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Courrier Dunkerque attaqué de toutes parts

Courrier Dunkerque
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Baisse de régime pour le leader
« Notre remise en route est un peu difficile depuis l’arrivée en Méditerranée, avec beaucoup de manches très moyennes. L’équipage n’est pas très en phase sur la tactique, sur les départs et les bords de portant… Mais on reste en tête au général, donc tout va bien ! ». Malgré ses déboires, Daniel Souben reste optimiste sur la suite des événements : « Courrier Dunkerque est toujours dans le jeu ! »
 
L’étau se resserre sur les premières places
Quatrième, second et sixième aujourd’hui, Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle) rafle la seconde place du classement général à Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret). « C’est une bonne journée pour nous en termes de points, puisque nos adversaires directs ne font pas que de bonnes performances. On commence à être calés tous ensemble avec notre nouvel équipage arrivé pour la Méditerranée. Nos adversaires sont de taille, Nouvelle Calédonie l’a montré aujourd’hui en remportant une manche » raconte le barreur Morgan Lagravière. Il faut avouer que les Marseillais sont bien revenus dans le match, en remontant à plusieurs reprises en tête de peloton après des débuts de manche plus difficiles.
Pour Bernard Mallaret (Nouvelle-Calédonie), le bilan est similaire : « le jeu se resserre, et malgré une petite erreur sur la seconde manche qui nous vaut une place de douzièmes, nous faisons une excellente journée ».
 
Val Thorens continue son ascension
Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz) s’est encore illustré aujourd’hui par une performance détonante : « après un assez mauvais départ sur la première manche, nous avons eu des difficultés à nous caler avec le vent, et pour couronner le tout nous faisons une faute qui nous oblige à réparer à la bouée au vent ! Nous étions avant-derniers à ce moment là, mais bien décidés à ne rien lâcher. Nous avons très bien marché sur les bords de près et de portant suivants. Grâce à une excellente vitesse, nous avons même pu passer devant des concurrents qui étaient généralement inaccessibles ». Val Thorens se classe finalement deuxième à l’arrivée de cette première manche ! Ce n’était pourtant pas chose facile, comme l’explique le barreur Johan Barbarin : « la météo était très compliquée : le vent bougeait de 30° à 40° dans tous les sens, tout en variant en intensité… ».
 
Chez les étudiants, le combat s’intensifie !
Habitué de la première place depuis le début de la course, l’équipage mené par Hervé Gautier, CSC – HEC – Ecole Navale, s’inquiète du retour en puissance d’INSA – Sopra Group (Simon Troel), qui enchaîne les performances ces quelques dernières courses ! « C’est sûr qu’on a un peu la pression… ça n’est pas qu’on marche moins bien, mais on voit l’équipage d’INSA – Sopra Group remonter à grands pas vers nous ! On espère que ça ira mieux pour nous les prochains jours » raconte le numéro un Eloi Desrippes. Du côté de leurs adversaires, c’est la sérénité qui prime : « on commence à bien naviguer. Au début on manquait un peu de confiance, mais on a fait trois belles manches depuis Lorient, on navigue bien et ça fait plaisir ! » se réjouit Simon Troel (INSA – Sopra Group).
Toujours chez les étudiants, les équipiers de VanUden TUDelft VanOord (Suzanne Leinders / Michiel Van der Meulen) confirment leur place de second de la veille en se classant en tête de la première manche du jour !
 
Les vingt-sept M 30 quitteront Saint-Cyprien ce soir, pour un convoyage hors-course d’une quinzaine de milles en direction de Port-Barcarès, la deuxième escale méditerranéenne de ce Tour de France à la Voile 2008. Les régates reprendront dès demain midi, dans un vent de nord-ouest modéré, et toujours très instable.

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Les Multicoques 50 pieds à l’honneur à Québec

Crêpe Whaou a Quebec
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A Québec, les derniers équipiers rejoignent leurs bords respectifs car ce jeudi est la dernière opportunité acceptée par la Direction de course pour effectuer les derniers essais ou réglages sur le fleuve Saint Laurent. Confinés à quai à partir de ce soir, c´est autour des tables à cartes que les quelques 110 marins venus d´Italie, d´Allemagne, d´Angleterre, de France, de Belgique ou du Canada, vont désormais affiner les premières stratégies de course. Et s´il est encore un peu tôt pour parler météo, les échanges d´informations vont bon train sur les pontons Québécois pour désacraliser quelque peu une descente du Saint Laurent de tous les dangers, avec ses courants et contre-courants, ses roches affleurantes et ses animaux marins. Chacun s´accorde sur ce point, les 370 milles de navigation fluviale constituent un passage à niveau où personne ne souhaite s´arrêter…

Franck-Yves Escoffier croît en l’étoile des multis de 50 pieds…
Six unités appartenant à la toute jeune Classe Open 50 créée en 2002 et que préside Hervé Cléris, sont présents dans le port de Québec et l’ambiance n’a, semble-t-il, jamais été aussi euphorique quant à l’avenir de cette jauge si brillamment mise en évidence par le désormais emblématique « Crêpes Whaou ! » à Franck Yves Escoffier, dont les performances lors des dernières grandes joutes océaniques n’ont pas manquées d’évoquer celles des plus belles unités de 60 pieds. Convaincu de l’adéquation parfaite qu’offre son plan Van Peteghem – Lauriot Prévost pour un programme de courses océaniques de très haut niveau accessible à des coureurs amateurs ou professionnels, le malouin n’a eu de cesse ces dernières années et à la lumière de ses nombreuses victoires, de prêcher la bonne parole du côté des coureurs et sponsors en quête d’aventure à haute teneur en adrénaline. Et la Transat Québec Saint-Malo 7ème du nom pourrait marquer la concrétisation des aspirations de la Classe et de ses protagonistes. Yves le Blévec, au sortir de sa Transat 6,50 victorieuse, a résolument choisi de donner trois coques à son avenir de marin. Son embarquement à bord de Crêpes Whaou pour Québec Saint-Malo ne relève donc point du hasard et Yves pourrait très vite annoncer la construction d’un 50 Open nouvelle génération, rapide et spectaculaire à l’instar du tri d’Escoffier, mais aux coûts et aux sophistications maîtrisés. Ouverte et conviviale, la Classe Open50 pourrait ainsi disposer de plans et d’outillages accessibles au plus grand nombre, avec l’espoir désormais plus fort que jamais de voir à très court terme émerger une jolie flotte homogène et très performante de trimaran de course au large.

