Ericsson 4 a franchi la barre de 600 milles en 24 heures hier soir, établissant un nouveau record pour un monocoque. Entre mardi soir et 18h54 TU mercredi soir, Torben Grael et son équipage ont parcouru 602,66 milles !
L´homologation par le WSSRC est attendue d’ici une quinzaine de jours. Ce nouveau record signifie qu´Ericsson 4 a réalisé une vitesse moyenne de 25,11 noeuds ! Une performance époustouflante, d´autant qu’il manque un homme à bord du bateau depuis le départ de Tony Mutter au large du Cap Vert, à cause d’une blessure.
Réaction de Guy Salter sur Ericsson 4 hier soir : « Ce n’est pas tous les jours que l’on peut naviguer comme ceci et le fait d’établir un nouveau record est fabuleux ! Pour le moment, on ne se rend pas compte de notre exploit, car nous nous concentrons sur la route vers le Cap, en voulant rester en tête de la flotte sans subir des dégâts et sans blessures. Tout le monde est exténué. Ce n’est guère facile de dormir à bord d’E4. C’est un peu comme le retour à terre de la navette spatiale : tout bouge y compris toutes nos cellules et les routines de la vie quotidienne sont quasi impossibles.”
Avaries sur Telefonica Black
Pendant qu’Ericsson 4 établit de nouveau records à l’avant de la dépression, derrière, Telefonica Black subit les fureurs d’une mer déchaînée. Hier soir en progressant à 25 nœuds, le bateau de Fernando Echavarri est tombé lourdement dans un creux. L’équipage a perdu le contrôle du bateau pendant un instant et les dégâts sont importants : ils ont perdu un safran, une partie d’une dérive et le bout-dehors. Personne n’a été blessé et l’équipage a mis en place un safran de secours pour poursuivre la route vers le Cap à une vitesse réduite.
Selon les dernières prévisions, les premières arrivées devraient intervenir au Cap dès lundi prochain.
Classement à 8h jeudi (HF)
1. Ericsson 4 à 1267 milles de l´arrivée à Cape Town
NetComposites (spécialiste britannique en matériaux composites innovants) et BRE (the Building Research Establishment,) dirigent un projet dont l’objectif est d’évaluer l’impact sur l’environnement de matériaux de construction naturels.
Le projet, BioCompass s’adresse au problème auquel l’industrie de construction va être confrontée : comprendre l’impact que ces nouveaux matériaux vont avoir sur l’environnement, en comparaison des matériaux traditionnels. Le travail s’effectue dans le cadre d’un projet de recherche en Angleterre, qui est financé par le programme sur les matériaux renouvelables du Ministère de l’Environnement.
Ce projet étudiera des questions telles que: – La fourniture en matières premières – dont la production agricole et l’utilisation des terrains agricoles – Les besoins en énergie pour la fabrication primaire et le traitement secondaire – La durabilité de ces matériaux d’origine naturelle en comparaison avec les alternatives traditionnelles – La fin de vie du produit – dont des questions sur la recyclage, le compostage, la récupération et la ré-utilisation.
L’équipe qui comprend des professionnels du secteur de la construction et des matériaux naturels, offrira des renseignements, des conseils et les outils nécessaires pour comprendre l’impact sur l’environnement de ces matériaux et pour faciliter la comparaison avec les alternatives.
Ceci permettra à toute la filière de prendre de bonnes décisions concernant le choix de produits d’origine agricole sans avoir à réaliser des études, qui coûtent cher et prennent du temps. Cela permettra à l’industrie de négocier avec des clients en toute connaissance de cause, engendrant une croissance dans l’utilisation de ces produits d’origine agricole.
Et maintenant l´Atlantique ! Déjà ! Francis Joyon ne traîne pas en route depuis son départ de Cadix, hier matin mardi. A des vitesses très souvent supérieures à 25 nœuds, il a signé ce matin à 8h une journée à 580 milles… Et dès 14h cet après-midi, IDEC est au sud-est de Gran Canaria, la porte obligatoire à respecter dans ce parcours de la Route de la Découverte à destination de San Salvador (3884 milles en route directe).
