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Vendée Arctique. Corentin Horeau : « Un nouveau challenge ! »

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Corentin Horeau, skipper de l’IMOCA MACSF participera à sa deuxième course de l’année après la 1000 Race où il a terminé second. Le vainqueur de la Solitaire 2023 poursuit son apprentissage en IMOCA avec en ligne de mire la Route du Rhum et le Vendée Globe 2028.

Corentin Horeau dispose d’un bateau performant avec l’IMOCA MACSF qui est l’ex-Arkea-Paprec de Yoann Richomme, second du dernier Vendée Globe. Après une saison en double avec Yoan, Corentin Horeau poursuit son apprentissage en solitaire en IMOCA. Deuxième de The 1000 Race derrière Sam Goodchild, Corentin Horeau participe également à la Vendée Arctique pour continuer à prendre ses marques sur le bateau, avec l’équipe et le partenaire. L’objectif reste la Route du Rhum et le Vendée Globe.

Il a le même âge que Sam Goodchild, qu’il connaît bien pour avoir été en colocation avec lui lors de leurs années en Figaro. Sam Goodshild sur MACIF sera favori de cette Vendée Arctique mais Corentin entend bien aller le challenger. « Je vais essayer d’aller le chercher. On connaît ses qualités. Il a déjà un Vendée Globe à son actif. Petit à petit, l’objectif est d’arriver à son niveau. Sur le bateau, on n’a rien changé, contrairement à Ambrogio Beccaria sur Mapei (ex-Vulnérable) qui est le sister-ship de mon bateau. On a juste changé la déco. Le bateau a fait ses preuves, il est très polyvalent. On a fait de petits ajustements, avec de nouvelles voiles. Pour la suite, on fera des changements soit l’hiver prochain, soit celui d’après. On n’est pas encore calés là-dessus. Je découvre l’IMOCA. Contrairement au Figaro, la performance est aussi entre les mains de l’architecte. On lance un peu la pièce. Je suis en train d’apprendre tout cela, le fonctionnement et les évolutions possibles. Pour l’instant, avec Alain Gauthier et MACSF, on a fait le choix d’attendre un peu. Ce sera intéressant de voir les changements qu’a faits Ambrogio. L’enjeu reste la Route du Rhum. C’est mythique pour moi. Il y aura quelques bateaux neufs, mais j’aurai l’un des bons bateaux. Sur la Vendée Arctique, ce sera intéressant de naviguer face à Ambrogio, Sam, Élodie et Violette aussi, qui mènent très bien leurs bateaux. C’est un beau challenge d’évoluer dans cette classe »

MACSF avec l’équipe d’Alain Gauthier.
Pendant la saison 2025, Corentin Horeau a été le co-skipper de Yoann Richomme avant de passer sous les couleurs de la MACSF en 2026. Une passation idéale pour apprendre à maîtriser le bateau tout en commençant à marquer des points pour sa qualification au prochain Vendée Globe. Avec de nouveaux objectifs de performance, Alain Gauthier a recruté des personnes supplémentaires dans son équipe. « On est tous très contents. On a fait un joli projet depuis 2017 avec un bateau qui avait 10 ans. Maintenant, on passe un cran supérieur avec ce bateau qui a 4 ans. Ce n’était pas courant de changer de bateau et de skipper (ndlr : Isabelle Joschke ayant mis fin à sa carrière). On était parti au début sur un bateau de 2020 sans exclure de faire un bateau neuf. Puis, au fur et à mesure de nos échanges avec les skippers, qui prenaient un peu de temps, on a commencé par choisir le bateau. J’ai regardé le potentiel de chaque bateau en faisant un tableau de performance pour chacun. Paprec-Arkéa s’avérait être le plus intéressant, même si le chèque était un peu plus gros. L’équipe a fait des améliorations et il y a encore du développement à faire sur ce bateau. Pour MACSF, il voulait un peu plus de performance. Avec ce bateau-là, on peut espérer viser un Top 10. Le Vendée Globe est l’objectif, mais il y a aussi les courses précédentes qui comptent, comme la Route du Rhum, où notre skipper pourrait être parmi les favoris. Le fait qu’il soit déjà co-skipper de Yoann a joué dans notre choix par rapport à Amélie Grassi, que nous avions également sélectionnée. Le fait d’avoir gagné aussi la Solitaire était un atout pour Corentin, connaissant la valeur de cette épreuve. »

Pour Corentin, tout est allé très vite depuis sa désillusion avec l’équipe Banque Populaire, qui lui a préféré Louis Berrehar malgré le fait qu’il ait remporté la Solitaire. « Je me sens très chanceux de rebondir ainsi, avec une belle équipe et ce bateau. J’ai beaucoup d’envie. J’ai commencé à naviguer avec Yoann ; je découvre le bateau et je prends beaucoup de plaisir. Je n’avais jamais connu de sensations pareilles à bord d’un monocoque : c’est assez incroyable. J’ai conscience que le Vendée Globe arrivera vite ; il faut engranger un maximum d’expérience. Je peux aussi compter sur Alain, qui possède une immense expérience

Corentin Horeau avait déjà goûté à l’IMOCA avec Benjamin Dutreux, aux côtés duquel il a couru la Transat Jacques Vabre : « Les bateaux sont différents, mais cela reste des bateaux engagés où il faut être vigilant en permanence. Il faut être concentré tout le temps quand on vit sur ce genre de bateaux, parce que l’accident peut vite arriver. Je connais bien Yoann, avec qui j’ai été en colocation et concurrent en Figaro. Il est très pédagogue. L’échange avec lui a été super. Comprendre un IMOCA reste complexe. Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte, même si cela reste un bateau. Je suis le Vendée Globe depuis tout petit. Il faut avoir envie d’y aller. Dans mon esprit, il fallait que je gagne avant la Solitaire pour y aller. »
Son expérience en Ultim et du vol l’aidera sûrement. « Quand on a déjà connu les hautes vitesses, cela aide pour se tenir à bord. L’IMOCA est moins risqué mais surtout moins physique qu’en Ultim pour gérer les voiles, le matossage. »

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