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Tout se joue cette nuit entre Tabarly et Morvan

Erwan Tabarly 2008
DR

 Il a suffi d’un grain. Alors que de l’aveu même d’Erwan Tabarly (Athema), la victoire semblait ouvrir ses bras à Gildas Morvan (Cercle Vert), un nuage est venu redistribuer les cartes. Pour un petit mille, c’est le skipper d’Athema qui a pris les commandes de la course. Entre les deux compères, hier équipiers sur la Transat AG2R 2006, il n’y aura pas de petits arrangements entre amis. L’issue de la course devrait se nouer vers 4h (heure française).
Il doit sûrement exister une part de plaisir sado-masochiste à faire de la course au large. Comment expliquer autrement que l’on accepte de vivre dans l’inconfort permanent pendant vingt jours, que l’on tire sur les muscles du dos à chercher à barrer dans les positions les plus inconfortables, que l’on mange des repas le plus souvent préparés à la hâte, que l’on dort quand le bateau l’autorise ? Et tous ces sacrifices pour peut-être voir passer devant, à quelques centaines de mètres, celui qui va vous souffler la victoire sous votre étrave… C’est ce scénario improbable, digne des plus beaux finals, qui se dessine sous le vent de Marie-Galante. Et pourtant, on oublie vite le nom du deuxième, quelle que soit la valeur de sa performance. Savoir que quelques minutes, voire quelques secondes peuvent décider du nirvana, présente un caractère forcément injuste au regard des efforts fournis… On peut donc s’attendre à un final sous haute tension à mesure que l’arrivée sur l’île va se profiler. La navigation à vue se résultera peut-être à l’observation respective des feux de navigation de chaque bateau. Un feu qui passe du vert au rouge et c’est un empannage déclenché, un changement de trajectoire. Un feu arrière qui devient plus lumineux et ce sont des mètres de gagnés… tout est question d’interprétation. Autant dire, que la moindre erreur d’analyse risque de se payer cash, d’autant que les pièges sont nombreux : grains difficiles à évaluer, dévents provoqués par le relief de l’île, le parcours jusqu’à la ligne d’arrivée est loin d’être semé de pétales de rose. Paradoxe de la compétition, la déception du deuxième risque d’être d’autant plus forte que les écarts seront infimes.
 
Jeune et sans complexe
 
Derrière ce duo d’excellence, la bagarre pour le podium devrait, elle aussi, être acharnée. François Gabart (Espoir Région Bretagne), sans complexe aucun, n’a pas l’intention de s’en laisser conter par Nicolas Troussel (Financo), même si l’expérience des finish à l’arrachée peut peser dans la balance à l’heure des derniers bords. Entre Gérald Veniard (Macif) et Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), il reste encore quelques incertitudes pour la cinquième place. Dans leur sillage, Isabelle Joschke (Synergie) jette ses dernières forces dans la bataille pour essayer de coiffer sur le fil Franck Le Gal (Lenze) ainsi qu’Armel Tripon (Gedimat). La jeune demoiselle sait que dans cette triangulaire, elle part avec un handicap certain, lié à la fatigue accumulée depuis le début de la course. Mais on a vu des batailles perdues d’avance trouver parfois des issues improbables. Toutes les charges désespérées ne connaissent pas le destin tragique des cavaliers de Reischoffen… Pour d‘autres, l’arrivée devrait être plus paisible : Victor Jean-Noël (Pays Marie-Galante), malgré la perte de son spi léger, continue de cravacher vers Marie-Galante tout en maintenant à distance ses deux poursuivants Yannig Livory (CINT 56), auteur de la meilleure performance sur vingt-quatre heures et Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel). A défaut de se battre pour la victoire, il reste le plaisir de se dire qu’on est allé au bout de ses rêves.
 
 Le mot du jour : record
21 jours 9 heures 11 minutes et 45 secondes de course, tel est actuellement le record détenu par Nicolas Troussel lors de l’édition 2007. Un temps qui devrait être largement battu par le vainqueur de l’édition 2009. Et ce, même si les derniers milles sont toujours les plus difficiles à parcourir.
 
Ils ont dit :

Erwan Tabarly – Athema – 1er au classement de 15h
« Le dernier classement, je l’ai bien vu, celui-là ! Evidemment. Je suis content, c’est sûr, d’être premier à ce niveau là. C’est même la première fois que je pointe en tête depuis le départ. Je suis un peu surpris, au vu du pointage, Gildas a du tomber dans un grain. Ca commence à être tendu, jusqu’à présent, j’étais derrière et je voyais mal comment passer devant. Maintenant que c’est fait, j’avoue que je préfère être chassé que chasseur.
On dort de moins en moins, mais il faut quand même faire attention, sinon on fait des bêtises et des zigzags à la barre. On commence tous à être habitué aux Transat en solitaire, on connaît nos limites. Si il le faut, je retournerai faire un somme avant l’arrivée. »
 
Gildas Morvan – Cercle Vert – 2ème au classement de 15h
« Bonjour, bonjour ! Ça va,  mais ce n’est pas facile avec tous ces grains. Cette nuit, c’était un peu la mine, je suis resté englué dans deux nœuds de vent, c’était pénible. Là, c’est reparti, j’avance, mais ça risque d’être serré. Après, c’est la bascule et les angles choisis qui seront déterminants. En tout cas, on a hâte d’arriver, on chevauche, on chevauche, mais on sera content quand on aura mis pied à terre. Cette nuit, je n’ai pas pu dormir, c’était non-stop, entre les empannages et la présence permanente à la barre. C’est plutôt sympa d’être en tête avec Erwan. On se connaît bien tous les deux, on a fait l’AG2R ensemble ; il y a un lien affectif entre nous deux, mais là, on est en course, alors c’est chacun pour soi jusqu’au bout. »
 
Franck Le Gal – Lenze – 8ème au classement de 15h
« Tout va bien, j’ai Gedimat en visu à 2 ou 3 milles, ça veut dire que j’ai bien bossé cette nuit. Hier j’ai passé la journée entière avec Isabelle, j’ai profité d’une bascule dans la nuit et je suis passée à quelques mètres de son tableau arrière. C’est vraiment sympa de naviguer au contact, il y a deux ans, j’étais tout seul. Avec Armel, on s’est appelé deux fois à la VHF pour papoter, c’est motivant. Il y a des alizés, des rotations de vent, le scénario est un peu le même qu’il y a deux ans. On va arriver dans la matinée, je pense. J’espère que vous serez là pour nous accueillir, car après une traversée  on a hâte de retrouver les gens, se faire une petite baignade et manger des fruits frais et un bon repas. »

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MC Technologie : nouvelle référence !

MC-Technologies
MC-Technologies

M.C TECHNOLOGIES, basée à Quimper, est née du transfert de l’activité marine de la société MOUSE.COM, propriétaire et distributeur des produits MC MARINE, ainsi que de la nouvelle distribution exclusive des produits Lowrance et Eagle. Spécialiste de l’informatique embarquée pour la marine, M.C TECHNOLOGIES, par les marques Lowrance et Eagle, renforcera sa pénétration des marchés de l’électronique marine. La reprise de la distribution des marques Eagle et Lowrance qui complète la gamme MC MARINE a donné l’occasion à son dirigeant, Yann Labbé, de créer une nouvelle société résolument tournée vers le maritime et l’Outdoor.
 
La société distribue donc actuellement les marques MC Marine, Flexcell, Eagle et Lowrance, d’autres marques étant appelées à venir compléter la gamme de produits dans les prochains mois.
 
M.C Technologies a donc déménagé début avril 2009 et mis en place très rapidement un site internet : www.mc-technologies.fr qui propose des liens vers les sites web des quatre marques représentées à ce jour, ainsi que les tarifs publics et les catalogues produits en téléchargement.
Une équipe commerciale terrain de 5 personnes représente l’ensemble des marques distribuées par M.C Technologies auprès de tout leurs réseaux de distribution.
M.C TECHNOLOGIES est présente dans de nombreux segments du secteur : Course au Large, Plaisance, Grande Plaisance, Pêche sportive et professionnelle, Océanographie, Militaire, marché de l’Eau douce, activités de plein air (Outdoor).