« J´étais tout le temps entre 25 et 33 nœuds » témoignait ce matin le skipper trinitain, quelques heures avant son passage de la porte, juste après avoir empanné une première fois pour passer à travers l´archipel des Canaries. « J´ai fait une bonne distance sur ce premier jour» se félicitait-il, tout en racontant une première nuit « où il y a encore eu de la bagarre ». Traduisez : du vent, de la mer et donc « une veille constante, pour choquer un mètre d´écoute et abattre sous le grain quand c´est nécessaire… » Francis avoue n´avoir « pas dormi plus d´une heure ou deux », mais relativise : « je ne dors jamais beaucoup la première nuit : j´écoute le bateau, j´essaie de le comprendre, je m´adapte …»
Côté météo, comme prévu – c´ était même la raison de la route d´IDEC hier, très proche des côtes marocaines – le vent a légèrement basculé vers le nord et un peu molli. Fini donc la voilure arrisée, les deux ris-trinquette : «j´ai renvoyé toute la toile, grand voile haute et solent, il y a entre 17 et 25 nœuds de vent de nord. Le bateau accélère sous les nuages et ralentit quand il n´y en a pas, mais je suis à peu près toujours entre 21 et 22 nœuds sans nuages et à 27 ou 28 nœuds quand j´en accroche un » témoignait le skipper d´IDEC, quelques heures avant de pouvoir s´attaquer à la traversée de l´Atlantique proprement dite, « chose que je ferai dès cet après-midi ».
Dans les heures à venir pour entamer cette traversée, Francis Joyon devra surtout se méfier du dévent de Ténerife, « qui peut aller jusqu´à 100 milles de l´île. Donc, il faut faire bien attention à ne pas se faire encalminer ». A plus longue échéance, il y aura peut-être « une zone de transition météo plus délicate d´ici 3 ou 4 jours, mais pour l´instant je gère ce que j´ai et tout va bien à bord, je m´applique à aller vite ».
A 14 heures, IDEC était flashé à 25,6 nœuds par 27°41 de latitude Nord et 15°11 de longitude Ouest, à 3200 milles de l´arrivée à San Salvador. Francis Joyon s´était alors déjà forgé un matelas de plus de 100 milles d´avance sur le record à battre de Thomas Coville. Le maxi trimaran rouge entamait ainsi plutôt sereinement son deuxième jour à la poursuite du fameux chrono à battre : 10 jours, 11 heures, 50 minutes et 46 secondes.
Le record précédent (562,96 milles) avait été établi par ABN AMRO 2 skippé par Sébastien Josse pendant la seconde étape de la Volvo Ocean Race 2006. Puma (Ken Read), à la deuxième place aujourd’hui, a parcouru 561 milles, ratant de peu le temps de référence d’ABN AMRO 2. Torben Grael et son équipage ont battu le record précédent à 3h55 ce matin, mais leur performance a continué de s’améliorer tout au long de cette matinée de mercredi.
“Pas fait exprès!”
“C’est un fabuleux exploit, mais on ne l’a pas fait exprès,” assure Torben Grael “nous voulions simplement profiter du système météo, rester avec aussi longtemps que possible. On atteint les 30 nœuds avec un vent établi entre 28 et 32 nœuds sur des creux de huit mètres… ce qui n’est pas terrible pour le bateau. Les conditions sont limites. Il n’est pas évident d’aller plus vite avec des creux comme ça…”
Ce sera le troisième plan Juan K à avoir battu des records, car l’Argentin était derrière les deux ABN Amro, qui ont détenu le record par le passé.
Ian Walker, le skipper sur Green Dragon, parlait justement cette nuit de ces conditions, “C’est la folie! 35 nœuds de vent, une nuit noire, 1500 milles de la terre et nous faisons tout notre possible pour pousser le bateau au maximum! Avec tout ce bruit et ces mouvements, on a l’impression que le bateau va se désintégrer à tout moment. Mais il faut bien pousser pour rester à l’avant du front froid.”
A 13h00, Ericsson 4 se trouvait un peu au nord de Puma, Green Dragon dans son sillage. Encore plus au nord, Ericsson 3, Telefónica Blue et Telefónica Black restent encore bien groupés. La déchirure de deux voiles rendait la progression de Telefónica Black difficile la nuit dernière, mais l’équipage se réjouissait néanmoins ce matin d’avoir aperçu son premier albatros, considéré de bon augure.. .
