Réaction de Michel Desjoyeaux:"Je suis sûr que je vais pouvoir vivre une régate très différente de celle que j’ai connu au temps de la Whitbread, se sera de plus l’occasion de découvrir comment naviguent les espagnols.
Je n’ai pas pu suivre le début de la Volvo Ocean Race puisque j’étais sur le Vendée Globe mais il n’est pas difficile de comprendre que malgré le nombre peu élevé de participants le niveau sportif et technologique est très haut.
Embarquer avec Telefónica Blue, second de la VOR est une réelle opportunité d’apprendre et j’aurai les yeux grands ouverts"
Desjoyeaux sur Telephonica Blue
La SNG invite le GGYC à reprendre le dialogue
Le club suisse revient sur la motion déposée par le GGYC concernant la date de la prochaine édition de la Coupe, en affirmant qu’ils avaient soulevé cette question lors de la réunion mais que les Américains n’avaient pas protesté à ce moment-là.
Selon cette nouvelle lettre, la SNG souligne que les représentants américains avaient même confirmé que cela serait l’objet d’une future réunion, éventuellement à New York le 27 avril mais que cette date ne convenait pas aux Suisses.
C’est ainsi que la SNG s’est dit déçue de la décision du GGYC d’avoir une nouvelle fois recours à la justice. Mais le yacht-club defender souhaite toujours trouver un accord mutuel sur la date de l’épreuve et sur les autres questions relatives à la prochaine édition de la Coupe de l’America. Il espère d’autre part que le club américain acceptera d’assister à la réunion qu’il propose pour 10h30 lundi prochain.
Pour conclure, la SNG encourage de nouveau les Américains à fournir tous les documents officiels concernant leur multicoque.
Groupama veut traverser en moins de 17h
Un seul impératif pour s’élancer de la cité phocéenne : un Mistral bien établi qui se prolonge au-delà de la pointe Sud de la Sardaigne. Afin d’éviter une mer trop formée, il vaut mieux partir en début de formation de ce vent de secteur Nord à Nord-Ouest qui se renforce au fur et à mesure qu’il longe les côtes de la Corse, pour mollir progressivement en gagnant dans le Sud…
Bien connue pour sa mer courte et cassante quand le Mistral souffle à plus de 40 nœuds, la Méditerranée rend le parcours particulièrement musclé et délicat dans le premier tiers, puis plus maniable jusqu’au sud de la Sardaigne. Mais c’est le dernier tiers qui est le plus incertain avec un Mistral qui prend une composante Ouest entre la Sardaigne et la Tunisie, mais peut s’essouffler très rapidement. Quant aux trente derniers milles entre le cap Blanc et le cap Carthage, il faut espérer que les calmes n’y règnent pas et qu’une brise thermique s’installe : il vaut donc mieux arriver de jour.
Le point de vue du skipper Franck Cammas:
« Depuis notre départ de Lorient, le 17 mars dernier, nous avons parcouru près de 8.000 milles à bord de Groupama 3. L’équipage le connaît bien et nous sommes parés à largueur les amarres. Afin d’être le plus rapide possible, nous ne serons que sept à bord au lieu des dix habituels. La durée du record (17 heures) nous le permet car nous n’aurons pas de quarts à faire pour nous reposer. Il ne nous reste plus qu’à attendre un bon Mistral. C’est un record vraiment sympa qui part de là où j’ai commencé la voile il y a plus de vingt ans ».
Frédéric Le Peutrec, boat manager commente la gestion de l’équipage et du bateau dans ces phases de stand-by :
« Concernant Groupama 3, le trimaran est désormais prêt en configuration record, c’est à dire délesté au
maximum de tout ce qui est superflu : moteur, voiles inutiles, bannette et coin cuisine etc… Il est amarré au port de l’Estaque le plus à l’Ouest de Marseille, ce qui nous permettra de rejoindre la ligne rapidement au portant.
