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Ciela Village deuxième

La course en Multi50 aura été belle même réduite à trois bateaux. Les équipages ont tout donné. Si Arkema l’emporte, Ciela Village prend lui la deuxième place après un duel épique avec la French Tech St Malo.

Thierry Bouchard, Oliver Krauss et Alan Pennaneac’h ont puisé dans leurs réserves dès les premières heures de course et n’auront pas connu un seul moment de répit jusqu’à l’arrivée, 9 jours plus tard. Au passage, Ciela Village aura été le plus rapide de la flotte sur 24 h avec 524 milles parcourus le 16 juillet.

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5 h 30 du matin. Le jour peine à se lever sur Saint-Malo. Au loin, deux silhouettes. Celle de Ciela Village et de La French Tech Rennes Saint-Malo. Le match est tendu et l’issue très incertaine. Ciela Village est parvenu à faire un break de 40 milles en début de soirée. Quelques heures plus tard, il n’a plus que 8 milles d’avance… alors qu’ils viennent de parcourir 2900 milles depuis Québec. Les vents instables jouent avec les nerfs des deux équipages qui peuvent prétendre à une deuxième place. Arkema (Lalou Roucayrol) a franchi la ligne 1 h 30 plus tôt en vainqueur. C’est finalement Ciela Village qui remporte le duel en devançant le troisième de huit minutes seulement.

« On était cramé six heures après le départ ! »

Episode 1 : Une entrée en matière plutôt rude, où le trio a du enchainer les manoeuvres et composer avec un vent capricieux, des courants, des bancs de sable ou des baleines. Le trimaran perd quatre heures dans une zone sans vent. Puis repart. C’est sur un seul bord que Ciela Village aura traversée l’Atlantique, sans jamais faire un virement.« C’était dur. Depuis le début. Nous sommes partis en équipage réduit, à trois, parce que ce bateau est vraiment peu habitable. Mais six heures après le départ de Québec, on avait enchainé 50 virements de bords. On était déjà cramés et tout restait à faire », raconte Alan Pennaneac’h.

L’Atlantique sur un seul bord
Episode 2 : Ciela Village sort troisième du Saint-Laurent. A Saint-Pierre et Miquelon, le trimaran se cale tribord amure et traverse l’Atlantique sur un seul bord jusqu’en Irlande. A mi parcours, les compteurs s’affolent et Ciela Village parcourt jusqu’à 524 milles sur 24 heures !!! Il est alors le plus rapide de la flotte. « Mais on n’a pas tenté d’option, simplement parce qu’il n’y en avait pas ». Le pilote automatique, défaillant suite à une panne électronique, fait cruellement défaut. Les trois équipiers doivent barrer 8 heure par jour chacun.

« Dans notre rétroviseur, sur la ligne d’arrivée »
Episode 3 : La Manche s’annonce difficile, baignée de vents faibles et instables. Ciela Village doit tenter une option pour bouleverser le classement. Thierry Bouchard et ses équipiers choisissent d’aller tutoyer les côtes anglaises, pour ne pas subir le courant contraire et pour chercher un peu de vent. « On est passé tellement près de la côte que l’on voyait les gens sur la plage qui nous faisaient des signes ! », raconte Oliver.
L’atterrissage sur Saint-Malo ne se montre pas plus facile que l’entrée en Manche. Les vitesses des bateaux varient de 3 à 20 noeuds entre deux classements… « A l’arrivée on pensait avoir fait le break et non, on l’a découvert (La French Tech Rennes Saint-Malo) dans notre rétroviseur sur la ligne d’arrivée ! Les deux dernières nuits ont été très dures, mais c’est là que nous avons rattrapé notre retard. On était tellement fatigués que l’on faisait des quarts d’une heure », témoigne Thierry Bouchard. La ligne est franchie, les trois hommes sont heureux mais un peu hagards et bouche bée. Ils ont faim aussi…