Position à 13h mercred :
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Ericsson 4 à 1694 milles de l’arrivée Puma à 34 milles Green Dragon à 76 milles Ericsson 3 à 113 milles Telefónica Blue à 145 milles Telefónica Black à 155 milles Delta Lloyd à 315 milles Team Russia à 337 milles
Un peu plus de 120 milles séparent le leader du dernier de ce groupe de tête, alors que Delta Lloyd et Team Russia, en choisissant hier de faire du plein Est sur une route plus nord se retrouvent à plus de 230 milles des leaders. Des conditions de navigation un peu différentes et une route plus directe vers Cape Town pourraient permettre à ces deux « retardataires » de raccrocher dans quelques jours au peloton des sudistes qui essuie en ce moment un fort coup de vent, avec des vents entre 30 à 40 nœuds.
Dans la tourmente
Comme cela avait été annoncé en début de semaine, la rencontre de deux dépressions s´est transformée en un très très fort coup de vent qui devrait accompagner les concurrents jusqu´aux approches de Cap Town. Les VO 70 progressent donc depuis hier dans la tourmente à des vitesses qui filtrent régulièrement avec les 25-28 nœuds sur une mer formée avec des creux de 4 à 8 mètres. A ce rythme là, l´idée d´un nouveau record de vitesse des 24h en monocoque commence à germer dans les esprits. Cette nuit (ndr) Ericsson 4 aurait battu ce record jusqu’ici détenu par l’équipage de Sébastien Josse. (lire par ailleurs).
Les ponts sont balayés en permanence par des paquets de mer et les équipiers ne quittent pas leur combinaison sèche. A l´intérieur, on n´est pas loin de la dévastation. Dans cette chevauchée fantastique sous spi assymétrique, la concentration des marins est à son maximum car ils savent que la moindre faute d´inattention ou erreur d´estimation seront payées au prix fort. En course, comme personne ne peut se payer le luxe de lever le pied avec le risque de descendre du train en marche et de voir la concurrence vous laisser sur place, tout le jeu de ces prochains jours sera de rester juste en-dessous du « ça passe ou ça casse ». Et de ne pas laisser les petits copains vous fausser compagnie.
INTERVIEW DE SIDNEY GAVIGNET, CHEF DE QUART SUR PUMA
Quelles sont vos conditions actuelles de navigation ?
SG : Les conditions sont brutales. Je viens d´aller aux toilettes en sortant de ma bannette. Elles sont situées à l´avant du bateau, là où le bateau sort de l´eau ou au contraire plonge sous l´eau et c´est vraiment impressionnant… même si j´ai l´habitude. Voir cette grosse machine, comme Il Mostro (Puma) lancé à fond sur les vagues et qui tape comme un ricochet jeté par terre. Le vent est à 30 nœuds et le speedo (compteur de vitesse du bateau) est à 26 nœuds.
On peut dormir avec ce bruit et ces mouvements du bateau ?
SG : Il faut bien parce que toutes les 4 heures on monte sur le pont. Si on ne dort pas, on n´est pas au top quand on prend notre quart. Oui, il faut dormir. On n´a pas le choix. Il faut être d´attaque pour monter sur le pont.
Et avec Ericsson 4, comment cela va ?
SG : Cela va, mais bientôt on ne va plus pouvoir les supporter (rires). Mais, c´est la course ; pas de problème pour cela. On est content de les avoir à coté. Et c´est drôle, car quand on ne les voit plus, on a l´impression d´être tous seuls. De toute façon, j´avais dit avant le départ que la victoire de la Volvo Ocean Race se jouera en Russie, à l´arrivée de la dernière étape. Cela se confirme. Vu comme c´est parti, on ne va pas se quitter de toute la course.
Il reste encore 2500 milles jusqu´à Cape Town. Qu´est ce qui va faire la différence entre vous deux ?
