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America’s Cup. K-Challenge officialise son défi sur la 38e America’s Cup

La France sera présente sur la prochaine édition de la Coupe de l’America. L’équipe K-Challenge a officialisé son défi sur la 38e America’s Cup qui se tiendra à Naples en 2027 à l’occasion de conférence de presse qui s’est tenue dans la ville hôte ce mercredi.

Ce mercredi 21 janvier, K-Challenge, fondée par Stephan Kandler qu’il co-gère avec Bruno Dubois, a officialisé l’inscription du Challenger français à la 38e édition de l’America’s Cup avec la Société Nautique de Saint-Tropez comme Yacht Club support. C’est la 15e participation de la France à la plus ancienne compétition sportive du monde (1851).
Il n’y a pas véritablement de surprise dans cette annonce qui était attendue si ce n’est que ce défi français s’inscrit dans un tournant provisoire ou historique de la Coupe avec la mise en place de l’America’s Cup Partnership. L’histoire le dira.
La France en fait officiellement partie et c’est en soi une belle nouvelle.
Selon Cuplegend.com, ce seront surtout les prochaines annonces qui sont attendues :
– l’équipe navigante : on parle de la paire espagnole Diego Botín et Florian Trittel qui pourrait rejoindre Quentin Delapierre, Manon Audinet et Jason Saunders. A voir également qui fera partie de l’équipe Youth et Women’s America’s Cup.
– les partenaires : D’autres partenaires que ceux déjà présents sur l’équipe SailGP pourraient rejoindre l’équipe
– AC40 : L’équipe devrait disposer d’un second AC40 et participer avec à Cagliari en mai 2026, la première régate préliminaire de la Coupe.

Sur l’America’s Cup, l’histoire ne s’écrit pas en une seule campagne, mais en une succession d’engagements qui forgent une identité. K-Challenge – déjà engagée en 2007 (Areva Challenge) et en 2024 (Orient Express Racing Team) – repart aujourd’hui avec une maturité nouvelle. Membre fondateur de la nouvelle organisation de l’America’s Cup, K-Challenge confirme son rôle structurant dans la présence française au plus haut niveau de la voile internationale. La Sport-Tech, désormais basée à Lorient, s’impose aujourd’hui comme un acteur reconnu de la voile de haut niveau. Elle est pleinement engagée dans l’évolution d’une compétition où innovation technologique, performance sportive et excellence humaine sont indissociables, depuis plus de 170 ans !

Avec son AC75, sister-ship de celui de Team new Zealand elle dispose d’une très bonne plateforme. Reste à le doter d’une nouvelle paire de foils et à le mettre à la nouvelle jauge.

Une nouvelle ère pour l’America’s Cup : K-Challenge co-fondateur, de ce nouveau format
L’America’s Cup a entamé une transformation historique : pour la première fois dans ses 175 ans d’existence, les équipes se sont unies au sein d’une structure commune, l’America’s Cup Partnership (ACP)*, afin de gouverner collectivement l’événement et d’assurer sa croissance globale. Cette organisation repose sur une gouvernance partagée où chaque équipe fondatrice dispose d’une voix égale, rompant avec le modèle centré sur le Defender seul. Ce nouveau cadre vise à préserver l’héritage technique et historique de l’America’s Cup tout en la projetant dans une ère de stabilité, d’innovation et d’audience mondiale accrue.

Un nouveau Challenge porté par l’expertise française.

Sur le plan sportif, K-Challenge entend tirer le meilleur du savoir-faire français. La France est une terre de voile, dotée d’un vivier de talents reconnus pour certains et émergents pour d’autres. Les prochains mois seront consacrés à la constitution d’un équipage Challenger solide, autour du leader Quentin Delapierre, tout en restant ouvert à des compétences internationales, qu’il s’agisse de marins, d’ingénieurs ou de designers ou encore sur des athlètes sortant des rangs de son Akademy.

La 38e America’s Cup à Naples en 2027 : la France un challenger à surveiller !

Dans la baie de Naples dans un peu moins de deux ans, K-Challenge ne sera donc plus un outsider, mais bel et bien un challenger à surveiller, doté d’un élan, d’une vision claire et d’une ambition décuplée pour ramener la France à la pointe de la lutte dans la quête de l’America’s Cup et pour rapporter un jour, l’Aiguière d’argent à la maison !

Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez
” L’America’s Cup reste une aventure collective portée par des Yachts Clubs engagés et des équipes passionnées. En relevant ce nouveau défi, nous cherchons à inscrire la France dans une dynamique qui allie exigence sportive, innovation et cohésion. L’équipe française peut être assurée du soutien de l’ensemble des membres de la Société Nautique de Saint-Tropez.”


Stephan Kandler et Bruno Dubois CEO K-Challenge
” Cette campagne s’inscrit dans une vision de long terme. Impliqués dès l’origine dans la construction du nouveau format de l’America’s Cup, nous voulons capitaliser sur les talents, allier expérience et jeunesse, et faire du Challenger français un projet durable et performant, capable de rivaliser à Naples en 2027.”

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Trophée Jules Verne. Grand voile déchirée en deux sur The Famous Project, ETA lundi 26 janvier matin

Les difficultés s’accumulent malheureusement à bord du Maxi Trimaran IDEC SPORT des femmes de The Famous Project CIC à quelques encablures de l’arrivée. Dernière en date, et non des moindres, la déchirure de la grand voile survenue hier après midi alors que le bateau manœuvrait pour venir glisser au coeur de l’archipel des Açores. Quatre heures d’effort, avec l’Américaine Molly LaPointe accrochée au mât, auront été nécessaires pour ramener la toile et la bloquer au niveau du deuxième ris. Une configuration certes minimaliste mais qui, ironie du sort, correspond précisément à la toile du temps nécessaire à porter dans les rudes conditions en voie d’établissement sur zone. Une infortune de mer brutale, sévère, irréparable, qui va jusqu’au bout priver Alexia Barrier, Dee Caffari, Annemieke Bes, Rebecca Gmür Hornell, Deborah Blair, Molly LaPointe, Támara Echegoyen et Stacey Jackson des 3/4 de leur grand voile.

