de près (19 milles) par Alex Bennett (Fujifilm). "Pour moi, la porte des glaces est un vrai obstacle. Le vent vient tout droit de la marque et vu qu’il y a du gros temps qui arrive, j’aurais bien voulu passer cette marque au plus tôt. Je commence des maintenant à ranger le bateau, vérifier que tout va bien. J’en profite aussi pour me reposer avant que ça devienne très sportif."

Halvard Mabire, en 8ème position cette après midi, était très mécontent ce matin de son classement et des milles perdu sur ses adversaires au cour de la nuit. "Je suis très déçu que mon option au sud n’ai pas du tout payé." De plus, Benoît Parnaudeau sur Prévoir Vie regagne du terrain et ne se trouve plus qu’à 15 milles derrière. La course est si serrée que chaque mille gagné ou perdu peut faire la différence à la fin.

Le duel que se livre Boris Herrmann (Beluga Racer) et Thierry Bouchard (Mistral Loisirs – Pole Santé Elior) depuis quelques jours n’a jamais été aussi serré, passant chacun leur tour en 2ème ou 3ème position. "J’ai passé une très bonne nuit, avec quelques changements de voile: Du spi au code 5, puis génois" Au moment de la vacation, Boris apercevait le bateau Mistral Loisirs – Pole Santé Elior à environ 1 mille derrière. Hier, dans une bulle de vent, les deux bateaux se sont retrouvés à moins de 800 mètres l’un de l’autre. "Pour moi cette proximité est très utile. J’utilise Yvan comme repère pour voir si ma vitesse est bonne, si mon cap est correct. C’est comme avoir un coach!!" note Boris. Le skipper français semble également apprécier la compagnie du jeune allemand: "Boris a pris un peu d’avance cette nuit mais je l’ai rattrapé ce matin. Il me sert clairement de point de repère. Il est devant pour le moment, mais pas de stress, la route est encore longue."

Giovanni Soldini (Telecom Italia) mene toujours la flotte et creuse régulièrement les écarts. Pour le moment, il a 56 milles d’avance sur Beluga Racer. La dépression qui apporte le vent se trouve actuellement à l’est de Terre Neuve et maintenant que Giovanni a passé la porte des glaces, il peut remonter au Nord afin d’aller chercher la brise.

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Gitana 13 à bon port!

Gitana 13-Qingdao - Taïpei
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Parti de Qingdao dimanche 18 mai en fin de matinée (heure française), Gitana 13 a bénéficié de conditions portantes et toujours suffisamment soutenues pour rallier l’île de Taïwan. Et ce malgré une zone de hautes pressions dressée sur sa route … Durant leur descente en mer de Chine Orientale, les marins du Gitana Team ont, en effet, dû contourner, par l’Est, un anticyclone positionné sous Shanghai. Un obstacle vite balayé par l’équipage de Gitana 13, guidé comme à son habitude par son routeur fétiche, Sylvain Mondon.

Lionel Lemonchois et ses équipiers devraient rester une semaine à Taïwan, avant de reprendre la mer en direction de Hong-Kong.

L’équipage de Gitana 13 entre Dalian et Qingdao :
Lionel Lemonchois (Skipper / barreur / chef de quart)
Ludovic Aglaor / Olivier Wroczynski / Nicolas Raynaud / Antoine Mermod / David Boileau / Léopold Lucet

Les records de Gitana 13 :
Dalian – Qingdao : en 23 heures 50 minutes et 20 secondes
Yokohama – Dalian : en 3 jours 20 heures 19 minutes 11 secondes (mai 2008)
Traversée du Pacifique Nord (San Francisco – Yokohama) : en 11 jours 12 minutes 55 secondes (avril 2008)
Route de l’Or (New York – San Francisco, via le Cap Horn) : en 43 jours 3 minutes 18 secondes (février 2008)

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Les 6MJI à la Trinité !

