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Plus que 400 milles pour Akena Verandas

Arnaud Boissieres - Akena Verandas
DR

Un Anglais, un Américain, un Autrichien et deux Français vont clore dans les jours ou semaines prochaines leur Vendée Globe. Pour Arnaud Boissières, bien que “flashé” à seulement 2,4 nœuds cet après-midi, ce n’est plus qu’une question d’heures. Quelques dizaines d’heures si l’anticyclone ne le retient pas plus longtemps en mer. Le skipper d’Akena Vérandas dit se préparer psychologiquement à retrouver la terre après 105 jours de mer. Une idée judicieuse surtout s’il savait l’accueil tonitruant que lui prépare son équipe à terre ! 105 jours, c’est aussi le temps qu’avait mis Thomas Coville sur le même bateau en 2001 (93 jours pour Sébastien Josse en 2005). Pour faire mieux que Coville, Cali doit donc arriver avant 20h26 dimanche soir. Bien sûr, c’est totalement anecdotique. Rien n’est comparable. Les conditions météo sont différentes et le bateau a largement été optimisé depuis. Mais c’est le genre d’anecdotes qui motivent certains marins lorsque le classement est scellé. Histoire de rester en mode régate jusqu’au bout. Sans pour autant prendre de risques inutiles bien évidemment. Cali reste d’ailleurs très vigilant et se méfie comme de la peste d’une avarie de dernière minute. Heureusement pour lui, les conditions anticycloniques sont plus propices à la méditation qu’au rodéo nautique. Du coup, il a ressorti son Solent (voile d’avant) prématurément usé pour progresser tant bien que mal dans les petits airs qui l’accompagneront jusqu’à l’arrivée.

Derrière lui, Steve White (Toe in the Water), à une centaine de milles dans le nord des Açores, file 10 nœuds plus vite en bordure d’une grosse dépression. Le Britannique rêve déjà de son futur bateau et d’une casquette amovible comme celle de Foncia pour ” pouvoir sortir manœuvrer en pyjama sans être mouillé ” ! So british… L’Américain Rich Wilson (Great American III), de son côté, remonte péniblement l’alizé de nord-est dans une mer croisée. Il devrait atteindre demain la latitude du Cap Vert. Devant, l’Anticyclone des Açores lui barre pour l’instant la route des Sables d’Olonne. Au large de Recife, en Atlantique Sud, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) se trouve à moins de 48h du pot au noir. L’Olonnais a dans sa ligne de mire l’archipel Fernando de Noronha qui précède une zone de convergence intertropicale particulièrement active en ce moment. Plus au sud, l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) profite des meilleures conditions de cinq derniers concurrents en mer. Un bon alizé de sud-est qui le pousse à vive allure vers le nord. Les derniers moments de pur bonheur en mer à apprécier à sa juste valeur avant le retour à la réalité des terriens dans quelques semaines…

Le classement de 16 h :

Arrivés
1 – Michel Desjoyeaux (Foncia)

2 – Armel Le Cléac’h (Brit Air)

3 – Marc Guillemot (Safran)

4 – Sam Davies (Roxy)

5 – Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)

6 – Dee Caffari (Aviva)

Encore en mer :

7 – Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), à 411 milles de l’arrivée
8 – Steve White (Toe in the Water), à 1129 milles de l’arrivée
9 – Rich Wilson (Great American III), à 2649 milles de l’arrivée
10 – Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à 3633 milles de l’arrivée
11 – Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), à 4160 milles de l’arrivée
3 – Vincent Riou (PRB), réparation accordée par le Jury International

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Ericsson 4 et Puma creusent l’écart

Puma
DR

Ericsson 4 et Puma, presque bord à bord ce matin à 8 milles de distance l´un de l´autre, ont en effet tiré le parti maximum des conditions de reaching qui ont dominé depuis le départ de Qingdao, et dans lesquelles leurs VO 70 ont pu parfaitement s´exprimer. Pointé à 125 milles du tandem de tête, Ericsson 3 maintient sa troisième place mais voit son retard sur les leaders s´accroître lentement mais sûrement. Tout comme celui de Green Dragon, 4ème à 189 milles et Telefonica Blue à 250 milles.

