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Rendez-vous ce samedi matin aux Sables pour Le Cléac’h

Armel Le Cleac h - Brit Air
DR


” Samedi avant midi, je serai sur la ligne ” a promis le skipper de Brit Air à la vacation du jour. Une arrivée qui sonnera comme une libération pour Armel Le Cléac’h, malmené depuis les Açores par une dépression qui stagne sur sa route. Dire que le navigateur a passé une nuit ” sportive ” dans le golfe de Gascogne est un doux euphémisme. Mais le marin de Morlaix, malgré les conditions dantesques, n’est pas du style à verser dans le pathos. Pourtant, la casquette de Brit Air (prolongement du roof qui protège l’espace de manœuvre dans le cockpit) a bien explosé la nuit dernière sous la violence d’une vague et le chariot de têtière de grand-voile est sorti de son logement. Avec 35 nœuds de vent moyen (10 de plus sous les grains) et des creux de 5 à 6 mètres par le travers, on comprend aisément qu’Armel le Cléac’h persiste à naviguer prudemment vers les côtes françaises. Le plan Finot-Conq arbore trois ris dans la grand-voile et rien à l’avant… une configuration qui a permis à Armel de faire quelques courtes siestes de trois quarts d’heure ce matin. Le moins qu’on puisse dire est qu’il aura sacrément mérité cette deuxième place et le steak frites qui l’attend à l’arrivée.


Marco à fond sous spi
L’odeur de l’écurie se fait aussi plus présente aussi pour Samantha Davies et Marc Guillemot qui rivalisent pour un fauteuil sur la troisième marche du podium… en temps réel. En ce 89e jour de course, la bagarre semble tourner à l’avantage du skipper de Safran. Il a réussi à contourner par l’ouest l’anticyclone des Açores et a envoyé son petit spi. Au portant dans 25 nœuds de sud-ouest, le plan VPLP-Verdier filait à 15 nœuds tandis que Roxy progressait toujours au près à proximité des hautes pressions, dans un vent voué à s’écrouler. Ces deux-là sont attendus aux Sables d’Olonne à partir du mardi 10 février 13 heures… une prévision que Marco jugeait un peu optimiste.

Derrière, le duel fratricide entre Bahrain Team Pindar et Aviva suit son cours. Les deux concurrents britanniques s’apprêtent à négocier à leur tour le fameux anticyclone avec un avantage pour Dee Caffari qui a la possibilité de raccourcir sa route. La navigatrice se réjouissait de pouvoir choquer les voiles et de limiter les embardées de son bateau. Comme sa compatriote Samantha Davies qui rêve d’une douche chaude et de moelleuses serviettes en éponge, Dee commence à penser aux fruits et aux légumes frais de l’arrivée.

Excepté Arnaud Boissières (Akena Vérandas), dans la même situation que Dee Caffari, chacun compose avec des conditions météo variées, typiques de cette remontée de l’Atlantique. Steve White (Toe in the Water) voit les alizés s’essouffler en approche du pot au noir, Rich Wilson (Great American III) est englué dans les orages au large du Brésil; Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) galère au près dans une dépression très active qui pourrait permettre à son compère Norbert Sedlacek de gagner du terrain. Devant les étraves de Nauticsport-Kapsch, encore 6700 milles, soit un bon mois de course avant de boucler la boucle.


Voix du large…

Armel Le Cléac’h (Brit Air), à la vacation du jour : « Jusqu’au bout c’est assez sportif. J’ai eu encore une nuit agitée, plus calme qu’hier après-midi mais avec de gros grains bien costauds. Je n’ai plus que trois ris dans la grand-voile et rien devant car ça rentrait bien fort. Je me suis reposé ce matin. J’ai dormi deux fois trois quarts d’heure. J’ai eu de la casse aussi. La casquette du bateau s’est arrachée dans une énorme vague. Maintenant elle doit être en train de couler dans le golfe de Gascogne. Et le chariot de têtière de grand-voile est sorti du rail. Je vais devoir affaler ma grand-voile. Je peux finir comme ça mais il faut que je vois s’il n’est pas cassé. C’était des conditions difficiles. Je ne suis même pas sûr d’avoir assez de gaz pour faire chauffer le dernier plat qu’il me reste. »

Marc Guillemot (Safran) : « Je viens de changer de spi, de mettre le petit et je vais pouvoir toucher les retours sur investissement. Ça commence à bien avoiner, je viens de manœuvrer, je souffle un peu, mais tout va bien à bord et il y a du soleil. Je suis sorti de cet anticyclone sans trop de douleur malgré mon manque de toile dans les petits airs, mais bon, ça ne s’est pas trop mal passé dans l’ensemble. Le vent est à 22 nœuds, c’est pour ça que j’ai affalé le grand spi car après, ça devient un peu chaud pour l’affalage. Je pense que je vais garder cette voilure jusqu’aux Açores. Je suis content d’y être arrivé, même si en matière de navigation on a toujours un doute sur le pourcentage de risques. Quand on tente quelque chose, on essaye d’y croire et d’y mettre beaucoup d’énergie.»

