Accueil Blog Page 1682

Les premiers déjà en approche du Pot au noir

Puma VOR 2008
DR

Ken Read et ses hommes naviguent avec seulement 5 nœuds de vent limitant leur vitesse moyenne à environ 5 nœuds, tandis qu’Ericsson 3 continue de profiter d’un bon flux les propulsant à une douzaine de nœuds. Au classement, au passage des Îles du Cap Vert, Puma n’a plus que sept milles d’avance sur Anders Lewander et son équipage. Gustav Morin sur Ericsson 3 reste néanmoins prudent, "Les derniers classements indiquent que nous réalisons des gains sur Puma. Le Pot au Noir n’est plus loin et cela ressemble à un parking, ce qui signifie que rien n’est joué. Le vent va souvent changer de direction au cours des jours à venir. Certains vont se retrouver avec le vent de l’arrière, tandis que d’autres seront encalminés!"
Ericsson 4 garde sa troisième place malgré son passage près des Îles du Cap Vert pour déposer un équipier blessé, tandis que plus à l’ouest, Green Dragon retrouve plus de vent et reprend la quatrième place. Les deux bateaux Telefonica restent à l’arrière de la flotte, mais pour le moment Telefonica Black à presque 200 milles du leader profite encore d’une bonne brise, tandis que Bouwe Bekking sur Telefonica Blue sent le vent faiblir et estime que les prochaines 24 heures seront un moment critique dans cette étape.

- Publicité -

Hugo Boss démâte dans une collision !

hugo boss
DR

“Je suis anéanti, mais en même temps soulagé car personne n’est blessé”. La préparation d’Alex Thomson au Vendée Globe a pris un coup très sérieux cette nuit, vers 2h30, à deux milles des Sables d’Olonne, quand Hugo Boss et un bateau de pêche sont entrés en collision. L’accident a provoqué “de sérieux dégâts” et le démâtage du 60 pieds du skipper britannique.

Fort heureusement donc, ni Alex Thomson ni les deux hommes qui l’accompagnaient – Rosss Daniel et Gil Waterhouse – n’ont été blessés dans cet accident, alors que s’achevait le convoyage d’Hugo Boss depuis Gosport.

Hugo Boss a été remorqué vers le port de commerce des Sables d´Olonne où il doit être expertisé dans la journée.

Une conférence de presse sera organisée au PC Course du Vendée Globe à 17h(Boulevard de l´Île Vertime aux Sables d´Olonne) avec Alex Thomson pour expliquer les circonstances de cet incident et donner toutes les informations sur les décisions prises par le team Hugo Boss.

- Publicité -

Harken équipe sept des huit 70′ dans la Volvo Race !

Harken - Puma
Harken - Puma

Harken équipe sept des huit 70′ Open Volvo engagés dans la Volvo Ocean Race 2008-2009, en systèmes de winchs et accastillage de pont.
La jauge des 70′ Volvo a connu une évolution importante pour cette édition. Ces machines de deuxième génération ont les mêmes capacités de records de vitesse que les précédentes mais sans aucun compromis en matière de longévité et de sécurité. La course 2008-2009 est également différente, avec 11 escales et un parcours de 27 000 milles, c’est la promesse d’une infinie variété de conditions de navigation, un test exhaustif, en situation réelle, des performances et de l’efficacité du matériel tout au long de la course.

Le cahier des charges et le challenge posé aux ingénieurs Harken était clair : “Les V70 sont devenus plus puissants et l’accastillage doit être plus léger, sans sacrifier pour autant la robustesse ni la longévité", commente Peter Harken, Président de Harken Inc. “Nous avons développé l’accastillage monté sur les Volvo 70 existants et nous avons renforcé la structure calculée par ordinateur de nos poulies TTR pour qu’elles puissent affronter sans risque une course autour du monde. Grâce à la légèreté des joues en aluminium et des roulements en titane, ces poulies sont efficaces à 98 %.

Également à bord : Systèmes winchs carbone à colonne, winchs d’écoute de grand-voile, de bastaques et de drisses, chariots de barre d’écoute et de foc équipés des robustes et puissants roulements CRX à rouleaux captifs.