Pour ce qui est de l’équipage de Groupama 3, nous sommes tous en attente chez nous ou sur différents plans d’eau. La seule chose importante est de rester joignable par mail ou par portable afin d’être averti du code en vigueur ! En code vert, tout le monde doit être sur zone, prêt à partir. En fait, le plus actif dans cette période d’attente est Sylvain Mondon de Météo France qui compulse les fichiers météo pour saisir la meilleure fenêtre ! ».
Le parcours du temps : de Marseille à Carthage (458 milles)
La ligne de départ se situe par le travers du phare de Pomègues (43° 15,7′ N- 005° 17,4′ E), situé à la sortie de la rade de Marseille, sur les îles du Frioul. La route logique vers le golfe de Tunis fait laisser à bâbord la Corse et la Sardaigne.
La ligne d’arrivée est positionnée par le travers du phare de Ras Quartajamah, sur le cap Carthage, près de Sidi Bou Saïd (36° 52,3′ N- 10° 20,9′ E).
Les procédures de départ
Code Rouge Stand-by à compter du 6 mai
R.A.S. pas de météo propice.
Code Orange Départ possible entre 72h et 96h.
Un éventuel départ sur zone s’organise
Code Jaune Départ possible entre 48h et 72h.
Prêt à partir sur zone.
Sera suivi dans les 24 heures par un retour en Code Orange ou Rouge, ou passage en Code Vert.
Code Vert Départ possible entre 24h et 48h. L’équipage en stand by sur zone, prêt à partir dans les 24 heures.
L’équipage de Groupama 3
1) Franck Cammas (Skipper )
2) Frédéric Le Peutrec (Barreur)
3) Stève Ravussin (Barreur)
ou Lionel Lemonchois ( Barreur)
4) Loïc Le Mignon (Barreur)
5) Ronan Le Goff (N°1)
6) Jacques Caraës (N°1)
7) Bruno Jeanjean (N°1)
A terre : Sylvain Mondon (Routeur)
Class 50’Open devient Multi50
Franck Yves Escoffier, Président «Notre classe arrive à un tournant de son existence. Il est important de diffuser une image claire à destination du grand public et de nos partenaires actuels et futurs. Le plateau s’étoffe avec de nouveaux bateaux, de nouvelles courses vont voir le jour dans les années à venir,probablement dès 2010». C’est Jean‐Baptiste Epron qui s’est fendu du logo que l’on va retrouver prochainement décliné dans les grand‐voiles et sur l’ensemble des supports de communication. L’assemblée générale extraordinaire qui se tenait ce vendredi à Dinard a également permis de valider différents points d’optimisation de la jauge, avec à l’esprit la sécurité des skippers, la solidité ou la fiabilité des bateaux, et toujours le souci de circonscrire l’inflation des budgets.
Les conditions d’utilisation du carbone ont ainsi été précisées, dans l’accastillage standard, dans les zones de renfort (puits de dérive, pied de mat, …) et un système de marquage des voiles a été défini pour un meilleur suivi.
Quatre trophées en 2009 et de nouvelles courses off shore dès 2010 Le programme 2009 comporte cette année quatre trophées dont deux nouveaux, Port‐ Médoc (33) sur la côte Atlantique et Fécamp (76) en Manche. C’est Port‐Médoc qui ouvre le bal du 30 juillet au 2 août, suivi du Trophée Malo à Saint‐Malo du 21 au 23 août, Fécamp du 11 au 13 septembre et Saint‐Quay Portrieux du 25 au 27 septembre, de quoi mettre au point bateaux et équipages pour la prochaine Transat Jacques Vabre en novembre.
FY Escoffier : «L’arrivée de trois trimarans neufs en plus du plateau existant fait de nous la classe de multicoques de course océanique la plus cohérente et il est normal que les sollicitations pour la mise en place de nouvelles courses se multiplient, avec notamment des parcours séduisants vers le nord de l’Europe. Nous devons toutefois rester vigilants et ne pas nous faire piéger par un rythme qui ne correspondrait plus à l’état d’esprit ni aux budgets qui nous ont permis cette structuration.» Des projets de course offshore sont à l’état de réflexion avancée pour compléter le programme dans les périodes creuses tout en permettant à la classe Multi50 ‐ qui regroupe à ce jour 15 skippers de 50′,amateurs et professionnels- de voguer vers d’autres destinations.