Crêpes Whaou, « premier de cordée » ?
Les architectes Van Peteghem – Lauriot Prévost ont conçu en 2005 et à la demande de Franck-Yves Escoffier un bateau simple : « Crêpes Whaou ! ne possède ni foils, ni mât basculant, ni dérive à trimmer. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas sportif car avec un rapport poids / puissance de 45 m2 par tonne, il est très proche des 50m2/t des 60 pieds. Mais son maniement est beaucoup moins complexe. Et au lieu de naviguer sur un flotteur à partir de 11 nœuds de vent, il « lève la patte » avec 15 nœuds de vent réel » confie Vincent Lauriot-Prévost.

Trimaran « Crêpes Whaou » :
Lancement : 2005
Longueur : 15,24 m
Largeur : 14,55m
Poids : 4,2 tonnes
Surface de voilure au près ; 170 m2
Surfce de voilure au portant : 245 m2

Zoom sur… Hervé Cléris, trimaran « Prince de Bretagne »
Breton de sang et de coeur, Hervé Cléris a la trempe des conquérants, ceux que rien n’effraye, et que la difficulté attire. Orthodontiste de profession, il sillonne les océans depuis plus de vingt ans. Très engagé au sein de la Classe des 50 pieds, il est convaincu que ces trimarans de 15 mètres ont leur avenir devant leurs étraves…
Hervé Cléris est né en mai 1948, à Plozevet, dans le Finistère sud. D’origine irlandaise, sa famille a émigré sur les côtes costarmoricaines…. En 1975, il obtient son doctorat d’orthodontiste. « Ce métier est un parfait équilibre entre l’intellect et le manuel, tout en étant en contact avec les gens. Et en plus ce métier est indépendant, ce qui est essentiel pour moi ». Il ouvre son propre cabinet à Brest en 1977. En 1983, il récupère un catamaran de course d’occasion à Vannes, et l’étrenne réellement avec le trophée des multicoques à la Trinité-sur-Mer. En 1985, il fait le tour des îles britanniques en double, course qu’il renouvellera en 1989.
En 1986, Hervé Cléris prend le départ de la route du Rhum, à bord de son catamaran de 40 pieds, Fnac. « J’étais le petit poucet du Rhum, avec le plus petit bateau de la flotte qui en comptait 35 », sourit-il. Pour sa première course au large, Cléris chavire au bout de 24 heures de course, à l’entrée du golfe de Gascogne. Un hélitreuillage difficile, fracture aux deux mains… Un gros coup de massue pour le Breton, qui a tout perdu. Tout sauf l’envie. Quatre ans plus tard, il remporte la Route du Rhum 1990 en 50 pieds. Hervé Cléris a plus que jamais foi en ces "petits" multicoques.
En 1991, il remporte le tour de l’Europe en équipage. En 1992, deuxième victoire à l’Ostar (le record tient toujours en mai 2005). En 1995, victoire toute classe dans la transat des Alizés. En 1996, victoire sur la Québec Saint-Malo. En 1997, victoire sur la transat Jacques Vabre. En 1998, à l’arrivée de la Route du Rhum, Franck-Yves Escoffier lui prend la première place, il termine second. En 1999, Cléris abandonne au cours de la Jacques Vabre. En 2000, Cléris renoue avec la victoire devant Escoffier, pour 27 minutes, lors de la Québec – Saint-Malo.
En 2002, 3e de sa classe, Cléris s’associe avec les autres skippers en 50 pieds pour monter une association. La Class 50 Open est née.
En 2003, Cléris remporte la première course au large réservée aux 50 pieds, Saguenay – Saint-Pierre – Vendée.
En 2004, victoire dans la Dinartica, course en équipage reliant Dinard aux îles Lofoten (aller et retour, en deux manches).
En 2006, il se blesse sérieusement à l’occasion du Trophée des Multicoques Jean Stalaven / Côtes d’Armor suite à un démâtage… un an de rééducation assidue.

En bref…
7ème édition de la Transat Québec Saint Malo, 2 950 milles théoriques.
Départ dimanche 20 juillet à 11 heures (locales) pour les multicoques et la Classe FICO, et 11 heures 30 pour la Class 40
28 voiliers engagés :
18 en Class 40
6 en 50 Open (multis)
4 en Classe FICO, 55 à 60 pieds.

Programme :

Vendredi 18 juillet 2008 :
11H00 : présentation des équipages et vin d’honneur à la Mairie de Québec
18H00 : fin des contrôles et date limite pour déposer la
déclaration de départ au Comité de course .

Samedi 19 juillet 2008 :
08H15 : briefing réservé aux skippers.
11H00 : Brunch des skippers à bord d’un bateau d’excursion.

Dimanche 20 juillet 2008 :
11H00 : départ des Class40.
11H30 : départ des monocoques et de la Class 50’ Open.

Dimanche 10 août 2008 :
Remise des prix de la Transat Québec Saint-Malo à Saint-Malo.

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2000 bateaux pour un final en apothéose !