Samantha Davies (Roxy) : « J’ai dix à douze nœuds de vent et je suis toujours au près. Hier soir, j’avais des grains jusqu’à 32 nœuds, c’était encore une nuit sportive, mais ça aussi ça commence à se calmer. J’attends un peu de pétole cet après-midi et je vais travailler dur pour être ralentie au minimum. C’est sûr que je vais passer dans l’anticyclone et j’espère qu’en fin de nuit, je vais commencer à trouver le vent de l’autre côté. J’essaye de ne pas trop regarder la position de Marc, parce que ça va me stresser et je ne pourrai rien y changer. Ce qui me manque le plus par rapport à la terre, c’est ma salle de bain. Je suis une vraie fille et la vie est rude à bord d’un bateau de course. Un seau pour tout faire, ce n’est pas très ” fun ” pour une fille. Mais une fois à terre, la priorité ça va être une petite bière fraîche, je suis anglaise et ça me manque!»

Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) : « Je suis en train de me faire pilonner dans une grosse dépression, je suis au près avec plus de 40 nœuds, ce n’est pas facile. Hier, après l’épisode des Malouines, j’ai traversé une bulle anticyclonique, puis là je suis dans une dépression qui tape dur. Demain je serai dans des vents portants, en attendant ça pilonne sévère. J’ai affalé parce que j’ai révisé mes chariots de latte, je n’ai pas pu monter dans mon mât parce qu’en fait il y avait une houle résiduelle. Enfin, j’ai les médicaments, l’arrêt m’a bien servi, c’est déjà ça.»

Le classement de 16 heures le 06/02/09
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) arrivé aux Sables d’Olonne après 84j 03h 09’
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 170 milles de l’arrivée
3- Samantha Davies (Roxy) à 1698,6 milles de l’arrivée
4- Marc Guillemot (Safran) à 1897,2 milles de l’arrivée
5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2113,6 milles
6- Dee Caffari (Aviva) à 2240,3 milles
7- Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) à 2747,1 milles
8- Steve White (Toe in the water) à 3545,5 milles
9- Rich Wilson (Great American III) à 4996,1 milles
10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6245,3 milles
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6699,5 milles
RDG Vincent Riou (PRB), réparation accordée, classé 3e

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Régate in port de Qingdao ce samedi

Puma
DR

Ils seront donc 4 équipages à disputer les deux parcours prévus pour cette épreuve côtière après les défections, pour cause d´avaries toujours en cours de réparation, de Delta Lloyd, Telefonica Black et Ericsson 3.

Ces trois bateaux, sévèrement endommagés lors de la précédente étape entre Singapour et Qingdao, ont en effet du jeter l´éponge alors que leurs VO 70 respectifs sont encore en chantier. Ericsson 3, toujours à Taiwan, espère cependant être au départ de la prochaine étape, ce qui ne sera pas le cas des deux autres, selon les dernières déclarations de leurs directeurs de campagne.

Delta Lloyd et Telefonica Black, dont les travaux ne pourront être achevés à temps pour le départ de la prochaine étape le samedi 14 février prochain, ont renoncé, pour des raisons de sécurité à participer à la 5ème étape, entre la Chine et le Brésil, un parcours long de 12 300 milles et de près de 40 jours de mers. Les bateaux seront chargés ces prochains jours sur un cargo qui devraient les amener à Rio, où les chantiers de réparation reprendront afin que les deux teams soient prêts pour la 4ème In port, le 4 avril prochain.

Après l´annonce de ces 3 forfaits, seuls Ericsson 4, Telefonica Blue, Puma et Green Dragon prendront donc le départ de l´In Port demain. L´épreuve devrait se disputer en deux ronds successifs dans des vents de nord-ouest très faibles évoluant à l´est-sud-est jusqu´à 9-13 nœuds. Un fort brouillard, qui n´est pas sans rappeler celui qui enveloppe régulièrement la ville de Brest, jumelée depuis plusieurs années à la ville olympique nautique chinoise, devrait être de la partie.

 

La régate in port de Qingdao sera la 3ème du genre depuis le départ de la course début octobre. Telefonica Blue avait remporté celle d´Alicante et Ericsson 4 celle de Singapour.

 

Torben Grael – skipper d´Ericsson 4, un leader du classement général provisoire qui ressent chaque jour un peu plus la pression de ses deux challengers, Telefonica Blue et Puma : « Les conditions météo de demain seront loin d´être idéales.  Aujourd´hui à l´entrainement, nous avons eu des vents très faibles et un brouillard à couper au couteau. Si nous avons ces conditions demain, je ne sais même  pas si nous pourrons courir. Si nous le faisons, il faudra être prudents car cela ne sera pas facile de voir ce qui se passe sur le plan d´eau. Et surtout il faudra être très tactiques, car moins il y a de bateaux sur l´eau, plus il faut  être malins pour s´imposer. La vitesse des bateaux et la perfection des manœuvres seront déterminantes, plus que d´aller chercher du vent frais. Nous pensons que la flotte va rester très grouper afin de ne prendre aucun risque.» 

