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Beaucoup de travail pour presque rien

V70 Rio 09
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Après un début d’étape marqué par l’absence d’un vent régulier, les Volvo Open 70 progressent actuellement en un paquet presque compact, à 16-17 nœuds sur Fernando de Noronha. Les conditions de navigation sont extrêmement instables. De nombreux nuages et des grains sporadiques qui viennent en effet perturber le système des alizés de sud-est enclin à des sautes d’humeur et d’intensité à répétition.
Au cours de ces dernières 48 heures, les températures sont restées très agréables, la mer peu agitée cependant de fréquents grains engendrent d’importantes variations dans la vitesse et la direction du vent.
Un anticyclone domine encore la zone au large de la pointe est du Brésil où naviguent les sept bateaux. Il se déplace un peu plus vers l’est-sud-est depuis deux jours avec des alizés qui passent régulièrement de 8 à 18 nœuds. Sur Ericsson 3, au cours de la nuit de mardi à mercredi, le vent s’est même déclaré aux abonnés absents pendant quelques heures. Le manque de vent est le thème récurrent de nouveau ce matin dans les mails envoyés par les équipages. Wouter Verbraak sur Delta Lloyd explique que tout le monde est à l’avant du bateau, car avec 9 nœuds de vent, l’arrière du VO70 a tendance à rester collé sur place. L’équipage a également été obligé de tout déplacer à l’intérieur pour essayer de grappiller quelques dixièmes de nœuds de plus. Mais comme il souligne, "Il faudra traverser cette zone de calmes au large de Recife, car plus au nord on retrouvera un vent plus fort. Il est ainsi important d’être le premier à toucher ces vents pour prendre l’avantage". Avec Ericsson 4 à vue du bateau néerlandais cela ressemble à une régate côtière, sauf que les réglages doivent se poursuivre pendant des journées et non pas des heures. Les alizés de sud-est qui ne sont donc pas vraiment à hauteur de leur réputation, devraient rester avec la flotte jusqu’au Pot au Noir mais le vent va faiblir et les variations resteront aussi problématiques. Cette zone de convergence inter-tropicale est actuellement centrée juste au nord de l’Equateur avec la traversée la plus étroite vers l’ouest. Les dernières prévisions pour les jours à venir annoncent de l’instabilité plutôt que des calmes dans cette zone avec la présence probable de beaucoup de grains.
Ce rythme un peu décousu, qui oblige les équipages à de nombreuses manoeuvres sur et sous le pont est source de stress au fur et à mesure que cette porte située par 3°50S et 32°30W se dessine à un horizon désormais tout proche, puisque distante de moins de 250 milles actuellement.
En attendant de connaître leur ordre de passage et le nombre de points qui vont tomber dans leurs escarcelles, les hommes du mal à trouver le repos tant la tension est grande et la chaleur intense sur le 7° parallèle Sud.

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Le Team Banque Populaire en mode D35

Alinghi2352008Myimage
DR
L’heure de la grande rentrée des classes sonne donc du côté de la Suisse et quel que soit le support, c’est avec la même passion et l’ambition d’une progression à long terme que Pascal Bidégorry et ses équipiers vont effectuer la conversion. De trois coques à deux coques et des horizons océaniques au lac Léman, les envies et les attentes restent d’une rare cohérence comme le confirme le skipper des multicoques Banque Populaire : « Le fait de prendre part au Championnat de Décision 35 va nous permettre d’avoir un programme sportif plus fourni et plus équilibré sur l’ensemble de l’année et de ce fait d’avoir un équipage habitué à fonctionner et à vivre ensemble. On sait qu’avec un Maxi Trimaran comme Banque Populaire V, il y a des périodes de break, ne serait-ce qu’en termes d’entretien. Nous allons les combler de manière constructive. D’autre part, le Décision 35 est un support qui nous permet de faire du multicoque à haut niveau et dans des conditions techniques et logistiques relativement simples. Ce bateau reste un monotype et même s’il y a un minimum de mise au point à faire, ça reste facile d’accès ».


Un équipage de choc à bord du D35

La semaine prochaine, une partie de l’équipage taillé pour les records mettra donc le cap sur Versoix, camp de base des premiers entraînements à bord du monotype. Une fois encore, Pascal Bidégorry s’est entouré d’un casting de choix pour aller défier les grands habitués de la série : « J’aurai la chance d’être accompagné par Yvan Ravussin, quelqu’un d’indispensable dans la mise en place de ce beau projet. L’équipage sera également composé d’un noyau dur des navigants du Maxi Trimaran parmi lesquels Jérémie Bayou, Emmanuel Le Borgne, Ronan Lucas, Antoine Gautier et Kevin Escoffier. Enfin, nous aurons le plaisir de retrouver Dimitri Deruelle* avec qui nous avions amorcé un travail très fructueux sur les dernières épreuves du Championnat Orma. Il a l’habitude des petits bateaux, de la monotypie et des plans d’eaux techniques. Il a beaucoup à nous apporter. Malgré la contrainte de poids que nous impose la jauge, l’équipage sera composé de 8 navigants du Maxi Banque Populaire qui se relayeront pour la saison ! ».

