Veillée d’armes à Saint Gilles Croix de Vie

La flotte de la Vendée St.Pétersbourg
DR

Un morceau de bravoure : c’est le sentiment qui domine au sein de la flotte engagée sur cette première édition de la Vendée Saint-Pétersbourg. Un parcours complexe, deux étapes sous forme d’aller et retour qui peuvent relancer la donne au départ de la Russie, plus des deux tiers du parcours en navigation côtière sont autant d’ingrédients qui rendent cette course incertaine et passionnante. D’autant que dame météo a choisi de corser le jeu en proposant des conditions de demoiselle pour les premiers jours de course : des vents faibles et variables devraient accompagner jusqu’au Pas de Calais, a minima.

- Publicité -

Or, on le sait, si ces conditions sont celles dont rêve tout plaisancier, elles sont éprouvantes pour les nerfs des navigateurs. Tomber dans un trou de vent et voir revenir des concurrents qu’on pensait avoir distancé, risque d’être le lot de nombre de bateaux. Le grand jeu de stratégie océanique peut alors vite tourner au casse-tête chinois… et ce d’autant que les passages à niveaux ne manqueront pas. Renverses de courant, effets de pointes vont se répéter du raz de Sein au nez de Jobourg, à la pointe du Cotentin. Il faudra aussi jouer avec le trafic maritime intense en Manche et plus particulièrement lors du passage du détroit du Pas-de-Calais, avant d’embouquer la mer du Nord, ses bancs de sables mouvants et ses plateformes pétrolières.


Une alchimie à trouver
Un autre moment fort devrait être aussi le passage de l’Oresund entre Danemark et Suède. Le chenal étroit parfois de moins de cinq milles imposera notamment de franchir l’ouvrage mixte qui relie Copenhague à Malmö : tunnel sous-marin au départ du Danemark, il devient pont pour relier la Suède. Sens dessus dessous, les concurrents auront le choix des armes. Enfin, l’arrivée en mer Baltique sera pour la plupart des navigateurs une découverte, même si certains, tel Lalou Roucayrol (Aquitaine Port-Médoc) ont déjà eu l’occasion de naviguer dans ces eaux à l’occasion de la Oop’s Cup, un circuit de multicoque qui sillonnait l’Europe du nord. Tous à l’instar de Loïc Féquet (Crêpes Whaou ! 2) savent en revanche qu’il faudra être d’une grande vigilance entre vents instables et nombreux obstacles qui jalonneront le parcours avant d’entrer dans le golfe de Finlande.

Ils ont dit :
Franck-Yves Escoffier (Crêpes Whaou !)
« On a toujours un peu de crainte, parce qu’on ne connaît pas. Un nouveau parcours comme celui-là, inévitablement, il y a une part d’inconnu. J’espère bien pour la classe que d’autres vont arriver devant nous, mais on va quand même faire le maximum pour arriver devant. »

Lalou Roucayrol (Région Aquitaine – Port Médoc)
« On a très envie d’y aller. L’intérêt de cette course, c’est que l’on devrait pouvoir jouer des coups et peut-être d’aller taquiner le tableau arrière des bateaux de dernière génération… j’ai navigué plusieurs fois dans ces eaux et à chaque fois c’était des expériences intéressantes : des cailloux, du courant, des vents capricieux et aussi des endroits fabuleux à traverser. Si on a la chance de naviguer près des côtes, on va en prendre plein les yeux. »