Source : M.C TECHNOLOGIES

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Vers un final à couteaux tirés

gildas morvan 2009
DR

D’un côté de l’Atlantique ou de l’autre, la nuit enveloppe les esprits alors qu’au milieu, se joue un drame shakespearien. Au Nord, Gildas Morvan, seigneur de la Transat BPE 2009 depuis plusieurs jours et jusqu’à il y a encore quelques heures, confortablement installé dans un fauteuil le menant vers la victoire. Ce matin la voix du skipper de Cercle Vert se fait entendre, plus tendue, teintée d’une angoisse, celle de n’être plus maître de son destin. Dans l’état actuel des choses, seule la météo décidera maintenant de l’issue à donner au combat. L’homme des Abers a vu son avance fondre comme neige au soleil depuis 24 heures. Il sait qu’il a face à lui un adversaire largement à sa mesure et qui ne commettra aucune erreur. Ce conquérant qui a eu plusieurs centaines de milles pour fourbir ses armes et se préparer à l’ultime bataille, c’est Erwan Tabarly. Discret et posé à terre, à la barre d’Athema ce dernier se révèle entre enthousiasme et combativité. Il sait qu’il a toutes ses chances et si le bras de fer tourne à son avantage, il pourra, en bon père de famille nombreuse qu’il est, louer les vertus de l’investissement à long terme. C’est en effet depuis Madère, qu’Erwan Tabarly prépare l’estocade, à la faveur d’un décalage au Sud qui pariait sur un meilleur angle et un vent qui lui serait plus favorable pour aborder le finish. Depuis quelques jours, il tire ainsi pleinement profit de cette option et ne cesse d’avaler les milles et d’aplanir l’écart avec qui le sépare de Gildas Morvan, tel un rouleau compresseur. Puisant son inspiration dans la même veine, le jeune François Gabart avait emboîté le pas à son aîné en choisissant la route du Sud. Bien lui en a pris ! Voici le skipper de Espoir Région Bretagne, qui détrône le tenant du titre Nicolas Troussel et s’empare avec assurance de la troisième marche du podium. Sur sa lancée, il pourrait bien ne pas s’arrêter en si bon chemin et Erwan Tabarly ne cachait pas ce matin qu’il voyait en son poursuivant une réelle menace. Toujours plus rapide que le skipper d’Athema d’un pointage à l’autre, ce dernier sait bien que rien n’arrêtera François.

Mais réduire ces derniers 400 milles de la Transat BPE 2009 à une lutte entre ces trois marins serait ne pas reconnaître que même si, doucement et régulièrement, un fossé se creuse entre le trio Morvan-Tabarly-Gabart et le reste de la flotte, derrière les ambitions de certains demeurent… légitimement. Ainsi, Nicolas Troussel et Gérald Veniard (Macif) n’ont-ils certainement pas dit leur dernier mot… si tant est que la météo leur en laisse l’occasion ! Définitivement, il ne faut manquer aucun épisode de la saga qui se joue sous nos yeux pour en saisir toute l’intensité. Dénouement attendu dans 48 heures ; tiendrez vous jusque là ?

Ils ont dit :

Gildas Morvan (Cercle Vert) – 1er au classement de 5h30
« Ca va ! Comme un Gildas qui vient de se faire prendre 10 milles, mais je m’y attendais un peu. J’essaie de lofer pour contrecarrer, mais il (Erwan Tabarly) avance toujours plus vite. Cependant, il devrait toucher un peu moins de vent bientôt, il y a donc encore des coups à jouer, surtout sur les empannages. Le dernier devra être bien calculé : direct pour Marie Galante.
Le décalage et les choix qui ont été fait à Madère paient maintenant. Je n’aurai peut-être pas du les laisser partir. Mais c’est l’avantage de la monotypie, sur cette Transat, il n’y a jamais eu plus de 50 milles entre chaque bateau, c’est ça qui est passionnant. »

Erwan Tabarly (Athema) – 2ème au classement de 5h30
« Au niveau conditions en ce moment, j’ai 20 nœuds de vent en moyenne au vent arrière. La mer est un peu plus calme depuis hier, cela permet de se reposer un peu, mais le vent est instable. Ca passe de 20 à 27 nœuds toutes les dix minutes. Mais ça va bien, j’ai repris 7 milles sur Gildas, il n’y a plus que 14 milles qui me séparent de lui. Ces derniers jours, ce n’est plus le même rythme que les semaines passées. Je dors moins. Il ne reste plus que deux jours, alors j’y vais, je suis à fond dans la course. Ca va être serré.
Quant à François Gabart qui revient bien derrière moi, il va plus vite que moi depuis 24 heures, alors, oui, je le considère comme une menace ! Il m’a repris presque 10 milles et j’avoue que j’aimerais qu’il s’arrête là.
Désormais, c’est une question de bascule, si le vent se tient comme ça jusqu’à l’arrivée je peux passer devant. Mais on verra, pour l’instant rien n’est fait. Dans tous les cas, ce sera un beau « finish ». Il y a un trio présumé pour le podium, on verra bien qui montera sur la première marche. »
 

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Tout vient à point à qui sait attendre

SOF 09
DR

En 49er, les frères Sibello maintiennent la cadence en empochant une cinquième manche mais aujourd’hui leurs dauphins, Frederico et Arturo Alonso, des frangins aussi mais espagnols cette fois, ont fait mieux encore avec deux victoires de manches. La progression du jour est pourtant à mettre au crédit de Morgan Lagravière et Yann Rocherieux qui gagnent 5 places et pointent à la 4ème position. Même si leur ordre a bougé – on sait que le 49er a pour caractéristique de rapidement « brasser » les classements – les quatre français se maintiennent à 24 heures de la Medal Race dans le top ten.
Toujours en double, mais sur 470 cette fois, les italiens Gabrio Zandona/Edoardo Mancinelli et les suisses Matias Buhler/Felix Steiger qui se bagarrent en tête depuis le début se sont vus voler la vedette par les japonais Harada Ryunosuke/Yoshida Yugo qui passent de cinq à un et remportent la deuxième manche du jour. Ces trois là se tiennent en 3 points. La première manche  revient elle à Pierre Leboucher et Vincent Garos qui, 9ème ce soir, ont de bonnes chances de se qualifier en medal race (voir article ci-dessous) tout comme évidemment Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer Dieu, 5ème au général.
Chez les femmes, les danoises Henriette Koch et Lene Sommer poursuivent leur tranquille domination. Le parcours d’Ingrid Petitjean et Nadège Douroux est moins aisé – une belle 3ème place dans la dernière manche quand même – mais les Marseillaises, 9ème, conservent toutes leurs chances de se qualifier en Medal race. Il ne faudra toutefois pas faiblir, 6 points seulement séparant les 6ème des 12èmes.
En Laser, malgré une journée moins faste que les précédentes, la tchèque Veronika Fenclova tient toujours la corde devant la championne olympique de Laser Radial, l’américaine Anna Tunnicliffe.
Chez les hommes, même le « roi » Paul Goodison peut manquer une manche. La preuve : la première du jour terminée à la 31ème place. Il reste cependant largement en tête dans une série où le seul Français qualifié en groupe Gold, Malo Leseigneur, 31ème, a du mal à garder sa cadence des premières journées. Mais en être là ce soir est déjà une performance pour ce jeune calédonien qui découvre le haut niveau.
Le croate Ivan Kljakovic poursuit son impressionnante série (pas une manche en dessous de la 5ème place !), seul le slovène Gasper Vincec essaye de tenir le rythme. Jonathan Lobert et Thomas Le Breton joueront demain une place en Medal race (voir brève à suivre).
Même espoir pour la jeune Eugénie Ricard en planche, 11ème à 1 point seulement de la 10ème. Peina Chen, qui a pris la tête devant l’israélienne Maayan Davidovich, perpétue la qualité de l’école chinoise de planche dont on sait qu’elle a ramené une médaille d’argent puis d’or au cours des deux derniers JO.
Décidément, les planchistes Israéliens marchent fort puisque celui que Julien Bontemps hier regrettait de ne pas avoir pu devancer, Shahar Zubari, a cette fois explosé les compteurs en remportant quatre manches de suite. « Il va vite et est très pertinent dans ce type de temps » analyse le coach-manager des planches, Pascal Chaullet. Du coup, Julien passe deux à 8 points du nouveau leader. Progression par contre d’un autre Français, Samuel Launay, qui, 4ème,  grappille des places tous les jours.
Enfin, pour finir saluons la domination des français en Star et 2.4. Deux fois premiers, une fois 2ème aujourd’hui, Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot montent en puissance régulièrement et possèdent ce soir 7 points d’avance sur les Grecs. Même progression pour Damien Seguin qui a cependant ce soir un nouveau dauphin en la personne de celui qui l’a privé d’une 2ème médaille d’or aux jeux paralympiques de Pékin, le canadien Paul Tingley. La bagarre est encore très serrée dans cette série qui vivra un moment historique vendredi : la première Medal Race de l’histoire des 2.4.
                       

Pierre Leboucher et Vincent Garos : du très bon, quelques erreurs et beaucoup de lucidité.
 
On sait que le duo Pierre Leboucher /Vincent Garos a du talent. Il le montre encore à la SOF malgré un difficile début de manche et quelques erreurs qui leur coûtent des places. Mais les deux manches remportées, dont une aujourd’hui, confirment leur vitesse et leur potentiel. Ce soir, ils sont 9èmes au classement général. Pierre, le barreur raconte : « au début, j’étais malade comme pas mal de membres de l’équipe de France. On s’est accroché mais c’était dur notamment sur les départs. Ensuite l’OCS (départ volé) d’hier se joue à pas grand-chose. On commet quelques grosses erreurs mais on sait pourquoi et c’est facilement remédiable donc ce n’est pas grave. On a une bonne vitesse qui fait que quand on passe dix à la bouée au vent, on sait ensuite que l’on va gagner des places. Donc nous sommes contents de notre régate même si le vent en fin de journée était difficilement prévisible. Il fallait choisir son option et y croire. Une fois on a gagné, l’autre fois on a limité la perte en revenant bien après une mauvaise option au début ».