Grande parade Brest 2008
DR

Savourer encore et encore
Ils sont venus par milliers saluer une fois encore les merveilleux acteurs de Brest 2008. Ils se sont déplacés à pied, en voiture, en vélo, vers tous les points de vue tout le long de la côte, pour admirer la grande parade des fêtes maritimes. Massée sur la grande digue de la marina du château pour les premiers passages, la foule a migré vers Berthaume, la pointe du Portzic, celle du petit Minou et sur l’autre rive de la Rade, c’est à la pointe des Espagnols que tous se pressent ou encore celle du Toulinguet. Dans la Rade de Brest, le phénomène est presque semblable à ce qui se déroule à terre. Ce sont les plaisanciers de tous les ports des alentours qui ont rejoint les bateaux de Brest 2008 constituant une flotte de près de 5 000 embarcations. Du Conquet, de Camaret, du Moulin Blanc… par centaines, les marins de la région ont rallié la Grande Parade, ils arrivaient de partout et jamais le Goulet n’a aussi bien porté son nom. Le défilé s’y est poursuivi pendant des heures.

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Daniel Souben garde la tête à Saint-Cyprien

Courrier Dunkerque
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Une première manche oscillante
Au premier pointage, l’écart était déjà bien affirmé entre les bateaux de chaque côté du plan d’eau : une bascule de vent de vingt degrés à droite avait tranché pour eux. C’est l’équipage étudiant d’INSA – Sopra Group (Simon Troel), troisième à l’arrivée, qui pointait en tête à la bouée au vent. Après un changement de parcours, les M 30 repartent à l’assaut de la bouée au vent, mais un retour du vent sur la gauche trompe les observations des navigateurs partis sur la droite du plan d’eau. C’est ce qui permet à certains équipages de remonter radicalement au classement : Bâtisseurs du Morbihan Etudiants(Tristan Nuiaouet), avant-dernier à la première bouée, termine ainsi la manche en onzième position. C’est finalement un duo suisse qui rafle les premières places de cette manche, Bienne-Voile (Thomas Studer / Müller Lorenz) en tête devant Ville de Genève – Carrefour Prévention (Etienne David).
 
Du spectacle sur la deuxième course !
La flotte était très serrée pour la deuxième manche du jour : sur une ligne de départ un peu décalée par rapport à l’axe du vent, les M 30 se sont groupés au bateau comité pour partir du côté favorable. Dans ces conditions, tout le monde ne pouvait pas passer. On a donc vu l’équipage de Solidarités Nouvelles pour le Logement (Eric Brezellec) revenir sous la ligne après un rappel individuel, tandis que d’autres tentaient de se dégager suite à un départ en deuxième voire en troisième rideau. A la bouée au vent, la flotte toujours très groupée reproduit le même schéma, et plusieurs équipages ont dû déployer leur pavillon rouge pour protester contre des infractions. Après une place de vingt-quatrième sur la première manche, l’équipage desBâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier) remporte cette course devant Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret) et Ile-de-France (Jimmy Pahun).
 
Troisième manche : les Morbihannais persistent et signent
Le vent s’était enfin stabilisé, et les Bâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier) ont confirmé leur performance de la manche 7.2. Neuvièmes au premier pointage, ils ont remonté les places jusqu’à terminer en tête à l’arrivée ! « Nous avions pour objectif de revenir petit à petit vers le haut du classement, cela s’est concrétisé aujourd’hui ! Il reste du chemin à faire jusqu’à l’arrivée de la course à Hyères – Toulon Provence Méditerranée, et nous comptons bien tirer notre épingle du jeu d’ici là ! » raconte le skipper Pierre-Loïc Berthet.
L’équipage étudiant VanUden TUDelft VanOord (Suzanne Leinders / Michiel Van der Meulen) signe une superbe manche en se classant second à l’arrivée, juste devant l’amateur Nantes Saint-Nazaire (Erwan Auburtin). Si les équipiers de Manche Basse-Normandie (Benoît Charon / Nicolas Jossier) s’étaient illustrés sur le premier bord de près, un accrochage avec Ville du Port – Région Réunion (Gabriel Jean-Albert) au passage de la bouée leur a fait perdre six places à l’arrivée.
 
Nouvelle-Calédonie remporte la dernière course
Le comité de course était décidé à rattraper le retard, un quatrième manche fut donc lancée en fin de journée. La bataille était belle en tête de peloton, où l’on a toujours vu naviguer les équipages d’Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle) et d’Ile-de-France (Jimmy Pahun). Les conditions stables ont permis de conserver la hiérarchie établie au premier pointage jusqu’à l’arrivée. Dans seize nœuds de vent, ce sont tout de même les équipiers de Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret) qui marquent des points en terminant en tête de cette manche !
 
Le match se resserre !
Chez les amateurs, la remontée fulgurante de Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz) sur la première marche du podium a été sans appel pour son concurrent Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais), malgré une dernière manche de sixième. Du côté des étudiants INSA – Sopra Group (Simon Troel) remonte manche après manche sur l’actuel leader CSC – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier)… Quant aux professionnels, ils n’ont jamais été aussi proches en tête du classement général ! Au terme d’une journée en retrait, l’actuel leader Courrier Dunkerque (Daniel Souben) a perdu de son avance.
 
Le prochain départ sera donné mercredi à 12 heures devant Saint-Cyprien, pour une ou plusieurs courses. Les vingt-sept M 30 du Tour de France à la Voile prendront ensuite le départ pour Port-Barcarès, dans un vent fort avec des menaces temporaires de grand frais.
 
