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Telefonica Blue premier à la porte à points

Telephonica Blue
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Un véritable bord à bord s’est disputé pendant la nuit entre les deux équipages, tandis que plus au sud Ericsson 4 a franchi la ligne virtuelle de cette porte 20 minutes plus tard pour prendre la troisième place. 
Les duellistes très au nord ont passé la porte à seulement un mille de la zone d’exclusion mise en place pour écarter les bateaux de la glace dérivante.  
C’est ainsi que des manoeuvres rapides ont suivi ce passage afin de plonger vers le sud pour éviter l’entrée dans cette zone et une pénalité. Avec un vent de sud-est d’une quinzaine de nœuds, toute la flotte navigue au près aujourd’hui vers la pointe sud-ouest de la zone de glace.
La course aux points a coûté cher à Telefonica Blue et Puma car plus au sud Telefonica Black, Delta Lloyd et Ericsson 4 sont désormais devant dans ce contournement de la zone d’exclusion. 
Cela valide la stratégie préconisée hier par Roger Nilson sur le bateau noir, "Nous avons décidé de ne pas nous concentrer sur la porte à points, mais plutôt de viser la pointe de la zone d’exclusion. Si le vent ne change pas, on peut imaginer les quatre bateaux au nord derrière nous après le virement de bord." 
Devant les étraves aujourd’hui une centaine de milles face au vent. Heureusement, les températures remontent et le brouillard est derrière la flotte. Avec une bascule du vent vers le sud annoncée, cela devrait profiter encore plus aux bateaux les plus au sud. Ensuite, il faudra contourner un anticyclone au portant afin de profiter d’une dépression qui pourrait les propulser directement vers Galway.


 Classement de midi (heure française)
 Telefonica Black à 1882 milles de l’arrivée
 Delta Lloyd à 6 milles
 Ericsson 4 à 7 milles
 PUMA à 12 milles
 Telefonica Blue à 13 milles
 Ericsson 3 à 13 milles
 Green Dragon à 47 milles

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Arnaud Boissières reprend le PRB de Vincent Riou

Boissière reprend PRB
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Ce bateau, puissant et performant, a été remis en état avec l’aide de Vincent Riou et de toute son équipe technique. Il est maintenant doté d’un nouveau mât et d’outriggers après les avaries subites lors du sauvetage de Jean Le Cam. Il devrait être remis à l’eau mi-juin pour prendre le départ le 21 juin du trophée SNSM entre St Nazaire et St Malo. Les autres courses de la saison se disputeront en double : le Fastnet en août et la Transat Jacques Vabre en novembre. Arnaud disputera toutes ces épreuves avec Vincent Riou qui non seulement lui apportera son énorme expérience mais surtout lui permettra de prendre en main un bateau qu’il a largement conçu et avec lequel il a beaucoup navigué en course.
 L’annonce du réengagement de l’entreprise vendéenne avec Arnaud Boissisères sur le circuit IMOCA n’étonnera pas tous ceux qui se souviennent de l’hommage rendu par Christophe Chabot à son skipper à l’arrivée d’un Vendée Globe terminé à une 7ème place aussi belle qu’inattendue. Mais à quelques jours de la remise des prix du tour du monde en solitaire, cette montée en puissance d’Akena Vérandas constitue évidemment une bonne nouvelle pour le circuit Imoca dans le contexte économique difficile que l’on connait. 

Interview d’Arnaud Boissières, skipper d’Akena Vérandas :
Sur le bateau : « Reprendre PRB, c’est quelque chose de fort. Pas seulement parce que c’est un bateau de la dernière génération mais parce qu’il a été conçu par Vincent Riou et qu’il a appartenu à l’un des sponsors importants du Vendée Globe. C’est l’ensemble de ces éléments qui en fait un challenge excitant. Je ne suis pas effrayé par sa puissance car il était hors de question que je poursuive sans progresser. Il y aura un temps d’adaptation mais Vincent sera là donc cela devrait se faire naturellement. Cela reste un bateau à voile. » 

Les objectifs : « Tout d’abord, je souhaite bien terminer le chantier. J’ai la chance qu’il se déroule sous la maîtrise d’une super équipe, celle de PRB. Ensuite, je ferai en sorte de naviguer le mieux possible et d’être au maximum compétitif. On verra où cela me mènera à commencer par la Transat Jacques Vabre ».

