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Parcours atypique pour la première

Solidaire du Chocolat
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Ce ne sont pas seulement 5 000 milles à parcourir, c’est d’abord un golfe (de Gascogne), puis un océan (Atlantique), ensuite une mer (des Caraïbes) et de nouveau un golfe (du Mexique) ! Soit quatre phases, quatre stratégies, quatre rythmes, quatre relances. Car à chaque tranche de parcours correspondra une situation météorologique, plus ou moins perturbée par la proximité des côtes, la température de l’eau, l’humidité ambiante… Et pour chaque tandem, ces quatre morceaux de « gâteau » n’auront pas la même saveur : parce que le soleil cogne fort au large du Mexique, parce que les alizés sont plus au moins établis à l’approche des Antilles, parce que la grande houle océanique et le brassage dépressionnaire rendent la mer dure ou coopérative, parce que le « dégolfage » jusqu’au cap Finisterre incite à la veille permanente en raison du trafic maritime. Passer d’un stade à l’autre, gérer ces transitions qui ne sont pas seulement météorologiques mais aussi psychologiques, s’adapter à l’évolution temporelle et accepter les choix des autres concurrents sans douter, voilà quelques-unes de spécificité de cette Solidaire du Chocolat.

Dilemme avant même le coup de canon

Sur cette transat entre Saint-Nazaire et Progreso, il y a d’ailleurs des options à prendre avant même le départ puisque les duos ne peuvent emporter que huit voiles : le dilemme touche à l’embarquement d’une trinquette (petite voile d’avant), d’un spinnaker ou d’un gennaker. Car si chaque duo va logiquement se positionner en fonction de la météo prévue, ce qui est relativement aisé pour la première semaine de course où les prévisions sont claires, il y a près d’un mois de mer et il est donc impossible de savoir à quelle sauce les Class’40 seront mangés. Il faut donc s’attendre à une dispersion de la flotte en plusieurs groupes avant même d’atteindre la longitude des Açores, l’île de Florès (la plus au Nord-Ouest de l’archipel) étant à laisser à tribord. Il y aura donc au moins une, voire plusieurs dépressions à négocier. Mais si par effet d’entonnoir, tous les tandems vont de l’autre côté de l’Atlantique, converger ensuite vers l’île de Saint Barthélemy (à laisser à tribord), il y a encore beaucoup de route et beaucoup de rebondissements possibles.
 
Des habitués du Class 40
 
Côté coureurs, la très grande majorité des tandems accumule déjà une grosse expérience de ces voiliers, certains avec en plus un cursus en monocoque Imoca 60’ ou en 50 pieds (Bernard Stamm, Patrice Carpentier, Giovanni Soldini, Richard Tolkien, Miranda Merron…), d’autres plusieurs saisons en Figaro (Olivier Krauss, Pietro d’Ali, Marc Lepesqueux…), d’autres un palmarès en Mini Transat (Armel Tripon, Yvan Noblet, Benoît Parnaudeau, Adrien Hardy, Tanguy de Lamotte…). Presque tous ont déjà effectué des transats, en course ou en convoyage.
 
Derniers réglages

Le prologue qui se déroulera cet après-midi devant Saint-Nazaire sera l’occasion d’un dernier round d’observation pour les vingt-quatre bateaux inscrits à la première édition de la Solidaire du Chocolat. Les duos pourront embarquer jusqu’à quatre équipiers ou invités pour ce parcours de 14 milles dans le chenal de sortie de la Loire pour aller contourner la bouée cardinale Sud Euler, le départ étant donné à 15h30 devant la jetée Est dite du Télémarégraphe. Les bateaux devront sasser dès 13h30 pour sortir avec la marée montante et revenir à 18h00 pour la parade dans le bassin du commerce.

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Francis Joyon met le cap sur l’Ile Maurice

IDEC Tribord amures
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Cette fois c’est décidé : Joyon repart. A bord du maxi trimaran IDEC avec lequel il a pulvérisé le record du tour du monde en solitaire, il va quitter les pontons de la Trinité-sur-Mer demain matin samedi (vers 10h) pour se rendre sur la ligne de départ face à la petite mer de Gavres, devant Port Louis (1). Il devrait franchir cette ligne vers 12h30/13h00 et s’élancer pour 9 000 milles autour du continent africain afin de gagner… un autre Port Louis, celui de l’île Maurice.