SG : Je pense qu´il y a deux choses. D´abord, la construction et la solidité des bateaux. Parce que là, on pousse les machines vraiment très très fort. C´est clair que nous ne sommes pas très loin de la casse, les uns et les autres. Que ce soit Ericsson 4, nous et même les autres bateaux. La deuxième chose qui peut faire la différence, c´est la concentration des équipages et leur qualité. Avec Ericsson 4, il se trouve que nos deux équipages ont un très bon niveau tous les deux. Donc il faut être super concentrés pour être sur le coup et ne pas faire d´erreur. Justement, on parlait de sommeil tout à l´heure, si un équipage gère moins bien, cela peut faire très mal.
Etes-vous dans les conditions idéales pour battre de nouveaux records de vitesse ?
SG : Je n´en sais trop rien. Dans ces conditions, on ne pense pas trop aux records. On fait surtout attention à ne pas casser le bateau.
Les organisateurs ont modifié l’emplacement de cette porte initialement prévue devant l’île de Fernando de Noronah, afin de faciliter la descente vers le sud. Une fois qu’il avaient retrouvé du vent, les marins ont établi un bilan de leur passage de cette zone de convergence intertropicale. Le Belge Michel Kleinjans, sur Roaring Forty, se disait assez content, car sa progression est impressionnante, surtout lorsqu’on sait que son bateau date de 1997. “Nous ne sommes pas trop mal par rapport à la concurrence, et je croyais qu’ils allaient être plus rapides, car la puissance aurait dû jouer.”
Le Cubain, Felipe Cubillos se lamente après avoir perdu des milles aux trois bateaux en tête : “nous sommes déçus par la perte par rapport à nos adversaires directs et je tiens à souligner que c’est entièrement ma faute, car c’est moi seul qui ai pris les décisions. Cela a commencé quand j’ai opté pour une route à l’ouest après les îles du Cap Vert. Cela avait l’air d’être bon tactiquement, mais notre passage du Pot au Noir n’était guère facile et nous avons ainsi perdu des milles.” Quant au plus vieux participant, Nico Budel sur Hayai, le Pot au Noir n’a pas respecté son âge, car le Hollandais a perdu son spinnaker dans un violent grain.
Cavalant en tête de la flotte, les Allemands, Boris Herrmann et Felix Oehme sur Beluga Racer ont été les premiers à franchir la porte de Recife à 18h56 TU mardi soir et se voient attribuer les premiers points de la course. Ils peuvent désormais choisir leur route vers le Cap. A environ 300 milles derrière Beluga Racer, le solitaire Michel Kleinjans devrait être le prochain à passer par cette porte, car il a une centaine de milles d’avance sur le duo à bord de Mowgli, Jeremy Salvesen et Dave Thomson, qui participe à sa première grande course au large. Jeremy Salvesen: “Il est dur d’apprécier l’immensité de l’océan. La mer roule dans sa mouvance sur des milles pendant des jours, voire des semaines, et je sais qu’il est difficile de me croire, mais c’est vraiment l’endroit le plus magnifique. Le caractère de la mer et du ciel évolue sans cesse et il est facile de rester ébloui dans le cockpit pendant des heures à regarder, à admirer et à absorber tout cela… Cela vous rend modeste, car vous appréciez l’immensité de tout autour de vous et vous comprenez votre propre insignifiance dans ce monde.”
Les choses se précisent donc pour Thomas Coville et son maxi-trimaran Sodeb’O. Pendat que Francis Joyon est lui même en train de tenter le record de la Route de la Découverte détenu par.. Thomas Coville, le skipper de Sodeb’O a décidé de franchir un palier dans son stand-by pour le record autour du monde en convoyant son bateau à Brest, plus proche de la ligne de départ.
« Aujourd’hui le maxi Sodeb’O est prêt pour repartir autour du monde, nous avons donc décidé de l’emmener au plus près de la ligne de départ. L’objectif est d’être le plus réactif possible si des conditions météo favorables à un départ se précisent. Il ne nous restera alors plus qu’à embarquer le frais” expliquait hier Thierry Briend, le boat capitain de Sodeb’O.
Ce mercredi, les conditions météo offrent à Thomas et à son équipage des conditions de navigation vers Brest parfaites. Le trimaran est attendu en fin d’apès midi à Brest, au port de la Recouvrance, Quai Malbert, près du vieux gréement La Recouvrance.
