Normandie Chanel Race. Une 14e édition avec un niveau encore plus relevé

Village officiel de la CIC Normandy Channel Race, à Caen le 14 mai 2022 Photo © Jean-Marie LIOT

Le Class40 aura connu un superbe développement en 2022 avec un nombre d’unités depuis la création de la série qui se rapproche du chiffre de 200 (dernier numéro attribué le 189) ; il n’y a pas beaucoup d’exemples d’un tel succès sur des unités de course de large de taille identique. Alors que la flotte européenne des Class40 se prépare à une Route du Rhum record en nombre d’unités et que d’autres Class40 sont en Australie en route vers Auckland dans la 3ème étape du tour du monde de la GLOBE40, la série revendique une place de premier rang dans la course au large devenue si populaire en France.

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Les années post Route du Rhum sont traditionnellement des années plutôt de basses eaux dans les participations aux événements mais il est très probable que cette tendance soit ralentie voire contrée en 2023 ; la CIC NORMANDY CHANNEL RACE avait battu son record de partants en 2022 avec 30 Class40 alignés au départ ; pour 2023 c’est un nombre proche ou équivalent qui est attendu pour un départ de l’épreuve le dimanche 4 juin.

L’édition 2022 avait été dans la lignée de la réputation de la CIC NORMANDY CHANNEL RACE ; une épreuve extrêmement exigeante ou rien n’est jamais gagné jusqu’aux dernières minutes ; à ce jeu c’est Ian Lipinski et Ambrogio Beccaria qui se sont imposés sur CREDIT MUTUEL, après 2 tentatives pour Ian, et devront défendre leur titre en 2023.

Renouer avec le grand public normand
Les années 2021 et 2022 ont été marquées par la crise sanitaire et si l’épreuve a pu avoir lieu les contraintes de sécurité sanitaires n’ont pas permis d’avoir le public des années précédentes. En 2023 revoir en grand nombre les caennais et les normands sera un objectif important avec cette envie de partage qu’ont toujours les skippers.

De même sur le plan média 2022 avait été un tournant avec pour la première fois un direct de 52’ de notre partenaire depuis l’origine FRANCE 3 repris sur 4 régions. L’engouement croissant des médias avait été marqué par une étude commandée auprès de KANTAR SPORTS, avec 853 retombées presse et de fortes retombées en valorisation de la manifestation. Le site internet depuis la nouvelle version lancée il y a 2 ans a vu son audience multipliée par 4.

Un nouvel engagement des collectivités fondatrices
Ces derniers mois ont vu le renouvellement pour 3 nouvelles années 2023/ 2025 de l’engagement des collectivités fondatrices de la manifestation, Ville de Caen, Communauté Urbaine Caen la mer, Département du Calvados, Région Normandie, aux côtés de Sirius Évènements ; la CCI Caen / Normandie avec comme acteur le Port de Caen – Ouistreham a également renouvelé son appui pour la même durée ; le CIC Partenaire Titre de la manifestation et présent depuis deux années a pu conforter sa présence sur l’épreuve et multiplier les opérations. De nombreuses entreprises du territoire sont aussi associés dans le temps à l’épreuve comme Leclerc IFS et Legallais et font de cette épreuve un temps de rencontre avec leurs clients et collaborateurs ; près de 2000 personnes ont été ainsi reçues en 2022 sur le village et lors du suivi de la journée de départ en mer.

Bryan Mettraux, driving group : Depuis la semaine dernière, nous maîtrisons mieux le bateau. Nous ne l’utilisons pas encore à son potentiel maximum mais nous naviguons de plus en plus proprement, avec tous les systèmes qui fonctionnent à bord. Nous étions impatients d’aller sur l’eau, évidemment, mais le temps de préparation était nécessaire ; ce sont des engins très compliqués. Nous commençons maintenant à tirer sur cette machine puissante, cela nous apporte des sensations incroyables. J’ai la chance de pouvoir gérer le vol du bateau, c’est très spécial et fort. Je ressens beaucoup d’adrénaline, de la fierté, mais surtout de la reconnaissance pour tous ceux qui ont travaillé dur pour que nous puissions naviguer. Il reste beaucoup à faire, mais je réalise la chance que nous avons de travailler avec une équipe pareille sur qui nous pouvons compter !

Pierre-Yves Jorand, co-general manager head of sports operations: Nous sortons d’une période de transition, où le bateau passe du chantier aux mains des marins. C’est une grande étape ! Nous découvrons la machine, prenons confiance et apprenons à travailler dans une grande équipe. Dans la vie d’un marin, comme dans une écurie de Formule 1, le nombre d’heures sur le circuit ou sur l’eau reste minime par rapport au reste du travail. Ce qui est fait dans l’ombre est énorme. L’équipe a fait preuve d’un engagement hors norme depuis le chavirage pour remettre le bateau sur pied le plus rapidement possible. J’observe l’équipe de près et je la vois chaque jour plus forte, plus soudée. C’est ce qui va nous permettre de progresser jusqu’à 2024. Le challenge est de taille : l’America’s Cup est l’Everest de la voile, nous ne sommes même pas encore au camp de base.

Marcelino Botin, principal designer : C’est réjouissant de voir l’équipe navigante capable de naviguer efficacement le bateau après seulement quelques jours. Le plus grand défi pour une équipe qui ne connaît pas l’AC75 est de pouvoir le naviguer de manière fiable. Cela nous apporte de la confiance en vue de toutes les décisions cruciales que nous allons devoir prendre pour le design du BoatOne. Lors de chaque navigation, nous apprenons énormément d’éléments sur la façon de régler le bateau. Depuis les bateaux suiveurs, nous sommes en contact permanent avec les marins à bord et pouvons ainsi tester en temps réel les développements désirés.

Florian Trüb, power group : Pour l’instant, le power group permet uniquement de régler la voile d’avant. A terme, nous fournirons toute l’énergie qui permettra de naviguer. L’effort sera bien plus important pour les quatre membres du Power Group ! Nous nous entraînons beaucoup physiquement pour être prêt pour ce jour-là, encadrés par notre coach physique Alex Hopson et notre physiothérapeute Matt Tinsley. En attendant, nous avons déjà pu découvrir les sensations exceptionnelles lorsque le bateau se hisse sur ses foils. C’est incroyable et cela fait beaucoup de bien d’être sur l’eau après des mois de préparation.