Ingrid Petitjean et Nadège Douroux espèrent finir en beauté

Troisième à la Semaine de Palma, Ingrid Petitjean et Nadège Douroux, 9ème ce soir, ont plus de difficultés à Hyères. Si Ingrid se refuse à comparer ces deux épreuves, elle n’en jette pas moins un regard lucide sur leur performance : « Aujourd’hui, on réalise une mauvaise manche et une bonne. Nous avons globalement du mal dans les  remontées au vent, nos options ne sont pas très bonnes. Après on remonte mais en partant du coup de trop loin. Le niveau est ici aussi intense qu’à Palma mais les vents plus difficiles à lire. Mais chaque course est de toute façon, différente. Nous n’avons pas bien régaté. On va essayer de finir en beauté ».

Le breton : du Laser au Finn

Le brestois Thomas Lebreton a derrière lui deux préparations olympiques en Laser. A chaque fois, il s’en est fallu de peu qu’il ne s’impose pour la sélection comme le rappelle notamment son titre de vice-champion des jeux Mondiaux ISAF 2006.  Mais pour les petits airs de la Chine, son gabarit aura été finalement un handicap trop lourd. « En 8 ans, j’avais fait un peu le tour du Laser et j’étais devenu trop typé question gabarit » confirme Thomas. D’où la décision de poursuivre sa carrière en Finn. Et paradoxalement, presque trop lourd en Laser, il lui faut désormais gagner du poids pour le Finn ! « C’est sûr qu’avoir du poids n’est pas pénalisant dans cette série. Alors que le Laser nécessitait surtout de la cardio pour gagner en vivacité, là je fais de la « muscu », du gainage. ». Autre différence, le Finn n’est pas un  monotype pur comme le Laser, il permet des développements technologiques qui sont des défis que le Français juge intéressants. Il dit aimer également la plus grande maturité d’une flotte dans laquelle il se sent accepté : « Nous sommes moins et c’est plus convivial ». 17ème à Palma, il pointe à la 14ème place à la SOF à 24 ou 48 heures de la fin selon qu’il décroche sa place dans la Medal race. « Je sens des progrès. Je ne vais pas plus vite que les autres mais à certaines allures, je rivalise en vitesse même si parfois le bateau s’arrête sans que je ne comprenne trop encore pourquoi. Mais ça va venir ». Cette année, le membre de l’équipe de France militaire se fixe un objectif : accrocher le maximum de Medal races ». L’année prochaine, il sera temps de penser à mieux. En attendant, Thomas n’est qu’à 10 points du 10ème, la Medal Race lui tend les bras. Tout comme à Jonathan Lobert, qui est lui à égalité de points avec le 10ème. On saura demain si les deux Français ont décroché leur ticket pour cette finale à seulement 10 bateaux ! 

Classement :

Star après 12 manches
1: Xavier Rohart / Pierre Alex Ponsot  (CN La Pelle/SNO Nantes) 15 points 
2: Aimilios Papathanasi / Akis Karnoutsos  (Grece) 22 points 
3: Andrew Macdonald / Brian Fatih  (Etats Unis D’am) 28 points 
4: John Gimson / Ed Greig  (Grande-Bretagne) 30 points 
5: Paul Mckenzie / Phillip Toth  (Australie) 39 points 
6: Andrey Berezhnoy / Sergey Masalov  (Russie) 59 points 

2. 4 après 6 manches
1: Damien Seguin (SNO Nantes) 9 points 
2: Helena Lucas (Grande-Bretagne) 12 points 
3: Paul Tingley (Canada) 17 points 
4: Thierry Schmitter (Hollande) 20 points 
5: Andre Rademaker (Hollande) 21 points
6: Megan Pascoe (Grande-Bretagne) 22 points 
7: Barend Kol (Hollande) 29 points 
8: Hervé Tourneux (SR Vannes) 37 points 
9: Alexander Sadilek (Republique Tche) 44 points 
10: Jean-Marie Vennin (Y C de L’ile de France) 45 points 
11: Daniel Bina (Republique Tche) 45 points 
12: Janick le Moal (Association Lmv Centre Nautique de Mouli) 54 points 
13: Mathieu Carpier (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 60 points 

 470 Femmes après 8 manches
1: Henriette Koch / Lene Sommer  (Danemark) 28 points 
2: Margriet Fokkema / Marieke Jongens  (Hollande) 37 points 
3: Sylvia Vogl / Carolina Flatscher  (Autriche) 43 points 
4: Mandy Mulder / Merel Witteveen  (Hollande) 54 points 
5: Hanna Saari / Mikaela Wulff  (Finlande) 62 points 
6: Annina Wagner / Marlene Steinherr  (Allemagne) 67 points 
7: Molly Carapiet / Molly O Bryan Van  (Etats Unis D’am) 68 points 
8: Gil Cohen / Dana Mamriev  (Israel) 68 points 
9: Ingrid Petitjean / Nadège Douroux  (SN Marseille / SN Marseille) 69 points 
10: Tara Pacheco / Berta Betanzos  (Espagne) 71 points 
19: Camille Lecointre / Mathilde Geron  (SR Brest / CN Plérin) 115 points

Laser après 8 manches
1: Paul Goodison (Grande-Bretagne) 25 points 
2: Maxim Semerkhanov (Russie) 46 points 
3: Tonci Stipanovic (Croatie) 46 points 
4: Josh Junior (Nouvelle Zeland) 48 points 
5: Luka Radelic (Croatie) 52 points 
6: Nick Thompson (Grande-Bretagne) 55 points 
7: Philipp Buhl (Allemagne) 58 points 
8: Kristian Ruth (Norvege) 59 points 
9: Bruno Fontes (Bresil) 59 points
10: Daniel Mihelic (Croatie) 59 points 
31: Malo Leseigneur (Ste des Regates Caledonienne) 102 points 

470 Hommes après 8 manches

1: Harada Ryunosuke / Yoshida Yugo  (Japon) 36 points 
2: Gabrio Zandona / Edoardo Mancinelli  (Italie) 36 points 
3: Matias Buhler / Felix Steiger  (Suisse) 39 points 
4: Onan Barreiros / Aaron Sarmiento  (Espagne) 56 points 
5: Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer Dieu  (YC Antibes / CN Nice) 60 points 
6: Patryk Piasecki / Marcin Mickiewicz  (Pologne) 61 points 
7: Stuart Mcnay / Graham Biehl  (Etats Unis D’am) 63 points 
8: Nic Asher / Elliot Willis  (Grande-Bretagne) 63 points 
9: Pierre Leboucher / Vincent Garos  (ASPTT Nantes / ) 64 points 
10: Pablo Santurde de / Alejandro Ramos  (Espagne) 65 points 

16: Loic le Bacquer / Tristan le Brun  (Yacht Club de Toulon / St Maur Voile) 79.7 points 
17: Sofian Bouvet / Jérémie Mion  (Yacht Club Antibes / Cergy Voile 95) 80 points 
20: Simon Moriceau / Nicolas Andrieu  (SR Brest / SR Brest) 96 points 

Finn après 8 manches
1: Ivan Kljakovic G (Croatie) 17 points 
2: Gasper Vincec (Slovenie) 29 points 
3: Marin Misura (Croatie) 41 points 
4: Eduard Skornyakov (Russie) 49 points 
5: Giles Scott (Grande-Bretagne) 51 points 
6: Michael Maier (Republique Tche) 56 points 
7: Edward Wright (Grande-Bretagne) 64 points 
8: Peer Moberg (Norvege) 82 points 
9: Andrew Mills (Grande-Bretagne) 90 points 
10: Deniss Karpak (Estonie) 97 points 
11: Jonathan Lobert (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 97 points 

14: Thomas le Breton (SR Brest – Equipe de France Militaire) 107 points

RS :X après 7 manches
1: Shahar Zubari (Israel) 11 points
2: Julien Bontemps (A S P T T Nantes) 19 points 
3: Nick Dempsey (Grande-Bretagne) 24 points 
4: Samuel Launay (Ass Caledonienne P.A.V) 28 points 
5: Zhennan Fang (Chine) 38 points 
6: Joao Rodrigues (Portugal) 39 points 
7: Ricardo Santos (Bresil) 39 points 
8: Piotr Myszka (Pologne) 41 points 
9: King Yin Chan (Hong-Kong) 42 points 
10: Lukasz Grodzicki (Pologne) 42 points 

17: Alexandre Guyader (Centre Nautique D’angoulins) 62 points
19: Etienne Saiz (Club Nautique de Bourg-En-Bresse) 68 points 
21: Antoine Cordonnier (A S P T T Nantes) 72 points 
23: Fabrice Hassen (Y C de la Pointe Rouge) 74 points 
2425: Quentin Henry (C N de Rennes) 77 points 

