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Thomas Coville à 200 milles de la ligne d’arrivée

sodebo
DR
Mais

la situation météo est tendue pour le skipper fatigué et pour son

équipe de routeurs à terre car le vent va faiblir dans les heures qui

viennent. Le vent très ouest et donc très vent arrière a déjà contraint

Thomas à empanner plusieurs fois la nuit dernière l’éloignant de la

route directe mais lui permettant de garder de la vitesse. Ces bords

épuisants pour se recaller sur la route lui ont tout de même permis de

gagner du temps par rapport au routage initial. Le skipper qui n’a

dormi que quelques heures depuis mercredi dernier, attentif à optimiser

depuis 5 jours la marche du bateau nous confiait la nuit dernière : « Tu vas dormir un peu et tu perds 3 ou 4 nœuds en vitesse. Tu ne sais pas d’avance si tu regretteras ces quelques milles perdus ». Sodeb’O avançait alors à pleine vitesse sur mer plate « tout dessus, grand voile haute, grand gennaker et trinquette».


Agé

de 40 ans, le trinitain possède des ressources incroyables et une

condition physique tellement exceptionnelle aux dires de son équipe

qu‘il résiste au manque de sommeil et à l’effort physique surhumain qui

consiste à manœuvrer depuis 5 jours en solitaire un engin à trois

coques long de 32 mètres, doté d’un mât de 35 mètres et qui peut porter

jusqu’à 650 mètres carrés de voilure !


Sodeb’O

devrait franchir la pointe Sud Ouest de l’Irlande ce soir lundi 14

juillet 2008 en fin de journée. Puis ce seront les derniers bords

jusqu’au cap Lizard (pointe sur sud ouest de l’Angleterrre et ligne

d’arrivée du record de l’Atlantique nord).
La nuit prochaine, c’est

le même shéma de navigation que la nuit dernière qui attend Thomas

Coville soit des bords d’empannage avec des vents entre 10 et 15 nœuds.

« Il devrait aller plus vite que ce qui était prévu car il y a plus de pressions » nous expliquait cet après midi Thierry Douillard, fin régatier et membre de la cellule routage qui concluait en nous disant « qu’il

y a encore beaucoup de travail. Ce record il faut aller le chercher.

Thomas compense en travaillant énormément, des conditions météos

favorables mais pas exceptionnelles depuis le départ ».


Parti

mercredi 9 juillet à 13H47 heure française de New York (Ambrose Light),

Thomas Coville doit franchir la ligne d’arrivée demain mardi 15 juillet

avant 17H47 heure française pour battre le record de Francis Joyon qui

est de 6 jours, 4 heures, 1 minute et 37 secondes.

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7e Transat Québec Saint-Malo : Retour à l´esprit d´aventure

Leadership in safety
DR

24 ans d’histoire de la course au large en équipage
Elle aura décidément tout connu cette course originale voulue par les Québécois il y a déjà 24 ans, pour commémorer la découverte du Canada par un certain Jacques Cartier. Les grands multicoques de l’ère Jet Services ou Royale s’y sont donnés à cœur joie sous la férule des Loïc Caradec ou Serge Madec, avant de laisser l’hégémonie des trimarans de 60 pieds « squatter » l’essentiel du palmarès. Mutation de la flotte océanique et donne économique  obligent, ce sont cette année près de trente unités au profil et à la taille plus modestes qui enchantent depuis leur arrivée nos cousins québécois. Les multicoques sont toujours là, plus frêles que leurs aînés puisqu’appartenant à la Classe des 50 Open. Leur chef de file, Franck-Yves Escoffier a souvent démontré depuis trois saisons qu’il pouvait tenir la dragée haute aux défunts trimarans ORMA.
 