6 MJI
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Après un championnat du Monde des J80 en juillet 2007, le fameux yacht club trinitain continue sur sa lancée internationale avec la venue des 6MJI qui constituent la classe la plus nombreuse parmi les métriques. De nombreux britanniques ont déjà décidé de faire le déplacement ainsi que des Suisses, Allemands, Finlandais, Suédois et bien sûr Français.

La jauge métrique a fêté ses 100 ans en 2007
La fête va continuer du 19 au 24 juin sur le plan d’eau du Golfe du Morbihan avec à la direction des opérations, un comité de course présidé par Christophe Gaumont et un jury emmené par le Malouin Jean-Louis Fabry.

Le premier 6 mètres est construit en France en 1907 et la première régate de la classe a lieu la même année sur la Seine à Meulan. Plus de 220 unités seront ensuite construites dans l’hexagone entre les deux grandes guerres. Un siècle plus tard, la classe distingue les classiques (construits avant le 31 décembre 1965) et les modernes ( plastique ou bois ) qui ont largement bénéficié des recherches , notamment au niveau des quilles à ailettes, effectuées pour les 12 M JI de la Coupe America.

« Les vitesses des uns et des autres restent très proches » selon Stephan O’Reilly-Hyland, président de l’Union Française des 6MJI « et c’est d’ailleurs tout le mérite de cette jauge de permettre à des bateaux ayant jusqu’à 40 à 60 ans de différence d’âge de pouvoir courir ensemble, même si deux classements sont effectués par régate ».

10 à 12 mètres de longueur, moins de 2 mètres au maître bau pour un poids de 3,8 tonnes à 5 tonnes, 5 équipiers ; cet élégant voilier, ancien bateau olympique, fin, racé et véritable machine à remonter au vent ne manquera pas de fasciner les observateurs passionnés attendus fin juin à la Trinité-sur-Mer par Jean-Pierre Blavec et ses équipes de la SNT.

Il a dit :
Jean-Pierre Blavec, président de la société nautique de la Trinité-sur-Mer : « Nous avons accueilli le championnat d’Europe et du Monde des 8MJI en 99 et 2003. Alors nous avons décidé de rassembler les 6MJI fin juin. C’est une tradition à la Trinité-sur-Mer de faire venir ces magnifiques classiques. Cette épreuve sera un vrai championnat d’Europe avec pas moins de 10 nations Européennes. Enfin, il faut savoir qu’en 1938, il y avait 10 6MJI à la Trinité, on profitera du Championnat pour exposer quelques vieux clichés ».

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Dernière ligne droite !

gitana eighty-vapillon-dppi-the ATstart
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La dépression de la nuit dernière n’a pas été aussi violente qu’annoncée mais la brise est tout de même montée à plus de quarante nœuds d’après Brit Air… Elle a surtout été assez rapide dans son déplacement ce qui permet désormais au trio de tête de naviguer avec du secteur Ouest d’une quinzaine de nœuds. Loïck Peyron (Gitana Eighty) en a profité pour se recaler vers le Sud en fin de nuit afin de contrôler son adversaire et pour ne pas trop approcher des côtes américaines, source de veille sur le trafic maritime et les pêcheurs, de vent plus instables, de courants plus marqués. C’est peut-être l’occasion pour ses deux poursuivants, Armel Le Cléac’h et yann Eliès (Generali) de tenter un coup tactique avant l’arrivée sur Boston qui devrait se jouer demain vendredi soir…

Côté peloton, le vent de Sud-Ouest a aussi été soutenu mais toute la flotte semble avoir affronter ce coup de brise sans soucis. Marc Guillemot (Safran) conforte son coussin d’avance sur Samantha Davies (Roxy) avec cent milles au compteur, tandis que Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) sont étrave contre tableau arrière après plus de 2 000 milles de course ! Dee Caffari (Aviva) les talonne alors que Steve White (Spirit of Weymouth) n’a pas encore passé la porte des glaces : il faut qu’il gagne dans le Sud !

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Journées portes ouvertes chez RM Yachts.