RSX : Femmes après 7 manches

1: Peina Chen (Chine) 25 points
2: Maayan Davidovich (Israel) 31 points 
3: Laura Linares (Italie) 35 points 
4: Blanca Manchon (Espagne) 35 points 
5: Malgorzata Bialecka (Pologne) 38 points 
6: Bryony Shaw (Grande-Bretagne) 40 points 
7: Agata Brygola (Pologne) 41 points 
8: Flavia Tartaglini (Italie) 41 points 
9: Marina Alabau (Espagne) 42 points 
10: Wai Kei Chan (Hong-Kong) 57 points 
11: Eugenie Ricard (Yacht Club de Mauguio Carnon) 58 points 
14: Pauline Perrin (France) 76 points 
18: Marine Rambaud (C N Fouesnant Cornouaille) 88 points 

49er après 12 manches
1: Pietro Sibello / Gianfranco Sibello  (Italy) 22 points 
2: Federico Alonso / Arturo Alonso  (Spain) 34 points 
3: Nico Luca M Delle Karth / Nikolaus le Resch  (Austria) 47 points 
4: Morgan Lagraviere / Yann Rocherieux  (Y C Pointe Rouge / CN Sciez) 54 points
5: Lennart Briesenick- / Morten Massmann  (Germany) 54 points 
6: Chris Draper / Peter Greenhalgh  (Great Britain) 55 points 
7: Axel Silvy / Ulysse Hoffmann  (CN La Pelle / YC Mauguio Carnon) 61 points 
8: Manu Dyen / Stéphane Christidis  (CN Voile Aix les Bains / EV Cagnes sur Mer – Equipe de France Militaire) 63 points
9: Stevie Morrison / Ben Rhodes  (Great Britain) 67 points
10: Julien Dortoli / Noe Delpech  (YC Pointe Rouge/YC Pointe Rouge ) 67 points 

Laser Radial après 7 manches
1: Veronika Fenclova (Republique Tche) 21 points 
2: Anna Tunnicliffe (Etats Unis D’am) 29 points 
3: Evi Van Acker (Belgique) 39 points 
4: Susana Romero (Espagne) 44 points 
5: Marit Bouwmeester (Hollande) 46 points 
6: Tina Mihelic (Croatie) 56 points 
7: Ausra Mileviciute (Lituanie) 60 points 
8: Katarzyna Deberny (Pologne) 61 points 
9: Alicia Cebrian Mar (Espagne) 62 points 
10: Alberte Hol Lindberg (Danemark) 79 points 
25: Charlotte Abadie (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 133 points 

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Duel en tête de la Volvo Ocean race

Ericsson 09
DR

Depuis le départ, les conditions météo avaient imposé aux concurrents une course de vitesse pure, offrant peu d’occasions de se démarquer. Seul l’effet d’accordéon de ces derniers jours est venu jeter le trouble dans les esprits, faisant trembler en permanence Telefonica Blue, le leader de la flotte depuis le Brésil.Toujours en tête depuis Rio, Bouwe Bekking essaie de remonter le moral de ses troupes à bord de Telefonica Blue. En ce jeudi matin, les écarts se sont en effet encore réduits entre les quatre premiers Volvo Open 70 : avec un delta de 33 milles entre les deux extrêmes de ce premier peloton formé dans l’ordre de Telefonica Blue, Ericsson 4, Ericsson 3 et Puma. A l’arrière, c’est le phénomène inverse  qui s’est produit puisque les trois autres concurrents ont tous perdu quelques milles sur les leaders.
Les conditions devant restent instables et une bascule du vent est attendue, ce qui risque d’être un moment décisif dans cette bataille pour la première place. "Si l’on empanne trop tôt, on va perdre la pression. Si l’on empanne trop tard, on aura un mauvais angle par la suite par rapport à la zone d’exclusion".
En effet, une zone protégée a été mise en place au large de Boston, afin d’écarter les VO70 des nombreuses baleines dans ces eaux. On peut s’attendre à voir le passage en mode furtif pendant cette approche des côtes américaines, mais pour cette étape les bateaux disparaîtront du classement pendant 12 heures et non pas 24 heures comme ce fut le cas pendant les étapes précédentes. Les bateaux réapparaîtront à 250 milles de l’arrivée et non plus 50 milles. Il y a fort à parier que les concurrents vont user et abuser dans les prochaines heures de ce droit au suspens et à l’intox.
Quant à la situation prévue pour aujourd’hui et demain, Wouter Verbraak sur Delta Lloyd espère pouvoir sortir les spinnakers avec le renforcement du vent attendu. "Vous vous en souvenez?  Ce sont les grandes voiles avec plein de couleurs. À l’exception de la première étape de cette course, on ne les a guère vus. Ils restent dans leurs chaussettes et de temps en temps on les déplace sur le pont. Ce n’est pas pour cette raison-là qu’on les a embarqués!" Au regard des fichiers météo, Torben Graal se frotte les mains. Le skipper d’Ericsson 4 croit voir une occasion pour ravir la victoire à Telefonica Blue. "Peu à peu, mais sûrement, nous réduisons l’écart sur Telefonica Blue et la course est de nouveau ouverte. Nous allons passer bâbord amures pour la première fois depuis le Cap Frio, car le pauvre bateau reste tribord amures depuis ce passage. Le vent va basculer ce qui nous offrira de nouvelles opportunités."  Sur Ericsson 3, Magnus Olsson a pu sortir sur le pont hier, car la douleur de sa côte fêlée s’estampe. Mais Richard Mason, le responsable médical à bord reste occupé. Hier, il fallait faire une petite intervention chirurgicale sur le genou infecté de Gustav Morin.

ITV Laurent Pagès – chef de quart sur Telefonica Blue
 
« Même si c’est loin d’être fini, beaucoup de choses se sont jouées certainement dès la première nuit de l’étape. Nous avons eu jusqu’à 100 milles d’avance sur nos poursuivants, mais maintenant les écarts se réduisent de plus en plus. Mais quoiqu’il arrive par la suite, c’était très important pour nous de prendre le maximum de points à la porte de Fernando de Noronha. Depuis le début de la course on peut observer sur les flots de positions que les écarts de vitesse entre les bateaux se sont vraiment nivelés, même pour Delta Lloyd qui date pourtant de la génération précédente. C’est très intéressant pour la course. Cela prouve que tout est ouvert pour la classement général. Même pour la première place. En tout cas on y croit à bord de Telefonica Blue. »
 
ITV Sidney Gavignet – chef de quart sur Puma
 
« On a du vent. On avance vite sur la route. Tout va bien. On est entrain de quitter les alizés. Le vent va petit à petit adonner et devenir de plus en plus portant par rapport à notre but. Et aussi de plus en plus fort. Je ne sais pas pour l’instant si on va pouvoir dépasser Telefonica Blue, mais ils ne sont vraiment plus très loin. On a vu ces derniers jours que nos bateaux progressent tous à peu près à la même vitesse. Donc 33 milles cela peu paraître beaucoup, mais en même temps, il suffit qu’un bateau tombe dans un trou d’air, les autres vont tellement vite derrière que cette distance se rattrape très vite. On s’apprête à empanner et à envoyer le spi. Le choix du timming pour opérer cette manœuvre est très important pour opérer un recalage sur l’autre bord. C’est un moment décisif pour la suite des évéments. IL y aura sans doute une autre opportunité de se démarquer à la fin de l’étape, après avoir contourné la zone d’exclusion, quand on va revenir au près sur la ligne d’arrivée. Là encore il y a des choses qui peuvent être jouer. C’est sûr, on préférerait être 1er ou 2ème, mais ce n’est pas encore le drame. Nous sommes particulièrement motivés sur cette étape, car Boston est un peu le fief de Puma. Il y aura donc beaucoup de gens à nous attendre. Cela nous donne un peu la pression car nous voulons bien faire et essayer d’arriver en tête. Plus généralement, cette étape est sans doute la plus agréable depuis le début de l’épreuve. On a vraiment des conditions idéales depuis plusieurs jours. On navigue sur la route à des vitesses de 15 à 20 nœuds. C’est vraiment l’étape la plus agréable depuis le départ de la Volvo Ocean Race en octobre dernier… »
 
Ce jeudi 23 avril – Positions à 09h 30 (heure française)

1- Telefonica Blue à  924 milles de l’arrivée
2 – Ericsson 4 à 6 milles
3 – Ericsson 5 à 22 milles
4 – Puma à 33 milles
5 – Telefonica Black à 81 milles
6 – Delta Lloyd à 88 milles
7 – Green Dragon à 145 milles
 
Classement général Provisoire après 9 manches (sur 17)
 
1-  Ericsson 4 – 69,5 points (après Fernando)
2-  Puma – 59 points (après Fernando)
3-  Telefonica Blue – 58,5 points (après Fernando)
4-  Ericsson 3 – 46 points (après Fernando)
5-  Green Dragon – 42 points (après Fernando)
6-  Telefonica Black –25 points (après Fernando)
7-   Delta Lloyd – 18 points (après Fernando)
8-   Team Russia –10,5 points
 

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Alinghi accepte le duel en multi dès 2010

Multi Oracle BMW Cammas à la barre
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La SNG a également déclaré être prête à discuter les autres termes de la 33e America’s Cup tels que le format, le lieu et le calendrier.
Le club américain et le club suisse ont tous deux publié une déclaration suite à cette rencontre. Voici ces déclarations :

Réaction du GGYC:
"Une délégation du GGYC a rencontré des représentants de la Société Nautique de Genève aujourd’hui. Les propositions du GGYC pour une épreuve traditionnelle à bord de monocoques ont été rejetées par la SNG, qui a insisté pour avoir une régate sur à bord de multicoques en précisant que ce match se disputera en mai 2010. Malgré la décision de la Cour de New York qui exigeait que ce match devrait ait lieu avant février 2010. Le GGYC a demandé à la SNG de déposer sa proposition par écrit et espère avoir une nouvelle réunion avec la SNG afin de clarifier quelques questions sur ce match. Le GGYC est déçu que la SNG refuse catégoriquement sa proposition d’organiser une régate traditionnelle. Le GGYC continuera de négocier de bonne foi en tant que Challenger of Record pour que la Coupe de l’America revienne rapidement sur l’eau."

