Accueil Blog Page 1588

Kannad équipe la Transat BPE.

Kannad - Trophée BPE
Kannad - Trophée BPE

Yannig Livory a pris le départ de la Transat BPE sur CINT 56.

Cette étape de la de la Transat BPE est la première du programme de Yannig Livory, avant la Solitaire du Figaro et le Tour de Bretagne. Kannad, partenaire du skipper, l’équipe d’une balise de détresse Kannad 406 Manual GPS et d’un Activ’Echo.

 « Il est temps de partir » s’exclame Yannig à quelques heures seulement du départ de Belle-Ile vers Marie-Galante. Des conditions météo idéales pour les nombreux spectateurs, et un début de course très calme pour les skippers. Qu’à cela ne tienne, le vent devrait se faire sentir très rapidement…

L’ensemble de la flotte dispose d’une balise de détresse Kannad à bord et d’un Activ’Echo, ainsi que d’une balise Iridium, fabriquée par Kannad et distribuée par CLS.

Source : Kannad
www.kannad.com

- Publicité -

Morvan, Tabarly et Tripon devant

Gildas Morvan
DR

« Des conditions de nuit superbes, un ciel dégagé », Erwan Tabarly (Athema) actuel deuxième de la flotte de la Transat BPE Belle-Ile-en-Mer – Marie-Galante, dépeint le tableau enchanteur de ces premières heures de course. Les vents très faibles qui ont marqué le départ bellilois d’hier dimanche, n’auront donc pas infligé leur présence trop longtemps à la flotte. La pointe de Kerdonis dans leur sillage, les solitaires ont en effet pu commencer à gagner du terrain dans l’ouest pour se dégager des dernières côtes avant Marie-Galante et prendre le large.  Dans la nuit, à une mer plate, des allures de portant et une veille de tous les instants ont succédés les prémices du premier front attendu. En milieu de nuit, les solitaires ont ainsi dû affaler les spis et pu accélérer le rythme grâce à un flux de sud de 15 à 20 nœuds. Au près vitesse, les solitaires ont alors cherché à emmagasiner quelques précieuses plages de sommeil afin non seulement de récupérer de la tension du départ, mais également de garder une lucidité optimale. Il faut dire que le menu du jour pourrait se corser et le fameux deuxième front prévu pour le début de l’après-midi, imposer une négociation plus délicate que celui du moment.

Pour l’heure, chacun poursuit sa route; un groupe calé dans le sud de la route directe emmené par Gildas Morvan, Erwan Tabarly ou encore Armel Tripon (Gédimat) et un deuxième clan, partisan d’une voie plus au nord de l’orthodromie, au sein duquel figurent Gérald Véniard (Macif), Franck Le Gal (Lenze) et Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles). Au nord comme au sud, les distances entre les concurrents restent toutefois encore limitées et chacun peut encore garder un œil sur son voisin. Les prochaines heures devraient de manière assez logique laisser une réelle solitude s’installer dans la tête des marins…

 

Ils ont dit…

 

Gildas Morvan – (Cercle Vert) – 1er au classement de 5h

 « Ca va. On est parti dans un petit temps de Belle Ile puis on a réussi à toucher du vent de Nord-Ouest  en fin de journée. La nuit a été bonne, on a eu une belle lune, c’était agréable. J’ai peu dormi car j’avais encore pas mal de réglages à faire avant que ça refuse et avant le passage du front qui arrivera dans l’après-midi je pense. Je vais donc essayer de dormir un peu maintenant. Actuellement j’ai un vent de sud entre 15 et 18 nœuds. Je navigue encore à vue, je vois 3 ou 4 bateaux derrière, c’est sympa car on ne se verra plus beaucoup après donc autant jouer encore un peu ensemble. Etre premier au premier matin c’est effectivement sympa, c’est toujours agréable de sortir en tête ! »

 

Erwan Tabarly – (Athema) – 2è au classement de 5h

« Cette première nuit s’est pas mal passée. On a eu un coup de vent en début de nuit du coup maintenant on est sous spi tranquillement. J’ai vu les positions c’est super. Les conditions sont idéales pour naviguer : le ciel est dégagé, il n’y a pas de nuages, on a la lune, et il n’y a pas de mer. Actuellement nous avons presque 18 nœuds de vent et le bateau avance à 7/8 nœuds, c’est parfait. Nous ne sommes pas tout à fait au près mais on s’en rapproche donc c’est un peu plus gité. Nous devrons peut être faire un changement de voile tout à l’heure car le vent devrait sortir.

