Régate de haut niveau dans le cadre unique, la baie de Hyères et ambiance festive à Porquerolles, "la Semaine" s’est imposée comme lieu d’affrontement privilégié des meilleurs équipages méditerranéens, mais fait également recette auprès de coureurs professionnels de renom.
Alain Vidal, membre fondateur de l’événement aux côtés de Sébastien Leber du Yacht Club de Porquerolles, préside cette année l’organisation du millésime 2010 selon la "règle" de l’alternance entre les deux clubs. Il explique : "nous mettons en place en baie d’Hyères les mêmes équipes qui régissent la Semaine Olympique. C’est là et pour tous les régatiers, un gage d’excellence dans le déroulé des joutes." Atout majeur de cette Semaine de Porquerolles, la beauté du plan d’eau situé au coeur du parc national de Port Cros. "Un site exceptionnel qui justifie à lui seul l’engouement des régatiers qui se pressent à l’inscription. Par contre, notre volonté a toujours été de maîtriser le nombre des entrants, dans un soucis de préservation de la qualité sportive des régates. »
Le petit port de Porquerolles fera ainsi et comme à l’accoutumée le plein des 70 places conformes à sa capacité d’accueil, avec des unités dont certaines dépassent les 16 mètres.
Les régates dureront quatre jours, sous l’égide des règles IRC.
70 équipages attendus à Porquerolles en mai
Groupama 3 reprend la mer
Sur les dix équipiers qui composent l’équipage du Trophée Jules Verne, quatre seront à bord pour convoyer Groupama 3 jusqu’à Brest où débutera le 1er janvier un nouvelle période de stand by pour s’attaquer au Tour du Monde : « La présence à bord de l’ensemble de l’équipage du Jules Verne ne se justifiait pas. Avec Lionel Lemonchois, Jacques Caraës et Ronan Le Goff et six nouveaux équipiers, nous serons en mesure de valider la fiabilité des réparations effectuées à Cape Town » précise Fred Le Peutrec qui endosse le rôle de skipper pour cette remontée de l’Atlantique.
Deux semaines d’escale
« Nous profitons de ce retour pour faire naviguer des membres de l’équipe technique qui connaissent très bien Groupama 3 comme Eric Lamy, Clément Surtel ou encore François Salabert qui officiera à la navigation. Nous accueillons également d’autres spécialistes du multicoque : Thierry Duprey du Vorsent, Ludovic Aglaor ainsi qu’un Sud Africain qui a notamment navigué sur Cheyenne, Nick Legatt » ajoute Fred Le Peutrec.
Au total, l’escale de Groupama à Cape Town aura donc duré près de deux semaines : « L’avarie constatée, il a fallu faire travailler architectes et ingénieurs pour en déterminer la cause afin d’être certain des réparations et renforts à poser sur les liaisons bras-flotteurs. Le bureau d’études du team Groupama, les architectes VPLP et HDS ont collaboré en bonne intelligence. Nous partons donc en toute confiance à bord d’un bateau plus solide et en parfait état. Il était très important pour toute l’équipe de prendre le temps de bien faire les choses, de ne pas s’emballer » poursuit Fred.
Nouvelle tentative début janvier?
Déterminé à s’élancer à partir du premier janvier 2010 dans une nouvelle tentative de Trophée Jules Verne, l’équipage de Groupama 3 a trouvé l’énergie nécessaire à ce nouveau défi malgré l’inévitable déception provoquée par cette avarie : « Nous étions vraiment bien dans le match. Malgré notre abandon, nous avons suivi l’évolution du système météo dans lequel nous naviguions. Il était excellent jusqu’en Australie. Cela prouve la qualité du travail réalisé par Stan Honey, notre navigateur et aussi par Sylvain Mondon, conseiller météo de Météo France. C’est de bon augure pour la suite et les cinq semaines de stand by dont nous disposerons entre le premier janvier et le 6 février pour notre nouvelle tentative » commente Franck Cammas.
