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Globe40. Les leaders au point Nemo

Ce mardi, les 2 Class40 BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM piloté par Benoit Hantzperg et Djemila Tassin et Crédit Mutuel piloté par Antoine Carpentier et Alan Roberts ont passé le POINT NEMO. La flotte de la Globe40 en route vers Valparaiso rencontrent des conditions assez difficiles dans les mers du sud mais continuent d’avancer à coup de 400 nm par 24h. Une grande aventure.

Les skippers de cette 4ème étape de la 2ème édition de la GLOBE40 n’avaient pas de besoin de nommer ce point pour se rendre compte depuis leur départ de Sydney le 1er janvier de l’immensité de la tâche : 3820 milles déjà parcourus sur la route directe, 2400 milles encore à parcourir avant de découvrir les maisons et rues colorées de Valparaiso. Souvent à la limite des 50° Sud autorisés par le parcours tous découvre ce monde de l’inacessible est aussi celui de la toute puissance maritime, dépressions se succédant comme ces derniers jours, horizon infini de vagues aux allures de montagne, grisaille, froid… Mais un infini qui grise aussi ceux qui ont le privilège de le traverser, chance d’une vie.

La course ne perd pas ses droits avec une transpacifique menée à un rythme d’enfer: 14,37 noeuds de moyenne sur l’eau à ce jour depuis le départ, un record sur 24 heures à nouveau battu, des journées à 400 milles qui deviennent banales : la GLOBE40 s’enivre, se grise, se surpasse dans cet univers astral, et comme chez WILSON au milieu de la nuit, au milieu de la tempête, au milieu du Pacifique on monte en tête de mât pour revisser une pièce essentielle du gréement. Des milieux bien informés ( CREDIT MUTUEL ce matin) nous prédisent une arrivée le 21 janvier à Valparaiso, ce qui ferait 7000 milles en 3 semaines, en gros le double de la distance d’une transat pour la même durée.

Le duel belgo-français ne faiblit pas parmi les leaders avec un petit avantage pour l’équipe belge, un petit matelas de 25 milles au classement de 22.00; chez les pointus BARCO BRASIL reste en tête avec une position assez sud, WILSON, JANGADA RACING et WHISKEY JACK ayant choisi une route plus nord momentanément dans la dernière et violente dépression. FREE DOM ronge son frein dans l’attente de son nouveau safran et d’un départ au plus tôt. NEXT GENERATION a officialisé son retour prochain sur l’ile de la Réunion avant un départ vers Recife pour reprendre la course. Ainsi va la GLOBE40…

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Trophée Jules Verne. Passage critique pour Sodebo Ultim 3

La tentative de record du Trophée Jules Verne est aussi passionnante à suivre que stressante, tant on est derrière l’équipage de Sodebo, embarqué depuis maintenant 29 jours et 12 heures. Si l’équipage compte 334 milles nautiques d’avance, celle-ci devrait fondre dans les prochaines heures, avec le passage d’une dorsale qui s’annonce comme le moment le plus difficile de cette remontée de l’Atlantique Sud, où tout devrait se jouer.

La partie la plus stressante et critique de cette remontée vers l’Alizé se déroule entre ce mercredi et vendredi, avec le franchissement d’une dorsale anticyclonique qui barre la route du trimaran. Les choses peuvent encore évoluer d’ici là, notamment en raison de la possible présence d’une dépression qui tente de se développer à l’ouest de sa route.
Quoi qu’il en soit, il va falloir s’attendre à un ralentissement pendant quelque temps avant de rejoindre l’autoroute de l’Alizé. Beaucoup de manœuvres en perspective. IDECSPORT rencontrait également quelques difficultés à se frayer un chemin vers le nord mais l’enjeu pour Sodebo est d’avoir un peu de marge à l’Equateur pour aborder l’Atlantique Nord plus sereinement, IDEC Sport l’ayant parcouru en 4-5 jours.
Pour le moment, 45 routages sur 50 donnent Sodebo devant IDEC Sport mais rien n’est joué.

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Record. Guirec Soudée a passé le Cap Horn mais s’attend à “dérouiller” !

Guirec Soudée a passé le Cap Horn ce mercredi à 05h20min TU (6h20 heure française) à bord de l’ultim MACSF. Si le passage s’est fait à faible allure, les prochaines 24-48h s’annoncent plus difficiles à l’approche de deux tempêtes qu’il va devoir affronter.