En 2005-2006, l’accastillage et les winchs Harken équipaient le vainqueur, Abn Amro One. “Nos Winchs et notre accastillage ont été irréprochables pour mener Abn Amro One à la victoire", confiait le Skipper Mike (Moose) Sanderson. “Mais il faut bien dire que nous avons acquis une telle confiance dans le matériel Harken que nous ne sommes même pas surpris.”

Pour accompagner la Volvo Ocean Race 2008-2009, une équipe de techniciens Harken sera présente aux 10 escales pour fournir toute l’assistance technique nécessaire aux équipages.

Source : Harken
www.harken.fr

- Publicité -

Démâtage d’Hugo Boss : Alex Thomson explique

Alex Thomson
DR

À 3h00 ce vendredi, Hugo Boss s´est fait percuter par un bateau de pêche au niveau des cadènes de haubans, ce qui a provoqué le démâtage du monocoque et des dégâts importants sur le bordé tribord. Le voilier a été remorqué vers le port de commerce des Sables d´Olonne où il a été expertisé dans la journée par l´équipe technique de Hugo Boss et les architectes du bateau, le Groupe Finot-Conq.

« À 3h00 ce vendredi alors qu´Hugo Boss était à 1,5 mille dans le Sud des Sables d´Olonne à l´arrêt sous grand voile seule, avec toutes ses lumières allumées, un bateau de pêche a percuté le bateau par le travers. Cela a causé beaucoup de dégâts et le mât est tombé en se cassant. Nous avons rapidement libéré le mât pour qu´il ne cause pas plus d´avarie et nous l´avons largué avec sa voile en mouillant une bouée pour le récupérer. Nous avons pu rentrer au port des Sables d´Olonne vers 4h30 et depuis, nous étudions les dégâts pour savoir quelles types de réparation sont possibles et en combien de temps.

En ce moment (17h00), l´équipe de Hugo Boss est en train de récupérer le mât et la voile pour pouvoir aussi effectuer une expertise sur le gréement. Pour l´instant, je n´ai pas plus d´informations. Cela fait quatre ans que je prépare ce Vendée Globe et je n´ai pas l´intention d´abandonner maintenant ! Il reste trois semaines et deux jours avant le départ. J´ai la chance d´être entouré par une super équipe et nous avons déjà eu à affronter des problèmes aussi difficiles, et à chaque fois nous avons trouvé des solutions. Jusqu´à ce que quelqu´un me dise qu´il n´est plus possible de prendre le départ le 9 novembre, je prendrais le départ ! »

Qu´en est-il pour le mât ?
« Il y a plusieurs solutions pour le mât : la première est de le réparer, la seconde est d´en fabriquer un nouveau, la troisième est d´utiliser un mât de rechange d´une autre équipe. Les autres teams ont proposé leur aide : celui de Dominique Wavre, celui de Yann Eliès ou celui de Sébastien Josse. »

Le bateau serait réparé ici aux Sables d´Olonne ou ailleurs ?
« Pour l´instant, Hugo Boss ne peut pas partir des Sables d´Olonne à cause de son trou dans la coque qui est très proche de la flottaison. Il faudra de toute façon le rentrer dans un hangar pour le réparer. Mais le bateau ne sera plus tout à fait le même car il avait demandé beaucoup de temps de travail… »

Qu´a fait le bateau de pêche après la collision ?
« Il a fait des tours autour de nous pour savoir si tout le monde à bord était sain et sauf. Puis il est rentré au port des Sables d´Olonne et certains marins sont revenus ensuite en pneumatique pour vérifier que tout allait bien. Ma première priorité a été de sécuriser l´équipage et le bateau, puis nous avons prévenu les centres de sécurité en mer. Nous n´étions pas en danger immédiat et c´est pourquoi il y a eu un délai avant que cet incident soit connu à terre. »