Le vent d’ouest nord ouest forcit, la mer se creuse et rien pourtant ne vient altérer la volonté de ces femmes de poursuivre leur route, d’avancer dans l’adversité et de venir le plus tôt possible en terminer avec leur tour du monde sans escale et sans assistance, devenant ainsi le premier équipage féminin à réaliser cet exploit. Diminuées dans leur progression par cette déchirure intempestive, les navigatrices de The Famous Project CIC ont vu le petit « portillon » entrevu pour échapper au plus fort du vent du côté du cap Finisterre, se refermer inéluctablement.Les 40 noeuds et plus de vent venus du Labrador martèleront dès la mi journée les rivages de Galice, levant une mer déjà mesurée à plus de 7 mètres. La route du golfe de Gascogne se bouche pour au moins 48 heures, et Alexia et ses « girls » envisagent désormais une arrivée sur la ligne d’Ouessant dimanche soir ou lundi prochain.
Combattues, souvent. Battues, parfois. Abattues, jamais.

Alexia Barrier :
« On a eu la grand voile déchirée en deux quand on a empanné pour prendre le ris 1. Il était 15h TU. Bref, on a passé trois heures à essayer de descendre la grand voile. Finalement, on a réussi à la descendre jusqu’au ris 2. Il nous reste un morceau de grand voile, juste ce qu’il faut pour ris 2. Donc, on a repris notre route. Ce n’est pas réparable et de toute manière, deux ris, c’est bien suffisant pour arriver à Brest avec la météo qu’on va avoir. Donc voilà, on n’est pas inquiète. On est solide, on est soudée. Et voilà, haut les coeurs, ça va le faire. »

Dee Caffari :
« Quelle journée ! Nous devons nous battre pour chaque kilomètre parcouru dans cette dernière ligne droite. Nous avons choisi la ténacité, la résilience et le travail d’équipe pour surmonter les défis auxquels nous sommes confrontés et continuer à nous battre chaque jour. Il y a eu 30 tentatives pour remporter le Trophée Jules Verne, mais seules 14 d’entre elles ont réussi à boucler le tour du monde. Seules 9 d’entre elles ont abouti à un record. Dans quelques jours, ces chiffres vont changer, et c’est passionnant. L’histoire est en train de s’écrire, des exemples de ce qui est possible sont en train d’être créés. Si c’était facile, tout le monde le ferait. »

Ca cogite, ça phosphore, ça mentalise fort à bord du Maxi trimaran IDEC SPORT des navigatrices de The Famous Project CIC. Et aux envies d’en terminer au plus vite avec ce premier tour du monde féminin en maxi multicoque, viennent se greffer moult critères contradictoires avec la performance pure. Mer impossible, vent puissant mal orienté, bateau diminué… autant d’impondérables auxquels Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) ont choisi de répondre en faisant entendre la voix de la raison.

Il est de l’avis général inutile et déraisonnable d’affronter le pire, et l’équipage international placé sous la houlette d’Alexia et Dee Caffari préfère ronger son frein, faire le dos rond à l’abri de l’archipel des Açores plutôt que tenter le diable qui va rugir ces prochaines 48 heures au large de la péninsule ibérique et jusqu’à la pointe de Bretagne. Ce n’est qu’alors, samedi matin espèrent-elles, qu’elles braveront l’océan toujours aussi mal pavé pour faire route directe vers Ouessant et cette ligne d’arrivée si convoitée qu’elles pourraient franchir lundi 26 janvier au matin.

ETA lundi 26 janvier matin
Une infortune de mer brutale, sévère, irréparable, qui va jusqu’au bout priver Alexia et ses navigatrices des 3/4 de leur grand voile. Le vent d’ouest nord ouest forcit, la mer se creuse et rien pourtant ne vient altérer la volonté de ces femmes de venir le plus tôt possible en terminer avec leur tour du monde sans escale et sans assistance, devenant ainsi le premier équipage féminin à réaliser cet exploit. Diminuées dans leur progression par cette déchirure intempestive, l’équipage The Famous Project CIC a vu le petit « portillon » entrevu pour échapper au plus fort du vent du côté du cap Finisterre se refermer inéluctablement. Les 40 noeuds et plus de vent venu du Labrador martèlent depuis la mi-journée les rivages de Galice, levant une mer déjà mesurée à plus de 7 mètres, et qui atteindra ces prochaines heures les 10 mètres et plus. La route du golfe de Gascogne se bouche pour au moins 48 heures, et Alexia et sa team ralentissent et infléchissent leur route pour laisser passer le gros de la tempête. Elles envisagent désormais une arrivée sur la ligne d’Ouessant lundi prochain. Combattues, souvent. Battues, parfois. Abattues, jamais.