RM 1200
RM 1200

Le Chantier Fora Marine constructeur des voiliers RM ouvre ses portes pour 2 jours les 13 et 14 juin prochains, et permet ainsi aux admirateurs des RM d’en savoir plus sur leur construction.
 
– Vous pourrez lors de cette visite découvrir la technologie du contre-plaqué époxy qui rend les RM plus légers et plus rigides. Deux atouts pour la vitesse et les performances !
– Vous pourrez aussi voir comment le varangage et la structure en acier galvanisée rendent les bateaux solides et résistants dans le temps.
– Ou encore l’authentique technique pour fixer le pont à la coque par collage, vissage et stratification.
En clair : 1001 détails qui vous garantissent un bateau bien construit, marin et rapide.

Ce sera aussi l’occasion pour certains de découvrir les RM pour la premières fois, vous pourrez ainsi visiter les bateaux finis.
Les meubles du nouvel aménagement de RM 1050 seront présentés en avant-première.
 
Horaires et dates : 13 Juin de 14h à 18h et le 14 Juin de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30.
N’hésitez pas à envoyer un mail au chantier pour les informer de votre venue.
 
 
Source : Fora Marine :
www.fastoceansailing.com

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Une édition riche en suspense et en rebondissements

Transat ag2r
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Dimanche 20 avril, prophètes en leur pays
Après un début de matinée mitigé, le soleil a décidé de pointer ses premiers rayons à quelques minutes du départ de cette Transat AG2R Concarneau – Saint-Barthélemy, le public est au rendez-vous en baie de la Fôret. La meute des 26 Figaro-Bénéteau s’élance à l’heure dite et d’entrée quelques pointures montrent déjà le bout de leur étrave. Jean Le Cam et Gildas Morvan dominent le parcours côtier à bord de Cercle Vert quand l’étonnant équipage de Concarneau – Saint-Barth affiche à nouveau ses ambitions après avoir remporté le prologue. Les locaux se distinguent ! Sur la ligne de départ, un incident oppose Financo à Luisina. Eric Drouglazet et Christophe Bouvet sont contraints de rentrer à terre pour faire réparer leur grand voile. Ils repartiront quatre heures plus tard… Malheureusement pour eux, ils ne pourront jamais bénéficier des conditions météos qui ont porté la flotte vers la pointe de l’Espagne et le fossé qui les séparait de la tête de course se creusera jour après jour.

Lundi 21 avril, 1er jour de course : golfe express
On leur avait promis une traversée du Golfe de Gascogne tranquille. Ils ont du batailler sous spi par 30 nœuds de vent. A ce petit jeu, les gros bras du circuit prennent rapidement l’avantage. Thierry Chabagny et Corentin Douguet sur Suzuki Automobiles s’emparent ainsi de la première place du classement provisoire. Les côtes d’Espagne serviront de premier juge de paix…

2ème jour – Mardi 22 : du Finistère à Finisterre
Déjà l’Espagne. Le vent qui s’est orienté progressivement au sud oblige les concurrents à progresser contre une mer formée. Les quelques bateaux qui se sont glissé le long de la péninsule ibérique prennent l’ascendant sur le reste de la flotte. Avec à leur tête Nicolas Troussel et Christopher Pratt sur Financo. Ils entament ainsi un long bail aux commandes de la course. Pour d’autres, l’aventure tourne court. Iroise Promotions se déroute sur La Corogne. Tangi Mahé s’est déboité la rotule et ne peut plus continuer. Claude Bertrac dont c’était la première course, malgré son métier de producteur audiovisuel, n’avait pas imaginé un tel scénario : « en imaginant le pire, je pensais plutôt que ce serait moi le maillon faible… ». Ce sont parfois de petits détails qui nous trahissent.

3ème jour – Mercredi 23 : on sèche
Dans tous les sens du terme, ça sèche. Au propre, parce que le soleil et le petit temps sont revenus sur la flotte et qu’il est temps de procéder à un grand nettoyage après ce départ en fanfare. Au figuré, parce que l’incertitude règne sur le meilleur moyen de traverser une dorsale qui se présente sur la route des concurrents. Vents faibles et casse-tête chinois au programme.