« Ce sont les hommes qui font la différence »
« C’était une très belle course et je suis content que tous ces bateaux, d’architectes et de conception différents arrivent ensemble. Aujourd’hui, celui qui gagne c’est le plus rapide, c’est Arkema. Il va vraiment plus vite que nous. Parfois, il nous prenait 4 milles en trois heures… Mais ça ne suffit pas. Il fallait ne pas faire d’erreur. Ce sont les hommes qui font la différence », analyse Thierry Bouchard. Alors forcément, le trio de compétiteurs, dont c’était seulement la deuxième épreuve en Multi50, n’a pas dit son dernier mot. Leurs deux handicaps majeurs sur cette course ont été l’absence de Code Zero (type de voile d’avant pour le près et le travers dans moins de 10 noeuds de vent) et la panne électronique les privant de pilote dès le 2ème jour de course. « Nous devons travailler sur les voiles. Il faut repenser le gennaker et le Code zéro (deux grandes voiles d’avant, ndlr). On doit pouvoir optimiser cela », réfléchit Alan, lui-même voilier… « Nous avons aussi du travail à faire sur l’électronique. Nous avons eu des soucis récurrents et nous ne connaissions pas assez bien notre installation ». Thierry, Oliver et Alan vont prendre quelques temps de repos avant de s’attaquer aux nouvelles optimisations.

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Première victoire pour Arkema

Multi50 ARKEMA - Lalou Roucayrol (FR) - 2016. @ V.Olivaud / Team Arkema Lalou Multi

Parti le 11 juillet dernier à 19h (HF) de la Ville de Québec au Canada, l’équipage du Multi 50 Arkema mené par Lalou Roucayrol a franchi la ligne d’arrivée de la 9e édition de la Transat Québec – St Malo ce mercredi 20 juillet à 4h00’58. Après 9 jours, 9 heures 0 minute et 58 secondes de course, que l’équipage a menée de bout en bout, Lalou Roucayrol, Karine Fauconnier, César Dohy et Etienne Carra réalisent une superbe performance sur ce parcours théorique de 2 900 milles nautiques (5400 km) entre le Canada et la Bretagne.

Une première victoire sur une transatlantique pour le trimaran de 50 pieds Arkema ! Mis à l’eau en 2013, cela fait désormais 4 ans que le trimaran de 50 pieds de Lalou Roucayrol enchaine les milles à travers les océans. Après la Route du Rhum 2014 (2e), la Transat Jacques Vabre 2015 (3e), et the Transat bakerly (2e), le skipper aquitain Lalou Roucayrol signe sa première victoire sur une transatlantique à bord du Multi 50 Arkema, épaulé par les compétences et le savoir-faire de son équipage.

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Au terme d’un programme approfondi d’optimisation et de fiabilisation, le trimaran de 50 pieds Arkema démontre aujourd’hui tout son potentiel. Toute l’équipe Arkema – Lalou Multi félicite chaleureusement Lalou et son équipage pour cette victoire.

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Spindrift 2 bat le record de Loïck Peyron

Le Maxi trimaran Spindrift 2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli est arrivé hier soir à St Malo. Parti le 13 juillet dernier de Québec, Spindrift 2 aura avalé l’atlantique en à peine plus de 6 jours à la vitesse moyenne de 22,1 nœuds (20,99 sur la route théorique de 2 897 milles) sur cette 9e édition de la Transat Québec Saint-Malo.

L’équipage améliore de 1 jour, 19 heures, 6 minutes et 19 secondes le temps de Loïck Peyron datant de 1996 (7 jours 20 heures 24 minutes) à bord du trimaran Orma Fujicolor II. Une traversée express en trois actes :

Acte 1 – Négocier les pièges du Saint Laurent
Une vigilance accrue était de mise à bord de Spindrift 2 pour la remontée du fleuve Saint-Laurent. Une bataille d’empannages avec Oman Sail, second Ultime participant, s’est engagée dès le départ de la course, portée par un vent de 8 à 10 nœuds, pour négocier les portions étroites du fleuve auxquelles se rajoutent les îles et bancs de sable.

