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Class 40, la course en détail.

Soldini
DR

Entrée au contact en Atlantique (Jours 1 – 4)
Après un départ léger à Plymouth, la flotte est restée en formation compacte, Giovanni Soldini sur Telecom Italia parvenant à faire la différence entre les portes de passage d’Eddystone et du Cap Lizard malgré la pression de Boris Herrmann. Soldini prenait au Cap Lizard les commandes de la flotte, qui se retrouvait embrumée au sud des îles Scilly, dans des vents variables au milieu des rails de navigation commerciale. Mais à l’aube du 3ème jour, avec les côtes britanniques dans le tableau arrière, les différentes options tactique devenaient très évidentes, la flotte ne tardant pas à s’étaler sur 120 milles sur un axe nord – sud. Alex Bennett (Fujifilm) et Christophe Coatnaon (Groupe Partouche) occupaient alors le terrain au nord, tandis que Miranda Merron (40 Degrees) et Boris Herrmann (Beluga Racer) prenaient position au sud. Le « bas » du plan d’eau n’allait pas tarder à devenir l’option la plus prisée à l’approche de la zone anticyclonique. Herrmann, miné par un méchant rhume les premiers jours, se remettait d’aplomb pour passer de la 10ème à la 3ème position au matin du jour 4. Yvan Noblet sur Appart’City restait pour sa part bien accroché à sa seconde position dans le tableau arrière du leader.

Petits airs pour le blackout (Jours 5 – 7)
A l’approche d’une zone de molle et avec la perspective du blackout de positions de 36 heures annoncé par l’organisation, la flotte progressait au portant dans 9 à 15 nœuds de vent. Groupe Partouche, 10ème, tombait en panne de vent au nord alors que Benoît Parnaudeau sur Prévoir Vie, au sud, signait la meilleure moyenne de la flotte (9,3 nds). Herrmann se hissait en seconde position, à seulement 17 milles de Soldini. Au soir du blackout, on apprenait la mise en place d’un syndicat Class40 informel – sur l’initiative d’Halvard Mabire (Custo Pol) et Thierry Bouchard (Mistral Loisirs Pole Santé Elior) – revendiquant de pouvoir recevoir les résumés quotidiens de la course en Classe IMOCA, afin de rester au fait des aventures se tramant devant leurs étraves. Au jour 5, la flotte se scindait en 3 groupes distincts, s’étalant sur 180 milles en latéral. Au nord, Soldini se heurtait le premier à la zone sans vent, suivi par un contingent français incluant Thierry Bouchard, Yvan Noblet et Christophe Coatnaon. Miranda Merron, occupant la 3ème place, était la première du groupe médian à faire état de la baisse de régime qui allait affecter son peloton (composé de Boris Herrmann toujours second, Alex Bennett 4ème, Halvard Mabire 7ème et Simon Clarke 11ème). Au sud se trouvaient Louis Duc et Benoît Parnaudeau, respectivement 9ème et 10ème.

Au près vers la porte des glaces (Jours 8 – 12)
Alors que le blackout était levé au jour 8, les trois groupes mentionnés précédemment s’étaient globalement dispersés – exception faite du peloton de nordistes, inséparables, et conservant la même option que celle suivie par le leader. Après une première portion de course au portant dans des conditions variables et exigeantes, le près et son cortège de chocs faisait son apparition, de nombreux skippers se déclarant fatigués et inquiets pour le matériel. Au jour 9, Soldini menait toujours avec 59 milles d’avance alors que la porte des glaces au sud de Terre-Neuve était visiblement barrée par une zone de calmes. Le lendemain matin il était clair que le groupe du nord avait le moins souffert alors que plus bas Halvard Mabire (le plus ouest des concurrents restés sud) pâtissait des conditions difficiles. Simon Clarke découvrait pour sa part que ses instruments (girouette – anémomètre) n’avaient pas été correctement calibrés. Au jour 11, Soldini récoltait les bénéfices de son plongeon sud pendant le blackout de la nuit, et menait avec 55 milles d’avance sur Thierry Bouchard, tandis que la vitesse de progression d’Yvan Noblet était contrariée par un souci d’instrumentation. Boris Herrmann, 3ème, ne comptait pour sa part que 8 milles d’avance sur ce dernier, la course s’avérant très serrée. Contraint de monter au mât afin de récupérer une drisse, Simon Clarke avouait ne pas avoir apprécié l’expérience. Les leaders étaient les premiers à attraper le nouveau vent de sud ouest, à quelques 85 milles de la porte des glaces. Bouchard et Herrmann, continuant leur mano a mano, ne cessaient de s’échanger la seconde et la troisième place. mais les écarts ne tardaient pas à s’accroître, Yvan Noblet décrochant notamment.