Réaction de la SNG:
"Lors d’une réunion aujourd’hui à Genève, le club du Defender de la Coupe de l’America, la Société Nautique de Genève (SNG), a accepté le défi du GGYC pour la 33ème édition de la Coupe et a informé les représentants du club américain que son équipe Alinghi, sera prête à disputer une régate à bord de bateaux de 90×90 pieds en 2010, comme demandé dans le défi annoncé par le GGYC. La SNG a exprimé son désir de voir une série de sélection ouverte aux autres équipes et a encouragé le GGYC à accepter cela en offrant plus de temps de préparation aux équipes."

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Deux leaders dans un quart d’heure

athema 09
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Entre la conduite d’un bateau de course et la rhétorique de la sensualité, les différences sont certainement plus ténues qu’on imagine. A faire corps avec leur machine, à chercher à tirer le meilleur parti de chaque vague, de chaque risée, les navigateurs développent une propension réelle à mettre en phase corps et coque… Et la recherche du petit couloir de vent salvateur qui permettra de marquer sa différence à l’arrivée, ressemble fort à celle de Casanova en quête de la vallée de Venus, à la naissance du décolleté de ses futures conquêtes. La recherche de ce bonheur fugace, tient autant de l’équilibrisme que d’un certain état de grâce. A la vacation, les hommes de tête oscillent entre décontraction affichée et concentration extrême. Car les derniers routages donnent actuellement un écart de quinze minutes entre les deux leaders. Autant dire, une goutte d’eau à l’aune des quelques 3500 milles parcourus depuis le départ de Belle-Île-en-Mer. A cinquante milles au nord, Gildas Morvan tente de ne rien lâcher dans l’attente de la bascule de vent qui lui permettra de se recaler devant son adversaire. Erwan Tabarly, quant à lui, continue de pousser les feux de sa machine et croit de plus en plus en sa bonne étoile. Entre les deux protagonistes qui rêvent chacun d’accrocher leur première grande victoire dans une des épreuves majeures du circuit solitaire, la relation se teinte d’estime réciproque, de complicité, mêlée de l’agressivité nécessaire pour prétendre enfin décrocher la timbale tant attendue. Et devant le scénario improbable qui se dresse devant eux, chacun use de la même circonspection : pourquoi pas une bataille à vue, voire un finish au couteau, si c’est moi qui l’emporte ?
 
Duels à tous les étages
 
Derrière ce duel majuscule, les prétendants au podium se pressent : François Gabart (Espoir Région Bretagne) peine à réfréner son enthousiasme. Le veut-il d’ailleurs ? Le jeune navigateur, tel un chien fou, enquille les milles et ne désespère pas, après avoir damé le pion à Nicolas Troussel (Financo), de s’offrir le scalp d’une autre tête couronnée. François avait déjà démontré que la valeur n’attend pas toujours le nombre des années, il confirme là que l’insouciance et le plaisir sont aussi deux sacrés moteurs. Plus à l’arrière, la bagarre ne faiblit pas : Armel Tripon (Gedimat) comme Gérald Veniard (Macif), se transforme en chasseur de nuages. En guise de filet à papillon, un spi multicolore et, comme moyen de surprendre la bête, une approche maîtrisée des trajectoires. Une prise réussie et ce sont des milles avalées à vitesse grand V porté par un vent soutenu… Pour tous, l’attente frénétique des classements permet ainsi de mesurer la justesse du chemin parcouru. Quoique… pour Franck Le Gal (Lenze) et Isabelle Joschke (Synergie), le meilleur jugement s’opère à vue, puisqu’à 400 milles de l’arrivée, les deux solitaires se retrouvent bord à bord. Un mille gagné ou perdu se mesure vite quand on commence à voir la voile de l’autre s’effacer sur l’horizon. L’arrivée sur Marie-Galante se profile donc dans la journée de demain, en fin de soirée… Une projection qui ne peut que combler d’aise Jean Maurel, le directeur de course, en phase totale entre ses projections théoriques fondées sur l’expérience des courses précédentes. Comme quoi, être dans la moyenne peut parfois friser l’excellence.
 
Le mot du jour : sommeil
Savoir gérer son sommeil peut être une des clés de la victoire. Les deux leaders sont suffisamment avertis des pièges liés au manque de lucidité pour trouver la limite. D’autres navigateurs ne peuvent plus s’offrir ce luxe. Isabelle Joschke, du fait de ses problèmes électriques, doit passer de longues  heures à la barre au prix de véritables coups de pompe, notamment à une des heures les plus critiques, le début de nuit. Phases hallucinatoires, perte de vigilance au programme.
 
Ils ont dit :
Isabelle Joschke – Synergie – 8ème au classement de 15h
 « Toutes les premières parties de nuit, c’est le black out complet, et souvent dans ces cas là, je ne sais plus qui je suis, ni où je suis, mais les journées restent super agréables en revanche. Je suis toujours dans le match, je n’ai pas l’intention de me laisser faire comme ça, rien n’est fini ! La journée, je prends beaucoup de plaisir, mais la nuit je ne vous cache pas que c’est vraiment dur. Sur le moment, on ne comprend pas trop ce qu’il se passe, au point de ne pas se rendre compte que tu es sur un bateau entrain de traverser l’Atlantique… J’ai bien tiré sur la corde depuis une semaine, il est temps que ça se termine car il faut faire attention quand même. Mais je suis toujours aussi contente d’être là ! La nuit,  je me repose entre deux heures et trois heures et la journée je fais deux ou trois siestes de dix minutes. Sinon tout va bien à bord, à part quelques petites bricoles comme tout le monde. J’ai eu zéro contact à la VHF du fait de mes restrictions d’énergie car ça consomme beaucoup et je veux perdre le moins possible d’énergie pour être sûre d’avoir toutes mes cartes jusqu’à la fin. »
 
Gildas Morvan – Cercle Vert – 1er au classement de 15h
« On n’est pas très loin l’un de l’autre avec Erwan (Tabarly), on a une quinzaine de milles d’écart à peu près. Les fichiers, ce matin, avaient plutôt l’air en ma faveur… Tant que la ligne n’est pas coupée, tout est possible dans un sens comme dans l’autre, mais là, Athema est encore derrière, si je pouvais le mettre à 20 milles ce soir ce serait bien, mais bon… L’arrivée sera assez serrée, tout va dépendre des bascules de vent et duquel de nous deux aura le plus de pression. Il va y avoir de l’imprévu quand même. Quinze minutes de décalage, ça ne me dérange pas, surtout si je suis devant ! Quoi qu’il en soit, le finish sera tendu demain soir ! J’ai calculé pile poil mes réserves d’eau et de nourriture, donc je n’ai rien jeté. Je n’ai juste plus de café depuis 48 heures. Sinon je suis tout juste en gasoil, en eau et en nourriture, donc ça va. C’était très dur de barrer cette nuit avec la houle et la nuit noire donc j’en ai profité pour bien dormir et récupérer comme il fallait donc je suis d’attaque pour le finish ! J’ai deux routages, un qui me fait empanner une seule fois et un autre plusieurs fois. »
 
Erwan Tabarly – Athema – 2ème au classement de 11h
« Il reste une journée et demie de régate, ce sont les derniers milles, il faut tout donner et on verra bien comment ça va se finir car c’est très serré ! Il y a bien sur un scénario que je préfèrerais, mais c’est difficile pour l’instant de voir comment ça va se passer… Ce matin, on a eu pas mal de grains et il y en a encore qui sont menaçants, ca fait des aléas sur la route, ça perturbe la marche du bateau. Je regardais encore les routages tout à l’heure et 15 minutes seulement nous séparent avec Gildas, avec un avantage pour moi. Mais ça ne change pas grand-chose à la façon de naviguer, je fais la trajectoire la meilleure possible. Il ne faut pas trop y penser, il faut essayer de faire abstraction de ça pour faire au mieux. Même François Gabart derrière, avance bien, on ne se sait jamais ce qu’il peut se passer sur le finish. C’est un peu tendu… J’essaie de barrer le plus possible, je dors beaucoup moins que la semaine dernière par exemple, je dors le strict minimum pour être en forme et du coup je barre, je règle et j’essaie de faire avancer le bateau le plus vite possible.