Des objectifs entre humilité et compétitivité

La semaine prochaine sera donc consacrée aux premiers entraînements sur le lac à bord d’un Décision 35 prêté par Guy de Picciotto avec qui Pascal Bidégorry a déjà eu l’occasion de naviguer. Le Team Banque Populaire hissera ses propres voiles à bord. La livraison du monotype aux couleurs de la Banque de la Voile se fera quant à elle aux environs du 27 avril. Un moment attendu par le skipper : « En attendant d’avoir le Décision 35 à bord duquel nous disputerons les régates, notre équipe technique pourra quand même travailler sur la plateforme, poser l’électronique et préparer la carène. Dès qu’il sera prêt nous le mettrons à l’eau à Versoix pour les premières navigations. Notre but sera alors de nous familiariser avec notre monture et d’affiner notre organisation à bord. Nous sommes parfaitement objectifs quant à nos attentes en termes de résultats. Nous ne pouvons que constater qu’il y a sur le Championnat beaucoup d’équipages chevronnés qui sont présents depuis de nombreuses années. Il nous faudra donc d’abord acquérir les automatismes. Nous y allons avec beaucoup d’humilité mais nous ferons tout pour être compétitifs le plus rapidement possible. Nous sommes toutefois assez confortés par le fait que de nombreuses équipes ont fait appel cette saison à d’anciens navigants du Circuit Orma. Nous devrions donc pouvoir y trouver nos marques… ».

Leur grande expérience du multicoque et l’envie irrépressible de tirer le meilleur du Décision 35 seront à n’en pas douter des atouts de poids face à la concurrence pour Pascal Bidégorry et ses hommes. Dès dimanche prochain, le skipper basque, accompagné par Yvan Ravussin et Emmanuel Le Borgne, iront d’ailleurs jauger leurs futurs adversaires en « simple » observateur sur le plan d’eau suisse. Après deux semaines d’entraînement, le Team Banque Populaire pointera ses étraves vers le premier rendez-vous du Championnat de Décision 35, le Grand Prix Corum. Une première confrontation qui leur  en apprendra forcément beaucoup sur les forces en présence…

* Le marseillais Dimitri Deruelle est l’un des piliers du Tour de France à la Voile qu’il a remporté à deux reprises. Il totalise également deux sélections au Jeux Olympiques et deux titres de Champion du Monde. Dimitri a également officié en tant que tacticien à bord de Banque Populaire IV.

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Avantage aux sudistes

gabart 09
DR

Si les conditions de vent rencontrées ces derniers jours remportaient jusqu’alors les suffrages de l’ensemble de la flotte de la Transat BPE 2009, force est de constater que depuis hier soir l’adhésion à la tendance est bien différente selon que l’on soit au nord ou au sud. Et pour cause… Depuis le départ de Belle-Île-en-Mer le 5 avril dernier, les choix stratégiques en termes de route avaient été différents et, à de petits détails près ou presque, tous avaient connu des conditions de navigation assez semblables. Du près dans une mer plus ou moins formée de l’Ouest au Sud dans un premier temps, puis le passage à Madère et le portant, les surfs et la conduite inhérente à la route des Alizés ou du moins ce qui devait y ressembler. Mais depuis plusieurs jours, tous s’étaient préparés à ce que cela ne dure pas. La sanction a donc fini par tomber, motivée par la fameuse bulle anticyclonique bien campée sur ses positions au niveau du 27ème Nord.

Les derniers classements marquaient un resserrement lent et progressif des écarts; le levé du black-out des positions ce matin en a livré bien plus. A titre d’exemple, Gildas Morvan a profité de la nuit pour réduire le retard de presque 30 milles, jusqu’alors concédé à Nicolas Troussel. Erwan Tabarly a fait de même en gagnant presque 26 milles. Mais c’est au jeune François Gabart que revient la palme du « grignotage », le skipper Espoir Région Bretagne ayant grappillé pas loin de 35 milles sur ses aînés… Plus loin de la zone désertée par le vent, ces derniers bénéficient en toute logique de vents plus soutenus que leurs concurrents nordistes dont les moyennes de vitesse chutent de manière significative. L’équation est connue ! Les sudistes touchent donc du doigt une récompense attendue et mûrement construite ces derniers jours et s’appliquent maintenant à mettre de l’ouest dans leur route pour se rapprocher de l’orthodromie et gagner au maximum vers Marie-Galante. Au nord, dans la nuit molle, les interrogations vont bon train, la principale étant de savoir combien de temps ce régime strict leur sera imposé. De quelques heures à deux jours, les avis divergent selon l’optimisme des caractères de chacun, mais une dominante s’impose sans discussion, la hâte de se sortir des affres de la pétole et la crainte de voir la concurrence s’échapper.