Tempête à la porte des glaces (Jours 13 – 15)
Peu après 18h00 GMT au jour 12, le leader Giovanni Soldini laissait un point de la porte des glaces (dans sa portion est) à tribord, et mettait le cap au nord ouest vers les côtes américaines. Libéré de cet obstacle, Soldini pouvait profiter d’un regain de vitesse et augmenter son avance de manière significative. A plus de 11 nœuds, le skipper italien reléguait rapidement son dauphin, Boris Herrmann, à 82 milles dans son tableau arrière. En 5ème et 6ème position, la bataille était de plus en plus serrée entre les deux Britanniques Miranda Merron et Alex Bennett, la navigatrice tâchant de contrôler son rival à l’approche de la porte des glaces. Mais la nuit suivante les rôles étaient inversés. tandis que des vents de face de plus de 30 nœuds s’abattaient sur la flotte. Au jour 14, alors qu’il était à plus de 40 milles du 3& #232;me, Yvan Noblet révélait une sévère délamination et annonçait qu’il des déroutait vers St Pierre et Miquelon ! Profitant du ralentissement du leader, Bouchard et Herrmann lui reprenaient du terrain momentanément, avant qu’il ne retouche un air salvateur lui permettant de conserver 94 milles d’avance. Pour le reste de la flotte, le passage de la porte des glaces s’annonçait difficile.

Pertes et profits (Jours 16 – 17)
Luttant contre le Gulf Stream dans des airs plus qu’asthmatiques, Soldini voyait Boris Herrmann revenir fort, grapillant jusqu’à 10 milles en 4 heures. Mais le jeune Allemand n’allait pas tarder à être ralenti lui-même. Thierry Bouchard de son côté faisait une bonne opération en remontant à 63 milles du second, mais la meilleure progression était à mettre au crédit de Louis Duc, passant de la 7ème à la 4ème place. Halvard Mabire, malgré une violente collision nocturne probablement avec une baleine, continuait lui aussi à avancer et prenait la 6ème place, rejoignant Louis Duc et Alex Bennett au sud. Au matin du jour 17, Soldini s’était extrait de la dorsale et repartait de plus belle vers la ligne d’arrivée, suivi de Boris Herrmann, tandis que Miranda Merron et Benoît Parnaudeau souffraient dans le nord, l’Anglaise passant de la 4è à le 8ème place.

Implacable Soldini
A 7h11 locales (11h11 GMT) au jour 18, Giovanni Soldini s’emparait de la victoire à Marblehead après 16 jours 22 heures et 11 minutes de mer, ayant mené la flotte depuis le cap Lizard ! La nuit suivante à 1h09 GMT, Boris Herrmann prenait la seconde place, quelques neuf heures avant que Thierry Bouchard ne complète le podium.


Classement Class40, heure d’arrivée et temps au vainqueur

1. Telecom Italia 28/05/08 à 11:11:57GMT après 16j 22h 11min 57s à la vitesse moyenne de 7.23 nœuds
2. Beluga Racer 29/05/08 at 01:09:47GMT après 17j 12h 09min 47s à la vitesse moyenne de 6.99 nœuds (13h 57min 50s derrière Telecom Italia)
3. Mistral Loisirs – Pole Sante ELIOR 29/05/08 à 10:42:57GMT après 17j 21h 42min 57s à la vitesse moyenne de 6.84 nœuds (23h 31min 00s derrière Telecom Italia)