Rappelons que lors de sa précédente tentative, Thomas Coville avait du abandonner sur casse. Seuls deux marins au monde ont réussi une circumnavigation solitaire sans escales à bord d’un multicoques : Francis Joyon et Ellen MacArthur. Thomas Coville espère bien être le troisième… et le plus rapide.
Avec huit voiliers en catalogue et trois gammes de bateaux, Alubat situé au château d’Olonne en Vendée est depuis 1973 le chantier nautique leader en Europe de voiliers en aluminium destinés à la grande croisière et au voyage. Le dernier né de cette entreprise vendéenne : l’OVNI 445 sera présenté au salon nautique de Paris du 5 au 14 décembre.
Les OVNI sont, sans conteste, les voiliers emblématiques de l’entreprise Alubat. Dès 1974, Alubat propose son premier bateau en aluminium : l’Ovni 25. Depuis, plus de 20 Ovni différents sont sortis du chantier. Longtemps surnommé « le 4 x 4 des mers », l’Ovni se caractérise par une grande solidité, aluminium oblige, et une sécurité à toute épreuve ; dériveur intégral, l’Ovni peut se mettre à l’abri partout et offre un niveau de confort en mer qui invite à découvrir de nouveaux horizons sur tous les océans du globe.
Le dernier des Ovni, le 445 sera présenté au prochain salon nautique de Paris. Dessiné par l’architecte Marc Lombard, le 445 prend le relais des Ovni 43 et 435. Dériveur intégral 100% aluminium, l’Ovni 445 rassemble tous les progrès réalisés ces dernières années par le chantier et l’architecture navale : performances sur l’eau, élégance, sécurité et confort.
Alubat, c’est aussi la gamme des CIGALE avec trois quillards, les 14, 16 et 18 construits sous le concept ULDB aluminium (Ultra Light Displacement Boat) et qui correspondent à des modèles plus racés dont le parti pris est la performance. Et également l’Alubat 58, le bateau amiral de la marque, un ketch de 17,60 mètres, grand confort !
Depuis 2000, Alubat n’a cessé d’évoluer vers toujours plus de qualité, un véritable leitmotiv pour l’ensemble des salariés de la société vendéenne. Les arrondis de roofs des Ovni 445 et 495 ou la menuiserie sont autant d’exemple d’un niveau de qualité supérieur dans les détails de construction. La rationalisation du processus de fabrication des trois gammes Alubat a été également l’un des chantiers les plus importants. Tout en accentuant le travail sur les trois grandes spécificités d’Alubat, à savoir la conception des voiliers en aluminium, la construction de dériveurs intégraux pour les Ovni et la possibilité de la personnalisation de chaque série selon les désirs des clients.
Quelques chiffres : – 1500 voiliers construits depuis 1973 – 8500 m2 : la capacité couverte du chantier – 120 : le nombre de salariés chez « Alubat » – 10 à 20 mètres : les longueurs des différentes unités – 2.7 : la densité de l’aluminium – 3 : le nombre d’architectes travaillant avec le chantier. Ils sont Philippe Briand, Marc Lombard et Jean-Marie Finot – 100 % aluminium
"Debout sur les quais, la larme à l’oeil et le baume au coeur, nous regardons partir 5 ans de travail pour les grands tours. Nous sommes à Alicante, Portimao et aux Sables d’Olonne. 3 classes de bateaux dont deux déjà mythiques et une en devenir. Les Volvo 70′ sont presque arrivés à Cape Town, menés par Green Dragon Team (le plus équipé Karver de la flotte: 4 emmagasineurs, poulies KBTi et KB aux points stratégiques). Les Class 40 s’élancent de Portimao avec le KF5 structurel, créé pour eux. Et les 60 pieds Open frémissent d’impatience de s’attaquer à la course au large parmi les courses au large, celle dans laquelle l’erreur équivaut à la fin de la compétition, la fin d’un rêve. Bien avant le salon nautique de Paris, le ponton du Vendée Globe constitue notre meilleur show room. Tout y est, sur tous les bateaux. Chacun a sa solution Karver personnalisée, ses poulies et ses hooks. Et bien sûr ses 4 (ou plus) emmagasineurs. Le bureau d’étude Karver ne vit (presque) que pour eux. 5 ans de travail, d’étude, d’échange et de partage avec tous les skippers, amateurs, professionnels, équipes, boat captains, techniciens, industriels. 5 ans de tests matériel, 1000 prototypes et toutes sortes de matériaux éprouvés à l’extrême pour tenter d’offrir ce que nous pouvons faire de meilleur aux meilleurs… Ceux qui partagent notre passion, la navigation. Marins de tous bords, nous sommes à votre écoute et à vos côtés depuis 5 ans. Merci de nous avoir permis d’arriver là. – L’Equipe Karver."