4ème jour – Jeudi 24 : gauche, droite
Le vent est revenu. La flotte s’étale en longitude entre les tenants de l’option ouest (Gedimat etAthéma) qui investissent sur du moyen terme et les partisans de l’est : Cercle vert, Suzuki Automobiles venus chercher l’alizé portugais le long de la côte. Au centre, Financo tente, avec brio, de contrôler ces débordements intempestifs.

5ème jour – Vendredi 25 : partie d’échecs
Motus et bouche cousue… La tête de flotte se livre à la dernière bataille stratégique avant la porte de Porto Santo. Les leaders se gardent bien de dévoiler leurs batteries : on papote, on parle de choses futiles à la vacation. Mais pas question de laisser filtrer la moindre information sur la route qui sera suivie dans les prochaines heures. La guerre psychologique bat son plein.

6ème jour – Samedi 26 : Droug jette l’éponge
Luisina abandonne. Déjà relégué en queue de flotte depuis le début de course, l’équipage cumule les avanies… C’est maintenant Christophe Bouvet qui s’était coupé un doigt qui voit sa blessure s’infecter. Sans soins intensifs, c’est le risque de septicémie. Pour la première fois de sa carrière, Eric Drouglazet ne termine pas une course dans laquelle il était engagé. En tête de course, les jeux semblent faits jusqu’à l’archipel de Madère. Financo, Cercle Vert, Banque Populaire, Suzuki Automobiles, les Mousquetaires sont à l’avant-garde d’une flotte qui fait le grand écart puisque plus de 100 milles séparent les premiers des derniers.

7ème jour – Dimanche 27 : Financo taille patron
C’est au petit matin que Christopher Pratt et Nicolas Troussel franchissent en tête la porte de Porto Santo. Les deux complices ont plus d’une heure d’avance sur l’équipage de Cercle Vert. Une misère néanmoins selon Christopher Pratt joint ce jour même à la vacation. La situation météo s’annonce complexe sur l’Atlantique et bien des cartes peuvent être redistribuées. Vision prémonitoire…

8ème jour – Lundi 28 : échappées belles
La Transat AG2R part dans tous les sens. Au nord, les gros bras de la course se marquent tous à la culotte et dévalent sous spi à près de dix nœuds. Derrière, quelques anticonformistes décident de jouer crânement la carte de la route du sud. Solar Inox, SNEF & Cliptol Sport, Concarneau Saint-Barth et Sojasun dévalent sans barguigner vers les Canaries pour tenter d’accrocher les alizés salvateurs.

9ème jour – Mardi 29 : les illusions perdues
NIVEA-Athlètes du Monde abandonne. Les deux navigateurs sont épuisés moralement. Une gestion de course sans doute trop ambitieuse a amené l’équipage à puiser dans ses réserves au-delà du raisonnable. Perte de lucidité, mauvais choix, toutes ces raisons les ont convaincus qu’il était parfois plus sage de renoncer à ses rêves. A bord de Banque Populaire, Jeanne Grégoire a tenté une échappée dans le sud en se fiant à son intuition. Mais la raison a pris le dessus et Jeanne et Nicolas Lunven rentrent sagement dans le rang des tenants de la route du nord. Qui sait ce qu’il serait advenu s’ils avaient persisté ?

10ème jour – Mercredi 30 : chacun cherche son camp
C’est fait ! Trois grandes tendances se dessinent : au nord, Financo mène la danse d’un groupe d’acharnés qui a choisi de faire front. Vents contraires, trace au plus près de la route directe en attendant la porte de sortie vers les alizés. Au centre, quelques vieux routiers emmenés par Cercle Vert et Suzuki Automobiles, ont fini par estimer que cette perspective les conduisait à une impasse. Ils ont infléchi leur route et tentent de rejoindre la route des alizés. Il leur faudra auparavant négocier au mieux le franchissement d’une dorsale qui leur barre la route : vents faibles et route étroite au programme. Les sudistes, quant à eux continuent d’accumuler un retard impressionnant.