Acte 2 – Traversée de l’océan Atlantique sur un bord
Bottes et cirés ont réapparus sur le pont après le rocher Percé ! A cette marque de parcours, le maxi-trimaran a récupéré du vent mais s’est vite retrouvé plongé dans une mer formée et courte, accompagnée d’un épais brouillard provoqué par la rencontre du courant du Labrador, courant océanique froid provenant de l’Océan Arctique, avec l’eau plus chaude du Gulf Stream. Le bateau noir et or avale dès lors les milles et navigue à des vitesses moyennes importantes de 30 à 35 nœuds avec des pointes régulières au-dessus de 40 nœuds au compteur. Ces conditions musclées associées à des hautes vitesses rendent la vie à bord difficile mais sont aussi propices pour traverser l’océan sur un bord en route directe.

Acte 3 – Enrouler le Fastnet et mettre le cap sur Saint Malo
Finie la grande glissade ! A l’approche des côtes irlandaises, changement d’amure pour Spindrift 2 et passage de la dernière marque obligatoire du parcours autour du mythique rocher Fastnet. Après un épais brouillard qui les aura accompagnés durant toute la traversée, c’est maintenant une dorsale anticyclonique qui se pointe devant les étraves du trimaran. Les vents légers ainsi que les forts courants ne laissent aucun répit aux 14 membres d’équipage qui doivent enchaîner les manoeuvres. Néanmoins ils réussissent à rattraper les Multi 50 et prennent la tête de la flotte jusqu’à Saint-Malo qu’ils atteignent à la tombée de la nuit.

Cette transatlantique en équipage était la première course de la saison du maxi trimaran. Une occasion d’étoffer l’équipe de marins, de se maintenir à haut niveau et de travailler la cohésion d’équipage en vue de la prochaine tentative du Trophée Jules Verne.

Ils ont dit :
Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 :
On est vraiment très contents de remporter cette course. On l’imaginait un peu au départ qu’on descendrait en dessous de 7 jours mais finir à 6, c’est un beau chrono. Toute l’équipe a fait un super travail. J’avais participé à la transat en 2004, malheureusement j’avais du abandonner au milieu de l’Atlantique, donc là de la finir et de battre en plus le record c’est génial. C’était assez incroyable la traversée du Saint Laurent. C’était très étroit au départ et les premiers 50 milles sont assez difficiles. Heureusement nous sommes partis au portant avec Oman Sail. Cela a été une belle bagarre avec des rebondissements : un coup nous étions devant, l’autre coup c’était eux. On a finalement réussi à s’échapper juste avant la bouée de Gaspé sur un petit coup tandis qu’il reste dans une zone sans vent. Les meilleurs souvenirs sont cette sortie du Saint Laurent et le passage de Saint Pierre où il y avait du monde qui nous attendait en début de nuit avec 40 nœuds de vent, c’était un moment assez incroyable. Tout s’est bien passé à bord, on avait trois nouvelles personnes dont deux anglais. Ils se sont tout de suite acclimatés et ont pris la mesure du bateau. L’esprit était fantastique, le bateau est en parfait état il est prêt à repartir demain pour refaire une traversée de l’Atlantique ou faire un tour du monde. Avec Dona nous avons réussi à créer une équipe qui nous ressemble avec des personnes qui sont passionnées de la mer et aussi de la performance et là on l’a bien prouvé avec le bateau que nous étions capables de le mener rapidement à travers l’Atlantique. Le programme c’est de rester quelques jours ici à Saint-Malo où l’accueil a été très chaleureux, puis de ramener le bateau à notre port d’attache de la Trinité-sur-Mer et le préparer pour le prochain objectif qui est le Trophée Jules Verne l’hiver prochain ».

Dona Bertarelli, barreur régleur à bord de Spindrift 2 :
C’était fantastique sportivement et humainement. Cela faisait plusieurs années que je voulais faire la Transat Québec Saint-Malo. La course est magnifique, le départ à Québec, le Saint Laurent, passer toutes ces marques qui sont historiques et mythiques comme le rocher Percé, Saint-Pierre-et-Miquelon et le Fastnet et puis l’arrivée ici à Saint-Malo, il y a plusieurs courses dans la course. Nous avons navigué à une vitesse réduite dans le Saint Laurent car il y a même des endroits où il y a des limitations de vitesse pour protéger les Belugas et on a également fait très attention à tous les cétacés qu’il y a dans la zone avant de pouvoir accélérer dans l’Atlantique. Il y a une multitude de choses dans cette course qui fait qu’elle est très belle et très spéciale. Nous sommes très contents d’avoir battu le record de Loick Peyron. C’est difficile de battre les records quand c’est un départ de course car on ne peut pas choisir notre départ et on doit donc composer avec la météo qui se présente. On a surtout pas eu beaucoup de vent sur l’arrivée ! Maintenant c’est un très beau chrono et on est fiers d’avoir fait ce qu’on a fait aujourd’hui »