Rentré en France depuis quelques jours, tout comme Bruno Jeanjean, Thomas Coville, Stève Ravussin et très prochainement Loïc Le Mignon, le skipper de Groupama 3 va suivre de très près ce convoyage retour : « Nous avons choisi de réparer Groupama 3 à Cape Town afin de valider en mer la fiabilité de Groupama 3. Les calculs ont leur limite. Rien ne vaut l’épreuve du large pour tester la structure et j’ai totale confiance dans l’équipage qui est à bord pour le faire ».
Côté météo, les conditions seront favorables pour rejoindre l’hémisphère nord : « Nous allons partir avec un vent de Sud-Sud-Est de 15 à 20 noeuds. Nous naviguerons donc au portant le long des côtes jusqu’à dimanche puis nous mettrons le cap à l’Ouest pour franchir l’équateur vers le 25° Ouest. La suite du parcours dépendra des dépressions de l’Atlantique Nord mais nous devrions de toute manière arriver à Brest avant Noël et donc passer les fêtes en famille » conclut Fred Le Peutrec.
L’équipage de Groupama 3 entre Cape Town et Brest :
Quart n° 1 : Fred Le Peutrec, Eric Lamy, Nick Legatt
Quart n° 2 : Lionel Lemonchois, Ludovic Aglaor et Clément Surtel
Quart n° 3 : Ronan Le Goff, Thierry Duprey du Vordent et Jacques Caraës
Navigateur hors quart : François Salabert
Conseiller météo à terre : Sylvain Mondon
Williams mal à l’aise en Malaisie
Au début de la journée rien ne suggérait que tout allait basculer aujourd’hui. Robertson commençait ce matin avec le score peu enviable de 1-3. Sur le quai ce matin il a affirmé qu’il voulait faire mieux. Mathématiquement il lui fallait six victoires pour pouvoir envisager un passage en quart de finale.
Tout a bien commencé pour le jeune lorsqu’il a battu le vétéran et champion en titre en Malaisie, Peter Gilmour. Mais ensuite il a dominé l’Australien dans le duel face à Torvar Mirsky avant de confronter son compatriote, Adam Minoprio, qui est actuellement au sommet du World Match Racing Tour. Minoprio et ses hommes restaient confiants, mais c’était Robertson, qui a pris le contrôle dans la phase de pré-départ. A la marque Robertson disposait d’une longueur d’avance, un écart qu’il allait creuser par la suite pour terminer avec trois longueurs d’avance. Les hommes de Minoprio était bien silencieux après ce camouflet. Robertson, numéro 25 dans le classement mondial a terminé la matinée en battant le Français, Damien Iehl. Et il a enfoncé le clou en début d’après-midi en triomphant devant Magnus Holmberg pour terminer la journée sous le score de 6-3.
Si Robertson a été le grand gagnant de la journée, c’était le Britannique Ian Williams qui était le grand perdant. Son équipe domine le circuit depuis deux ans, mais cette semaine cela tourne au cauchemar pour Williams. Battu hier par Damien Iehl, Peter Gilmour et Phil Robertson, il savait qu’il avait du boulot à faire aujourd’hui s’il voulait accéder aux quarts de finale. Certes il a commencé la journée d’une manière satisfaisante en battant le champion local Hazwan Hazim Dermawan, mais ensuite il a enchaîné deux défaites face à Sébastien Col et Magnus Holmberg. Le match suivant allait être déterminant…et c’était le cata pour Williams face à son compatriote, Ben Ainslie.
