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Nouveau report jusqu’à au moins midi

L`équipage de BMW Oracle attend
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Aurons-nous le plaisir d’assister vendredi au premier mano a mano entre Alinghi et BMW Oracle Racing ? Après deux départs annulés – lundi et mercredi – en raison de la météo, cette dernière est bien sûr au cœur des préoccupations pour demain.

Les températures, presque printanières en début de semaine, ont chuté aujourd’hui à Valence, sous l’influence d’un vent de Nord-Nord Ouest de 20/30 nœuds qui devrait prendre de l’Ouest et faiblir fortement demain. Reste la question des vagues. La houle résiduelle de Nord-Est, mauvaise mercredi, sera-t-elle devenue suffisamment praticable vendredi pour nos deux géants ?

« Le bateau est resté au corps-mort dans le port de commerce aujourd’hui avec l’aile à la verticale et nous avons eu jusqu’à 30 nœuds de vent, » expliquait Max Sirena, en charge de la logistique de l’aile rigide de BMW Oracle Racing. « Cela est un peu angoissant mais jusqu’ici, tout va bien. Et si nous ne l’avons pas baissée, c’est que nous sommes prêts à courir demain. »

Sur la base d’Alinghi, l’action battait son plein cet après-midi : changement de la dérive tribord (de « s » à droit, pour conditions météo plus légères), puis retournement du catamaran dans le « sens de la marche » pour sortir du port et enfin changement de la dérive bâbord. Alain Gautier, présent lors des manœuvres, confirme à son tour que « le vent doit tomber demain, mais est-ce que la mer va aussi tomber suffisamment, c’est la question. »

Dernières précisions du Directeur de Course, Harold Bennett : « Les modèles nous montrent que le vent, encore fort cette nuit, doit tomber au petit matin et il y aura peut-être une fenêtre dans l’après-midi. Nous devrions avoir une mer plus plate mais nous sortirons voir sur zone pour nous donner un maximum de chances. »

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Groupama 3 à la recherche du vent

Groupama 3
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Dans l’atmosphère, il y a des plateaux et des cratères, des anticyclones et des dépressions… Entre les deux, des cols et des vallées. Or, à l’approche des Quarantièmes Rugissants que Franck Cammas et ses neuf équipiers devraient atteindre dès vendredi matin, ce sont des reliefs météorologiques fort peu prononcés qui posent problème : le bilan reste toutefois très positif puisque Groupama 3 a toujours réussi à garder une vitesse suffisante pour franchir les zones délicates avant que les anticyclones de petite taille ne parviennent à le happer.

« On devrait trouver du vent devant nos étraves ! J’espère que nous sommes sortis de la zone de brise la plus faible… Ce jeudi matin, nous n’étions même pas à six nœuds de moyenne, avec moins de trois nœuds de vent. Nous sommes heureusement en train de quitter ces bulles qui se referment derrière nous. C’est le bout du tunnel, par 37° Sud ! Mais dans quelques jours, nous aurons assez de vent pour faire avancer le bateau… Et il commence à ne pas faire très chaud. Il y a déjà des albatros dans le ciel, le soleil resplendit, la mer est d’un pur bleu. Mais il faut en permanence régler les voiles pour se sortir de ces cellules anticycloniques. » lançait Franck Cammas à Yann Queffélec lors de la visioconférence ce midi.

Être ou ne pas être ? La question se pose à Franck Cammas, non pas en termes métaphysique mais géographique ! Naviguer dans les Quarantièmes et se retrouver dans une pétole digne d’un Pot au Noir a des saveurs surréalistes… Mais l’été austral a aussi ces humeurs et l’extension de ces hautes pressions à tout l’Atlantique Sud n’a rien d’inhabituel. La difficulté pour le navigateur Stan Honey et le routeur à terre Sylvain Mondon, est de trouver une voie cohérente en minimisant les risques d’arrêt buffet.