Les modifications : « Le chantier a d’abord consisté à réparer les avaries du Vendée Globe. A le doter d’un nouveau mât légèrement plus haut. Nous avons enlevé tous les aménagements prévus pour un tour du monde et qui ne sont pas nécessaires à une Transat. Cela permet d’alléger le bateau. Nous avons également enlevé les "strakes" (les redans situés à l’avant de chaque côté du bateau à la manière d’un bateau à moteur, ndr). »

La poursuite avec Akena Vérandas : « C’est pour moi une aventure personnelle importante. Pas seulement pour le lien que j’ai avec Christophe Chabot mais également avec tout le personnel. Je l’ai senti récemment lors de la Foire de Paris qui est un peu leur Vendée Globe à eux. Je crois que l’on s’apprécie et c’est vraiment bien de poursuivre avec eux ».
        
Interview Christophe Chabot, président d’Akena Vérandas :

Pourquoi continuer dans la voile et sur le circuit Imoca ? « C’est une idée conforme à ce que nous avions toujours dit : nous voulons nous inscrire dans la durée. Cette volonté a été renforcée par la formidable aventure que nous avons vécue avec Arnaud dans le Vendée Globe.

Avec des objectifs ? « Nous ne donnons pas d’objectifs sportifs car c’est trop aléatoire. Par contre, nous voulons donner plus de moyens au projet et en retour, intégrer et impliquer davantage encore le skipper dans la vie de l’entreprise ».

Dans cette période de crise, comment voyez-vous l’avenir du circuit Imoca ? « J’ai confiance car on se rend compte que c’est celui qui touche le plus grand public. Ce qui, même en période de crise, va intéresser beaucoup d’entreprises. Je pense d’abord à toutes les entreprises qui se portent bien, et il y en a beaucoup on ne le dit pas assez, mais aussi à celles qui ont plus de difficultés mais qui ont justement besoin de communiquer pour mieux rebondir. Je ne suis pas un expert mais je me rends compte que l’Imoca est la classe qui offre le plus d’avantages à un sponsor dans la voile. Peut-être parce qu’elle correspond le plus à l’image de ce que l’on se fait d’un projet maritime y compris quand on n’est pas marin ! »

Un ajout ? « Oui, je souhaite dire mon bonheur que cette aventure se poursuive également avec un  grand marin comme Vincent Riou. Vincent et Arnaud s’entendent formidablement bien et évidemment, il s’agit d’une plus-value sportive importante pour la Transat Jacques Vabre ».
 
Interview de Vincent Riou, co-skipper d’Arnaud Boissières sur la Transat Jacques Vabre :
« C’est un plaisir de continuer à naviguer un an à bord de mon ancien bateau car j’y ai beaucoup investi de temps et je veux terminer sur une note sympa. Un monocoque de 60 pieds est conçu et fabriqué pour un utilisateur et le plus intelligent quand on le transmet, c’est d’accompagner le nouveau skipper pour lui donner le mode d’emploi. Je suis content pour Arnaud, il est sympa et attachant et a largement montré sa motivation. Cela me fait plaisir de naviguer avec lui et si je peux lui apporter quelque chose, c’est très bien. »

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La Class40 reconnue par l´ISAF

Mondial Class 40
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Suite au très rapide développement de la Class40 à l’échelle mondiale, cette reconnaissance de la part de Fédération Internationale de Voile est bien plus qu’une excellente nouvelle: la Class40 a désormais officiellement pris sa place sur l’échiquier international de la voile et de la course au large.

« Elle existe »
« La reconnaissance de la Class40 par l’ISAF est la preuve qu’elle a désormais acquis le statut de véritable classe internationale, organisée et sérieuse. La Class40 est ainsi reconnue à sa juste valeur, elle existe. Cela permet également d’officialiser son Championnat du Monde. C’est très important », précise Halvard Mabire, skipper Class40.