Christian Dumard, routeur à terre :
« Après mûre réflexion, elles ont pris la décision d’attendre. Les raisons : un état de mer important avec des vagues attendues entre 8 et 9,5 mètres avec plus de 45 noeuds et des rafales à 55-60 noeuds. Il est plus sage d’attendre au large une trentaine d’heures et de reprendre la route le samedi 24 au matin pour terminer dans des conditions qui resteront musclées (6 à 7 mètres de mer et 35 noeuds / rafales 45-50 noeuds) pour une ETA le lundi 26 matin. »

Alexia Barrier :
« On a eu la grand voile déchirée en deux quand on a empanné pour prendre le ris 1. Il était 15h TU. Bref, on a passé trois heures à essayer de descendre la grand voile. Finalement, on a réussi à la descendre jusqu’au ris 2. Il nous reste un morceau de grand voile, juste ce qu’il faut pour ris 2. Donc, on a repris notre route.
Ce n’est pas réparable et de toute manière, deux ris, c’est bien suffisant pour arriver à Brest avec la météo qu’on va avoir. Donc voilà, on n’est pas inquiète. On est solide, on est soudée. Et voilà, haut les coeurs, ça va le faire. »

Dee Caffari :
« Quelle journée ! Nous devons nous battre pour chaque kilomètre parcouru dans cette dernière ligne droite. Nous avons choisi la ténacité, la résilience et le travail d’équipe pour surmonter les défis auxquels nous sommes confrontés et continuer à nous battre chaque jour. Il y a eu 30 tentatives pour remporter le Trophée Jules Verne, mais seules 14 d’entre elles ont réussi à boucler le tour du monde. Seules 9 d’entre elles ont abouti à un record.
Dans quelques jours, ces chiffres vont changer, et c’est passionnant. L’histoire est en train de s’écrire, des exemples de ce qui est possible sont en train d’être créés. Si c’était facile, tout le monde le ferait. »

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Globe40. Une fin d’étape encore serrée en approche de Valparaiso

A moins de 300 milles de l’arrivée à Valparaiso la GLOBE40 semble vouloir nous délivrer dans cette étape 4 un scénario final dont elle a le secret ; on a en mémoire les 9 minutes séparant les 3 premiers dans l’étape 2 entre le Cap-Vert et l’île de la Reunion. Alors qu’ils étaient encore il y a 5 jours à 77 milles en seconde position l’équipage franco-britannique CREDIT MUTUEL réalise une belle performance en revenant ce jour à 02.00 UTC à 1 mille de l’équipe belge aprés 11 jours de domination de BELGIUM OCEAN RACING. Difficile de savoir si ce sont les choix tactiques, un positionnement plus à l’ouest et au nord dans la remontée du sud et maintenant une position sous le vent, ou l’état des voiles de chacun, ou les deux qui expliquent cette nouvelle situation: il faudra attendre l’arrivée pour avoir toutes les informations.

Dans l’immédiat à 24 heures environ de l’arrivée la messe est t’elle dite selon l’expression classique ? il semble qu’il y ait encore quelques psaumes encore à dérouler avant le résultat final et de savoir lequel des deux héros sera sanctifié. Dans tous les cas ces derniers milles – aprés 6725 milles parcourus à ce jour à la vitesse moyenne remarquable de 13,44 noeuds – vont être surement à bord des deux équipages vécus avec une très forte tension au vu de l’enjeu de cette étape à coeficient 3. D’autant que sur quelques dizaines de milles avant l’arrivée il peut y avoir un dévent, un cap plus au sud de Valparaiso limitant les effets des vents du sud.

Les derniers mots du bord de CREDIT MUTUEL.

“Hello la terre, Nous arrivons!!!!
Nous nous apprêtons à passer notre dernière nuit en mer. Notre journée a été plutôt bonne, les écarts se resserrent enfin en distance au but , notre positionnement plus nord nous va très bien, ça donne un peu de jeu, tant qu’on est derrière eux on est content. Si jamais on arrive à reprendre le lead, on fera tout pour supprimer ce latéral. il nous reste 340 milles à parcourir avant la ligne d’arrivée, une broutille quand on pense aux 6000 milles déjà effectués. Nous sommes sous spi en mode guerrier , les écoutes commencent à être abimées tant on joue avec.”

La flotte des Class40 classiques dits “pointus” est quant à elle à 1300 milles et s’apprête à entamer sa remontée vers Valparaiso. Elle reste très groupée, 200 milles séparant seulement dans l’ordre du classement BARCO BRASIL, WILSON, JANGADA RACING et WHISKEY JACK. FREE DOM à quant à lui est au sud de la Nouvelle-Zélande et entame sa longue périple dans le sud.

Source CP

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Trophée Jules Verne. Sodebo devra affronter une tempête le dernier jour pour battre le record d’IDEC Sport

« On prend ce que la mer nous donne », rappelle souvent Thomas Coville dans ses voice notes tout au long de son tour du monde. Alors que l’équipage de Sodebo Ultim n’est plus qu’à quatre jours de l’exploit, tout proche de battre le record du tour du monde détenu par IDEC Sport depuis 2017, un ultime obstacle se dresse sur la route du trimaran : une violente tempête hivernale, avec des rafales à 50 nœuds et une mer annoncée à 10 mètres de creux. Si, à l’équateur, Sodebo comptait près de 20 heures d’avance sur le record, cette fin de tour du monde s’annonce particulièrement épique pour les six marins à bord, ainsi que pour l’équipe de routage. Un record qui, décidément, se mérite jusqu’au bout. Tous les regards sont désormais tournés vers l’arrivée, attendue entre ce samedi 24 et dimanche 25 janvier. On croise les doigts pour Sodebo.