« Il y a eu un choix à faire, il y a deux jours : nous avons opté pour le plus risqué, c’est-à-dire traverser des zones de calme plat et on s’en sort mieux que d’avoir fait un grand détour pour les contourner ! Nous sommes plutôt contents de notre choix parce que nous sommes allés plus vite que les trous de vent qui se forment derrière nous… »

Rester sur une trajectoire proche de celle du détenteur du record autour du monde était donc logique et sur un Trophée Jules Verne, il est acquis qu’avance ou retard fluctue en fonction des données météo : l’essentiel est de conserver la confiance en son bateau, en son équipage et dans les prévisions météo qui courent encore sur un mois jusqu’à Ouessant !

« Nous savions que notre départ était bon et que la suite n’était pas évidente : au final, nous aurons moins de retard que nous le pensions à Ouessant, lors du passage du cap de Bonne-Espérance ! Cela ne représente que le quart du Trophée Jules Verne. Même si nous ne sommes pas en bonne posture pour cette entrée dans l’océan Indien, ce dernier se présente favorable… Le bateau n’a pas souffert et nous ne devrions n’avoir qu’entre cinq et huit heures de retard sur le temps de référence. »

Dès que le trimaran géant aura attrapé la dépression qui se déplace sur le 60° Sud, le tempo va très nettement s’accélérer et Franck Cammas et ses hommes devraient être aussi rapides que Bruno Peyron et son équipage sur cette tranche de parcours. Le retard accumulé ces dernières heures va donc se stabiliser et le passage au cap de Bonne-Espérance avec un décalage de quelques heures ne sera donc pas trop pénalisant.

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Les Voiles de Saint Barth : un plateau prestigieux

Icap Leopard - Mike Slade
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Saint Barth, ses rivages enchanteurs et ses eaux chatoyantes va servir d’écrin au ballet contrasté de voiles classiques et de yachts modernes, à une, deux ou trois coques. Les seules présences d’Icap Leopard 3, en route vers une tentative de record de la traversée de l’Atlantique, ou du yacht Classique Kate constituent à elles seules un événement dans la régate.

Icap Leopard 3, du Britannique Mike Slade, Super Maxi Yacht signé Bruce Farr est l’archétype d’une classe de voiliers hors norme alliant esthétisme, confort, et dotée de toutes les avancées technologiques développées récemment sur les voiliers de course au large. Icap s’apprête à quitter l’Australie où il a subi d’importantes modifications dans son chantier natal, pour rejoindre les Caraïbes. Saint Barth sera sa première étape ludique et sportive avant son grand challenge de l’été, s’attaquer au record de la traversée de l’Atlantique d’Ouest en Est détenu par Mari-Cha IV (6 jours, 17 heures et 52 minutes).

Si la seule présence d’Icap Leopard 3 est en soi un événement, l’affrontement avec d’autres unités tout aussi prestigieuses, comme le grand ketch Sojana (115 pieds), DSK (Swan 90), le 148 pieds Saudade ou le plan Briand Hamilton II (115 pieds) laisse augurer de somptueux moments de Yachting.

Voiles auriques et ponts en teck
Les amoureux de beaux yachts Classiques ne resteront pas sur leur faim, loin de là, puisque les élégantes coques de tradition de Kate, White Horse, White Wings ou Lone Fox seront de la fête. Kate effectuera à Saint Barth un retour attendu après son hivernage. Cette magnifique goélette aurique a été construite en 2006 sur plan Alfred Mylne datant de 1908 et appartient à la prestigieuse classe des 12 M International.

Swan 45, Dufour, Archambault… les "Racing" les plus toniques du moment, taillés pour la régate à la journée, amateurs de vent soutenu et de houles formées, ne pouvaient manquer ce nouveau rendez vous caribéen. "Puffy", Swan 45 du parrain de l’épreuve, Patrick Demarchelier, Sonodia III (Archambault 40), Money Penny (Swan 601) ou le Swan 45 "Victor" sont les archétypes de ces voiliers de croisière typés et équipés pour "performer" en équipage lors de régate au contact. Rapides, manoeuvrants, ils offrent toujours avec leurs voiles en spectra ou kevlar haut de gamme, le spectacle apprécié de joutes nautiques à couteaux tirés.