Le froid, c’est presque fini

Les cartes météo ne laissent aucun doute. Les concurrents sont entrain de laisser derrière eux  les zones perturbées des hautes pressions du Pacifique Nord et leur cortège de brume, de froid et de vent glacé ; et vont commencer à toucher dans la journée les premiers effets du Pot au Noir. Les vents de nord passeront en effet progressivement la main aux alizés de secteur est, ce qui oblige les marins à réajuster leur angle d´attaque. En effet, l´Est a été peu à peu abandonné au profit de l´Est-Sud-Est, ce qui permet aux VO 70 de conserver une bonne vitesse de progression ; ce matin de 17-18 nœuds pour l´ensemble de la flotte. Ce changement de régime est synonyme de retour du soleil, de vents plus faibles mais plus réguliers et de quelques violents orages sporadiques.

 

Dans le viseur des équipages, la première marque du parcours, une longue ligne horizontale située sur le 36ème parallèle, tracée entre la pointe nord de la Nouvelle Zélande et la ville de Concepçión au Chili, dans le sud de Santiago. Il faudra sans doute près d´une semaine aux  leaders pour atteindre cette  ligne imaginaire. Entre les deux se profile une bonne vieille guerre des nerfs dans le Pot au Noir.


Positions ce  mercredi 18 février à 8h30 :

 

1 – Ericsson 4 à 10 997 milles de l’arrivée

2 –  Puma à 8 milles

3 – Ericsson 3 à 125 milles

4 – Green Dragon à 189 milles

5 – Telefonica Blue à 260 milles

Delta Lloyd – DNS

Telefonica Black – DNS

Team Russia – DNS

 

VOLVO OCEAN RACE 2008-2009

 

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)

 

1-      Ericsson 4 – 49 points

2-      Telefonica Blue – 42 points

3-      Puma – 41 points

4-      Green Dragon – 30 points

5-      Ericsson 3 – 28 points

6-       Telefonica Black – 21  points

7-       Delta Lloyd – 12 points

8-       Team Russia – 10,5 points

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Le maxi Banque Pop V en stand-by à Cadix

Banque Populaire V étrave
DR

Effectuée dans des conditions idéales, cette première navigation au large, sur plusieurs jours, aura permis à Pascal Bidégorry et ses hommes de prendre réellement la mesure de leur monture. Quelques heures après l’amarrage dans le port espagnol, le skipper basque revenait avec un enthousiasme non dissimulé sur ces quelques heures de grande découverte et de pur plaisir…

En larguant les amarres samedi 14 février au départ de Lorient, les sourires des treize hommes du Maxi Banque Populaire V témoignaient du soulagement. Après un bon mois d´attente depuis l´entrée officielle en stand-by pour la Route de la Découverte, les choses concrètes s´annonçaient enfin avec un départ vers le large. Pour Pascal Bidégorry et ses douze équipiers, l´heure de la première nuit en mer, sonnait.

Pascal Bidégorry : « Ce convoyage s´est révélé satisfaisant pour plein de raisons. Mais avant tout parce que j´ai pu observer un équipage qui a très rapidement pris ses marques et au sein duquel l´ambiance est vraiment excellente. Le plaisir de côtoyer ces garçons là est grand. Il faut maintenant que je m´habitue à cette organisation d´équipage et à déléguer. Mais le fait de les avoir observé dans leur manière de faire et leur professionnalisme me laisse à penser que cette démarche va se faire tout naturellement. Il est important pour moi qu´ils se sentent responsabilisés. Je ne conçois pas du tout l´équipage comme un groupe de douze manoeuvrants placé sous la houlette d´un chef ! Nous sommes tous ensemble tournés vers le même objectif ».

A plus de 40 nœuds “en sécurité”

Si l´équipage du Maxi Banque Populaire V semble confirmer qu´il mérite son qualificatif de Dream Team, le géant des mers n´a pas non plus déçu… « La première des satisfactions réside dans l´état de préparation de notre bateau. Il est certes encore jeune, mais il n´en est pas moins abouti et très au point. Ce qui doit aujourd´hui être amélioré relève réellement de l´ordre du détail. Nous savions que nous avions une très bonne base grâce au travail réalisé tant par les architectes du cabinet VPLP que par Hubert Desjoyeaux et le chantier CDK Technologies. Mais je suis également extrêmement heureux de voir que l´ensemble du Team Banque Populaire a fourni un travail d´une qualité telle que nous avons aujourd´hui un bateau d´une grande fiabilité. »

Ce premier convoyage et cette navigation au large auront donc permis de valider la préparation du bateau. « La première nuit passée en mer aura été pour tout l´équipage la meilleure manière de se rendre compte du potentiel du Maxi Banque Populaire V et de ses performances. Nous avons imposé certaines limites au bateau mais à aucun moment cela n´a été le contraire… Même en allant au-delà de 40 nœuds, nous ne nous sommes jamais sentis en danger. Notre monture à cette capacité à afficher des moyennes élevées régulièrement et sur de longues périodes. Il nous reste certainement encore à découvrir de nouvelles ficelles de son fonctionnement, mais après cette première expérience au large, le bilan est vraiment très satisfaisant! ».