L’Atlantique Nord est particulièrement agité en ce moment, et cela devrait encore se renforcer d’ici ce week-end. Dans ce parcours autour du monde, il existe deux passages sensibles où il n’y a pas de voie d’échappatoire : le Horn et l’arrivée. On a vu, lors du dernier tour du monde en Ultim, que certains avaient ralenti pour choisir la météo de passage au Horn et avaient même fait escale aux Açores afin d’éviter un coup de vent en Iroise. Sur un record, ce luxe n’est pas possible. Il va falloir composer avec la météo, et SU3 va sans doute vivre les conditions les plus exigeantes qu’il ait jamais rencontrées depuis sa mise à l’eau.

Cette situation impose d’être mesuré sur les ETA. Il faudra trouver le meilleur créneau pour passer le cap Finisterre en fonction de l’état de la mer. Cela peut influencer la stratégie des 48 dernières heures dixit l’équipe routage de Sodebo.

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Trophée Jules Verne. The Famous Project d’Alexia Barrier attendu samedi

Le Maxi Trimaran IDEC SPORT est désormais à moins de 2000 mn de l’arrivée de son tour du monde ce mardi. L’équipage des femmes de The Famous Project CIC Alexia Barrier, Dee Caffari, Annemieke Bes, Rebecca Gmür Hornell, Deborah Blair, Molly LaPointe, Támara Echegoyen et Stacey Jackson sont contraintes de faire le tour de l’anticyclone des Açores mais aussi de temporiser face à la violente tempête attendue mercredi.

Un parcours long et fastidieux, dans un vent tonique et sur une mer formée, qu’elles s’évertuent à effectuer le plus rapidement possible, aiguillonnées en cela par l’arrivée dès mercredi sur le golfe de Gascogne d’un phénomène tempétueux des plus virulent. L’heure est donc plus que jamais à la concentration, et à la stratégie pour négocier sas risque une arrivée bien délicate. Malgré la fatigue désormais bien palpable à bord, au terme de 51 jours de mer à haute pression, Alexia et ses navigatrices se montrent totalement focalisées sur cet objectif considérable qui les anime depuis le 14 décembre dernier, devenir le premier équipage féminin à boucler un tour du monde sans escale et en maxi multicoque. Et ça, c’est pas rien!

Alexia Barrier :
“On ressent de la fatigue, oui, on sort d’un tour du monde. De l’impatience aussi, parce que la Terre se rapproche. Mais surtout, beaucoup de lucidité et de sérénité. Parce qu’on sait pourquoi on est là. Et on sait pourquoi on veut aller au bout. Il y a vraiment toujours un état d’esprit collectif dans l’équipage. Et paradoxalement, on est crevés, mais on reste solides mentalement.
Il y a entre 20 et 25 nœuds, on est au reaching. L’Atlantique Sud, c’est un peu plus brut, un peu plus physique, un peu plus frontal. L’Atlantique Nord, c’est plus stratégique. Ça peut être brutal aussi, comme on va le voir à la fin du tour du monde. C’est plus instable, avec beaucoup plus de transition météo. C’est un océan qui est plus sollicitant mentalement. D’autant plus qu’on sait que la fin est proche et que la météo peut encore jouer avec nos nerfs.
L’arrivée s’annonce costaud, et on voit des vagues de plus de 8 mètres. Ça ne peut pas faire sourire, ça c’est certain. Même nous qui sommes toujours très enjouées et souriantes, on est concentrées, on est soumises à la pression. On va voir comment ça évolue. Et puis, on n’y est pas encore, ça peut encore diminuer en intensité d’ici qu’on y arrive.”

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SailGP. Youri Djorkaeff nouvel actionnaire de l’équipe française de SailGP

© Bob Martin for SailGP

L’équipe française de SailGP ne cesse de signer des partenariats. Devenue DS Automobiles SailGP Team France, elle annonce l’arrivée de Playmaker – plateforme d’investissement dédiée au sport fondée et dirigée par Youri et Sacha Djorkaeff en partenariat avec Monaco Asset Management – en tant que nouvel actionnaire.

Avec cette prise de participation, Playmaker rejoint un consortium d’investisseurs comprenant Ares Sports, Media and Entertainment, Sportsology et V-Group, aux côtés d’une autre figure internationale du football, Kylian Mbappé, déjà actionnaire de l’équipe tricolore via Coalition Capital.
Ce renforcement de l’actionnariat constitue une étape stratégique majeure pour le projet opéré par K-Challenge et vient soutenir les ambitions sportives et commerciales de l’équipe dans le Championnat Rolex SailGP.

« Nous sommes ravis d’accueillir la famille Djorkaeff et Playmaker au sein de DS Team France, déclare Stephan Kandler, co-CEO de DS Automobiles SailGP Team France. Leur vision, leur expérience et leur énergie, combinées à la plateforme institutionnelle de Monaco Asset Management, constituent un atout décisif pour accélérer notre croissance et renforcer nos capacités sur l’ensemble de nos axes de développement. De plus, avoir des sportifs de ce niveau qui s’intéressent à nous et à notre sport en général est très positif. La voile suscite l’intérêt du monde du sport en général et aussi des grands annonceurs, comme le montre la présence de DS Automobiles, d’Accor, de L’Oréal Groupe et Leyton. Avec 2 champions du monde français à nos côtés et tous ces partenaires prestigieux, notre équipe porte haut les couleurs de la France dans le monde.”

Pour Sacha Djorkaeff, Managing Partner chez Playmaker : « SailGP est une ligue mondiale de premier plan, en pleine dynamique de croissance : une ligue technologique, ultra-compétitive et résolument tournée vers l’innovation. Nous investissons avec conviction, entourés d’un groupe exceptionnel de partenaires que nous avons rassemblés autour de ce projet. Au-delà du capital, nous souhaitons accompagner l’équipe pour faire de la franchise française une marque sportive mondiale, capable de gagner au plus haut niveau. »
Jeremy Genin, CIO de Monaco Asset Management, souligne : “Nous investissons dans des actifs portés par une propriété intellectuelle durable, des partenaires de premier plan et un potentiel global. SailGP coche toutes ces cases, et DS Team France a tous les ingrédients pour performer sur l’eau comme en dehors. Notre rôle est clair : proposer un écosystème à forte valeur ajoutée afin de permettre à ce projet de réussir sportivement et commercialement.”