Les équipages navigueront à 13, dont un équipier média interdit de manœuvre. Côté français, ils seront deux à disputer les régates : Sidney Gavignet, toujours chef de quart sur Puma et Jan Dekker (franco-sud-africain) comme wincheur sur Ericsson 4. Laurent Pagès, blessé au cours de la 2ème étape n´a toujours pas repris de service sur Telefonica Blue.

Les équipages en lice demain :

ERICSSON 4

1. Torben Grael BRA, skipper       
2. Jules Salter UK, navigator 
3. Guy Salter UK (media crew member)
4. Brad Jackson NZ
5. Stu Bannatyne NZ
6. Horacio Carabelli BRA
7. Tony Mutter NZ
8. Joca Signorini BRA
9. Ryan Godfrey AUS
10. Phil Jameson  NZL
11. Dave Endean NZL
12. Jan Dekker Fr/RSA
13. Rodney Daniel AUS


GREEN DRAGON

1. Ian Walker GBR, skipper
2. Ian Moore IRL, navigator
3. Guo Chuan CHN (media crew member)
4. Neal McDonald GBR
5. Damien Foxall/IRL
6. Tom Braidwood AUS
7. Anthony Merrington AUS
8. Phil Harmer AUS
9. Andrew McLean AUS
10. Justin Slattery IRL
11. Freddie Shanks GBR
12. Ian Weighell GBR
13. Johnny Mordaunt IRL


PUMA OCEAN RACING

1. Ken Read USA, skipper
2. Andrew Cape AUS, navigator
3. Rick Deppe GBR (media crew member)
4. Sidney Gavignet FRA
5. Rob Greenhalgh GBR
6. Rob Salthouse NZL  
7. Justin Ferris NZL
8. Shannon Falcone ANT
9. Casey Smith AUS
10. Michael Muller GER
11. Jerry Kirby USA
12. Joe Fanelli USA
13. Erle Williams NZL


TELEFÓNICA BLUE

1. Iker Martinez ESP – skipper
1. Bouwe Bekking NED –  tactician
3. Simon Fisher GBR, strategist
4. Tom Addis AUS  – navigator
5. Gabriele Olivo ITA (media crew member)
6. Jonathan Swain RSA    
7. Jordi Calafat ESP 
8. Xabier Fernandez ESP
9. Pablo Arrarte ESP 
10. Michael Pammenter RSA
11. Pepe Ribes ESP 
12. Jorge Ondo ESP
13. Romolo Ranieri ITA
   

 

Classement général Provisoire après 6 manches (sur 17)

 

1. Ericsson 4 – 45 points

2. Telefonica Blue – 41,5 points

3. Puma – 38 points

4. Green Dragon – 27,5 points

5. Ericsson 3 – 24 points

6. Telefonica Black – 21  points

7. Delta Lloyd – 12 points

8. Team Russia – 10,5 points – s´est retiré provisoirement de la course

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C’est parti pour la 25e Primo Cup

Primo Cup 2009 Dragons
DR

C´est dans des conditions de 10 nœuds d´Est /Nord Est que le Comité de Course a donné le coup d´envoi de la 25ème édition de la Primo Cup – Trophée Credit Suisse. Une flotte homogène et de très haut niveau qui prend le départ. Dès les premiers bords, les régatiers de l´Europe de l´Est, venus en nombre – une quinzaine d´équipages – se placent en tête de la flotte. Preuve de l´âpreté de débats et des conditions très tactiques, il n´était pas rare de voir des changements de plus de 10 places entre deux bords.

Un bateau monégasque Tamm Ha Tamm (MON 11), emmené par Christian Boillot ainsi qu´un finlandais My Way (DEN 266) se positionnent également dans le premier peloton et passeront la bouée au vent en tête. My Way (DEN 266) nous avait été annoncé comme un client sérieux par le Champion du monde Thomas Muller hier. Il a vu juste puisque le Dragon scandinave barré par Frank Berg remporte la première manche. Il est suivi par l´armada des pays de l´est, avec notamment les russes de Annapurna RUS 27 et les ukrainiens Bunker Boys UKR8, ces derniers ayant pris un magnifique départ bâbord milieu de ligne.

Le Danois était très fier de hisser ses couleurs une fois franchie la ligne d´arrivée, sans doute pour honorer la présence du Prince Henrik, Prince Consort de Danemark, également présent sur l´eau.

Petite déception de notre monégasque Boillot, pourtant 3ème au dernier passage sous le vent, qui finit 7ème, toutefois satisfait de figurer parmi les ténors. Pour preuve, il finit juste derrière Thomas Muller, Champion du Monde en 2007 et premier du Classement International des Dragon, cette même année.

Pendant ce temps quelques concurrents des autres séries qui rentrent en lice demain, sont sortis pour s´entrainer à manœuvrer et peaufiner les derniers réglages et prendre la température de ce plan d´eau monégasque qui n´a pas l´air si simple à apprivoiser.

Aujourd’hui vendredi, entrée en lice des Melges 20, qui honorent Monaco de leur toute première régate officielle au monde, le plus vieux propriétaire de Melges n´ayant navigué que cinq jours à son bord aux côtés de leurs ainés les Melges 24, Suprise, Smeralda 888 et Esse 850, bateaux de lac qui effectueront leur première régate officielle en mer.

