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La dixième place pour Raphaël Dinelli

Raphael Dinelli
DR

Raphaël Dinelli est l’homme d’une course : le Vendée Globe. Depuis que leurs chemins se sont croisés au milieu des années 90, l’arcachonnais d’origine a pris fait et cause pour cette épreuve, s’installant même aux Sables d’Olonne pour être encore plus proche d’elle. En 1996, il entre dans la grande histoire du Vendée Globe en se faisant secourir, en plein océan Indien, par l’anglais Pete Goss alors que son bateau flottait entre deux eaux. Lors de l’édition suivante, Dinelli s’arrête à Cap Town pour réparer ses safrans, mais au lieu de revenir sur ses pas, il continue sa boucle et rejoindra hors course les Sables d’Olonne. Sa persévérance payera lors de sa troisième tentative en 2004/2005 puisqu’il prendra la 12ème place, après 125j 04h 07′ de navigation. Cette année, sur ce même bateau, il gagne deux places au classement général et améliore son temps de parcours d’une heure et trente minutes.

Raphaël, véritable chouchou des Sablais a eu droit un accueil magnifique, par une journée qui l’était tout autant : ciel bleu, soleil et 18 nœuds de nord-ouest. Du monde partout : sur l’eau, le long des jetées, au sein du village. Ce n’était pas le premier mais le dixième qui arrivait, mais c’était tout comme.

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Raphaël Dinelli ce samedi aux Sables

Dinelli Vendée Globe 2009 eolienne
DR

Fondation Ocean Vital n’a plus devant lui que quelques heures de navigation solitaire avant de franchir la ligne d’arrivée du Vendée Globe, en 10e position. Même s’il a été contraint de remonter vers le nord pour conserver de la pression dans le système de vents faibles qui se prélasse sur le golfe de Gascogne – il faisait route ce vendredi matin au large de la baie d’Audierne, avant de plonger à la latitude de Belle-Ile – Raphaël Dinelli va en terminer avec son tour du monde demain samedi 14 mars. De toutes les éditions depuis 1996 – c’est donc sa 4e participation – il glanera demain à la fois sa deuxième boucle réussie (chavirage en 96/97 alors qu’il était parti en ” pirate ” et abandon sur avarie de safrans en 2000/2001) et à la fois son meilleur classement dans l’épreuve puisqu’il avait terminé 12e voilà quatre ans.
Au terme d’environ 125 jours de mer, une quarantaine de plus que le vainqueur Michel Desjoyeaux, Raphaël devrait recevoir un accueil chaleureux de ses compatriotes Sablais, lui, le seul Vendéen de l’épreuve. Joint ce matin par le PC Presse du Vendée Globe, il se montrait d’humeur joviale en précisant ses estimations d’arrivée : ” Je couperai la ligne à 15h30 comme prévu, bâbord amures au travers dans de l’ouest-nord ouest d’une quinzaine de nœuds et il fera grand beau ! Comme je n’ai ni spi ni gennaker, je vais descendre d’abord vers Jard-sur-mer, pour remonter ensuite vers Les Sables, bien lancé. Les Sables d’Olonne c’est mon jardin, alors je veux faire ça bien ! “