Vingt cinq champions du monde au Nautic Champion’s Race
Ils sont 25 champions du monde à prendre le départ de la Nautic Champion’s Race aujourd’hui, face à eux, des médaillés olympiques, une poignée de vainqueurs de course au large et de multiples records, comme Bruno Peyron qui en détenu à lui tout seul 37 en 15 ans. Il leur a fallu surtout compter avec tous les vainqueurs des 9 Grands Prix précédents. Autant dire, les spécialistes incontestés de la série.
Avant… Perplexes
Certains ont débarqué hier, découvrant pour la première fois leur monture, ce fringant Dragon qui compte 80 printemps. «C’est élégant comme bateau, par contre, ça n’a n’avance pas plus au portant qu’au près. On va souffrir, je crois » lâche Jean Charles Scale (champion d’Europe de Fireball) après deux petits bords d’essais sur Spoof (FRA 369). Ce matin, Franck Yves Escoffier (vainqueur du Rhum, de la Jacques Vabre…) se réjouissait de cette belle opportunité d’essayer un Dragon : « Je n’en ai jamais fait, je vois bien que ce n’est pas carré devant et derrière, mais je suis content d’être ici, à Douarnenez où je suis déjà venu deux fois pour le Défi naviguer avec mon 50 pieds multi ». Alex Caizergues, l’homme le plus rapide du monde sur l’eau en kite avec des pointes à 50,57 nœuds, n’a quasiment jamais pratiqué la voile, à part enfant, en centre nautique. « Je ne sais rien de rien sur ce bateau, on m’a prêté un ciré parce que nous, c’est en combinaison que nous naviguons, j’espère ne pas me faire rincer. Je suppose qu’au niveau des sensations, ça ne va pas être aussi fort qu’en kite ». A voir…
Kito de Pavant (vainqueur de la Solitaire du Figaro) avoue avoir fait une seule régate en Dragon. « C’est un joli bateau, mais je n’ai toujours pas compris comment ça marche toutes ces ficelles. Je pense que je ne vais pas lever la tête du guidon… » Quant à Bilou (Roland Jourdain/champion du monde Imoca), c’est tout simplement la première fois qu’il met les pieds sur un Dragon. Il naviguera avec Sébastien Audigane, recordman du Trophée Jules Verne et habitué des régates sur ce bateau, « c‘est plutôt mieux ». Bertrand de Broc se souvient qu’il y a 10 ans, il avait tiré quelques bords en Dragon et se demandait bien, ce matin, quel serait son rôle à bord du FRA 380. Christine Briand, la triple championne du monde, confiait qu’alors que son père était champion d’Europe de Dragon et sélectionné aux Jeux de Mexico, elle n’avait, pour sa part jamais régaté sur ce type de bateau. «C’était presque une hérésie que je vais réparer aujourd’hui ». Le commissaire général du Nautic de Paris, partenaire de l’épreuve, Alain Pichavant courait aussi aujourd’hui sur Imagine, le FRA 377. «Je ne sais même pas comment ça marche ces bateaux là, un mystère… »
Pendant… Concentrés
Quelques minutes avant le coup de canon, l’ambiance était bon enfant sur le plan d’eau et les mines réjouies. Il faut dire que c’est une belle idée de réunir un tel plateau en Dragon sur ce superbe stade nautique.
Il ne leur a cependant pas fallu longtemps pour retrouver leurs réflexes de compétiteurs. Rapidement, les visages se sont fermés et on a pu y lire beaucoup de concentration. Sous un ciel gris et bas avec 10 nœuds de nord ouest, les 43 concurrents de la Nautic Champion’s Race ont pris le départ de l’unique régate de la journée à 15 heures. Ce sont des équipages russes et ukrainiens qui ont pris les commandes de la flotte et ce, dès le premier bord pour ne plus rien lâcher jusqu’à l’arrivée finale. Jimmy Pahun, qui court sur le GBR 716 Jerboa, est le premier navigateur français de l’épreuve, il s’est classé 9ème. Du côté des bateaux tricolores, Luc Pillot sur Lady Jane (FRA 316) est le premier de la flotte des Français, il se classe 14ème.
