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Etalement de la flotte au nord des Canaries

Francisco Lobato
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Une flotte très étalée avec, dans les positions extrêmes un Charlie Dalin (Cherche Sponsor-Charliedalin.com) esseulé dans l’Ouest et quatre aficionados de l’option Est qui restent les mêmes avec Andrea Caracci (Speedy Maltese), Gerard Marin (Gaes 727), Toni Weijl (Gaes 684) en protos et Joel Miro (Gaes 677) en série. Si Charlie souhaite glisser pendant la nuit dans l’ouest de l’archipel espagnol, le groupe des quatre va essayer de se faufiler, au près, entre les îles de Fuerteventura et de Gran Canaria. Et le reste alors ? La majorité de la flotte vise clairement le passage entre les îles de La Palma et de Tenerife. La volonté de couper le fromage pour la majorité des prototypes et des séries et l’on y retrouve les leaders au classement du moment… Fabien Després (Soitec) mène la flotte proto suivi de Nicolas Boidevezi (Groupe GDE), d’HP Schipman (Maisons de l’avenir-Urbatys), de Matt Trautman (Mini Mac), de Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calis-Ripolin), de Stéphane Le Diraison (Cultisol-Marins sans fontières), de Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement), de Franck Colin (Loukkoummama) et d’Oliver Avram (Cap Monde 2)… Ce groupe de neuf – dont nombre de favoris – navigue tous au contact et à vue en ce moment et va glisser dans la nuit dans un vent qui pourrait être perturbé, donc perturbant, entre les îles.

Reste le 10e au général protos qui continue d’oser… Thomas Ruyant (Faber France) qui avait poursuivi son bord dans l’Ouest hier, a reviré au pointage de 15h00 sous le vent de l’île de Palma pour éviter d’entrer dans l’archipel. Volonté de ne pas passer sous le vent de la haute île volcanique pour en éviter les dévents et volonté de rester dans l’ouest de l’archipel pour espérer toucher la bascule des vents qui prennent, comme l’on dit dans le jargon, de la droite au fur et à mesure que les heures avancent. Un investissement, comme celui de Charlie Dalin en série, dont on constatera les dividendes demain et après-demain.

La nuit en décidera…
Côté série, la flotte est plus étalée et si l’on trouve un Francisco Lobato (ROFF TMN) une fois de plus en pôle position, il faut observer l’option Ouest de Charlie, la route de Xavier Macaire (Masoco Bay) encore sous le vent de La Palma et la navigation au contact d’Henri Meyniel (Beveac Consulting) avec le portugais qui, soit dit en passant affiche un incroyable 7,1 nœuds de vitesse entre les deux derniers pointages (ndr, la vitesse la plus élevée de toute la flotte !). Beau début de course du groupe mené par le portugais qui garde un petit décalage de quelques degrés dans l’ouest et qui pourrait passer sur un seul bord l’archipel piégeux. Dans son sillage, on trouve Brice Aqué (CNTL-Scube Sails), Mathis Prochasson (Manupoki-Avico), Pierre Rolland (D2 Marée Haute), Antoine Debled (Régionsjob.com)… Nul doute que la nuit va être intéressante et ce à plusieurs points de vue : est-ce que le vent va faiblir ? Est-ce que le vent comme tant attendu va prendre encore plus d’Ouest et permettre de mettre du Sud dans les routes ? Est-ce que les îles vont distiller quelques piéges ? Toujours est-il que cette nuit va être la résultante des options prises dés le départ car si certains bateaux vont devoir multiplier les virements pour se glisser entre les îles et perdre irrémédiablement des milles précieux sur la route, d’autres vont glisser dans le Sud et avoir l’archipel dans le rétroviseur au petit matin.

Et l’Est alors ?
Les quatre aficionados partis dans l’Est continuent de naviguer au près en approche de l’île de Fuerteventura. Le vent reste de face pour le moment et ils vont devoir virer et revirer pour arriver à se glisser entre l’archipel. Une situation complexe d’autant qu’une zone sans vent – la fameuse dorsale – les attend de l’autre côté… L’entrée sur le tapis roulant des alizés n’est pas pour demain et les milles parcourus en plus risquent de se payer cher au final, même si cette fameuse zone tampon et intermédiaire ralentira l’ensemble de la flotte dès demain. Une nouvelle difficulté sera alors à négocier !

