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Imoca. Les nouveaux IMCOA au Défi Azimut

Benjamin Sellier / WInd4

Chaque année en septembre, le Défi Azimut sonne la rentrée des classes pour les IMOCA. Et comme souvent, c’est à l’occasion de cette épreuve en trois actes que l’on découvrira en avant première les IMOCA de la nouvelle génération. Nouveaux bateaux, nouvelles têtes aussi pour des projets ambitieux qui auront fort à faire face aux référents de la catégorie. Un rendez-vous qui s’annonce comme le plus gros cortège d’IMOCA depuis le début de la saison et que suivront de près les acteurs de la Sailing valley, conviés à cet événement sportif et festif. Alors, save the date, c’est à Lorient La Base du 15 au 20 septembre prochain.

Des Runs pour le show, 48 Heures en solitaire pour désigner un vainqueur, le Tour de Groix en équipage ouvert aux partenaires pour clôturer le tout. Et au milieu de ce menu sportif, des rencontres et des conférences avec des référents dans leur domaine pour une mise en perspective de l’éco-système de la course au large. La formule du Défi Azimut Lorient Agglomération imaginée en 2011 par Jean-Marie Corteville, le président d’ Azimut, n’a pas pris une ride.

Idéalement placé dans le calendrier, « le Défi » comme on l’appelle sur les pontons de Lorient La Base, « sera la première affiche conséquente de la saison » confirme Francis Le Goff qui rempile avec Pierre Haÿs comme directeur de course, et avec le sourire : « La seule pression qui pèse sur nous, c’est de concocter un parcours pour que tout le monde arrive à temps pour faire la fête ! Le Défi est par nature un événement détendu où on fait bien les choses, avec une épreuve sportive qui a de la valeur. C’est un cocktail savant ! »

Entre 15 et 20 skippers devraient se retrouver à Lorient début septembre pour ce qui sera la dernière confrontation avant la Route du Rhum Destination Guadeloupe, épreuve phare de l’année 2026.

Pour certains, ce sera aussi leur première course qu’ils soient nouveaux entrants dans la classe IMOCA comme Pierre-Louis Atwell (Résilient), ou promu skipper comme Davy Beaudart ancien équipier de Louis Burton qui mènera cette fois en solitaire son ancien Bureau Vallée.

La sensation de ce Défi Azimut 2026 sera aussi la présence espérée de nouveaux bateaux, avec Groupe Dubreuil que Sébastien Simon a fait construire chez l’orfèvre britannique Carrington ou encore DMG MORI Global One réalisé en Bretagne chez Multiplast pour le japonais Kojiro Shiraishi. Le premier aura tout juste été mis à l’eau et le second qui participe début septembre à la transat The Ocean Race Atlantic espère être arriver à l’heure et sans encombre à Lorient !

Ces deux plans Verdier génération post-Vendée Globe 2024 sont en tous cas les premiers de cette next gen à se confronter dans une compétition IMOCA.
Avec leurs formes de carène évasées héritées des AC 75 de la Coupe de l’America, autant dire que leur vitesse de décollage dans les Runs sera observée de près. Même remarque pour Charal de Jérémie Beyou, triple vainqueur du Défi, intouchable dans la brise au portant lors de la Transat Café L’Or, et qui s’est offert une nouvelle carène pour améliorer ses aptitudes au décollage dans le medium.

« L’arrivée de nouveaux bateaux par rapport au début de saison change évidemment la donne », commente Elodie Bonafous qui a clairement pris la mesure de son plan Verdier Association Petits Princes – Quéguiner et « vise un top cinq » à Lorient. La jeune femme fait partie des figures émergentes de la classe, capable de challenger les référents de la catégorie que sont Macif Santé Prévoyance (Sam Goodchild) vainqueur du Défi Azimut 2025 ou encore Allagrande Mapei (Ambrogio Beccaria) qui a su forcer sa chance dans les dernières longueurs de la Vendée Arctique pour l’emporter. « Il faut un peu de chance pour gagner ! » reconnaissait le plus Lorientais des italiens qui puise dans la Sailing Valley les compétences pour mener à bien tous ses projets depuis sa victoire dans la Mini-Transat 2019.

Les premières courses de la saison ont enfin montré que dans le rôle d’outsider, Corentin Horeau sur MACSF (ex Paprec Arkea) émerge clairement, même s’il se dit « encore en phase d’apprentissage ». L’apprentissage de la gestion d’équipe et des risques inhérents à ces machines que sont les IMOCA. «Pour moi, le Défi Azimut arrive à point nommé sur cette première saison » nous déclarait le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2025.

Les figaristes en partage

De Figaro, il en sera aussi question pendant ce Défi Azimut Lorient Agglomération. Le parcours de skippers comme Corentin Horeau, Nicolas Lunven mais aussi Jérémie Beyou, Sébastien Simon, Violette Dorange ou Elodie Bonafous pour ne citer qu’eux, illustrent les passerelles évidentes entre les deux univers. Un lien naturel que Jean-Marie Corteville et Marcus Hutchinson, vice-président de la classe Figaro ont souhaité renforcer en invitant de jeunes pousses de la course au large à prendre le départ du tour de Groix (départ décalé) à bord de leur Figaro Beneteau. Plus on est de fous, plus on rit, dit l’adage !

Liste des IMOCA inscrits à date :
Fabrice Amédéo – FDJ United – Ocean Calling
Pierre Louis Attwell – Résilient
Ambrogio Beccaria – Allagrande MAPEI
Davy Beaudart – Bureau Vallée
Jérémie Beyou – Charal
Élodie Bonafous – Association Petits Princes – Quéguiner
Manuel Cousin – Coup de Pouce
Violette Dorange – Initiatives Cœur
Nicolas d’Estais – Café Joyeux
Maël Garnier – Ruban Rose
Sam Goodchild – MACIF Santé Prévoyance
Corentin Horeau – MACSF
Sébastien Marsset – FOUSSIER
Paul Meilhat – NC – à confirmer
Scott Shawyer – Canada Ocean Racing – à confirmer
Kojiro Shiraishi – DMG MORI Global One – à confirmer
Sébastien Simon – Groupe Dubreuil – à confirmer
Masa Suzuki – NC – à confirmer
Armel Tripon – Les P’tits Doudous