Après… que du plaisir !
Alex Caizergues : «J’ai passé une super journée. Il y a des moments vraiment chauds au passage des marques où ça passe à un cheveu, mais on a vraiment bien rigolé. J’avais en charge la gestion du spi, mais entre le kite et le Dragon, c’est vraiment un autre rythme. C’est sûr qu’au portant, tu n’es pas vraiment impressionné par la vitesse, mais le coté monotypie ne pardonne rien. J’ai retrouvé le côté fun de la voile, ce côté stress de la régate, du placement, de la stratégie, des options, cela en kite n’existe pas».
Kito de Pavant / Bruno Jourdren : «On a été impressionné par les accélérations ! Sur ce bateau il y a des bouts partout, c’est compliqué, ça n’avance pas, mais quelle élégance ! Les placements sont compliqués, savoir comment tu vas croiser avec les autres concurrents, tu penses que ça passe et finalement ça ne le fait pas ! C’est une toute autre philosophie, mais c’est du bonheur ! »
Alain Pichavant : «On s’est bien marré, c’était une belle régate. Avec le Dragon, rien ne t’est pardonné. Tu as l’impression d’aller bien et cinq minutes plus tard t’as perdu 30 places et tu ne comprends pas. Tous les bateaux ont le même potentiel. Pour le Nautic, on va voir si on ne peut pas faire une régate de Dragon sur la Seine, ce serait formidable».
Lionel Lemonchois : « C’est ma première en Dragon, c’est une vraie belle série avec un très bon niveau. C’est un autre style, ça ne va pas vite, c’est pas simple à gérer, mais c’est élégant. Mon équipage ne m’a pas laissé faire, il y a des bouts absolument partout, il faut un bon mode d’emploi. Venir à Douarnenez, c’est toujours un plaisir, c’est une des plus belles baies du monde ».
Roland Jourdain : « C’était lent et bien. Plus c’est lent, plus c’est subtil. La moindre variation de vent devient compliquée et stratégique. Le départ en Dragon est primordial, on s’est gratté la tête de plaisir, j’ai pris des cours avec Sébastien Audigane, un habitué de cette série. Mais quel plaisir ! »
Classement Nautic Champion’s Race
1. RUS 77 DIAMOND – Maxim Semerkhanov Vainqueur du Grand Prix Petit Navire 2006
2. RUS 27 ANAPURNA – Kiril Yuk Andrey
3. UKR 8 BUNKER BOYS – Evgeny Braslavets Médaillé d’or aux JO de Séoul et Los Angeles
4. RUS 35 SUNFLOWER – Oleg Khoperskiy – Champion d’Europe en Finn
5. UKR 9 CCCP – Taran Ruslana – Médaillée d’argent aux JO de 2004
Classement des champions voile toute catégorie
9. Jimmy Pahun
14. Luc Pillot
17. Eric Drouglazet
19. Fabienne d’Ortoli
21. Gildas Philippe
22. Kito de Pavant et Bruno Jourdren
25. Lionel Lemonchois
30. Roland Jourdain
31. Alex Caizergues
33. Franck Yves Escoffier et Bruno Sroka
34. Damien Grimont
35- Bertrand de Broc
Longtze Premier sacré à Shanghaï !
L’Asia Boating Award qui récompense les meilleurs "acteurs" de la voile chaque année en Asie a tenu sa 5ème édition le 17 avril dernier à Shanghaï. Longtze a reçu le prix du meilleur voilier de course 2009.
La cérémonie est devenue un “best off” de la vie de la voile en Asie. Les festivités avaient lieu à l’hôtel Meridian de Shanghaï. Un événement qui, au-delà de son aspect prestigieux, récompense les meilleurs de l’année et met en valeur le développement de l’industrie nautique dans cette région du monde. Longtze s’est vu attribuer le prix du meilleur bateau de course 2009.