Niveau sommeil j’ai dormi un peu tout à l’heure. J’ai fait 3 petites siestes d’1/2h à peu près mais c’est la première nuit, on essaie avant tout de prendre nos marques. Là je navigue à vue avec Cercle Vert et Financo, ils ne sont pas très loin et je vois quelques autres feux mais je ne sais pas trop qui c’est. »

 

Nicolas Troussel – (Financo) – 4è au classement de 5h

 « La nuit a été tranquille. J’ai pas mal dormi car je pense qu’il va falloir être en forme durant les prochaines 48 heures. Le vent est rentré depuis 2h environ et on va devoir aborder un nouveau front en fin de journée. Par contre je ne sais pas encore comment je vais m’y prendre. J’espère pouvoir tirer les bonnes cartes météo ce matin et prendre les premiers fichiers de vent pour faire les bons choix qui s’imposeront aujourd’hui ou demain. En ce qui concerne les conditions, là suis au près avec 20 nœuds de vent. Je suis avec Armel Tripon et vois Erwan Tabarly et Gildas Morvan devant moi. Avoir du monde à côté ça permet de ne pas toucher tout de suite à la solitude, mais je ne regarde pas ce qu’ils font par contre. Personnellement j’ai bien dormi cette nuit car en général on ne dort pas bien avant le départ à cause du stress. Et côté nourriture, je ne me suis pas encore fait de repas, au programme ça a été jambon sec et fromage ! »

Les 5 premiers à 5h :

1.Gildas Morvan/Cercle Vert à 3374 milles de l’arrivée

2.Erwan Tabarly/Athema à 1,1 mille du leader

3.Armel Tripon/Gedimat à 2,7 m

4.Nicolas Troussel/Financo à 2,8 m

5.Gérald Véniard/Macif à 3,7 m

- Publicité -

Ouverture des candidatures pour le Challenge Espoir

Challenge Espoir Bretagne
DR

Simple et efficace.
Venir avec son ciré, ses bottes, une bonne dose de talent et repartir avec un bateau et un budget pour 2 années … Voici la recette simple et efficace du Challenge ESPOIR REGION BRETAGNE !
Ouvert aux jeunes licenciés âgés de 18 à 25 ans, décidés à faire de la course au large leur métier, ils ne doivent pas avoir couru la Solitaire du Figaro. Totalement gratuite, cette opération de détection est donc ouverte au plus grand nombre.

Trois opérateurs pour un tremplin majeur.
Organisé tous les deux ans, le Challenge permet à un jeune talent d’exprimer tout son potentiel et de progresser dans des conditions optimales pour rejoindre les meilleurs skippers de course au large du moment. Le Challenge, qui existe depuis 1993, a fait émerger 10 jeunes skippers aujourd’hui consacrés, parmi lesquels Franck Cammas, Yann Eliès, Sébastien Josse ou encore Christopher Pratt en 2007.
Trois opérateurs institutionnels s’associent pour faire du Challenge ESPOIR REGION BRETAGNE une opération de détection majeure pour la voile de demain, la Région Bretagne, la FFVoile et le Pôle France Finistère Course au Large.
 
La Région Bretagne, qui tient à préserver le niveau d’excellence de la filière nautique bretonne, soutient le Challenge depuis 2008 et assure le financement de la formation du lauréat.

La FFVoile, s’implique dans les phases de sélection au travers de l’organisateur, le Pôle France Finistère Course au Large. Pour Jean-Pierre Champion, Président de la FFVoile : "Par son ancienneté, sa crédibilité sportive et sa capacité à avoir révélé de futurs champions, ce Challenge reste une priorité au sein de notre programme de détection et de formation des élites. Et participer au financement de ce projet c’est aussi l’occasion de nous rapprocher un peu plus de la région Bretagne dont nous apprécions les efforts pour la voile ".

Le Pôle France Finistère Course au Large organise les phases de sélection et met au point des modalités de sélection objectives. Chaque épreuve (dossier, épreuves en mer, épreuves à terre) est passée au crible et est évaluée selon plus de 10 critères de référence. Au total, ce sont plus de 100 critères qui auront été jaugés pour chacun des candidats. Mais le Pôle est aussi et surtout le socle qui, durant deux ans, pilote le projet et assure la formation du lauréat.

Un jury d’experts reconnus.
Et pour assurer une totale objectivité à la sélection, un jury d’experts intervient tout au long du processus de la détection. Il est composé de membres de la FFVoile, d’entraîneurs du Pôle qui côtoient quotidiennement des sportifs de haut-niveau et de navigateurs consacrés tels que les animateurs du dernier Vendée Globe à l’image du vainqueur Michel Desjoyeaux et de son dauphin Armel le Cléac’h, par ailleurs ancien lauréat du Challenge.

Une sélection objective, passée au crible.
Les trois étapes de sélection se dérouleront durant deux mois.
Jusqu’au 11 septembre 2009, les dossiers seront adressés par courrier au Pôle France Finistère Course au Large. Le 15 septembre, les dossiers seront étudiés par le comité de sélection composé de représentants de la FFVoile, du Pôle France Finistère Course au Large, de la Région et de navigateurs de haut-niveau inscrits au Pôle.
Les jeunes skippers retenus sur dossiers participeront à la seconde phase de sélection du 28 septembre au 2 octobre. Associés en équipages sur Figaro Bénéteau, ils seront évalués sur l’eau et à terre. Les tests auront pour but de juger leur potentiel sportif, leur motivation et leur capacité à gérer un projet sportif. Leurs compétences sportives et techniques, leurs capacités physiques, relationnelles et mentales seront jugées collectivement et lors d’entretiens individuels.
Enfin, du 13 au 16 octobre, troisième et dernière étape de la sélection, les finalistes se confronteront lors de navigations en solitaire à armes égales sur un support exigeant,  le monotype Figaro Bénéteau. A l’issue de cette phase finale, ce sera le meilleur sur l’eau qui remportera la palme.