Alors que la flotte de la Transat BPE Belle-Île-en-Mer – Marie Galante 2009 a déjà parcouru la moitié de la route entre la Bretagne et les Antilles, une certaine tension s’installe au nord, quand au sud on affiche une forme insolente. Les uns peinent à trouver le sommeil et les autres jouent la carte de la sérénité… Combien de temps les sourires de la flotte seront-ils inversement prononcés ?
 
 
Ils ont dit…
 
Nicolas Troussel (Financo) – 1er au classement de 5h
 
« Ca va pas mal, il n’y a pas beaucoup de vent, on se traîne un peu depuis hier soir, c’est un peu laborieux, mais ça va revenir. Cette nuit il devait y avoir quelque chose comme 7 nœuds. Il faut donc être sur les réglages, il y a des bords pas facile à tirer car on a des empannages à faire donc ce n’est pas évident de savoir de quel côté se mettre car on ne sait pas d’où le vent va revenir. Il faut être plus vigilent aux variations et moi je suis toujours embêté avec ma girouette, je suis tout le temps avec ma télécommande à corriger la marche du bateau. On en a plus pour longtemps de ce passage mou, ça commence à rentrer doucement. Ce soir ça devrait être établi nickel.  Le fait d’être à mi-course ne me surprend pas, car je compte en jours et j’étais à 10 jours mardi soir, donc dans ma tête c’est déjà fait. Quant aux routages ils nous font arriver vers le 25 ou le 26. Mais pour tout te dire je regarde l’état actuel de la course, et je réfléchis à ce qu’il faut faire pour que ça marche. Ce que je vois c’est surtout les écarts par rapport aux autres. Je regarde les différences latitude – longitude. »
 
Thierry Chabagny (Suzuki) – 3ème au classement de 5h
 
« La nuit a été un peu longue en termes de force de vent, donc j’ai passé pas mal de temps à la barre. On a un vent de nord-est entre 6 et 9 nœuds. Je pense que ça peut durer encore 2 jours à ce rythme là. Disons qu’à quelque chose prêt ça pourrait être top : si ça montait juste à 10 nœuds ce serait nickel, mais si ça descendait à 4 là ce serait vraiment très chiant. L’anticyclone est énorme donc si le vent tourne un peu on pourra aller plus facilement dans le sud donc ça durera moins longtemps. C’est vraiment lui qui va décider. Mais bon, je m’y étais préparé, je savais que ça allait mollir. Hier j’étais toute la journée à la barre, donc pas de repos. En fait j’ai l’impression de revenir à un régime de Solitaire du Figaro dans ces moments là. Alors que la nuit précédente on avait 15 nœuds de vent et j’étais sous pilote tout la nuit. Là je vole du sommeil à droite à gauche donc forcément c’est plus fatigant et beaucoup moins agréable. La mi-course ce n’est pas un cap psychologique mais c’est intéressant de le savoir pour la gestion des stocks de nourriture et d’eau. Ce n’est pas agréable cette molle, c’est terrible parce que ça te fait perdre énormément de terrain. J’essaie de faire du sud depuis une semaine pour éviter d’être ralenti mais c’est tout de même arrivé… »

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Une vente aux enchères d’objets des skippers du Vendée Globe !

Pontons VG 2008
Pontons VG 2008

L’UNHCR, avec le soutien de la Ville des Sables d’Olonne, organise samedi 23 mai au Centre des Congrès Les Atlantes une vente aux enchères au profit des réfugiés du Yémen grâce à la participation des skippers du Vendée Globe 2008/2009.
 
Heureuse d’apporter sa contribution pour une cause juste, la Ville des Sables d’Olonne a tout de suite répondu positivement à la demande de partenariat du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). La manifestation aura lieu samedi 23 mai, Salle des Trois Mâts au Centre des Congrès Les Atlantes et débutera à 15h par une présentation de l’événement. La vente aux enchères démarrera quant à elle à 16h45.
 
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés a sollicité cette année, à titre individuel, chacun des skippers ayant participé au Vendée Globe 2008/09, afin de soutenir ses programmes au Yémen.

Cette vente aux enchères ne se serait pas faite sans la participation de ces skippers. En effet, chacun des skippers ayant accepté de participer à cette manifestation a offert, pour la vente aux enchères, un objet qui ne l’a pas quitté lors de la traversée.

Michel Desjoyeaux offre une parka ; Alex Thomson, un tee-shirt ; Arnaud Boissières, une polaire ; Marc Guillemot, un sac ; Rich Wilson offre un drapeau qui se trouvait sur son bateau ; Samantha Davies, une paire de lunettes ; Vincent Riou, une photo dédicacée du sauvetage de Jean Le Cam….
 
Avant cette vente aux enchères, une projection du film de Daniel Grandclément : « Les martyrs du Golfe d’Aden », aura lieu en début d’après-midi.
 