 

Programme de ce premier week-end

Jeudi 5 février

10h00 : 1ère manche pour les Dragon.

Vendredi 6 février : 1ère manche pour les Melges 20, Smeralda 888, Esse 850, Melges 24, Surprise. 

Samedi 7 février

10h00  : Suite des régates en Dragon, Melges 20, Smeralda 888, Esse 850, Melges 24, Surprise.

Dimanche 8 février

10h00 : Suite des régates en Dragon, Melges 20, Smeralda 888, Esse 850, Melges 24, Surprise.

17h30 : Remise des prix (Sur invitation) 

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La transat s´achève en régate rapprochée

Transquadra 2009
DR

« Yes we can ! ». A bord des trois luges véloces Archambault 35, trois équipages en double peuvent légitimement y croire. Les frères Jérôme et Antoine Croyère, en tête, dont l´ATR -Team winds a été flashé à 9,1 nds à 5h30 ce matin sur le boulebard des Alizés. Le panneau indiquait : Le Marin, 349,5 milles ! A seulement 23 milles, mais beaucoup plus au Nord, Tchouk Tchouk Nougât cherche à garder plus d´angle par rapport aux vents d´Est et ainsi coiffer tout le monde sur le poteau. A 25 milles des leaders, Stephane Neve et Jean-Baptiste L´Ollivier suivent à peu près la même route que les frères Croyère. Tout se jouera à l´endurance, aux réserves physiques et nerveuses pour effectuer les bons choix, les bons réglages et surtout ne pa casser de spis !

 

Derrière ce trio d´A.35, trois autres concurents se tiennent en moins de 20 milles : le J 122 Formatives (à 63,3 milles des leaders), le Kaïdoz 31 Luhona, flashé lui aussi à 10 nœuds ce matin. Bel exploit avec une bôme cassée et rafistolée qui empêche de faire parler toute la puissance de leur immense grand voile. Mais François Petit et Bernard de Ravignan le clament haut et fort : « On ne lâche rien ! ». Le Sun Fast 3200 Les Herbiers entreprises suit de très près.

 

En solo, Jean-Pierre Kelbert (flashé à 10,1 nds !) a encore creusé l´écart la nuit dernière. Son JPK 960 Partouche compte désormais 66,5 milles d´avance sur le A.35 Equpages center  de Philippe Massu et 114,2 milles sur le JPK 960 Vil Coyotte de Thierry Caribaux. Certes, Philippe Massu est beaucoup plus Sud et Thierry un peu plus Nord, mais il faudrait une importante redistribution des conditions météos, ou encore de la casse, pour empêcher Jean-Pierre Kelbert de monter sur la plus haute marche du podium et de casser la « Barack ». Yes he can !

(source : JMB Transquadra)

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Dernier jour de mer pour Armel Le Cléac’h

Armel Le Cleac h - Brit Air
DR

Depuis trois jours, Armel Le Cléac’h (Brit Air) vit un véritable calvaire à l’approche du golfe de Gascogne. Une grosse dépression avec des fronts réguliers sous lesquels le vent grimpe d’un coup de 35 à 50 nœuds. Le tout agrémenté d’une mer violente avec des creux moyens de 7 à 8 mètres. Vraiment pas les conditions idéales pour conclure sereinement un tour du monde. Cette dernière journée de navigation devrait néanmoins lui apporter une amélioration au fur et à mesure qu’il pénètre dans le golfe de Gascogne. Positionné à 80 milles au nord de La Corogne ce matin, Le Cléac’h file tout droit vers Les Sables à 10-12 nœuds de moyenne et devrait franchir la ligne d’arrivée samedi matin entre 8h et 13h.

Avantage Sam
Quel sera le troisième navigateur à rejoindre Les Sables ? Difficile de répondre avec certitude à la question. A près de 500 milles l’un de l’autre, Marc Guillemot (Safran) et Samantha Davies (Roxy) persistent tous les deux dans leur option opposée. A l’ouest, Guillemot tarde à toucher les vents portants qui devaient le propulser à grande vitesse vers l’arrivée. Son retard, de moins de 100 milles en début de semaine approche désormais les 300 milles sur la Britannique. Sam Davies augmente encore son avance en naviguant au près serré sur la face est de l’anticyclone. Mais pour combien de temps encore ? Résistera-t-elle au retour de Marco lorsqu’il sera passé au nord de l’anticyclone ? C’est le feuilleton de la semaine…

Dee toujours et encore
La Britannique Dee Caffari (Aviva) ne ménage pas sa peine dans la remontée de l’Atlantique Nord. Une nouvelle fois, c’est elle la plus rapide ce matin avec 13,7 nœuds de vitesse moyenne dans la nuit. Dans les alizés de nord-est, Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) la précède de 400 milles et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) la suit de 675 milles. Au large de Recife, Steve White (Toe in the Water) sera le prochain concurrent à franchir l’équateur dans les prochaines 48 heures. Au sud de Rio, l’Américain Rich Wilson (Great American III) lutte toujours pour progresser convenablement vers le nord. Tandis que Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), de part et d’autre des Malouines, ont enfin retouché du vent et filent à près de 10 nœuds de moyenne.