Deux années pour entrer dans la cour des grands.
Le lauréat aura le privilège d’intégrer le Pôle France Finistère Course au Large et d’y travailler auprès de skippers de haut-niveau. Son équipe d’entraîneurs lui permettra d’acquérir une formation très pointue et lui apportera un soutien précieux dans la gestion de son projet. Il disposera pour deux années d’un Figaro Bénéteau et d’un budget de fonctionnement, afin de disputer les épreuves du Championnat de France de Course au Large en Solitaire.

François Gabart, lauréat sortant
François Gabart, lauréat du Challenge Espoir Région Bretagne 2008-2009, vient d’entamer sa deuxième saison Figaro Bénéteau en prenant le départ de la Transat BPE dimanche 5 avril. A la fin de la saison, son contrat aux couleurs d’ESPOIR REGION BRETAGNE s’achèvera pour laisser la place à un nouveau lauréat.

Le programme du Challenge Espoir Région Bretagne :
Avril 2009 : mise à disposition des dossiers d’inscriptions
11 septembre : clôture des inscriptions
15 septembre : sélections sur dossiers
28 septembre – 2 octobre : épreuves en équipage et sélection des finalistes
13 – 16 octobre : finale en solitaire

- Publicité -

Séparation de trafic dans le golfe de Gascogne

Gérald Véniard - Macif
DR

C’est bien le charme des météos printanières : le temps espéré n’est que rarement au rendez-vous tel qu’on l’attendait. Pour cette première nuit de navigation, les solitaires imaginaient devoir lutter dans du tout petit temps. Corollaire de ce pensum, la première journée de navigation devait au moins laisser quelques heures de répit, de ces instants bénis où l’on peut enfin goûter au plaisir d’avoir largué les amarres les pieds au sec et l’esprit en paix. Visiblement, le scénario idéal a subi quelques accrocs puisque les quelques concurrents joints à la vacation de ce matin, s’ils disaient avoir vécu un début de nuit presqu’idéal, décrivaient une première journée pour durs à cuire. Après une nuit à avoir glissé sous la lune dans un ciel sans nuage, le vent était finalement monté rapidement engageant tous les solitaires dans des manœuvres de changements de voile. Une entrée en matière sans nuance qui demandait de dérouiller la boîte à muscles tout en gardant le neurone vif au vu du casse-tête météo des prochains jours.

Baladins du monde occidental contre hommes du sud

Le passage du premier front en fin de matinée a déjà provoqué une première cassure au sein de la flotte des quatorze monotypes. En route vers le sud, la majorité emboite le pas d’un groupe de baroudeurs, Erwan Tabarly (Athema), Armel Tripon (Gedimat) et Nicolas Troussel (Financo). Quand on connaît la capacité de ces trois-là à mener jusqu’au bout des options radicales, on comprend que nombre de solitaires surveillent les envies d’indépendance de ce trio comme le lait sur le feu. A l’ouest, Franck Le Gal (Lenze), auteur d’un début de course tonitruant, mène la danse devant Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Isabelle Joschke (Synergie). La jeune navigatrice démontre là qu’elle ne craint pas de se frotter à l’adversité : reléguée hier en queue de peloton, elle a réussi dans la nuit à revenir titiller le tableau arrière de quelques uns des gros bras de la course et pointait en quatrième position. Elle qui se dit totalement déterminée, démontre aussi qu’un gabarit poids plume sur une tête bien faite peut avoir des arguments à faire valoir. Quand on sait que la demoiselle avoue aimer plus particulièrement les courses de longue haleine, on se dit qu’il va peut-être falloir compter avec elle…


La raison du juste milieu

Toutes ces considérations ne semblent pas émouvoir Gildas Morvan qui, à la faveur d’une route un peu plus proche du vent de ses compagnons de route, a réussi à se caler aux avant-postes, à une quinzaine de milles dans le sud du groupe de l’ouest. Quand chacun cherche son salut par les ailes, le skipper de Cercle Vert, fort d’une maîtrise parfaite de sa conduite, réussit à créer le petit décalage qui lui permet de contrôler les velléités de ses adversaires. Gauche, droite, centre… les rotations à venir du vent, ouest à nord-ouest avant de rebasculer au sud-ouest, laissent augurer d’une bataille tactique d’envergure avant le passage du cap Finisterre. Certains craignaient une course de chevaux de bois où la vitesse le disputerait à toute autre considération. La traversée du golfe de Gascogne va déjà donner l’occasion de rebattre les cartes plusieurs fois. A charge pour chacun de se constituer la meilleure main…

Le mot du jour : bascules
A l’approche de systèmes météo relativement rapides comme les dépressions qui soufflent au nord du golfe de Gascogne, les rotations de vent sont relativement franches. Généralement, le vent s’oriente au sud à sud-ouest avant de tourner plus ou moins franchement à l’ouest au passage de la dépression. Les navigateurs qui avancent aux allures de près doivent composer au mieux avec ces rotations. Pour exemple : une rotation de 5° procurera un avantage de 1 mille pour un voilier situé du bon côté de la rotation par rapport à un voilier situé 10 milles plus loin.