Source : Ville des Sables d’Olonne
www.lessablesdolonne.fr

 

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La géométrie à l’honneur

macif 2009
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Quand le vent s’évanouit, plus question de changer son safran d’épaule… C’est l’heure d’assumer ses choix, de tracer sa route sans barguigner… Même si forcément le doute s’insinue parfois. Il suffit que le vent vienne à mollir, qu’il change d’orientation, pour que les navigateurs se prennent à gamberger, à remettre en cause leurs choix. La faute à l’anticyclone des Açores qui n’arrive pas à alimenter une circulation d’air suffisamment stable pour générer un alizé régulier. On comprend, dans ces conditions, les hésitations des uns comme des autres à considérer que leur choix est définitivement le bon. Même le leader sur une route médiane, Nicolas Troussel (Financo), reste d’une prudence de chat quand il s’agit d’évoquer l’avenir. La règle semble être plutôt : ce qui est pris n’est plus à prendre et qui vivra verra…
Au sud, Erwan Tabarly peut toutefois s’enorgueillir d’un joli petit décalage stratégique qui lui permet de revenir se positionner dans l’axe d’un François Gabart (Espoir Région Bretagne) toujours aussi combatif. Gildas Morvan (Cercle Vert) ayant préféré de se repositionner légèrement plus dans l’ouest, de manière à garder encore sa liberté de choix. Mais, nul doute que le skipper d’Athema a sûrement marqué un petit point psychologique en imposant sa route à ses adversaires directs. Au centre du plan d’eau, Nicolas Troussel, malgré ses soucis de girouette, continue d’imposer son rythme et conforte son avance. A ses basques, Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) qui a opéré un recentrage jugé nécessaire, plutôt que de risquer d’obérer la deuxième moitié de course et Gérald Veniard (Macif) qui avouait prendre avec une certaine philosophie la perte de sa première place. Il faut dire que le navigateur charento-savoyard peut entretenir de longues conversations avec un volatile surnommé « Jean Mermoz », qui a élu domicile à bord du Figaro Bénéteau. La vie du solitaire fait qu’on se contente parfois de compagnies futiles.

Digérer les pépins

Pour d’autres, la route vers Marie-Galante s’avère plus ardue que prévue. Et les soucis techniques risquent fort de perturber la marche de ces solitaires en butte à des contrariétés diverses. Isabelle Joschke, toujours aux prises avec des problèmes de charge électrique récurrents, s’apprête à vivre cette deuxième partie de Transat BPE sur un mode économe. De longues heures à la barre pour suppléer le pilote, une réduction des sources d’informations au strict nécessaire, des communications téléphoniques réduites à la portion congrue. La jeune femme pourra se consoler en se disant qu’elle a déjà connu de telles situations quand elle écumait le circuit des Mini-Transat… avec un succès certain. Victor Jean-Noël (Pays de Marie-Galante) déplorait, quant à lui, une déchirure importante dans son spi maxi après une rencontre fortuite de sa toile avec une barre de flèche. Yannig Livory (CINT 56), lui aussi aux prises avec des problèmes électriques, ne peut visiblement plus communiquer avec la terre, ce qui ne l’a pas empêché de réaliser la meilleure moyenne sur vingt-quatre heures. Enfin Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel) risquait de se trouver provisoirement coupé du monde suite à l’explosion de son forfait de communication iridium. La simple recharge de son compte devrait y remédier. Comme quoi, plaie d’argent n’est pas mortelle…

Le mot du jour : spinnaker
Les solitaires disposent pour cette Transat BPE de trois spinnakers, cette voile ballon qui permet de propulser le bateau aux allures portantes. En règle générale, ils embarquent deux spis maxi qui leur permettront de déhaler dans des vents faibles à médium et un spi de brise. Le spi de brise, n’est guère plus petit que les deux autres, mais sa forme, moins ventrue et son grammage (épaisseur du tissu), permettent aux navigateurs de le porter jusqu’à plus de 35 nœuds de vent établi.

Ils ont dit :

Nicolas Troussel – Financo – 1er au classement de 15h
« Je n’ai pas suivi le classement ce matin, mais si tu me dis que je suis premier, je te crois ! La nuit a été un peu mouvementée, il fallait être dessus car le vent est très changeant. C’était toujours le cas ce matin ; je fais ma route et si ça se passe bien, tant mieux. J’ai essayé de monter dans le mât pour ma girouette mais je n’ai pas réussi, je me suis fait ballotter à droite et à gauche donc je n’ai pas insisté. Le seul problème de ne pas avoir ma girouette, c’est que le pilote ne fonctionne pas correctement en mode vent, donc je passe beaucoup de temps à la barre. Les conditions sont bonnes : tout à l’heure, on a eu une petite molle mais, là, c’est revenu avec un grain. Je n’ai pas vraiment de rythme pour me reposer, je dors quand le bateau va à peu près tout droit. Du coup, hier, j’ai failli me mettre dans le rouge, car je pensais dormir après manger, mais ça s’est mis à bouger dans tous les sens ; donc j’ai dû y retourner. »