Seconde journée du Round Robin
Ben Ainslie (GBR) Team Origin 7-2
Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team 6-3
Phil Robertson (NZL) WAKA Racing Team 6-3
Magnus Holmberg (SWE) Victory Challenge 5-4
Sebastien Col (FRA) French Match Racing Team/ALL4ONE 5-3
Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team 5-3
Adam Minoprio (NZL) Emirates Team New Zealand/BlackMatch Racing 4-4
Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing 4-4
Damien Iehl (FRA) French Match Racing Team 4-5
Ian Williams (GBR) Team Pindar 3-6
Francesco Bruni (ITA) Team Azzura 3-6
Hazwan Hazim Dermawan (MAS) Taring Pelangi Team 0-9
Cuisine à Bord, l´animation star du Nautic.
Chaque jour à midi, les duos Chef-Skipper prennent les commandes autour de la célèbre cocotte-minute :
– Le vendredi 4 décembre, Patrick Jeffroy, chef de l’Hôtel de Carantec, deux étoiles Michelin, est le prodige de la gastronomie bretonne. Il sera accompagné de Marc Guillemot, skipper du 60 pieds Imoca Safran, tout juste de retour de sa victoire dans la Transat Jacques Vabre.
– Le samedi 5 décembre, c’est au tour d’Elizabeth de Meurville, auteur de dizaines d’ouvrages gastronomiques d’enchanter les cocottes minutes avec le concours de Loïc Peyron, le célèbre skipper de la Baule.
– Le dimanche 6 décembre, Jean Marie Zimmerman, ambassadeur gastronomique de la Cunard, se penchera avec Mike Golding sur les cuisines du Nautic, qui vont lui paraître bien menues venant de celles du Queen Mary 2 !
– Le lundi 7 décembre, Christophe Aribert, le chef du Grand Hotel d’Uriage les Bains, deux étoiles Michelin aux portes du Vercors, sera accompagné de Gildas Morvan, skipper de Cercle Vert, champion de France solitaire 2008 et vainqueur de la Transat BPE 2009.
– Le mardi 8 décembre, encore deux super stars de la montagne et de la mer: Jean Sulpice est la plus haute étoile de France, avec son restaurant de Val Thorens. Il sera accompagné en cuisine par son ami Michel Desjoyeaux, sans doute le plus gros palmarès de la course au large et dernier vainqueur du Vendée Globe.
– Le mercredi 9 décembre, Alain Pégouret accueillera Armel le Cléac’h, le skipper de Britair. L’élève de Robuchon est devenu le chef du prestigieux restaurant Laurent à Paris, deux macarons, et rendez-vous du gotha de la politique et des affaires. Le « chacal », surnom d’Armel chez ses concurrents, va sans doute enrichir son nez légendaire !
– Le jeudi 10 décembre, Michel Roth, le double étoilé du restaurant du Ritz, meilleur ouvrier de France et Bocuse d’Or, éblouira sans doute Catherine Chabaud !
– Le vendredi 11 décembre, ce sera au tour de Frederic Anton, du Pré Catelan, véritable star de la nouvelle génération de chefs avec ses trois étoiles au Guide Rouge.
– Le samedi 12 décembre, Philippe Gauvreau, double étoilé de La Rotonde à Lyon, officiera avec les meilleurs couteaux de la Marine Nationale. La Royale n’ayant pas coutume de négliger la gastronomie, et le chef lyonnais étant réputé pour son perfectionnisme, le résultat sera plus que parfait !
– Quant à Dimanche 13 décembre, ce sera presque parfait avec Grégory Cuilleron, lauréat de l’émission phare de M6, "un Dîner presque parfait", qui fera swinguer les cocottes avec les skippers du Défi Intégration.
– D’autres surprises de chefs seront annoncées pendant le Nautic, avec toujours plus d’étoiles et de stars bien salées…
Après ces duos, les protagonistes dégusteront leurs préparations dans un véritable carré de voilier reconstitué sur l’espace.
Autour de ce temps fort, l’espace Cuisine à Bord est destiné à vivre tout au long de la journée.
Dès le matin, il est confié à des institutions comme Marseille ou la Marine Nationale qui proposent à leurs meilleurs chefs d’épater la galerie avec leurs préparations.