Youri Djorkaeff conclut : « Notre engagement dans l’équipe DS Automobiles SailGP Team France dépasse l’investissement financier. C’est avant tout une volonté de soutenir notre équipe nationale qui a le potentiel de jouer un rôle capital dans un sport d’avenir. La voile m’inspire depuis des années, et SailGP est une compétition qui repousse les limites. Nous voulons contribuer à écrire la prochaine page de cette grande aventure française. »

© Bob Martin for SailGP

Pour Andrew Thompson, Managing Director chez SailGP : « L’arrivée de Playmaker aux côtés de ce consortium d’investisseurs renforce encore davantage une base d’actionnaires déjà exceptionnelle pour l’équipe française. C’est formidable d’avoir un deuxième vainqueur de la Coupe du Monde de la FIFA parmi les propriétaires et nous sommes impatients de travailler avec Youri et son équipe pour tirer parti de son expérience au plus haut niveau du sport mondial dans l’un des marchés les plus influents de la voile mondiale. »
Cette entrée au capital intervient à un moment clé pour le DS Automobiles SailGP Team France, qui vient de monter sur le podium du Sail Grand Prix de Perth, premier rendez-vous de la saison du Championnat Rolex SailGP 2026. Leader des courses en flotte et qualifiée pour la finale dès l’ouverture du championnat, l’équipe affiche une dynamique sportive très positive, de bon augure avant le prochain Grand Prix d’Auckland, les 14 et 15 février.

Source CP

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Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 à l’équateur, dernier sprint pour battre le record !

Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel ont franchi l’équateur ce lundi. Après 34 jours, 7 heures et 19 min de mer, ils gardent toujours une certaine avance de 20 heures et 49 minutes par rapport à la trace du détenteur IDEC Sport qui l’avait franchi en 35 jours, 04 heures et 09 minutes en 2017. Mais l’Atlantique Nord, le dernier tronçon, s’annonce comme un nouveau défi avec son lot de difficultés, en particulier le contournement par l’Est de l’anticyclone des Açores. Puis, il faudra probablement négocier une mer formée au large de l’Espagne et dans le Golfe de Gascogne sous l’effet d’une violente dépression qui traverse l’Atlantique.

Pour battre le record, l’équipage de Sodebo Ultim 3 doit franchir la ligne avant 20h31 dimanche 25 janvier et parcourir les derniers 3279 milles (6072km) jusqu’à la ligne d’arrivée entre Ouessant et le cap Lizard !

Sonore réaction de Benjamin Schwartz après le passage de l’équateur :

Après le cap Horn dimanche 11 janvier, et la fin des mers du Sud, les sept marins se sont employés à la remontée de l’Atlantique Sud tout aussi délicate que les précédents océans. La faute à des conditions météorologiques très complexes. « On a eu du mal à s’extirper de cet Atlantique Sud, reconnaît Thomas Coville ce dimanche. » Le positionnement de l’anticyclone de Sainte-Hélène engendrait en effet des zones sans vent et de nombreuses incertitudes. Sodebo Ultim 3 a donc progressé à la lisière de ces zones instables tout en faisant plus de route que le fantôme d’Idec Sport (environ 6% de plus depuis le départ).

Il a aussi fallu faire face à la casse de l’armure de J0 (point d’attache de la plus grande voile d’avant) au large de l’Uruguay et à plusieurs dégâts collatéraux. « Cela a nécessité quatre à cinq heures de travail avant qu’on puisse renvoyer le J0 », précise Guillaume Pirouelle. Avec un bateau à nouveau à 100 %, ils ont ensuite traversé une « dépression mourante ». Dans la foulée, Sodebo Ultim 3 a « retrouvé du vent d’alizé, certes un peu instable, mais qui nous a permis de progresser vers le Nord », raconte Thomas. « Là, c’étaient des conditions idéales avec des vitesses à 30-35 nœuds, une mer plate et le moral au beau fixe », apprécie Guillaume Pirouelle.

Retour dans l’hémisphère Nord
Même si rien n’a été facile cette semaine, les « Sodeboys » ont su tenir bon. « Ce qui est fort dans cette aventure, c’est que le courage de chacun encourage le courage des autres », apprécie Thomas. Ils l’avaient quitté le samedi 20 décembre à 1h 03 min (heure française), date de leur premier franchissement de l’équateur seulement 4 jours et 4 heures 2 min après leur départ de Ouessant. En passant l’équateur après 34 jours, 7 heures et 19 min en mer, l’équipage compte 20 heures et 49 minutes d’avance sur le détenteur du Trophée Jules Verne, IDEC Sport. « Nous aurions aimé avoir plus d’avance mais ce n’était pas possible avec les conditions que nous avons eues, décrypte Thomas. Nous sommes encore devant et on va jouer avec nos cartes ! »

L’Atlantique Nord, le dernier run pour le record…
Désormais, il ne reste plus que 3279 milles (6072 km) à parcourir pour rallier la ligne d’arrivée entre Ouessant et le cap Lizard. Pourtant, cette fin de tentative s’annonce épique et difficile. « Ce sera très engagé », certifie Thomas. En cause ? L’anticyclone des Açores, qui est plus à l’ouest que d’habitude. « Après le pot-au-noir, on va rentrer dans des alizés de nord, au près, pour monter jusqu’à l’anticyclone », précise Philippe Legros, responsable de la cellule routage. Ensuite, ils devraient contourner l’anticyclone par l’est. Dans la foulée, il faudra se positionner pour faire face à une forte dépression, avec des conditions extrêmement virulentes. Sodebo Ultim 3 pourrait « être sous l’influence de cette dépression à partir de vendredi prochain », précise le routeur du trimaran. À bord, les sept marins sont prêts à maintenir le niveau d’engagement et déterminés à rallier Ouessant avant dimanche prochain, 20h31, temps limite pour faire tomber le si prestigieux record autour du monde imbattu depuis 2017.