Pas de fenêtre avant 8 jours

Avec cette arrivée à Cadix, démarre donc officiellement le stand-by espagnol de la Route de la Découverte. Les navigants vont passer quelques jours encore ensemble et passer en revue les informations nouvelles relatives la performance et la sécurité à bord. Jeudi, la majorité de l´équipage rentrera en France, aucune fenêtre météo n´étant manifestement décidée à se présenter avant huit jours. Le créneau attendu maintenant par Pascal Bidégorry et ses hommes devra leur permettre de quitter les côtes espagnoles avec un bon régime d´alizés portugais afin de pouvoir très rapidement se glisser sous l’ anticyclone des Açores. En fonction de l´ouverture ou non d´une fenêtre, le programme à Cadix sera adapté et configuré pour un départ prochain ou une nouvelle session d´entraînements… L´attente se poursuit donc, le Team Banque Populaire toujours en code rouge.

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Arnaud Boissières attendu à partir de dimanche

Arnaud Boissieres - Akena Verandas
DR

Après les arrivées groupées de Marc Guillemot, Brian Thompson et Dee Caffari lundi, le calme est revenu sur le village du Vendée Globe aux Sables d’Olonne. Le prochain concurrent à rejoindre Port Olona en septième position sera Arnaud Boissières (Akena Vérandas), attendu dimanche ou lundi prochain, soit une semaine après Dee Caffari. Depuis l’arrivée de la Britannique, ils ne sont plus que cinq en mer, tous à bord de monocoques de plus de dix ans d’âge. Par 46°23 Nord, Cali a déjà atteint la latitude des Sables d’Olonne. Il ne lui reste plus que 617 milles à parcourir plein est pour boucler son tour du monde. Mais si la Vendée est pile dans l’axe de son étrave, Cali s’attend à tirer des bords face à des vents faibles et contraire dans le golfe de Gascogne. 


A moins de 150 milles dans l’ouest de l’archipel des Açores, Steve White (Toe in the Water), huitième, a enfin retrouvé du vent en bordure de l’anticyclone des Açores et progressait à 10 nœuds vers le nord-est. Bonne vitesse également pour le doyen de la course, Rich Wilson (Great American III) à près de 10 nœuds dans les alizés de nord-est. Après le coup de blues d’hier en pensant au 93e anniversaire de sa mère auquel il ne pourra assister, l’Américain a retrouvé le moral à moins de deux semaines de son arrivée en France.


Au large du Brésil, les deux derniers concurrents dans l’hémisphère Sud progressent également à moins de 10 nœuds, au large de Recife pour Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et au large de Porto Seguro pour l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch). Petit réconfort pour Dinelli, en traversant une zone de grain, il a pu récupérer de l’eau douce dans sa grand-voile, lui qui a du mal à fabriquer de l’eau avec son dessalinisateur. La route est encore longue pour ces deux marins à trois ou quatre semaines de leur retour sur terre.

Le classement de 16 h

Arrivés :

1 – Michel Desjoyeaux (Foncia)
2 – Armel Le Cléac’h (Brit Air)

3 – Marc Guillemot (Safran)

4 – Sam Davies (Roxy)

5 – Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)
6 – Dee Caffari (Aviva)

Encore en mer :

7 – Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), à 617 milles de l’arrivée
8 – Steve White (Toe in the Water), à 1407 milles de l’arrivée
9 – Rich Wilson (Great American III), à 2833 milles de l’arrivée
10 – Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à 3852 milles de l’arrivée
11 – Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), à 4383 milles de l’arrivée
3 – Vincent Riou (PRB), réparation accordée par le Jury International

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40e Solitaire : 70 inscrits et des gros bras

Thierry Chabagny - Suzuki
DR

Du 28 juillet au 22 août, s’écrira sur l’eau une nouvelle page de La Solitaire du Figaro qui célébrera cet été sa 40ème édition. De Lorient à Dieppe en passant par La Corogne, Saint Gilles Croix de Vie et Dingle, tous : marins confirmés, bizuths, ou amateurs ont bien l’intention de disputer cette course historique et d’inscrire leur nom à son prestigieux palmarès.

Cinq anciens vainqueurs et quatre Vendée Globiste

2009 sera placé sous le signe du retour ! Celui des anciens vainqueurs mais aussi de ceux qui ont défrayé la chronique pendant près de 90 jours sur le Vendée Globe et qui reviennent cet été s’affronter sur La Solitaire.