4ème Groupe Royer 29/05/08 à 15:51:15 GMT après 18j 02h 51min 15s à la vitesse moyenne de 6.76 nœuds (1j 04h 39m derrière Telecom Italia)
5ème Custo Pol 29/05/08 à 16:05:07GMT après 18j 03h 05min 07s à la vitesse moyenne de 6.75 nœuds (1j 04h 53 minutes derrière Telecom Italia)
6ème Fujifilm 29/05/08 à 18:53:02GMT après 18j 05h 53min 02s à la vitesse moyenne de 6.71 nœuds (1j 07h 41m 05s après Telecom Italia)
7ème 40 Degrees 30/05/08 à 08:19:34sGMT après 18j 19h 19min 34s à la vitesse moyenne de 6.51 nœuds (1j 21h 07min 37s derrière Telecom Italia)
8ème Prevoir Vie 30/05/08 à 10:21:02GMT après 18j 21h 21min 02s à la vitesse moyenne de 6.48 nœuds (1j 23h 09min 05 s derrière Telecom Italia)
9ème Groupe Partouche 30/05/08 à 13:28:20GMT après 19j 00h 28min 20s à la vitesse moyenne de 6.44 nœuds (2j 2h 16min 23s après Telecom Italia)
10ème Clarke Offshore Racing 30/05/08 at 19:15:36GMT après 19j 06h 15min 36s à la vitesse moyenne de 6.42 noeuds (2j 08h 03min 39s après Telecom Italia)
Abandon : Yvan Noblet sur Appart’City au 13ème jour de course

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Francis Joyon reprend la mer

Start Idec
DR

« Depuis le tour du monde, je n’ai navigué qu’une seule fois à bord d’IDEC, une petite heure pour faire des essais de voile. Alors oui, ce petit convoyage de 2000 milles va permettre de se dégourdir les jambes… ça fait prendre l’air, c’est sympa ». Toujours aussi déconcertant de simplicité, Francis Joyon !

Partir en bordure d’un centre dépressionnaire qui va générer des vents de nord-ouest de 25 nœuds avec des rafales à 40, fait effectivement « prendre l’air ». Ce n’est pas très, très creux », tempère Joyon, « et ça mollira le long des côtes du Portugal, puis encore plus sans doute dès que nous serons en Méditerranée, où nous aurons des calmes et du vent debout ».

A deux, avec Christophe Houdet
Pas d’équipage pléthorique pour ces « 8 à 9 jours de navigation jusqu’à Marseille ». Le convoyage d’IDEC de Bretagne en Méditerranée va se faire à deux, seul Christophe Houdet embarquant à bord de « la flèche rouge ». Francis Joyon explique : « après moi, Christophe est celui qui connaît le mieux le bateau… peut-être même mieux que moi puisqu’il en a suivi toute la construction au chantier Marsaudon». Ce sera l’occasion de tester de nouvelles voiles, notamment un gennaker et un solent neufs, « la grande voile, elle, restant en parfait état malgré son tour du monde ». Après son époustouflant record planétaire en 57 jours, le maxi trimaran a eu droit à un check-up complet – « nous avons tout contrôlé refait ce qui était fatigué, explique le skipper d’IDEC, « notamment des lashings, des cordages, de l’électronique de bord » – et une attention toute particulière a bien entendu été portée sur le mât et les fixations de haubans qui avaient menacé de lâcher lors de la dernière partie du record autour du monde. « Nous avons refait les axes de fixation et stratifié les capuchons, ça ne bougera plus », assure Joyon, « et nous avons aussi soulevé le mât à l’aide d’une grue pour nettoyer la boule de toute la graisse qui s’était figée et qui faisait que celui-ci ne pivotait plus. Tout fonctionne de nouveau ».