Combien étiez-vous à bord ?
« Trois, deux dormaient et le troisième était sur le pont avec tout le gréement allumé comme un sapin de Noël ! Nous avions aussi activé radar, activ-écho… Je pense qu´il était difficile de voir arriver ce bateau parce qu´il est venu très vite : l´équipier de quart a essayé de démarrer le moteur, mais c´était déjà trop tard. Il y avait déjà beaucoup d´autres bateaux de pêche autour de nous avec leurs feux de route, rouge ou blanc, en plus des lumières de la ville… Nous étions en plus en dehors du chenal d´entrée au port des Sables d´Olonne. »

Trois semaines, cela va être très court pour être prêt ?
« C´est difficile de savoir : il faut attendre le rapport d´expertise…  Les architectes du bateau (Jean-Marie Finot et Pascal Conq, ndlr) sont à bord depuis 14h00. »

(source Vendée Globe)

- Publicité -

La flotte approche du Pot au Noir

Ericsson
DR

Grand favori de cette édition, Telefónica Blue, mené par Bouwe Bekking, n´arrive décidément pas à combler le handicap de son stop over technique à Gibraltar. Facteur aggravant, l´équipage fait de la couture depuis ces dernières heures pour réparer un spi explosé en « milles morceaux ».  Dans son malheur, le skipper de Telefónica reste cependant très fair play et soulignait ce matin  l´excellente performance de Deltay Lloyd : « non seulement ils ont navigué de façon très intelligente, mais ils n´accusent aucun déficit de vitesse. Cela ouvre de belles perspectives pour la prochaine édition car nous pouvons espérer que davantage d´équipes utilisent des bateaux d´anciennes générations qui sont comme on peut le constater toujours très compétitifs. »

De son côté, l´autre VO 70 espagnol, Telefónica Black paye au prix fort une option Ouest calamiteuse prise lors de son passage des Iles Canaries. En effet, alors que les autres concurrents décidaient de passer au milieu de l´archipel ou, pour les mieux inspirés, de laisser l´archipel à tribord en rasant les côtes marocaines, Telefónica Black partait à la conquête de l´ouest, laissant les Canaries à babord. Mais le vent n´était pas au rendez-vous et l´investissement n´est pas payé,  obligeant  l´équipage à rapidement plonger au sud, dès les Canaries dépassés, pour venir se recaler dans le sillage du peloton. Facture : 200 milles de retard.

Alors que les uns s´arrachent sans doute un peu les cheveux, les autres se frottent les mains. C´est le cas de Puma, qui a pris la tête de la Volvo Ocean Race à 7 h jeudi matin et de son ombre, Ericsson 4 toujours dans son tableau arrière.

 

Moyennes élevées

Lors de sa dernière vacation téléphonique avec le PC Terre, Ken read, skipper de Puma et grand spécialiste de la Coupe America, laissait entendre, en souriant, qu´il n´était pas vraiment venu sur la Volvo pour faire du match race, mais qu´il avait plaisir à naviguer à vue de l´équipage de Torben Grael. Sous entendu, de garder le contrôle.

Pour l´instant la flotte progresse à vive allure, sous un soleil éclatant, dans un bel alizée de  25 nœuds, qui laisse s´exprimer pleinement la puissance des VO 70. Les compteurs affichent depuis plusieurs heures des vitesses de 18 à 22 noeuds, vitesse que seul Telefónica Black ne connaît toujours pas malgré son recalage progressif.

En cette période de l´année, le Pot au Noir se situe entre le 8ème  et le 6ème parallèles nord. Il a en ce moment une forme proche de celle d´un volant de diabolo, large sur les extrémités et plus resserré en son centre. L´enjeu est donc de taille pour les 8 concurrents de se placer au mieux pour traverser cette zone hautement perturbée météorologiquement, sans y laisser trop de plumes.

Les 8 concurrents ont encore un peu plus de 36 heures pour se placer.  Les positions au fil des classements devraient donc  jouer au yoyo jusqu’à dimanche. En attendant, les étraves pointent vers l´archipel du Cap Vert, chargé de l´espoir pour certains de revenir à la table des négociations.

