Jérémie Beyou, trouver ses marques rapidement

©Eloi Stichelbaut / Maître CoQ

Jérémie Beyou part pour la gagne. Les conditions qui s’annoncent sont idéales pour son bateau et son tempérament.

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JB : « Troisième départ de Vendée Globe et toujours autant d’émotions. J’ai répété jusqu’à maintenant que je n’allais pas pleurer… Bon, c’est raté ! C’est une course vraiment à part, ça se vérifie ce matin. Le plus dur c’est de quitter les pontons. Même si j’ai pris de l’avance en quittant ma famille il y a déjà quelques jours, il y a les amis aujourd’hui qui sont là et mon équipe avec laquelle je vis depuis 4 ans intensément. Ce sont des moments très forts et pas si simples à vivre. »

JB : « Le départ devrait être plutôt tranquille. On va faire face à un Golfe de Gascogne assez rapide, vent de travers. Plutôt facile a priori mais il y aura beaucoup de trafic donc il faudra rester vigilant. A mesure que l’on va se rapprocher de l’Espagne, ça deviendra plus technique, le vent va se renforcer, il y aura des changements de voiles à faire, puis du vent fort au portant. Jusqu’à mardi, on sera en mode Solitaire du Figaro, sans trop dormir. Ce n’est pas un début de course inquiétant, mais ce sera très technique donc il faudra être bien alerte. »

JB : « Je veux trouver mes marques au plus vite, ne pas faire de bêtises et ressortir devant. Si j’arrive à faire tout ça, je serai satisfait de mon début de course mardi ou mercredi. L’objectif sur ce Vendée Globe c’est d’abord de bien naviguer, comme je le fais depuis 3 ans, en trouvant un rythme qui permet à la fois de ménager le bateau Maître CoQ et faire la course devant, comme sur la dernière Route du Rhum (deuxième en 2014, ndlr) ou la New York – Vendée (premier en 2016, ndlr). Je sais que j’ai le bateau pour aller au bout et, si je vais au bout, je ne devrais pas être loin des premières places. »