«Ce nouveau record démontre une fois encore les qualités exceptionnelles de Spindrift 2 et de son équipage. Cette victoire a une saveur particulière pour Mirabaud qui fête cette année le 30èmeanniversaire de sa présence au Canada. C’est de très bon augure avant la prochaine tentative de remporter le Trophée Jules Verne », déclare Antonio Palma, Associé-gérant de Mirabaud.

«Nous tenons à féliciter tout le team Spindrift et particulièrement Dona Bertarelli et Yann Guichard pour ce fantastique record. Nous sommes fiers de vous tous ! L’excellence, la précision et la haute qualité de leurs performances sont aujourd’hui récompensées» Aldo Magada, Président et CEO de Zenith.

Equipage Spindrift racing pour la Transat Québec Saint-Malo
Yann GUICHARD
Dona BERTARELLI
Duncan SPÄTH
Erwan ISRAEL
Erwan LE ROUX
Xavier REVIL
Jacques GUICHARD
Antoine CARRAZ
Simone GAETA
François MORVAN
Thierry DUPREY DU VORSENT
Jack BOUTTELL
Sam GOODCHILD
Chris SCHMID (médiaman)

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Nouvelle Sélection Skipper Macif 2017

Charlie Dalin et Yoann Richomme (Skipper Macif) en entrainement en double en vue de la Transat AG2R LA MONDIALE 2016 - Port La Foret le 14/03/2016 @ Alexis Courcoux

En tête du classement provisoire du Championnat à 5 points l’un de l’autre, Charlie et Yoann sont en position de viser le titre de Champion de France Elite de Course au Large en 2016. « On ne pouvait pas rêver mieux en termes de classement avec plus qu’une épreuve devant nous » analyse Charlie, leader du classement provisoire. « J’ai remporté le titre en 2014, sur la Lorient Horta Solo, et j’aimerais bien le remporter à nouveau. » poursuit-il.

Pour cela, il faudra être le plus rapide à parcourir les 2 400 milles nautiques du parcours aller-retour entre Douarnenez et Horta aux Açores. « C’est un format d’épreuve au large qui nous convient bien » enchaîne Yoann. « Nous sommes dans une belle dynamique au sein du Programme et cette épreuve promet encore une belle bagarre entre nous. »

Cette ultime épreuve sera la dernière de Yoann Richomme en tant que Skipper Macif, arrivé au terme de ses 3 années de partenariat au sein du Programme. Lancée en 2008, il accompagne un skipper de course au large pour porter, pendant un minimum de deux ans, les couleurs de la Macif sur le circuit Figaro Bénéteau II. Après Gérald Véniard (2008), Eric Péron (2009), François Gabart (2010), Paul Meilhat (2011), Fabien Delahaye (2012), Yoann Richomme (2014) et Charlie Dalin (2015), une nouvelle sélection est désormais ouverte aux navigateurs et navigatrices disposant déjà d’un minimum d’expérience sur le circuit.

Jean-Bernard Le Boucher (Directeur des Activités Mer du groupe Macif) : « Je souhaite d’abord féliciter nos deux skippers qui ont réalisé d’incroyables résultats cette année ! Avec deux victoires d’étapes, un finish de toute beauté à La Rochelle, et les deux premières places sur la Solitaire Bompard – Le Figaro, Yoann et Charlie ont offerts des victoires inédites pour notre programme. Pour cette 9e année du Programme Skipper Macif, ils ont atteint un niveau de professionnalisme et d’exigence dans leurs entraînements leur permettant d’afficher de beaux résultats. Le final nous promet un joli duel entre Charlie qui partira avec l’envie de récupérer son titre de Champion de France, et Yoann qui participera à sa dernière épreuve en tant que Skipper Macif. Il a tellement progressé en 3 ans et je sais qu’il travaillera sur de beaux projets dans le futur. Nous ouvrons dès aujourd’hui une nouvelle sélection pour accompagner un skipper en 2017 et 2018. Le nom du Skipper Macif 2017 sera connu le 14 octobre prochain et fera équipe l’année prochaine avec Charlie Dalin.»