Classement à 15h00, lundi 5 octobre 2009 :
Prototypes :
1. Fabien Després (Soitec) : 2810 milles de l’arrivée
2. Nicolas Boidevezi (Groupe GDE) : à 2,78 milles du leader
3. HP Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) : à 3,56 du leader
4. Matt Trautman (Mini Mac) : à 4,85 milles du leader
5. Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais-Ripolin) : à 5,13 milles du leader

Série :
1. Francisco Lobato (ROFF TMN) : à 2824,6 milles de l’arrivée
2. Henri Meyniel (Beveac Consulting) : à 5,17 milles du leader
3. Charlie Dalin (Cherche Sponsor-charliedalin.com) : à 10,05 milles du leader
4. Xavier Macaire (Masoco Bay) : à 10,79 milles du leader
5. Fabien Sellier (Surfrider Foundation) : à 13,21 milles du leader

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Artemis remporte les courses en flotte, mais No Way Back prend la Coupe

La flotte RC44 à Portoroz
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Lors de la première course de la journée, les quatre bateaux en tête du classement avant cette dernière journée ont opté pour le côté gauche du plan d’eau, tandis que les autres ont tenté leur chance à droite. Artemis a réussi à prendre la tête de la flotte, mais BMW ORACLE à seulement une longueur de Tornqvist et ses hommes ne pouvait faire autrement que de donner la priorité aux autres et a ainsi doublé la première marque à l’arrière de la flotte. Le vent était irrégulier ce samedi, ce qui a engendré pas mal de changements de position dans la flotte. No Way Back s’est bien débrouillé pour prendre la seconde place devant Team Aqua et Ceeref, tandis que BMW ORACLE a dû se contenter de la septième place.

Ensuite le vent a faibli contraignant BMW Oracle et Organika à changer de génois. Pieter Taselaar et Paul Cayard ont trouvé la bonne option sur Katusha et a remporté la seconde course devant Artemis et Team Aqua. A ce moment-là, Artemis était déjà assuré de la victoire finale, mais un point seulement séparait No Way Back et BMW Oracle. La dernière course allait donc être décisive pour le classement final.

Le vent ne soufflait plus qu’à huit nœuds et la droite du plan d’eau semblait offrir l’avantage. Team Aqua a pris un bon départ et a réussi à creuser son avantage pour remporter la course. La bataille entre Pieter Heerema et son No Way Back et BMW Oracle s’est poursuivie, mais No Way back a clairement dominé et le bateau américain a fini en neuvième place, tandis que les Néerlandais ont terminé quatrième, ce qui a déterminé le classement final à l’avantage de ceux-ci.

En terminant troisième lors de la partie match race, No Way Back finit ainsi devant Katusha mené par Paul Cayard. Cette équipe russe a néanmoins brillé lors de sa première participation au circuit. Prochain rendez-vous pour les RC 44, le 25 novembre prochain à Dubaï (UAE).


Réactions à la fin de l’épreuve
Torbjorn Tornqvist, Artemis: “Ce matin, nous avons décidé de faire notre propre course sans trop regarder le classement. Nous avons eu une excellente première course et avons eu de la chance lors de la seconde. L’ambiance à bord est excellente. On n’entend pas la moindre reproche à bord, quand les choses ne vont pas bien et cela est très important pour moi! Evidemment, nous voulons gagner mais le but est également de nous amuser.”

Russell Coutts, tacticien, BMW Oracle: “Nous avons bien navigué cette semaine et cela a été l’épreuve la plus disputée de la classe jusqu’ici. Artemis a bien navigué et a dominé cette épreuve, mais nous avons eu une bonne semaine aussi. On s’est bien amusés.”

Courses en flotte :
1) Artemis, Torbjorn Tornqvist, 28 points
2) No Way Back, Pieter Heerema, 44 points
3) BMW ORACLE Racing, Ian Vickers, 48 points
4) Team Katusha, Pieter Taselaar, 53 points
5) Team Aqua, Chris Bake, 57 points
6) Ceeref, Igor Lah, 64 points
7) Organika, Maciej Nawrocki, 69 points
8) Team Sea Dubai, Yousef Lahej, 80 points
9) Team Austria, René Mangold, 95 points
10) Modri Gaj, Michael Reardon, 97 points
11) Puerto Calero Islas Canarias, José Juan Calero, 97 points