Pas de chrono à battre cette fois et pour cause, ce nouveau record a été imaginé par Francis Joyon lui-même. Un de ses attraits non négligeables est de présenter une alternative entre les sprints que sont les transatlantiques et les tours du monde. Une course de demi-fond, en somme.

Environ 25 jours de mer

Interrogé ce vendredi matin au téléphone, Francis Joyon – qui sera à nouveau routé par Jean-Yves Bernot – explique : « j’ai décidé de prendre cette fenêtre car un train de dépressions arrive de l’Ouest, donc autant l’utiliser dans le bon sens. L’idée est de profiter dès samedi de ce qui restera du vent d’est-nord-est, (15 à 20 noeuds) pour franchir vite le golfe de Gascogne et ensuite pouvoir profiter du vent d’Ouest afin de descendre le plus rapidement possible vers l’équateur que je pense atteindre en 7 jours et demi environ, ce qui n’est pas si mal. Bien sûr, il y aura une transition un peu délicate dimanche soir ou lundi matin, au près dans du sud-ouest en attendant la bascule à l’ouest qui permettra d’accélérer de nouveau. Sans être totalement idéale, la fenêtre est bonne. C’est en tous cas la meilleure du mois d’octobre qui était la seule période de tir possible, car il faut arriver à l’île Maurice tôt en novembre, avant la formation des cyclones ». Francis et son maxi trimaran IDEC prévoit de mettre près de 25 jours pour boucler le parcours.

L’absence de chrono à battre ne perturbe aucunement Joyon qui répond dans un éclat de rire : « temps à battre ou pas, quand je suis en mer j’ai tendance à faire marcher IDEC, même un peu trop parfois ! » L’envie est toujours-là, donc : « ça me fait réellement plaisir de repartir sur l’eau, oui, et on va découvrir ce que c’est que remonter l’Indien, je ne l’ai jamais fait… ça peut s’avérer amusant ». « Amusant » par exemple de faire le tour du cap de Bonne Espérance, où il est fréquent que le courant des Aiguilles lève une mer dantesque…

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Renversement des classements dans le Pot au Noir

Thomas Ruyant Transat 6
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Car, pervers en diable, ce Pot prend un malin plaisir à détruire tout ce qui a été patiemment, méthodiquement, tactiquement construit des heures, des jours auparavant. Certes, les classements dans ce milieu hostile ne veulent pas dire grand-chose. La vérité du matin n’est plus celle de midi et encore moins celle du soir. Mais tout de même. Ce Pot de malheur vient de remettre dans le jeu en série, l’Espagnol Hugo Ramon (Nassau Gaes), désormais 2e, qui voilà trois jours encore, se débattait aux alentours de la vingtième place. Il vient encore, en proto cette fois, de donner des atouts évidents à François Cuinet (Plan Jardin) 2e sur son « vieux » plan Bouvet de 2002 dont il disait avant de partir « C’est un excellent bateau, parfois décrié à tort. J’espère que le marin sera à la hauteur de ses capacités ». Atouts aussi à Sébastien Picault (Kickers) 3e et son antique mais ô combien respectable plan Magnen de 1997, qui dispute sa sixième Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50.

Recalage gagnant !
Après être allé voir ce qui se passait à l’ouest, pour les deux protos, option qui leur a permis de refaire une partie du terrain perdu, ils viennent l’un et l’autre de se recaler sur une ligne plus près de la route directe. L’espagnol, en revanche, poursuit son option « Ouest » où seul le leader Portugais Francisco Lobato (ROFF TMN) est encore plus extrême que lui. Entre Lobato et Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) le plus « Est » de la flotte et 8e, il y a 275 km. Delesne se trouve aussi à 101 km plus à l’Est que Thomas Ruyant (Faber France) le leader des protos. De quoi avoir des conditions météos bien différentes, même si… Thomas semble avoir touché de la pression et… de la bonne. Il glisse à près de 7 nœuds dans la bonne direction et sa trace est redevenue propre et pure, une vraie ligne droite ! Il semble bien que le nordiste ait touché un flux de sud, à l’image de François Cuinet qui lui emboîte le pas. Est-ce que le flux est entré en milieu de plan d’eau ? Est-ce que les options Est et Ouest restent désespéramment bloquées dans des zones sans vent ? On voit et remarque les étraves chercher et batailler dans les petits airs pour trouver le souffle salvateur… Car, une option sur la victoire à Bahia pourrait bien se jouer en ce moment et toutes les heures engrangées avec un « semblant » de vitesse sur la route sont bonnes à prendre. Thomas doit le sentir et le sait… Le nordiste est récompensé de sa quête et grille la politesse à tout le monde. Chapeau bas…