Source CP

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SailGP. Les Français brillent à Perth, crash entre Neo-zed et Suisses

United States SailGP Team helmed by Taylor Canfield leads ROCKWOOL Racing SailGP Team helmed by Nicolai Sehested, DS Automobiles SailGP Team France helmed by Quentin Delapierre, NORTHSTAR SailGP Team helmed by Giles Scott, Germany SailGP Team presented by Deutsche Bank helmed by Erik Kosegarten Heil and Emirates Great Britain SailGP Team helmed by Dylan Fletcher on Race Day 1 of the Oracle Perth Sail Grand Prix presented by KPMG in Perth, Australia. Saturday 17 January 2026. Rolex SailGP Championship Event 1 2026 Season. Photo: Ricardo Pinto for SailGP. Handout image supplied by SailGP

Le premier Grand Prix de la saison 6 de SailGP était très attendu, avec de nombreux changements au sein des équipes, y compris chez les Français, et un plan d’eau fantastique. La première journée n’a pas déçu. Les Suédois sont en tête, suivis des Américains, tandis que les Français occupent la 3ᵉ place à égalité de points à l’issue des quatre courses du jour. Les Néo-Zélandais et les Suisses se sont percutés à l’approche de la première marque.

Le Grand Prix de Perth avait déjà commencé sous tension lors des régates d’entraînement. Les Espagnols ont enfourné violemment et cassé leur bateau. Ian Jansen, contrôleur de l’équipe australienne, s’est blessé pour être remplacé le lendemain par Glenn Ashby. Chris Draper, qui retrouvait Nathan Outteridge sur le bateau suédois, s’est sérieusement blessé au visage en tombant sur le trampoline lors d’une manœuvre.

Les quatre courses du jour ce samedi se sont déroulées dans des conditions idéales, où les Français ont brillé sur les départs et sur trois des quatre courses, en réalisant les résultats suivants : 2ᵉ, 1ᵉʳ, 2ᵉ et 8ᵉ. Ils se sont battus avec les Suédois, solides, qui ont remporté les deux dernières manches, dont la troisième que les Français ont laissée filer bêtement. Un début prometteur pour les Bleus, qu’il reste à confirmer dimanche. Ils sont à égalité de points, avec 31 points, avec les Suédois et les surprenants Américains, qui ont réussi à élever leur niveau de jeu. Les Australiens, 4ᵉ, sont en embuscade avec les Anglais à 24 points.

À noter qu’à l’arrivée de la première marque, lors de la première course, les Suisses ont percuté l’arrière du bateau néo-zélandais, disqualifiant les deux équipes pour la journée. Reste à savoir quelles pénalités leur seront infligées.

Les nouveaux venus de SailGP, Artemis SailGP, ont pris un départ fulgurant lors de la première journée de l’Oracle Perth Sail Grand Prix présenté par KPMG, se hissant en tête du classement dès la première salve de la saison 2026. L’équipe suédoise, menée par Nathan Outteridge, surnommé « le chuchoteur du vent », a fait preuve d’une puissance et d’une précision remarquables pour ses débuts en SailGP, prenant la tête du classement avant les courses de dimanche. La saison 2026 a débuté avec une action caractéristique, la flotte F50 s’affrontant dans des conditions idéales au large de Bathers Beach devant une foule nombreuse.

En fait, dans le plus pur style SailGP, le spectacle a commencé bien avant le coup de départ. Chris Draper, régleur d’Artemis, a dû recevoir des points de suture au visage et à la bouche après un accident à l’entraînement, tandis que l’équipe espagnole Los Gallos a été éliminée de toute la compétition en raison de dommages importants subis par son F50 à la suite d’un incident similaire. Iain Jensen, qui a quitté l’équipe Emirates Great Britain, championne en 2025, pour rejoindre BONDS Flying Roos pour la nouvelle saison, a été contraint de renoncer à la première journée à Perth en raison d’une blessure au genou.

Une fois la course lancée, il n’a fallu qu’un peu plus d’une minute pour que le drame s’intensifie, lorsque le Black Foils néo-zélandais et l’équipe suisse Sail Grand Prix sont entrés en collision, mettant fin à la journée des deux équipes avant même qu’elle n’ait commencé.
Les dommages subis par le F50 du Black Foils étaient si importants qu’il ne pourra pas participer à la course de demain et qu’il doit désormais faire face à d’énormes travaux de réparation pour pouvoir participer au prochain Grand Prix à Auckland le mois prochain.
Pour aggraver encore les choses, ils ont été pénalisés de sept points par les arbitres, ce qui n’est pas le début que l’équipe de Burling espérait pour 2026. L’équipe technique de SailGP espére que le F50 suisse serait de nouveau en état de courir dimanche.