"Nous avons reçu beaucoup d’applaudissements pour le Longtze et nous avons ressenti beaucoup de fierté d’être cité au palmarès de la soirée aux côtés de Franck Pong, nommé homme de l’année pour son action permanente en faveur de la voile asiatique et chinoise", explique Pierre Mas présent à la cérémonie en compagnie des propriétaires Gaetan Verhegge et Thomas Annick ainsi que de Lei Yang, manager Longtze à Qingdao.
Longtze Yachts présente, d’autre part, le plan de voilure "Club" du Longtze Premier. Ce nouveau jeu de voiles destiné à l’apprentissage, à l’activité des clubs nautiques mais également à la navigation "familiale" et à certaines compétitions, repose sur des voiles plus légères et plus maniables. Moins grandes, plus faciles à manipuler, dans un tissu plus robuste (le Dacran à la place du Pentex) s’adressent aussi aux équipages féminins de match-racing, nouvelle discipline olympique. Luc Gellusseau, concepteur de ce nouveau jeu : "D’une part, nous voulions permettre à des gens qui sont débutants de pouvoir utiliser le bateau plus facilement, de l’autre, nous voulions que ces voiles puissent également être utilisées par les équipages féminins qui courent en match-racing". Cette nouvelle discipline olympique qui requiert 3 équipières, nécessite un plan de voilure plus petit et moins lourd à manier que les voiles Longtze "normales", pour lesquelles il vaut mieux être 4 à bord. Le spi a moins de surface, 45m2 au lieu de 58,5m2 et permet des empannages plus faciles, le foc fait 9m2 au lieu de 13,4M2 et la Grand Voile de 17m2 au lieu de 20,6m2.
Ces voiles sont issues de trois jeux de voiles prototypes et sont désormais sur le marché.
Source : Longtze
http://longtze.org
Porquerolles, vite !
Cette année encore, ils ont répondu en masse à l’invitation du Yacht Club de Porquerolles, et le petit port Varois fera une nouvelle fois le plein des plus beaux voiliers de course croisière du moment. 66 équipages auront cette année le privilège et le plaisir de régater à couteaux tirés sur l’un des plus beaux plans d’eau que la Méditerranée puisse offrir, entre presqu’île de Giens et îles d’Hyères.
Porquerolles fait le plein
Ce sont donc 66 voiliers dûment répartis en 3 classes IRC qui ont en temps et heure rempli leur bulletin d’inscription. Et comme chaque année, le Yacht Club de Porquerolles a dû refuser, faute de place, des candidats au grand frisson des indicibles plaisirs de la navigation en course, à vue des plus beaux rivages insulaires de la grande bleue. La succession au palmarès désormais envié de ce grand rendez-vous de lancement de la saison Méditerranéenne est ouverte ; "Bella Donna (IRC 1), Sayann 2 (IRC 2) et Tchin Tchin (IRC 3) défendront cependant âprement leur titre dans les trois classes IRC*. Une quatrième catégorie verra s’affronter sur le même plan d’eau et sur les mêmes parcours les grands et majestueux 12 M JI. La Twelve à Porquerolles, qui permet aux vénérables et glorieux 12 Mètres méditerranéens de régater en course sera cette année disputé dans le cadre de la Semaine de Porquerolles.
Kookabura III, South Australia, Ikra et Sovereign ont battu le rappel de leurs meilleurs équipiers et c’est au top de leur forme que ces voiliers emblématiques des joutes passées de la Coupe de l’America vont de nouveau enchanter les amoureux des belles coques.