Michael Hennessy, représentant de la Class40 aux Etats-Unis note que « il s’agit d’une reconnaissance très bien venue au regard du fantastique développement que la Class40 a connu ces 4 dernières années. »

Grâce à cette affiliation la Class40 va pouvoir organiser son premier « Championnat du Monde», du 18 au 21 août prochain, à Hamble en Angleterre. « Le premier Champion du Monde de Class40 sera donc connu cet été : c’est une étape majeure dans la vie d’une classe », insiste Miranda Merron skipper Class40, en charge des relations internationales pour la classe.

Sur les 86 adhérents que la Class40 regroupe à la mi-saison 2009, 44 ne sont pas français, soit 51 %. En 2008, 46% des adhérents Class40 n’était pas français. Des chiffres qui ne sont, semble-t-il, pas prêts de changer d’autant que le calendrier des courses de la Class40 devrait encore s’internationaliser à l’horizon 2010 – 2011…

Rendez-vous en novembre 2009 pour la confirmation de cette reconnaissance internationale de la Class40 lors de l’Assemblée Générale de l’ISAF.

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European Tour : 2ème épreuve pour les Longtze

edition 2008
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« Nous avons fait un pari l’an dernier en accueillant les Longtze Premier au Grand Prix de l’Ecole Navale », explique Alain Daoulas, commissaire général de l’épreuve. « Les bateaux venaient tout juste d’arriver en France. Avec le team Longtze Premier, nous avons beaucoup travaillé pour que tout soit prêt à temps.
Les Longtze Premier reviennent cette année avec une flotte conséquente : ils seront une dizaine, c’est une jolie récompense pour nous et pour l’épreuve. »

12 équipages affûtés

Le niveau sportif des équipages engagés sur ce circuit européen, déjà élevé et homogène en début de saison, devrait logiquement avoir encore monté d’un cran.
Certaines équipes ont en effet pris le temps de bien préparer le rendez-vous brestois. D’autres, à l’instar de Nicolas Bérenger (Kone Maxispace), actuel leader au classement général provisoire, ou d’Erwan Tabarly, skipper d’Athema, ont changé d’équipiers.
« La moitié de l’équipage a été renouvelé »
, annonce Nicolas Bérenger, « le jeu va être encore plus serré qu’à Monaco, où il avait déjà fallu se battre bec et ongles !  »
« L’équipage a été entièrement changé »,
explique à son tour le skipper Athema, « je vais notamment naviguer avec Vincent Biarnes et Gilles Favennec, des spécialistes du match race. », précise Erwan Tabarly qui vient de terminer 2nd de la Transat BPE sur Figaro Bénéteau.

Les deux équipes suisses engagées sur le circuit, des « pionnières » du Longtze Premier, ont hâte de découvrir l’épreuve : « nous sommes très motivés! Aucun d’entre nous n’a encore jamais navigué en rade de Brest, nous attendons cet événement avec impatience. Notre objectif est de rester sur le podium avec les équipes de Kone et de Lufthansa ! Nous manquons d’un peu d’entraînement dans la brise mais nous sommes confiants, nous avons une bonne vitesse », précise Eckhard Kaller, skipper de Broker Line 3.
Un nouveau venu sur le circuit : Ronan Treussart, skipper du Pôle France Finistère Course au Large. Il monte un équipage Longtze Premier « Finistère Course au Large » pour le Grand Prix de l’Ecole Navale : « j’ai fais beaucoup de monotype avant de faire de la course au large. Ça me fait donc très plaisir de revenir sur un support « fun » pour des épreuves très techniques à la journée. Je ne connais pas encore le Longtze Premier mais ce bateau à l’air très sympa : si on arrive à vite trouver les bons réglages, on  essaiera de faire une belle course ! »

Le Longtze European Tour : un véritable challenge pour l’Ecole Navale

Guillaume Florent (médaille de bronze aux JO de Pékin), Luc Gellusseau (l’un des concepteurs du Longtze Premier et spécialiste de la Coupe de l’America), l’équipage « jeune » d’Arthur Levaillant seront à nouveau sur les rangs.
L’équipage hollandais de Jacques van den Heuvel revient dans la course : il participe pour la seconde année consécutive au Grand Prix de l’Ecole Navale sur Longtze Premier.
Les jeunes élèves de l’Ecole Navale menés par Ariane Provost et Stéphane Christidis seront eux aussi très attendus.
« Engager un équipage sur un circuit européen de haut niveau tel que celui des Longtze Premier représentait un véritable challenge pour nous. Nous devions leur donner un encadrement à la hauteur : c’est Stéphane Christidis (ex membre de l’équipe de France sur 470 et 49er, ndlr) qui s’est chargé de les former. Le résultat est extrêmement positif : sportivement, humainement et en termes de formation, il y a eu des échanges riches et constructifs au sein du petit groupe de « voileux » de la promotion», précise Gwénegan Le Bourhis, directeur communication de l’Ecole Navale.  