Classement à 5h00 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia), en 84j. 3h. 9min. 8sec
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air), à 286 milles de l’arrivée
3- Samantha Davies (Roxy) à 1729 milles de l’arrivée
4- Marc Guillemot (Safran) à 2011 milles
5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) 2154 milles
6- Dee Caffari (Aviva) à 2316 milles
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2829 milles
8- Steve White (Toe in the Water) à 3664 milles
9- Rich Wilson (Great American III) à 5066 milles
10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6342 milles
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6789 milles
RDG- Vincent Riou (PRB) – Réparation accordée, classé 3ème

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Armel Le Cléac’h au Cap Finisterre

Armel Le Cleac h - Brit Air
DR

Deux jours avant son arrivée triomphale, Michel Desjoyeaux reconnaissait en avoir plein les bottes après 82 jours de mer. Pourtant les conditions étaient maniables et la victoire lui tendait les bras. Que dire alors du stress et de la fatigue que doit vivre actuellement Armel Le Cléac’h, futur dauphin de Mich’ Desj’ ? Confronté avant-hier aux pires conditions de son Vendée Globe, le skipper de Brit Air, contourne ce soir le Cap Finisterre avec encore 35 nœuds de vent et des vagues de 7-8 mètres de creux. En plus de l’angoisse de la casse de dernière minute, Armel sait qu’il ne doit pas trop traîner en mer s’il ne veut pas vivre ses trois premiers jours à terre avec une autre angoisse, celle d’être privé de la deuxième place par Marc Guillemot. Ne pas pousser sur le bateau pour ne pas casser à quelques heures de l’arrivée, et ne pas trop ralentir non plus pour conserver son actuelle deuxième place… Difficile équation ! Car Armel devra attendre 71 heures après son arrivée samedi pour être certain de grimper sur la deuxième marche du podium. Ces 71 heures d’écart de bonification entre les 82 heures allouées à Marc Guillemot (Safran) pour l’assistance auprès de Yann Eliès et les 11 heures qu’Armel a reçues pour la sienne auprès de Jean Le Cam. Trois jours donc à surveiller les classements et les vitesses du Trinitain. D’après Guillemot lui-même, il ne pense pas arriver avant mardi soir et donc n’imagine pas chiper la deuxième place à Le Cléac’h. Mais pour éviter ce stress inutile, Armel doit arriver dès samedi matin ou au plus tard en début d’après-midi. Le compte-à-rebours sera alors déclenché…

Au milieu de l’Atlantique Nord, à mi-distance entre Cuba et le Cap Finisterre, Marc Guillemot contourne toujours l’anticyclone des Açores par sa face ouest à petite vitesse. 7 nœuds dans l’après-midi et seulement 3,9 nœuds sur la dernière heure. Si son retard sur Samantha Davies (Roxy) augmente encore régulièrement (258 milles à 16h), Guillemot affiche une grande confiance dans son option. Dans quelques heures, il espère incurver sa route vers l’est et filer à grande vitesse vers la France. D’après ses routages, il devrait arriver aux Sables d’Olonne avant la jeune Britannique. Cette troisième place en temps réel reste sa motivation puisqu’il sait qu’en temps compensé, grâce aux 50 heures de bonification sur Samantha (82h – 32h), la troisième marche du podium lui est pour l’instant promise.

Dans le reste de la flotte, à noter que Dee Caffari (Aviva), malgré une grand-voile en décomposition, était la plus rapide de la flotte avec une jolie vitesse de 16,8 nœuds. Qu’Arnaud Boissières (Akena Vérandas), en septième position, a retrouvé les alizés de nord-est après la traversée d’un pot au noir plutôt clément. Et que Raphaël Dinelli, 10e sur Fondation Océan Vital, n’a pu s’arrêter correctement aux Malouines, mais a tout de même reçu des médicaments des autorités britanniques. Du coup, le Sablais tentait cet après-midi en pleine mer ce qu’il n’avait pas pu faire au mouillage. A savoir affaler sa grand-voile et réparer sa drisse.

Le classement de 16 heures le 05/02/09 : 
1- Michel desjoyeaux (Foncia) arrivé aux Sables d’Olonne après 84j 03h 09’
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air), à 443 milles de l’arrivée
3- Samantha Davies (Roxy) à 1844 milles de l’arrivée
4- Marc Guillemot (Safran) à 2102 milles
5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) non localisé
6- Dee Caffari (Aviva) à 2409 milles
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2938 milles
8- Steve White (Toe in the Water) à 3783 milles
9- Rich Wilson (Great American III) à 5179 milles
10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6436 milles
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6880 milles
RDG Vincent Riou (PRB), réparation accordée, classé 3e

