La tête de la flotte au Cap Finisterre

Armel Tripon Gedimat
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Nicolas Troussel, Gildas Morvan- Jean Le Cam, Erwan Tabarly, Bertrand de Broc, partagent un point commun. Ils sont tous montés au moins une fois sur le podium de la Transat AG2R. Sans compter aussi les skippers de SNEF-Cliptol Sport, Jean-Paul Mouren et Laurent Pellecuer, non localisés ce matin mais, hier encore, bien présents dans les hauts du classement. C’est dire si tous ces maestros du Figaro connaissent la musique de la traversée océanique en double et à armes égales. Après un début de course musclé, rythmé et aussi sportif que sélectif, pas étonnant donc de voir ces marins d’expérience donner le « la » en tête de flotte et au ras des côtes espagnoles. Preuve si besoin est que les uns et les autres n’ont certainement pas volé leur étiquette de favoris…
 
Partie de près
La course, quant à elle, reste fidèle à son niveau d’exigence. Le passage du cap Finisterre,   annoncé par tous comme un premier passage à niveau, ne ménage pas les équipages. Bien au contraire. Ceux-ci sont sommés de tirer le meilleur de leur monotype dans des vents forts, soudain contraires. Fini les grandes glissades à fond sous spi, place au louvoyage dans une mer mal pavée. Tirer des bords, « planter des pieux » comme disent les marins n’a rien d’une partie de plaisir, mais c’est là le passage obligé et le prix à payer pour aller chasser les alizés. Tous s’accordent à dire que les premiers au cap Finisterre seront sans nul doute les premiers servis.
 
Et Vittet ?
La descente le long des côtes portugaises s’annonce en effet semée de pièges et d’embûches. L’évolution d’une dorsale anticyclonique promet d’ores et déjà de disperser son lot de calmes et de bulle sans vent. Ceux qui parviendront à les éviter auront empoché de précieux points sur la route du soleil. Reste que parmi ces premiers, il manque encore le représentant de Gédimat : un certain Dominic Vittet, un autre habitué des podiums AG2R. Associé à Armel Tripon, il progresse toujours plus à l’Ouest, à 40 milles au large de la pointe espagnole. 15ème à 13,5 milles des premiers, il n’a sans doute pas dit son dernier mot. Les prochaines heures confirmeront la pertinence de cette option marquée et audacieuse adoptée dès les premiers milles. Gageons en tout cas que nous retrouverons la plupart des représentants de ce comité d’experts, ou plutôt de cette bande… à Madère.