 

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Matador vainqueur du Trophée d’Alicante

Matador
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Guillermo Parada (barreur), son frère Mariano (stratège), Francesco Bruni (tacticien), Steve Hayles (navigateur) et leurs acolytes ont laissé éclater leur joie au passage de la ligne d’arrivée. Et pour cause ! Ce dimanche matin, avant de quitter les pontons du port d’Alicante, Matador figurait au quatrième rang du classement général, avec une grosse carte à jouer.  A condition d’exceller. Or, le suspense est resté entier jusqu’au bout.

Car à l’issue de la manche 8, impeccablement remportée par Dean Barker et ses 14 équipiers,Emirates Team New Zealand se hissait en tête du classement général avec trois et quatre points d’avance sur ses poursuivants Quantum, Artemis et Matador. Connaissant le niveau et la précision du team kiwi, leur victoire semblait acquise. C’était sans compter sur la motivation des Argentins qui naviguent cette année sur un des trois nouveaux bateaux du circuit et qui constituent une des équipes les mieux préparées.

Après un très bon départ et une tactique irréprochable orchestrée par l’Italien Francesco Bruni,Matador enroule en tête la bouée au vent de l’ultime régate. A ce stade, Emirates Team New Zealand est encore dans le match. Mais faute de contrôler ses concurrents dans le premier bord de spi, les Néo-zélandais vont rétrograder. Ils vont perdre trois places au fil des bords et par la même leur couronne espagnole. Les hommes de Matador peuvent être très satisfaits ce soir, voilà deux ans qu’ils n’avaient pas remporté une étape de la MedCup.

Islas Canarias sur le fil
Il faut dire que l’Audi MedCup s’apparente parfois à un jeu de qui-perd-gagne. Les GP42 en ont eux aussi fait l’expérience aujourd’hui. Alors qu’ils dominaient largement la classe, les équipages italiens d’Airis et de Roma se sont perdus dans une lutte fratricide ce dimanche, laissant la porte grande ouverte aux Espagnols d’Islas Canarias Puerto Calero, finalement sacrés vainqueurs.

Au final, ce Trophée de la Ville d’Alicante qui réunissait douze TP52 et six GP42, a tenu ses promesses à plusieurs titres. Avec neuf manches disputées sous le soleil, dans une brise thermique légère, le programme sportif a été respecté. Les débats ont prouvé que le niveau de compétition était monté d’un cran cette année, avec une flotte légèrement moins importante mais très dense en terme de qualité. Le fait que sept équipages différents se partagent les victoires de manche en témoigne.

Rendez-vous à Marseille le 9 juin pour le deuxième acte du Circuit Audi MedCup, en espérant que les conditions de navigation soient aussi réjouissantes qu’en 2008.

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Top départ de Boston et cap sur l’Irlande

Depart de Boston
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15 heures de course plus tard, la flotte toujours extrêmement compact, menée d’une courte tête par Puma, a fini de contourner par le nord le large territoire maritime réservée aux baleines et s’apprête à doubler en fin de journée la pointe sud de la Nouvelle-Ecosse avant de mettre le cap sur Terre-Neuve.
 
Les Volvo Ocean 70 progressait hier vent de travers à 14-15 nœuds sur une mer un peu brassée. Des conditions humides et fraiches pour ces hommes qui viennent de quitter les douillettes conditions de leurs 3 semaines d’escale américaine.
 
Les douloureux souvenirs de la précédente édition sur cette étape et un hiver particulièrement froid, ont incité les organisateurs à prendre quelques mesures de sécurité supplémentaires. Notamment à déclarer un second périmètre d’exclusion en raison de la présence de glaces, entre le sud-est de Terre-Neuve  (sur le 56° Ouest) et le 42° Ouest, avec interdiction pour les concurrents de  remonter à certains endroits de ce périmètre au-delà du 43° Nord.
 