La Class 40′ en nombre, à l’assaut de la Transat
Mais la nouveauté de cette 7ème édition réside bien dans le retour massif des monocoques à l’ombre du château Frontenac. Aventureuse à souhait, baignée d’anticonformisme et avant toute chose assoiffée de large et de liberté, la toute jeune Classe des 40 pieds a massivement répondu présent au rendez-vous Québécois, faisant écho quatre siècles plus tard à l’appel de l’inconnu et du mystère qu’évoquait jadis la Nouvelle France. Souvent issus de la très générique Classe Mini, à l’instar des Benoit Parnaudeau, Tanguy Delamotte, Cécile Poujol et Halvard Mabire, les marins de cette 7e Transat Québec Saint Malo tracent avec enthousiasme et fraîcheur un sillon bien éloigné des canons qui président depuis une décennie à l’humeur de la voile océanique française. Ici, point de gros Teams organisés, mais l’esprit convivial et solidaire des hommes de mer. Aux discours formatés de certains sportifs professionnels domine la rudesse joyeuse des longs récits de leurs navigations hauturières. Face au puissant Saint Laurent, l’appel d’un large, pourtant distant de plus de 300 km, se fait insistant. Au compte-goutte, les équipiers rejoignent leurs skippers et s’activent à bichonner le voilier chargé de les porter au delà du pays des Belugas, outre Atlantique vers le vieux Continent. Homogène et cohérente, la flotte de cette Transat Québec Saint-Malo 2008 est prête à assurer le long des rives du Saint Laurent le spectacle rare ici d’un grand départ de course. Elle offrira aussi un vrai profil sportif tant la configuration fluviale, puis insulaire avant le grand large de cette course ouvre le jeu au talent et à l’instinct des navigateurs quasiment à armes égales dans leurs classes respectives…

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Thomas Coville pourrait s’emparer demain du Record de la traversée de l’Atlantique en solitaire

sodebo
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Mais la situation météo est tendue pour le skipper fatigué et pour son équipe de routeurs à terre car le vent va faiblir dans les heures qui viennent. Le vent très ouest et donc très vent arrière a déjà contraint Thomas à empanner plusieurs fois la nuit dernière l’éloignant de la route directe mais lui permettant de garder de la vitesse. Ces bords épuisants pour se recaller sur la route lui ont tout de même permis de gagner du temps par rapport au routage initial. Le skipper qui n’a dormi que quelques heures depuis mercredi dernier, attentif à optimiser depuis 5 jours la marche du bateau nous confiait la nuit dernière : « Tu vas dormir un peu et tu perds 3 ou 4 nœuds en vitesse. Tu ne sais pas d’avance si tu regretteras ces quelques milles perdus ». Sodeb’O avançait alors à pleine vitesse sur mer plate « tout dessus, grand voile haute, grand gennaker et trinquette».

Sodeb’O devrait franchir la pointe Sud Ouest de l’Irlande ce soir lundi 14 juillet 2008 en fin de journée. Puis ce seront les derniers bords jusqu’au cap Lizard (pointe sur sud ouest de l’Angleterrre et ligne d’arrivée du record de l’Atlantique nord).
La nuit prochaine, c’est le même shéma de navigation que la nuit dernière qui attend Thomas Coville soit des bords d’empannage avec des vents entre 10 et 15 nœuds. « Il devrait aller plus vite que ce qui était prévu car il y a plus de pressions » nous expliquait cet après midi Thierry Douillard, fin régatier et membre de la cellule routage qui concluait en nous disant « qu’il y a encore beaucoup de travail. Ce record il faut aller le chercher. Thomas compense en travaillant énormément, des conditions météos favorables mais pas exceptionnelles depuis le départ ».

Parti mercredi 9 juillet à 13H47 heure française de New York (Ambrose Light), Thomas Coville doit franchir la ligne d’arrivée demain mardi 15 juillet avant 17H47 heure française pour battre le record de Francis Joyon qui est de 6 jours, 4 heures, 1 minute et 37 secondes.