On l’aura compris, la cocotte-minute SEB est au centre de ces débats culinaires. Mais entre chaque préparation et dégustation, il y a fort et vite à faire. Dyson, le révolutionnaire de l’aspiration, prête donc main forte aux commis et propose son show « Strip&Build » chaque jour à 15h30.
A 16h30, c’est le spécialiste des cuisines embarquées ENO qui organise un goûter avec un chef, et plusieurs démonstrations de boulangerie embarquée, les vendredi et samedi. Faire son pain à bord, c’est ça le vrai luxe ! Suivent ensuite différentes émissions, avec notamment Cuisine TV et ses animateurs Eric Léautey et Benoît Molin.
Animée par Thomas Clouet, Cuisine à Bord mobilise de nombreux acteurs et partenaires :
SEB, bien-sûr, qui lance une nouvelle cocotte-minute à contrôle électronique,
Dyson, le révolutionnaire anglais de l’aspiration, qui dévoile son nouveau portable,
Les éditions Glénat, qui ont battu le rappel des plus grands chefs amoureux de la mer,
Le groupe ENO, artisan de l’art culinaire embarqué, avec ses célèbres cuisinières sur cardan,
Bénéteau et Jeanneau, qui fournissent de véritables cuisines de bateaux, dont une à la gîte comme en vrai !
Victorinox, le célèbre couteau suisse, propose ses plus fines lames,
Les champagnes Jacquart font pétiller les yeux et les verres,
Cercle Vert apporte les aliments, Topoplastic la vaisselle à toute épreuve, Vent de Voyage et Zanzibar le textile. France Bleu Breiz Izel et Cuisine TV sont les partenaires medias.
Cuisine à Bord est donc le nouveau rendez-vous à vivre du Nautic, parce que le Salon nautique international de Paris rassemble toutes les passions, pour le plus grand plaisir de tous nos sens.
Source : le Nautic
www.salonnautiqueparis.com
De nouveaux coureurs pour le CEM
« Les résultats de la saison 2009 sont vraiment satisfaisants malgré des financements difficiles à réunir pour certains de nos coureurs, » explique Franck Citeau. Nicolas Bérenger (KONE Elevators) a en effet terminé 8ème de la Solitaire du Figaro tandis que Laurent Pellecuer a remporté le Tour de Bretagne aux côtés de Eric Drouglazet (Luisina Design). Du côté des espoirs, Paul Meilhat (Domino’s Pizza) et Matthieu Girolet (Entreprendre Laffont Presse) ont terminé 2ème et 4ème du classement bizuth de la Solitaire. Enfin, l’équipe du monocoque 60’ Groupe Bel menée par Kito de Pavant et épaulée par le CEM dans sa préparation sportive s’est classée 2ème de l’Istanbul Europa Race puis de la Transat Jacques Vabre. « L’année 2010 se présente d’une toute autre manière pour les figaristes », poursuit l’entraîneur. Avant d’ajouter : « La plupart des coureurs ont déjà bouclé leur budget. Cela permet de préciser leurs objectifs et d’optimiser leurs stages. »
De nouveaux figaristes
Damien Guillou, Arthur Le Vaillant, Jean-Pierre Nicol et l’Anglais Jonny Malbon rejoignent les dix autres coureurs du centre. Les stages ont déjà débuté et monteront en puissance en suivant 4 étapes comme l’explique Franck : « Nous commençons par des exercices ludiques, basés sur le ressenti de chaque coureur de son Figaro. Nous passerons ensuite à une phase de foncier qui repose sur la préparation physique et de longues navigations. Dans un troisième temps, nous mixerons le foncier avec de l’entraînement spécifique à la régate avant d’entrer dans du 100% régate d’abord à La Grande Motte puis en Bretagne, lieu des épreuves d’avant saison mais aussi en perspective de la Solitaire du Figaro qui est l’objectif majeur de l’année. »
Nouvelle mission
La Fédération Française de Voile a confié au CEM la mission de détecter puis d’entraîner l’équipe des « bleuets » pour la région Sud. L’objectif est d’alimenter le groupe France Espoirs en jeunes talents pour favoriser des performances au Mondial Jeunes ISAF et à l’avenir, sur les Jeux Olympiques de 2016. Comme cela se fait également dans l’Ouest, des jeunes marins de 14 à 18 ans sont sélectionnés pour intégrer ce collectif. Ils sont ensuite entraînés et participent aux épreuves françaises et internationales. La série retenue pour la Méditerranée est celle du catamaran de sport.