Isabelle Joschke – Synergie – 9ème au classement de 15h
« Je suis en restriction de consommation de batterie, donc il faut que j’éteigne mon iridium rapidement et surtout que je reprenne la barre. Dans l’ensemble tout va bien, les conditions sont agréables. Là, il y a 15 nœuds de vent. Il y a juste mes soucis de charge de batterie qui se sont confirmés, je vais repasser en mode économie d’énergie au maximum. Ça va me rappeler la Mini-Transat ! »

Victor Jean-Noël – Pays de Marie-Galante – 11ème au classement de 15h
« Pour l’instant, je suis dans le calme, je me situe à la limite de l’anticyclone. Mon grand spi est déchiré sur toute la longueur car, comme il n’y avait pas de vent, il s’est pris dans la barre de flèche. Je ne comprends pas bien ce que veut faire l’anticyclone. S’il va bouger ou rester là. Dans l’ensemble, ça se passe bien, mais on est vraiment dans la pétole anticyclonique, c’est un peu la guerre des nerfs. L’angle du vent change en permanence, il faut vraiment surveiller le baromètre. Moi je n’ai pas de panneau solaire ; donc je ne peux pas trop utiliser le pilote.»

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Clés en mains pour Gildas Mahé

passation banque pop
DR
Si une passation de pouvoir peut souvent prendre des allures très solennelles, celle qui s’est déroulée sur le pont du Figaro Banque Populaire avait tout d’un moment convivial. C’est donc une Jeanne Grégoire manifestement très heureuse de prêter son destrier à Gildas Mahé qui lui a remis les clés de sa saison 2009 : «  Je suis d’abord contente que le bateau navigue. J’aime ce Figaro, il m’a fait vivre de grands moments et j’aurais été peinée de le voir rester à terre. Aujourd’hui, Gildas en prend officiellement la barre et je sais qu’il va parfaitement bien faire son travail ».

Quelques jours plutôt, Gildas Mahé avait pu effectuer un premier galop d’essai à bord de Banque Populaire, à l’occasion d’un convoyage entre Lorient et le port finistérien : « J’ai rallié Port-La-Forêt par 15 nœuds de vent sous spi et rien n’a bougé ! En terme de sensations et de légèreté à la barre, il ressemble au monotype que j’ai eu l’habitude de barrer. Banque Populaire est d’ores et déjà en configuration course grâce au travail de Guillaume Farsy, son sérieux préparateur. Les conditions parfaites sont réunies autour de moi pour me permettre de progresser ».

Une transition sous le signe de l’échange

Skipper du Figaro Banque Populaire depuis 2004, Jeanne Grégoire va donc rester sur le ponton l’espace d’une saison, pour les raisons que l’on sait*. La jeune femme gardera certainement un œil bienveillant et attentif sur les performances de son remplaçant mais sans jamais empiéter sur son entraînement : « Gildas est très bon et n’a pas besoin de moi pour bien faire. Depuis qu’il fait du Figaro, il a démontré qu’il savait quoi faire pour aller chercher la performance. Nous n’allons pas tout remettre en question maintenant. Nous savons que tout est réuni pour que sa saison se passe bien. Mais s’il a besoin de moi je serai là. Je suivrai la partie technique et ce qui concerne le bateau lui-même avec Guillaume. Je ferai en sorte de faciliter les choses à Gildas autant que je peux et de le préserver d’un maximum de détails. ».
Pas question donc pour Jeanne Grégoire de venir mettre le nez dans la préparation de Gildas. Du côté de ce dernier, la richesse et la progression naissant de l’échange, il sait qu’il aura plaisir à partager avec celle qui lui laisse aujourd’hui la barre de son Figaro : « Jeanne et moi n’avons pas le même cursus. Notre apprentissage de la course au large a été différent. Mais j’ai terminé la Solitaire du Figaro en cinquième position en 2007 et elle a accroché la même place en 2008. Ceci prouve bien qu’avec des méthodes différentes on arrive au même résultat. On a forcément à apprendre l’un de l’autre. »

Être à la hauteur

Ces jours-ci, Gildas Mahé reprendra le chemin de l’entraînement  à Port-La-Forêt où il participera à un stage sous la houlette du Centre Finistère Course au Large. Ce sera alors l’occasion pour lui de croiser le fer avec certains des meilleurs coureurs… De quoi accroître encore et toujours la motivation du garçon. Mais au-delà de la confrontation qui s’annonce, les exigences que Gildas Mahé se fixent sont à la hauteur du projet qui lui est confié : « Je me sens complètement impliqué dans cette aventure Banque Populaire, parce que tout le monde fait en sorte que je dispose de tout pour m’entraîner. Je veux donner tout ce que j’ai pour rendre ce qu’on me donne aujourd’hui. Je n’ai pas envie de décevoir les gens qui me font
confiance ».
Dans un mois, sonnera l’heure de la première régate pour le skipper du Figaro Banque Populaire avec la Solo Ports-de-France.com à Concarneau. Fidèle à sa ligne de conduite, c’est avec la ferme intention d’accrocher les honneurs du podium qu’il s’alignera.