Sport en mer, convivialité à terre
C’est l’inaltérable motto de la Semaine de Porquerolles. Aux joutes impitoyables sur l’eau succèdent à terre d’inoubliables moments d’amitié et de partage, dans la quiétude et la douceur des longues soirées printanières aux saveurs uniques de Porquerolles. Garant de cet esprit fraternel et amical, toute l’équipe d’organisation se réjouit non seulement du succès annoncé de cette 11ème édition avec un plateau relevé de près de 70 équipages, mais aussi d’un nouvel élan d’enthousiasme qui porte ce nouveau millésime ; "Après 10 ans d’existence, nous sommes en effet toujours aussi heureux de constater l’engouement que suscitent nos régates auprès des amateurs de course croisière venus de tous les horizons Méditerranéens. La Semaine de Porquerolles est non seulement bien ancrée dans le calendrier des régates du Sud, elle cristallise les valeurs et les plaisirs du sport et de la navigation en flotte que recherchent avec avidité les régatiers. Cet état d’esprit est totalement partagé par nos partenaires et soutiens historiques, la municipalité de Porquerolles, le Conseil Général du Var, la Région PACA, et les sociétés Aigle, Totalgaz et Malongo."
La Semaine de Porquerolles en bref :
11ème édition, du 20 au 24 mai 2009
Organisée par le Yacht Club de Porquerolles (Y.C.P) et l’International Yacht Club de Hyères (I.Y.C.H)
Ouverte aux bateaux jaugés dans les catégories suivantes :
– Les bateaux jaugés en IRC*
– Les monotypes à partir de 30 pieds.
Les parcours sont de type "banane" et/ou côtier.
Programme 2009
Mercredi 20 mai 2009
10h00 à 18h00 Confirmation des inscriptions à Porquerolles (clôture définitive à 18h).
En soirée : Cérémonie d’ouverture officielle
Jeudi 21 mai 2009
11h00 Mise à disposition en mer
En soirée : Cocktail des sponsors
Vendredi 22 mai 2009
11h00 Mise à disposition en mer
En soirée : Apéritif*
Samedi 23 mai 2009
11h00 Mise à disposition en mer
En soirée : Repas des Vignerons*
Dimanche 24 mai 2009
11h00 Mise à disposition en mer
Remise des prix après les courses du jour
Groupama en stand-by
L’équipe technique s’affaire depuis ce mardi matin, sur le trimaran de Groupama afin qu’il soit fin prêt mercredi 6 mai, date de début du stand-by pour le record de la Méditerranée.
Concrètement, le maxi trimaran va être allégé au maximum afin que Franck Cammas et son équipage puisse en tirer toute la quintessence lors de cette première tentative de record de la saison
2009 entre Marseille et Carthage.
Les chasseurs de temps traquent le poids : tout ce qui est superflu à bord de Groupama 3 va être débarqué. Stéphane Guilbaud qui assure la gestion de l’ensemble du team Groupama: « Aujourd’hui et demain mardi, nous sommes 12 personnes à Marseille, avec pour chacune un rôle bien précis. D’aucuns videront Groupama 3, d’autres assureront l’avitaillement, pendant qu’une autre partie du team fera un peu de stratification et une dernière vérification de l’ensemble du bord. La DCN vient vérifier la structure et les appendices. Les voiles sont parties à la Rochelle la nuit dernière afin d’être optimisées. Le mot d’ordre est que le trimaran soit prêt pour un début de stand-by mercredi 6 mai et dans une configuration light mais sécuritaire ! Le record est de très courte durée, moins de 18 heures, il faut donc que l’équipage du bord dispose de tout le potentiel de Groupama 3 afin de tomber le temps de Bruno Peyron. C’est pourquoi tous les éléments de confort embarqués sur les records de plus longue durée ou inutiles sur cette traversée sont débarqués entre Marseille et Carthage : bannettes, coin cuisine… Par contre, aucune concession n’est faite sur la sécu et sur l’avitaillement pour 8 personnes.»
Dix classes monotypes présentes
Les J80 sont actuellement 35 à être inscrits et parmi eux, Pierre Follenfant, fidèle compétiteur du Grand Prix sur TBS, Jean-Charles Moriceau sur Interface Concept.
Les Open 570 seront présents en nombre avec 36 inscrits à ce jour, dont certains n’hésiteront pas à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour être au rendez-vous, comme les équipages basques, méditerranéens, charentais, normands.