Mousson sur la Monsoon Cup
Après les orages de la nuit, le tonnerre retentissait encore pendant le briefing des skippers ce mercredi matin. Le Directeur de l’épreuve a souligné que la pluie ne posait problème, sauf en cas de visibilité réduite et d’orages. Heureusement, aucune annulation n’a été à déplorer malgré la présence de foyers orageux dans l’après-midi. Les rivières débordent et les courants sont donc très importants dans la baie. Peter Gilmour, vainqueur de la Monsoon Cup l’an dernier, résume la situation : "Les départs étaient déterminants et lorsque la brise soufflait, nous avons pu disputer de bonnes courses. La mousson s’est vraiment sentie ici et nous avons subi la combinaison la plus éprouvante des cinq éditions de la Monsoon Cup avec de la pluie, du vent et un fort courant".
Avec 150 points à distribuer cette semaine et un prix totalisant 450 000 $, les enjeux sont importants. La tension est généralement élevée dans les phases de pré-départ. Après avoir perdu son premier duel face au numéro sept mondial, Damien Iehl, Adam Minoprio, le leader actuel du WMRT a déclaré : « Nous avons pris le meilleur le départ, mais en faisant de petites erreurs nous avons été pénalisés. Nous avons certes perdu notre première course, mais ça n’arrivera plus ». La semaine dernière, il ne semblait pas en grande forme à Perth et son duel face à Ben Ainslie était attendu. Minoprio l’a finalement emporté.
Après la défaite de Minoprio dans sa première course, tous les yeux étaient rivés sur le duel entre le deuxième du classement, Torvar Mirsky, et Francesco Bruni. Il semble que l’Italien soit bien plus à l’aise dans le petit temps au large de Nice qu’avec 20 noeuds de vent dans ces Foundation 36. L’explication de Mirsky : « Si vous perdiez le départ et n’étiez pas le premier à l’ascenseur (le courant à droite du plan d’eau – NDLR), c’était fini ! C’est ce qui nous est arrivé dans le duel face à Mathieu Richard ».
Autre duel passionnant à suivre : celui qui opposait Ian Williams, le champion du Tour 2008, et le tenant de la Monsoon Cup Peter Gilmour. Williams était pénalisé peu avant le départ, mais Gilmour a ensuite reçu une pénalité à son tour lorsque les tableaux arrière des bateaux sont entrés en contact. Williams en a profité pour remporter le duel. Il s’agit de sa seule victoire de la journée après avoir été battu par Mirsky, Iehl et Phil Robertson.