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Derniers bords en Atlantique, le Tour met le cap sur la Méditerranée

Tour de France -Dunkerque-280608
DR

Victoire historique pour Courrier Dunkerque
Leader au classement général depuis l’étape de Lorient, l’équipage de Daniel Souben n’avait jamais remporté une manche du Tour de France à la Voile en sept participations, dont trois dans la catégorie « professionnels » ! C’est maintenant chose faite, depuis la victoire des Nordistes ce matin devant Royan. Courrier Dunkerque garde donc la tête du classement général, avec quarante-deux points d’avance sur Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret). Un point seulement sépare le second de l’équipage de Dimitri Deruelle, Elcimaï – Ville de Marseille. A six points de là, Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) espère bien se refaire en Méditerranée !
 
Déception pour les Varois
Avec une place de treizième et de onzième aujourd’hui, Erwan Israël, tacticien sur Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry), revient sur une journée très mitigée : « on a navigué en tête à la première manche, mais on a très mal négocié le deuxième bord de près et nous finissons treizièmes à cette manche ». Un changement de parcours décidé par le comité de course a bouleversé cette course, et certains concurrents ont été pris de court par une bascule du vent, encore très instable : « deux groupes bien distincts se sont formés, la gauche a payé et nous étions partis à droite ». Sur la seconde manche de la journée, les efforts des Varois n’ont pas suffit à compenser un mauvais départ : ils terminent finalement en onzième position. Pas d’inquiétude cependant : « il se passe tellement de choses en Méditerranée… la course est loin d’être finie ! »
 
De la réussite chez les étudiants !
Une place de troisième pour INSA – Sopra Group (Simon Troel), une autre de second pour le leader du classement et détenteur du spi Malongo, CSC – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier)… les étudiants étaient à l’honneur aujourd’hui ! Quant à Loïc Le Garrec, skipper de Brest Grandes Ecoles ENSIETA ESC, il signe aujourd’hui deux manches de sixième : « la première course était difficile, avec un vent incertain et un fort courant défavorable. Il fallait être très réactif sur les réglages car le vent était très irrégulier, cela réclamait une observation permanente du plan d’eau. Sur la deuxième manche, le vent était plus stable, c’était donc la vitesse et le placement par rapport aux concurrents qu’il fallait privilégier. Mais on a fait un refus de tribord – sans contact heureusement – à T. Brussels Région de Bruxelles Capitale (Laurent Declercq / Cyril Michel)… Il a fallu réparer la faute, et on a perdu plusieurs places alors qu’on était en position de pouvoir gagner la manche ! Mais dans l’ensemble, on est content de finir sur une bonne note ». Enfin, l’équipage hollandais de VanUden TUDelft VanOord (Suzanne Leinders / Michiel Van der Meulen), dernier au classement général a fait aujourd’hui sa plus belle journée en se classant dixième puis seizième. Le barreur Nicholas Heinder accueille le départ vers la Méditerranée avec satisfaction : « même si la partie en Atlantique et en Manche était assez décevante pour nous, la Méditerranée est vraiment une autre course ! »
 
Le retour des Malouins !
Pris dans un accrochage lors de la seconde manche d’hier, Saint Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais) avait été forcé d’abandonner pour réparer sa grand-voile, déchirée par une barre de flèche de Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry). Le cas a été discuté hier soir par le jury international, qui a décidé de reclasser l’équipage malouin à la place correspondant à la moyenne de ses manches moins les deux plus mauvaises sur la régate. Le jury a aussi donné l’autorisation à Saint Malo Purflo Team SNBSM de remplacer sa grand-voile : « Suite à notre avarie, l’équipage de Courrier Dunkerque nous a prêté une grand-voile… Il a fallu apprendre à la régler pendant la première manche, et pour la deuxième c’était bon ! » Les Malouins se sont en effet distingués lors de la deuxième manche de la journée en coupant la ligne d’arrivée en tête. « L’équipage est confiant pour la Méditerranée, nous partons en leader du classement amateur ! ». Le spi bleu Bouygues Télécom revient donc à l’équipage de François Lebourdais, qui prend la route avec cinq points d’avance sur Val Thorens (Alexis Littoz / Lucas Millieret), précédent leader en amateur.
 