Ils ont dit :
Gildas Morvan – Cercle Vert – 1er au classement de 15h00
« C’est plutôt sympa d’être devant, c’est agréable ! On était à vue cette nuit avec beaucoup de lune. Maintenant on est au près, on a du vent jusqu’à 25 nœuds donc on passe du temps à changer les voiles. Pour le moment ce n’est pas très franc donc je continue encore un peu à bâbord avant de changer. C’est un vrai temps de Port la Forêt l’hiver ! Cette nuit j’ai réussi à manger et ce matin à dormir un peu ; donc tout va bien à bord. J’aime beaucoup le rythme Figaro, mais la Transat aussi. C’est différent, mais le principal pour moi c’est quand ça avance ! »

Franck Le Gal – Lenze – 2ème au classement de 15h00
« Même si on est habitué, on a toujours un pincement au cœur de se séparer de ses proches donc on met un peu de temps à se mettre dans le bain. Jusque là j’ai dormi 5 phases de 25 minutes et comme je suis au près je vais y retourner dans peu de temps. Comme nous ne sommes qu’en début de course je mets une alarme, mais au fur et à mesure on prend le rythme ; donc on n’a plus besoin de réveil.
Depuis le départ je grignote pas mal, je dors, je m’hydrate beaucoup. En fait je mets toujours un peu de temps pour être à 100% de ma forme. »

Gérald Véniard – MACIF – 7ème au classement de 15h00
« J’ai toujours aimé le large mais je l’ai plus connu en croisières avec la famille. C’est grâce à Jeanne Grégoire que j’ai gouté au large en course et depuis j’aime ça ! Mais en solitaire c’est une grande première et avec le soutien de la MACIF, ca va être une grande partie de plaisir. Mon objectif ? Me faire plaisir en faisant un podium. »

 

- Publicité -

Berret Racoupeau présente un éco catamaran.

Berret Racoupeau éco catamaran
Berret Racoupeau éco catamaran

Code [e] est la preuve qu’un Yacht peut offrir des performances élevées tout en étant élégant, confortable, et respectueux de l’environnement.
 
 
[e]nvironnement et technologie :
Le cabinet Berret Racoupeau Yacht Design a doté Code [e] des dernières innovations accessibles en terme de réduction des impacts des émissions et de la consommation d’énergie :
 
– Système de propulsion Hybride : ce système silencieux et sans aucune émission de gaz nocif peut être utilisé avec une autonomie de 15 minutes pour s’amarrer au port ou accéder à un mouillage. Pour des longues distances l’énergie fossile est encore nécessaire.
– Panneaux Solaires : 40 m² de panneaux solaires parfaitement intégrés à la structure fournissent 35 kWh par temps clair.
– Eoliennes : 2 éoliennes, verticales et rétractables, de 1100 Watts sont positionnées de chaque coté du roof. En position haute, elles contribuent aux besoins énergétiques du Yacht. En position basse, elles disparaissent discrètement dans la structure.
– Hydro générateurs: 2 hydro générateurs sont utilisés pour fournir de l’électricité lors des navigations à la voile.
– LED : l’éclairage par LED divise par 10 la consommation électrique par rapport aux ampoules halogènes classiques.
– Batteries lithium-ion : les batteries lithium-ion offrent le meilleur ratio poids/énergie et, hors service, la perte de puissance la plus lente disponible actuellement sur le marché.
– Traitement des eaux usées : ce système traite les eaux noires et grises sans aucun rejet.
– Délestage électrique : le système permet un contrôle automatique du délestage électrique. Il réduit les pics inutiles de consommation et les recours trop fréquents au groupe électrogène.
 
[e]nvironnement et design extérieur :
Les catamarans sont particulièrement adaptés pour intégrer dans leur design des solutions respectueuses de l’environnement :

– Faible Surface Mouillée et tirant d’eau réduit : les deux ont pour avantage, comparés à ceux d’un monocoque de même taille, de réduire la consommation de carburant et les impacts négatifs sur la vie marine.
– Prises d’air : l’utilisation de la climatisation est réduite grâce à des prises d’air situées sous la plateforme et à un astucieux système de distribution de l’air à l’intérieur du bateau.
– Chauffe-eau : un chauffe-eau intégré au roof utilise l’énergie solaire en complément de l’énergie classique.  
– Eau douce : un système de drainage des eaux capture l’eau de pluie sur le roof et la filtre. Cela permet de diminuer l’utilisation du dessalinisateur.  
– Un design extérieur non agressif : les lignes extérieures sont aussi discrètes et pures que possible.  Code [e] disparaît littéralement dans son environnement.