Volvo Ocean Race Les bateaux inscrits à la VOR 2008/2009 sont partis. Karver fournit poulies KB & KBTi, emmagasineurs KF, hooks KFH et pièces customs uniques. La garde robe classique comprend 2 KF12 titane pour génois et solent, 2 KF8 pour trinquette et gennaker, KBTi 12 pour bastaques, KB/KBC et pièces customs.
GClass Karver félicite Thomas Coville pour son record de l’Atlantique en solitaire. Le Maxi Trimaran Sodeb’O est équipé d’emmagasineurs et hooks Karver. Après ce succès sur un tri de 32 mètres, l’équipe Karver est impatiente de tester ses emmagasineurs sur le Maxi Banque Populaire V de Pascal Bidégorry, équipé notamment de trois KF25.
Class40 Tanguy Delamotte continue sa campagne Class40. Il a pris le départ de la Transat Québec – Saint-Malo sur son Novedia – S.E.T. Environnement complètement équipé Karver. Après un échouage en sortie de Saint -Laurent, et une remontée éclair, Tanguy termine la course à la 3e place. Il s’engage dans le Mondial Class40 qu’il gagne haut la main. Premier test réussi pour le KF2 large (emmagasineur de son gennaker).
Partenaires Particulier(e)s Karver est partenaire de Claire Leroy – Marin ISAF de l’année 2007 – et de son équipage double champion du monde de match racing. Les sirènes sont fournies en t-shirts (roses!) et poulies (roses également). Elles bénéficient du soutien total de toute l’équipe. Attaché à sa région et au circuit voile bas-normand, Karver est partenaire d’une autre équipe de filles, l’équipage "Elle Sea Miss" du Yacht Club de Deauville, qui a participé au circuit J80 2007. Les miss ont installé 2 KB6 roses sur leur palan de pataras, seul poste où le changement d’accastillage est autorisé par la jauge.
Conception & Innovation – Poulie KB8 "bio": Karver développe, sur la base d’une poulie KB8, une poulie respectant au maximum l’environnement en utilisant pour ses flasques des fibres de lin. – Poulie winch: destinée en premier lieu aux sport boats, K6.50 en tête, la nouvelle poulie winch Karver en composite devrait respecter le cahier des charges Karver: poids plume/résistance maximum ! et toujours transfilée par le milieu.
La poulie communicante Karver opérationnelle ! Karver fête les 4 ans de sa poulie KBTi. Après 4 ans d’évolution et 3 générations de KBTi, il est temps de passer au niveau supérieur. 1 an d’étude a été nécessaire pour arriver au prototype #1 de la poulie KBTi Smart Block. Les premiers tests ont lieu lors du Record SNSM sur 60′ Open puis dans le Solent sur Volvo 70′. La KBTi Smart Block reprend les avantages de la KBTi "standard" en y ajoutant une fonction capteur de charge. Il est possible pour le skipper de lire la charge présente dans le cordage courant dans la poulie sur ses afficheurs de bord ! En temps réel, et sans fil.
Chantiers d’automne Karver multiplie ses références sur bateaux de série. Comme le SIG45, le Wally Nano, les Feeling et Privilège ont bénéficié de notre expérience pour obtenir des systèmes adaptés à leurs besoins. Des pièces uniques dessinées à la demande équipent ces bateaux, et deviendront des pièces de série dans les prochaines années. Cet engouement des chantiers entraîne les producteurs de séries plus importantes à s’intéresser de plus près aux solutions Karver. Des partenariats de développement sont en cours de discussion avec la plupart des chantiers internationaux.