Les Suisses remettent les pendules à l’heure
Ville de Genève – Carrefour Prévention se classe quatrième de la première manche du jour : « On a fait une belle course en passant en deuxième position à la première bouée. Par la suite, on a réussi à limiter les dégâts car il y avait beaucoup de variations de vent, et on finit quatrième à l’arrivée. Pour la suite on devrait continuer sur la même dynamique, car on est plus à l’aise en Méditerranée » explique le skipper Jérôme Clerc. A bord de Bienne-Voile, Lorenz Müller se réjouit de deux places de cinquième aujourd’hui : « Il faut bien que ça aille de temps en temps ! »
 
Bonne journée également pour l’équipage belge de T. Brussels Région de Bruxelles Capitale (Laurent Declercq / Cyril Michel), qui finit aujourd’hui en douzième et en quinzième position. Quant à Bâtisseurs du Morbihan Espoirs (Thomas Audren / Vincent Fresnais), on peut saluer leur place de troisième lors de la première manche.

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Coville avale les milles sur l’Atlantique nord et creuse l’écart sur IDEC

Thomas coville a bord
DR

"C’est exceptionnel, commentait Thierry Briend, après la vacation avec le skipper. Thomas a été au-dessus des polaires (*) du bateau. Sur le plan comptable, c’est une très bonne journée." Pendant la nuit, le navigateur solitaire devrait passer le cap symbolique des 1430 milles parcourus: la moitié de son voyage transatlantique en moins de trois jours! A se contenter des chiffres, on en oublierait la complexité de l’effort à fournir.

Enfin un peu de sommeil!
Pendant environ 36 heures, Thomas a navigué, gêné par un épais brouillard dans une zone fréquentée par des flottilles de pêcheurs et de nombreux cargos. "Ça demande une grande vigilance, poursuit Thierry. Il faut garder des yeux rivés sur le radar pendant des heures pour bien anticiper à temps. C’est difficile à gérer quand on manque de sommeil. Et quand tu avances ‘pleine balle’ et que tu ne vois pas, ça a un côté stressant, mais il ne faut pas y penser!"

Depuis son départ de New York, mercredi à 13h47, Thomas n’avait guère dormi que trois siestes de vingt minutes. Pendant l’après-midi de vendredi, un somme réparateur d’une heure et demi lui a permis de récupérer de sa fatigue. "Serein et calme", Thomas devrait poursuivre sa grande traversée sur la même cadence et profiter de la clémence des conditions de vent de mer. "Et demain, il n’y aura plus cette nasse de brouillard, projette l’équipier terrien du marin solitaire, il va voir ce qui se passe à l’horizon. Ça change tout!"

Pour détrôner Francis Joyon (Idec I), Thomas Coville devra se faire repérer au pied des falaises du Cap Lizard (sud-ouest de l’Angleterre) avant mardi 17h47 (15h47 TU).

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Toulon vainqueur à Royan, Dunkerque toujours leader au général

Courrier Dunkerque
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Un parcours éprouvant
Cinquième à l’arrivée, Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret) s’est battu tout du long en tête de peloton. Pas facile pourtant de garder les idées claires, comme l’explique le tacticien Pierre Pennec : « C’était très long, assez physique avec beaucoup de lignes droites. On naviguait sous petit spi assez loffé. Il fallait se battre pour prendre une longueur par ci une longueur par là… ». De l’endurance, c’est ce qui a fait la différence pour les vingt-sept M 30 en course aujourd’hui.
 