[e]nvironnement et Design Intérieur :
La même philosophe a inspiré le design intérieur. Le propriétaire et ses invités sont proches de la nature, ils peuvent l’observer et s’instruire grâce à elle. Code [e] innove fortement dans ce domaine.
 
– Station d’observation : une station d’observation de l’environnement est située en avant du salon et de la salle à manger, en pied de mât. Cet espace, face à la mer, accueille des revues, des livres, des magazines sur la nature et des écrans tactiles reliés à Internet. Des canapés confortables offrent la possibilité de discuter de l’environnement avec des invités et des amis.
– Vue sur la mer : la vue sur l’extérieur est optimisée à travers tout le bateau. La suite propriétaire s’ouvre sur une terrasse sur la mer accessible par une grande baie vitrée. L’espace salon/salle à manger est entouré de larges ouvertures protégées du soleil par le roof et par des écrans solaires spéciaux. La lumière du jour pénètre dans les deux coques grâce à une ligne de capots de pont, flush deck, allant de la poupe à la proue.
 
Code [e] sera construit en sandwich composite (verre, carbone, époxy et mousse pvc). Des matériaux écologiques seront utilisés à chaque fois que possible notamment pour les aménagements intérieurs, les planchers et la structure des meubles.
 
 
Caractéristiques techniques :
–  LHT : 31.20 m
–  Longueur à la flottaison : 28.40 m
–  Bau : 13.00 m
–  Tirant d’eau minimum : 1.38 m
–  Tirant d’eau maximum : 4.40 m
–  Gréement : Sloop
–  Mât et bôme : Carbone
–  Surface Voiles : 460 m²
–  Déplacement lège : 70 T
–  Motorisation : 2*260 hp
–  Vitesse (max/croisière) : 17/10 noeuds
–  Capacité en carburant : 2 * 3000 l
–  Capacité en eau douce : 2 * 2000 l      
–  Propriétaires et invités : 8
–  Equipage : 6
–  Construction : Composite par infusion
–  Conception : Berret Racoupeau Yacht Design
–  Architecte Naval : Berret Racoupeau Yacht Design
–  Design intérieur et extérieur : Berret Racoupeau Yacht Design
–  Constructeur : A déterminer
 
Les spécificités techniques mentionnées ci-dessus le sont à titre informatif et non contractuel.

Il est à noter que depuis sa création, BRYD a toujours été à la pointe de l’innovation en validant le premier la quille pendulaire en 1992 sur « Ecureuil Poitou-Charente » d’Isabelle Autissier, en développant les concepts de roof/bimini monobloc et d’arrière/terrasse omniprésents sur les catamarans de croisière, et en créant sur les unités de grande taille le principe du cockpit surbaissé qui accroît la sécurité en mer et facilite la circulation à bord.
 
L’équipe assure une veille technologique permanente notamment dans le domaine des innovations écologiques applicables à l’architecture navale. Elle planche pour le futur avec le but d’inventer et d’utiliser de nouvelles solutions technologiques et de nouveaux designs qui respectent l’environnement.

Source : Berret Racoupeau Yacht Design
www.berret-racoupeau.com

 

- Publicité -

Telefonica Blue remporte la seule course de la journée

Volvo 209
DR

Ce sont Ken Read et Puma qui ont pris le meilleur départ et ont mené à la marque au vent en profitant de la liberté en tête de la flotte.  Les bateaux qui se sont restés groupés derrière avaient peu de place pour manœuvrer et peu de choix tactiques.  Ericsson 3 avait pris un mauvais départ, mais son retard lui a permis également de disposer d’une plus grande liberté sur le premier bord et il a passé la première marque en seconde place.  Le prochain bord allait être décisif pour Telefonica Blue et Delta Lloyd.  Décidant d’empanner au bon moment, les deux équipes ont pu trouver un couloir de vent leur permettant de dépasser les trois bateaux devant. 
A partir de ce moment-là, Telefonica Blue était intouchable.  Tandis que Puma a pu récupérer sa seconde place, la joie était intense sur Delta Lloyd, car ce sera la première fois que le bateau monte sur le podium avec cette troisième place.  D’excellents choix tactiques de la part du Brésilien, André Fonseca sur le dernier bord lui a permis de déjouer l’offensif d’Ericsson 4.  
Ce bon résultat de Telefonica Blue remet l’équipe à seulement deux points de Puma au classement général.  Déception cependant du côté d’Ericsson 4, car Torben Grael n’a pas pu offrir une victoire à ses nombreux fans rassemblés sur les quais, et déception aussi pour Ericsson 3, qui a dû se contenter de la septième place, son skipper, Magnus Olsson reconnaissant qu’il fallait améliorer les choix tactiques car il accepte qu’il manque de l’expérience à son équipage sur ces petits parcours.  