Résultats du jour
(premier chiffre = victoire, 2e chiffre = défaite)
Adam Minoprio (NZL) Emirates Team New Zealand/BlackMatch Racing 3-1
Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team 3-1
Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing 3-1
Ben Ainslie (GBR) Team Origin 3-1
Damien Iehl (FRA) French Match Racing Team 3-2
Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team 2-2
Magnus Holmberg (SWE) Victory Challenge 2-2
Sebastien Col (FRA) French Match Racing Team/ALL4ONE 2-1
Ian Williams (GBR) Team Pindar 1-3
Francesco Bruni (ITA) Team Azzura 1-3
Phil Robertson (NZL) WAKA Racing Team 1-3
Hazwan Hazim Dermawan (MAS) Taring Pelangi Team 0-4
Le classement général avant cette dernière épreuve :
1. Adam Minoprio (NZL) ETNZ/BlackMatch Racing 100 Points
2. Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team 88 Points
3. Ian Williams (GBR) Team Pindar 75 Points
4. Mathieu Richard (FRA), French Match Racing Team Racing 74 Points
5. Peter Gilmour (AUS) YANMAR 71 Points
6. Ben Ainslie, (GBR) Team Origin 65 Points
7. Damien Iehl (FRA) French Match Racing Team 48 Points
8. Sebastien Col, (FRA) French Match Racing Team 41 Points
Liz Wardley heurte un OFNI
Liz Wardley : "Vers 3h30 TU, alors que je naviguais cap au 280° par un vent de 25 nœuds du 220°, à une vitesse de 20 nœuds, sous GV à un ris et trinquette, en retombant d’une vague plus grosse qu’une autre on a heurté quelque chose avec le fond de la coque au niveau du cockpit, en arrière du moteur. Je n’ai rien vu dehors, je ne sais pas ce que c’était. Peut-être un cétacé ou quelque chose de mou qui flottait entre deux eaux. Je n’ai pas de voie d’eau, la structure du bateau semble intacte, mais je pense que nous avons un début de délaminage du sandwich de coque au niveau de la cloison de cockpit."
La navigatrice fait donc route sous voilure réduite vers la Bretagne où elle compte arriver demain vers midi. La navigatrice espère repartir rapidement. D’ores et déjà une opération commando se met en route à Port-la Forêt pour évaluer les dégâts. Cet arrêt au stand en mode compétition va correspondre au passage d’un nouveau train de dépressions sur la pointe Bretagne. Liz Wardley profitera ensuite d’une prochaine bascule du vent au nord-ouest pour remettre cap au Sud à vive allure.
Déjà pour sa sortie de la Manche Liz a vécu des conditions musclées hier avec 55 nœuds de vent (force 11 à 12), et des vagues de 5 à 6 mètres. Une ambiance machine à laver comme la navigatrice l’explique : "J’avais mon casque en permanence, car j’étais un peu projetée dans tous les sens dans la cabine. Les gros cargos escaladaient les vagues et sortaient tout l’avant de leur coque avant de disparaître complètement dans la vague suivante. Dans les grains il pleuvait, avec même de la grêle. J’étais à une vitesse de 18 nœuds juste sous trinquette (petit foc) seul. Lorsque je sortais, j’étais comme devant un tuyau de pompier. Les scientifiques peuvent être rassurés : je confirme que l’eau est bien salée dans le Golfe de Gascogne ! C’était vraiment ambiance machine à laver !"
Un nouveau partenaire pour Romain Attanasio
"Nous nous sommes rencontrés au printemps 2009, mais la saison était trop avancée pour monter un projet voile. Le feeling est tout de suite passé avec Romain. Nous souhaitions nous ouvrir davantage sur le nautisme et Romain est arrivé à point nommé" explique Catherine Legal, directrice de la communication de Savéol. "Nous allons construire ensemble un partenariat cohérent", ajoute Romain Attanasio.
Le skipper a intégré le Pôle Finistère Course au Large de Port La Forêt en 2000. Vainqueur de Cap-Istanbul 2006, 3ème de la Transat AG2R 2004, il a déjà 7 participations à La Solitaire du Figaro à son actif. Il a également touché à différents supports : des Grand Prix de Multicoques 60 pieds ou encore les Mumm 30 du Tour de France à la voile.
Quatre courses seront au programme de sa saison 2010 : La Transat ag2r Concarneau – Saint-Barthélemy en mixte (départ le 18 avril), La Quiberon Solo (12 au 19 juin), La Solitaire du Figaro (27 juillet au 22 août) et La Cap-Istanbul (14 septembre au 16 octobre). Les trois dernières épreuves comptent pour le Championnat de France de Course au Large en Solitaire.