Un combat sans pitié, avec peu d’ouvertures.
Ce n’est pas sans efforts que Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) est passé en tête de la course à 15 milles de l’arrivée. Mais la satisfaction était au rendez-vous : « C’était assez difficile, on a fait un super match avecCourrier Dunkerque sur la fin. On était à fond tout le temps, on s’est bien battu et c’est un grand soulagement de finir devant » raconte le barreur Tugdual Becquemie. « On est épuisé mais heureux ».
Plus difficile évidemment pour l’équipage de Daniel Souben (Courrier Dunkerque) qui a su conserver l’avantage pendant la plus grande partie de la course. « Les Varois allaient très vite au portant, on sent qu’à bord ce sont des habitués du Laser. Ils nous ont rattrapé très rapidement : en deux ou trois surfs ils étaient revenus, en quatre ou cinq ils étaient passés devant » explique le barreur Guillaume Bérenger. Pour le reste de la course, c’est essentiellement le départ qui a joué : « Il n’y avait pas forcément de gros coups tactiques à jouer, à part sur le bord de dégagement. Finalement, l’ordre d’arrivée correspond assez sensiblement au passage à la bouée de dégagement ».
Et pourtant… Ville de Genève – Carrefour Prévention (Etienne David) crée la surprise en finissant quatrième de ce ralliement après un départ peu propice : « On était très mal partis, le pire départ de ma vie je pense ! Du coup on s’est bien énervé, on s’est arraché tout du long. On avait une bonne vitesse sous spi, et un peu de réussite sur la fin ».
 
Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle) se maintient au classement général
« C’était assez difficile physiquement, on a fait de la vitesse tout le temps, et du spi serré. On a eu beaucoup de phases de contact avec le paquet de tête, c’est-à-dire les Varois, Nouvelle-Calédonie et l’équipage de Ville de Genève – Carrefour Prévention » raconte Morgan Lagravière, barreur des Marseillais. « Le moment marquant pour nous a été sur le petit bord de près, qui n’a duré que 20 milles sur les 210 milles de course : on avait une vitesse impressionnante, ce qui nous a permis de rattraper deux concurrents. C’était vraiment une super étape pour nous ».
 
Bâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier) se classe sixième
Le barreur Pierre-Loïc Berthet revient sur une petite erreur de navigation : « On s’est bien défoncé tout du long mais on a raté une bouée au passage de l’Ile d’Yeu, on a donc été obligé d’aller la repasser avant de recoller aux autres. On a perdu un mille avec ça… c’était un peu dur psychologiquement. Mais on a fait une belle étape, bien dynamique et intéressante : on a donc pu remonter des places ! ». Dix-septième à la première bouée, l’équipage morbihannais a remonté jusqu’à la sixième position à l’arrivée !
 
Les amateurs finissent ex-aequo !
Saint Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais) revient dans le match, avec un nombre de point égal à son adversaire direct Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz) ! Morgane Hingant, seule équipière féminine de l’équipage malouin : « On a très bien commencé la course : nous sommes passés en tête à la première et à la deuxième marque. Le tout a été de garder sa concentration et ses forces… mais on a très peu dormi ». Deux heures après l’arrivée, les marins se reposent déjà… les courses reprennent demain matin pour plusieurs parcours bananes devant Royan. Rendez-vous à 10h30 au briefing !

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Berret-Racoupeau : nom de code Z90.

Berret Racoupeau Z90
Berret Racoupeau Z90

Le cabinet Berret-Racoupeau présente un catamaran innovant de 90 pieds qui propose derrière des lignes sobres et épurées, un volume jusqu’alors réservé à des voiliers de beaucoup plus grande taille. La ligne générale se veut très sobre et l’équipe a, dès les premières esquisses, voulu pousser extrêmement loin l’intégration des équipements.
 
Abordant le bateau par l’arrière, on découvre en premier lieu des tableaux arrière dépouillés de tous artifices. Des portes de tableau révèlent les plateformes de bain et les escaliers qui mènent au pont. En partie centrale, entre les jupes, un garage à tender original et discret abrite un RIB de 4.20m.
En avant de celui-ci, abrité sous le fly-bridge,  le cockpit, particulièrement dégagé est meublé de canapés et de fauteuils. Un pavois important protège les passavants et permet une circulation autour du bateau en toute sécurité. On découvre en avant du mat une superstructure discrète qui abrite l’immense cabine propriétaire.
 