* La navigatrice attend un heureux événement

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Suspense sur la Transat

Athema BPE 09
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La nuit est calme, agréable et le ciel dégagé. 15 à 20 nœuds de nord-est portent haut les spis des solitaires et permettent au pilote de faire son office, laissant ainsi quelques plages de récupération, afin de tenter d’effacer les séquelles occasionnées par les premiers jours de navigation. Le décor est posé par les marins au dixième jour d’une course qui, si elle tient les observateurs en haleine, passionne au moins autant ses principaux protagonistes. L’atmosphère relativement sereine et définitivement plus appréciée que l’instabilité des jours précédents par les concurrents, pourrait prêter à confusion. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, à bord des Figaro Bénéteau 2, l’heure est à la tempête sous les crânes. Au centre, on goûte avec prudence le classement et la « virtualité » des places aux avant-postes. Au sud, on s’inquiète de sa vitesse qu’on aimerait plus marquée. Au dessus de l’ensemble de ces interrogations, plane toujours ce qui dans quelques heures n’aura plus rien d’une ombre.

C’est en effet aujourd’hui que la bulle anticyclonique va se matérialiser et gageons que les répercussions se feront sentir différemment en fonction du nord, du centre ou du sud. Une tendance devrait pourtant s’imposer, celle d’un ralentissement général des troupes. En s’étant donné bien du mal pour gagner dans le Sud et s’éloigner le plus possible de la zone sans vent, Gildas Morvan, Erwan Tabarly et François Gabart récolteront-ils les fruits de leur investissement à moyen terme ? Seront-ils récompensés pour avoir accepté de « perdre » pendant dix jours pour mieux prendre le dessus dans quelques heures ? Qu’en sera-t-il des centristes ? Le tenant du titre, Nicolas Troussel pourra-t-il maintenir son leadership et garder dans son sillage un Gérald Veniard (Macif) bien décidé à afficher un franc sourire jusqu’à Marie-Galante et un Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) dont il faut saluer un repositionnement qui le maintient plus que jamais dans le match? La liste des questions est longue en ce mercredi matin et les réponses ouvertes pour tous ou presque… Qu’adviendra-t-il en effet à Adrien Hardy (Agir Recouvrement) désormais très isolé sur une option nordiste qu’il aura maintenu au bout de son intuition ? Difficile à dire, mais les sens du benjamin de la course doivent bouillonner et celui qui fût, plusieurs classements durant, leader de la flotte est certainement entrain de mobiliser tous ses talents de stratège pour trouver une issue à cette situation et gagner dans le sud.
 
Le dixième jour de cette Transat BPE Belle-Île-en-Mer – Marie-Galante 2009 s’annonce donc placé sous haute tension et chaque classement fera à n’en pas douter, à terre comme en mer, l’objet d’un décryptage à la loupe. Mais à 1 900 milles de l’arrivée, l’épilogue n’est pas écrit et les prétendants à la victoire finale le savent bien…
 
Ils ont dit…
 
Erwan Tabarly (Athema) – 7ème au classement de 8 heures
 
« La nuit a été plutôt tranquille. Là le ciel est couvert et on a eu un grain ce matin qui m’a ralenti. On a en moyenne 20 nœuds de vent et c’est plutôt du vent d’est entre 30° et le 60°. Ceux du nord sont obligés de faire du sud – sud ouest et on est tous obligé de passer sous la bulle donc nous sommes tous en bâbord. Ce qui m’intéresse c’est de savoir si je suis allé plus vite que les autres car normalement j’ai plus de vent là où je suis. Adrien (Hardy) a ralenti, mais Suzuki va vite lui, mais je pense qu’il ne devrait pas tarder à ralentir. La bulle va arriver dans la journée, et c’est vraiment aujourd’hui qu’on verra si les nordistes sont ralentis ou pas. Moi il va falloir que je me recale dans l’ouest à un moment donné, je ne sais pas encore quand. Malgré tout ça je dors bien, car dans tous les cas on ne peut pas barrer des heures et des heures donc je me prends du repos, d’autant que le bateau est calé et les voiles sont pleines, donc c’est les conditions idéales pour mettre le pilote. »
 
Gildas Morvan (Cercle Vert) – 6ème au classement de 8 heures
 
« La nuit est calme, on a environ deux mètres de houle mais nous n’avons pas de grain. C’est assez dégagé, on voit la lune, les étoiles et les nuages mais par contre le vent étant très faible il faut être tout le temps sur le bateau pour faire les réglages. On a entre 10 et 14 nœuds, ça varie. En début de nuit on avait un peu plus mais ça a molli depuis 3 heures à peu près. Le vent c’est du 40° / 70°. Avec tout ça en début de nuit j’ai pu dormir trois fois 20 minutes. Nous, au sud, on devrait choper la pression en premier, ce qui nous permettra de décoller. Vivement le pointage, qu’on ait la tendance, car là, jusqu’à ce soir, ça va être très mou. »

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Le Wavefinder testé à Saint Malo à l´initiative de Michel Barnier.