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Coups de frein

Marc Guillemot - Safran
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A 582 milles des Sables d’Olonne, à la latitude du cap Finisterre, Brit Air, probablement contrarié par un angle de vent peu favorable, a maintenu toute la nuit une petite moyenne de 12 nœuds. Si Armel Le Cléac’h continue à ce train, alors, le scénario d’une arrivée samedi matin semble le plus probable.
1350 milles derrière lui, Samantha Davies et Marc Guillemot poursuivent leur duel stratégique autour de l’anticyclone des Açores. La navigatrice anglaise se trouve dans le sud des hautes pressions et navigue au près débridé. Sa logique voudrait qu’elle poursuive à cette allure pendant au moins 24 heures. De son côté, le skipper de Safran aborde la face ouest de l’anticyclone mais il devra persister vers le nord dans des vents portants de faible intensité avant de mettre le clignotant à droite. Il faudra attendre samedi matin pour connaître le verdict concernant ces deux options. Quoi qu’il en soit, à l’instar d’Armel Le Cléac’h, les deux marins ont passablement ralenti cette nuit et les heures estimées d’arrivée pourraient en prendre un coup.

Dans leur sillage, Brian Thompson navigue toujours dans l’alizé de nord-est et semble opter pour la voie suivie par Safran. Derrière, chacun poursuit son chemin au large des côtes sud-américaines, y compris Raphaël Dinelli dont l’escale technique aux Malouines a été contrariée hier après midi.

Opération drisse de grand-voile annulée
L’arrêt au stand a tourné court pour le 10e concurrent de la flotte. Après être entré dans la baie de port Stanley en fin d’après-midi, le skipper de Fondation Ocean Vital n’a pu se maintenir au mouillage. A 17h25, son équipe prévenait la Direction de Course que l’ancre du bateau avait chassé et que ce dernier avait commencé à dériver à la côte. Dans l’impossibilité de relever les 50 mètres de câblot et de chaîne, Raphaël a dû couper son mouillage avant de se mettre à la cape. Entre temps, une vedette des affaires maritime est venue à sa rencontre et a réussi à lui jeter un sac contenant des médicaments. Après quoi, Raphaël, épuisé et déçu, a repris sa route. Ce matin, il avait laissé les Malouines à bâbord et faisait cap au nord-est… avec une drisse de grand-voile toujours endommagée.

Classement à 5h00 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia), en 84j. 3h. 9min. 8sec
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 582,8 milles de l’arrivée
3- Samantha Davies (Roxy) à 1925,5 milles de l’arrivée
4- Marc Guillemot (Safran) à 2143,1 milles de l’arrivée
5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2312,8 milles 
6- Dee Caffari (Aviva) à 2522,1 milles 
7- Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) à 3025,2 milles 
8- Steve White (Toe in the water) à 3878,5 milles 
9- Rich Wilson (Great American III) à 5307,7 milles 
10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6500,6 milles 
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6918,8 milles 
RDG- Vincent Riou (PRB) – Réparation accordée

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Pataugas by K-Challenge gagne son premier match 

Pataugas by K Challenge
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Le match s’est joué au premier bord de près, lorsque l’Equipe de France qui était en tête a eu suffisamment de lucidité pour croiser et partir à gauche après une bataille de virements, même si cela l’a placée dans une situation tactique imprévue. Il fallait donc arriver à garder son sang froid face à l’enjeu.

Sébastien Col, skipper et barreur de Pataugas by K-Challenge: «c’était un match à ne pas perdre aujourd’hui, et il fallait gagner ce point contre l’équipage grec. Nous avons fait une régate dans du petit temps, en rentrant à gauche sur la ligne de départ en ce qui nous concerne, ce qui n’est jamais évident, surtout contre Gavin Brady qui est un barreur assez agressif. Mais nous prenons un départ correct à égalité. Ensuite nous avons quelques moments clefs, notamment à l’approche de la première bouée au vent : nous avons eu un croisement qui était un peu à notre avantage en terme de vitesse, mais nous étions moins bien en terme de positionnement. Nous avons cependant réussi à tirer le meilleur de notre manœuvre à la bouée au vent, et à augmenter notre avance pour la maintenir jusqu’à la ligne d’arrivée. Je suis vraiment content pour le team, cela va nous permettre de construire de la confiance et de l’agressivité pour la suite de la compétition.

Je ne préfère pas forcément le petit temps à la brise, mais je ne suis pas mécontent car nous avons l’air d’aller vite, et nous rentrerons par la droite sur les autres régates, ce qui sera à notre avantage, même si c’est une chose que l’on ne contrôle pas et avec laquelle nous devons jouer.

Demain sera encore un match important contre Shosholoza, il faut vraiment utiliser cette journée positive, et en tirer de la confiance, avec moins de petites erreurs sous la pression de l’adversaire. Il faut arriver à tout donner demain, et notamment être plus sûrs de nous.»

Pataugas by K-Challenge rencontrera demain l’équipe Sud-Africaine de Shosholoza pour la première fois sur ces Louis Vuitton Pacific Series, ces derniers ayant été battu de leur côté par China Team aujourd’hui.