Le fly-bridge véritable centre névralgique, abrite autour du poste de barre central, toutes les fonctions de contrôle des voiles. Légèrement en arrière, un coin détente avec banquettes, tables et bain de soleil accueille les invités. Un coin bar/kitchenette/BBQ directement desservi par un passe-plat depuis la cuisine permet d’y servir les repas.
 
A l’intérieur, dans la nacelle, de plein pied avec le cockpit, on trouve un immense espace panoramique de détente et de repas. En avant de celui-ci, l’exceptionnelle cabine armateur, entièrement tournée vers la mer via une baie vitrée de 5.00 mètres de long.
 
La coque tribord abrite les deux spacieuses cabines d’invités identiques. La coque bâbord est réservée aux cuisines et à l’équipage.

Caractéristiques techniques :
Chantier :TBD
Décoration : TBD
LOA : 28.15 m
Hull Length : 27.00 m
Lwl : 23.44 m
Bmax : 12.30 m
Dspl :  64.00 T
Draught : 1.80 m
Material : Aluminium
Mast height : 40.40 m
Sail area (with jib) :  418 m2
Engine : 2×450 Hp

Source : Berret-Racoupeau Yacht Design
www.berret-racoupeau.com
 
 
 
 
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L équipage Groupama, Cammas et Lagarrigue, vice champion du Monde de Formule 18

Groupama - F18
DR

Sur le plan d’eau de Nigran, le suspense atteint son paroxysme à l’arrivée de l’ultime manche. Dans une brise évanescente, les catamarans de sports en finissent avec le championnat du Monde.  La hiérarchie installé depuis le début de la semaine a volé en éclat tant le vent est irrégulier en force et en direction. Eparpillés sur le plan d’eau de la baie de Nigran, les meilleurs spécialistes mondiaux en perdent leur latin.

Douzième de la première manche du jour, l’équipage Groupama, Cammas – Lagarrigue, occupe une très belle deuxième place au classement général derrière les hollandais de Konig et Van Leuuwen qui portent le n° N 3 dans la grand-voile. Derrière ces deux leaders, les candidats au podium sont aussi nombreux que méritants. Qu’ils s’appellent Mourniac – Citeau, Booth, Mischa, Styles ou encore Landenberger, ils ont tous la carrure pour devenir champion du Monde.

Sur la ligne de départ, après un premier rappel général, le comité de course a hissé le drapeau noir qui signifie que, dans le cas ou un bateau franchi la ligne avant le top départ, il est disqualifié. Dans ces conditions, tout le monde se tient à carreau. Bien positionné au comité, l’équipage Groupama prend un excellent départ au vent du champion néerlandais, Mitch Booth. Pourtant, il s’avère rapidement que ce sont les partisans d’un départ à la bouée sous le vent qui ont fait le bon choix. Pendant que certains sont assis sur le flotteur, d’autres sont au trapèze. A ce rythme là, les écarts se forment vite. Dans le groupe de tête à la première bouée, seul l’équipage Mourniac – Citeau est dangereux au classement général. Spécialistes du Formule 18 depuis de nombreuses années, ils font partie des ténors du circuit et comptent bien le rester.

Peu en verve, Franck et Jérémie se font violence pour ne pas sombrer. A cette même première bouée, ils pointent en 23° position. Si les choses en restent là, s’en est fini du podium et des rêves de titre de champion. Maigre consolation, ils ne sont pas les seuls dans ce cas. Booth est dans les choux, les français Moana – Petit  ne sont pas mieux et les leaders du classement général sont juste devant.
Jamais battu, l’équipage Groupama se donne à fond. Sur le premier bord de portant, il ne gagne pas de place. Le deuxième près sera plus profitable avec un passage en 17° position au moment d’attaquer le dernier bord de ce championnat du monde. Mais alors que Mourniac – Citeau se battent pour la victoire, il faut à tout prix que Cammas-Lagarrigue ne finissent pas au-delà de la quinzième place.