Classements
 
Classement général Honda Civic Hybrid
Courrier Dunkerque (Daniel Souben)
Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret)
Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle)
 
Classement amateur Bouygues Télécom
Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz)
Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais)
Ville du Port – Région Réunion (Gabriel Jean-Albert)
 
Classement étudiant Malongo
CSC – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier)
INSA – Sopra Group (Simon Troel)
Brest Grandes Ecoles ENSIETA ESC (Loïc Le Garrec)
 
Course 7.1
Bienne-Voile (Thomas Studer / Müller Lorenz)
Ville de Genève – Carrefour Prévention (Etienne David)
INSA – Sopra Group (Simon Troel)
Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz)
Nantes Saint-Nazaire (Erwan Auburtin)
 
Course 7.2
Bâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier)
Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret)
Ile-de-France (Jimmy Pahun)
Manche Basse-Normandie (Benoît Charon / Nicolas Jossier)
Ville du Port – Région Réunion (Gabriel Jean-Albert)
 
Course 7.3
Bâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier)
VanUden TUDelft VanOord (Suzanne Leinders / Michiel Van der Meulen)
Nantes Saint-Nazaire (Erwan Auburtin)
Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret)
Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle)
 
Course 7.4
Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret)
Bâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier)
Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle)
Ile-de-France (Jimmy Pahun)
BRED Ile Verte (Sylvain Chtounder)

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Un certain esprit mini flotte sur la Québec Saint-Malo

Transat Quebec saint-malo
DR

Du 6,50 au 40 pieds…
Mieux qu’un compromis, la Classe des 40 pieds constitue pour nombre de « Ministes » affranchis, l’étape désormais incontournable vers les grandes unités. Tanguy Delamotte, Sam Manuard, Cécile Poujol, Lionel Régnier, Benoit Parnaudeau, Boris Hermann, Louis Duc, Halvard Mabire… pour ne citer qu’eux, trouvent depuis leurs expériences en 6,50, dans ces voiliers de plus de 12 mètres, le support idéal pour accéder aux grandes courses hauturières, à armes quasi-égales, face à une opposition riche, variée et internationale. Si la composante « laboratoire de recherche » propre à la classe Mini est ici atténuée, jauge oblige, toute la fraîcheur, la spontanéité et l’enthousiasme des inconditionnels des 6,50 mètres ont imprégné les sociétaires de la Class 40. Ici, on ne vit, on ne respire, on ne pense que pour la mer, les bateaux, la course au large. La volonté affirmée de limiter l’escalade des coûts en interdisant certaines sophistications propres aux grandes unités force les marins et les architectes, qui sont parfois la seule et même personne, à travailler toujours et encore profils et formes de carènes, participant ainsi à la fulgurante évolution de ces machines à taille, et à budgets, « humains ».

Un sorcier à Québec
Il est unanimement respecté, voire vénéré des marins, et ils sont nombreux qui ont eu, soit l’infortune de le défier en régate, soit le plaisir de naviguer à bord de l’une de ses créations. Samuel Manuard est ce touche à tout génial qui a marqué la Clase mini de son empreinte toute en intuition et en discrétion, et qui arrive avec le même bonheur sur la Classe des 40 pieds. Secret, énigmatique derrière un immense sourire, Sam présente la particularité de cumuler autant de succès derrière sa table à dessins qu’à la barre des ses protos 6,50, catas ou 40 pieds. Ingénieur en géophysique appliquée à la recherche pétrolière de formation, c’est en véritable autodidacte qu’il dessine et construit le proto 6,50 Tip Top en 1998. Il n’a depuis eu de cesse d’appliquer cette recette gagnante, naviguer pour concevoir sur l’eau et à vif les idées qu’il mettra lui-même et de ses propres mains en application ! La Transat Québec Saint Malo ne dérogera pas à cette maxime. Entouré de solides gaillards dont un autre Ministe émérite Tanguy Delamotte, Manuard, va de nouveau naviguer en cogitant ; à moins que ce ne soit l’inverse…

Zoom sur… Les Open 50
Sur la ligne de départ au pied du château Frontenac, on retrouvera bien évidemment l’éternel concurrent de Franck-Yves Escoffier Victorien Erussard à bord d’un Laiterie Malo sans cesse optimisé. Il faudra également surveiller de près deux grands marins animateurs de la classe.
Son président, Hervé Cléris qui vient de remettre son bateau à l’eau après deux ans au sec ; et Pascal Quintin dont le trimaran miraculé lors de la dernière Route du Rhum, vient de s’offrir un nouveau look. Ces deux bateaux sont désormais dotés de mâts carbone et de voiles neuves.
Pierre Antoine courra sur l’ancien Crêpes Whaou ! Hervé de Carlan, sur Delirium, complète le plateau d’une classe qui ne demande qu’à se développer.
Les Open 50 sont des multicoques habitables dont la longueur hors tout (LHT) maximum est comprise entre 14.63m (48 pieds) et 15.24m (50’).
A la naissance de Crêpes Whaou en 2004, la classe 50 s’est structurée en créant une jauge destinée à conserver un esprit de simplicité qui contribuera à limiter les budgets.
Crêpes Whaou ! fût conçu dans l’esprit originel de cette jauge. La Class 50’Open est peut-être en train d’opérer un tournant cette année avec trois nouveautés majeures :
– La mise en construction très probable du nouveau bateau d’Yves Le Blevec pour la transat Jacques Vabre 2009
– La présentation d’un programme sportif pour la saison 2008 – 2009
– La volonté des acteurs de la classe de se structurer pour présenter aux organisateurs une classe forte et attractive, dotée d’un véritable programme de course.

Cette émulation déteint également sur les concepteurs et les chantiers qui vont travailler à concevoir et construire un multicoque de 50 pieds plus rapide que Crêpes Whaou ! Ce bateau, fort de ses trois saisons de courses et transats, constitue pour tous une base de données et de réflexions primordiale en termes d’équilibres d’assiette, d’équilibre à la barre et de fiabilité de structure.

Programme :

Jeudi 17 juillet 2008 :
– Date limite de sortie des bateaux du bassin des concurrents

Vendredi 18 juillet 2008 :
– 11H00 : présentation des équipages et vin d’honneur à la Mairie de Québec
– 18H00 : fin des contrôles et date limite pour déposer la déclaration de départ au Comité de course .