Pour consulter les principes de sélection au programme Skipper Macif, cliquez-ici
Pour télécharger le formulaire d’inscription, cliquez-ici 

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Spindrift arrive, Arkema en tête, les Class40 glissent

L’équipage de Spindrift a passé sa dernière nuit à bord et reste sur l’objectif de battre le record de Loïck Peyron (encore lui ! ) de 7 jours, 20 heures et 24 minutes. L’atterrissage sur Saint-Malo reste compliqué dans des airs légers mais le record devrait tomber sous 6 jours.

Derrière le géant Spindrift, Arkema reste toujours en tête en multi50 devant Ciela Village et la French Tech St Malo qui ont choisit chacun une route opposée, l’une au nord et l’autre sud. Lalou Roucayrol demeure en situation de s’emparer du record établi en 2012 par Erwan Leroux (FenêtreA Cardinal) en 9 jours, 14 heures et 21 minutes.

À 700 et quelques milles de l’arrivée, Gonzalo Botin et son Tales 2 sont toujours premiers. L’équipage espagnol de Tales 2 (Gonzalo Botin, Pablo Santurde del Arco, Antonio Piris et Carlos Ruigomez) a établi samedi 16 juillet le nouveau record des 24h : 373,3 milles nautiques à la vitesse moyenne de 15,56nds ! Pour rappel, le précédent record était détenu par l’équipage de Campagne de France (Halvard Mabire, Miranda Merron et Christian Bouroullec) depuis le 31 juillet 2012. Ils avaient effectué 359nm à la vitesse moyenne de 14,95nds.

Les équipages s’éclatent sur la Transat Québec Saint-Malo !  « Les distances parcourues quotidiennement dépassent les 350 milles, chose que je n’avais jamais faite et, de loin, jusqu’à présent en 40 pieds. Le bateau a foncé au-dessus des vagues à 24 nœuds avant de s’écraser au creux des vagues et plonger sous l’eau. Ce sont vraiment des conditions de navigation incroyables, et l’adrénaline coule à flot. » Phil Sharp – Imerys

Malgré leurs soucis de voiles d’avant, les hommes de Solidaires En Peloton-ARSEP croient plus que jamais en leur étoile, en s’emparant de la deuxième place d’un très provisoire classement. Handicapé par des problèmes de spi, le Phil Sharp doit se soucier d’une nouvelle meute à ses trousses, où l’on retrouve Black Pepper – Les P’tits Doudous by Moulin Roty, Generali Horizon mixité, Eärendil, et les étonnants jeunes malouins de Cora – Moustache solidaire.

Ce peloton se tient en 8 petits milles! À cette grande bataille de l’Atlantique, on a envie d’associer Louis Duc (Carac) toujours solidement accroché à son option à plus de 170 milles dans le sud des leaders, et qui progresse à vitesse élevée sur un même bord tribord amure vers l’entrée de la Manche. Il a ramené en quelques heures un déficit de plus de 140 milles à 90…

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Course pour récupérer le bateau

The Seven Star Round Britain and Ireland, race start.Cowes. Isle of Wight. Oman Sail MOD70 trimaran skippered by Sidney Gavignet (FRA) Please Credit: Lloyd Images

L’équipage de Musandam-Oman Sail a été transféré en toute sécurité à Terre-Neuve au cours de la nuit dernière suite au chavirage du trimaran MOD70 dimanche matin alors qu’il participait à la Transat Québec-St Malo.