Concentrés et appliqués, ils placent parfaitement leur catamaran sur le plan d’eau. Tandis que les leaders souffrent dans un vent qui faiblit dangereusement, leurs poursuivants retrouvent du souffle. Décalés à la côte, le duo Groupama accélère et vient coiffer tout un groupe sur la ligne d’arrivée.
Difficile pourtant de donner un classement précis tant les bateaux sont proches les uns des autres. Lors du retour vers la plage où sont remontés les bateaux, c’est le calme total. Personne ne sait encore qui est champion. Certains espèrent, d’autres doutent.

Ce n’est qu’une fois à terre, devant le panneau d’affichage, que les mines se font ou se défont.
Le jeune équipage hollandais Coen de Koning et Jeroen van Leeuwen a visiblement du mal à croire qu’il est champion. Et pourtant, ils le sont avec deux points d’avance sur l’équipage Groupama et une dizaine sur un autre équipage hollandais, Mischa – Tentij.

« On nous aurait proposé ce classement en début de semaine que l’on aurait signé des deux mains » se réjouit Franck Cammas qui poursuit «  Nous nous sommes bien battus et l’on peut bien évidemment regretter ces deux petits points qui nous manquent pour l’emporter. Mais c’est le jeu et nous sommes fiers de ce résultat. Je crois que ça fait longtemps qu’un équipage français a fait un si bon résultat ».

A ses côtés, Jérémie Lagarrigue est heureux : « C’est génial. Nous sommes vice champions du Monde. Avec Franck, nous nous sommes super bien entendus et on a pris beaucoup de plaisir. Il est vraiment talentueux ».
Un compliment que l’on peut retourner à Jérémie, spécialiste du Formule 18 qui a bien aidé Franck à découvrir les secrets du Nacra à bord duquel ils naviguaient pour ce championnat du Monde.
Rendez-vous la semaine prochaine à Brest 2008 avec Groupama 2 puis, début août à Cowes sur l’ile de Wight pour l’Ishare Cup où le skipper Groupama retrouvera certains équipages qui disputaient ce championnat du Monde de Formule 18, notamment le hollandais Mischa, troisième du classement général.

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Final indécis pour la grande étape atlantique !

Courrier Dunkerque
DR

Des conditions stables…
Depuis hier soir, les M 30 naviguent dans un vent médium de secteur sud-ouest. Soufflant entre 10 et 12 nœuds hier soir, il est monté autour de 15 à 17 nœuds cet après-midi avec une houle d’ouest formée. Depuis le passage de la bouée de dégagement sous le vent de l’île de Groix, les bateaux se suivent de façon très régulière, alternants bords de reaching et bords de spi serrés. Louvoyant entre les îles bretonnes, avec un passage spectaculaire sous le pont de l’île de Ré, les marins du Tour de France à la Voile voient du pays !
 
Et un classement régulier
Si Saint Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais) s’est placé en tête au passage de la bouée de dégagement, c’est le leader au classement général Courrier Dunkerque (Daniel Souben) qui a repris les rennes par la suite, pour garder l’avantage jusqu’au dernier pointage à 16 heures au large d’Oléron. Derrière en revanche, la bataille fait rage entre Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) et Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle), qui ont mis quelques minutes d’écart entre eux et leur poursuivant direct, Ville de Genève –Carrefour Prévention (Etienne David). Derrière eux, les ultramarins Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret) et Ville du Port – Région Réunion (Gabriel Jean-Albert) s’affrontaient devant Bâtisseurs du Morbihan (Victor Lanier / Nicolas Pauchet).
 
Le suspens reste entier !
Derrière les sept premiers, les amateurs de Saint Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais) tentaient de garder l’avantage sur Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz), l’actuel détenteur du spi Bouyges Télécom… sachant qu’une seule place d’écart suffirait à renverser le classement, et à faire prendre la main aux malouins !
 