Remontée du chenal vers 16h30

La remontée du chenal devrait suivre vers 16h30 – ” c’est toujours un grand moment d’émotion et je pense que les Sablais seront au rendez-vous, comme il y a quatre ans où j’avais eu beaucoup, beaucoup de monde. Ce sera un grand moment, pas seulement pour moi mais pour toute l’équipe de la Fondation Ocean Vital qui a prouvé que l’on pouvait faire un tour du monde en produisant son énergie uniquement avec des systèmes propres, éolienne et des panneaux solaires. ” Côté bilan sportif, ” je suis à ma place, pas de souci. L’écart avec les bateaux de dernière génération est le même que voilà quatre ans et en à peu près 125 jours je serai pile dans mon objectif “.
” C’est marrant d’ailleurs, car je vais faire le même temps que voilà 4 ans ” s’amuse encore le skipper de Fondation Ocean Vital. En effet, si Raphaël coupe la ligne à 15h30 comme il l’annonce, il bouclera ce Vendée Globe en 125 jours et 2 heures contre… 125 jours et 4 heures en 2004/2005 ! 
Pour l’heure, il ” gère les derniers instants de mer ” en discutant à la VHF avec des marins pêcheurs, en tenant les comptes de sa production d’énergie propre ” des données qui seront utiles à la Fondation “, en se félicitant de l’excellente réparation de sa bôme brisée ” qui pourrait presque repartir pour un tour du monde ” et en remerciant les dieux de lui accorder du petit temps pour finir, plus confortable pour supporter la douleur de sa côte cassée. 
Au pointage de 11h ce vendredi, il ne lui restait plus que 156 milles à couvrir et Fondation Ocean Vital marchait à 8,6 nœuds. La dernière nuit devrait être magnifique ” sous un clair de lune splendide comme la nuit dernière, passée dans le rail des cargos “. De derniers instants à savourer, en attendant la grande fête sablaise de demain et les retrouvailles avec femme et enfants.

Sedlacek plutôt lundi

L’Autrichien Norbert Sedlacek, lui, devra patienter 30 à 48 heures de plus pour connaître ce même bonheur de boucler un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Le skipper de Nauticsport-Kapsch, qui ferme la marche en 11e position, était pointé ce matin à 427 milles de l’arrivée et tenait une moyenne de 8 nœuds. Il devrait arriver aux Sables d’Olonne au mieux dimanche soir et plus vraisemblablement lundi matin.

En Bref

Pour accueillir Raphaël Dinelli, demain, suivre son évolution sur le site Internet www.vendeeglobe.org. Compte tenu de la marée à gros coefficient, il ne devrait pas remonter le chenal avant 16h – 16h30.

Steve White est rentré à la maison, à Gosport en Angleterre, avec son bateau, convoyé depuis Les Sables d’Olonne avec un des militaires qui bénéficie des actions de l’organisation ” Toe in the Water “, dont le monocoque de Steve portait les couleurs pendant ce Vendée Globe terminé à la 8e place. Steve a été accueilli par Dee Caffari, Brian Thompson et Alex Thomson… et n’a pas fait mystère de son intention dechercher un budget pour revenir dans 4 ans, avec un bateau neuf.

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Nouvelles antennes radar de Marine Electronic Services.

Marine Electronic Services
Marine Electronic Services

La réputation des lecteurs de cartes CP180, CP300 et CP500 de Standard Horizon n’est plus à faire. Ils vous permettent maintenant d’intégrer la fonction radar. Marine Electronic Services Ltd vous propose une gamme de quatre antennes selon vos besoins :  les 12 et 20 pouces ont une puissance de 2kw tandis que deux modèles existent à 4kw : un radôme de 24 pouces ou une poutre radar de 4 pouces, qui convient mieux aux bateaux à moteur.

Leur fonctionnement radar est optimisé par la norme haut débit des ports sur les lecteurs  Standard Horizon. Tous les lecteurs récents de la marque sont compatibles avec ces nouvelles antennes et le logiciel d’installation inclus permet la compatibilité avec les anciens modèles.  L’utilisateur peut alors choisir l’affichage radar uniquement sur leur lecteur, séparer l’écran en deux de manière à obtenir simultanément les données de navigations ainsi que les informations radar ou encore les superposer sur une carte C-Map.

Les cibles AIS peuvent également s’afficher sur l’image radar et vous pouvez sélectionner l’orientation Cap en haut, Nord en haut ou Route en haut, représenter les mouvements vrais et relatifs. De nouvelles fonctions sont disponibles à l’instar de l’alarme de surveillance de zone, l’extension de cibles, de même que les traditionnels EBL (ligne de repère électronique) et VRM (mesure des distance entre votre navire et les autres cibles).