Après un départ lent dans la première course, terminée à la neuvième place, Artemis a enchaîné trois résultats, dont une deuxième place et deux victoires, pour marquer rapidement le coup face à ses rivaux. L’équipe d’Outteridge est peut-être novice en 2026, mais elle possède une grande expérience de la SailGP, et cela s’est vu. Des manœuvres fluides combinées à une vitesse brute et à des décisions tactiques intelligentes ont provoqué une onde de choc dans la flotte.
« Il y avait un certain engouement autour de ce que nous pouvions faire en tant qu’équipe, et beaucoup de pression interne pour bien démarrer », a déclaré Outteridge. « Après la première course, les choses ne s’annonçaient pas très bien, mais nous avons réussi à rebondir et à enchaîner trois courses très solides pour terminer la journée. »

Les équipes SailGP des États-Unis et DS Automobiles SailGP Team France ont également pris un excellent départ, faisant preuve de régularité et de talent pour terminer la journée en deuxième et troisième position.
« Nous sommes restés solides tout au long du parcours », a déclaré Canfield. « Nous avons navigué de manière prudente et avons peut-être perdu un ou deux points, mais c’était le premier jour de la saison.
Les BONDS Flying Roos ont connu un début de rêve en remportant la première course, mais l’équipe de Tom Slingsby a ensuite eu du mal à réitérer ce succès, terminant la journée en quatrième position.
« J’avais l’impression que tout allait se mettre en place après cette première course », a déclaré Slingsby, « mais malheureusement, nous avons été entraînés dans le chaos lors des deux courses suivantes et avons obtenu des résultats difficiles. »
L’action reprend dimanche à 13 h heure locale (5 h UTC) avec trois autres courses prévues avant la finale à trois équipes où le vainqueur remportera tout.

Le pilote suisse de SailGP, Sébastien Schneiter, croise les doigts pour que son équipe puisse participer à la course de demain après une collision effroyable avec le Black Foils qui a mis fin à la première journée de leur saison 2026.

Moins d’une minute après le début de la première course de l’Oracle Perth Sail Grand Prix présenté par KPMG, l’équipe suisse a percuté l’arrière du F50 du Black Foils. L’équipage de Schneiter avait la priorité, mais une erreur inhabituelle du pilote Pete Burling a fait que l’équipage néo-zélandais a réagi trop lentement pour éviter la collision.

La collision a été si violente qu’elle a sectionné une partie de l’arrière du bateau des Black Foils et laissé un trou dans la proue du Switzerland. Aucun athlète n’a été blessé dans la collision, mais les deux équipes ont dû abandonner immédiatement en raison de l’ampleur des dégâts. L’équipe technique de SailGP a jugé que le F50 des Black Foils était trop endommagé pour être réparé à temps pour demain, mais elle va désormais travailler sans relâche pour sauver les espoirs de l’équipe suisse de marquer des points à Perth.

« Tout s’est passé très vite », a déclaré Schneiter. « Nous avons empanné, les Kiwis ont fait de leur mieux, mais malheureusement, il était trop tard pour eux. C’était assez effrayant. Nous nous concentrons désormais sur demain. Nous savions que cette saison serait difficile, et ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à des moments comme celui-ci. Pour nous, l’important est de savoir comment nous allons rebondir. Nous sommes très motivés pour prendre le départ demain et grandir en tant qu’équipe grâce à cette expérience. »

Burling, qui a mené les Black Foils à la troisième place du championnat Rolex SailGP 2025, a déclaré que son équipe se regrouperait une fois qu’elle aurait pris toute la mesure de la situation. « Nous avons fait tout notre possible pour rester à l’écart », a déclaré Burling. « Ils ont empanné et ont continué à accélérer leur virage droit vers nous. Je ne sais pas vraiment ce qu’on aurait pu faire dans cette situation. Leur proue a percuté notre bateau à environ un mètre de moi. « Je suis vraiment sous le choc pour le moment, et assez frustré par la situation, mais nous allons devoir nous reconstruire à partir de là et voir comment les choses évoluent. »

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Record. Guirec Soudée proche de la délivrance !

Après une nuit en enfer, Guirec Soudée sur l’Ultim MACSF est proche de s’en sortir de son passage le plsu délicat de son tour du monde à l’envers. Il lui reste encore 150 mn à faier plein nord dans des conditions difficiles pour enfin être sorti d’affaires et du plus dur. Plus de 5 mètres de creux et 40 noeuds de vent de travers en rafales. Guirec ne lâche rien et en profite même pour nous offrir des images incroyables du bout du monde.

Comme nous l’indiquait Christian Dumard son routeur, Guirec Soudée s’attend a vivre des heures difficiles jusqu’à cette nuit à bord de son trimaran Ultim MACSF. Christian Dumard nous explique la route de Guirec et ce qu’il attends ces prochaines heures :

Christian Dumard : Il va couper le front en allant vers l’ouest puis repartir vers le nord avec le vent d’ouest. L’objectif est de remonter assez haut dans le nord, peut-être vers l’île de Pâques, puis de traverser le Pacifique plutôt dans la zone d’alizés. Il y a un front qui passe avec du vent d’ouest et il va essayer de se dégager rapidement plein nord avant le suivant, qui arrive les 17-18.

Depuis le Cap Horn, il n’est pas au potentiel du bateau ?
Le bateau peut aller beaucoup plus vite que ça, mais les objectifs de vitesse que nous avions fixés avec Jean-Baptiste Le Vaillant, qui travaille avec lui, sont ceux-là. Depuis le passage des Falkland, on est bien dedans. Tout se passe bien. Le problème, c’est que nous sommes dans des zones où les vents sont quand même très forts et très instables, ce que les modèles ne voient pas forcément. Tu peux attendre 15 nœuds et te retrouver avec des rafales à 25 ou 30 nœuds. Donc en solo, l’objectif est vraiment d’être toilé pour le maximum de rafales que tu peux rencontrer. Évidemment, 80 % du temps, c’est plus lent que ce que le bateau pourrait faire.