Samedi 19 juillet 2008 :
– 08H15 : briefing réservé aux skippers.
– 11H00 : Brunch des skippers à bord d’un bateau d’excursion.

Dimanche 20 juillet 2008 :
– 11H00 : départ des Class40.
– 11H30 : départ des monocoques et de la Class 50’ Open.

Dimanche 10 août 2008 :
– Remise des prix de la Transat Québec Saint-Malo à Saint-Malo.

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BMW et ORACLE Racing renouvellent leur partenariat pour l’America’s Cup

BMW et ORACLE
DR

S’exprimant lors d’une conférence de presse à BMW Welt, à côté du quartier général de la firme à Munich, Russell Coutts, le CEO et skipper de l’équipe, a annoncé qu’il était ravi de renouveler ce partenariat, qui se poursuit pour la septième année consécutive. Russell Coutts et Ian Robertson, membre du Conseil d’administration du groupe BMW, Ventes & Marketing, ont déclaré qu’ils se réjouissaient de cet événement passionnant, qui se disputera sur des multicoques qui constituent un véritable défi technologique à l’occasion de la 33è America’s Cup.

« Nous sommes fiers de poursuivre ce partenariat avec BMW », a annoncé Coutts. « Essayer de remporter l’America’s Cup consiste à combiner les meilleurs designs au monde à l’excellence en ingénierie, avec une passion pour la victoire. La Coupe est un mariage entre technologie et esprit sportif. Comme BMW le démontre dans le milieu de la Formule 1, c’est un domaine qu’ils comprennent parfaitement. Nous nous réjouissons de l’implication de BMW et nous allons continuer à soutenir les valeurs que BMW et ORACLE représentent en donnant le meilleur de nous-mêmes dans ce défi particulier que sera la prochaine America’s Cup. »

Ian Robertson a quant à lui déclaré que « la marque BMW a beaucoup profité de son implication avec l’America’s Cup et le team BMW ORACLE Racing. Nous nous réjouissons de poursuivre le partenariat que nous avons initié avec le team BMW ORACLE Racing. Et nous souhaitons que ce partenariat ajoute encore plus de valeur à la fascination exercée par le monde du yachting en général, et de l’America’s Cup en particulier. »

Grâce à ses compétences technologiques uniques, BMW a développé de nouveaux standards dans le domaine du design et du respect des contraintes de poids, apportant toute son expérience dans la Formule 1 de la voile : l’America’s Cup. Les ingénieurs aéronautiques Christoph Erbelding et Thomas Hahn demeurent intégrés au team BMW ORACLE Racing depuis la campagne pour la 32è America’s Cup. Ils permettent au design team de bénéficier de leur expérience et de leur savoir faire uniques dans l’analyse des éléments finis, ce qui constitue également un outil essentiel au respect des exigences de l’industrie automobile.

Erbelding est impliqué dans le programme de gréements du team, à Valence et à Rhode Island. Hahn fait partie de l’équipe en charge des structures de la coque et il est basé sur le site de construction, à Anacortès. Tous deux participent activement au développement d’un voilier aussi rigide et léger que possible, apte à délivrer une performance maximale.

Comme l’explique Coutts : « Dans le cadre de sa contribution à notre campagne, BMW met à notre disposition des experts en ingénierie qui sont véritablement intégrés à notre équipe. De cette façon, nous parvenons à associer les technologies de pointe du monde de la voile à l’expérience reconnue et établie de BMW dans le domaine de l’ingénierie. »

Robertson ajoute : « Grâce aux transferts de technologie avec BMW, nous nous sommes positionnés comme un partenaire de l’équipe fort, et impliqué sur le long terme. Dans le domaine de la construction de voiliers de course, les ingénieurs de BMW sont parvenus à établir de nouveaux standards dans le domaine du design créatif, tout en développant des solutions intelligentes permettant de gagner du poids. L’expérience technologique acquise dans le cadre de notre programme EfficientDynamics – une consommation moindre pour un plaisir de conduire accru – nous a permis d’acquérir un savoir faire dont nous faisons bénéficier le team BMW ORACLE Racing. Ceci nous distingue de nos compétiteurs. Nous allons poursuivre le développement de cette stratégie à l’avenir. »

Coutts a conclu la présentation en affirmant que le team était à la fois déterminé à assister à une belle compétition, mais aussi à voir la Coupe évoluer. « Ces voiliers vont être quelque chose de totalement nouveau pour nous tous. Mais quelle que soit l’issue du match, nous souhaitons aussi que la Coupe évolue dans une direction positive au terme de cette régate de Deed of Gift, en direction d’une épreuve conventionnelle à nouveau basée sur le principe du consentement mutuel et incluant toutes les équipes. »

Les engagements de BMW dans le sport.

Le sport automobile, le golf et le yachting sont les disciplines qui reflètent le mieux l’image de marque de BMW. Depuis des décennies, BMW s’est impliqué dans des sports qui correspondent à ses valeurs. Le sport automobile, le golf et le yachting véhiculent une image d’exclusivité et de dynamisme tout en étant porteurs d’un héritage culturel. Ils requièrent par ailleurs la perfection technologique et la précision. Ceci s’applique à tous les modèles de la gamme BMW.

BMW s’est impliqué dans le monde de la voile internationale en 2002 avec le team BMW ORACLE Racing, relevant le défi de la Coupe de l’America – la compétition de voile la plus traditionnelle et la plus avancée au monde d’un point de vue technologique. BMW est par ailleurs partenaire principal ou fournisseur officiel de régates internationales de pointe, à l’image de la Semaine de Kiel, l’une des principales et plus prestigieuses épreuves du calendrier international. BMW est par ailleurs sponsor titre de la « BMW Round Ireland Yacht Race », une épreuve exigeante, sans escales autour de l’Irlande, qui fait partie d’une série de régate offshore à l’image de Sydney – Hobart, la Fastnet Race, Newport – Bermudes. BMW est sponsor – titre de la « BMW Auckland Regatta Week », durant laquelle des régatiers amateurs ambitieux s’affrontent en Nouvelle-Zélande, l’une des nations-phare du yachting international. BMW est enfin la voiture officielle du RC 44 Championship Tour, une régate disputée par des grands champions de l’America’s Cup à l’image de Russell Coutts, Dean Barker ou James Spithill.