Le troisième paramètre à considérer dans ce début de parcours fortement balisé,  est le point de passage à points situé sur longitude de St John de Terre-Neuve, un premier rendez-vous lucratif avant l’encaissement du verdict irlandais. Cette perspective d’engranger des précieux points influencera certainement les trajectoires, car si le leader Ericsson 4 peut être relativement serein, la guerre est déclarée entre Telefonica Blue et Puma pour la 2ème place finale. D’autant qu’Ericsson 3 a mathématiquement encore toutes ses chances pour ravir à l’arrachée la troisième marche du podium.
 
Bref, de quoi occuper les navigateurs pour les 4 prochains jours qui, une fois affranchis de la zone d’exclusion et de la porte à points aborderont la seconde partie du parcours, la traversée de l’Atlantique Nord qui les mènera à la ville irlandaise de Galway.
 
Aucun des équipages n’aborde cette transat comme une simple formalité qui marque le retour de la course en Europe et annonce la fin imminente de l’épreuve. Les débats restent encore largement ouverts.
 
Classement dimanche 17 mai (matin)

1-  Puma à 2 610 milles de l’arrivée
2 – Telefonica Blue à 2 milles
3 – Ericsson 4 à 2 milles
4 – Ericsson 3 à 3 milles
5 – Telefonica Black à 4 milles
6 – Delta Lloyd à 7 milles
7 –  Green Dragon à 8 milles

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Gitana Extreme remporte l’iShare’s Cup à Venise

iShares cup Venise
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Renaissance (Oman Sail), skippé par Loick Peyron a effectué un excellent début de journée et a gagné deux manches d’affilée avant de s’effondrer dans la manche finale. Groupama 40 était également en très grande forme aujourd’hui avec une victoire et une seconde place tandis que Gitana Extreme – Groupe LCF Rothshild et BMW ORACLE Racing ont connu un passage à vide dans la course 14. A la fin de celle-ci, Renaissance était à seulement trois points de l’équipe de l’America’s Cup ! La pression était à son comble, à l’approche de la dernière course, comptant double. Les deuxième, troisième et quatrième places étaient encore complètement ouvertes ! Renaissance tentait un départ très risqué, mais qui malheureusement ne payait pas, tandis qu’Ecover passait la première bouée en première position… avant d’être relégué bon dernier dans cette course de tous les dangers. C’est BT, barré par Darren Bundock, qui s’emparait de la dernière manche de l’iShares Cup Venise devant BMW ORACLE et Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild, qui assurait ainsi sa victoire au classement général .

Le prochain événement de l’iShares Cup Extreme 40 Sailing Series se déroulera à Hyères-TPM (France), une étape qui a fourni l’année dernière les plus belles images de la saison ! Comme Gilles Chiorri, directeur d’OC Events, nous l’expliquait ce matin, "Se déplacer à Hyères-TPM après Venise est probablement la meilleure démonstration de la variété que peut proposer l’iShares Cup en termes de conditions de navigation. Les marins ont du s’adapter au plan d’eau étroit et compliqué du Bacino San Marco, le jeu sera bien différent en France avec un plan d’eau bien plus ouvert et venté, et avec le Mistral, l’action devrait être clairement au rendez-vous !" La sublime baie de Hyères avec l’île de Porquerolles en fond sera un bonheur pour les marins et les spectateurs

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Le Record de la Méditerranée pour Groupama 3

Groupama 3
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Après 17 heures 08 minutes et 23 secondes passées à exploiter, en relation avec Sylvain Mondon de Météo France, le vent de la meilleure façon qui soit, l’équipage du maxi trimaran peut être satisfait du travail accompli. (temps de course sous réserve d’homologation du WSSRC – en cours).

Un an et demi après leur chavirage sur la tentative de record du Trophée Jules Verne, Franck et ses hommes ravissent un cinquième chrono et améliorent  le record, jusqu’alors de  17 heures 56 minutes et 33 secondes, de 48 minutes et 10 secondes.