L’état de la mer joue également…
Il ne faut pas casser le bateau. L’objectif de Guirec, c’est d’arriver dans un temps correct. Dans les prochaines heures, il va y avoir environ cinq mètres de mer de travers pendant vingt-quatre heures, avec 35 nœuds de vent et des rafales à 40-50 nœuds. Il va naviguer avec trois ris dans la grand-voile ou trois ris J4. L’objectif n’est pas d’aller vite, mais d’avancer avec des vitesses cibles comprises entre 12 et 15 nœuds. Sous-toilé, il n’y a normalement pas de danger de chavirage. En revanche, ce qui est compliqué, c’est que lorsque tu sous-toiles le bateau, le flotteur au vent vient taper dans la mer. Il va remonter pendant 36 heures sur 600 milles. À partir de 450 milles, il sera tiré d’affaires !

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America’s Cup. Régate préliminaire à Cagliari en mai 2026 en AC40 avec les équipages confirmés et jeunes !

Practice Race Day, Fleet Race - November 29, 2023. America’s Cup Preliminary Regatta Jeddah presented by NEOM, 29th Nov - 2nd Dec 2023.

La première régate préliminaire sur la route de Naples 2027 pour la 38e Coupe de l’America Louis Vuitton aura lieu à Cagliari, en Sardaigne du 21 au 24 mai 2026. 5 équipes sont pour l’instant annoncées.

Ray Davies, entraîneur en chef de l’équipe Emirates Team New Zealand, est parfaitement conscient de ce qui pourrait les attendre : « Nous avons regardé toutes les vidéos de reconnaissance tournées lorsque Luna Rossa s’entraînait là-bas avant la 37e Coupe de l’America Louis Vuitton, et c’était l’une des meilleures navigations que nous ayons jamais vues pendant la préparation. Nous avons pu observer une belle brise mistral du nord-ouest sur une mer calme, une brise thermique côtière soutenue avec quelques vagues ou encore une brise du sud-est venue d’Afrique pouvant générer de belles vagues. Nous pouvons donc nous attendre à d’excellentes conditions de course. Tout le monde va surveiller les données à l’approche de Cagliari et nous allons certainement examiner nos performances dans des conditions de vent plus fort ici à Auckland. »

Pour la première régate préliminaire à Cagliari, en Sardaigne, toutes les équipes ont la possibilité d’aligner deux voiliers AC40, le deuxième étant piloté par un équipage composé de membres des équipes jeunes et féminines. C’est une opportunité extraordinaire pour la prochaine génération de navigateurs de la Coupe de l’America, qui pourront non seulement acquérir une expérience cruciale en matière de course en flotte sur les AC40, mais aussi commencer à se préparer pour les épreuves de la Coupe de l’America pour les jeunes et les femmes qui se dérouleront à Naples en 2027.

Grant Dalton, PDG de l’Emirates Team New Zealand, pense que des surprises pourraient bien se produire : « D’après ce que nous observons en interne, il y a très peu de différence entre ce que l’on pourrait appeler les navigateurs « confirmés » et les nouveaux venus. Nous savons également que les autres équipes disposent d’un incroyable vivier de talents dans leurs équipes jeunes et féminines, je ne serais donc pas du tout surpris de voir la flotte complètement mélangée et certains de ces talents de la nouvelle génération remporter de grandes victoires. Cagliari sera incroyablement intéressant d’un point de vue sportif. »

En plus des conditions de mistral souvent observées, un autre phénomène souffle dans la baie des Anges et le long de la plage du Poetto sous la forme du vent de sirocco qui vient du sud-est et du sud-sud-est, généralement avec des vagues beaucoup plus longues que les vagues courtes et rapides du mistral. Le Scirocco est ce que beaucoup appellent les « conditions de rêve » pour le foiling, où les voiliers AC40, poussés par un vent constant de 18 à 20 nœuds, peuvent atteindre des vitesses supérieures à 45 nœuds. Ray Davies l’espère certainement : « Ce sont des conditions idéales qui offrent généralement un ciel dégagé, et si nous en bénéficions, Cagliari sera un spectacle ».

Sur le rivage, les spectateurs auront un premier aperçu de la 38e America’s Cup Louis Vuitton avec de nombreuses animations et zones dédiées aux fans. Cagliari est le port d’attache de Luna Rossa, et l’accueil sera certainement axé sur l’équipe locale, les passionnés « Tifosi » locaux saisissant chaque occasion pour encourager leur équipe nationale. Un village de course en libre accès dans le port, avec une zone publique supplémentaire pour les fans surplombant le parcours de la course, est prévu avec de grands écrans et une couverture en direct qui permettront de suivre toute l’action depuis le rivage.

Leslie Ryan, directrice de l’événement America’s Cup, est enthousiaste à l’idée de ce qui l’attend : « Nous avons travaillé très dur avec toutes les autorités compétentes, qui ont fait un travail incroyable pour que cela se réalise. Ce sera différent de tout ce que nous avons vu auparavant dans l’America’s Cup. On sent déjà l’ambiance monter, tous les habitants et même les chauffeurs de taxi en parlent. Ce sera sans aucun doute un spectacle incroyable. »

Le format prévoit jusqu’à dix courses en flotte sur quatre jours, puis les deux meilleures équipes s’affronteront pour la gloire dans une finale à élimination directe. La première victoire dans l’America’s Cup est cruciale et toutes les équipes chercheront à créer une dynamique positive grâce à un bon résultat.

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