Les Caraïbes ont toujours accueilli avec bonheur trimarans et catamarans. Les Voiles de Saint Barth se devaient de leur offrir une place. Multicoques de 40 à 60 pieds seront ainsi de la fête. Claude Tellier et son ex-Primagaz vainqueur de la Route du Rhum n’aurait manqué l’occasion pour rien au monde.

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Une nuit tendue sur Groupama 3

Groupama 3
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Quelle contradiction que de se retrouver fortement ralenti quand on aborde les Quarantièmes Rugissants, qui par leur nom même, indiquent bien que les coups de vent se succèdent habituellement à l’abord des mers du Sud ! Car après une descente jusqu’à la latitude de Rio de Janeiro qui s’était avérée plutôt rapide, voilà que l’anticyclone de Sainte Hélène faisait des siennes. L’été austral est pourtant bien entamé, mais voilà : les dépressions se forment encore très au Sud et les hautes pressions s’étalent sur presque tout l’océan en se scindant en cellules aléatoires. Difficile donc d’anticiper ces mouvements de masses d’air qui ne présentent pas de fort gradient.

La nuit a ainsi été nerveusement assez tendue pour l’équipage de Groupama 3 qui a tout de même réussi à maintenir un bon cap au Sud-Est depuis mercredi midi et à atteindre le 35° Sud vers 3h00 (heure française). Ce coup de frein a en conséquence brûlé l’avantage du trimaran géant sur le temps de référence qui s’est consommé à hauteur de 150 milles dans la nuit. Mais Franck Cammas et ses neuf équipiers vont enfin quitter les frasques de Sainte-Hélène et glisser de plus en plus rapidement vers le cap de Bonne-Espérance avec un vent qui va s’orienter au Nord-Ouest en fin de journée.

La première dépression des mers du Sud s’est fait attendre mais le rythme devrait enfin permettre au trimaran géant d’aborder l’océan Indien en fin de week-end. Le changement de température va aussi être brutal quand Groupama 3 va franchir la latitude symbolique du 40° Sud à l’approche de la nuit.

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Enquête sur l’aile américaine dans le nouveau Course Au Large

autopromo mag aile BMW Oracle
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Ce qui n’était au départ qu’un projet confidentiel au sein du design team d’Oracle est devenu l’arme de guerre du challenger US pour tenter de ravir l’Aiguière d’Argent au Defender suisse : une aile rigide de 57 mètres de haut et de 625 m2, dont la taille et la surface, au moment où nous écrivions ces lignes, devaient encore évoluer à la hausse. Du jamais vu à cette échelle ! Or, ce mécano géant de carbone et de kevlar est presque une œuvre française. Joseph Ozanne (31 ans, ingénieur aéro) pour la conception et Dimitri Despierres (36 ans, ingénierie systèmes mécaniques) pour le suivi de chantier, ont été deux des grandes chevilles ouvrières de cet objet vélique hors normes. Nous les avons interrogé début janvier, dès leur arrivée en Espagne….

Retrouvez la suite de cet article dans le nouveau magazine Course Au Large, N°40, en kiosques actuellement….



Egalement au sommaire de ce numéro 40 de Course Au Large, entre autres :



. ENFIN SUR L’EAU !
. DES GEANTS AUX PERFORMANCES THEORIQUEMENT PROCHES
 

. LE CLIMAT HIVERNAL DE VALENCIA

 / LES REGLES DU DOG MATCH


. ILS VONT JOUER LA COUPE – QUI SERA A BORD ?


« SIMPLEMENT RIDICULE », ENTEND-ON AU ROYAL YACHT SQUADRON…



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Sailingnormandie.com : l’actu voile en Normandie.