Ils ont dit :
Laurent Pagès – chef de quart sur Telefonica Blue  :
« C’était une super rentrée en matière pour moi après ma longue absence pour blessure. Notre équipe technique a fait un boulot fantastique car elle a su préparer notre Volvo Open 70 en un temps record, ce qui nous a permis de tirer le maximum du bateau dans cette régate. On était très motivés car on veut gagner cette Volvo et on ne lâchera rien jusqu’au bout. Cette victoire est importante car elle montre clairement nos ambitions. Ce parcours s’est disputé dans des conditions assez légères avec un peu de courant pour un parcours assez étroit. Dans cette confrontation, notre premier avantage est que notre bateau a un package coque, mât, voiles assez performant dans ces conditions un peu molles. Ensuite nous n’avons pas perdu notre calme malgré un premier bord de près décevant. On a continué à rester concentrés et à optimiser chacune de nos actions. Nous avons su rester sereins tout au long de cette manche. »

 

Sidney Gavignet – chef de quart sur Puma :
« Comme je l’ai souvent dit, ces régates in shore sont assez fun pour les équipages. Nous ne gagnons pas cette manche, car on ne peut pas pu contrôler tout le monde, mais nous avons le sentiment d’avoir fait du bon travail en remportant la 2ème place. A l’opposé de tout le monde, on a fait un départ bâbord  judicieux, inspiré par notre skipper Ken Read et notre tacticien, grands spécialistes de la régate in shore. Ils étaient dans leur élément et ils nous ont fait prendre des options risquées mais intelligentes. Ces belles performances sont importantes pour consolider l’esprit d’équipe. J’espère que nous garderons la même configuration d’équipage pour les trois dernières régates In Port, de Boston, Galway et Stockholm. »

Résultats de la course
1. Telefonica Blue – 4 pts
2. PUMA – 3.5
3. Delta Lloyd – 3
4. Ericsson 4 – 2.5
5. Telefonica Black – 2
6. Green Dragon – 1.5
7. Ericsson 3 – 1

Classement général
1. Ericsson 4 – 66 pts
2. PUMA – 56.5
3. Telefonica Blue – 54.5
4. Ericsson 3 – 44.5
5. Green Dragon – 41
6. Telefonica Black – 23
7. Delta Lloyd – 15
8. Team Russia – 10.5

- Publicité -

Un marin s´en va…

Yvon Daniel
DR

À 49 ans, Yvon Daniel avait vécu toutes les transformations de la plaisance, de la course et de la culture marine. Biologiste de formation, il a couru sur toutes les mers du monde avec les plus grands marins. Souvent en compagnie d’Yvon Fauconnier avec lequel il préparait son trimaran Umupro Jardin et de Jean-François Coste sur Cacharel lors du premier Vendée Globe 1989, il était aussi des périples océaniques aux côtés de Mike Birch (Formule Tag), d’Eric Tabarly (Euromarché), de Gilles Gahinet (J-24), de Philippe Poupon (Formule 40), de François Boucher (Saab), de Loïck Peyron (Lada Poch), d’Alain Gabbay (Charles Jourdan), de Jean Le Cam,… et tant d’autres.
Vice champion d’Europe de J-24 et planchiste, il a participé à tous les grands évènements des années 80 à 2009, du Formule 40 aux trimarans Orma, des maxi-multicoques post Québec-Saint Malo 2004, aux Open 7,50, aux Mini Transat, à la Whitbread, aux half et _ tonners, aux monotypes du Tour de France à la voile, à la Solitaire du Figaro, et récemment au monocoque Imoca avec Marc Guillemot. C’est avec le skipper de La Trinitaine et de Gitana X, puis de Safran qu’il a le plus navigué ces dernières saisons lors des Grand Prix Orma, puis pour la préparation du monocoque gris avant le dernier Vendée Globe.
Mais Yvon Daniel était un homme aux multiples facettes puisqu’il fut aussi du premier Raid en Mer de Chine et de Route de la Liberté avec Gérard d’Aboville et Henri Le Moing, sauveteur sur le canot SNSM de La Trinité/mer, plongeur, redoutable godilleur, plaisantin et souvent tout juste à l’heure ! Généreux, disponible et ouvert sur l’éventail des choses de la mer, il combinait sa passion pour la course avec la direction du chantier ostréicole que son père laissait après sa disparition prématurée, mais aussi avec une société de travaux maritimes. C’est lors d’une intervention en plongée sous les pontons de la Trinité/mer qu’il a exprimé son dernier souffle. Nous partageons l’immense tristesse de sa famille et de ses proches : qu’il navigue en paix dans un autre monde…

- Publicité -

Top départ du Trophée BPE

Départ Trophée BPE 2009
DR

L’ambiance des grands jours régnait à l’heure du déjeuner dominical sur les quais du port de Le Palais. Sous un soleil éclatant, entourés de leurs familles, de leurs partenaires, de leurs amis et soutenus par un public nombreux, les solitaires affrontaient le grand contraste des moments de départ. Plus vraiment terriens et pas encore tout à fait marins… Pour échapper à l’émotion, certains, à l’image du jeune François Gabart (Espoir Région Bretagne), compulsaient une dernière fois la météo quand d’autres plus expérimentés comme le tenant du titre Nicolas Troussel (Financo) ou encore le champion de France de Course au Large en Solitaire, Gildas Morvan (Cercle Vert), plaisantaient à l’envi et attendaient patiemment la « libération ». Les dernières attentions, les sourires et encouragements attrapés comme des porte-bonheur, ils larguaient un à un les amarres. Une lente et fière procession se mettait alors en ordre de marche pour gagner la sortie du port et la zone de départ située au pied de la citadelle Vauban. A la barre de leurs Figaro Bénéteau 2, les hommes devenaient marins et la perspective du rendez-vous avec le large et la solitude illuminait les visages.

A Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) les honneurs de la bouée
Sur l’eau, un vent de secteur Est soufflant avec difficulté ses cinq nœuds promettait une partie serrée . Pour corser l’entrée en matière, le courant poussant les solitaires sur la ligne venait se mêler au tableau. A 14h52, le comité de course placé sous la présidence de Michel Vialet débutait la procédure de départ dans un vent erratique. Huit minutes plus tard, sous l’impulsion d’un coup de canon déclenché par Laurent Voulzy, la flotte s’élançait dans un flux mollissant et entamait sa lente progression vers la bouée de dégagement située à 1,2 mille dans l’Est de la ligne. En avance sur le rendez-vous, Erwan Tabarly (Athema) et Victor Jean-Noël (Pays Marie-Galante) se voyaient rappelés à l’ordre et réparaient leur départ anticipé. La flotte se scindait alors en deux groupes, le premier emmené par Thierry Chabagny, Nicolas Troussel ou Yannig Livory optant pour la gauche du plan d’eau, quand Gérald Véniard, Gildas Morvan, Armel Tripon (Gédimat) ou bien encore Isabelle Joschke (Synergie) allaient chercher leur « or » à droite. A quelques longueurs de la bouée de dégagement, une dernière bascule du vent à gauche faisait le jeu des partisans du premier camp. Adrien Hardy (Agir Recouvrement) paraissait alors le mieux placé pour rafler les honneurs du premier pointage, avant de perdre du terrain en s’apprêtant à laisser à bâbord une marque qui devait être contournée… à tribord. En lieu et place, c’est donc Thierry Chabagny qui passait en tête, devant Gérald Véniard et Armel Tripon.

Une première nuit de patience
La bouée de dégagement dans son sillage, la flotte faisait alors route au louvoyage vers la bouée des Galères à la pointe de Kerdonis. Si le skipper de Suzuki Automobiles gardait les commandes en allant chercher un peu plus de pression le long des côtes belliloises, derrière la concurrence s’organisait. Au vent du leader, Gérald Véniard observait un léger décalage quand Nicolas Troussel ou Adrien Hardy prenaient la voie du large. La valse des croisements s’engageait alors le long des côtes escarpées de l’île et offrait un spectacle laissant les observateurs partagés entre admiration et frayeurs. La moindre risée devenait une denrée plus que rare que chacun cherchait… en vain.
A l’heure où les derniers bateaux spectateurs s’engageaient sur la route du retour au port, Eole abandonnait la flotte. Il va falloir aux quatorze marins prendre leur mal en patience et c’est comme prévu sur un tempo alangui, voire même poussif, qu’ils vont composer la partition de leur première nuit de course. Chacun va maintenant se mettre en mode solitaire et trouver ses repères… en douceur. Belle-Île-en-Mer sera dans quelques heures dans leur sillage et c’est non sans une réelle émotion que les concurrents de la Transat BPE salueront une dernière fois le port qui les a accueillis à l’heure du coucher de soleil ce soir…

Le mot du jour : parcours côtier
Le parcours côtier qui inaugure la quasi-totalité des grandes courses océaniques est non seulement l’occasion pour le public et les amis des concurrents de suivre leur parcours depuis la terre ou une vedette à passagers. C’est aussi l’opportunité de jauger la concurrence et si possible, de marquer un grand coup vis à vis de ses adversaires potentiels. Le parcours côtier représente souvent moins de 0,1% de la course. Il est néanmoins souvent précieux psychologiquement.

- Publicité -

J – 1 avant le départ du Trophée BPE

Trophée BPE 2009
DR

Certains le disent ouvertement quand d’autres masquent sous une bonhomie de façade leur impatience de se retrouver enfin en mer. Mais qu’il s’agisse des navigateurs expérimentés comme Gildas Morvan (Cercle vert) qui abordera sa dixième traversée transatlantique, ou de véritables néophytes de la grande traversée comme François Gabart (Espoir région Bretagne), tous ressentent cette petite poussée d’adrénaline qui rend les nuits plus courtes et les journées plus intenses.
 
Pour tromper le temps, chacun a truc : s’isoler dans sa bulle en compagnie de la famille comme Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel), taper dans la balle de golf pour évacuer la pression comme Gérald Véniard (Macif) ou bien encore répondre aux dernières sollicitations des partenaires comme Armel Tripon (Gedimat) ou bien encore Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles)…
 
Cette envie de se jauger est d’autant plus forte que si le plateau est moins étoffé qu’il y a deux ans, la qualité est bel et bien au rendez-vous. Difficile de désigner un vrai favori, voire de donner avec certitude le tiercé gagnant, même dans le désordre, tant les candidats à la victoire sont légions. On trouve ainsi deux anciens vainqueurs Nicolas Troussel (Financo) et Eric Drouglazet (Luisina), le Champion de France de Course au Large en Solitaire en titre en la personne de Gildas Morvan et quelques unes des plus fines gâchettes de la série Figaro Bénéteau, comme Erwan Tabarly (Athema) ou Franck Le Gal (Lenze).
 