Cherche « reaching » désespérément !
Car le leitmotiv de beaucoup, en ce moment, doit être de « Prendre de l’air » et si possible, pas trop « ouest » afin de ne pas devoir ensuite faire plusieurs centaines de milles au près serré quand les copains seront au reaching. « Prendre de l’air » un peu à l’est, avant les autres, en espérant qu’avec une bascule sud-sud-est, on puisse mettre de la toile, contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène et filer vers Bahia. Vœu pieu à l’heure actuelle. Et c’est, sans doute, avec cet espoir en tête que Bertrand Delesne, Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais-Ripolin), Stéphane Le Diraison (Cultisol-Marins sans Frontières) et HP Schipman (Maison de l’Avenir-Urbatys) s’écartent et s’écartent toujours plus de la route directe. Histoire de trouver à la sortie, un angle plus favorable et cela d’autant plus que les alizés semblent plus sud en ce moment. Qui aura raison ? Les paris sont ouverts, mais pour le moment Thomas prend la poudre d’escampette… Un Thomas l’échappé que personne ne voit pour le moment et qui glisse cap au 206°… À suivre.

Classement à 15h00, vendredi 16 octobre 2009 :
Prototypes :
1. Thomas Ruyant (Faber France) à 1213 milles de l’arrivée
2. François Cuinet (Plan Jardin) à 20,59 milles
3. Sébastien Picault (Kickers) à 33,31 milles
4. Mat Trautman (Mini Mac) à 40,44
5. Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais-Ripolin) à 41,03 milles

Série :
1. Francisco Lobato (ROFF TMN) à 1258 milles de l’arrivée
2. Hugo Ramon (Nassau Gaes) à 25,28 mlles
3. Oliver Bond (Artemis) à 31,51 milles
4. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapeï) à 37,29 milles
5. Charlie Dalin (Cherche Sponsor-charliedalin.com) à 40,06 milles

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Alliaura Marine fête 25 ans de Privilège !

Alliaura
Alliaura

C’est à l’occasion des 25 ans de la marque Privilège qu’Alliaura Marine nous dévoile quelques chiffres autour de ces catamarans uniques.
 
Plus de 600 Privilège sillonnent tous les océans. Qu’il s’agisse d’une famille aux envies de croisières hauturières ou d’un couple en quête d’un tour du monde, Privilège assure plaisir, sécurité, performance et confort.
 
60 unités de près de 60′ (18m) naviguent aujourd’hui sur toutes les mers du globe. Du Privilège 65′ en passant par le Privilège 585 ou les Privilège 615 et 745, la marque s’est dotée d’une expérience reconnue dans la construction de grandes unités.
 
Le Privilège 745, navire amiral du chantier, représente un investissement de plus de 3 000 000 d’euros pour la fabrication des moules, nécessaires à sa construction. Ceux-ci occupent une surface au sol de prés de 2000 m².
 
L’anniversaire de Privilège ne peut se fêter sans nommer le Cabinet Marc Lombard, dont la collaboration avec le Bureau d’Etudes Alliaura Marine dure depuis bientôt 25 ans. Ce cabinet d’architecture navale, fidèle à la marque, a notamment créé cette signature bien spécifique des catamarans Privilège, le rostre.
Ce grand volume central situé à l’avant du mât procure un grand volume intérieur, une meilleure résistance mécanique et un confort optimisé. Le cabinet Marc Lombard poursuit l’aventure avec la sortie du Privilège 1000 (30m de long).
 
Depuis 25 ans, le chantier Alliaura Marine reflète à travers chacun de ses Privilège l’art de vivre et le savoir-faire "made in France" où le sur-mesure "haute couture" est de rigueur.
Et Alliaura Marine persiste et signe en ouvrant les portes d’un nouveau site de production à côté de Lorient, en France bien sûr !
 
Source : Alliaura Marine
www.alliaura.com

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Turismo Madrid en tête de la Global Cup

GP42 Global Cup -Turismo Madrid
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L’épreuve a commencé à midi avec seulement six noeuds de vent, ce qui a contraint le Directeur de Course à mettre en place un petit parcours de seulement 5 milles en attendant que la brise se mette en place. La journée a mal commencé pour Peninsula Petroleum et Caser-Endesa car ils ont effectué des faux départs. Le vent a faibli obligeant les participants à éviter le courant important. La victoire est revenue à Quebramar – Xacobeo qui a utilisé la même stratégie que lors de la course d’entraînement pour creuser l’écart en tête de la flotte. 