Sailing Normandie
Sailing Normandie

Dédié à tous les voileux Normands ou navigants proches des côtes normandes, un nouveau site est à signaler : www.sailingnormandie.com : l’actualité voile en Normandie.
 
Lancé à l’initiative de la régatière émérite et multi-supports, journaliste voile et évidemment normande Alexandra Gardin, le site vit ses premiers jours et attends vos visites.
 
Actualité des régates habitables (monotypie, match racing….) et voile légère (dériveur, cata de sport) sont bien entendu au programme. Mais d’autres rubriques viennent compléter l’actualité voile avec des reportages sur les événements de votre région, les nouveautés littéraires liées à la mer ou un espace dédié aux escales normandes ou d’ailleurs, rubrique à laquelle vous êtes largement conviés à participer. Le portrait du mois vous fera découvrir des personnalités locales à travers reportages et interviews et la rubrique Zoom présente les initiatives régionales à signaler.
 
Une orientation plurielle donc pour ce site, même s’il est, comme sa région, largement tourné vers la mer. A consulter pour vos navigations et escapades normandes ainsi que pour découvrir les particularités, initiatives et figures locales de cette belle région.”

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Journée difficile et nuit délicate à venir

Groupama 3
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L’horloge tourne et les milles défilent dans le mauvais sens : l’avance que possédait Groupama 3 sur le temps de référence du Trophée Jules Verne a fondu sous le soleil tropical, passant de plus de 600 milles à moins de 300 milles… Et la perte n’est pas finie ! L’anticyclone de Sainte-Hélène est en effet scindé en plusieurs cellules et Franck Cammas et ses neuf équipiers doivent composer entre les bulles qui implosent sur place pour se reformer un peu plus loin… Difficile d’établir un plan de campagne rigoureux quand le vent joue les filles de l’air !

« Heureusement qu’il y a eu de belles rotations du vent la nuit dernière : on a pu gagner pas mal de milles vers le Sud jusqu’au matin. On a pu progresser avec des phénomènes locaux assez instables qui nous ont permis de bien descendre sous gennaker. Nous n’avons eu à faire que des empannages, mais pas de manœuvres de changements de voile. Il a fallu être aux aguets toute la nuit pour bien exploiter ces bascules. C’est une course contre la montre face à une bulle anticyclonique qui risque de nous « manger ». C’est un peu tendu à bord, mais nous faisons ce que nous pouvons ! » indiquait Franck Cammas à la vacation radio.

À l’assaut du front !

Il va falloir ronger son frein et rester particulièrement vigilant pour grignoter les milles vers le Sud afin de sortir des métastases anticycloniques. Près de 300 milles à faire avant de lâcher les chevaux dans une dépression très Sud, associant des vents de secteur Ouest d’une vingtaine de nœuds. D’ores et déjà, Franck Cammas et ses hommes savent qu’ils auront du mal à tenir le temps de passage au cap de Bonne-Espérance (14j 08h 19′) de Bruno Peyron en 2005. Mais si l’entrée dans l’océan Indien ne compte que quelques heures de retard, le match n’en sera que plus relancé ! Reste que les heures à venir vont mettre l’équipage sur les dents…

« Nous naviguons depuis midi avec un vent faible de 9-10 nœuds de Sud-Ouest. La mer est déjà un peu soumise aux effets de la houle du Grand Sud et ça « pendule » un peu. On cherche toujours à gagner le plus vite possible dans le Sud pour attraper les dépressions. Mais le premier front avec du vent de Sud-Ouest n’arrivera que jeudi soir : le moment délicat, c’est en ce moment et jusqu’à minuit ! Il faut espérer ne pas tomber dans un trou de vent qui nous mettrait en retard sur le front… »

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Toujours pas de course à Valence

Alinghi 5 attend devant sa base
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Hier soir, le comité de course de la 33e Coupe de l’America avait annoncé que le signal d’attention de la première manche ne pouvait pas être donné avant 11h54 ce matin en raison des conditions de vent et de mer au large de Valence. Harold Bennett, le Directeur de Course avait précisé : « Je ne souhaite pas faire sortir les bateaux s’ils ne peuvent pas courir. » Le vent soufflait toujours de 25 à 30 nœuds au large de Valencia ce matin et les multicoques sont effectivement restés au port. Le pavillon AP (signifiant que le départ est retardé), hissé hier soir au-dessus du bâtiment de la Direction de Course dans le Port America’s Cup, est alors resté en place.