Michel Desjoyeaux tout d’abord, triple vainqueur de La Solitaire en 1992, 1998 et 2007 et récemment double vainqueur du Vendée Globe. Celui que l’on surnomme Le Professeur revient en Figaro avec la ferme intention de ” se faire plaisir ” et pourrait prétendre à une 4ème victoire historique ! Mais ce sera sans compter sur Armel Le Cléac’h, auteur d’une magnifique seconde place sur le Vendée Globe et vainqueur de La Solitaire 2003. Jérémie Beyou, vainqueur en 2005, n’a qu’un seul objectif : décrocher un deuxième titre mais en fin de contrat avec son sponsor depuis 7 ans, le breton est toujours à la recherche d’un partenaire pour s’aligner sur la ligne de départ dans les meilleures conditions.

On note également le retour très attendu de Charles Caudrelier, victorieux en 2004, qui se confrontera au lauréat de l’édition 2001 et pilier de la Classe Figaro Bénéteau : Eric Drouglazet.

Une mention spéciale pour Yann Eliès, qui suite à son terrible accident sur le Vendée Globe a décidé de se remettre au plus vite en selle et de revenir à la compétition sur La Solitaire, qu’il avait terminé 2ème en 2004. Sous réserve de son rétablissement, Yann, qui a déjà remporté quatre étapes de La Solitaire, pourrait bien lui aussi venir pour la victoire.

Les acteurs du circuit Figaro

Nombreux également seront les fidèles de la classique estivale, candidats à la victoire. Frédéric Duthil (2ème en 2007 et 3ème en 2008), Gildas Morvan (2ème en 2008), Thierry Chabagny, Erwan Tabarly, Corentin Douguet, Jean-Paul Mouren (23ème participation), Marc Emig, Laurent Pellecuer, Gérald Véniard, Christophe Lebas et les autres donneront le meilleur d’eux-même afin de décrocher la précieuse victoire.

Aux avant-postes depuis quelques éditions, les jeunes loups du circuit Figaro feront certainement encore couler beaucoup d’encre à l’image de Gildas Mahé, Thomas Rouxel et Nicolas Lunven auxquels viendra sans doute s’ajouter le podium bizuth de l’édition 2008 : François Gabart, Adrien Hardy et Isabelle Joschke dont le talent et la détermination ne sont plus à démontrer.

19 bizuths

Cette année, 19 bizuths s’élanceront sur la ligne de départ de La Solitaire du Figaro, un signe de jeunesse incontestable pour la course qui attire toujours autant de nouveaux talents tels que : Christophe Espagnon, après sa participation aux Jeux Olympiques de Pékin, il troque son Tornado pour le Figaro Bénéteau, Fabien Delahaye qui vient d’intégrer le Pôle course au large de Port-La Forêt, Arthur Le Vaillant, sélectionné aux Championnats du Monde de planche à voile, ou encore Louis Duc, 4ème de l’Artemis Transat en 2008.

Trois étrangers participeront cet été à La Solitaire du Figaro : Pietro D’Ali (Italie) revient pour une 5ème participation, Nigel King (Grande-Bretagne) et Isabelle Joschke s’aligneront tous deux pour la 2ème fois sur la course.

 Jacques Caraës, directeur de course : « On ne pouvait espérer mieux pour la 40ème édition de La Solitaire du Figaro, avec 70 préinscrits, nous avons un plateau tout à fait exceptionnel ! Le retour de 5 anciens vainqueurs et la venue de nouveaux coureurs avec 19 bizuths démontre un fois encore tout l’intérêt sportif de La Solitaire. Je pense à Michel Desjoyeaux qui vient de réaliser un doublé de légende sur le Vendée Globe et qui en grand compétiteur revient sur la course avec toujours autant de plaisir, c’est magnifique. Nous avons également une belle équipe de fidèle tel Gildas Morvan qui a tous les atouts pour faire la chronique de La Solitaire cet été et bien sûr, les jeunes talents, François Gabart et Adrien Hardy sur qui il va falloir compter.»