Après une courte attente, le départ de la seconde course a pu être donné. Le vent s’est alors renforcé pour atteindre une dizaine de noeuds. Les équipes les plus expérimentées ont profité de cette évolution météorologique : les cinq participants à la Med Cup ont en effet occuper les cinq premières places de cette deuxième course. La flotte s’est séparée en deux avec Turismo Madrid optant pour le côté gauche du plan d’eau au départ. Malgré la menace de Roma, le bateau espagnol a pu garder son avance jusqu’à l’arrivée.

Le vent a fraîchi à 14 nœuds en fin d’après-midi. Les organisateurs ont donc modifié le parcours pour la troisième et dernière course de la journée. Roma a pris le meilleur départ, mais l’équipe locale, Islas Canarias Puerto Calero lui a raflé la première place sur le second tour. Derrière ce duo de tête, Roma, Caser-Endesa et Turismo Madrid étaient au coude à coude. Cette situation n’était pas sans rappeler certaines courses de l’Audi MedCup 2009. L’équipe des Canaries a réussi à garder la tête de la flotte après deux courses médiocres en début d’après-midi. 

José María van der Ploeg, de Turismo Madrid, confiait à l’issue de cette première journée : “Les courses ont été bien différentes les unes des autres.  Je crois que le départ a été la clé de la réussite et nous nous entraînons à cela depuis Carthagène, car cela a été plutôt notre point faible pendant la saison et là on s’améliore. Tout l’équipage reste déterminé et nous avons fait des choix osés. Lors de la dernière course, on n’était pas loin de prendre la seconde place, mais Caser et Roma ont profité d’une risée pour nous dépasser à l’arrivée".

Trois courses sont programmées pour la journée d’aujourd’hui sur un parcours banane avec le départ de la première prévu à midi (heure locale).

Classement de la Puerto Calero GP42 Global Cup à l’issue de la 1ère journée :

1. Turismo Madrid (ESP, José María van der Ploeg), 2+1+4= 7 points
2. Roma (ITA, Paolo Cian), 4+2+3= 9 points
3. Islas Canarias Puerto Calero (ESP, José María Ponce), 5+5+1= 11 points
4. Airis (ITA, Roberto Monti),  3+3+6= 12 points
5. Quebramar (POR, Felipe Regojo), 1+7+5= 13 points

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Luna Rossa remporte la course d’entraînement

Luna Rossa
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Entre les courses autour du monde, les Transatlantiques, les Transpacifiques, les Records ou les Régates Inshore, la Rolex Middle Sea Race est une course hors norme. Il s’agit d’une course au large de par sa distance (606 milles) et d’une course côtière de par son tracé le long de nombreuses côtes. Dans la vie d’un marin, il est impensable de ne pas courir l’une des deux grandes courses au large au monde : la Rolex Fastnet Race ou la Rolex Sydney Hobart. Depuis quelques années, la Rolex Middle Sea Race entre dans ces courses qu’un marin doit connaitre. Depuis Malte en passant par la Sicile, le redoutable Détroit de Messine et une myriade d’îles ainsi qu’un volcan, la Middle Sea Race est un livre d’histoire et de
géographie ouvert.

Un plateau très relevé

Rarement une édition de la Rolex Middle Sea Race aura connu un nombre aussi important de monocoques ultra-compétitifs. Alegre, Bella Mente, Beau Geste, DSK Pioneer, les deux VO70, Ericsson et Intermatica, ICAP Leopard, Luna Rossa, Ran II ou encore Rosebud, tous ces voiliers ont un palmarès à faire pâlir d’envie n’importe quel propriétaire. Qu’ils soient vainqueurs de la Rolex Fastnet Race, de la Giraglia Rolex Cup, ou de bien d’autres courses, le vainqueur en temps réel ou en temps compensé se trouve certainement parmi cette liste. Ocean of Smile, l’Open 60 du belge Christophe Bullens, sera également sur la ligne de départ samedi prochain. Ce 60 pieds n’est autre que l’ancien Fujicolore III de Loïck Peyron avec lequel il avait remporté la Transat Jacques Vabre en 1995. Vainqueur des régates côtières de la Giraglia Rolex Cup, Fever, le Swan 45 de Klaus Diererichs et Gordon Grant, pourrait aussi créer la surprise si les conditions météorologiques sont favorables aux moyennes unités.