Moins de 24h pour traverser la Méditerranée
Dès son arrivée à Marseille, IDEC et Francis Joyon seront en stand-by donc pour établir un premier temps de référence en multicoque et en solo sur la traversée de la Méditerranée, entre Marseille et Carthage (Tunisie). Objectif ? « Ce temps n’existe qu’en équipage en multicoque et qu’en monocoque en solo, donc ce sera l’établissement d’un temps de référence », explique le skipper du maxi trimaran. « Et comme il y a en gros 500 milles nautiques, l’idée est de ne pas mettre plus de 24 heures. Il faudra espérer un coup de Mistral pour cela et, s’il arrive, partir avant la fin du mois, car ensuite.. c’est bien connu, sur la Côte d’Azur l’été il fait beau ! » Et trop beau pour tenter un tel record… La suite ? La suite ce sera le record de la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador (Bahamas), détenu par un certain Thomas Coville… lui même en stand-by à New York pour s’attaquer au record de l’Atlantique Nord, propriété, lui, d’un certain Francis Joyon. « C’est logique », assure Francis, « Thomas et moi nous avons des bateaux très proches, conçus pour le même programme de records. Il n’y a donc pas de grande surprise à nous voir poursuivre nos duels, c’est normal .» Avec Francis Joyon, tout parait toujours « normal ». A commencer par dompter en solitaire des monstres de trente mètres à trois coques…

Les références sur le record de la Méditerranée :
Record en multicoque et en équipage : Orange II – Bruno Peyron – Septembre 2004 – 17 heures, 56 minutes et 33 secondes.
Record en monocoque et en solitaire : Roaring Forty (40 pieds) – Michel Kleinjans – Mars 2008 – 1 jour, 21 heures et 24 minutes.

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Hommage à TABARLY pour le 30e numéro de Course Au Large

Tabarly cal30
DR

A la Une et au sommaire de ce numéro 30, l’hommage au maître. Dix ans après sa cruelle disparition, nous avons choisi de laisser carte blanche à un des anciens équipiers d’Eric devenu journaliste et écrivain : Daniel Gilles. Il nous fait découvrir qui était l’homme Tabarly et l’héritage qu’il nous a légué. Dominic Bourgeois, lui, nous raconte « la saga des mésanges », de Pen Duick en Pen Duick, pour un dossier spécial de 18 pages illustrées de photos inédites, notamment celles prises par un autre équipier de Tabarly, Bernard Deguy.

Tabarly, Peyron, Le Cam…
Egalement au sommaire, le triplé historique de Loïck Peyron dans une Transat anglaise totalement paradoxale et marquée par de nombreux abandons suite à des collisions avec des cétacés… Et à propos de collisions, ce nouveau numéro de Course Au Large vous fait découvrir en avant-première les secrets du tout nouveau système anti-OFNIS développé par Safran sur le monocoque IMOCA de Marc Guillemot.
Le « grand témoin » de ce numéro, c’est Jean Le Cam qui est cette fois l’invité de la rubrique « Parole de Skipper », pour un interview sans fard, tous azimuts et très instructif. A découvrir encore le portrait d’Armel Le Cléac’h, qui a eu la bonne idée de finir deuxième de la Transat anglaise, tout en assurant sa qualification pour le Vendée Globe.

Tout sur l’IRC
Enfin, outre vos rubriques habituelles – labo, l’essai du pro, les nouveautés, le Portfolio, les « Ils ont dit », les pages actualités, la chronique de Daniel Charles – et une vibrante évocation de la victoire de l’Américain Phil Weld dans l’Ostar de 1980. Les amateurs se pencheront pour la deuxième fois sur les nouveaux Cahiers de l’IRC. Où l’on dévoile les subtilités de cette jauge, présente la Comodore’s Cup que les Français se préparent à défendre et où l’on donne les tuyaux des spécialistes pour optimiser le choix des cordages à bord.

De la compétition, de l’aventure, de l’actualité, de l’historique, de la technique et toujours les plus belles images de voile des deux mois écoulés… ce trentième numéro de Course Au Large est à mettre entre toutes les mains de marins.