11ème jour – Jeudi 1er mai : ça ne défile guère
Peu de changements… Chacun observe les stratégies des autres. Les centristes tentent de s’extirper de la dorsale. Les sudistes savent que le retour sur investissement n’est pas pour demain. Les nordistes cherchent une porte de sortie.

12ème jour – Vendredi 2 : paradoxes du classement
Les hommes du nord sont toujours très largement en tête. Et pourtant, le doute s’insinue. Les voix sont moins assurées et certains commencent à envier les centristes qui ont peut-être su saisir l’opportunité à temps.

13ème jour – Samedi 3 : l’aveu de Gedimat
Armel Tripon et Dominic Vittet abandonnent la route du nord. Ils le disent fort et clair : pour eux, il n’y a plus rien à espérer là-haut. Cette Transat ne sera pas pour eux. Ils font désormais route vers le sud, sans illusion. Pour eux la bataille concernera les centristes et les sudistes que tout le monde commence à regarder du coin de l’œil. Pourtant, ce jour-là Concarneau Saint-Barth accuse près de 600 milles de retard sur la tête de flotte.

14ème jour – Dimanche 4 : balle au centre
Les centristes touchent de l’air. L’espoir change à nouveau de camp. Pourtant à bord de Cercle VertJean Le Cam désigne déjà ses adversaires les plus dangereux : Solar Inox et SNEF & Cliptol Sport.Quand Luc Poupon avoue surtout se soucier de la trajectoire du duo Morvan Le Cam. Comme quoi, vérité d’un jour, mensonge le lendemain.

15ème jour – Lundi 5 : les jeunots partent à l’attaque
Pour la première fois, l’équipage de Concarneau – Saint-Barth empoche le Trophée AG2R de la performance solidaire, ils en remporteront 5 sur la totalité de la course et rafleront le Super Trophée AG2R. Ce n’est pas encore mirobolant, mais le rythme va monter crescendo durant les jours à venir. En descendant jusqu’à la latitude des îles du Cap Vert, ils ont mis leur intimité sur le billot… La chevauchée fantastique commence.

16ème jour – Mardi 6 : à l’ouest rien de nouveau
Les partisans de la route du nord ne se bercent plus d’illusion. Devant eux, dans l’ouest, aucune porte de sortie… Même s’ils tardent encore à l’avouer, ils sentent bien que, sauf renversement de situation miraculeux, il va être bientôt temps de passer la main.

17ème jour – Mercredi 7 : ventre mou
Coup de frein pour les centristes. Ils se croyaient sortis d’affaire et voilà que la dorsale les rattrape à nouveau. C’est peut-être là que se joue une partie du sort final de cette Transat AG2R à rebondissements. Pendant ce temps, Eric Péron et Miguel Danet sur Concarneau Saint-Barthcontinuent d’enquiller les milles à plus de dix nœuds de moyenne.

18ème jour – Jeudi 8 : cabane sur le chien
C’est fini… Les gens du nord ont perdu la tête. C’est l’équipage de Concarneau – Saint-Barth qui prend les commandes provisoires de la course. Les sudistes ont pris le pouvoir, ils ne le rendront plus.

19ème jour – Vendredi 9 : et voilà les Méditerranéens
Jean-Paul Mouren est homme de circonspection, voire de discrétion. Et le voilà qui, en compagnie de son complice Laurent Pellecuer, vient de prendre la tête de cette transat AG2R 2008. Et Jean-Paul de la jouer modeste, rappelant qu’il reste encore 1000 milles de course, que rien n’est joué… Gageons pourtant qu’il devait sourire derrière son imperturbable moustache.