Après la bascule du vent hier soir à Valence, une mer croisée et une houle résiduelle de plus d’un mètre rendaient l’état de la mer difficile selon une première évaluation effectuée ce matin à 8h30. “Le principal problème était les vagues. Je crois qu’il y avait des creux d’1,3m en moyenne sur le plan d’eau", a expliqué le stratège d’Alinghi Murray Jones. "Nous aurions donc pu avoir jusqu’à 1,8m et cela pose vraiment problème. Il y avait de la houle orientée dans une direction est des vagues à 90 degrés. Nous sommes déjà sortis dans des conditions un peu moins mauvaises que celles-ci et c’était abominable. Je pense qu’ils ont pris la bonne décision en annulant la course pour aujourd’hui", a ajouté l’équipier néo-zélandais.

Le Comité de Course est sorti en mer vers 10 heures pour voir s’il serait possible de lancer cette première course de la 33e Coupe et après quelques heures d’attente, la confirmation est venue ce midi que la course prévue aujourd’hui ne pouvait pas se disputer.

Après le report lundi à cause de l’absence de vent et ce nouveau report aujourd’hui, il faudra attendre vendredi matin 10h pour le signal d’attention du départ de la première manche de cette 33e Coupe, en espérant que les conditions seront réunies à ce moment-là….

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Un plateau riche de promesses

Départ de la Solitaire du Figaro
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Redoutée des plus grands, elle demeure l’une des courses les plus difficiles et pourtant chaque année, elle attire les marins professionnels ou amateurs de tout horizon. La preuve en est : les skippers sont cette année encore plus nombreux à souhaiter participer que pour la 40ème édition. Les 73 préinscrits dont 17 bizuths, 3 femmes et 8 étrangers laissent augurer une Solitaire exceptionnelle qui devrait se jouer avec une fois de plus un plateau extrêmement homogène et des émotions, à n’en pas douter toujours plus fortes.

Pas moins de cinq anciens vainqueurs tenteront d’accrocher un deuxième titre à leur palmarès, à l’image de Jérémie Beyou, Armel Le Cléac’h, Kito de Pavant, Eric Drouglazet et Nicolas Lunven, vainqueur en 2009. « Habitués aux podiums depuis plusieurs années, Yann Eliès, Gildas Morvan, Corentin Douguet, Thierry Chabagny et Frédéric Duthil seront eux aussi aux avant-postes pour accéder enfin au graal » précisait Jacques Caraës, directeur de course, quelques heures avant de s’élancer sur le record du Trophée Jules Verne. « Et, La Solitaire n’aurait décidément pas la même saveur sans la présence inconditionnelle d’un talentueux doyen en la personne de Jean-Paul Mouren qui courra sa 24ème solitaire ! »

Le classement Bénéteau accueillera cette année 17 bizuths, preuve que la course attire toujours de nouveaux talents. « Parmi eux, le suisse Bernard Stamm, ténor de la course au large, sera le plus insolite des bizuths » note Jacques Caraes. Il faudra aussi compter sur les jeunes talents tels Damien Cloarec et Arthur Le Vaillant ainsi qu’Anthony Marchand dernier lauréat de la sélection espoir Région Bretagne. Les anciens ministes seront de la partie avec les très prometteurs Laurent Bourgues et Charlie Dalin et surtout le vainqueur de la Transat 6.50 série Francisco Lobato, premier Portugais à s’inscrire à La Solitaire du Figaro.