Guirec Soudée devient le deuxième marin solitaire à franchir le Cap Horn à contre-sens à bord d’un Ultim après Romain Pilliard qui l’a passé l’année dernière à bord de Use It Again avant de voir sa tentative s’arrêter dans la baie de Cook. Guirec Soudée établit un temps de course « à l’envers » de 21 jours 18 heures et 44 minutes entre Ouessant et le Cap Horn, soit 2000 nm d’avance sur le record détenu par VDH en monocoque.
La suite s’annonce plus compliquée pour Guirec qui va devoir remonter rapidement plus au nord avant qu’une dépression puis une deuxième ne viennent cueillir son trimaran dans les prochaines 24h-48 heures de face ou de travers avec des vents de 30 à 40 nds et des vagues avec des creux de 4 à 6 m. C’est maintenant que la tentative de record de Guirec se joue. “Je risque de prendre une petite dérouillée. Je ne ferai pas le malin. Il y a un petit bout de chemin encore après avoir franchi le Cap Horn. Je suis très content mais je vais attendre 3-4 jours pour souffler un peu et fêter cela ! “

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RORC Transatlantic Race 2026. Raven en tête, duel en MOD70, Palanad 4 domine en IRC

Baltic 111 Raven pushes high mode with 550 nautical mile day © Sailing Energy

Trois jours après le départ de la RORC Transatlantic Race 2026, la flotte s’est engagée pleinement dans la classique échappée vers le sud depuis les îles Canaries, chaque bateau choisissant de plonger vers le sud le long de la côte africaine avant de virer vers l’ouest en direction d’Antigua. La stratégie était claire dès le départ : éviter les vents plus faibles au nord et se positionner tôt pour profiter des alizés qui définiront la RORC Transatlantic Race.

Après avoir quitté Lanzarote dimanche, la flotte s’est regroupée le long de la côte nord-africaine, modifiant progressivement sa trajectoire vers le sud-ouest à mesure que le gradient de vent s’améliorait. Au troisième jour, les proues étaient fermement tournées vers le large et la course était entrée dans sa première phase importante.

Argo et Zoulou à plein régime dans les alizés
En tête de la flotte, les deux trimarans MOD70 ont déjà pris de l’avance. Zoulou et Argo affichent des vitesses impressionnantes, dépassant régulièrement les 20 nœuds et frôlant les 30 nœuds lorsque le vent se lève. À 10h10 UTC le troisième jour, Argo avait environ 40 milles nautiques d’avance sur Zoulou, les deux bateaux entrant dans une zone de vent plus fort qui promet une navigation à grande vitesse pendant les prochains jours. Le rythme est soutenu, c’est comme un jet d’eau sur le pont, et l’Atlantique s’ouvre rapidement.

« Nous naviguons toujours au vent arrière, ce qui est une bonne chose. Il reste 1 700 milles nautiques à parcourir, la vie à bord est agréable ! », a commenté Sam Goodchild, de l’Argo. « C’est un peu mouvementé, ce qui rend la navigation assez amusante ! », a ajouté Charles Ogletree, de l’Argo. « Argo file à toute allure et il y a beaucoup d’eau dans les grosses vagues, mais nous nous amusons bien et nous sommes presque à mi-chemin d’Antigua ! »

Raven passe en mode haut débit avec 550 milles marins parcourus en une journée
Raven continue d’affirmer sa position en tête de la flotte des monocoques IRC, avec 550 milles marins parcourus en 24 heures (à une vitesse moyenne de 22,92 nœuds), tout en naviguant à un rythme plus soutenu que la plupart de ses rivaux. Raven navigue ainsi à son meilleur angle VMG et tire le meilleur parti de ses foils.

Le navigateur Will Oxley explique le compromis : « Nous naviguons à un angle plus élevé, peut-être 130° contre 145° pour les autres bateaux, ce qui nous permet de parcourir plus de milles. Mais c’est le mode VMG de Raven. Si nous naviguons à un angle plus faible, nous ralentissons, comme un multicoque.

Les voiles sont réglées en fonction de l’angle du vent apparent et la plupart du temps, nous avons très peu de gîte. La communication sur le pont entre le barreur, les régleurs et le contrôleur des foils est axée sur ce vent apparent et le chariot est utilisé pour obtenir le bon angle de gîte. »

Palanad 4, leader du classement général IRC
Derrière Raven, Palanad 4, skippé par Antoine Magre, mène une course solide et mesurée. Au début de la course, Palanad 4 est en tête du classement général en temps compensé IRC, démontrant exactement le type de constance et de positionnement requis dans une course où la discipline tactique l’emporte souvent sur la vitesse brute. Magre a évoqué l’importance de s’adapter au rythme de la course et de laisser le bateau jouer ses atouts au fur et à mesure que les milles s’accumulent.