Groupama 3 a parcouru les 458 milles séparant Marseille de Carthage à la vitesse moyenne de 26,72 nœuds, contre une moyenne de 25,53 pour Orange II.

Franck Cammas quelques minutes après le passage de la ligne : « Nous avons fait une très belle première partie de parcours avec des pointes de vitesse à plus de 42 nœuds. La dernière partie a par contre été plus difficile avec des vents plus faibles que prévu et très variables en direction. Ca a été une traversée musclée car la mer était courte et cassante mais Groupama 3 s’est très bien comporté. Nous n’avons rien cassé et l’équipage a été super. Nous arrivons dans quelques heures à Hammamet avec un cinquième record à notre tableau de chasse. C’est de bonne augure pour la suite du programme car Groupama 3 est vraiment rapide ».

Les hommes du record
Franck Cammas
Frédéric Le Peutrec
Steve Ravussin
Loïc Le Mignon
Ronan Le Goff
Lionel  Lemonchois
Thomas Coville

A terre : Sylvain Mondon (Routeur)

Les chiffres à retenir
Groupama 3, nouveau détenteur du record de la Méditerranée entre Marseille et Carthage

Nouveau temps de référence : 17 heures 08 minutes 23 secondes (Temps de course sous réserve d’homologation du WSSRC – en cours)

Départ de Marseille – Vendredi 15 mai à 09 h 19′ (heure française)
Arrivée à Carthage  – Samedi 16 mai à 02 h 27′ 23” (heure française)

Distance réelle parcourue : 532 milles – Vitesse moyenne : 31,03  nœuds
Distance officielle du record : 458 milles – Vitesse moyenne : 26,72 nœuds

Rappel du précédent record (Bruno Peyron à bord du maxi-catamaran Orange II) : 17 heures 56 minutes et 33 secondes, à la vitesse moyenne de 25,53 nœuds.

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Premier jour de l’iShares Cup à Venise

I shares 2009 venise
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près une matinée de pétole, une brise de sud-est a commencé à souffler dès le début d’après midi lorsque la flotte des 10 Extreme 40 se dirigeaient vers le plan d’eau sous un ciel menaçant et quelques gouttes de pluie. Les quatre premières courses se sont déroulées dans 6 à 8 noeuds de vent mais au fur et à mesure de la journée la brise est tombée, les conditions sont devenues de plus en plus difficile pour les équipes.

Avec deux secondes places consécutives et une victoire lors de la manche 3, Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild a impressionné par sa vitesse, sa constance et ses choix tactiques. BMW ORACLE Racing et Renaissance (Oman Sail) ayant également remporté une manche, les bateaux leaders ont rapidement été identifiés. Le Masirah de Pete Cumming est le seul bateau a avoir remporté deux manches aujourd’hui, tirant profit de ses entraînements hivernaux. Comme Pete nous l’indiquait hier, "Nous avons beaucoup travaillé cette hiver et n’avons pas modifié notre équipe par rapport à l’année dernière donc je pense que cela va payer, mais bien sûr avec le niveau de la compétition nous devons rester humbles." Humble ou pas, Pete et son équipe étaient très à l’aise sur le plan d’eau étroit de Venise aujourd’hui et seront certainement surveillés de près par la concurrence dès demain.

Le plan d’eau, dont le trafic maritime a été interrompu pour les besoins de la compétition, a vu aujourd’hui quelques légères collisions. Holmatro n’a pas pu se dérouter de BMW ORACLE Racing à temps et a donc percuté le bateau américain, sans entraîner de réels dommages, et a été pénalisé. Un incident comparable a entraîné la disqualification de Groupama 40 lors de la dernière manche de la journée.

Ils ont dit :
James Spithill, BMW ORACLE Racing
"Après Cowes Week l’année dernière, je dois dire que le niveau de compétition est encore plus élevé cette année et il est extremement difficile de s’avancer sur le nom des favoris."

Yann Guichard, Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild
Nouvelle sur l’iShares Cup, l’équipe est menée par Yann Guichard, expert du multicoque et ancien coureur Olympique. "Nous nous sommes entraînés à Valence avec BMW ORACLE Racing et Groupama et nous avons partagé nos connaissances. L’Extreme 40 est un bateau puissant et marin et nous avons fait le choix de miniser au maximum le poids des équipiers afin de garantir une bonne vitesse dans le petit temps. Bien sûr, mon expérience passée du multicoque aide et nous nous connaissons très bien entre nous, je pense que nous pouvons faire un bon resultat. Notre objectif est de gagner bien sûr !"