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Marc Thiercelin a mis à l’eau son bateau pour le Globe

DCNS Marc Thiercelin
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DCNS : un bateau simple, léger et fiable
Les savoir-faire spécifiques de DCNS ont été mis à contribution dans la construction du bateau. Ainsi, le Groupe a réalisé le voile de quille dans des aciers spéciaux utilisés dans la construction des sous-marins nucléaires. En parallèle, l’expérience et le savoir-faire du chantier Multiplast à Vannes ont permis de réaliser la coque et l’intégration des différents équipements et du pont du navire dans les délais impartis. Le pont comprend deux roofs et deux descentes, et a été construit au Chantier Naval de Larros en Aquitaine. Marc Thiercelin : « Si je devais résumer les spécificités du bateau, je dirais : simplicité extrême, légèreté, fiabilité. C’est un bateau qui correspond pleinement aux leçons que j’ai tirées de mes quatre tours du monde en solo. Je suis impatient de monter à son bord pour entamer les essais et représenter DCNS sur les mers du monde entier ». Pour obtenir la plus grande légèreté possible, le bateau DCNS a également bénéficié d’une démarche de simplification poussée à l’extrême, de la conception à la fabrication : limitation des longueur de câble, concentration et centrage des poids, suppression des aménagements intérieurs, ballasts à admissions directes, etc.
 
Une quille en acier de sous-marin nucléaire
Afin de renforcer les qualités du 60 pieds, DCNS a mis ses compétences au service de sa construction avec, en particulier, la réalisation de la quille, pièce déterminante dont dépendent la sécurité, la stabilité, mais aussi la pénétration dans l’eau du bateau – et donc sa vitesse. Celle-ci a été construite par les équipes des centres DCNS de Cherbourg et de Nantes-Indret. Elle mesure 4,50 mètres de long et a été fabriquée en deux coquilles, dans un acier exclusif à haute limite d’élasticité utilisé pour les sous-marins nucléaires. Sa réalisation a fait appel à des techniques et des outils spécifiques de l’industrie de défense tel qu’un four à soudure par faisceau d’électrons.
Le pari technologique de cet appendice est l’utilisation de l’acier, alors que la plupart des bateaux de course ont aujourd’hui des voiles de quille en carbone. L’acier présente un vaste panel de qualités qui le distinguent des autres matériaux, mais son utilisation est souvent écartée en raison de son poids. Le challenge était d’arriver au même poids que le carbone et donc d’utiliser des échantillonnages beaucoup plus fins, ce qui est rendu possible par l’exceptionnelle qualité du métal et des process industriels utilisés par les spécialistes de DCNS.

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Audi MedCup 2008, Marseille les voila !

Mean Machine a Marseille
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Depuis Alicante, les TP 52 ont entamé leur transhumance méditerranéenne et se préparent à leur deuxième affrontement de la saison. Une dizaine d’entre eux était déjà sur l’eau samedi pour prendre la mesure de leur nouveau terrain de jeu. Ces retrouvailles informelles ont eu lieu sous les grains orageux, dans 25 nœuds de sud-est, avec « quelques vracs et figures libres » à la clé, comme nous l’expliquaient ce matin Romain Troublé et Gilles André, les deux équipiers français de Bribón. Cette météo inhabituelle en cette période de l’année, devrait perdurer lundi pour la manche d’entraînement, avant l’établissement d’un petit mistral qui apportera soleil et conditions estivales le reste de la semaine.

14 équipages en lice dont la sensation USA-17
Présents à Alicante, Tau Andalucía, Ono et CAM sont forfaits cette semaine. En revanche, USA-17 a choisi Marseille pour faire son entrée dans le championnat. Et l’arrivée des membres de BMW Oracle, dont la plupart participeront à la 33e America’s Cup, fait sensation. L’équipage n’a pratiquement pas navigué sur son nouveau bateau (un plan Reichel/Pugh), mis à l’eau il y a quelques jours à peine à Valencia. Il faudra donc tous les talents de Coutts et sa clique pour briller dès les premiers bords au large de la Corniche.

D’autant que plusieurs équipages sont apparus déjà bien rodés à Alicante. C’est le cas de Mean Machine, actuel leader du classement général, de son dauphin Bribón (barré par Dean Barker, NZL), ou encore des Américains de Quantum. On attend aussi beaucoup de l’équipe allemande de Jochen Schueman (GER), ou encore du Desafío, encore en phase de découverte lors de l’épreuve espagnole. Paul Cayard (USA) ne sera pas à la barre du bateau vert à Marseille. Il sera remplacé par le talentueux espagnol, vétéran de l’America’s Cup, Laureano Wizner.