Luna Rossa vainqueur de la régate d’entraînement

Il aura fallu environ deux heures de course pour que Luna Rossa s’impose dans la régate d’entraînement. Au coude à coude avec Bella Mente, ce n’est que dans le dernier bord de portant que Torben Grael (tacticien) et Robert Scheidt (barreur) ont creusé un écart de deux minutes, leur permettant d’emporter la victoire. Malheureusement, cette journée a été marquée par le démâtage de l’Oceanis 411 de Kevin Dingli, Fekruna. Un accident qui met un terme à sa participation.

Les conditions météorologiques

Les 76 participants à la Rolex Middle Sea Race devraient bénéficier d’un vent d’une quinzaine de nœud samedi lors du départ. Rapidement, les conditions vont évoluer vers un régime plus soutenu avec des vents de plus de 25 nœuds dimanche. Le retour au calme devrait avoir lieu dès lundi prochain avec des vents moins forts mais suffisants pour une course relativement rapide. Il est difficile de faire le moindre
pronostic mais le record de Rambler de 2007 en 47 heures 55 minutes et 3 secondes, ne devrait pas être à la portée des favoris si ces conditions se maintiennent.

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Francisco Lobato, nouveau leader en série

Francisco Lobato
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Raison ou tort d’avoir fait de l’Est comme la plupart des concurrents et notamment HP Schipman (Maisons de l’Avenir Urbatys) et Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) qui restent à une poignée de milles de Thomas Ruyant (Faber France), 1er au pointage de 15h00, qui obliquait d’ailleurs plein « est » en fin d’après-midi. Comment savoir avec certitude, aujourd’hui, où se trouve la vérité ? Une seule chose est certaine : ils sont tous englués dans ce piège naturel. Alors, plus gluant à droite ? À gauche ? Ils ont tous une idée en tête, en sortir le plus vite possible en tentant de donner du sud à leur mini, tantôt ballotté sous un grain, tantôt à l’arrêt dans la pétole. La nuit dernière avait été particulièrement délicate à négocier. L’un des bateaux suiveurs, le 60 pieds Max Havelaar, expliquait : « Les orages se sont succédés sans interruption. Mais les rafales sous les grains n’ont pas dépassé 30 nœuds. » Ce même Max Havelaar disait en milieu de journée : « Ca s’est calmé ! Ce n’était plus la folie. » Vive le Pot !

Premier sorti, premier servi !
Reste que tous les skippers doivent se battre à chaque instant, au grès des grains et des nuages, pour tenter de trouver la moindre risée, le plus petit souffle d’air. Tirer des bords encore et toujours. Etre sur le pont presque 24 heures par jour. Rester concentré jusqu’à épuisement. Pour avoir, peut-être, un peu trop dormi Nicolas Boidevezi (Défi GDE) et Olivier Avram (Cap Monde 2) ont perdu plusieurs milles. Ici, sous ce ciel changeant, entre éclairs et lumière calme, la moindre erreur se paye cash. Les leaders en ont encore pour une journée environ à galérer ainsi avant de toucher enfin un peu de vent. Un flux sud-sud-est et voir regonfler les voiles. Qui touchera Eole en premier pourra souffler un peu, prendre du repos et surtout… de l’avance. Car, en quelques heures, entre une vitesse retrouvée de 5-6 nœuds et un bateau « tanké » la différence se fait en un rien de temps.

Francisco, le retour…
Alors Lobato en série ? Rien n’est moins certain. Il a certes plus de pression actuellement même si son allure démontre qu’il est bien « pris » lui aussi dans ce pot pourri. Et puis, le flux de sud devrait (conditionnel obligatoire) toucher en priorité ceux qui sont plus à l’est. Et même s’il venait, malgré tout, à sortir plus vite que les autres de cet endroit maudit, Francisco devra naviguer dans un près serré jusqu’à Fernando do Noronha. Bref, à cet instant, les classements ne valent pas grand-chose tant ce coin est aléatoire, curieux, bizarre au choix, qui change en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Car n’oublions pas que le classement a changé plusieurs fois ce jour entre un Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) en tête ce matin, un Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapei) à 11h00 et maintenant Francisco Lobato… Rien n’est jamais terminé !