 

Les grandes dates de La Solitaire du Figaro 2009 : 


LORIENT

Ouverture du village : jeudi 23 juillet

Prologue Suzuki : mardi 28 juillet

Départ de la 1ère étape : jeudi 30 juillet

 

LA COROGNE (345 milles)

Arrivée de l’organisation: vendredi 31 juillet

Arrivée prévue des bateaux : samedi 1er août

Départ de la 2ème étape : mardi 4 août

 

SAINT GILLES CROIX DE VIE (365 milles)

Arrivée de l’organisation : mercredi 5 août

Arrivée prévue des bateaux : vendredi 7 août

Départ de la 3ème étape : lundi 10 août

 

DINGLE (485 milles)

Arrivée de l’organisation: mardi 11 août

Arrivée prévue des bateaux : jeudi 13 août

Départ de la 4ème étape : dimanche 16 août

 

DIEPPE (511 milles)

Arrivée de l’organisation : lundi 17 août

Arrivée prévue des bateaux : mercredi 19 août

Régate de Clôture : samedi 22 août

 

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Loïck Peyron et Gitana se séparent

Gréement fortune Peyron VG 2008
DR

Le Baron Benjamin de Rothschild et Loïck Peyron, skipper de Gitana Eighty et team manager de l´écurie depuis 2006, ont décidé de mettre un terme à leur collaboration. Selon Gitana, cette décision, si elle intervient quelques semaines après l´abandon pour démâtage dans le Vendée Globe, “n´est aucunement liée à cette avarie de course mais guidée par les évolutions futures de l´équipe qui ne concordent pas avec les volontés du skipper baulois”. En 2009, compte tenu du contexte économique actuel et du souhait de revenir à une structure plus cohérente, il a été choisi de réduire la voilure, et notamment de vendre Gitana Eighty : « Gitana Eighty a été pensé et construit dans un but précis : le Vendée Globe. Ce tour du monde légendaire touchant à sa fin, notre aventure à la barre de ce monocoque s´achève également. Face à cette décision, Loïck Peyron ne souhaite pas poursuivre uniquement son activité de manager, ce que nous comprenons très bien. Ce fut un grand privilège pour nous que de l´avoir à nos côtés durant trois années et nous lui sommes reconnaissants de l´impulsion qu´il a su donner à l´équipe. Nous lui souhaitons bonne chance pour l´avenir » concluait le Baron Benjamin de Rothschild, avant de laisser la parole à Loïck Peyron : « C´est la fin d´une histoire mais je suis aujourd´hui fier et heureux d´avoir pu contribuer à écrire quelques belles lignes dans la saga des Gitana. En 2006, lors de mon arrivée à la tête du Gitana Team, le défi était de taille et je crois qu´avec l´aide et la motivation des membres de l´équipe nous avons su le relever brillamment…»Gitana Eighty est racheté par la Fundació per la Navegació Oceànica de Barcelona (FNOB), organisme qui a pour objectif de promouvoir la voile océanique en Espagne. Après une mise au point technique à la Trinité-sur-Mer, le bateau, sous ses nouvelles couleurs, entamera un programme de préparation intense en vue de sa participation à la deuxième édition de la Barcelona World Race. Le départ de cette course autour du monde en double, disputée à bord de monocoques IMOCA,  sera donné à Barcelone le 31 décembre 2010.


En Extreme 40 avec Yann Guichard

Le Baron Benjamin de Rothschild a décidé de s’engager dans un nouveau circuit : l´iShares Cup. Yann Guichard, un fidèle du Gitana Team depuis 2004, rejoint les rangs de l´écurie en qualité de skipper-barreur de l´Extrême 40´ Gitana. Ce jeune navigateur de 34 ans, tout autant à l´aise entre trois bouées, de par son parcours olympique, qu´au large compte tenu de son expérience en transatlantique, aura à faire ses preuves sur ce nouveau support parfaitement taillé pour son talent. En effet, rappelons que Yann Guichard est un grand spécialiste de ces catamarans de sport, comme en témoignent ses trois préparations olympiques en Tornado et sa 4ème place aux JO de Sydney en 2000. Disputées sur des catamarans monotypes de 40 pieds – les Extrême 40 – les régates débuteront en mai pour prendre fin en octobre. Si le calendrier de la saison ne sera parfaitement ficelé que dans les prochaines semaines, nous savons d´ores et déjà que cinq évènements entraîneront le plateau 2009 en Italie, en France, en Angleterre, en Allemagne ainsi qu´en Hollande.

Lancé en 2007, à l´initiative d´Offshore Challenges Events, ce circuit a su séduire des teams internationaux mais les Français ne sont pas en reste dans l´intérêt qu´ils portent à l´épreuve. En effet, le team Groupama a d´ores et déjà annoncé sa participation cette saison et d´autres équipes tricolores pourraient les imiter. Se disputant à quatre équipiers, les régates d’Extrême 40´ ont pour objectif de permettre au public de vivre les joutes nautiques au plus près et ce en favorisant des plans d´eau à proximité immédiate des côtes, et si possible au sein même des villes sélectionnées.