BMW ORACLE Racing

BMW ORACLE Racing est le Challenger of Record pour la 33è America’s Cup, représentant du Golden Gate Yacht Club de San Francisco, aux Etats-Unis. Le team se prépare pour un duel en multicoques face au Defender Suisse, Team Alinghi. Une Cour de justice New-Yorkaise va confirmer prochainement la date du match, qui se disputera au meilleur de trois régates. Le site de la régate sera annoncé par le Defender.

BMW ORACLE Racing est basé à Valence, en Espagne. Le voilier de l’équipe, destiné à disputer la 33è America’s Cup, est actuellement en construction à Anacortès (WA), aux Etats-Unis.

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Cinquante aux Sables !

Mini à quai
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Une vingtaine de prototypes, une trentaine de voiliers de série, voilà le plateau qui s’annonce pour la  deuxième édition de ce parcours aller-retour entre Les Sables d’Olonne et Horta, soit deux fois 1 270  milles à parcourir. D’abord pour un tiers en traversant le golfe de Gascogne, puis en plein Atlantique vers  le centre anticyclonique des Açores, célèbre pour son beau temps… et ses calmes prolongés. Car c’est bien toute la difficulté de ce tracé estival qui doit composer avec différents systèmes météo, comme cela fut le cas lors de la première édition : une dépression avec des vents forts et contraires, un passage délicat du cap Finisterre, une longue et rapide glissade au portant pour terminer par des vents plus faibles et plus instables dans l’archipel açorien. Et pour le retour, ce fut d’abord des calmes, puis des vents faibles et contraires, avec deux choix tactiques possibles très différents : soit par le Nord pour contourner les hautes pressions, soit sur la route directe… Et au final, un seul solitaire eut le courage de se décaler par le Nord en rallongeant sa route mais en finissant très fort au point de manquer d’un cheveu, la  victoire intégrale ! Comme quoi ce parcours entre les Sables d’Olonne et Horta reste une difficile négociation entre chemin au plus court et détour pour attraper la brise…    

Trois nouveaux bolides    

Et pour cette deuxième édition, le plateau des prototypes s’il apparaît moins étoffé qu’en 2006, présente la particularité de regrouper des bateaux très anciens mais toujours redoutables, à l’image du célèbre Kickers (ex-Karen Liquid), deux fois vainqueur de la Mini Transat (1997 et 1999) et victorieux aux Sables d’Olonne il y a deux ans, et des prototypes de la nouvelle génération, encore plus légers et plus puissants  comme Faber France (l’ancien voilier d’Isabelle Joschke, vainqueur de la première étape de la Mini Transat 2007). Mais l’originalité de cette édition est aussi la présence de trois architectes reconnus dans  le circuit Mini, qui ont dessiné et qui arment leur propre prototype ! Henry-Paul Shipman est un  collaborateur du cabinet Marc Lombard, auteur d’Actual, vainqueur de la dernière Mini Transat ; Etienne  Bertrand revient sur l’eau après un break d’une quinzaine d’années sur un dessin proche de Jason mené  par Jean-Marie Vidal en 2006 ; enfin, Pierre Rolland défend ses propres couleurs avec le dernier-né de sa  production, un futur voilier de série en remplacement du Dingo ! La confrontation sera particulièrement  fructueuse à suivre car de ces concepts naissent ensuite les versions « bateau de série », eux aussi en plein renouvellement.     

D’ailleurs l’affrontement entre différents modèles est toujours d’actualité dans cette catégorie puisque  les Pogo (plans Finot), les Dingo (plans Rolland), les Zéro (plans Lombard), les Tip Top (plans Manuard)…  n’ont pas encore montré toutes leurs capacités. Rappelons tout de même que c’est un voilier de série, un  Pogo-2, qui détient toujours la meilleure distance parcourue en 24 heures sur un Mini lors du retour des Açores : 259,4 milles à la moyenne de 10,80 noeuds sur un voilier de 6,50 mètres de long… Enfin, à la lecture des inscrits, notons que huit nations sont représentées, les étrangers formant un quart de la flotte ! Et ce mardi 15 juillet, le tirage au sort des commerçants sablais qui parrainent chacun un solitaire,  était au programme aux Sables d’Olonne alors que déjà une dizaine de Minis tirent sur leurs amarres à Port Olona… Et le coup de canon du départ sera donné par le navigateur du tour du monde, Guy  Bernardin, le samedi 26 juillet devant la grande digue des Sables d’Olonne !  

Programme des Sables-Les Açores-Les Sables 2008    

Vendredi 18 juillet   
Accueil des concurrents à Port Olona pour les contrôles de jauge et de sécurité.  

Mercredi 23 juillet  
Prologue en baie des Sables d’Olonne. Ce parcours permettra aux concurrents d’effectuer leurs dernières mises au point et aux médias et partenaires, la réalisation de banques d’image. Ce sera pour le public sablais l’occasion de découvrir les navigateurs et leurs bateaux. Le classement de ce prologue n’intervient  pas sur le classement de l’épreuve.  

Samedi 26 juillet  
Départ de la première étape avec bouée de dégagement dans la baie et sur la côte vendéenne pour rejoindre l’archipel des Açores à plus de 1 200 milles.  

Samedi 2 août  
Arrivée de l’organisation à Horta  

Mardi 5 août  
Arrivée à Horta du premier concurrent prévu à la vitesse de 6 nœuds.  