Les radômes 2kw offrent une vitesse de retransmission de 30 scan-rpm, ce qui restitue les images à l’écran très rapidement avec une portée de 24 NM.  Le radôme 4kw a une portée maximale de 36 NM ainsi qu’un angle d’ouverture exceptionnel de 4 degrés ; quant à la poutre radar, son angle d’ouverture est de 2.4 degrés et sa portée maximum de 48NM.
Tous les radômes fonctionnent dans un périmètre minimum de 1/8 NM pour des navigations en zones restreintes.
Ces antennes radar sont à l’origine fabriquées par la marque américaine Si-Tex mais ont été adaptées par Marine Electronic Services afin que la sortie pour les données en haute fréquence soit utilisable avec un lecteur Standard Horizon.

Source : Marine Electronic Services
www.mesltd.co.uk

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Lancement du Class 2M.

Class 2M
Class 2M

Son cockpit spacieux et dégagé et ses grandes qualités nautiques font de ce day-boat un choix idéal pour les promenades seul ou en famille. Sa carène contemporaine aux entrées d’eau fines, allie une voilure généreuse et puissante.
 
Le Class 2M possède une quille relevable, véritable innovation sur un quillard de ce type, elle permet de le mettre à l’eau et de le transporter facilement, facilitant ainsi les régates entre club. Le matage est également simple grâce à un système prévu dès son origine.
 
Le design du Class 2M est caractérisé par des lignes sobres et tendues où la notion de forme est étroitement liée à sa fonction. Le minimalisme peut également définir ce projet où la volonté d’épurer les lignes sert son aspect intemporel.
 
Ses performances de haut niveau ont été vérifiées lors de plusieurs régates courues contre des bateaux référence comme le « Star ».
 
Caractéristiques techniques :
Longueur : 7.2 m, Maître bau : 1.5 m
Tirant d’eau : 1.5 m / 0.42m
Tirant d’air maxi : 9.2 m
Déplacement : 450kg pour un lest de 220kg
Construction composite sandwich verre polyester
Pont en contre plaqué protégé époxy
Formule monotype
Surf voile : 24 m2
Foc : 7.3 m2
Grand voile : 16.7 m2
Equipage : 1 à 3
Mise à l’eau : sur une cale ou par grutage

Le bateau sera fabriqué par le chantier Naval force 3 à La Rochelle. Le lancement des outillages est en cours, pour une fabrication en vinylester réalisé en infusion sous vide, finition gel coat (peinture en option) et pont en bambou vernis. Cette fabrication de haut de gamme permettra de contrôler le devis de poids, de limiter l’impact sur l’environnement et d’assurer une monotypie stricte. Les finitions de premier ordre et son design résolument contemporain seront naturellement à l’image du prototype que vous avez apprécié.
 
L’accastillage de pont en inox sera réalisé sur mesure, il intègrera cadènes et poulies avec ce souci de l’élégance et du détail qui caractérisent le Class 2M.
 
Le prix de lancement de ce bijou de 7,2 m, est fixé à 35 000 € pour les trois premiers bateaux commandés. La livraison est prévue en juin pour la première unité dans le cas d’une commande rapide, quelques semaines plus tard pour les bateaux suivants.
 

Source : Fritsch et associés
www.fritsch-associes.com
 

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Calais Round Britain annulée faute de participants

Prologue Calais Round Britain race
DR

A ce jour, les organisateurs enregistrent trop peu de confirmations officielles de la part des skippers et ne peuvent garantir une édition représentative de ce que peut proposer la classe IMOCA au lendemain du Vendée Globe.

Dans un communiqué reçu ce vendredi après-midi, les organisateurs affirment : “les engagements des organisateurs ont toujours été de garantir une épreuve de qualité – tant sur le plan sportif (plateau et parcours proposés), que sur le plan de l´accueil des concurrents et du public. Cet engagement est pris et défendu depuis 2003 – année à partir de laquelle l´épreuve s´est inscrite au calendrier sous la forme d´un rendez-vous bi-annuel.Les organisateurs travaillent aujourd´hui auprès des représentants de la classe IMOCA pour programmer la quatrième édition de la Calais Round Britain Race au printemps 2010.”