A 17 heures, les concurrents faisaient route au largue sous spi de capelage, et avançaient entre 11 et 15 nœuds. Toute la flotte, qui se tient en 6 milles, est attendue pour 22 heures à Royan à l’issue d’un sprint final qui devrait assez spectaculaire dans l’estuaire de la Gironde. Car si les conditions ne changent pas, les équipages s’affronteront dans une bataille d’empannages sous spi qui pourrait bien déterminer le classement final…

Leader du classement général Honda Civic Hybrid : Courrier Dunkerque (Daniel Souben)

Leader du classement amateur Bouygues Télécom : Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz)

Leader du classement étudiant Malongo : CSC – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier)

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Safran enlève le bas !

Mise à l eau du monocoque Safran
DR

« On ne fait pas un bateau neuf, mais pas loin ! » Une plaisanterie, signée Thierry Brault, Team Manager du Safran Sailing Team. Entré en chantier fin juin, après le retour des Etats-Unis, le monocoque de Marc Guillemot bénéficie actuellement d’importantes améliorations. Tous les appendices ou presque vont être changés. Thierry Brault précise : « on installe de nouvelles dérives, de nouveaux safrans, une nouvelle bôme, une nouvelle quille ». Et s’il n’y a pas de nouveau mât, le gréement courant et dormant va lui aussi être remplacé par du neuf.

 Le chantier de Safran va durer tout ce mois de juillet, l’objectif étant de remettre à l’eau le bateau pour la fin du mois. « L’idée générale est de gagner du poids dans les éléments hauts pour le mettre dans les éléments bas », gage de performance, explique le Team Manager. « Ainsi, avoir une bôme plus légère permet de transférer ce poids dans la quille ».

Le tout calculé par l’architecte Guillaume Verdier, avec l’appui des sociétés du Groupe SAFRAN. En effet, les safrans vont être réalisés en « tissé 3D », une technologie issue du Groupe, utilisée pour les aubes des moteurs à réaction des avions. « En tissant du carbone avec cette méthode innovante, on obtient une meilleure résistance aux impacts et surtout on évite qu’un éventuel impact ne se dégrade en avarie plus grave, comme ce peut être le cas avec une fabrication classique » résume Pascal Chadail, Chef de projet chez SAFRAN.

En configuration « Vendée »

Le Vendée Globe étant une course unique et particulière, elle impose d’adapter le bateau. Ainsi Safran va être mis en véritable configuration pour un tour du monde en solitaire. Exemples : des réservoirs de gasoil d’une capacité plus grande que pour une transat vont être installés, mais aussi un désalinisateur pour obtenir de l’eau douce, des panneaux solaires pour l’énergie, et puis toute l’informatique va être revue. Des aménagements spécifiques pour faciliter les manœuvres et améliorer le confort du skipper sont aussi mis en place. Ainsi, en plus des deux « téléphériques » qui facilitent déjà le matossage du matériel (transfert du poids d’un bord sur l’autre lors d’un virement), « on va installer des caisses et des sacs supplémentaires, des rangements additionnels » note Marc Guillemot. Car le skipper embarquera nécessairement plus de vivres et de matériel pour ce tour du monde de trois mois que pour une transat d’une dizaine de jours… « On va aussi installer une sorte de tente dans l’habitacle, pour que je puisse me chauffer et sécher mes habits tant que faire se peut pendant le mois difficile qu’il y aura à passer dans le Grand Sud… où il ne fait pas bien chaud » se réjouit le skipper trinitain.

Demandez le programme !

Les modifications de quille et d’appendices imposent à Marc Guillemot un dernier parcours de qualification, à réaliser avant le 1er septembre. C’est en août que le skipper trinitain s’acquittera de ces 1500 milles, une qualification qui devrait durer une huitaine de jours. Pour l’instant, son programme est avant tout de faire du sport (souvent le matin) pour parfaire sa condition physique et de continuer à travailler sur les nouveaux outils météo. Sans oublier quelques jours de vacances en famille. Puis, il sera déjà temps de penser aux Sables d’Olonne, au grand départ…

Le jour J approche à grand pas !

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