« Les conditions ont été fantastiques jusqu’à présent, avec des nuits claires, de grandes étoiles et plus de vent que prévu », a déclaré Antoine Magre. « Le bateau est parfaitement dans ses polaires et nous sommes très satisfaits de ses performances. Les alizés forts sont synonymes de vitesses élevées, mais aussi de charges importantes. Nous nous concentrons donc sur la vitesse tout en protégeant le bateau. Nous avons cassé une écoute hier. Il reste encore un long chemin à parcourir, mais nous sommes pleinement concentrés sur notre course et restons dans notre couloir. »

Palanad 4, skippé par Antoine Magre © James Mitchell/RORC

Jackknife s’installe dans l’Atlantique
Plus loin dans la flotte, Jackknife, co-skippé par Sam Hall et Andrew Hall, connaît un bon départ. Actuellement bien placé, en tête de sa classe et quatrième au classement général, Jackknife progresse grâce à une approche équilibrée de la vie à bord, alors que la course passe de la phase des îles Canaries à la véritable navigation en pleine mer.

« Nous avons passé 36 heures vraiment excellentes et le bateau semble solide », a commenté Sam Hall de Jackknife. « Les conditions de navigation favorisent actuellement les bateaux plus grands et plus modernes, mais une fois que nous serons de retour en navigation VMG, cela devrait devenir intéressant. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et de nombreuses variables à prendre en compte, mais nous sommes satisfaits de notre position et de la façon dont le bateau se comporte. »

Le J/125 Jackknife d’Andrew et Sam Hall © Sam Hall

Une beauté classique, un test offshore moderne
Le Swan 128 Be Cool, skippé par Luca Serra, a rencontré des vents forts en entrant dans l’Atlantique.
Serra rapporte des vents de près de 30 nœuds, le Swan 128 maîtrisant parfaitement la situation à une vitesse de plus de 20 nœuds. Be Cool se trouve à près de 80 milles au sud de son rival, le superyacht Linnea Aurora. Be Cool devance Linnea Aurora d’environ 50 milles, mais après correction du temps IRC, Linnea Aurora conserve un avantage de 13 heures.

Swan 128 Be Cool © James Mitchell/RORC

Le Hoek 128 Linnea Aurora est le plus grand yacht de la course et a pris un excellent départ, comme l’explique le navigateur Tom Robinson : « Jusqu’ici, tout va bien. Nous avons eu la chance que les conditions météorologiques soient favorables pour cette course. Les conditions ont été clémentes, ce qui a permis à l’équipage de s’habituer progressivement à la vie en mer, d’autant plus que beaucoup à bord traversent l’océan pour la première fois. Le temps a été ensoleillé, avec des nuits claires et étoilées, ce qui a rendu la transition vers les systèmes de quart et la vie à bord très positive.

Du point de vue de la navigation, il s’agissait moins de tactiques bateau contre bateau que de se positionner par rapport à l’anticyclone des Açores. Une dépression en formation près du golfe de Gascogne a comprimé l’anticyclone au-dessus des Canaries, raccourcissant la zone d’ombre habituelle et permettant aux bateaux de mettre le cap à l’ouest plus tôt que prévu. C’est pourquoi vous voyez un écart aussi important entre le nord et le sud de la flotte.

« Nous naviguons maintenant vers l’ouest à pleine vitesse, dans le but de nous insérer dans la rotation dans le sens des aiguilles d’une montre de l’anticyclone des Açores et de nous diriger vers Antigua. »
Alors que la course entre dans sa première phase de vents alizés soutenus, les caractéristiques déterminantes de chaque campagne commencent à se dessiner. Les prochains jours s’annoncent avec des vents plus forts, une mer plus agitée et un nombre de milles parcourus quotidiennement en augmentation rapide, à mesure que la flotte s’installe dans le long rythme de la traversée de l’Atlantique.