Gitana 11 rallongé à 70 pieds

Victorieux de la Route du Rhum en 2006 avec Lionel Lemonchois, Gitana 11 (ex Bekgacom) va être rallongé à 70 pieds pour tenter sa chance alors que le Rhum redevient open, sans limite de taille pour les multicoques (lire à ce sujet le dernier numéro du magazine Course Au Large). « Ce chantier, qui consiste globalement à passer d´un 60 à un 70 pieds, a pour but de combler notre déficit dans des conditions musclées par rapport aux grands trimarans océaniques, tout en conservant les qualités de notre bateau dans le petit temps grâce à son rapport puissance / légèreté. Nous cherchons à gagner en polyvalence », explique le communiqué de Gitana. Construction de nouveaux flotteurs et allongement de la coque centrale sont la voie choisie, les travaux ayant commencé au début de cette année 2009. La majeure partie des travaux est réalisée en interne. Ce chantier a été placé sous la direction de William Fabulet, qui connaît très bien le trimaran pour en avoir été le boat captain, sans oublier l´œil averti de Yann Guichard qui apporte chaque jour son expérience de navigation à bord du 60´.

Programme de l´iShares Cup 2009 :
- 15 au 17 mai / Italie
- 3 au 5 juillet / Hyères (France)
- 1er au 3 août / Cowes (Angleterre) 
- 28 au 30 août / Kiel (Allemagne)
- 25 au 27 septembre / Amsterdam (Hollande)

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100 jours pour les 5 encore en course

Steve White Toe in the water
DR

Cent jours : on imagine ce qu’il faut de persévérance quand on est encore en mer et que les arrivées s’égrènent dans le port des Sables d’Olonne. Le plus souvent les proches, les équipes techniques se font l’écho assourdi des réjouissances aux abords des pontons de Port Olona… sans toutefois trop en rajouter, histoire que la marche en avant des demi-soldes de la course n’en soit pas plombée par l’impatience de retrouver la terre. On le sent bien, plus l’échéance approche et plus il devient difficile d’être en mer. Comme le soulignait Rich Wilson (Great Américan III) lors de la vacation de ce jour, nul ne se sent la trempe d’un Moitessier qui décidait de prolonger son tour du monde de peur de perdre son âme en touchant terre. De même Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) qui se débat avec des problèmes de gréement de plus en plus récurrents : non content de constater les avaries de son rail de chariot de grand-voile, le navigateur autrichien doit maintenant faire avec la rupture de ses drisses de tête de mât qui lui interdisent provisoirement d’établir tout spinnaker ou voile d’avant d’envergure. Pour compenser ses pertes de moral, Norbert se fixe des objectifs précis et limités à tenir chaque jour : se laver les dents, nettoyer l’intérieur du bateau, faire du rangement… Les tâches quotidiennes sont parfois le meilleur dérivatif pour combattre les glissements de l’âme.

Moins de mille milles pour ” Cali “


Steve White (Toe in the water) continue, contre vents et marées, de brandir l’indéfectible optimisme qui ne le quitte pas depuis le début de cette aventure. Malgré des dernières heures catastrophiques où le navigateur britannique a cumulé un spinnaker en lambeaux, une collision évitée avec un cargo sourd aux appels VHF, une route erratique qui l’oblige à faire le tour de la paroisse pour rejoindre les Sables d’Olonne, Steve continue de brandir comme un étendard son plaisir d’être en mer.
Arnaud Boissières, quant à lui, espère toujours pouvoir en terminer le week-end prochain. Le skipper d’Akena Vérandas, auteur d’une course remarquable jusque là doit aussi composer avec la position parfaitement inhabituelle de l’anticyclone des Açores qui bloque la route vers la Vendée. Petit temps, allures de près risque d’être le lot commun de l’Arcachonnais qui avouait, quelques jours plus tôt à la vacation, ressentir une certaine lassitude. Qu’il se rassure, une fois la ligne d’arrivée franchie, les petites misères et grandes galères de ces trois mois de course sont vie reléguées dans les oubliettes de la mémoire. Ainsi fonctionnait la Grande Armée : le plaisir du devoir accompli compensait grandement les tributs de la bataille.