Karver en Live Retrouvez les vidéos de Karver et de nos partenaires sur YouTube. A la pointe de la technologie, même en communication, l’équipe Karver poste ses vidéos sur YouTube, lieu d’échange d’images, vidéos, conseils et remarques.
Salons nautiques Venez découvrir les nouveautés Karver 2009 sur tous les salons européens (stands de distributeurs) et : – au METS d’Amsterdam (Hall 7 – Stand 525) du 18 au 20 novembre – au Salon Nautique de Paris (Hall 2.1 – Stand A42) du 5 au 14 décembre
« Le vent est monté très brutalement cette nuit en baie de Cadix, passant de 5 à 25 nœuds. Il y a des grains et j´ai dû réduire la toile car avec un seul ris, le bateau enfournait trop régulièrement. Je suis sous deux ris-trinquette et je fais des pointes à 32 voire, 33 nœuds, puis ça retombe à une vingtaine de nœuds avant de repartir fort. Ce départ a été violent, de nuit, avec des paquets de mer… il a fallu démêler les boutes qui s´étaient forcément enchevêtrés… » La courte vacation de Francis Joyon ce matin ne laissait guère de doute sur les conditions rencontrées depuis le franchissement de la ligne de départ à Cadix, au sud de l´Espagne, par le recordman du tour du monde en solitaire : tout de suite dans le vif du sujet !
Déjà à 25 nœuds de moyenne
Le vent de nord-nord-ouest souffle à plus de 25 nœuds dans les voiles du maxi-trimaran IDEC qui navigue à 120 degrés du flux. Donc vite. Francis Joyon – la voix toujours calme et posée, malgré le bateau qui vibre de toute sa vitesse – est fidèle à sa philosophie de départ : « sur un tel record, il faut être à fond tout le temps ! »
A 13h40 ce mardi, la latitude du détroit de Gibraltar était déjà loin dans le sillage et IDEC avait même largement dépassé la hauteur de Rabat, au Maroc. « Pendant 7 à 10 heures, je ferai cette route proche du Maroc, pour aller chercher une rotation du vent », précisait Francis Joyon ce matin à la vacation. Il tenait parole. La moyenne d´IDEC était alors déjà élevée, à plus de 25 nœuds sur les 4 dernières heures de course, et même plus de 27 nœuds entre 12h40 et 13h40. A ce moment, le maxi trimaran rouge avait déjà une petite trentaine de milles d´avance sur le chrono du 60 pieds Sodebo de Thomas Coville, détenteur du record à battre en 10 jours, 11 heures, 50 minutes et 46 secondes.
Aux Canaries dès ce mercredi
Pour battre ce record, Francis Joyon doit donc franchir la ligne d´arrivée aux Bahamas avant le 7 novembre à 18 heures 20 minutes et 43 secondes (heure française). Il est évidemment bien trop tôt encore pour parler de chances de réussite, mais disons qu´IDEC s´est élancé largement au-dessus des moyennes de 22 nœuds à tenir sur le fond (15,5 sur la route directe), rythme que s´est lui-même fixé le solitaire trinitain. « Si tout va bien, je devrai être dans 24 heures en approche des Canaries », estimait-il ce matin, sachant qu´il y a une porte obligatoire à respecter à Gran Canaria, puisque cette Route de la Découverte emprunte le parcours de Christophe Colomb en 1492.
Pour l´heure, Francis Joyon prend ses marques – et visiblement plutôt bien. Quand on lui demande quel effet cela fait de repartir en guerre contre le chrono, neuf mois après son exploit autour du monde, il répond, toujours aussi posé : « avec ce départ violent, je n´ai pas encore eu le temps de m´adapter totalement au bateau, mais ça va venir et ça fait toujours du bien de repartir naviguer. » A 13h42, IDEC était flashé à 27,5 nœuds, cap au 220, par 34 degrés de latitude nord et 8°09 de longitude ouest. Le maxi trimaran était alors à 3725 milles du but et avait déjà avalé près de 130 milles de la route directe.