Détails de la course :

Mark 1 : 0:00 seconds for Pataugas by K-Challenge 

Mark 2 : 0:21 seconds for Pataugas by K-Challenge 

Mark 3 : 0:20 seconds for Pataugas by K-Challenge 

Finish : 0:27 seconds for Pataugas by K-Challenge 

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Brit Air à 750 milles de l’arrivée

Brit air
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« Les 40e rugissants de l’hémisphère nord »
« J’ai passé une nuit dantesque… les pires conditions que j’ai rencontrées depuis le début de ce Vendée Globe. » Premier skipper joint ce midi à la vacation, Armel Le Cléac’h revient de loin. Il a passé toute la nuit en alerte dans le sas du cockpit, revêtu de sa combinaison de survie. Son plan Finot-Conq ne portait alors que le strict minimum : grand-voile réduite à 3 ris et rien devant. Armel a raconté les surfs à 20 nœuds, les rafales de vent à 60 et les creux abrupts de 9 mètres s’abattant sur le pont. Le tout dans une nuit d’encre déchirée d’éclairs sous de violents grains. Ce matin, le plus jeune navigateur de la flotte, visiblement fatigué, se remettait doucement de son stress. Sa difficile expérience prouve une fois de plus que les navigateurs du Vendée Globe ont plus de chances de rencontrer de forts coups de vent en hiver au large de l’Europe, qu’en été dans le Grand Sud. Heureusement, ses conditions de navigation devaient s’assouplir au fil de la journée. A midi, il n’avait plus que 20 à 25 nœuds de sud-ouest malgré une mer toujours grosse (7 à 8 mètres). Si tout va bien, le marin de Morlaix devrait tracer les 750 milles qui lui restent sur un seul bord, traverser une petite zone de calmes du côté du cap Finisterre puis être à nouveau propulsé par des vents portants jusqu’aux Sables d’Olonne où il est attendu entre vendredi 10 heures et samedi 16h00.

Suspense autour de l’anticyclone
Le duel à distance qui oppose Marc Guillemot à Samantha Davies et leurs différentes stratégies est particulièrement intéressant. Pour s’affranchir de l’anticyclone des Açores, le premier a choisi l’option académique qui consiste à contourner les hautes pressions par l’ouest, quitte à rallonger la ballade. Safran s’éloigne donc de la route, mais progresse à 15 nœuds pour récupérer plus au nord la voie express qui l’emmènera aux Sables d’Olonne. La seconde a préféré l’itinéraire direct. Mais elle navigue au près dans un flux de nord-est soutenu et une mer formée : son ascension vers le flux perturbé plafonne à 10 nœuds. Voici donc deux logiques face à face : plus vite sur un chemin plus long ou plus lentement mais sur un chemin plus court. L’enjeu est la troisième place de ce 6e Vendée Globe… et il faudra attendre vendredi soir ou samedi pour savoir qui avait raison.

Brian Thompson qui a eu maille à partir avec une fuite dans le système hydraulique de son unique vérin de quille, a perdu plusieurs heures ce matin pour nettoyer l’huile et réparer le tout. Auteur d’une très belle remontée de l’Atlantique, il se rapproche de jour en jour du duo franco-britannique avec qui il partage les mêmes systèmes météo. Interrogé sur ses intentions concernant l’anticyclone des Açores, il semblait opter pour la voie de l’ouest. Mais que ce soit pour lui ou sa fidèle cavalière Dee Caffari, les conditions de contournement seront plus favorables, à mesure que cette grande bulle se déplace vers le sud-est.

Champagne et rillettes
Arnaud Boissières est revenu hier soir dans un monde à l’endroit, là où le vent des dépressions tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et ceux des anticyclones de l’autre. A 19h43 très exactement, après 86 jours et 6 heures de course, il a franchi l’équateur au terme d’un pot au noir bienveillant qui ne l’a pas vraiment ralenti. Ce passage de la ligne a beau être le sixième de sa carrière de marin, ‘Cali’ n’a pas omis les offrandes à Neptune, sous forme de champagne… et de rillettes ! Ce matin sous une pluie torrentielle, il attendait avec impatience l’arrivée d’alizés soutenus, promis pour la journée.

Dans le sillage d’Akena Vérandas, Steve White profite d’alizés stables lui permettant de faire route au nord en direction du pot au noir, tandis que Rich Wilson, au large du Brésil, se retrouve coincé entre deux dépressions orageuses et connaîtra une progression par à-coups.

Dinelli en escale technique
Mais en ce 87e jour de course, les projecteurs étaient braqués sur les deux derniers concurrents. Raphaël Dinelli devait s’arrêter dans la baie de Stanley aux Malouines, à l’endroit même où Marc Guillemot avait réalisé son escale technique. Le skipper de Fondation Ocean Vital doit grimper dans son mât et procéder à la réparation de sa drisse de grand-voile. Il devait également profiter de ce mouillage pour recevoir des antibiotiques et des anti inflammatoires, ainsi que le règlement du Vendée Globe l’y autorise. Ces médicaments lui permettront de soigner des tendinites chroniques au coude – avec risque inflammatoire- dont il souffre depuis le départ.