Hoek 128 Linnea Aurora © James Mitchell/RORC

Gourmet à emporter !
D’autres informations, notamment sur la cuisine à bord, qui est aussi variée que les bateaux participant à la RORC Transatlantic Race. Sur le Palanad 4 et le Raven, tout est lyophilisé. Ce n’est toutefois pas le cas à bord du Linnea Aurora, où le menu de lundi comprenait du saumon sauvage cuit au four, accompagné de pommes de terre au beurre et aux herbes, d’une salade de chou-rave croquante et d’une soupe chaude à la noix de coco épicée d’inspiration thaïlandaise. Sur le Maxitude de Xavier Bellouard, l’équipage a dégusté du bacon et des œufs brouillés au petit-déjeuner. Pete Cumming, sur l’Argo, a quant à lui mangé du porridge aux myrtilles accompagné d’une tasse de thé anglais ! Sur le Walross 4, le jeune équipage berlinois a savouré un curry de mangue, d’aubergine, de carotte et de gingembre fraîchement préparé, accompagné de riz.

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Records. Guirec Soudée tente de passer le cap Horn entre deux dépressions !

Guirec Soudée a à peine ralenti en arrivant au large des Malouines pour se lancer avec la première fenêtre météo possible pour passer le cap Horn. Un passage qui s’annonce sous haute tension, entre deux dépressions à venir. Il devrait franchir le cap Horn ce mardi, et pour la première fois à bord d’un Ultim. Mais ce sont les prochaines 48 heures qu’il faudra surveiller de près, avec l’arrivée des dépressions. C’est là que le tour du monde à l’envers s’annonce le plus périlleux.

Parti il y a 20 jours, Guirec Soudée a navigué à bonne allure à bord de son Ultim MACSF pour tenter de battre le record du tour du monde à l’envers. L’obstacle le plus difficile se dresse désormais devant lui ce mardi 13 janvier. Après avoir dépassé les îles Malouines, il navigue actuellement au large de l’île des États à 21 nœuds de vitesse, avec très peu de mer. Des conditions idéales pour passer le cap Horn. Il doit attendre qu’une dépression s’évacue devant lui et que les courants de face se calment pour pouvoir passer sans difficulté presque de travers puis au portant en fin de journée.

C’est après le passage du cap Horn, et dans environ 24 heures, que la situation devrait se compliquer, avec l’arrivée d’une première dépression apportant des vents de 30 nœuds et une mer formée atteignant 4 mètres. Une seconde dépression est attendue 12 heures plus tard, avec des vents de 40 à 50 nœuds et une mer plus forte, de travers ou de face pour le trimaran. Des conditions particulièrement difficiles en multicoques.

Guirec a effectué un check technique global de l’Ultim MACSF au large des malouines afin de s’assurer que tous les feux étaient au vert à l’approche du cap Horn. Il faut en effet écarter tout risque de complication pour être 100% focus sur les manœuvres. Ayant constaté une pièce défaillante dans son puits de foil, il a dû bricoler une journée entière pour en fabriquer une de rechange. Tout cela après une nuit blanche à contourner des centaines de bateaux de pêche, autant dire que le week-end ne fut pas de tout repos.

C’est donc une véritable course de vitesse que devra jouer Guirec à bord de son Ultim afin de trouver la route la plus sûre possible. Remonter le plus au nord possible apparaît comme la meilleure option, soit 1800 nm à parcourir, par rapport au sud où, comme on l’a vu avec Sodebo Ultim 3, de nombreuses glaces sont présentes et les échappatoires restent très limitées.

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Mini. La Mini Transat 2027 et 2029 partira de La Rochelle direction le Brésil

La Classe Mini a désigné La Rochelle pour l’organisation des éditions 2027 et 2029 de la Mini Transat. Les départs auront lieu à La Rochelle en septembre 2027 et 2029. Les Mini 6.50 rejoindront Las Palmas de Gran Canaria (Espagne) puis Salvador de Bahia (Brésil).

Alors que les trois dernières éditions (2021, 2023 et 2025) de la Mini Transat sont parties des Sables-d’Olonne (Vendée), c’est désormais La Rochelle (Charente-Maritime) qui a été choisie par la Classe Mini pour être l’organisateur des deux prochaines éditions, prévues en 2027 et en 2029. Après huit collaborations depuis les années 2000, la cité rochelaise associera donc à nouveau son nom à l’une des épreuves majeures de la course au large en solitaire. Le collectif et ses partenaires espagnols et brésiliens ont travaillé pour concevoir une course transatlantique originale qui conduira les skippers à franchir l’équateur et à passer le « pot au noir ».

L’obtention de ces deux éditions consécutives de la Mini Transat, en 2027 et 2029, constitue un beau succès de l’équipe rochelaise, porteur de retombées sportives, touristiques et économiques pour l’ensemble de l’agglomération. Elle confirme également La Rochelle comme territoire littoral et maritime de référence.” Antoine Grau, 1er vice-président de la Communauté d’agglomération de La Rochelle, porteur de la candidature rochelaise

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Club. L’APCC vainqueur du classement des clubs de la Fédération Française de Voile !