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A trois jours du Horn

Ericsson 3 a bord
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Beaucoup sont venus pour cela : les « Mers du Sud ». Le mythe fondateur de cette course autour du monde en équipage avec escales, née en 1973 sous le nom de Whitbread et devenue depuis la Volvo Ocean Race. Si la météo, cette année, n´est pas tout à fait conforme au train des dépressions attendues dans cette zone mal pavée et que les vents portants se sont souvent faits porter pâles, au final, à moins de 3 jours de leur « libération », les 5 concurrents engagés dans cette 5ème étape auront eu droit à quelque chose qui y ressemble, question froid et intensité de course. Toujours en tête, Ericsson 3, la seconde Ice gate passée hier,  a commencé sa plongée au sud pour se positionner par rapport à un cap Horn qui se profile pour lui à l´horizon, à quelques 1 500 milles. Moins radical pour l´instant que l´équipage de Magnus Olsson qui flirte avec le 50° Sud, Ericsson 4 et Puma progressent entre le 47° et le 48°, également à bonne vitesse et au portant.

Plus au nord, sur le 45°, on retrouve Green Dragon à 393 milles d´Ericsson 3, entrain de couper la seconde Ice gate.

Seul, à 800 milles de la tête de flotte, également proche du 45°, Telefonica Blue n´a pas encore passé cette seconde porte de protection contre les glaces et progresse à une vitesse nettement inférieure à celles de ses adversaires, ne navigant plus dans le même système météo. Une situation extrêmement frustrante pour les Espagnols qui commencent à sérieusement s´inquiéter pour leur seconde place au classement général provisoire actuel, après 7 manches. Pour la seconde fois depuis que la flotte a quitté les parages de la Nouvelle-Zélande pour se lancer dans l´immensité vierge du Pacifique Sud, les écarts se sont à nouveau compressés, les pertes du début de la semaine ayant été annulées ces dernières 48 heures.

Si Ericsson 3 garde encore la main, avec 150 et 190 milles d´avance sur ses deux poursuivants les plus proches, il doit recommencer à sentir leurs souffles sur son échine. Les deux dauphins, toujours aussi peu disposés à se quitter d´une semelle, ayant repris près de 120 milles ces deux derniers jours. Et 180 milles pour Green Dragon. Seul Telefonica Blue continue à céder du terrain avec près de 40 milles perdus en deux jours.

Alors que les équipages ont déjà laissé plus de 8 500 milles dans leurs tableaux arrière depuis qu´ils ont quitté la Chine, et qu´ils leur reste un peu moins de 3 jours avant de doubler le Horn, chacun fait le point sur les efforts physiques et psychologiques qu´il va falloir encore fournir pour doubler le Horn aux meilleurs places.

Dans un message hier, Ericsson 3 précise : « Actuellement la question principale est de savoir jusqu´où on peut pousser l´équipage et le bateau. Pour l´instant, nous travaillons comme des malades pour préserver ce leadership pour lequel nous nous sommes déjà tant battus. Notre choix de remonter au nord, après le passage de la porte à points de la Nouvelle Zélande afin d´attraper un système dépressionnaire  a payé et nous faisons tous pour garder cette avance  jusqu´à la prochaine porte à points, le Cap Horn… » Verdict ce week-end.