Coupe de Portoroz (courses en flotte + match races) :
1) No Way Back, 5 points
2) Team Katusha, 5 points
3) Artemis, 6 points
4) Organika, 9 points
5) BMW ORACLE Racing, 11 points
6) Team Aqua, 11 points
7) Ceeref, 13 points
8) Islas Canarias Puerto Calero, 15 points
9) Team Sea Dubai, 17 points
10) Team Austria, 20 points
11) Modri Gaj, 20 points

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Le rideau tombe sur les Voiles de Saint-Tropez 2009

Voiles de Saint-Tropez 2009
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Côté participants, 165 voiliers Modernes au départ, des véloces course-croisière aux plus futuriste Wally ou autre mini-maxi, ont animé cette semaine de régate exceptionnelle. Chez les voiliers de tradition, l’édition 2009 aura été marquée par la présence exceptionnelle de la flotte des Pen Duick, l’inoubliable élégance des bords tirés par les deux immenses goélettes auriques Eleonora et Elena (41 mètres) ou encore le centième anniversaire des 15m JI Tuiga, Mariska (24m), tout comme celui du plus petit des côtres auriques Lady Trix (9,50).

15 jours à peine après sa mise à l’eau au chantier Charpentier de La Ciotat, le 15 m JI signé Fife Mariska laisse déjà entrevoir de formidables promesses de performances et de résultats. Longtemps bord à bord dimanche dernier lors de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France avec son prestigieux homologue Tuiga, le premier des quatre 15 m JI construit au tout début du 20ème siècle inspire déjà le respect par sa belle vélocité, et laisse augurer de formidables joutes à venir dans sa catégorie des grands voiliers auriques. Piqué au vif, l’année de son centenaire, Tuiga, navire amiral du Yacht Club de Monaco a mis un point d’honneur à régater « propre », raflant du coup toutes les manches de la semaine. Autre duel spectaculaire, la comparaison sur le plan d’eau magique du golfe entre les deux grandes répliques des goélettes de Nathanael G Herreshoff , Elena et Eleonora ; Construit en Espagne sur le chantier Marin LuxurYacts, Elena a été mis à l’eau le 22 avril dernier et a bénéficié du savoir-faire de la construction de sa devancière, toute aussi majestueuse, Eleonora, anciennement Windward.

Y3K impitoyable
L’impression de froide puissance et d’absolue maîtrise qu’il déploie sur l’eau se confirme au tableau d’affichage ; Même s’il n’est pas le plus grand des Wally, le 100 pieds Y3K n’a pas laissé beaucoup de lauriers à ses concurrents. Il s’est imposé sans contestation cette semaine au terme des 5 courses validées. Le tout récent Wally 130 à bord duquel régatait Luca Bassini, a fait des merveilles, en vain pourtant, pour lui ravir un peu de sa superbe. Dans son sillage les deux Wally de 27 et 28,50 mètres Tiketitan et Open Season.

Cinq Pen Duick en Méditerranée
Les cinq bateaux du légendaire Eric Tabarly qui tous répondent au nom de Pen Duick, ont mit un terme, aux Voiles de Saint-Tropez, à une belle saison méditerranéenne. La flotte, qui est maintenue en état de naviguer grâce à l’Association Eric Tabarly et au soutien de la Banque Populaire, a navigué avec bonheur toute la semaine à Saint-Tropez. Le cotre aurique de 1898 – devenu le bateau familial des Tabarly et à bord duquel régataient Jacqueline et Marie Tabarly – (Pen Duick), le ketch vainqueur de la Transat anglaise de 1964 (Pen Duick II), la goélette aux "mille victoires" aujourd’hui regréée en ketch (Pen Duick III), le petit monocoque à ballast "tout aluminium" vainqueur de la Transpacifique de 1969 (Pen Duick V) et l’immense ketch de 22 m arrivé premier de la Transat anglaise en solitaire de 1976 (Pen Duick VI), ont été les vedettes de cette 11ème édition des Voiles.

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Comment aborder les Canaries ?