Norbert au cap Horn
Aujourd’hui à 15h07, soit 30 jours 10 heures et 57 minutes après Michel Desjoyeaux, Norbert Sedlacek doublait le cap Horn. Il est le dernier des 11 concurrents à entrer dans l’océan Atlantique. Norbert est aussi le premier navigateur autrichien à doubler le rocher en course et en solitaire, après une première expérience en croisière. Fourbu mais heureux de franchir le troisième et dernier des grands caps de ce Vendée Globe, il a fêté son passage au champagne et devait ouvrir quelques cadeaux laissés par ses proches pour l’occasion.

Le classement de 16 heures le 04/02/09 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) arrivé aux Sables d’Olonne après 84j 03h 09′
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 741,6 milles de l’arrivée
3- Samantha Davies (Roxy) à 2011,9 milles de l’arrivée
4- Marc Guillemot (Safran) à 2211 milles de l’arrivée
5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2377,6 milles
6- Dee Caffari (Aviva) à 2634,8 milles
7- Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) à 3114,7 milles
8- Steve White (Toe in the water) à 3998,5 milles
9- Rich Wilson (Great American III) à 5468,3 milles
10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6603,4 milles
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 7017,8 milles

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800 milles en solitaire avec escale à Gijon en Espagne

Isabelle Joschke remporte le Mini Pavois 2007
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Un parcours technique et tactique
Ce parcours quittera les rivages de la Charente-Maritime avant de mettre le cap vers Gijon (Espagne). Près de 300 milles de navigation vers le port espagnol via le Golfe de Gascogne. Si l’idéal reste de partir dans un régime anticyclonique avec un vent de secteur Est/Nord-Est, il faudra bien négocier sa trajectoire de manière à éviter de flirter le plus possible avec les remontées des fonds sur le plateau continental. Des remontées des fonds qui génèrent une mer cassante et dangereuse, même lors de coups de vent modérés. Si le vent est de secteur Ouest dominant, il faudra savoir gérer la puissance du flux en fonction du centre dépressionnaire et les fronts à passer… Une fois à Gijon, la flotte sera en escale pour quelques jours et reprendra le large le lundi 11 mai pour 500 milles de régate via une marque à virer dans le sud de Penmarch (Finistère), puis cap sur la bouée « d’eaux saines » BXA située à l’entrée de la Gironde avant de revenir sur la Charente-Maritime et La Rochelle. Nouvelle gestion météo mais aussi importance de la gestion des organismes. Il faudra alors se méfier du trafic maritime et des flottes de pêche, bien gérer les renverses de courant et les effets de côtes qui peuvent en bloquer certains pour mieux en laisser échapper d’autres. Rien ne sera joué et ce, jusqu’à la ligne d’arrivée ! Autant dire que le sommeil, la nutrition et la gestion du temps et des efforts seront à prendre en compte.

L’avis du directeur de course…
Denis Hugues (directeur de course du Mini Pavois) : « Ce parcours va permettre aux concurrents de faire deux traversées du Golfe de Gascogne en conditions de course et en ouverture de saison. Un bon moyen de tester les bateaux mais aussi de mettre en condition les skippers avant la transat 6.50 . Une course intéressante qui permettra de voir les forces en présence en ce début de saison !  La deuxième étape de 500 milles sera très technique avec une remontée vers la Bretagne sud et la descente vers la bouée BXA (en face de l’estuaire de la Gironde) avant de rejoindre le port de La Rochelle… ».

Premières arrivées le 14 mai…
Côté programme, les 60 bateaux qui participeront à ce Mini Pavois 2009 devront être au ponton 14 et 15 du port de plaisance de La Rochelle – Les Minimes le samedi 2 avril à 12h00. La procédure de départ sera lancée le mercredi 6 mai 2009. On pourra enfin attendre les premiers concurrents le vendredi 8 mai à Gijon, puis après le re-départ du lundi 11 mai, les premières arrivées au large de la Charente-Maritime devraient être le 14 mai. La remise des prix se fera le dimanche 17 mai sachant que la ligne d’arrivée sera ouverte 48 heures après l’arrivée du premier.

Prémonitoire ?
Enfin, au titre des anecdotes, rappelons le nom du vainqueur de l’édition du Mini Pavois en 2005 qui n’était autre que Corentin Douguet. Corentin qui gagnera, quelques mois plus tard, la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia ! En 2007, c’est Isabelle Joschke qui remportait le Mini Pavois avant d’emporter brillamment la première étape vers Madère de l’édition 2007 de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia. Vous avez dit prémonitoire ? Le Mini Pavois reste un des événements incontournables pour connaître et découvrir les forces en présence avant le grand rendez-vous de septembre qui emmènera alors 72 ministes vers l’Etat de Bahia au Brésil !

Ce qu’il faut retenir du Mini Pavois 2009 :
Date départ : le mercredi 6 mai 2009
Parcours : La Rochelle / Gijon (Espagne) / La Rochelle
Nombre de milles à parcourir : 800 milles soit 1 481 km
Nombre de bateaux : 60 skippers en solitaire
Organisation : Grand Pavois Organisation
Présence des Bateaux : à partir du samedi 2 mai à 12h00 pontons 14 et 15 du port des Minimes de La Rochelle

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