Toute l’équipe va bien sur le plan médical. Damian Foxall (IRL) et Mayeul Riffet (FRA) travaillent actuellement avec Loïk Gallon et l’équipe à terre pour récupérer le MOD70. Le skipper du bateau Sidney Gavignet (FRA), Fahad Al Hasni (OMA) et Alex Pella (ESP) rentrent, quant à eux, chez eux dans leurs familles.

«Nous sommes rassurés et extrêmement soulagés que l’équipage soit sain et sauf sur la terre ferme», a déclaré David Graham, Directeur d’Oman Sail. «Nous avons une équipe incroyable et ils sont maintenant concentrés sur la récupération de Musandam-Oman Sail.
«Nous aimerions profiter de cette occasion pour remercier le Centre Conjoint de Coordination de Sauvetage d’Halifax (JRCC Halifax), le cargo Torm Alexandra qui a récupéré l’équipage et la direction de course de la Transat Québec-St Malo pour leur soutien dans le déroulement de cette opération.
«Merci également à tous nos supporters du monde entier qui ont envoyé des messages de soutien à l’équipage et au team Oman Sail. Nous en sommes très touchés. »
Le chavirage est arrivé dans les premières heures du dimanche 17 Juillet à environ 450 miles nautiques à l’est de St-Pierre-et-Miquelon.

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Team Lorina Limonade maillot jaune

Tour de France a la Voile 2016; etape de Baden; le 16 juillet 2016. Credit photo : Jean-Marie LIOT / ASO

Pause sur le Tour de France. Le temps de faire un premier bilan et pour les équipes d’essayer de trouver une solution pour battre Team Lorina, l’équipe à battre sur le Tour qui domine largement. Après une étape en mer du nord, deux en Manche et une dans le Golfe du Morbihan, et tandis que se profilent cinq étapes en Méditerranée, l’heure a sonné d’établir un premier bilan du Tour de France à la Voile 2016, archi dominé par Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Les équipages font route ce lundi vers Roses (Espagne), où ils prendront une journée de repos mardi, avant la reprise des courses avec un raid côtier dans 48 heures.

Les Morbihanais tout-terrain
Un doublé à Dunkerque, un autre à Dieppe, même engagement et mêmes résultats à Baden, dans leur golfe du Morbihan… Quentin Delapierre, Matthieu Salomon, Quentin Ponroy et Bruno Mourniac ont survolé cette première partie du Tour de France. Le bateau va très vite, les équipiers manœuvrent au cordeau sans avoir besoin de se parler, les options sont certaines et assumées, et les stratégies développées à terre par Hervé Gautier, une légende du Tour, se révèlent redoutables. Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan n’a marqué le pas qu’à Roscoff – et encore. Tandis que Crédit Mutuel de Bretagne, avec Nicolas Troussel, Damien Iehl et Mathieu Richard à l’affût de la moindre opportunité depuis Dunkerque, remportait le raid côtier et le stade nautique en baie de Morlaix, les Morbihannais terminaient deux fois deuxièmes, ne concédant que deux de leurs points d’avance. Ceux qui les espéraient friables dès que le vent tomberait en sont pour leurs frais: hyper rapides dans la brise, ils sont aussi les moins lents dans le petit temps.

La stat qui tue
Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a remporté 13 des 21 manches qualificatives en stade nautique, et 3 Super Finales sur 4. Ils signent un Grand Chelem à Dieppe. Les Morbihannais n’ont pas volé le moindre départ – ils sont les seuls parmi les prétendants à la victoire finale.

La stat qui tue (bis)
27 black flags (départs anticipés et disqualification) ont été distribués en 21 manches, zéro en Super Finale. Répartition : 1 à Dunkerque, 14 à Dieppe, 4 à Roscoff, 8 à Baden.