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J+3 : Bilan tricolore positif à Hyères

SOF 09
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Trois Français sont donc en tête : Damien Seguin en 2.4, Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot en Star (vainqueurs de 2 manches sur 3 aujourd’hui) et Julien Bontemps en Planche à Voile. La bagarre est extrêmement serrée dans cette dernière série où l’israélien Shahar Zubari vainqueur des deux manches du jour devant Julien Bontemps justement, n’a qu’un point de retard sur le Français.
La mi-course sonne aussi l’heure des comptes dans les séries qui naviguent en groupe puisque dès demain elles seront réparties hiérarchiquement pour le reste de l’épreuve (en Gold, Silver et même jusqu’à Bronze pour les Laser qui sont classés en trois groupes). Chacune des séries concernées verra des Français naviguer dans le meilleur des groupes et souvent en nombre.
C’est le cas en RS :X hommes où 11 français entrent dans le groupe Gold dont, en dehors de Julien Bontemps, Samuel Launay, 6ème,  qui l’accompagne dans le  Top Ten. En Laser, où l’on sait les membres de l’équipe de France absents, seul le calédonien Malo Leseigneur, 17ème, y parvient dans une série où le britannique Paul Goodison s’est installé en maître avec deux nouvelles manches dans sa musette. On compte sept équipages en 470 hommes dont évidemment le duo Nicolas Charbonnier/Baptiste Meyer Dieu auteur d’une belle journée (2ème et 5ème des deux manches) qui les grimpe à la 4ème place du général (voir article ci-dessous). A noter que la belle victoire de manche de Pierre Leboucher et Vincent Garos a malheureusement été assombrie par une OCS dans la deuxième manche du jour. Dix points séparent Charbonnier/Meyer Dieu des suisses Mathias Buhler et Félix Steiger pas si inattendus que cela à cette place puisque le premier, possédant la double nationalité, a bien failli représenter l’Argentine aux derniers JO et que son équipier était lui en Chine pour son pays. Enfin, on remarquera la performance d’ensemble des 49er français qui placent quatre équipages dans les dix premiers avec Axel Silvy et Ulysse Hoffmann, 4ème et Julien d’Ortoli/Noe Delpech, Morgan Lagravière/Yann Rocherieux, vainqueurs d’une manche aujourd’hui, et Manu Dyen/Stéphane Christidis qui se suivent aux 8, 9 et 10ème places ! On n’oubliera pas pour autant de pointer le beau parcours des italiens Pietro et Gianfranco Sibello qui poursuivent la course en tête.
Si dans les autres séries, les tricolores sont plus éloignés des podiums provisoires, toutes, à l’exception des Laser féminin, laissent les espoirs entiers pour l’entrée dans les Medal race vendredi. Ils profiteront pour cela demain d’une journée plus ventée et ensoleillée…

Charbonnier/Meyer dieu montent en puissance

Equipage nouvellement constitué, on pourrait dire de Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer Dieu qu’ils sont toujours en rodage après une prometteuse victoire à la Semaine de Palma. Disons alors que ce « rodage » s’engage, comme le réclame l’exercice, sur une dynamique régulière et positive : 17ème à l’issue de la première journée, 9ème hier soir et 4ème ce mardi à l’issue des phases de qualification… Notre médaillé de bronze à Pékin analyse avec lucidité cette première moitié de SOF : « nous avons navigué moins proprement les deux premières journées qu’à Palma. Le plan d’eau est plus difficile et pour une jeune association comme la notre, c’est encore plus ardue. Mais il faut un an pour que nous puissions exploiter tout notre potentiel donc c’est normal ». Baptiste conserve le recul que lui confère son récent passé d’entraîneur : « sur la SOF, nous sommes arrivés dans une situation différente qu’à Palma : Nico était malade et fatigué. Dès le début, nous étions moins fluides et cela ne pardonne pas ». Il était du coup intéressant de savoir comment l’ancien entraîneur et l’ancien entraîné réagissaient à la fin d’une journée jugée moyenne. Les réponses confirment l’impression de maturité laissée par cette association atypique : « Cela se passe comme entre des coureurs mais du fait que l’on se connait bien, nous disposons d’une liberté de parole et d’écoute qui est un atout » juge Baptiste. Sur l’eau, Nicolas apprécie le calme de son équipier quand les choses ne vont pas aussi bien que voulu : « Baptiste ne change pas, il est zen et moi je monte toujours aussi vite dans les tours. C’est bien d’avoir à côté de soi quelqu’un qui me calme car si je faisais équipe avec quelqu’un comme moi, on ne finirait pas les régates » s’amuse Nicolas. Nul besoin ce soir de la « zénitude attitude » de Baptiste car avant les finales, le duo a fait fort : « déjà avec ces conditions de petit temps, on va vite. Dans la première manche, on prend un départ pas terrible mais on revient 10 grâce à un bon bord de près et ensuite, on va vite. Dans la seconde, c’est l’inverse, on part bien, on choisit la droite ce qui ne s’avère pas terrible car à la première marque au vent, on est loin mais on revient bien grâce à notre vitesse ». Bilan : deux places de  2 et 5 dans les manches du jour ! Avant l’entrée dans les phases finales, le bilan est du coup positif : « nous ne sommes pas pleinement satisfaits et pourtant nous sommes 4èmes au général, donc on est dans le coup. Dans les phases de qualification, il faut surtout chercher à ne pas perdre la régate ». On aura compris que ce soir Nicolas et Baptiste sont loin d’avoir perdu… Oui, vraiment, on a connu pire comme période de rodage…

Bontemps : la gagne en tête

Pour Julien Bontemps, la SOF constitue son vrai retour à la compétition après les JO. Il livre une interview d’où ressort une véritable plénitude. Et une envie de vaincre plus forte que jamais.
Cette première moitié de SOF : « Je sentais avant de venir que je n’étais pas trop mal. J’avais des bonnes sensations mais on ne sait pas trop qui est en forme. Et à la SOF même si tout le monde n’est pas encore dans une forme olympique, il y a du beau monde… On retrouve la plupart de ceux qui étaient sur l’ancienne P.O et ils veulent conserver leur hiérarchie. C’est ma première épreuve à objectif depuis les JO donc ma place me satisfait. Je voudrais bien avoir un peu plus de vent pour voir où j’en suis dans des conditions de planning ».
Depuis ta médaille, ton statut a-t-il changé dans la flotte ? « Non, mais les gens paraissent contents pour moi après l’échec des JO d’Athènes. »
Et toi te sens-tu différent ? « Oui  car je relativise davantage. Ma médaille, on ne me l’enlèvera pas donc désormais tout est du bonus. On court avec moins de pression dans les compétitions comme celles-ci, tu gagnes en lucidité. »
Par rapport à l’équipe ?  « Je ne me sens pas un leader mais j’ai envie de partager mon expérience notamment avec les jeunes qui arrivent.  C’est bien dans l’esprit de cette équipe ».
On court après quoi quand on a eu une médaille ? « Je repars avec envie. J’ai pris des vacances avant la SOF et en réalité, je ne l’avais pas fait depuis la Chine. Cela m’a fait du bien. Ce qui me fait avancer ? L’envie de gagner ! Je m’en aperçois même aujourd’hui quand je finis deux fois 2ème derrière l’Israélien, je cherche à comprendre davantage »
L’objectif de l’année « Le mondial qui se disputera en septembre sur le plan d’eau des JO. Mais je compte bien gagner dès maintenant la SOF ».

Rohart/Ponsot prennent leur marque et virent en tête

La SOF est la deuxième régate après la Semaine de Palma pour Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot. Pour le retour des Star sur l’épreuve, ce nouveau duo monte en puissance. Avec l’envie assumée de remporter la SOF.
Xavier Rohart, ce retour des Star sur la SOF se passe bien ? « Pour le moment ça va mais à Palma comme à Hyères les vents sont oscillants et il y a donc beaucoup à faire en terme de stratégie. De ce point de vue, on se complète bien avec Pierre-Alexis. Il faut évidemment faire marcher le bateau. Pour le moment, c’était un  peu sur moi que cela reposait mais le travail avec Bertrand Dumortier et les autres entraîneurs commence à payer et Pierre-Alexis prend ses marques. »
La SOF c’est un objectif ? « C’est une belle journée avec deux victoires. Nous voulons gagner cette épreuve même si cela manque un peu d’adversaires. On se donne vraiment à fond »   
Quel genre d’équipier est Pierre-Alexis ? « Un peu le même type d’équipier que Pascal Rambeau. Il m’apporte ce que je ne sais pas faire. En plus, on est bien copains maintenant ».
Pierre-Alexis comment se passe cette adaptation au Star ? « C’est un bateau mythique, un peu la série des mes rêves. Et en  plus, j’ai la chance de naviguer avec un grand champion. Cela me change un peu du Finn mais physiquement, ce n’est pas très différent »
Ton entente avec Xavier « On a déjà des rapports vraiment cordiaux sur l’eau. Xavier est un barreur intuitif doté d’une grosse expérience. Je suis à son écoute pour emmagasiner le maximum d’expérience ».      