 

Positions ce  vendredi 13 mars

 

1 – Ericsson 3 à 3 759 milles de Rio

2 – Ericsson 4 à 149 milles

3 – Puma à 185 milles

4 – Green Dragon à 393 milles

5 – Telefonica Blue à 807 milles

Delta Lloyd – DNS

Telefonica Black – DNS

Team Russia – DNS

 

Classement général provisoire après 7 manches (sur 17)

 

1-      Ericsson 4 -53 points

2-      Telefonica Blue – 44,5 points

3-      Puma -44 points

4-      Ericsson 3 -32,5 points

5-      Green Dragon -32 points

6-       Telefonica Black -21points

7-       Delta Lloyd – 12 points

8-       Team Russia -10,5 points

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Braderie espagnole

Alinghi
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Il semblerait que Bertarelli et son équipe réclament désormais la somme de 65 millions d’euros de la ville au lieu des 105 millions demandés il y a un an pour avoir le droit d’être la ville hôte pour la 33ème édition de la Coupe.  Cependant un différend oppose les autorités locales et régionales sur le budget éventuellement consacré à cette épreuve. De toute manière, il faudra toujours attendre la décision des sept juges de la Cour d’Appel de New York avant d’être fixé sur cette question, car le format de la Coupe reste encore à déterminer.  

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Paolo Cian et Ed Baird déjà au top à Marseille

Paolo Cian MIMR
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Les jours se suivent et ne se ressemblent pas …. Alors qu´hier les 30 nœuds affichés empêchaient toute rencontre sur l´eau, aujourd´hui le vent a tardé à rentrer. Avec seulement 6 nœuds de vent de secteur nord-ouest établis, le premier duel n´a pu être lancé que vers 11h00. Ce sont les équipages de Mathieu Richard et Ian Ainslie qui ont ouvert le bal…

 

7 flights lancés dans la journée, une belle reprise pour les équipages qui étaient dans les starting-blocks depuis 2 jours à Marseille.

 

Résultats de la journée

(dans l’ordre du classement mondial des skippers)

. Sébastien Col – FRA : 2 points sur 4 matchs

. Ian Williams – GBR : 2 points sur 5 matchs

. Mathieu Richard – FRA : 4 points sur 6 matchs

. Paolo Cian – ITA : 7 points sur 7 matchs

. Torvar Mirsky – AUS : 2 points sur 5 matchs

. Philippe Presti – FRA : 4 points sur 6 matchs

. Damien Iehl – FRA : 1 point sur 5 matchs

. Bjorn Hansen – SWE : 1 point sur 6 matchs

. Adam Minoprio – NZL : 2 points sur 5 matchs

. Ian Ainslie – RSA : 1 point sur 5 matchs

. Pierre-Antoine Morvan – FRA : 2 points sur 4 matchs

. Ed Baird – USA (Wild Card): 3 points sur 3 matchs.

Ils ont dit :

 

Paolo CIAN

En remportant les 7 matches que son équipage a joué aujourd´hui, l´italien est revenu a quai avec dans les yeux une certaine satisfaction. Mais qu´est ce qui a fait la différence ?

«Il y des jours où tout se passe tranquillement et logiquement.

Les conditions météorologiques de ce jour nous laissaient le temps de bien préparer chaque course et d´appréhender le terrain. Notre tacticien a excellé aujourd´hui, il a su nous communiquer les bonnes informations au bon moment et naturellement tout suivait son cours.

Je suis ravi par nos résultats, qui sont, je le souhaite prometteurs pour le restant de la compétition… »

 

Ed BAIRD

« Je suis très heureux de retrouver Marseille, pour cette première étape du World Tour. Je félicite Paolo Cian et son équipage pour leur belle performance. Nous avons, nous aussi, remporté la totalité de nos matches, mais nous n´avons couru que sur 3 flights.

Nous avons bien navigué mais nous avons dû nous battre. Pour moi un beau match, c´est un bon départ en pôle position, une bonne tactique, une belle navigation qui creuse toujours plus l´écart avec notre adversaire…. et une ligne d´arrivée franchie haut la main ! »

 

Ian Williams

Une journée aux résultats mitigés pour le Champion du Monde en titre.