20ème jour – Samedi 10 : les trois mousquetaires
Ils étaient bien quatre à pouvoir encore défendre leurs chances à l’arrivée. Trois fines lames du circuit : les duos Morvan-Le Cam, Guérin-Poupon ou bien encore Mouren-Pellecuer et un intrus inattendu, quoique ; débarquant sans vergogne dans la cour des grands, les deux complices caraïbo-bretons Danet-Péron.

21ème jour – Dimanche 11 : Solar Inox la menace
Ils ne font pas de bruit, mais ils font peur à tout le monde. Luc Poupon et Ronan Guérin sont toujours en embuscade. S’ils n’apparaissent pas encore dans le trio de tête, leur position très décalée dans le sud devrait leur permettre d’attaquer la remontée sur Saint-Barth avec un meilleur angle que les autres prétendants à la victoire. Et Luc Poupon est un gars des îles…

22ème jour – Lundi 12 : trois du sud
Cercle Vert ne gagnera pas la Transat AG2R… Gildas Morvan et Jean Le Cam en conviennent. Ils ont essayé de jouer la gagne en refusant de croiser la route de leurs adversaires dans leur tableau arrière. Leur position plus au nord du trio de tête était inconfortable. Il aurait fallu une bascule de vent qui n’est pas venue. Ils ne sont plus que trois à prétendre à la victoire.

23ème jour – Mardi 13 : SNEF & Cliptol Sport remporte la mise
Jean-Paul Mouren à la barre, Laurent Pellecuer aux écoutes, c’est un vainqueur atypique qui franchit la ligne en tête de cette 9ème Transat AG2R. Quand l’un lâche la bonde de sa joie exubérante, l’autre lisse sa moustache de contentement. Mais leur bonheur est égal. Solar Inox puis Concarneau Saint-Barth viendront compléter le podium.

Cercle Vert et Banque Populaire ouvriront ensuite la voie des centristes en quatrième et cinquième position. Financo, premier des nordistes n’arrivera lui qu’en treizième position près de 29 heures après le vainqueur. Le temps du record ne sera pas battu.

25ème jour – Jeudi 15 mai, Atlantik FT ferme la marche
A 13h13’53” David Krizek et Phil Sharp franchissent la ligne d’arrivée de cette Transat AG2R 2008. Ils ont joué la route du nord jusqu’au bout, ils ont perdu. Le dernier vainqueur de la Route du Rhum-La Banque Postale en Class 40 pourrait méditer ce que disait Dominic Vittet pour qui c’était la dernière transat en course : « la course au large est parfois vraiment cruelle… »

26 équipages au départ, 23 à l’arrivée en 48 heures.

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Class 40 : Soldini creuse l’écart avant le coup de vent

soldini
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Cet après-midi, Telecom Italia devançait Thierry Bouchard, sur Mistral Loisir-Pole Santé Elior de 55 milles, et n’avait donc perdu que 2 milles pendant la nuit. Modeste, le skipper italien commente : "Mon choix n’est pas complètement désastreux. Je pense qu’il vaut mieux que je passe l’anticyclone qui est devant nous par le Sud. En plus, je crois que ce sera mieux d’être près de 40° Nord après la zone de vents faibles, car le vent risque de tourner Sud ou sud-ouest, ce sera plus facile d’atteindre la porte."

À la 4ème place cette après midi, Yvan Noblet (Appart’City) a été ralenti par quelques problèmes techniques. "Je ne reçois plus aucune information de ma girouette et de mon anémomètre" nous raconte t’il ce matin "Il faut que je monte pour jeter un coup d’oeil". Bien qu’ Yvan ai enregistré avant l’aube une moyenne de 9,3 noeuds, le skipper français sait qu’il faut trouver une solution: "Pour rattraper Thierry Bouchard et Boris Herrmann, je dois résoudre ce problème très rapidement car je ne marche pas aussi bien qu’eux au près." Thierry Bouchard (Mistral Loisirs- Pole Santé Elior) se trouve actuellement à 10 milles devant Yvan Noblet et Beluga Racer, 3ème se trouve à 8 milles devant. La bataille reste très serrée entre les skippers français et allemand: "Je suis passée à 50 mètres de Boris Herrmann ce matin alors que j’effectuais un virement à tribord." nous rapporte Yvan. "J’ai essayé de le joindre par VHS, mais il ne m’a pas répondu." La flotte vient de passer la marque de semi parcours et le skipper de Appart’ City est en grande forme pour parcourir les 1300 milles qui le séparent encore de l’arrivée: "J’adore naviguer en solitaire. Physiquement je me sens super bien et je suis plus que prêt pour la seconde moitié du parcours. Cependant, avec ce problème d’instrument, je me sens un peu handicapé."