Internationaux de France de Match Racing ©Bruno Bouvry... ©Bruno Bouvry / APCC

Luc Pillot, Président de l’APPC peut être satisfait. Le club créé à l’Ecole Centrale de Nantes et qui exerce son activité sur l’océan à Pornichet se porte bien. Il dresse le bilan de l’année 2025 et les objectifs pour 2026.

En cette période de fêtes et de voeux, nous dressons un bilan extrêmement positif de l’année qui vient de s’écouler.
Les principaux faits marquants de l’année 2025 :
– Le nombre de licenciés reparti à la hausse après la période Covid atteint des sommets avec 546 licenciés, dont 150 féminines.
L’école de sport animée par 2 sportifs de haut niveau connait une dynamique exceptionnelle.
– Les résultats sportifs de notre équipe élite sont excellents avec, entre autres, un titre de vice-champion du monde de J80 et de champion de France.
– L’APCC a organisé 30 régates de tous niveaux avec cette année, le Championnat de France de J80, le championnat de France Espoir de Match Racing et les Internationaux de France de Match Racing.
Il faut ajouter à cela, les traditionnelles épreuves que sont, le Défi Voile Etudiants, la Womens Cup (15ème édition) et le fameux Trophée des Légendes qui réunissait 85 adhérents du club avec une belle mixité de genres et de générations.
– 2025, c’est aussi la première année de fonctionnement du Centre de Formation ouvert fin 2024. 6 sportifs et 5 sportives sont de la première promotion et participent aux entrainements du club et aux épreuves majeures du calendrier fédéral.
Cette activité vaut à l’APCC de terminer à la première place du classement des clubs de la FFV.
Cela récompense l’investissement des salariés du club et des nombreux bénévoles.

2026 sera le prolongement de cette dynamique positive avec pour objectifs :
– Maintenir le niveau sportif et la place du club dans le classement fédéral.
– Développer l’activité du Centre de Formation.
– Revenir sur le Tour de France à la Voile, course pour laquelle l’APCC a été créée en 1978 et , qu’il a remporté 3 fois en 36 participations.
– Etoffer le nombre de partenaires pour soutenir cette activité.

2 adhérents de l’APCC, Pierre Leboucher et Fred Denis, font partie de l’équipage du Sodebo Ultime de Thomas Coville et se battent pour le Trophée Jules Verne. Nous leur souhaitons bon vent pour la remontée de l’Atlantique.
Contact :

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Trophée Jules Verne. Benjamin Schwartz: “On se bat pour faire avancer le bateau !”

Sodebo a passé le cap Horn avec dix heures d’avance sur le record du Trophée Jules Verne, détenu par IDEC Sport. L’équipe se bat pour conserver son avance lors d’une remontée compliquée de l’Atlantique Sud. Les routages donnent cependant de l’espoir. Benjamin Schwartz nous explique les difficultés à bord.

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Record. L’heure de vérité approche pour Guirec Soudée à l’approche du Cap Horn

Désormais à moins de 600 nm du Cap Horn, Guirec Soudée va devoir se préparer à franchir l’obstacle le plus périlleux de son périple. Une première en Ultim : passer le Cap Horn à contre-sens.

Il y a un an jour pour jour, sur el Vendée Globe, Guirec franchissait le cap Horn dans le « bon » sens, perché dans son mât à cause d’une avarie. Dans les jours à venir, il se retrouvera au même endroit, mais à contre-sens. Guirec et son bateau doivent être au top de leurs conditions avant d’arriver aux portes du Horn. C’est pourquoi l’équipe à terre est en veille 24h/24. Elle doit s’assurer que Guirec effectue les checks techniques et sécu en amont de la grande épreuve, tout en restant focus sur sa route et ses manoeuvres actuelles. Elle veille aussi à ce que Guirec saisisse la moindre opportunité de « micro sieste », pour être d’attaque à tenir plusieurs jours de pression intense pour contourner la Terre de feu. À ce jour, aucun marin solitaire n’a franchi le cap Horn à contre-sens en Ultim.

Les prévisions météos à venir ne s’annoncent pas simples. Guirec peut se permettre d’attendre la fenêtre météo idéales disposant de 2000 nm d’avance sur le record du monocoque Adrien de VDH. Mais une fois le cap horn franchit, il faut pouvoir faire face aux dépressions du sud qui se succèdent et à la mer creusée difficile pour un multicoque.