Tous en mer…
Nouvelle heureuse, en revanche. Tous les skippers qui avaient fait des arrêts aux îles du Cap Vert, ont repris la mer. Ils sont donc tous revenus en course. Ils vont donc tous « apprécier » ce Pot au Noir. Certains sont venus sur cette transat presque uniquement pour connaître, pour découvrir, pour vivre ce qu’ils ont lu dans les livres. Ils ne vont pas le regretter…

Classement de 15h00, jeudi 15 octobre 2009 :
Prototypes – 33 en course :
1. Thomas Ruyant (Faber France) à 1137 de l’arrivée
2. Henry-Paul Schipman (Maison de l’Avenir Urbatys) à 3,64 milles
3. Matt Trautman (Mini Mac) à 5,39 milles
5. Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calias-Ripolin) à 12,6 milles

Série – 47 en course :
1. Francisco Lobato (Roff-TMN) à 1355 milles de l’arrivée
2. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapeï) à 4,2 milles
3. Charlie Dalin (Cherche sponsor-charlindalin.com) à 9,67 milles
4. Xavier Macaire (Masoco Bay) à 19,58
5. Fabien Sellier (Surfrider Fondation) à 28,57 milles

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Anthony Marchand nouvel Espoir Région Bretagne

Espoir Bretagne 2009
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En remportant hier mercredi, avant-dernière journée de ce Challenge, les 4 courses qu’il a disputées, Anthony Marchand prenait un très sérieux ascendant sur ses adversaires. Il représentera la Bretagne en étant le nouveau skipper espoir Région Bretagne pour les deux saisons à venir. Il succède ainsi à François Gabart qui était présent pour le féliciter et lui confier, non sans un pincement au coeur, les clés du Figaro Bénéteau. Jean-Yves le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne, aura le plaisir de présenter Anthony Marchand mardi 20 octobre à 18h au pôle France Finistère Course au Large.
"Le bateau est presque à toi !" lançait Christian le Pape, entraîneur, à Anthony Marchand à son arrivée au ponton en ce début d’après-midi à Port la Forêt, alors qu’il était accueilli par les 4 autres finalistes, François Gabart et l’équipe du Pôle France Finistère Course au Large.

Le vent d’Est a apporté avec lui le froid automnal et des conditions météo toniques (15 à 20 noeuds) pour les trois dernières courses du Challenge. Anthony Marchand avait la pression mais l’investissement total qu’il a mis dans sa préparation lui a permis de tenir la pression et de remporter la première course du jour pour assurer sa victoire au classement général.

Une domination incontestable.


C’est une première depuis la création du Challenge : nul skipper n’aura remporté autant de courses dans la finale en solitaire. Sur les 6 courses qu’il a disputées, il n’en aura laissé qu’une à un adversaire, Quentin Ponroy … alors que les jeux étaient faits ; un joli geste d’élégance. Depuis le début de la semaine, le vent léger puis medium dans lequel se sont déroulées les 10 courses de ce Challenge, a permis à Anthony de barrer, tactiquer et manoeuvrer tout en finesse ; la preuve qu’il domine indéniablement les 4 autres finalistes.
Anthony Marchand est un récidiviste. En 2008, il était déjà parmi les 5 finalistes du Challenge et n’avait manqué la première marche du podium que de quelques points. Depuis, il n’a eu de cesse de courir, notamment en Figaro Bénéteau. Complice du figariste Ronan Treussart, ils ont couru ensemble le Tour de Bretagne et la Cap Istanbul en 2007, ainsi que la Transat AG2R en 2008. Arrivé aguerri sur ce Challenge Espoir Région Bretagne, il a passé avec succès les phases de sélections sur dossier et en équipage. Cette victoire lui permet d’accéder, par la voie royale, au circuit Figaro Bénéteau. Il devient skipper Espoir Région Bretagne pour deux années de sur le circuit Figaro Bénéteau avec un budget de fonctionnement et son intégration au Pôle France Finistère Course au Large.

Ils ont dit …

Anthony Marchand : "Pour la phase de sélection en solitaire, j’étais beaucoup plus stressé qu’en équipage. J’avais tout misé dessus depuis le dernier Challenge. J’ai fait beaucoup de convoyages en Figaro Bénéteau et navigué sur de nombreux supports. J’ai arrêté de travailler par ailleurs pour être libre à 100% sur le Challenge. C’était un vrai risque. La Bretagne est ma terre natale. Jai vécu dans les Côtes d’Armor, en Ile et Vilaine, dans le Finistère à Brest et maintenant à Lorient. C’est le plus beau partenaire que je puisse avoir. J’espère que je la représenterai comme je le souhaite."

Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Françaie de Voile : "Cette opération de détection d’un jeune talent est fabuleuse. Elle permet à un jeune de s’exprimer. C’est satisfaisant et fondamentalement bien de donner les moyens à un jeune de mettre le pied à l’étrier, de l’amener à ce qu’il veut, à devenir un très bon skipper. D’un point de vue éducatif, cette sélection s’approche de ce que l’on fait en olympisme pour les jeunes. Si l’initiative prise par la Bretagne et le Pôle France de Port la Forêt est suivie par des partenaires institutionnels et privés, c’est très prometteur pour l’avenir."

François Gabart, Skipper Espoir Région Bretagne 2008-2009 : "Cette sélection m’a rappelé des moments que j’ai vécu. Cela veut signifie que le temps passe … Hier encore, même si je savais que c’était fini, ce bateau vert était encore un peu le mien. C’est aujourd’hui que je réalise qu’il y a un nouveau skipper ! Je serai certainement à Port la Forêt l’hiver prochain. J’ai bénéficié de l’expérience des plus anciens et j’espère que je pourrai faire profiter Anthony de ma petite expérience."

Résultats de la finale en solitaire
1. Anthony Marchand (Licencié CN Plérin)
2. Simon Troel (CN Plérin)
3. Quentin Ponroy (SN la Trinité)
4. Julien Villion (SN la Trinité)
5. Vincent Vilboux (SR Douarnenez)

ANTHONY MARCHAND – Né le 4 mars 1985 – 24 ans – Licencié au CN Plérin (22) – Vit à Lorient (56)
Anthony a déjà une grande expérience en course au large. L’Optimist, le Laser Radial et Standard, le prototype 6.50, le Multicoque Orma 60 et le Figaro Bénéteau 2 sont ses supports de prédilection depuis 15 ans. A son actif, Anthony peut se targuer d’une victoire au National Laser 2003, d’une 10ème place sur la Cap Istanbul en double 2007 et d’une transat AG2R en double aux côtés de Ronan Treussart en 2008.

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Début de la Global Cup à Puerto Calero

Islas Canarias Puerto Calero
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Hier, le Directeur de Course a permis aux participants de s’entraîner sur la phase de pré-départ et il était
évident que certaines équipes sont très déterminées, voire trop… C’est par exemple le cas de Caser-Endesa qui a volé le départ à plusieurs reprises lors des essais. Les conditions n’étaient pas éprouvantes avec un vent de 8-10 noeuds, mais cela a néanmoins permis de tester les hommes lors des manoeuvres où la précision était de rigueur.

Team Nordic est le seul bateau n’ayant pas pu sortir car l’équipe technique travaillait toujours sur la nouvelle quille qui vient d’être installée sur Totalboats, remis à l’eau hier après-midi. On s’attendait à une domination des équipes habituées à la MedCup.Finalement, c’est la nouvelle équipe portugaise Quebramar – Xacobeo qui a remporté la course. Un autre nouveau venu, Peninsula Petroleum (GBR), est longtemps resté en seconde place avant de céder cette position à l’équipe locale de Islas Canarias Puerto Calero. Après une pénalité au départ, Roma 2 est bien revenu dans la course pour prendre la troisième place sur le podium.

Course d’entraînement
1. Quebramar (POR, Felipe Regojo)
2. Islas Canarias Puerto Calero (ESP, José María Ponce), +2:11
3. Roma (ITA, Paolo Cian), +2:24
4. Turismo Madrid (ESP, José María van der Ploeg), +2:24
5. Península Petroleum (GBR, John Bassadone), +2:36

 
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Le Pot au noir fidèle à sa réputation…

Transat 6.50 2009
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Naviguer à bord d’un voilier de course, privé de toute aide moderne à la navigation, dans l’une des contrées les plus singulières de la planète liquide, suppose du courage, un bon sens marin, et peut-être de la chance. Car dans la noire incertitude qui broie ce jour les protagonistes de la tête de La Charente-Maritime/ Bahia Transat 6,50, l’expression "avoir du pot" prend à n’en pas douter une consonance particulière. Prise au sens propre du terme, elle signifie qu’à l’instar du leader Thomas Ruyant (Faber France) et des prétendants immédiats à sa succession, vous errez au plus sombre du pot (au noir), étouffé entre calme blanc et grains furieux. Une douzaine de Minis Prototypes et autant de voiliers de Série luttent, s’énervent, se désespèrent parfois, à trouver un sens à l’inexplicable, et la force à l’inextricable.