Xavier Rohart en conseiller spécial, Sébastien Col à la tactique
Mêmes attentes pour Artemis, le bateau suédois vainqueur du circuit en 2007, qui s’offre cette semaine les lumières d’un conseiller très spécial, le Français Xavier Rohart, médaillé de bronze aux J.O d’Athènes et sélectionné en Star pour Pékin. Si Xavier ne naviguera pas en TP 52, il a tout de même été sollicité par Torbjon Tornqvist pour révéler les secrets de son ‘jardin’, le plan d’eau marseillais. Car la stratégie dans la délicate rade sud sera une des clés de la performance, comme le révèle Sébastien Col. Récemment licencié au Yacht Club de la Pointe Rouge, Sébastien Col embarque pour la première fois comme tacticien, à bord de Mutua Madrileña. Lui aussi connaît très bien la zone de course : « à cette époque de l’année, on peut s’attendre à tout, confie t-il. Mais ce qu’il faut regarder, ce sont surtout les effets de site. Ils sont prédominants dans la rade, et spécifiques pour chaque direction de vent » prévient l’ancien barreur de K-Challenge, actuel membre de l’équipe de France de Match Racing.

Au sein du bataillon français, nous retrouverons aussi les excellents Thierry Peponnet et Philippe Presti, respectivement coach et cellule arrière de l’équipe italienne Audi Q8. Les deux hommes ont à coeur de faire progresser l’équipage de Ricardo Simoneschi, après des débuts difficiles à Alicante.

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James Spithill remporte la Coupe d´Autriche

RC 44 en autriche Ceeref BMW Oracle
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Le vent et resté très faible pour la deuxième régate de la journée, mais cette fois il y avait un peu plus d’air sur la droite du parcours, ce que Spithill a rapidement compris. Team Hiroshi avec Sébastien Col à la barre a gagné la course, mais Team Ceeref a creusé l’écart en tête du classement en terminant second. Les Japonais de Beecom ont signé ensuite leur première victoire de la semaine avant la longue régate, qui allait déterminer le nom du vainqueur du Trophée DHL.
Déjà assuré de la victoire finale, Team Ceeref a fait sa première erreur majeure de cette épreuve en optant pour le côté, qui allait être le moins favorable, et a fini neuvième. Russell Coutts (Team Banco Espirito Santo) a terminé premier devant Chris Bake et Team Aqua, ce qui permet à ces deux équipes de prendre la troisième et seconde place respectivement au classement final.
La prochaine épreuve pour les RC 44 se disputera à partir du 9 juillet sur le Lac de Garde. Après l’épreuve, Russell Coutts exprimait sa satisfaction sur le déroulement de cette Coupe d’Autriche, « C’était une épreuve magnifique. Pour nous marins, cela fait du bien de nous confronter sur des plans d’eau très différents, où les conditions sont très variées. Cela teste nos compétences et le résultat est que certains réalisent une meilleure performance dans certaines conditions et d’autres avec d’autres conditions. La hiérarchie n’est pas toujours la même. Sur ce lac, il faut toujours être vigilant. Si vous faites une erreur, il faut chercher la solution et il ne faut pas se décourager. Il faut veiller en permanence sur ce qui va se passer pour prévoir ce qu’il y a devant. »

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Jeanneau dévoile son Sun Odyssey 30i.

Jeanneau - Sun Odyssey 30i
Jeanneau - Sun Odyssey 30i

Le Sun Odyssey 30i, belle réalisation d’une collaboration entre l’architecte Marc Lombard et l’équipe Jeanneau Design, est un vrai bateau de croisière. Le premier des Sun Odyssey allie une carène performante, un pont en injection, des lignes élégantes et un nouveau design intérieur en Fine Teak, pour un volume et un confort tout à fait remarquables dans cette catégorie de voilier.

Le Sun Odyssey 30i est proposé en plusieurs versions pour des programmes variés :
une version quillard (1.75 m) aux performances exceptionnelles ou une version dériveur lesté échouable avec double safran (sortie 2009), une version barre franche ou barre à roue.