Une première et un record de participation absolu chez les étrangers avec cette année 8 concurrents contre 5 en 2007 ! L’international se tourne résolument vers La Solitaire : anglais, suisse, italien, irlandais, portugais et franco-allemande, 6 nationalités défendront leurs couleurs cet été. On citera notamment Jonny Malbon, Nigel King, Paul O’Riain et Pietro D’Ali. Chez les femmes, la toute jeune Katie Miller, 9ème de l’OSTAR en 2009, fera ses premiers bords sur la course tandis qu’Isabelle Joschke reviendra pour la 3ème fois.

Les jeunes loups de la Classe seront en nombre cette année avec Fabien Delahaye et Paul Meilhat qui se sont livrés une superbe bataille en terminant respectivement 1er et 2ème, à seulement 15 minutes, du classement bizuth en 2009. François Gabart et Adrien Hardy participeront à leur 3ème Solitaire aux côtés des fidèles de la Classe : Erwan Tabarly, Jeanne Grégoire, Armel Tripon, Romain Attanasio, Laurent Pellecuer, Alexandre Toulorge, Sébastien Audigane…

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La sécurité primordiale dans les Mers du Sud

Paprec-Virbac- passage du Détroit de Cook
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Lors du passage dans l’hémisphère austral, les régatiers navigueront dans les zones les plus éloignées de la terre de la planète. L’organisation du tour du monde en double porte donc une attention particulière à la logistique qui touche au suivi des bateaux et aux possibles opérations critiques qui peuvent avoir lieu dans ces zones pendant la course. Pour cette raison, Denis Horeau et Pere Sarquella ont fait le voyage en Australie et en Nouvelle-Zélande afin de visiter les sièges des centres de secours maritime de chaque pays. Selon Denis Horeau, ce voyage est en premier lieu une action de reconnaissance très importante : « C’est la première fois que les organisateurs d’une course autour du monde font le voyage pour visiter ces centres de sauvetage. Dans un premier temps, il s’agissait de les remercier, de leur montrer notre gratitude pour les vies qu’ils ont sauvées depuis qu’ils ont commencé leurs opérations et pour toute l’aide qu’ils nous ont apportée depuis les premiers tours du monde ».

Au-delà du fait de personnaliser les contacts, le second motif de ce voyage était de coordonner les actions de suivi de la flotte sur les immenses zones maritimes sous la vigilance des deux centres. Déterminer comment travailler et communiquer durant la régate, définir les rôles respectifs de l’organisation et de chaque centre est primordial. « Nous leur fournirons le maximum d’information sur chaque équipe – affirme Pere Sarquella – non seulement les données techniques de chaque bateau, mais aussi les détails de tous les systèmes de communication à bord, leurs codes d’identification et les données personnelles et médicales de chaque navigateur”.

Le succès de cette coopération entre l’organisation de la course et les centres de sauvetage repose sur un aspect technologique fondamental. “Les techniciens australiens ont demandé à recevoir les données du tracking et vont les intégrer dans leur système de suivi – explique Pere Sarquella. De cette manière, lorsqu’un incident survient, nos deux entités auront l’information en simultanée.

Tout comme les Australiens, les experts néo-zélandais, satisfaits de cette rencontre ont collaboré au maximum. “Il était important de faire connaissance, déclare Horeau. Nous devons tenir compte que le parcours de la Barcelona World Race passe par le détroit de Cook, ce qui veut dire que nous allons collaborer de façon étroite avec les Néo-Zélandais». L’arrêt possible des bateaux à Wellington pour raisons techniques a également été évoqué.

Ce processus sera complété par la visite de Denis Horeau aux sièges des centres de sauvetage du Chili et d’Argentine à la fin du mois de février. L’objectif sera le même qu’en Australie et Nouvelle-Zélande. Pour le Directeur de Course de la Barcelona World Race, la connaissance et la reconnaissance mutuelle de ces centres maritimes est fondamentale pour garantir la sécurité future des tours du monde et développer la voile océanique avec les garanties maximum de collaboration sur le plan international.

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