Classement 21/07/09

470 Hommes (après 6 manches)
1: Matias Buhler / Felix Steiger  (Suisse) 16 points 
2: Gabrio Zandona / Edoardo Mancinelli  (Italie) 17 points 
3: Stuart Mcnay / Graham Biehl  (Etats Unis D’am) 20 points 
4: Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer Dieu  (YC Antibes/CN Nice) 25 points 
5: Harada Ryunosuke / Yoshida Yugo  (Japon) 26 points 
6: Nic Asher / Elliot Willis  (Grande-Bretagne) 27 points 
7: Onan Barreiros / Aaron Sarmiento  (Espagne) 34 points 
8: Lucas Zellmer / Heiko Seelig  (Allemagne) 40 points 
9: Patryk Piasecki / Marcin Mickiewicz  (Pologne) 45 points 
10: Pablo Santurde de / Alejandro Ramos  (Espagne) 46 points 
12: Pierre Leboucher / Vincent Garos  (ASPTT Nantes/SNO Nantes) 49 points 
14: Sofian Bouvet / Jérémie Mion  (YC Antibes/Cergy Voile 95) 54 points 
15: Loic le Bacquer / Tristan le Brun  (YC Toulon/VGA St Maur Voile) 55.7 points 

Français qualifiés pour les finales en 470 (avant jury) : Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer , Pierre Leboucher / Vincent Garos, Sofian Bouvet / Jérémie Mion, Loic Le Bacquer / Tristan Le Brun, Vianney Guilbaud / Thomas Haddouche, Alexandre Rossignol / David Boudgourd

470 Femmes  (après 6 manches)
1: Sylvia Vogl / Carolina Flatscher  (Autriche) 22 points 
2: Henriette Koch / Lene Sommer  (Danemark) 26 points 
3: Margriet Fokkema / Marieke Jongens  (Hollande) 28 points 
4: Mandy Mulder / Merel Witteveen  (Hollande) 31 points 
5: Hanna Saari / Mikaela Wulff  (Finlande) 40 points
6: Gil Cohen / Dana Mamriev  (Israel) 42 points
7: Marjaliisa Umb / Elise Umb  (Estonie) 46 points
8: Molly Carapiet / Molly O Bryan Van  (Etats Unis D’am) 46 points 
9: Annina Wagner / Marlene Steinherr  (Allemagne) 46 points 
10: Tara Pacheco / Berta Betanzos  (Espagne) 47 points 

12: Ingrid Petitjean / Nadège Douroux  (SN Marseille / SN Marseille) 50 points 
24: Camille Lecointre / Mathilde Geron  (SR Brest / CN Plérin) 89 points 

Star (après 9 manches)
1: Xavier Rohart / Pierre Alex Ponsot  (CNautique La Pelle / SNO Nantes)
2: Andrew Macdonald / Brian Fatih  (Etats Unis D’am) 16 points 
3: Aimilios Papathanasi / Akis Karnoutsos  (Grece) 16 points
4: John Gimson / Ed Greig  (Grande-Bretagne) 22 points 
5: Paul Mckenzie / Phillip Toth  (Australie) 24 points 
6: Andrey Berezhnoy / Sergey Masalov  (Russie) 40 points 

2. 4 (après 6 manches)
1: Damien Seguin (SNO Nantes) 9 points 
2: Helena Lucas (Grande-Bretagne) 12 points 
3: Paul Tingley (Canada) 17 points 
4: Thierry Schmitter (Hollande) 20 points 
5: Andre Rademaker (Hollande) 21 points
6: Megan Pascoe (Grande-Bretagne) 22 points
7: Barend Kol (Hollande) 29 points 
8: Hervé Tourneux (SR Vannes) 37 points 
9: Alexander Sadilek (Republique Tche) 44 points 
10: Jean-Marie Vennin (Y C de L’ile de France) 45 points
11: Daniel Bina (Republique Tche) 45 points 
12: Janick le Moal (Association Lmv Centre Nautique de Mouli) 54 points
13: Mathieu Carpier (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 60 points 


RS :X Women (après 5 manches)
1: Maayan Davidovich (Israel) 8 points 
2: Blanca Manchon (Espagne) 14 points 
3: Flavia Tartaglini (Italie) 16 points 
4: Peina Chen (Chine) 20 points 
5: Laura Linares (Italie) 21 points 
6: Bryony Shaw (Grande-Bretagne) 24 points 
7: Malgorzata Bialecka (Pologne) 29 points 
8: Agata Brygola (Pologne) 33 points 
9: Eugenie Ricard (Yacht Club de Mauguio Carnon) 35 points 
10: Marina Alabau (Espagne) 38 points 
15: Pauline Perrin (CV Mayenne) 47 points 
17: Marine Rambaud (C N Fouesnant Cornouaille) 50 points 

RS :X Men (après 5 courses)
1: Julien Bontemps (A S P T T Nantes) 8 points 
2: Shahar Zubari (Israel) 9 points
3: Piotr Myszka (Pologne) 10 points
4: Nick Dempsey (Grande-Bretagne) 15 points
5: Lukasz Grodzicki (Pologne) 18 points 
6: Samuel Launay (Ass Caledonienne P.A.V) 20 points
7: Joao Rodrigues (Portugal) 22 points 
8: Zhennan Fang (Chine) 24 points 
9: Ricardo Santos (Bresil) 26 points 
10: King Yin Chan (Hong-Kong) 27 points 
15: Alexandre Guyader (Centre Nautique D’angoulins) 32 points 
23: Antoine Cordonnier (A S P T T Nantes) 38 points
26: Fabrice Hassen (Y C de la Pointe Rouge) 41 points 
27: Quentin Henry (C N de Rennes) 41 points 
 

Français qualifiés pour la finale avant jury en RS:x Hommes : Julien Bontemps, Samuel Launay, Alexandre Guyader, Antoine Cordonnier, Fabrice Hassen, Quentin Henry, Etienne Saiz, Juliano Congar Scal, Nicolas Le Gal, Benjamin Tillier, Martin Gaveriaux


49er (après 9 manches)
1: Pietro Sibello / Gianfranco Sibello  (Italy) 19 points 
2: Nico Luca M Delle Karth / Nikolaus le Resch  (Austria) 34 points 
3: Federico Alonso / Arturo Alonso  (Spain) 36 points 
4: Axel Silvy / Ulysse Hoffmann  (CN La Pelle / YC Mauguio Carnon) 40 points 
5: Stevie Morrison / Ben Rhodes  (Great Britain) 42 points
6: Lennart Briesenick- / Morten Massmann  (Germany) 43 points 
7: Chris Draper / Peter Greenhalgh  (Great Britain) 44 points 
8: Julien Dortoli / Noe Delpech  (Y C Pointe Rouge / YC Pointe Rouge) 47 points 
9: Morgan Lagraviere / Yann Rocherieux  (Y C Pointe Rouge / CN Sciez) 48 points 
10: Manu Dyen / Stéphane Christidis  (CN Voile Aix les Bains / EV Cagnes sur Mer-Equipe de France Militaire) 49 points

Français qualifiés pour les finales en 49er : Axel Silvy / Ulysse Hoffmann, Julien d’Ortoli/Noe Delpech, Morgan Lagraviere / Yann Rocherieux, Manu Dyen / Stéphane Christidis

Laser Radial (après 5 manches)
1: Veronika Fenclova (Republique Tche) 6 points 
2: Anna Tunnicliffe (Etats Unis D’am) 21 points 
3: Susana Romero (Espagne) 26 points 
4: Marit Bouwmeester (Hollande) 27 points 
5: Evi Van Acker (Belgique) 29 points 
6: Katarzyna Deberny (Pologne) 30 points 
7: Tuula Tenkanen (Finlande) 46 points 
8: Tina Mihelic (Croatie) 46 points 
9: Francesca Clapcich (Italie) 47 points 
10: Ausra Mileviciute (Lituanie) 47 points 
22: Charlotte Abadie (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 72 points 
26: Helene Viazzo (Cercle Org Yachting Competition Hyerois) 90 points 
 
Laser (après 6 manches)
1: Paul Goodison (Grande-Bretagne) 11 points 
2: Luka Radelic (Croatie) 20 points 
3: Tonci Stipanovic (Croatie) 20 points 
4: Maxim Semerkhanov (Russie) 21 points 
5: Tobias Schadewaldt (Allemagne) 22 points 
6: Josh Junior (Nouvelle Zeland) 23 points 
7: Daniel Mihelic (Croatie) 28 points 
8: Nick Thompson (Grande-Bretagne) 30 points 
9: Kristian Ruth (Norvege) 34 points
10: Philipp Buhl (Allemagne) 34 points 
17: Malo Leseigneur (Ste des Regates Caledonienne) 43 points 