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Trophée Jules Verne. Sodebo au Cap Horn avec une légère avance sur le record

crédit Léonard Legrand / Fred Morin - Team Sodebo

L’équipage de Sodebo Ultim ‘3 a franchi le Cap Horn ce dimanche dans la nuit et toujours en avance sur le record après un Indien puis un Pacifique difficiles. Cela reste un exploit. La remontée dans l’Atlantique Sud s’annonce compliquée.

Avant le coucher du soleil, Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel ont franchi le dernier des trois caps majeurs de leur tour du monde ce dimanche à 01h 47min (heure française). Ils en profitent pour signer une nouvelle performance : le record de la traversée du Pacifique* en 7 jours, 12 heures et 12 minutes. Surtout, depuis leur départ il y a 26 jours, 4 heures et 46 minutes, Sodebo Ultim 3 reste plus rapide qu’IDEC Sport qui détient le Trophée Jules Verne depuis 2017. Au passage du mythique rocher, les « Sodeboys » disposent en effet de 10 heures et 59 minutes d’avance sur l’équipage de Francis Joyon. Pourtant, ils abordent la suite avec concentration et humilité, tant les conditions attendues dans l’Atlantique Sud s’annoncent piégeuses.

Ils se sont tous retrouvés sur le filet du trimaran pour vivre ce moment incroyable dans une vie de marin. À 01 h 47min ce dimanche (heure française) mais de jour pour eux, les sept membres de l’équipage de Sodebo Ultim 3 ont en effet passé le cap Horn, à la pointe de l’Amérique du Sud. Thomas Coville est un habitué de ce cap mythique puisqu’il le franchit pour la 12e fois de sa carrière. En revanche, c’est une grande première pour ses six équipiers qui deviennent cap-horniers à leur tour. L’émotion est forcément palpable, d’autant que cela marque la fin des mers du Sud particulièrement exigeantes. Que ce soit dans l’Indien et dans le Pacifique, les sept marins ont fait preuve de ténacité et d’engagement pour faire face à des conditions météo compliquées et pour tenir le rythme du record. Ils ont dû composer avec de la mer formée, du vent fort, la menace des icebergs et des glaces ainsi que le froid particulièrement tenace.

Thomas Coville : « Le cap Horn, j’ai l’habitude de l’appeler le cap de « bonne délivrance ». C’est l’inverse du cap de Bonne Espérance qui nous fait rentrer dans l’hémisphère Sud où on est livrés à nous-mêmes. Ces derniers jours, on a eu de la mer formée, du vent fort, des icebergs et beaucoup de glaces donc ça renforce encore plus notre joie de le franchir ! »

Benjamin Schwartz : « Le cap Horn, c’est tout un symbole car c’est la sortie du tunnel des mers du Sud et le retour dans des conditions plus clémentes. Personnellement, c’est la première fois que je vais aussi loin dans un tour du monde sans escale ! »

Nicolas Troussel : « Les passages des caps sont toujours des moments très agréables à vivre ensemble. Ce sont les rares où nous sommes tous ensemble sur le pont. À chaque quart, on essaie de faire notre boulot du mieux possible en s’assurant que le bateau est à 100 % de son potentiel. Et c’est génial de voir qu’on est déjà au cap Horn ! »

Frédéric Denis : « Passer les trois caps mythiques dont le cap Horn, c’est un rêve de gosse, un moment très fort dans la vie d’un marin. Ça marque aussi la fin du grand Sud qui n’a pas été tendre avec nous avec des conditions musclées et pas mal de mer. Je ne sais pas si je me rends compte vraiment qu’on vient de passer le Horn. Il va peut-être falloir un peu de temps ! »

Guillaume Pirouelle : « À chaque fois qu’on passe un cap, c’est une nouvelle étape, cela montre qu’on avance, qu’on se rapproche de l’arrivée. Il n’y a pas si longtemps, jamais je n’aurais imaginé franchir le cap Horn. C’est une super expérience, on est super content de le vivre : hormis Thomas (Coville), nous sommes six à le passer pour la première fois ! C’est un beau moment à vivre, surtout après notre abandon sur la tentative l’an dernier. C’est génial de signer un nouveau temps de référence mais notre objectif, c’est le record à Ouessant. »