Bertrand Delesne
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Au final, 90% de la flotte tricotent au milieu du plan d’eau, évitent les milles supplémentaires à faire et tentent au gré des virements de s’approcher de la zone de transition le plus vite possible. Et si les Canaries sont pour demain fin de journée, la question est : où est-ce que les marins attaqueront l’archipel canarien ? Si l’idéal reste d’éviter les hauteurs volcaniques de l’archipel, soit de passer dans l’ouest de l’archipel, il va être intéressant de surveiller ceux qui choisissent de glisser au milieu des îles… Attention aux dévents occasionnés par la hauteur des îles et les longs cônes déventés sous le vent de ces volcans rocailleux… La nuit peut être, de plus, piégeuse dans cet archipel… Et si il faut éviter les dévents, il faut aussi essayer de glisser au travers de l’archipel le plus rapidement possible car le salut est bien le long des côtes africaines. L’alizé de nord-est fortement perturbé par la dépression placée sur les Açores et la zone de transition, frontière entre les deux systèmes météo, se reconstitue le long des côtes de la Mauritanie. Tenter l’est comme Caracci, Miro, Gerard Marin et Toni Weijl au risque de se trouver piéger dans l’archipel (ndr, même s’ils ont choisi l’île la plus basse de Fuerteventura) ou bien tricoter en milieu de plan d’eau en gardant un peu d’Ouest pour profiter de la rotation des vents à venir et en espérant pouvoir glisser au large de l’archipel espagnol ?

Delesne et Dalin…

Au pointage de 15 heures, on trouve Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) en pole position suivi de Fabien Desprès (Soitec), Henry Paul Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys), Stéphane Le Diraison (Cultisol-Marins sans frontières) et Laurent Bourgues (Prim’Soins)… Tous se tiennent à quelques milles et beaucoup naviguent à vue. Les vitesses taquinent les 5/6 nœuds. Thomas Ruyant qui avait prolongé son bord vers l’Ouest plus longtemps que les autres est 13e.
Côté Série, Charlie Dalin est devant suivi de Xavier Macaire, Francisco Lobato, Henri Meyniel et Pierre Rolland… Pas d’écart significatif et ces classements peuvent évoluer à chaque pointage tellement les routes se croisent et se décroisent par rapport à la route directe. Il est clair que tous savent une chose, ce sera la zone de transition qui sera le juge de paix de cette première partie.


Classements dimanche 4 octobre 2009 à 15h00 :

Série :

1. Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) : 2 935,55 milles de l’arrivée
2. Xavier Macaire (Masoco Bay) : 1,3 mille d’écart au 1er
3. Francisco Lobato (ROFF TMN) : 3,22 milles d’écart au 1er

Prototypes :

1. Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) : 2 926,76 milles de l’arrivée
2. Fabien Desprès (Soitec) : 1,84 mille d’écart au 1er
3. Henry-Paul Schipman (Maisons de l’avenir-Urbatys) : 2,6 milles d’écart au 1er

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Le nouveau Course Au Large est en kiosques

Course Au Large N 38
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Pascal Bidégorry est le grand témoin de ce nouveau Course Au Large qui lui consacre sa rubrique « Paroles de skipper ». L’interview complet du nouveau recordman de l’Atlantique en équipage (en 3 jours et demi dont 908 milles en 24 heures !) est diablement instructif après cette première passe d’armes chez les maxi multicoques, remportée contre le Groupama 3 de Franck Cammas. D’autant que dans un mois, ce sera une autre paire de manches encore pour ces deux géants qui s’affronteront cette fois autour du monde pour le Trophée Jules Verne. Le skipper basque fait le point sur l’incroyable équation à réussir pour passer sous les 50 jours : être en deux semaines à Bonne Espérance, avaler l’Indien et le Pacifique en à peine plus et remonter du cap Horn en deux semaines également… L’hiver sera chaud, donc !

L’automne l’est déjà pour les concurrents des trois Transats : la 6.50, la Jacques Vabre et la Solidaire du Chocolat. Course Au Large est donc allé rechercher chez les Ministes des exemples de l’esprit d’aventure qui anime toujours ces drôles de marins sur leurs coques de noix. Sans oublier bien sûr de faire le point sur la nouvelle transat des Class 40 à destination du Yucatan et sur une Jacques Vabre qui verra s’affronter les héros du Vendée Globe, mais aussi, pour la première fois, les nouveaux Multi 50 de dernière génération.

Et comme il y en a décidément pour tous les goûts dans ce 38e numéro de Course Au Large, on pourra y lire aussi un retour sur le record de vitesse de L’Hydroptère, via un interview de son créateur Alain Thébault. Au menu également : la première navigation à bord du trimaran Gitana 11 après sa transformation en 77 pieds en vue de la Route du Rhum 2010, mais aussi une plongée au cœur des TP52 et de la machine à gagner néo-zélandaise emmenée par Dean Barker et Grant Dalton, ainsi qu’un focus sur les Louis Vuitton World Series, en passe de devenir une véritable Coupe de l’America bis – sur l’eau celle-là – pendant que la « vraie » s’enlise toujours dans les tribunaux de New York.