Yvan a prévu de grimper en tête de mat cet après-midi et espérons que son aventure se passe dans des conditions plus douces que Simon Clarke. Le skipper de Clarke Offshore Racing a du monter en haut du mât afin de récupérer sa drisse de foc . "J’ai mis mon bateau dos au vent, j’ai enfilé le baudrier et ai commencé l’ascension du mat. Malheureusement, j’ai dû effectuer les derniers mètres sans aucune sécurité car ma drisse était trop courte pour atteindre le haut du mat. La seule alternative était de redescendre, prendre une drisse plus longue et recommencer l’ascension. Il en était hors de question." La situation est devenue rapidement plus périlleuse: "Le vent est soudainement monté à 20 noeuds. J’étais agrippé en haut du mât, le bateau étais sous pilote automatique. À ce moment-là, je savais que les choses s’engageaient mal." Simon s’est maudit d’être monté au mât sans avoir pris un ou deux ris. "Une grosse erreur.". En 11ème position, Carke Offshore Racing est le bateau le plus au sud de la flotte, à 26 milles derrière Groupe Royer. Mais Simon reste positif: "Je sais que je peux faire avancer mon bateau vite, si je pouvais doubler quelques bateaux ça serait génial." Le skipper anglais nous avoue que naviguer en solitaire est une vraie épreuve: "C’est ma première course en solitaire, c’est fou non?"

Christophe Coatnoan (Groupe Partouche) navigue également sur la réserve suite à une casse. En effet, il a expliqué ce matin qu’il avait perdu le système d’entrée d’eau des ballasts. Peu de temps avant la vacation matinale, Christophe était encore en train de pomper pour extraire de l’eau des cabines et colmater le trou avec une pièce en bois. Le problème immédiat a été résolu, mais par contre la perte de cette pièce va clairement affecter les performances du bateau. En effet, cette pièce permettait de transférer directement l’eau de mer dans les réservoirs des ballasts. Cette eau est ensuite évacuée au moment du virement de bord. Sans ce système, Christophe est obligé d’utiliser sa pompe manuelle. Pour le moment, Christophe estime sa perte à 1,5 nœuds de vitesse moyenne. Demain, dans les conditions plus musclées, les ballasts vont être au cœur du sujet.

À un peu plus de 200 milles de la porte des glaces, les Class 40 ne peuvent qu’attendre l’évolution des conditions météo. Soldini, en tête de flotte, devrait trouver des vents Sud-Ouest, forcissant jusqu’à 25 noeuds dans la matinée du Jeudi, puis 30 noeuds d’Ouest en fin de journée. Pour le leader, les vents forts ne posent pas de problème : "Depuis que j’ai ce bateau, je n’ai jamais eu beaucoup de vent. La Transat Jacques Vabre était super." Il a remporté cette course en double, l’année dernière. "On a peut-être eu 40 noeuds au Cap Finistère, mais rien de bien grave. J’espère que maintenant ça va continuer comme ça !" Il part dans un fou rire. "Je vais plutôt bien, je fais attention à bien dormir et je vais faire un somme dès que le bateau est bien réglé. Je sais que ça ne va pas être facile. C’est important d’arriver à la porte des glaces en bonne forme, parce qu’après ça, les conditions vont être vraiment dures."

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