L’aménagement intérieur est spacieux et fonctionnel, privilégiant ainsi l’espace habitable et le confort :
– une hauteur sous barrots dans l’ensemble du bateau ;
– de nombreux rangements dans le carré et les cabines ;
– une cuisine très bien équipée avec une glacière de 100L et réchaud 2 feux (option 12v frigo/freezer, option réchaud 2 feux avec four ou micro-ondes) ;
– un grand espace dans la cabine avant avec lit double et porte repliable ;
– une vaste salle d’eau avec douche, penderie à cirés, rangements et miroir.

Cette nouveauté offre en option de nombreux équipements de grand confort :
ligne de quai, guindeau électrique, eau chaude, lecteur MP3/CD avec haut-parleurs de cockpit, stores….

Sur le pont…
– Mât Selden pour la qualité de fabrication haut de gamme avec des ris automatiques
– Voiles Quantum pour la performance
– Winchs Harken pour faciliter les manoeuvres
Toutes les manoeuvres reviennent au cockpit pour faciliter la navigation en équipage réduit et favoriser la sécurité à bord
– Ecoute de grand voile sur palan dans le cockpit pour mieux régler la voile
– Cockpit spacieux
– Winchs de génois sur les hiloires près du barreur
– Très grand coffre à voile avec équipet de rangement
– Assise et jupe arrière lattées en bois massif
– Plus de sensations à la barre et un cockpit très ouvert
– Electronique et compas installés au dessus de la descente
– Electronique et compas intégrés dans une console
– Commande moteur sur la colonne de barre
– Table pliante avec porte verre
– Rangement dédié au radeau de survie
– Accès facile et emplacement dans le coffre de cockpit

Construction :
– Pont en injection Prisma Process
– Coque monolithique stratifiée à la main et structure contre-moulée

Caractéristiques techniques :
Longueur HT : 8,99 m
Longueur coque : 8,79 m
Longueur flottaison : 8,26 m
Largeur HT : 3,18 m
Largeur flottaison : 2,64 m
Déplacement lège lest STD 3945 kg
Poids lest Standard : 946 kg
Tirant eau lest Std : 1,75 m
Poids lest Dériveur : 1039 kg
Tirant eau lest Dériveur : 0,85 m – 2,00 m
Motorisation Maxi : 21 Hp 15Kw Yanmar 3YM20
Cabines :  2
Couchages : 4 (+1opt)
Capacité carburant : 50 l
Capacité eau : 160 l
Grand-voile classique : 22,2 m²
Génois enrouleur : 20,8 m²
Spinnaker : 75,0 m²
Surface voilure totale : 43,0 m²
Catégorie CE demandée : Quillard B6 Pers
Catégorie CE demandée  : Dériveur C6 Pers
Architecte : Marc LOMBARD

Découvrez ce nouveau Sun Odyssey 30i aux salons d’automne 2008 et au Dealer Meeting début juillet.

Source : Jeanneau
www.jeanneau.com

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Cherbourg Octeville ville étape de la Solitaire du Figaro.

Cherbourg
Cherbourg

Avec sa tradition d’accueil et son savoir faire en matière d’organisation de grandes manifestations nautiques, Cherbourg-Octeville est naturellement devenue un partenaire privilégié de La Solitaire du Figaro. Cette année, elle participera pour la sixième fois à la course en accueillant la deuxième étape : du 2 au 8 août, toute la ville sera en effervescence autour de l’événement.
Pour l’occasion, un village sera installé sur la plage verte, au coeur de la ville.

Bien que l’arrivée des bateaux soit prévue le 4 août, nous ouvrirons le village dès le 2 avec toujours le même objectif : créer un espace convivial, vivant et attractif pour les habitants et les touristes," souligne Bernard Cazeneuve, Député-Maire de Cherbourg-Octeville. "Nous souhaitons que cette semaine soit à la fois un moment de préparation intense pour les marins mais aussi un temps de festivités pour les amateurs de voile et les visiteurs venus découvrir la course en famille ou entre amis”.