Côté labo, zoom sur des transferts de technologie issues de la Formule 1 appliquées à la voile de compétition. La rétrospective est consacrée à l’extraordinaire duel entre VSD et Paul Ricard sur Lorient-Les Bermudes-Lorient, en 1979, il y a déjà 30 ans… Et toujours vos rubriques habituelles (Cahiers de l’IRC, actualités, ils ont dit, etc) agrémentées des plus belles images de la planète voile.

Bonne lecture
La rédaction.

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Team Artemis prend la tête du classement

Artemis à Portoroz
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Artemis a opté pour le côté droit du plan d’eau, tandis que toutes les autres ont préféré le côté gauche. L’option a été bien trouvée et Artemis est arrivé à la première marque en tête. Les équipes locales, Ceeref et Modri Gaj connaissaient bien les difficultés près des côtes et ont pris le large. En doublant le cap de Piran le vent soufflait à une vingtaine de nœuds et ensuite les équipages ont dû remonter au près jusqu’à Isola avant une arrivée sous spinnaker à Portoroz. Artemis n’a jamais été menacé sur ce parcours difficile et a creusé son écart pour terminer devant No Way Back et Ceeref.

Ensuite, deux courses sur un parcours banane ont été mises en place. BMW Oracle a remporté la première et a terminé second lors de la deuxième, tandis qu’Artemis a fait le contraire. Lors de la dernière course de la journée Aqua est parti au lof, le spinnaker sur Ceeref a entouré l’étai et pendant ce temps-là, Islas Canarias Puerto Calero n’a pas pu abattre à cause d’une drisse coincée. Plusieurs des nouvelles équipes ont pu révéler leur talent pendant cette journée. Team Austria a terminé la course côtière en sixième place, son meilleur résultat jusqu’ici. Les dernières courses se disputeront aujourd’hui et avec 14 points séparant les trois premières équipes, tout reste à jouer.

Réaction de Torbjorn Tornqvist, barreur sur Artemis: “C’était notre meilleure performance de l’année. Notre vitesse a été un élément déterminant, mais tout marche bien au niveau de l’équipe. Ce sont les détails qui font quand même la différence.”

1) Artemis, Torbjorn Tornqvist, 20 points
2) BMW ORACLE Racing, Ian Vickers, 27 points
3) No Way Back, Pieter Heerema, 34 points
4) Team Katusha, Pieter Taselaar, 40 points
5) Ceeref, Igor Lah, 44 points
6) Team Aqua, Chris Bake, 50 points
7) Organika, Maciej Nawrocki, 51 points
8) Team Sea Dubai, Yousef Lahej, 58 points
9) Modri Gaj, Michael Reardon, 66 points
10) Team Austria, René Mangold, 70 points
11) Puerto Calero Islas Canarias, José Juan Calero, 73 points

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Un début de course difficile en perspective

Départ Funchal
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Un départ à l’heure dite avec comme configuration de voile, grand-voile un ris et solent. Le but du jeu : éviter les collisions et sortir le plus vite possible de ce champ de mines de 83 coques. Aussi, ce sont Fraçois Cuinet sur Plan Jardin suivi de Thomas Ruyant (Faber France) et Nicolas Boidevezi (Défi GDE) en prototypes qui ont viré les premiers la bouée du Club Naval de Funchal et Hervé Aubry sur Ville de Pornichet suivi de Francisco Lobato (ROFF TMN) et Ricardo Appoloni (Mavie pour Mapei) en bateau de série qui ont imposé leur rythme. Mais la partie est loin d’être entamée car elle ne sera pas de tout repos avec des conditions difficiles et casse-tête pour ces premières 48 heures ! Une dépression orageuse stagne près des Açores à 1000 hPa avant de se creuser légèrement en se décalant vers l’est. Elle étend son influence sur Madère dans un flux de sud-ouest instable. Plus à l’est, une dorsale est établie à 1020 hPa. Elle fait place en direction des côtes Africaines à un faible flux de nord-ouest. Dimanche, tous ces systèmes se décalent vers l’est. Le flux de sud-ouest modéré est toujours présent. Lundi, la dorsale s’installe sur les Canaries. Les vents de sud-ouest instables se maintiennent à l’ouest de ces îles.