Le classement de 16 heures
1 – Michel Desjoyeaux (Foncia) le 1 février à 16h11
2 – Armel Le Cléac’h (Brit Air) le 7 février à 9h41
3 – Marc Guillemot (Safran) le 16 février à 2h21 (82 heures de compensation)
4 – Sam Davies (Roxy) le 14 février à 1h41 (32 heures de compensation)
5 – Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) le 16 février à 9h31
6 – Dee Caffari (Aviva) le 16 février à 14h12
7 – Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 879,8 milles de l’arrivée
8 – Steve White (Toe in the water) à 729,1 milles du premier
9 – Rich Wilson (Great American III) à 2136,4 milles du premier
10 – Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 3217,2 milles du premier
11 – Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 3709,3 milles du premier
3 – Vincent Riou (PRB) – réparation accordée

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Naviguez sur un bateau du Vendée Globe !

Ben Parnaudeau
Ben Parnaudeau

Embarquez, pour un programme individuel ou incentive, à bord de Max Havelaar, 60 pieds open qui a couru deux fois cette course autour du monde.

Programme individuel :
Quelque soit votre objectif ou votre niveau en voile, offrez-vous une navigation hors norme à bord d’un 60 pieds Open. Participez sur Max Havelaar — au départ de La Rochelle — encadré en toute sécurité par un skipper professionnel, à l’une des expériences nautiques suivantes :

– Virez Fort Boyard dans la journée :
Trajet : Aller-retour vers Fort Boyard, durée : 1 demi-journée
Équipage : Minimum 4 pers et demi
Tarif : 100 € par personne
– Deux jours et une nuit vers l’Ile d’Yeu :
Trajet : Aller-retour pour virer l’île d’Yeu, durée : deux jours
Équipage : Minimum 3 personnes
Tarif : 350 € par personne
– Parcourez 1000 Miles :
Trajet : 1000 miles inspirés des parcours de qualification des grandes courses au large. Sans escale, en fonction des vents et des courants annoncés. Durée : de quatre à six jours
Tarif : 1000 € par personne
– Suivez la Mini Transat 2009
Trajet : Suivi d’une ou deux étapes de la Mini Transat 2009, durée 1° étape : environ 10 jours

Programme incentive :
Proposez à tous vos collaborateurs, partenaires, associés, une sortie à la voile inoubliable. Soudez vos équipes au travers d’une aventure humaine et sportive, riche en sensations et en émotions !

Une journée "Incentive" :
Trajet : Pertuis Rochelais, durée : une journée
Tarif : 1500 € HT le bateau
Régatez avec d’autres 60 pieds :
Trajet : Parcours côtier en course avec un autre 60 pieds open, durée : une journée
Tarif : A partir de 3000 € HT
Participez aux départs de courses :
Trajet : Mini Transat, Solitaire du Figaro…, durée : une journée
Tarif : 2500 € HT le bateau
Suivez une étape de la Solitaire du Figaro :
Trajet : En fonction du programme annoncé, durée : de cinq à sept jours
Tarif : 7500 € HT le bateau, par étape

Règlement Affaires Maritimes : 10 personnes maximum embarquées en navigation côtière, et 6 maximum en navigation hauturière.
A noter : les tarifs indiqués n’incluent ni les convoyages ni les caisses de bord

Le voilier Max Havelaar :
2004-2005 Vendée-Globe : F Benoît Parnaudeau
2003 Jacques Vabre : FD. Munduteguy
2003 Défi Atlantique : F Benoît Parnaudeau
2002 Route du Rhum : FD. Munduteguy
2000-2001 Vendée-Globe : FD. Munduteguy

Contact commercial : vialleetvoiliers@gmail.com
www.vplg.com/60pieds.htm

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Marc Guillemot décroche le podium!

Arrivée Marc Guillemot vendée globe 01
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Marc Guillemot aura finalement réussi son challenge : arriver jusqu’aux Sables d’Olonne sans quille ! Après plus de 1 000 milles de navigation et des bords à tirer contre une brise de secteur Est… Un nouvel exploit pour le Trinitain qui a cumulé les aventures et les émotions depuis son départ : l’abordage d’un cétacé avant les Kerguelen, le détournement vers Yann Eliès et son soutien pendant deux jours, l’arrêt à l’île d’Auckland pour réparer une première fois son rail de grand voile, la course poursuite avec Samantha Davies, un nouveau mouillage aux Malouines, une route à raser le Brésil au milieu des pêcheurs, un contournement judicieux de l’anticyclone des Açores par l’Ouest et une quille qui descend dans un premier temps de quelques centimètres… Pour finir par casser et couler ! Heureusement les conditions météorologiques s’amélioraient progressivement lorsque le solitaire abordait le golfe de Gascogne sans son lest : du petit temps, même si le vent était contraire. Mais Marc Guillemot avait déjà eu le temps de prendre la mesure de ce monocoque handicapé et réussissait à maintenir des vitesses étonnantes jusqu’à l’arrivée : jusqu’à plus de douze nœuds…