Un premier MOD 70 dans 10 mois
Multi One Design S.A., le cabinet VPLP (Van Peteghem / Lauriot Prevost) et les trois chantiers sélectionnés ont conçu un schéma de production répondant aux objectifs liés à la monotypie : fiabilité, longévité, qualité de construction et performance. L’objectif sera de sortir quatre nouvelles unités chaque année, ce qui devrait permettre le lancement de la première étape du Multi One Design Championship, le European Tour en juin 2012.
CDK Technologies, basé à Port-La-Forêt, a été désigné maître d’œuvre pour la construction des MOD 70’. Ce chantier se concentrera sur la construction de la coque centrale et sur l’assemblage des bateaux. CDK a vu naître de nombreuses F1 des mers, et notamment le Banque Populaire V, actuel détenteur du record de distance parcouru en 24 heures et du record de l’Atlantique. « CDK Technologies se félicite d’ores et déjà de pouvoir collaborer à ce nouveau défi et d’y apporter son expérience » annonce Hubert Desjoyeaux, directeur général.
La construction des bras de liaison sera exécutée par le chantier Décision, en Suisse. « DECISION SA a participé très activement au développement de la classe des Decision 35 sur le Lac Léman. Cette classe one design a démontré tous les avantages d’une telle formule. Nous nous réjouissons de participer activement au succès des MOD 70. » déclare Bertrand Cardis, le directeur du chantier.
La construction des flotteurs, quant à elle, sera confiée au chantier Multiplast à Vannes. «Nous avons été séduits par le concept de monotypie qui seul, garantit une équité sportive. Techniquement, l’organisation mise en place regroupe ce qui se fait de mieux en Europe en termes de multicoques et d’expérience dans la gestion de projets de course. C’est donc une fierté pour notre équipe. […] Enfin, le concept de Multi One Attitude s’inscrit parfaitement dans une démarche environnementale que Multiplast a entamée à la fin des années 90. » affirme Yann Penfornis, directeur général. www.multiplast.eu
D’autres chantiers rejoindront ce pool de chantiers officiels MOD 70’, notamment pour la construction des appendices et du gréement.
La société MULTI ONE DESIGN S.A.
Basée à Lausanne, en Suisse, elle a pour objet la promotion de l’initiative éco-responsable « Multi One Attitude » qui défend la cause de l’eau et la gestion du circuit professionnel « Multi One Championship » qui rassemble la flotte des multicoques monotype MOD 70’. Cet événement a pour objectif insuffler une nouvelle dynamique au sein du multicoque océanique.
www.multionedesign.com
Une dernière étape déterminante
« On s’attend à une vraie bagarre cette semaine car les enjeux sont importants : la plus grande somme d’argent de toutes les épreuves véliques (environ 450 000$), et le titre de champion du monde 2009 », a confié Adam Minoprio, le leader du circuit 2009. Avant d’ajouter : « Avec toute cette pluie, les courants sont forts et cela va se sentir sur le plan d’eau. Si le vent est faible ou si l’on subit des grains, le parcours devient alors le plus complexe de tout le circuit ».
Du côté du classement, rien n’est encore déterminé avant cette dernière épreuve. C’est ce qu’explique Torvar Mirsky, actuellement en seconde place du classement général et qui vient de signer une belle victoire à Perth : « Nous avons 12 points de retard sur Adam Minoprio. Le niveau sera élevé et la moindre erreur se paiera. Ian Williams et Mathieu Richard peuvent encore être couronnés ici. La tension monte ».
Le Directeur du World Match Racing Tour, Craig Mitchell, confirme cette analyse : « Avec six équipes en lice pour les places sur le podium, tout reste à faire. De plus,cette étape est dôté d’un coefficient de 1,5. 150 points seront donc distribués ici. Le World Match Racing Tour est loin d’être décidé! »


