Au programme, des concerts tous les soirs, avec notamment des groupes locaux et régionaux, et, cerise sur le gâteau, le concert de Da Silva le 7 août pour fêter le départ des Figaristes pour l’étape la plus longue de l’histoire de la course. Toute la semaine, les associations locales proposeront des jeux, des tournois sportifs, des ateliers… pour petits et grands. La Croix du Sud III, dundee langoustier appartenant à la ville, mettra les voiles pour vous emmener découvrir la plus grande rade artificielle du monde, tandis que les plus sportifs pourront tester l’aviron.
Le tout ouvert à tous et entièrement gratuit !

Pour les passionnés de voile, la semaine sera l’occasion de croiser, sur les pontons ou sur les stands de la ville et des partenaires de la course, les Figaristes confirmés comme Pietro D’Ali, Eric Drouglazet, Gildas Morvan, Erwan Tabarly, Alain Gautier…

Cherbourg vous donne donc rendez-vous début août pour une semaine animée !

Source : Ville de Cherbourg
www.ville-cherbourg.fr

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Alinghi chavire sur le Lac Lugano

E40 Alinghi chavire isharescup 2008
DR

Après une courte attente à cause du manque de vent, les neuf bateaux ont franchi la ligne de départ de la première course de la saison, mais BT et Holmatro ont pris un faux départ. Lors du virement de bord, Holmatro a de nouveau souffert, car leur gennaker a traîné dans l’eau. Cependant lors du deuxième tour du parcours, un grain a tout chamboulé, comme le skipper d’Alinghi, Ed Baird l’explique : "le grain est arrivé lors du deuxième passage de la marque au vent et nous nous sommes retrouvés au bord de ce grain très violent. Les bateaux les plus touchés étaient Holmatro et nous-mêmes, car nous étions si près l’un de l’autre qu’il n’y avait pas de sortie possible. Nous avons tous les deux piqué du nez, mais ils ont évité le chavirage, tandis que pour nous ce n’était malheureusement pas le cas."

Sous la pluie et les orages les autres bateaux ont continué avec un changement du classement à chaque bourrasque. Par exemple, iShares a perdu la tête de la course lors d’une rafale, qui les a obligé de virer de bord. A la fin du parcours, c’est Shirley Robertson sur JPMorgan Asset Management, qui a remporté la course devant Rob Greenhalgh et TeamOrigin. Nick Moloney et l’équipage de BT complètent le podium. Etant donné que les orages se multipliaient, les organisateurs ont été obligés de mettre fin à l’épreuve pour la journée.

Classement :

1. JPMorgan Asset Management (Shirley Robertson)
2. Team Origin (Rob Greenhalgh)
3. BT (Nick Moloney)
4. Oman Sail (Pete Cumming)
5. Volvo Ocean Race (Herbert Dercksen)
6. Team Aqua (Cameron Appleton)
7. iShares (Hugh Styles)
OCS Holmatro
DNF Alinghi

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Deux parcours pour le Record SNSM

Record SNSM - Saint Nazaire/Saint Malo
DR

C’est cela le Record SNSM : un événement ouvert à tous les marins qui souhaitent naviguer sur un beau parcours et marquer leur attachement à la sécurité en mer ; le seul événement qui fédère sur une même ligne de départ les grands skippers professionnels et les plaisanciers. Le départ sera donné le dimanche 22 juin à 18 h, à Saint-Nazaire. Pour la première fois, tous les bateaux reviendront à Saint-Nazaire.

Sainte Marine et Saint Malo

Les voiliers de moins de 50 pieds feront un aller-retour Saint-Nazaire Sainte-Marine (180 milles) tandis que les grands bateaux de course devront aller virer la ligne officielle du Record SNSM à Saint-Malo avant de revenir à Saint-Nazaire (568 milles). Alors que les skippers professionnels avaient l’habitude d’attendre les amateurs sur le quai à Saint-Malo, les rôles pourraient bien être inversés cette année !

Au programme, pour cette quatrième édition, une grande fête de la sécurité en mer le samedi 21 juin, avec des démonstrations de sauvetage, des ateliers, un parcours pédagogique pour les enfants, une fête de la musique sur les quais et des animations visant à financer de nouveaux moyens de sauvetage pour les stations SNSM de l’estuaire de la Loire.

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