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Quantum en tête au Trophée d’Alicante

Quantum
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Beau temps, mer belle et trois manches magnifiques … de quoi consoler les équipages trépignant d’impatience après deux journées perturbées par la météo. Cette fois, la brise thermique s’est bel et bien installée offrant de superbes conditions de navigation. Les douze TP 52 et les six GP 42 ont ainsi évolué tout l’après-midi sous un grand soleil, poussés par une brise de Sud-Est de 10 à 16 nœuds… deux ingrédients propices à transformer de simples joutes nautiques en grand spectacle.

Ces régates ont d’abord prouvé à quel point les départs étaient fondamentaux pour espérer gagner une manche. Les trois vainqueurs, Quantum, Matador et Synergy ont toujours très bien géré leur timing pour s’élancer bien placés au coup de canon. Pas facile cependant car les départs ont été particulièrement chauds. Certains en ont fait les frais aujourd’hui, que ce soit Bigamist 7 et Pisco Sour qui ont tout deux volé le premier départ ou Bribón, pénalisé dans le second.
Ces manches ont aussi prouvé que rien n’était joué à la première marque au vent, à condition de bien exploiter les petites oscillations du vent. Dans le sillage des vainqueurs, en effet, la plupart des concurrents ont joué aux chaises musicales avec à la clef de spectaculaires retournements de situations.  Pertes et gains de places ont été le lot commun pratiquement à chaque bord.

Bon baisers de Russie
Que Quantum soit en tête après quatre régates n’est pas très surprenant. Terry Hutchinson, Morgan Larson (tacticien), Mak Mendelblatt (stratège) et Robert Hopkins (navigateur) sont tout sauf des bleus puisqu’ils ont remporté le Circuit Audi MedCup en 2008. Derrière eux, on ne peut que saluer les performances de l’équipe argentine de Matador emmenée par Guillermo Parada. En plus d’être servi par un équipage qui se connaît bien et s’est beaucoup entraîné cette saison, le bateau, un des trois nouveaux construits en 2009, semble très à l’aise quel que soit le vent. A égalité de point au classement général, il n’est pas étonnant non plus de trouver Emirates Team New Zealand. Dean Barker et son groupe entrent en douceur dans la compétition sans faire de coup d’éclat, même s’ils ont bien  failli remporter la dernière manche. En tête pendant la moitié du parcours, ils se font voler la vedette à quelques longueurs de la ligne d’arrivée par les Russes de Synergy.
Ces derniers incarnent la bonne surprise du jour. A bord de l’ancien USA 17 d’Oracle, Sergey Pichugin, entouré de Cameron Dunn (tactique) et de Francesco Mongelli (navigateur) a réalisé deux manches excellentes (2 et 1). Synergy apparaît en 5e position au classement général, juste derrièreMarazzi Sailing, qui, en dépit de départs en demi-teintes s’est plutôt bien illustré aujourd’hui.

Du côté des GP 42, c’est une domination sans partage du triumvirat Roma MK2, Airis et Islas Canarias.  Aucun autre concurrent n’a réussi à détrôner ce tiercé au cours des trois régates de la journée.

Circuit Audi MedCup 2009 / Trophée Ville de Alicante

TP52 Series
Classement général provisoire après 4 manches :
1. Quantum Racing (USA) 5,1,3,4=13 points
2. Matador (ARG) 2,5,1,8=16 points
3. Emirates Team New Zealand (NZL) 4,4,6,2=16 points
4. Marazzi Sailing (SUI) 4,6,4,10=24 points
5. Synergy (RUS) 11,11,2,1=25 points

GP42 Series
Classement général provisoire après 3 manches :
1. Roma (ITA) 1,1,2=4 points
2. Islas Canarias Puerto Calero (ESP)  3,2,1=6 points
3. Airis (ITA) 2,3,3=8 points
4. Caser-Endesa (ESP) 4,4,4=12 points
5. Turismo Marid (ESP) 6,5,5=16 points

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