Dimanche 10 août  
“Regata do Canal”: parcours en double en baie entre les îles de Faial et Pico. Chaque voilier embarque un  membre du Clube Naval da Horta ou une personnalité.  

Lundi 11 août  
Cérémonie de remise des prix de la première étape Les Sables-Les Açores.  

Mardi 12 août  
Départ de la deuxième étape Les Açores-Les Sables.  

A partir du mercredi 20 août :  
Arrivée des premiers concurrents aux Sables d’Olonne  

Dimanche 24 août  
Cérémonie de remise des prix de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables. 

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Les 28 équipages se préparent à Québec

Trimaran 50 pieds a quebec saint malo
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Nombre de sorties sont au programme pour les unités en manque de réglages ou de mises au point de nouvelles voiles. Les Québécois profitent ainsi à plein de la vie intérieure des équipages, admirant tantôt les bateaux sous voiles en entraînement devant le port, ou découvrant avec curiosité l’incessant ballet des équipiers et de leurs préparatifs dans un étonnant esprit de décontraction et de solidarité. La pression viendra plus tard, quand les premières données météos laisseront entrevoir le profil que le redoutable fleuve Saint Laurent choisira de présenter aux navigateurs dimanche prochain à partir de 11 heures.

Naviguer léger ou voyager musclé ?
Le nombre d’équipiers embarqués sur les voiliers des différentes classes inscrites au départ de cette 7ème édition de Québec-Saint Malo reste à la discrétion du skipper, trois hommes étant le minimum requis. Les motivations pour garder ce chiffre au plus bas diffèrent en fonction des potentiels des voiliers, mais relèvent aussi de choix stratégiques mûrement réfléchis. Ainsi Lionel Barrier (Espril large-Talmont Saint Hilaire) avoue-t-il sans détour avoir avec ses compagnons de bord, sciemment joué la carte de la durée en partant à 5 équipiers ; « La route est longue et cette transat s’est souvent jouée en Manche, dans le petit temps estival qui baigne les côtes de Bretagne » explique-t-il. « C’est là qui faudra pouvoir disposer d’hommes « frais », physiquement et mentalement ! » Ce Ministe convaincu épaulera ainsi Jean-Edouard Criquioche et Jacques Fournier en compagnie de deux autres sociétaires de la Class40, le Normand Louis Duc et André Jeantet. Autre son de cloche chez d’autres Ministes tout aussi expérimentés et venus naturellement au 40 pieds ; Tanguy De Lamotte, Pom Green et Samuel Manuard, solistes accomplis se font forts de constituer un trio redoutable de bout en bout du parcours, confiants en leur solide vécu de solitaires pour savoir se sublimer dans l’adversité. « Le facteur « poids » n’est pas négligeable pour sortir des zones de transition un peu calmes » renchérit Halvard Mabire qui opte lui aussi pour un nombre minimum de « bouches à nourrir », avec pour seuls compagnons Antoine Carpentier et Didier le Vourch, tous deux solides marins et régatiers confirmés. Alors chasse au poids exacerbée ou abondance de muscles ? réponse à Saint Malo au terme d’une régate que chacun s’accorde à envisager au contact et particulièrement serrée.

Passage à Saint Pierre et Miquelon
Parcours original que cette transat Québec Saint Malo, avec ses 400 km de navigation fluviale dans le Saint Laurent ; mais le passage à Percé, après la marque « obligée » de Rimouski, à mi-chemin entre Québec et l’estuaire, ne sera pas totalement synonyme de champ libre vers l’Atlantique. Les concurrents doivent en effet passer au beau milieu de l’archipel de Saint Pierre et Miquelon, en laissant l’île de Miquelon à bâbord, et Saint Pierre sur leur droite. La bouée de Banchenou devant Saint Malo sera ensuite leur prochain objectif, sauf peut-être si la vigilance à la dérive des icebergs ne contraint les organisateurs à placer une « porte » artificielle dans le sud de la zone jugée dangereuse, afin de contraindre les navigateurs à contourner le secteur à risque.

Programme :
– Jeudi 17 juillet 2008 : Date limite de sortie des bateaux du bassin des concurrents
– Vendredi 18 juillet 2008 : 11H00 : présentation des équipages et vin d’honneur à la Mairie de Québec
– 18H00 : fin des contrôles et date limite pour déposer la déclaration de départ au Comité de course .
– Samedi 19 juillet 2008 : 08H15 : briefing réservé aux skippers.
– Samedi 19 juillet 2008 : 11H00 : Brunch des skippers à bord d’un bateau d’excursion.
– Dimanche 20 juillet 2008 :
– 11H00 : départ des Class40.
– 11H30 : départ des monocoques et de la Class 50’ Open.
– Dimanche 10 août 2008 : Remise des prix de la Transat Québec Saint-Malo à Saint-Malo.

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Après la Manche et l Atlantique, cap sur la Méditerranée !

Courrier Dunkerque
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Une régate menée de main de maître !
Trois M 30 ont déjà porté le spi rouge Honda Civic Hybrid du leader au classement général, et bien d’autres tenteront encore de se l’approprier ! Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) était le premier : le tenant du titre est revenu en force sur les premières manches de l’épreuve… avant de se faire rafler la place par Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret), qui a gardé l’avantage de Dieppe à Granville – Pays Granvillais. C’était sans compter sur la montée en puissance de Courrier Dunkerque (Daniel Souben), qui mène la danse depuis l’escale à Lorient. Mais le vent n’a pas été clément avec les marins, qui peuvent regretter que seules quinze courses aient été courues depuis le départ de la régate. Arrêtés en Normandie par la tempête pendant plusieurs jours, les concurrents n’ont pu faire les 105 milles de ralliement jusqu’à Perros-Guirec, ni rejoindre Lorient en 180 milles de mer. Au lieu de cela, ils ont traversé la Bretagne par la route, de façon à reprendre la course dans les temps à Lorient. Pour rattraper ce retard, le comité de course est bien décidé à densifier le programme et à multiplier les parcours bananes !
 