Une entame en douceur avant l’heure des choix
Pour démarrer, les solitaires devraient rencontrer de petits airs pour leur première nuit de course. Mais dès lundi, la situation devrait évoluer rapidement avec l’arrivée d’un front qui apportera dans ses bagages son lot de vents soutenus. Gare à ceux qui seront restés musarder dans le golfe de Gascogne, car comme souvent, ceux qui toucheront le vent les premiers risquent de creuser un écart conséquent en quelques heures. Ensuite se posera le choix cornélien entre l’orthodromie, la route la plus courte, dite aussi route du nord, et la tentation de pousser les feux de sa machine plein sud pour accrocher les alizés. D’un côté, une route séduisante sur le papier, proche de la perfection mathématique mais bien souvent à rebours des vents dominants. De l’autre, l’autoroute des alizés quand le bateau surfe sur la vague et le cockpit se remplit d’eau par l‘arrière faisant office de pédiluve. Mais bien souvent au prix d’une route dont on sait qu’elle sera rallongée sensiblement dans les premiers jours. Accepter de perdre des milles pour les regagner ensuite demande une véritable confiance dans ses choix de même qu’un mental de fer. Même si l’on sait que statistiquement, les sudistes ont remporté presque à chaque fois cette simili guerre de sécession.
 
Mais une course ne se gagne pas  que sur les choix stratégiques : il faut aussi être capable d’aller vite, se sentir en toute confiance avec sa machine. Entre navigateurs et préparateurs, ces dernières heures sont aussi l’occasion de vérifier une dernière fois la check-list, d’embarquer les vives frais qui sont une dernière manière de s’attacher encore à la terre ferme, de compulser maladivement des notices techniques archi rebattues. Si certains attendent ces premières heures avec une pointe d’appréhension d’autres à l’image de Yannig Livory (Cint 56) ou les anciens de la Mini-Transat comme Isabelle Joschke (Synergie) ou Adrien Hardy (Agir Recouvrement) ne cachent pas le plaisir qu’ils éprouvent à pouvoir se coltiner avec soi-même pendant trois semaines. Il en est un pour qui cette Transat BPE aura un goût particulier : pour Victor Jean-Noël (Pays-Marie-Galante), Guadeloupéen d’origine, chaque mille parcouru sur la route sera autant de gagné sur le retour au pays.

- Publicité -

Portimao Race : les Chiliens empochent la 3e étape

Desafio Cabo de Hornos
DR

Les Chiliens ont pris la tête de la Portimao Global Ocean Race jeudi, à 37 milles de l’arrivée.  Après avoir occupé la première place pendant neuf jours, les Allemands ralentis dans une zone de calmes n’ont pu rien faire et c’est avec… 52 minutes d’avance que Cubillos et Muñoz ont franchi la ligne d’arrivée, à 15h02 hier jeudi. Obligés de rester à la barre, car ils leur manquait du gazole pour fabriquer l’énergie nécessaire au fonctionnement du pilote autmatique, les Chiliens étaient épuisés après 40 jours 11 heures 47 minutes et 54 secondes de mer. 

Pendant cette dernière journée de mer, à chaque classement ils ont pu voir qu’ils progressaient plus rapidement que Bernard Herrmann et Felix Oehme, mais avec l’arrivée d’un lourd nuage noir, ils ont pu vraiment accélérer pour dépasser les Allemands.  Malgré l’intensité de cette compétition, les Chiliens voulaient rendre hommage à leurs adversaires. “Les gars sur Beluga sont d’excellents marins et ils nous ont appelés une heure avant l’arrivée.  C’est un honneur de courir contre eux!” 

Beluga Racer 2e

Lors de ces dernières heures, Herrmann et Oehme ont sentila menace posée par Desafio Cabo de Hornos. “Quand on a vu la brise qui s’est levée, on savait qu’il y avait un danger potentiel,” admettait Herrmann. “Mais nous n’avons pas pu entrer dans ce couloir de vent, et les voiles claquaient toujours.”

Au terme de 5000 milles dans les mers du sud et 2500 milles dans l’Atlantique, c’est donc une une brise locale sur les 20 derniers milles qui a décidé du sort de ce duel entre les Chiliens et les Allemands.  

A 00h36 ce vendredi matin, le troisième bateau est arrivé à Ilhabela. Jeremy Salvesen et David Thomson sur Team Mowgli ont ainsi nettement réduit l’écart au cours de ces dernières 24 heures de course en arrivant moins de neuf heures après Beluga Racer. Quant au solitaire Belge, Michel Kleinjans, il a franchi la ligne d’arrivée 5h29 après le dernier duo peu après 6h (heure française) ce vendredi matin.

- Publicité -
- Publicité -