Une première nuit passionnante !
En effet, le but du jeu est de rejoindre la hauteur des Canaries et d’attaquer la dorsale anticyclonique qui sépare le flux de sud/sud-ouest généré par une dépression placée sur les Açores et le fameux tapis roulant que sont les alizés de nord-est. Et le premier à toucher la bascule des vents au nord-est – donc portant – prendra un coup de pied aux fesses qui lui permettra de creuser un trou sur ses poursuivants et d’aborder les autres problématiques météo (ndr, traversée de l’archipel du Cap-Vert, Pot au Noir…) avec une longueur d’avance. Aussi, cette première nuit va être intéressante. Petit bord dans l’ouest à tirer avec un bord de prés « de sanglier » face au vent ? Ou bord fuyant plein est vers les côtes africaines en tentant d’aller jouer, ensuite, sous le vent des Canaries ? Chacun va y aller de sa tactique, la question la plus importante est d’identifier l’endroit le plus adéquate pour traverser la zone de transition et de vents faibles et le bon timing pour s’y présenter.

Déclarations d’avant-départ :
Francisco Lobato (ROFF TMN) : « Cette première partie de course sera un peu difficile. Ce n’est pas une météo très claire comme au départ de La Rochelle où il fallait empanner à un point précis et passer proche du Cap Finisterre… Là, il va falloir réfléchir un peu. Ce ne sera pas la loterie, mais il faudra virer au bon moment et savoir exactement où l’on se trouve par rapport au système météo. Pour moi, mon idée, est de rester dans le paquet devant. Ensuite, on a une grande route pour revenir en tête. Il ne faut pas non plus stresser dans sa tête. La pression ? Ce sont les autres qui l’ont, pas moi… »

Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais – Ripolin) : « La météo est stable depuis quelques jours, la situation n’a pas vraiment évoluée. Il y a une question : Est ou ouest ? Là, je n’ai pas encore décidé… Cela va dépendre de la première nuit. Partir dans l’est fait s’écarter de la route, traverser les Canaries, ce qui n’est jamais facile mais par contre tu récupères des vents portants plus rapidement et plus fort le long de la côtes africaines. Partir dans l’ouest, on passe mieux les Canaries mais on attrape les alizés plus tard… Moi, je veux faire du sud rapidement et être sur la route. Dans la tête, j’ai envie d’effacer cette première étape. Je suis prêt à tout… »

Franck Colin (Loukkoumama) : « Ce sera la première journée qui va être déterminante pour la suite. Est-ce que le vent va être plus sud ou plus sud-ouest ? Ce sera ça qui sera déterminant pour la suite, je ne sais pas… Le bulletin météo de demain sera très important à écouter. On va voir cela sur l’eau ».

Antoine Debled (Régionjob.com) : « On part dans une situation incongrue dans cet espace de jeu. Mais cela peut ouvrir le débat ! Maintenant, je pense que la flotte va rester assez groupée avec ceux qui vont passer dans les Canaries et les autres qui vont essayer de passer dans l’ouest. Cela peut donner un petit effet dans les classements ».

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Le soleil et la fête à Saint-Tropez

Voiles de Saint-Tropez 2009
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En cette ultime journée de régates, l’occasion de briller une dernière fois dans l’écrin du golfe était trop belle, et c’est avec appétit que chaque protagoniste des catégories Modernes, Classiques ou Wally s’est hâté ce matin vers les zones de départ. Et puisqu’une telle semaine ne pouvait se clore qu’en paroxysme, le vent, tortueux et capricieux à souhait, a balayé l’ensemble des ronds, favorisant l’envoi d’un ultime et long parcours côtier pour tous les voiliers, à l’exception des grands Wally décidément insatiables, qui enchaînaient deux « bananes » et un côtier.