 

1 000 milles sans quille

Le Trinitain a eu le droit à une arrivée triomphale puisque nombre de concurrents malchanceux du Vendée Globe étaient venus rendre hommage au navigateur qui a contribué au sauvetage de Yann Eliès : Kito de Pavant, Roland Jourdain, Jean Le Cam, Yannick Bestaven, Mike Golding… mais aussi Samantha Davies et Armel Le Cléac’h. Même Yann Eliès toujours en rééducation, s’est déplacé avec ses béquilles et a tenu à accompagner Marc Guillemot dans sa remontée du chenal. Et en coupant la ligne devant Les Sables d’Olonne à 2h 21′ 36”, le solitaire obtient pour seulement une heure et vingt minutes (le plus petit écart entre deux concurrents depuis la création du Vendée Globe en 1989), la troisième marche du podium devant Samantha Davies ! Et malgré la nuit, malgré le froid, malgré une lune bien blafarde et sous un ciel magiquement étoilé, le public et les amis de Marc Guillemot étaient venus en nombre l’accueillir sur l’eau… puis l’applaudir sur les quais des Sables d’Olonne. C’est un combattant, un dur au mal avec un cœur gros comme ça qui a enthousiasmé les spectateurs et les internautes pendant plus de trois mois. Bravo !  A l’arrivée, Marc Guillemot a parcouru sur l’eau 28 401 milles à la moyenne de 12,44 nœuds…

 

Les temps de Marc Guillemot

Passage à l’équateur : 13j 03h 59’
Passage à Bonne Espérance : 27j 06h 08’
Passage au cap Leeuwin : 38j 11h 28’
Passage de l’antiméridien : 49j 22h 13’
Passage du cap Horn : 63j 19h 28’
Passage à l’équateur : 81j 12h 13’
Arrivée aux Sables d’Olonne : 95j 03h 19’ 36’’

Arrivées du Vendée Globe

1-Michel Desjoyeaux (Foncia) 84j 03h 09’ 08’’
2-Armel Le Cléac’h (Brit Air) 89j 09h 39’ 35’’ (bonification de 11h incluse)
3-Marc Guillemot (Safran) 95j 03h 19’ 36’’ (bonification de 82h incluse)
4-Samantha Davies (Roxy) 95j 04h 39’ 01’’ (bonification de 32h incluse)

 

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Brian Thompson 5e du Vendée Globe

Brian Thompson arrivee Vende Globe
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Il semble que Brian Thompson a dû contenir ses ardeurs ces dernières heures pour des raisons de quille affaiblie ! Le solitaire a dû aussi composer avec un vent contraire et mollissant en atterrissant sur la Vendée au lever du jour. Le Britannique a connu bien des problèmes techniques à bord de son monocoque surpuissant qu’il a toujours réussis à résoudre. À l’image des soucis structurels dans la partie avant de son bateau qu’il a stratifié pendant trois jours dans les coups de vent sous l’Australie !

Le skipper de Bahrain Team Pindar a rarement pu tirer la quintessence de son monocoque qui avait démâté par deux fois avant le départ du Vendée Globe : très peu de préparation et peu de navigation à bord ont entraîné beaucoup de temps pour prendre la mesure du comportement de ce monocoque très large. Le Britannique a tout de même réussi à préserver son matériel car son bateau est arrivé aux Sables d’Olonne dans un état extérieur remarquable, sous un ris dans la grand voile et génois dans une petite brise d’Est.

Les temps de Brian Thompson :
Passage à l’équateur : 12j 22h 23’
Passage à Bonne Espérance : 27j 23h 33’
Passage au cap Leeuwin : 40j 16h 03’
Passage de l’antiméridien : 50j 09h 28’
Passage du cap Horn : 66j 15h 13’
Passage à l’équateur : 82j 12h 18’
Arrivée aux Sables d’Olonne : 98j 20h 29’ 55’’

Arrivées du Vendée Globe :
1-Michel Desjoyeaux (Foncia) 84j 03h 09’ 08’’
2-Armel Le Cléac’h (Brit Air) 89j 09h 39’ 35’’ (bonification de 11h incluse)
3-Marc Guillemot (Safran) 95j 03h 19’ 36’’ (bonification de 82h incluse)
4-Samantha Davies (Roxy) 95j 04h 39’ 01’’ (bonification de 32h incluse)
5-Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) 98j 20h 29’ 55’’

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