 

Vendredi 17 octobre – Positions à 12h Paris     

1  Puma 0 mille

2  Ericsson 4  milles

3  Ericsson 3 à 16 milles

4  Delta Lloyd à 58 milles

5  Green Dragon à 78 milles

6  Team Russia à 84 milles

7   Telefónica  Blue à 141 milles

8  Telefónica Black à 198 milles

- Publicité -

La ruée vers l’ouest

Puma Volvo 2008
DR

Vers 10h TU, Torben Grael sur Ericsson 4 a été le premier à décider d’empanner pour s’éloigner des côtes africaines, mais Ericsson 3 continue encore de progresser le long de ces côtes. Avec Puma directement au sud d’Ericsson 3, le navigateur sur le bateau suédois espère que les prévisions de calmes au large de la Mauritanie vont ralentir la progression de Ken Read et ses hommes. L’Américain confirme que les tactiques de ces dernières 24 heures ne peuvent pas être évaluées avant quelques jours, car les gains restent fragiles. "On ne sait qui est le vrai gagnant qu’à la fin de la partie. Cela peut venir quelques jours après les prises d’options Je vois que tout le monde commence à se précipiter vers l’ouest.".

- Publicité -

Record de participation à la Rolex Middle Sea Race

Middle Sea Race 2008
DR

Venant de 20 pays différents, un nouveau record de participation sera battu si l´intégralité des 80 pré-inscrits franchit la ligne de départ samedi 18 octobre prochain. En 2006, année du précédent record, 68 bateaux avaient pris part à cette compétition. « C´est tout simplement extraordinaire », commentait le Commodore George Bonello Dupuis, dont le First 47.7, Escape, prendra part à la course. « Une nouvelle fois, nous sommes ravis d´accueillir une flotte internationale, grande par le nombre de bateaux et par le talent des équipages présents. Nous n´aurons pas nécessairement les grands noms des supers Maxis, en revanche cette édition laissera plus d´opportunités pour la majorité des participants, même pour la victoire en temps réel. Certains d´entre eux participent pour la seconde, troisième voir même quatrième fois, mais pour la plupart c´est une première ! Lors de l´édition 2007, nous pensions que le nombre d´entrées tendrait à décroître mais l´effet est inverse », ajoutait George Bonello Dupuis.

Avec 14 éditions dans son sac de marin, Tim Camilleri, embarqué à bord du X 41 russe, Vikesha, connaît parfaitement les différents attraits et les pièges de la course. «  J´ai couru ma première édition en 1982, une course dont je me souviens très bien. Le temps était similaire à celui de l´année dernière. Il n´y a pas eu autant de dégâts, mais nous avons eu de temps à autre des vents de 40 nœuds de face. » Camilleri possède une grande expérience de cette course et un beau palmarès avec 3 victoires, la première en 1996, puis en 2001 et 2002.

« Les conditions devraient, cette année, être modérées à légères. Il sera difficile de naviguer vite dans de telles conditions surtout face aux Maxis qui avancent bien avec peu vent. Nous pouvons tout de même compter sur des effets locaux dû, en partie, à l´influence du système de hautes pressions. Il y a toujours une opportunité à saisir. L´important est de ne jamais renoncer… »

Diversité des participants

Une des particularités de la liste des inscrits, cette année, est la disparité du type de voiliers participants. Du voilier de série en passant par le dernier-né d´une série à la mode ou bien d´un Maxi de course des année 88, la Rolex Middle Sea Race peut se targuer d´accueillir une multitude de bateaux, monocoques et multicoques, qui ont ou vont marquer les courses à la voile. Steinleiger 2 en est le plus bel exemple. Construit en 1988, ce long monocoque rouge de 25,5 mètres de long a remporté la Whitbread, course autour du monde en équipage avec escale, en 1989, avec à la barre un certain Sir Peter Blake ! Ce bateau de légende sera opposé à des monotypes de la nouvelle génération, les STP 65, rapides, fiables et puissants, à l´image de Rosebud, victorieux de la Rolex Sydney Hobart 2007, en temps compensé.

Bostik en lice

La France sera représenté par quelques voiliers de croisière mais également par le tout nouveau monotype de 50 pieds de la SolOceans, Bostik qui sera mené par Charles Caudrelier. Ce voilier est destiné à une course en solitaire autour de la terre avec une escale. Le parcours exigeant de la Rolex Middle Sea Race sera, pour lui, un test parfait.