Kannad - Barnier
Kannad - Barnier

L’équipe de la SNSM de Saint Malo, en présence du Ministre de la Pêche Michel Barnier, a testé le Wavefinder, système de détection d’homme à la mer.
« Neuf millions d’euros seront consacrés cette année à l’équipement de chaque professionnel d’une balise individuelle », a déclaré le Ministre, très impliqué dans la formation des marins à la sécurité en mer.

Les essais menés ont démontré que le WaveFinder donne l’alerte à l’équipage pour lui permettre de retrouver le naufragé dans un rayon de cinq miles nautiques, un concept que Michel Barnier défendra à Bruxelles, afin de favoriser l’équipement des marins au niveau européen.
Le WaveFinder est à ce jour le seul système de détection d’homme à la mer homologué DHAMAS, norme obligatoire pour l’équipement des navires de pêche français. Ce système est destiné à tous les navigateurs, professionnels ou non, concernés par la sécurité de leur d’équipage, de leurs invités ou de leur famille. Il est indispensable afin d’alerter et de guider l’équipage d’un bateau dans le cas d’une situation d’homme à la mer et vient compléter le pack sécurité à bord, radiobalise ou balise personnelle Cospas Sarsat.

Source : Kannad
www.kannad.com


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Le GGYC invite la SNG à des discussions

Alinghi
DR

  "Je vous écris en espérant que suite à la décision de la Cour jeudi dernier (du 7 avril – NDLR)  que nos deux clubs pourront établir par consentement mutuel les conditions concernant la 33ème édition de la Coupe de l’America. Nous restons convaincus qu’il faudra organiser par consentement mutuel des régates traditionnelles sur des monocoques avec une série de challengers dès que possible, et nous sommes prêts à demander l’intervention de l’ISAF ou du NYYC comme médiateur. Vous savez bien que notre club est représenté par Larry Ellison et son équipe, BMW Oracle. Les responsables de BMW Oracle sont prêts à rencontrer la SNG/Alinghi immédiatement pour voir ensemble comment obtenir ce consentement mutuel.  Nous proposons ainsi une réunion dès le début de la semaine prochaine à un lieu acceptable pour nous tous. 
Nous suggérons que ce lieu de rencontre reste entre nous. L’idéal serait de pouvoir discuter sans être distraits par d’autres personnes". Cette lettre a été adressée à la SNG et à Ernesto Bertarelli et Brad Butterworth de Team Alinghi, ainsi qu’à Russell Coutts et Larry Ellison de BMW Oracle Racing. Bien entendu cette publication aujourd’hui soulève de nouvelles interrogations et provoque également des rumeurs sur la mise en place d’une réunion imminente. Pour le moment aucune réponse n’a été communiquée officiellement par la SNG ou par Alinghi.  Affaire à suivre…

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Prochaines 24h déterminantes

Gildas morvan BPE 09
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En ce printemps 2009, l’anticyclone des Açores a le caractère frondeur. Plutôt que d’alimenter régulièrement la pompe des alizés, il prend ses aises sur les tropiques, étend ses tentacules ectoplasmiques sur la route des solitaires… et redistribue les cartes. Au final, ce sont bien deux flottes qui s’affrontent. Sur une route plutôt nord, Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), Gérald Veniard (Macif), Nicolas Troussel (Financo) tablent sur une rotation des vents vers l’est pour empanner avec un angle favorable et venir coiffer leurs adversaires de la route sud. De l’autre bord, Erwan Tabarly (Athema), François Gabart (Espoir Région Bretagne) et Gildas Morvan (Cercle Vert) espèrent bien conserver une pression supérieure à leurs adversaires pour continuer à descendre sur la route. Comme à la veille d’une bataille décisive, chacun fourbit ses armes en évitant de dévoiler ses faiblesses éventuelles. Ainsi Nicolas Troussel ne concède-t-il qu’avec un peu de mauvaise grâce, que ses problèmes de girouette l’obligent à barrer plus qu’il ne le souhaiterait. De même Gildas Morvan préfère évoquer des petits soucis domestiques, comme la chute d’un bol de céréales que les grandes options tactiques à venir. Bref ! On aiguise les étraves et on se laisse gagner par les montées d’adrénaline. Car il ne faut pas s’y tromper, c’est bien cela qu’ils sont venus chercher : cette tension permanente, ces instants d’exaltation qui peuvent précéder des moments d’abattement pour peu que le résultat ne soit pas à la hauteur des attentes.