Trautman quatrième !
Ce pourrait-il alors, et à l’examen des positions et classements de l’après-midi, que le "filou du filon" se dénomme Trautman, Matt de son prénom et Sud-africain de nationalité ? Décalé de plus de 35 milles dans l’ouest des leaders, il vient de glisser son Mini Mac, plan Magnen de 2003, en quatrième position, et continue de progresser, à un certes modeste 5,19 noeuds sur la route mais deux fois plus vite pourtant que le groupe leader de Thomas Ruyant. Car dans l’Est, ça cogite et ça s’escrime ferme pour conserver un semblant de vitesse, et les virements de bord ont remplacé les empannages dans l’alizé moribond. Du jeune Dunkerquois de Faber France, à Laurent Bourgues (Prim’Soins) onzième proto et auteur d’une spectaculaire remontée aux avant-postes, ils sont 8 solitaires "scotchés" de part et d’autre de la route directe, incapables depuis ce matin de faire décoller le speedomètre des deux petites unités lamentablement affichées aux répétiteurs. Henri-Paul Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) et Bertand Delesne (Entreprendre durablement), d’instinct ou d’impatience, s’appuient de plus en plus fort sur bâbord, vers l’Est d’où le vent doit finir par rentrer. L’ouest de Trautman, mais aussi de Pierre Brasseur (Région Nord pas de Calais/Ripolin), de Sébastien Picault (Kickers), voire de François Cuinet (Plan Jardin) et, encore plus loin de Rémi Aubrun (At Children’s project) apporte le petit filon d’air, entre grains orageux, qui permet un gain substantiel vers le sud et vers des alizés que le déplacement de l’anticyclone de Sainte-Hélène, en plein hémisphère Sud, va réactiver par le Sud puis orienté Sud-Est sur la route des solitaires. Maintenant, est-ce que l’investissement payant pour le moment par l’Ouest ne va se retourner contre ces skippers qui vont devoir serrer plus le vent que les autres ? Il y a fort à parier que oui…

La menace Lobato
L’accordéon, ou l’élastique selon les goûts, fonctionne à plein, et l’écart que l’on aime parfois mesurer entre le leader proto et celui des séries, longtemps proche de la centaine de milles, est revenu cet après midi à une grosse soixantaine de milles. Un chiffre qui illustre surtout à notre sens le phénomène de compression de la flotte par l’avant. Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) bénéficie d’encore un peu de pression d’Est pour gagner travers au vent dans le sud. L’homme, inspiré depuis Funchal, est aussi rapide quelles que soient les allures. Il aborde la zone de fort ralentissement avec un Xavier Macaire (Masoco Bay) à plus de 10 milles et un Francisco Lobato (ROFF TMN) qui persiste et signe quelques 46 milles sous son vent, à l’ouest de la route. Les quatre premiers se tiennent en 11 petits milles, tandis que le grand Anglais, Oliver Bond, de l’écurie Artemis apparaît en cinquième position, et à très belle fête. En Série comme en proto, au moment où les voiles claquent dans la pétole, on s’interroge ferme sur la conduite à tenir, et on revient immanquablement à cette sempiternelle question de pot…. Et pendant ce temps-là, l’alizé de Nord-Est continue de souffler, en s’époumonant certes, au-dessus du 10° Nord.

Adieu Cap Vert
L’archipel du Cap Vert, très fréquenté ces derniers jours, se vide petit à petit de ses étranges visiteurs. Caroline Vieille (Fondation Jérôme Lejeune), le Norvégien Staale Jordan (Tormy) et Emmanuel Laurent (Domaine des Thomeaux) y sont encore en escale, et on demeure dans l’attente de bonnes nouvelles. Maxence Desfeux (Matmut), à 600 milles des leaders, est de nouveau en mer, et en route pour la grande aventure de sa vie.

Classement à 15h00, mercredi 14 octobre 2009 :

Prototypes – 33 en course :
1. Thomas Ruyant (Faber France) : à 1 375 milles de l’arrivée
2. Henri-Paul Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) : à 4,25 milles du leader
3. Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) à 5,88 milles du leader
4. Matt Trautman (Mini Mac) : à 11,29 milles du leader
5. Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais – Ripolin) à 20,65 milles du leader…

Série – 47 en course :
1. Charlie Dalin (Cherche Sponsor-charliedalin.com) : à 1 425,95 milles de l’arrivée
2. Xavier Macaire (Masoco Bay) : à 10,15 milles du leader
3. Francisco Lobato (ROFF TMN) à 10,55 milles du leader
4. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapei) : à 11,65 milles du leader
5. Oliver Bond (Artemis) à 28,59 milles du leader

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