Courrier Dunkerque : une longueur d’avance
Avec déjà 42 points d’avance sur le second, Courrier Dunkerque peut se vanter d’avoir mis de l’espace entre lui et ses adversaires. Un avantage qui ne sera pas négligeable pour cette dernière semaine de course : « C’est sûr qu’il faudra être vigilants, pour ne pas se faire piéger. Mais dans l’ensemble, on aborde la deuxième partie de course sereinement », confie le skipper Daniel Souben.
 
Derrière, la bataille fait rage
Ils étaient tous pressentis pour la victoire, et se tiennent maintenant dans un mouchoir de poche : Nouvelle Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret) en seconde position, à un point seulement d’Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle). Au pied du podium, huit point derrière les Marseillais, le tenant du titre Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) ne désespère pas redorer son blason avant l’arrivée. Pour le skipper Fabien Henry, « rien n’est encore joué ».
 
Chez les amateurs, le duel continue
Cinquième au classement général, Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais) a réussi à se hisser en haut du podium amateur suite à une victoire lors de la dernière manche. Mais les Malouins gardent un œil dans le rétroviseur, et ne perdent pas de vue l’équipage de Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz), qui n’est qu’à cinq points derrière… « la bataille va être rude jusqu’au bout ! » s’exclame Alexis Littoz. Huit amateurs sont inscrits sur ce Tour de France à la Voile, et pourtant c’est bien d’un duel qu’il s’agit ici : Ville du Port – Région Réunion (Gabriel Jean-Albert), troisième en amateur, semble déjà trop loin pour inquiéter les deux premiers avec plus de 80 points de retard.
 
CSC – HEC – Ecole Navale continue la course en cavalier seul
Malgré les excellentes performances de ses adversaires lors des dernières manches, CSC – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier) poursuit sa marche en avant au classement étudiant. Septième au classement général, il cavale avec 90 points d’avance sur le second, INSA – Sopra Group (Simon Troel). Le match pourrait bien être plus serré pour la deuxième place entre ce dernier et Brest Grandes Ecoles ENSIETA ESC (Loïc Le Garrec), qui n’ont que 14 points d’écart.
 
Du côté du Village Animation, la fête continue !
Avec son écran géant, le Village Animation de l’épreuve est le relais pour les nombreux visiteurs qui viennent chaque jour suivre la course, ou profiter des attractions proposées par les partenaires de la régate. Une dégustation de vins de Bordeaux avec une fine tranche de jambon Aoste, juste avant le café offert par Malongo… de quoi s’éveiller les papilles ! On peut aussi venir apprécier la conduite de la nouvelle Honda Civic Hybrid, ou bien s’essayer à la Xbox 360 et découvrir les produits des exposants locaux… En fin de soirée les concerts de la tournée Rock on the Beach rassemblent une foule nombreuse devant le groupe phare Les Shades !
 
Demain à 11 heures, les marins quitteront le port de Saint-Cyprien pour affronter la tramontane… la course recommence !

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Thomas Coville s’empare du Record de l’Atlantique

victoire pour Thomas Coville
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Plaisir de la glisse, efforts ultimes, performance du duo homme-machine. Voilà comment on pourrait résumer les cinq jours de navigaton record à travers l’Atlantique menés par Thomas Coville et Sodeb’O.

Plaisir de la glisse
Le plaisir de la glisse est une évidence pour Thomas qui navigue en professionnel depuis une quinzaine d’années. Que ce soit par téléphone ou à l’occasion des films vidéos qu’il émettait du bord du trimaran, il a fait partagé aux terriens le "plaisir terrible" de naviguer au milieu de l’Atlantique Nord. "Dans tous les cas, c’est un vrai panard," s’amusait-il encore entre une plaisanterie et l’évocation de la difficulté de l’effort à fournir.

Dépassement de soi
Entre la veille quasi-permanente, la lutte pied à pied contre la fatigue, les manoeuvres éreintantes à l’approche de l’Europe, Thomas Coville – comme ses prédécesseurs dans cet exploit – n’aura pas économisé ses forces. Le vent mollissant à l’atterrissage sur le Cap Lizard, au sud-ouest de l’Angleterre, là où s’adjuge le record, l’a obligé à multiplier les empannages et les changements de voiles d’avant. Des voiles immenses (jusqu’à 650 m2) et pesantes qu’il faut tantôt brasser, tantôt accompagner délicatement d’un bord à l’autre du bateau.

Vitesse grand V
L’autre performance de cette transatlantique est la vitesse du bateau. "On a fait plusieurs journées par loin du record des 24h [619 milles, 1146 km détenu par Sodeb’O depuis janvier] avec environ 590 milles. C’est bien, ça veut dire que j’exploite bien le bateau à 100% sans avoir la sensation d’être dans le rouge," observait-il à la mi-parcours.

Comme on pourrait le deviner, ces performances ne doivent rien au hasard. S’il est juste que les conditions météo ont été optimales pendant les deux tiers de la transat, on rappellera que l’équipe à terre a optimisé le maxi-trimaran en prévision de ce record, le délestant du maximum d’équipements possibles. Résultat: un gain de poids d’environ 800kg pour un bateau qui pèse à l’origine 12 tonnes. Enfin, depuis la mise à l’eau du bateau en juin 2007, Thomas et Sodeb’O ont passé ensemble le plus clair de leur temps que ce soit en convoyage en solo ou en équipage ou en record. Ce temps passé à bord constitue le socle de la réussite présente de Thomas Coville, nouveau recordman de la traversée de l’Atlantique.

(*) Temps exact à confirmer par le World Sailing Speed Record Council (WSSRC)

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