Léonard Legrand : « Dépasser le cap Horn, c’est à la fois très symbolique et très satisfaisant. On quitte le Pacifique, le froid et on revient dans l’Atlantique, un environnement qu’on connaît mieux, qui a quelque chose de rassurant. Mais le cap Horn, c’est vraiment incroyable. Il y a peu de marins qui l’ont réalisé et encore moins en étant en tête sur le record du Trophée Jules Verne. Maintenant, on a le droit de se faire un tatouage ou de se faire poser une boucle d’oreille mais ce n’est pas trop la préoccupation du moment ! (rires)»

Sodebo Ultim 3, toujours en avance sur le record
Grâce à l’abnégation et l’engagement de l’ensemble de l’équipage, Sodebo Ultim 3 reste dans les temps du record. Au passage du cap Horn, ils disposaient en effet de 10 heures et 59 minutes d’avance sur le temps de passage d’IDEC Sport en 2017. Mais à bord, tous savent que rien n’est encore joué. Les conditions climatiques et la présence des glaces dans les mers du sud les ont obligés parfois à s’éloigner de la route directe et donc à allonger leur progression. En effet, depuis le départ de Ouessant ils ont parcouru 19 781 milles (et 1449 milles en plus par rapport à Idec Sport). Néanmoins, malgré la difficulté, Sodebo Ultim 3 s’offre le record du Pacifique en 7 jours et 12 heures et 12 min*, dépassant un record détenu depuis 2017 par François Gabart (7 jours, 15 heures). Cela s’ajoute au record à l’équateur et aux temps de référence réalisés depuis Ouessant et le cap de Bonne Espérance puis le tronçon jusqu’au cap Leeuwin. Si ces chronos saluent leur constance et leur assiduité, les 7 marins n’ont qu’un record en tête : faire mieux que les 40 jours et 23 heures du Trophée Jules Verne.

Benjamin Schwartz : « On sait dans quoi on se lance quand on part sur un tour du monde mais nous avions l’espoir d’avoir un meilleur enchaînement en termes de météo. On a toujours été 300 à 400 milles derrière là où nous aurions voulu être dans le Pacifique. Finalement, nous sommes dans les temps que nous avions prévu au Horn. On sait qu’il y a de nouveaux choix importants à faire sur la remontée de l’Atlantique Sud. Ce sera à l’arraché jusqu’au bout et on espère que ce sera en notre faveur. On est toujours devant IDEC Sport et c’est ce qui compte.»

Pierre Leboucher : « Globalement, on a réussi à bien se débrouiller malgré les conditions qu’on a eu. Il a fallu se battre, ça n’a pas toujours été facile de manier le bateau. Ce n’est pas toujours évident de trouver le bon dosage pour ne pas casser et aller vite en permanence. Le vent fort et la mer formée ne nous ont pas permis de faire une trajectoire plus tendue. D’ailleurs, par rapport à IDEC Sport, nous avons déjà parcouru des centaines de milles en plus.»

Nicolas Troussel : « Pour l’instant, c’est un super chrono. Nous sommes à fond depuis le début et on réussit à trouver les meilleures trajectoires possibles. Il y a forcément de la satisfaction à rester devant IDEC Sport. Nous sommes fiers et contents de ce qu’on a réalisé jusque-là. Mais on sait que ce qui compte ce n’est pas le temps au cap Horn mais celui à l’arrivée à Ouessant ».

Léonard Legrand : « On a fait beaucoup de route mais on l’a fait rapidement. C’est ce qui nous permet de rester plus rapide que l’équipage de Francis Joyon. C’est à la fois satisfaisant d’être devant mais il y a aussi une pointe de frustration : si on avait eu de meilleures conditions, on aurait pu aller encore plus vite. Ce qui est satisfaisant, c’est de voir que l’équipe et le bateau sont toujours à 100 %. Ça nous permet de nous projeter sur la suite sereinement !»

L’Atlantique Sud, un nouveau défi
Les « Sodeboys » savent qu’il ne faudra pas relâcher la pression. La remontée de l’Atlantique est souvent périlleuse et les conditions du moment le confirment. En effet, plusieurs dépressions sont actuellement en formation au large des côtes argentines et uruguayennes. L’équipage pourrait privilégier une route Est au portant mais il conviendra de garder son sang-froid et de s’adapter en permanence. La semaine à venir s’annonce donc cruciale. La cellule routage de Sodebo Ultim 3 le certifie : il s’agit de la partie la plus compliquée de cette tentative de record autour du monde.