Français sélectionnés pour la finale en Laser (avant jury) : Malo Leseigneur  
 
Finn  (après 6 manches)
1: Ivan Kljakovic G (Croatie) 11 points
2: Gasper Vincec (Slovenie) 20 points 
3: Giles Scott (Grande-Bretagne) 22 points 
4: Marin Misura (Croatie) 23 points 
5: Edward Wright (Grande-Bretagne) 25 points 
6: Eduard Skornyakov (Russie) 34 points 
7: Michael Maier (Republique Tche) 40 points 
8: Peer Moberg (Norvege) 56 points 
9: Jonathan Lobert (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 69 points 
10: Andrew Mills (Grande-Bretagne) 70 points 
11: Thomas le Breton (Societe des Regates de Brest – Equipe de France Militaire) 75 points 
 

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Morvan tient tête à Tabarly

morvan 09
DR

Cinquante milles d’écart latéral entre Cercle vert et Athema. Moins d’un degré de latitude et pourtant un monde les sépare. Au nord, Gildas Morvan, solide leader depuis plusieurs jours voit sa suprématie contestée par deux gloutons qui dévorent avec avidité les milles à plus de dix noeuds de moyenne. Erwan Tabarly, d’usage tout en retenue, ne cachait pas son plaisir, à la vacation de ce matin, d’entendre la quille qui sifflait dans la nuit noire pendant que le bateau surfait sur les vagues. Plus au nord, Gildas Morvan ne pouvait masquer une légère pointe d’appréhension en observant le retour des embusqués… Car vingt-quatre heures plus tôt, c’est encore près de 50 milles que le skipper d’Athema se devait de rattraper pour espérer encore l’emporter.
 
Pain blanc, pain noir
 
Mais Erwan Tabarly reste suffisamment lucide pour savoir que rien n’est joué. La journée de mercredi devrait encore lui être favorable et l’écart entre les deux bateaux devrait continuer de se réduire. Est-ce que, malgré tout, ce sera suffisant pour prétendre à la victoire? Rien n’est moins sûr, car de l’avis même des deux navigateurs engagés dans cette bagarre, les dernières heures devraient être à nouveau plus favorables à Gildas Morvan. Un retour des vents à l’est devrait ainsi permettre à Cercle Vert de se recaler sur la route, de même que les écarts de vitesse devraient aussi se stabiliser. Il faudra aussi surveiller la bataille de chiffonniers que risquent de se livrer pour le podium, Nicolas Troussel (Financo) et Gérald Veniard (Macif) au nord et le jeune François Gabart (Espoir Région Bretagne) au sud. Il n’est pas certain d’ailleurs que la déférence souhaitée envers les anciens de la classe soit totalement respectée dans cette affaire. Dans ces duels à distance, l’humour ne perd pas ses droits : ainsi Gildas regrettait d’avoir eu pitié de son pote Erwan au départ de Belle-Île-en-Mer et de lui avoir offert une de ses boites de foie gras. De l’influence du gavage des oies et des canards sur la performance des carènes, voilà un sujet de thèse qui mérite d’être exploré…
 
 
Ils ont dit :
 
Gildas Morvan – Cercle Vert – 1er au classement de 5h
« Erwan a toujours un petit peu plus de vent dessous. Ce n’est pas facile de savoir ce qu’il va se passer; l’alizé n’est pas régulier et pas forcément comme sur les modèles. Le mieux c’est de continuer comme çà. Au final normalement, le vent devrait tourner un peu plus à l’est, donc ça devrait être un peu plus avantageux pour moi. C’est un peu plus tendu que d’habitude évidemment, mais j’essaie de naviguer proprement, je suis tout le temps sur le bateau. On a un ciel étoilé mais il n’y a pas de lune encore. Ce n’est pas facile de barrer car il n’y a pas beaucoup de repères. En plus ça va assez  vite donc il faut rester concentré. Pour le reste tout va bien, hier je me suis fait un petit foie gras et un parmentier de canard c’était délicieux. D’ailleurs j’ai donné du foie gras à Erwan avant le départ, je n’aurai pas dû, c’est ça qui le fait avancer comme un avion ! »
 
Erwan Tabarly – Athema – 2ème au classement de 5h
« J’ai la pêche. Ça déboule, je suis beaucoup à la barre, ça va vite donc il faut être là. Le bateau avance bien, avec un angle assez sympa par rapport au vent, c’est super. Gildas est 26 milles devant et je vais quasiment un nœud plus vite que lui. Il faudra qu’il descende un peu à un moment ou un autre, je n’ai pas encore fait mes analyses mais comme on attend une bascule sur la fin il pourrait être mieux placé que moi, je ne sais pas, tout dépend des milles que je pourrais grappiller aujourd’hui. C’est intéressant car il y a trois jours j’avais 50 milles de retard, je pensais que c’était plié, donc quand je vois la situation maintenant, j’ai vraiment un espoir.
Ça surfe, le bateau n’est jamais en dessous de 10 nœuds en ce moment, c’est un vrai bonheur. C’est la dernière ligne droite, c’est course de vitesse jusqu’à la ligne d’arrivée.»

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L

groupe Bel
DR

Annoncé depuis près d’un an, l’European Pro Tour a  failli dérailler il y a peu, victime d’un faible nombre de participants et d’une crise ayant affectée bien des budgets. Cependant, grâce aux efforts conjugués d’Olay Nautic, de la classe IMOCA et de certains coureurs particulièrement attachés à cette première course de l’Europe réservée aux monocoques, l’European Pro Tour rassemblera des équipages de talent avec, à leurs têtes, des marins de haut niveau comme Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Kito de Pavant, Jean-Pierre Dick, Guillermo Altadill, Alex Pella, Marc Thiercelin ou Dee Cafari soit à ce jour huit participants représentant  trois nationalités.
Les navigateurs vont pouvoir exploiter à fond le potentiel de leurs monocoques : «  Il va être intéressant de voir, dans ces conditions, si l’on retrouve la même hiérarchie qu’en solitaire. Si c’est à nouveau un plan Farr qui va l’emporter ou un VPLP Verdier ou encore un plan Lombard » précise le directeur de course qui poursuit : « Les conditions de mer et de vent risquent également d’être très diverses entre la mer Egée, la mer Méditerranéenne et enfin l’Atlantique. Pour l’emporter, il faudra tirer les bons bords, comme d’habitude, mais aussi bien gérer les phases de transition ».
Dominique Wavre, Président de l’IMOCA : « L’European Pro Tour est une compétition importante du calendrier IMOCA qui s’internationalise. Elle doit se courir tous les deux ans. Il n’est jamais facile de créer une nouvelle épreuve. Nous voyons pourtant que, malgré la conjoncture économique difficile, de nombreux teams ont répondu présent. C’est encourageant pour le futur. Nous sommes aux côtés de l’organisateur, Olay Nautic et nous serons attentifs au bon déroulement de l’épreuve »
Quant au double vainqueur du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux, il ajoute : « Ca me plaît bien d’aller là-bas car je n’ai jamais navigué dans les Cyclades. Ca va être une bonne occasion d’y aller même si ce n’est pas pour de faire du tourisme. Ce qui me plaît également dans l’European Pro Tour, c’est de naviguer car je trouve que nous ne régatons pas assez sur ces beaux bateaux. Alors, quand en plus on peut en faire profiter les équipiers, c’est super ».
Dans le Sud de la France, Kito de Pavant ne cache pas son bonheur : « Je suis très heureux de voir l’European Pro Tour  naître. C’est toujours difficile de créer une nouvelle course, de développer des synergies. Dès le départ, les villes d’Istanbul, de Nice, de Barcelone ou de Brest se sont impliquées. Par respect pour elles, il fallait faire la course ».

Les pré-inscrits au 21 avril 2009 :
1.    Foncia / Michel Desjoyeaux
2.    Groupe Bel / Kito de Pavant
3.    Veolia / Roland Jourdain
4.    DCNS / Marc Thiercelin
5.    Paprec-Virbac / Jean-Pierre Dick
6.    Estrella Dam / Guillermo Altadill
7.    Gaes / Albert Bargues
8.    Aviva / Dee Caffari (tbc)

Les villes étapes
1.    Istanbul
Arrivée des concurrents le 22 août, Trophée du Bosphore le 28 et départ de la première étape le 29
2.    Nice
Arrivée des concurrents le 4 septembre, Trophée de Nice le 7 et départ de la deuxième étape le 8
3.    Barcelone
Arrivée des concurrents le 10 septembre, Trophée de Barcelone le 12 et départ de la troisième étape le 14
4.    Portsmouth
Arrivée des concurrents le 22 septembre, Trophée de Portsmouth le 26 et départ de la dernière étape le 27 septembre
5.    Brest
Arrivée des concurrents le 30 septembre, Trophée de Brest le 3 octobre et remise des Prix le 4

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