« Nous avons manqué de réussite aujourd´hui. Nous nous sommes toujours bien engagés dans les matchs, mais nous n´avons pas toujours fait les bons choix tactiques par rapport au vent. »

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Plongée vers le Cap Horn

Ericsson 3
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Sans surprise, les premiers milles vers le sud n’ont pas été des plus rapides pour Ericsson 3 car un anticyclone est positionné sur la porte des glaces et hier Ericsson 4 a réduit l’écart à moins de 100 milles.  Cependant ce ralentissement n’était que passager et la vitesse des leaders remontent de nouveau ce matin.  Les dernières prévisions annoncent que le Horn va offrir un passage agité aux premiers bateaux. 

Il semblerait que peu de choix tactiques soient offerts dans cette descente vers le Cap Dur et ce matin les deux poursuivants, Ericsson 4 et Puma suivent la trajectoire vers le sud-est d’Ericsson 3 avec un vent de sud-ouest d’une vingtaine de nœuds.  Derrière, Green Dragon remontent toujours vers le nord-est pour passer la dernière porte des glaces, tandis que loin derrière, Telefonica Blue se retrouve dans un autre système météo avec un vent de nord qui lui permet de progresser lentement vers l’est, comme l’explique Bouwe Bekking, “Encore 24 heures où il fallait nous battre dans cet anticyclone.  La brise est tombée  à 4 nœuds et le bateau ne s’avance plus qu’à 3,5 nœuds.  Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter cela?” 

Pour Green Dragon, il y aura éventuellement une option tactique à tenter pour essayer de rattraper les leaders et on constate déjà ce matin que le bateau ne vise plus l’ouest de la porte des glaces.  En effet, il y aura la possibilité de ne pas suivre dans le sillage des trois premiers, mais plutôt d’oser effectuer une route plus près des côtes sud-américaines.  Certes, ce serait un choix inhabituel, mais on a déjà vu dans cette étape avec l’option d’Ericsson 3 que de telles stratégies peuvent parfois s’avérer très intéressantes.  Réponse d’ici demain…

Classement de 11h (heure française)

Ericsson 3 à 4101 milles de l’arrivée

Ericsson 4 à 116 milles

PUMA à 146 milles

Green Dragon à 411 milles

Telefonica Blue à 768 milles

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Moment décisif dans la Portimao Global Ocean Race

Beluga Racer Hermann
DR

A 6h20 TU ce matin, les duos s’étendent sur 83 milles avec les Chiliens, Felipe Cubillos et José Muñoz sur Desafio Cabo de Hornos qui creusent l’écart sur Boris Herrmann et Felix Oehme sur Beluga Racer à 36 milles avec les Britanniques, Jeremy Salvesen et David Thomson à 47 milles des Allemands. Maîtrisant son bateau parfaitement, le seul solitaire en lice, Michel Kleinjans est désormais à 59 milles du dernier duo.

Les Chiliens au top

Depuis hier matin, Desafio Cabo de Hornos a creusé son écart de 23 milles, ce qui n’est pas énorme à l’échelle des courses autour du monde, mais marque néanmoins un changement dans cette étape de la Portimão Global Ocean Race, où les bateaux ont tendance à rester bien groupés depuis le départ.  Pour les Chiliens, cela s’explique par les bons choix tactiques à l’approche de la Porte des Glaces.  “Nos données météorologiques indiquaient hier que la brise d’ouest allait basculer vers le sud et c’est pour cela il nous était important d’être au vent des Allemands”, explique Cubillos.  Cependant au moment crucial, les instruments sur Desafio Cabo de Hornos ont arrêté de fonctionner et la seule solution pour le duo chilien était de passer beaucoup de temps devant l’écran à la table à cartes.  A 19h hier soir que la décision d’empanner a été prise.  A cause d’une mer agitée avec une forte houle, Cubillos précise que le duo a été obligé de rester à la barre, car les pilotes ne sont pas très efficaces sous de telles conditions. En ce moment, Cubillos et Muñoz progressent à une moyenne d’un peu moins de 12 nœuds, soit deux nœuds de plus que les Allemands.

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