2500 mètres de bouts sur Spindrift Racing

Cordage Spindrift Racing
DR

Dyneema, PBO, kevlar, téflon, polyester…place à des fibres synthétiques aux propriétés impressionnantes. ‘’Nous cherchons toujours plus de raideur pour traduire au mieux l’action du vent dans les voiles et l’action humaine dans les manœuvres. Cela permet d’avoir une réaction rapide du bateau,’’ explique Simone Gaeta. ‘’L’élasticité pour les bouts est donc proscrite, comme la déformation. Le Dyneema est excellent et très léger. Il est utilisé surtout pour l’âme des bouts mais aussi pour les gaines lorsque l’on recherche de la souplesse. Des gaines polyester/kevlar sont utilisées si on a besoin d’un peu d’accroche et le PBO/téflon pour la glisse ; afin d’éviter de choquer une voile par à-coups par exemple. Les fibres résistent aussi au frottement et à la chaleur pour ne pas bruler en filant sur les winchs. Avec Yann (Guichard, skipper), nous choisissons les matériaux en fonction des utilisations. Nous avons aussi un code couleurs précis pour avoir des automatismes durant les manœuvres.’’

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Au sein de Spindrift racing, Simone sollicite des fournisseurs dans plusieurs pays, chacun pour leur expertise particulière. « Je réceptionne les bobines et prépare ensuite les bouts en fonction de leurs utilisations. Après le choix du textile, du diamètre, de la taille, de la couleur, je me charge aussi des finitions comme les épissures puis de l’installation à bord avant d’assurer le suivi pendant les navigations durant la saison.’’

Quant à la préparation du multi pour la Route du Rhum en solitaire, peu de changements ont été nécessaires dans ce domaine. “Nous avons ajouté des palans pour les tensions de mât et d’étais là où nous avons enlevé l’hydraulique. Le plan de pont a été modifié pour le solitaire mais, ensuite, les cordages et les efforts sur la structure restent les mêmes. Par exemple, il faut des bouts de 12 millimètres de diamètre pour tenir dans le self-tailing du winch car, plus fin, ça glisse. Il faut du 20 millimètres pour les points d’amure des voiles d’avant qui supportent des charges de 17 à 20 tonnes. A la différence d’autres solutions ‘solo’ comme le vélo, dans le cas des bouts, c’est avant tout à Yann finalement de s’adapter aux dimensions du bateau.’’