La catégorie des Class 40 sera aussi bien représentée tout comme les TP 52, Ran en tête. Véritable Maxi de course-croisière, Rapture sera très certainement le plus grand des participants. Avec une longueur hors tout de 30,2 mètres, ce monocoque construit en 2007 est immatriculé à Antigua et devrait faire parler de lui pour les honneurs de la ligne.

Le record de l´épreuve, établi en 2007 par George David sur Rambler, est désormais de 47 heures 55 minutes et 3 secondes. Pour la première fois dans l´histoire de cette course, un voilier réalisait le parcours en moins de deux jours. La Malta Rolex Cup, le 15 octobre, marque le début officiel de la compétition. Ces pré-régates permettent aux équipages de se régler avant d´entamer, le 18 octobre, le long sprint de 607 milles autour de la Sicile. La Cérémonie de remise des prix se tiendra, quant à elle, le 25 octobre à midi au Mediterranean Conference Centre.

- Publicité -

Puma seul en tête

Puma VOR 2008
DR

Puma a creuse l’écart en tête de course lors du passage des Canaries, mais pour Telefonica Black, ces deux dernières journées ont été extrêmement frustrantes. A l’approche des îles, Fernando Echavarri et ses hommes n’avaient qu’une vingtaine de milles de retard sur le peloton de tête. A ce moment-là, ils ont opté pour une route par l’ouest de l’archipel et jusqu’ici, cela n’a pas donné les résultats escomptés. Ce matin l’équipage se trouve à l’arrière de la flotte à 200 milles du leader, Puma. Après son escale forcée à Gibraltar, Telefonica Blue est bien revenu dans la course et a suivi hier la plupart des bateaux à l’est des Canaries. Ce jeudi matin, malgré leur escale forcée de douze heures, ils n’accusent qu’un retard de 149 milles sur Puma, qui creuse l’écart sur Ericsson 3 et 4, car après une journée de match racing, Ken Read et ses hommes ont désormais une avance de 40 milles sur Ericsson 3 et 60 milles sur Ericsson 4, tandis que Green Dragon, qui a tenté ses chances au milieu des Canaries, reste près de trente milles derrière Ericsson 4.

Préparer le Pot au Noir

Depuis 24 heures, les alizés ont tendance à se stabiliser avec un anticyclone sur l’Atlantique nord, mais comme on a pu constater hier, des calmes sont apparus autour des Canaries piègant certains. Il semble que Green Dragon ait essayé de profiter d’un couloir entre Tenerife et Gran Canaria, mais les autres ont en fait trouvé de bonnes conditions de navigation plus près des côtes africaines. L’anticyclone se déplace lentement vers l’ouest en se développant, tandis qu’une dépression se creuse sur l’Afrique du Nord. Cela devrait renforcer le flux de nord le long de la côte, offrant de nouveau un avantage à ceux qui sont positionné plus à l’est. Cela dit, les navigateurs devront également choisir aujourd’hui comment se placer pour s’attaquer au Pot au Noir.

- Publicité -

Portimao Global Ocean Race : Kleinjans en tête

Portimao Roaring Fourty
DR

Les trois leaders de la Portimão Global Ocean Race naviguaient bord à bord ce matin lors de la troisième journée en mer. Après avoir obtenu une bonne avance depuis la porte obligatoire du Cap de Sagres, le Belge Michel Kleinjans sent la pression depuis l’aube de Beluga Racer et Desafio Cabo de Hornos.  Ce matin, il explique la surprise à son réveil, “Vers 6h20, j’ai empanné vers le sud-ouest et je m’étonnais de voir un bateau à un demi-mille par le travers. Cela ressemblait à un bateau de course. J’ai donc sorti mes jumelles et j’ai pu voir Felipe sur Desafio Cabo de Hornos sous code 5.”