Avec 4 courses validées dans chacune des grandes catégories Classiques et Modernes, ces 11ème Voiles de Saint-Tropez consacrent sans conteste à l’issue d’une formidable semaine ses champions. Si, chez les grands voiliers d’Epoque, Tuiga abordait l’ultime régate avec la décontraction du vainqueur quasiment couronné, cette dernière journée recelait néanmoins nombre de comptes non soldés tant chez les petits auriques que chez les grands marconis. Ainsi Bruno Peyron, en tête sur son joli Lady Trix fraîchement rénové s’élançait-il avec la ferme intention de contrôler l’appétit d’un Chris Austin (Avel) et les ambitions d’un Francis van de Velde (Oriole), tous en quête d’un titre chez les « petits » auriques. Si Bertrand De Broc (Timia) pouvait se reposer sur une confortable avance au classement des petits sloops et cotres Bermudiens, ses dauphins en revanche, Eric Coll sur Giraglia et Gilles Michel sur Lady Mone avaient tout à espérer aujourd’hui. On l’a compris, les joutes du jour étaient tout, sauf innocentes et dépassionnées. Au terme d’un grand triangle dans l’est du golfe, la grande flotte des voiliers d’Epoque, forte de plus de 130 unités, déboulait vers le Portalet, dans une grande sarabande de voiles auriques ou Bermudiennes, et dans le sillage du 12 m JI Ikra, à l’origine voici 28 ans de la création d la Nioulargue.

Le « Mini Maxi » Jethou 60 disposait de nouveau aujourd’hui d’un parcours taillé pour laisser libre cours à ses formidables potentiels. Le proto Judel/Vrolijk de Sir Peter Ogden s’est montré à l’aise à toutes les allures, semblant accroître son avance sur ses poursuivants Velsheda, le grand J Class, et le GP 42 Near Miss à Noël Franck, à chaque virement, dans un vent tournoyant et dans le clapot désordonné du large. Alors que le vent forcissait au large, tous les voiliers naviguant sous la jauge IRC s’en sont donnés à cœur joie tout au long des 27 milles du parcours. Les Voiles de Saint-Tropez constituent souvent pour ces milliers de marins amateurs ou professionnels, le baisser de rideau de la saison de régates en Méditerranée, et chacun s’est appliqué à goûter et savourer chaque minute de ces incroyables régates sous le soleil, dans les embruns encore chauds d’un été sans fin.

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La revanche de BMW Oracle en Slovénie

RC 44 Portoroz
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Après un début de semaine difficile lors des match races, BMW Oracle a retrouvé la forme en remportant les deux premières courses de la journée avec Ian Vickers à la barre et Russell Coutts au poste de tacticien. Ensuite l’équipe a fait deux départs volés, mais grâce à un retour remarquable dans la dernière course, elle termine la journée en haut du classement devant Artemis et No Way Back. 

Lors de la première course, le vent atteignait 18 noeuds par moments, ce qui surprenait certains participants. Katusha semblait continuer sur son élan de la veille en prenant le meilleur départ. Mais Pieter Taselaar et ses hommes n’ont pas bien anticipé la bascule du vent. Cela a permis à BMW Oracle et à Artemis de prendre l’avantage. La seconde course a été un véritable match race entre ces deux dernières équipes, le bateau américain arrivant finalement en tête. Derrière, la flotte s’était divisée en petits groupes avec notamment une bataille entre les quatre derniers. Team Austria, qui a écoppé d’une pénalité, a de nouveau bien souffert ce jeudi. 

Le vent a faibli par la suite posant des difficultés pour le départ de la troisième course de la journée. BMW Oracle, Katusha et Modri Gaj ont été obligés de revenir sur la ligne. Grâce à un bon départ, Pieter Heerema et ses hommes sur No Way Back ont dominé la course, malgré les attaques de Ceeref. Au départ de la quatrième et dernière course, une collision entre Team Aqua et l’équipe locale de Modri Gaj a fait plus de peur que de mal, mais les nouveaux venus ont reçu une pénalité pour l’incident. No Way Back a signé sa seconde victoire de la journée, malgré un bon départ du bateau russe Katusha. BMW Oracle a dû se contenter de la cinquième place suite à un rappel pour avoir volé le départ, et Artemis n’a pas fait mieux que sixième après avoir anticipé une bascule du vent qui ne s’est pas produite.   
 
Courses en flotte
 
1) BMW Oracle Racing, Ian Vickers, 1, 1, 8, 4 – 14 points
2) Artemis, Torbjorn Tornqvist, 2, 2, 5, 6 – 15 points
3) No Way Back, Pieter Heerema, 11, 6, 1, 1 – 19 points
4) Organika, Maciej Nawrocki, 8, 3, 3, 5 – 19 points
5) Team Aqua, Chris Bake, 6, 5, 6, 3 – 20 points
6) Team Katusha, Pieter Taselaar, 3, 7, 10, 2 – 22 points
7) Team Sea Dubai, Yousef Lahej, 7, 4, 4, 9 – 24 points
8) Ceeref, Igor Lah, 9, 9, 2, 7 – 27 points
9) Puerto Calero Islas Canarias, José Juan Calero, 5, 8, 7, 11 – 31 points
10) Modri Gaj, Michael Reardon, 4, 10, 11, 8 – 34 (dont 1 point de pénalité)
11) Team Austria, René Mangold, 10, 11, 9, 10 – 40 points