Thomas Coville : « Dans une compétition, le plus difficile a très souvent lieu à la fin. Bien entendu, on va avoir moins froid et il y aura moins d’icebergs. Mais nous pouvons encore avoir des dépressions, des conditions difficiles… À nous de réussir à bien finaliser ce qu’on est en train de construire. Le plus dur n’est pas derrière nous mais devant nous ! »

Benjamin Schwartz : « On se rapproche un peu plus de l’arrivée et le prochain point de passage ce sera l’équateur et surtout la ligne d’arrivée. Il y a un peu d’impatience de découvrir l’issue de cette tentative. On a toutes les cartes en mains pour battre ce record, et tous les messages que l’on reçoit via le site de la carto nous boostent ! »
Frédéric Denis : « On sait que la situation à venir n’est pas simple et qu’il va falloir qu’on reste particulièrement concentrés. Mais on ne va rien lâcher, malgré la fatigue. C’est chouette de voir une équipe aussi dédiée à la bonne marche du bateau. On ne ménage pas nos efforts. Et puis c’est sympa de voir qu’on commence à pointer l’étrave vers la ligne d’arrivée ! »

*sous réserve de la validation du WSSRC

Trophée Jules Verne de Sodebo Ultim 3 en chiffres

Départ de Ouessant : lundi 15 décembre à 21h 01min
Pour battre le record, l’équipage doit recouper la ligne avant le 25 janvier 2026 à 20h 31min (heure française).

Ouessant-equateur
Franchissement : samedi 20 décembre à 01h03min 30s (heure FR)
Temps de parcours : 4 jours 4 heures 2min 25s*
Ecart avec Spindrift (sur la base de 4j19h57min à l’équateur) de 15h54min35s
Ecart avec Idec Sport (sur la base de 5 jours 18h 59min) de 1 jour 14h56min35s
Nombre de milles parcourus : 3355 milles (6213 km)
Vitesse moyenne depuis le départ : 33.3nœuds

Ouessant-Bonne Espérance
Franchissement du cap de Bonne Espérance : vendredi 26 décembre 2025 à 20h56min57 (heure FR)
Temps de parcours : 10 jours, 23 heures, 55 min 52 sec
Écart avec le Maxi Edmond de Rothschild (11j 9h 53min en 2021) : 9 heures, 56 min plus rapide
Écart avec Idec Sport (12j 19h 28min) : 1 jours, 19 heures, 31 min plus rapide

Ouessant- cap Leeuwin
Temps de passage à Leeuwin 22h18min 43s (Heure FR) ce jeudi 1er janvier 2026
Temps de parcours : 17 jours 1 heure, 17 minutes and 38 sec
Écart avec IDEC Sport (17j 6h 59 min) : 5 h 41 min 22 s d’avance sur Idec
Nombre de milles parcourus : 13184 milles depuis le départ
Vitesse moyenne depuis le départ : 32,1nds de moyenne

Tasmanie (Cap Sud-Est)
Passage le 3 janvier à 13h35 (heure FR) en 18 jours, 16 heures, 34 minutes,
Ecart avec Idec 1h 56min d’avance

Cap Horn
Temps de passage le 11 janvier à 01h47min (heure FR)
Temps parcours Ouessant – Cap HORN: 26 jours, 4 heures, 46 min
Durée du Pacifique TASMANIE – HORN: 7 jours, 12 heures, 12 min
Distance parcourue depuis Ouessant pour Sodebo Ultim 3 : 19781 milles (18 332 pour Idec en 2017)
Distance parcourue en plus par rapport à IDEC : 1449 milles
Ecart avec Idec Sport (26 jours 15 heures 45 minutes) : 10h59min d’avance au Cap Horn

Record du Pacifique (Tasmanie-Cap Horn)
7 jours, 12 heures, 12 min*
Ecart avec François Gabart (7j 15h 20min) : 3h7min

*sous réserve de la validation du WSSRC

Equipage de Sodebo Ultim 3 pour la tentative de Trophée Jules Verne :
Thomas Coville (57 ans) – Frédéric Denis (41 ans) – Pierre Leboucher (45 ans) – Léonard Legrand (31 ans) – Guillaume Pirouelle (31 ans) – Benjamin Schwartz (38 ans) – Nicolas Troussel (51 ans)

Les temps de référence du record à battre :
Record du Trophée Jules Verne (IDEC SPORT) : 40J 23h 30min :
Equateur: 5j 18h 59min
Bonne Espérance: 12j 19h 28min
Cap Leeuwin : 17j 6h 59 min
Cap Horn : 26j 6h 45 min

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