Normandy Channel Race. Conditions toniques pour le départ

Photo JM Liot

Plus que jamais prêts suite à de longs mois sans compétions, les 23 duos ont pu lâcher les chevaux dans une mer formée dès l’entame de cette 12ème CIC Normandy Channel Race. C’est dans un flux de nord/nord-est de 20-25 nœuds que le comité de course a libéré avec ponctualité les duos en lice dès 16 heures lançant ainsi la saison 2021 de la Class40. Des conditions toniques qui ont contraint le directeur de course d’annuler le parcours côtier initialement prévu et d’envoyer la flotte directement sur la première marque de parcours de Saint-Marcouff après avoir enroulé une bouée de dégagement située à 2,5 mille nautiques de la ligne de départ mouillée en baie de seine devant l’embouchure de l’Orne. Pour cette entrée en matière virile, les têtes d’affiche de cette édition 2021 ont fait parler la poudre d’entrée jeu. C’est l’équipage Axel Trehin / Frédéric Denis qui s’est rapidement imposé au près sur son Class40 Project Rescue Ocean flambant neuf avant d’enrouler en premier la bouée de dégagement et de mettre le cap, au reaching, vers la prochaine marque de passage obligatoire des îles Saint Marcouf mouillée à quelques 36 milles du départ, dans la baie des Veys. Le duo Ian Lipinski et Gwenolé Gahinet, à bord de son Class40 Crédit Mutuel, a tenu son rang en signant une impeccable entame, lui permettant de se glisser second au pointage. Suit le duo Franco-espagnol, Antoine Carpentier et Pablo Santurde del Arco à bord de Redman.

Une transmanche expresse

Les Class40 ont rapidement englouti les 36 milles séparant la bouée de dégagement devant Ouistreham de la marque qui doit être obligatoirement contournée dans l’ouest de Saint-Marcouf et ainsi entamé la traversée de la Manche et son fort trafic maritime en début de soirée. Les conditions aux allures de reaching alliées au talent des skippers à bord, vont permettre aux unités les plus récentes de démontrer la puissance de ces montures pour prendre un léger avantage, avant de s’attaquer à un épisode certainement moins réjouissant pour les marins, le passage du Solent de nuit.