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Audi MedCup : les nouveautés pour la saison 2010

ETNZ
DR

Les organisateurs et les propriétaires de bateaux se sont engagés pour réduire les dépenses des équipes, augmenter les performances et le niveau de compétitivité des TP52, développer la notoriété des GP42 et continuer à étendre les retombées média dans les deux séries.

La réduction du nombre d’équipiers, du nombre de jours d’entraînements et du nombre de voiles autorisées fait partie des principales mesures d’économie concernant les TP 52. D’après Nacho Postigo, le directeur technique du Circuit, elles permettront, pour une équipe au top, de réaliser une économie nette d’environ 20 000 euros sur la saison.  

Des invités à bord
Parallèlement, dans le but d’améliorer les retours commerciaux pour les sponsors et d’offrir aux propriétaires et aux équipages la possibilité d’embarquer une personne de leur choix, il y aura désormais un invité à bord pendant les régates, que ce soit en TP52 ou en GP42. Les invités se retrouveront ainsi sur l’eau, au cœur de l’action. Les équipages pourront choisir de faire tourner ces invités à chaque manche, le seul impératif étant que ces derniers ne devront en aucun cas influer sur la performance. Autrement dit : rester à l’arrière du bateau, sans sortir au rappel.

Diminution du poids de l’équipage, des dépenses, mais augmentation des performances
En 2010, la limite de poids pour un équipage de TP52 passe de 1273kg (en vigueur cette année) à 1050 kg. Cette mesure permet de réduire les coûts en diminuant le nombre d’équipiers (entre 30 et 50 000 euros d’économie par saison). Autre conséquence : les bateaux seront plus délicats à manœuvrer en équipage réduit. Mais les performances des TP 52 vont être revues à la hausse avec de grands spis asymétriques amurés sur bout dehors, de nouvelles grand-voiles à corne et davantage de poids dans le bulbe.

Nombre de voiles en baisse, coûts en baisse
Le nombre et le type de voiles autorisées ont encore été réduits pour la saison prochaine. Il n’y aura plus de voiles d’avant en tête type code zéro (avec leurs enrouleurs, étais et systèmes hydrauliques). 15 voiles pourront être jaugées pour la saison (contre 21 en 2009) et seuls 4 génois et 4 spis pourront être embarqués. Les onéreuses fibres exotiques ont été proscrites pour les spis qui devront désormais être fabriqués en polyester ou nylon.

Diminution des journées d’entraînement, visibilité en hausse
En 2010, les journées d’entraînement sur site seront limitées pour toutes les équipes. La flotte des TP52 sera présente le vendredi soir précédent l’événement et devra rester amarrée aux pontons du Village de Course toute la journée du samedi afin de permettre au public de visiter les bateaux. Dimanche et lundi constitueront les journées d’inscription et d’entraînement informelles tandis que la manche officielle d’entraînement sera programmée le mardi. Les GP42 suivront un planning similaire : bateaux disponibles au public le samedi mais manche d’entraînement le jeudi. Dans les deux séries, les régates s’achèveront le dimanche (sauf pour la dernière épreuve).

Une étude de budget
Pour les équipes qui souhaiteraient intégrer l’Audi MedCup, des budgets comparatifs types ont été établis pour une campagne en TP52 et en GP42. La fourchette budgétaire pour une campagne en GP42 s’échelonne entre 467 000 euros (location d’un bateau et participation aux 5 épreuves) et 992 000 euros pour un projet gagnant (avec construction d’un nouveau bateau et revente à la fin de la saison).
Pour les TP52, le ticket d’entrée se situe autour de 800 300 euros et jusqu’à 1,78 millions d’euros pour un programme haute performance comprenant la construction d’un bateau neuf (et revente à la fin de la saison).

En terme de retour sur investissement, il a été établi au terme de la saison 2008 que les 5 premiers TP52 avaient bénéficié de retombées média équivalentes à 2,3 millions d’euros (TV et presse écrite) à travers six pays européens : Espagne, France, Grande Bretagne, Allemagne, Portugal et Italie (source Sport&Markt).

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