Parmi les Sportboats, plus de 25 équipages sont inscrits parmi lesquels les Longtze, Mach 650 et K650 et Open 650. Les Melges 24 devraient être également au rendez-vous.
Nicolas Bérenger, Figariste averti vainqueur de la Cap Istanbul 2008, sera l’un des grands animateurs de la classe des Longtze sur Koné monospace tout comme Luc Gellusseau sur Lufthansa.
En SB3, le plateau sera international et le niveau très relevé avec 20 équipages inscrits actuellement, dont 15 équipages anglo-saxons.
Thomas Coville, skipper du maxi Sodeb’O sera le parrain du Grand Prix. Passionné par la technologie, il est aussi un fervent défenseur de la monotypie.
La première manche du Grand Prix sera ouverte aux Sportboat. Sur ce speed crossing entre Lanvéoc Poulmic et Brest, les sportboats feront le spectacle en virant une bouée à l’entrée du tout nouveau port du Château à Brest, au coeur de la ville. Cette manche se courra jeudi 21 mai à partir de 16h si la météo le permet. Elle constitue également la première manche du Trophée Virginie Heriot, qui consiste en un classement spécial au sein de la classe Longtze.
52 skippers au départ
Un hors d’œuvre de 300 milles dans un régime météo perturbé
Une belle lutte en perspective pour cette première partie de Mini Pavois vers Gijon (Espagne) distante de 300 milles. Un sprint pour la distance à parcourir, une véritable partie d’endurance pour le rythme prévu à bord… car ce sont des petits airs le tout dans un régime très perturbé qui sont attendus au large du port de Charente-Maritime et ce, sur l’ensemble du Golfe de Gascogne pour les jours à venir. Des conditions anticycloniques sont attendues sur les prochains jours et l’ensemble des concurrents s’attend à devoir lutter au coude à coude et ce, jusqu’au port espagnol. Car, qu’on se le dise, si le matériel est mis à rude épreuve dans des conditions de vent puissantes et régulières, ce sont les organismes qui sont mis à rude épreuve dans des conditions molles et irrégulières. Micro sieste au poste de barre, réglages permanents, changements de voile pour profiter de la moindre rotation ou du plus petit zéphyr, la différence se fait sur les réglages, l’assiette du bateau sur l’eau et la réactivité du skipper. Tous le savent… Aussi, il faudra puiser dans ses réserves pour sortir son épingle du jeu dans un vent tendance « minimum syndical », un vent qui pourrait être perturbé avec des phénomènes locaux assez imprévisibles. Du coup, cette première partie du parcours version océanique devrait être un hors-d’œuvre potentiellement dur à digérer pour les concurrents et il se pourrait bien que les écarts soient conséquents à l’arrivée dans le port espagnol. Une côte espagnole à surveiller de près car son approche est souvent synonyme d’orages et de surprenants phénomènes côtiers dus à la cordillère Cantabrique toute proche. Il faut savoir que cette chaîne montagneuse – le Pico Tres Mares culmine à 2 648 mètres – s’étend sur 480 km dans la continuité du massif pyrénéen. Orages violents, coups de vent piégeux à l’approche des côtes, zone de calmes tombant la nuit… Les écarts à quelques milles des côtes et de l’arrivée peuvent être conséquents, une fois la difficulté océanique avalée. Tous devront se méfier des conditions tordues et complexes de l’arrivée.
Contrôles de jauge et derniers préparatifs
Branle bas de combat à bord des bateaux en ce lundi 4 mai 2009… Les derniers contrôles de jauge s’effectuent et chacun y va de ses derniers préparatifs. Les coups de main restent monnaie courante chez les ministes, les ponceuses et autres perceuses passant de bord à bord. On fixe des penons sur sa grand-voile, on monte en tête de mât, on fait le tri dans les caisses embarquées et on optimise les poids à emmener pour éviter de trop surcharger le bateau. La tendance à la légèreté sera de mise, priorité à la marche du bateau.


