Avant de hisser le spinnaker, Michel a cogité sur les conditions attendues, car le vent s’est renforcé avec des rafales à 25 nœuds et la mer est devenue agitée au point que Roaring Forty (photo) est même parti au lof. Sur Kazimir Partners, Lenjohn Van Der Wel a signalé un problème de drisse, qui a nécessité une ascension du mât, ce qui n’est jamais facile au milieu de la nuit en pleine mer. Positionné très à l’ouest, Kazimir Partners progresse plus lentement que les bateaux plus au sud, mais les deux frères à bord, plus habitués aux voiliers de luxe, prennent du plaisir à faire connaissance avec leur coursier. A l’opposé, très à l’est à seulement 45 milles des côtes marocaines, Mowgli devra bientôt empanner pour bien se positionner pour le passage des Canaries. Avec le renforcement du vent, ce sont les duos qui devraient s’y retrouver et déjà aujourd’hui Felipe Cubillos et José Muñoz réalisaient la meilleure moyenne de la flotte avec une vitesse de 12,2 nœuds. Place maintenant aux options tactiques pour doubler les Canaries…

- Publicité -

Très serré aux Canaries

Puma Volvo 2008
DR

Mais ce mercredi, les paris sont fermés et chacun ne peut plus que spéculer sur les gains et les pertes en perspective à la sortie de l´obstacle. Au dernier pointage, Green Dragon avait disparu des écrans radars utilisant  son droit de passer en mode furtif pendant 12h afin de cacher à ses concurrents ses options stratégiques.

 Ce début de semaine avait été principalement marqué par l´avarie du système de barre de Telefónica Blue, contraint, dans la nuit de lundi à mardi, à un pit stop technique au passage de Gibraltar, encaissant à l´occasion 12h de pénalité. Malgré les efforts acharnés des hommes de Bouwe Bekking, dont le Français Laurent Pagès,  l´équipage peine encore à neutraliser ce handicap. Il pointe ce matin à 90 milles des leaders, et avait un peu décroché des basques de Team Russia, qu´il avait réussi pourtant à bien recoller dans la nuit.

Un alizé relativement faible, établi à 16-18 nœuds, préside en ce moment sur la zone des Canaries, faisant progresser la flotte à des vitesses pour l´instant relativement homogènes, entre 15 et 18 nœuds, avec un léger avantage pour l´option « saharienne ».

 

Deux stratégies radicales ont donc été adoptées à l´entrée de l´archipel. Telefónica Black, Green Dragon et Ericsson 3 coupent actuellement “à travers champs” et passent au milieu de l´archipel, légèrement dans son nord, alors que Puma et Ericsson 4, qui ne se lâchent pas les baskettes, ont pris le parti de naviguer le long des côtes du Sahara occidental marocain à la recherche d´un vent moins aléatoire. Un pari qui semble pour l´instant leur donner raison, puisqu´ils naviguent 3 nœuds plus vite que Telefónica Black, le plus nord d´une ligne de front large de quelques 130 milles.

 En milieu de classement, on remarque la présence de Delta Lloyd, le plus ancien bateau de la flotte puisque c´est le VO70 ABN AMRO ONE, vainqueur de la précédente édition. C´est une très belle performance pour cet équipage battant pavillon hollandais, inscrit un mois avant le départ, qui est encore dans une phase de prise en main du bateau et qui devient par ce beau début de course un véritable outsider.

Sur le papier, Puma et Ericsson 4 tiennent donc la corde, mais il est encore difficile de dire qui sortira le mieux son épingle du jeu, car les dévents des côtes et un alizée qui pourrait se renforcer dans les prochains jours pourraient  jouer encore quelques vilains tours aux concurrents avant la sortie des Canaries.

Prochaine réjouissance, la négociation en fin de semaine de l´entrée dans le Pot au Noir.

 

 

Mercredi 15 octobre – Positions à 9h Paris    

1  Puma

2  Ericsson 4 à 0 mille

3  Ericsson 3 à 29 milles

4  Delta Lloyd à 44 milles

5  Telefónica Black à 52 milles

6  Team Russia à 77 milles

7  Telefónica  Blue à 90 milles

 

  Green Dragon en mode furtif

- Publicité -
- Publicité -