Soupapes nécessaires

A ce petit jeu, les anciens capitalisent sur leur expérience pour ne pas se laisser démonter par des vents contraires quand les petits jeunes tentent d’évacuer la pression en se raisonnant ; ils sont encore en phase d’apprentissage et peuvent encore revendiquer le droit à l’erreur. Mais tous, placides ou fougueux, cherchent la même excellence. Il suffit d’entendre les solitaires avouer à quel point les moindres détails techniques peuvent perturber leur sérénité pour comprendre que ce n’est qu’une fois la ligne d’arrivée franchie qu’ils prendront le temps de relativiser et de se dire qu’au bout du compte, c’est un privilège que de pouvoir vivre sa passion jusqu’au bout…
Il faut aussi imaginer ceux qui se sont trouvés décrochés de la bagarre du groupe de tête. Ce sont parfois des détails ténus qui font la différence. Un petit déficit de vitesse, une option mal négociée pendant quelques heures, une avarie mineure, peuvent faire basculer un destin. Et parfois, les petits décrochages s’amplifient jusqu’à creuser des écarts qui, sans être irrémédiables, obèrent fortement les chances de victoire. Dans ces cas-là, on cherche des objectifs intermédiaires sur lesquels se raccrocher : atteindre une vitesse cible pendant quelques heures, grappiller quelques milles au concurrent qui vous précède, combler un déficit de sommeil. Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel) sait bien qu’à l’orée de sa deuxième entrée dans le circuit très fermé des Figaristes, il serait présomptueux de rivaliser avec les têtes de série. L’ancien chef d’entreprise qui a choisi d’aller au bout de ses rêves en s’engageant pour deux ans sur le circuit sait aussi se fixer des buts à sa portée : des trajectoires propres, des manœuvres maitrisées, une navigation cohérente. L’essentiel étant de laisser dans son sillage le sentiment d’avoir, comme on dit, fait le job…

Le mot du jour : Météo Consult
Chaque jour, les spécialistes de Météo Consult livrent leurs analyses sur la course et l’évolution de la situation météorologique sur zone. Aux analyses de Pascal Scaviner, en direct sur le site Internet de la course, s’ajoutent aussi les explications en direct de Louis Bodin et de qui, carte animée à l’appui, présente l’évolution des champs de vent et les dilemmes stratégiques auxquels risquent d’être confrontés les navigateurs. Pour mieux comprendre quelles tempêtes s’agitent sous les crânes des solitaires.

Ils ont dit :

Louis-Maurice Tannyères – Nanni Diesel – 13ème au classement de 15h
« J’espère recoller au peloton, mais ils sont loin devant ; j’ai 200 milles à rattraper, ça fait beaucoup ! Je bouquine un peu, mais c’est la météo que je lis ; donc ce n’est pas trop de la détente et j’ai pas mal de petits problèmes électroniques à régler aussi. Ça demande du temps, il y a toujours de petits imprévus, mais ce n’est pas trop compliqué, ça fait partie du plaisir. J’ai ma femme au téléphone deux fois par jour, les copains m’appellent et moi j’appelle aussi pour passer un peu le temps, mais la facture iridium commence à grimper ! En plu,s quand tu es derrière comme ça, c’est toujours difficile de se remotiver. Mon but, c’est d’essayer d’avoir Victor avant Marie-Galante ! On se reprend des milles chacun notre tour, on fait ça en décalé, car lui est un peu plus sud. »

Nicolas Troussel – Financo – 1er au classement de 15h
« Il fait beau et les conditions sont bonnes. Oui, c’est bien ma position, mais c’est assez virtuel ce classement, je suis en tête du paquet du nord en fait! Il y a encore de quoi jouer, c’est loin d’être fini. Les heures à suivre vont être déterminantes. Je ne peux pas tout vous dire sur mes stratégies! Ce que je peux vous dire c’est que ça va empanner de plus en plus, donc je pense qu’à un moment ou un autre, les deux groupes vont se retrouver. En effet, je pense que ça va être un peu compliqué pour les nordistes de revenir vers le sud. Il faut faire en fonction du vent, il faut prendre ce qu’on a et faire les empannages quand il faut. Mais c’est tout ça qui fait la beauté de cette course : savoir si ça va passer ou non, ne pas se faire coincer dans les bulles, faire ses stratégies ses choix, anticiper la façon dont ça va évoluer, le tout en prenant soin de son bateau et de soi-même. Il n’y a que mes histoires de girouette qui m’embêtent, car ça m’oblige à barrer beaucoup, ce qui me gâche un peu la vie car je n’ai pas le temps de faire autre chose ; j’aurais aimé lire un peu… »

François Gabart – Espoir Région Bretagne – 7ème au classement de 15h
« Niveau sommeil, c’est un peu le bazar; parfois je dors par tranches de 20 minutes et aujourd’hui par exemple j’ai fait 2 longues siestes d’une heure. Je ne me fixe pas de règles, je dors quand je suis fatigué en gros. Erwan (Tabarly) est parti un peu plus tôt que moi vers le sud, je les suis, lui et Gildas (Morvan), mais ça m’ énerve un peu car ils vont assez vite, surtout Erwan, c’est un peu frustrant ! Je n’ai pas envie de me faire trop distancer ! J’ai fait de nouveaux essais niveau réglages, j’espère que ça va le faire pour leur coller un peu plus aux baskets. Mais c’est difficile de se régler car on est assez éloigné les uns des autres donc si on tente un nouvel essai pendant quelques heures et que par exemple eux sont sous un grain et pas toi, c’est un peu complexe de faire des comparaisons. En fait, il faut vraiment faire confiance à ses sensations. »

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