Des miettes à se partager
Longtemps Crédit Mutuel de Bretagne a tenu le tempo, ne terminant qu’à un, deux ou trois points des leaders à chaque Acte. Et puis il y eut Baden, un tour de l’île dans un filet d’air et quatre nœuds de courant en guise de raid côtier, conclu dans le pare-choc arrière de Oman Airports by Oman Sail qui venait de prendre un arrêt buffet sur un caillou et une douloureuse 11e place. Il y eut deux victoires de manche en qualification, mais aussi une 12e place et un drapeau noir comme l’humeur avant de partir en Méditerranée.
Troisièmes du classement général, les cow-boys de Grandeur Nature Véranda. Pour Jean-Christophe Mourniac, son fils Tim, Pierre-Yves Durand et Valentin Bellet, les résultats sont tantôt presque parfaits, avec deux deuxièmes et deux troisièmes places, tantôt honorables. Manque encore une victoire pour le team qui avait éclaboussé de classe le début du Tour 2015 en empochant le raid côtier de Dunkerque. Corentin Horeau, qui peaufinait la rééducation d’un genou va embarquer dès Roses. Il devrait constituer un apport non négligeable sur les raids côtiers.

Les Montagnards sont là
Aurélien Ducroz, Olivier Backès et Laurent Voiron portent à eux trois Team Coved en 4e position du classement général. Le double champion du monde de freeride est en train d’écrire une nouvelle fois une bien jolie histoire : « Quatrièmes en partant de Baden ? On m’aurait dit cela au début, j’aurais signé tout de suite ! Le niveau est très homogène. C’est hyper serré, on fait encore des bêtises, mais on progresse tous les jours. L’expérience du Tour 2015 nous permet de mieux maîtriser le bateau. Du coup, on s’amuse encore plus, parce qu’on anticipe davantage. Une image en tête qui m’a marqué particulièrement sur ce début de Tour ? Le raid côtier de Dunkerque ! On a fini 5ème et ça nous a permis de bien nous lancer dans le tour. »

C’est jeune et ça sait déjà (presque) tout
Team France Jeune est 5e du classement général et 1er du classement amateur. La poussinière de Groupama Team France est riche de talents, mais il manque encore aux « babies Cammas » un coup d’éclat pour rendre fier le patron. A leurs trousses, pour la tête du classement Jeunes et Amateurs, les jeunes pousses de Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan pointent à 10 points, à la 6e place. Natixis – Défi YC de Saint-Lunaire est 10e.

L’œil de Bernard Stamm
Le skipper de Cheminées Poujoulat, 14e du classement général après quatre Actes, n’est pas forcément très satisfait des résultats de son team. « Ça n’avait pas mal démarré pour nous mais le deuxième jour, on s’est fait rentrer dedans. On perd deux manches, du coup, on est un peu tombé dans le classement. Nous faisons de bonnes choses et des mauvaises, pour un bilan globalement mitigé ». Le coureur au large est impressionné par le niveau général de la flotte : « Je pense que le niveau est plus élevé que l’année passée. C’est monté un peu. Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan est visiblement au-dessus du lot. Quand ils manœuvrent ou quand il y a plus de place, ils sont tout de suite devant ».

Zoom à l’arrière du peloton
Deux skippers pas gâtés par les résultats, mais ravis par l’expérience, racontent leur aventure Tour de France à la Voile. Thomas Tiffon Terrade, skipper de Marie et ses frères, 22e sur 24 : « C’est compliqué, on n’est pas très organisé, vu qu’on a très peu d’expérience du support. Nous n’avons fait que trois navigations en Diam24 parce qu’on a reçu le bateau très tard. On a forcément des lacunes, même dans le montage et démontage du bateau. Dimitri Deruelle, qui navigue sur Trésors de Tahiti, nous a proposé de nous aider. Il nous coache et on travaille des axes en fonction de ce qu’il nous propose. Sur le stade nautique de Baden, il nous a fait bosser les départs, et on a tout de suite senti les effets positifs. »

Fabrice Walhain, skipper de Columbus Café & IDTGV, 24e : « On est une bande de potes qui vient de Jumeville et qui fait du F18. Quand on a vu le Tour de France à la Voile à la télé l’an dernier, avec nos copains qui naviguaient à ce niveau, ça nous a donné envie de former une équipe. C’est donc notre premier Tour et c’est hyper intéressant : le niveau est élevé, ça se voit vite, et on apprend énormément. C’est ce qu’on est venu chercher. »
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Les multi50 font le show

Les Multi50 arrivent déjà le long des côtes anglaises tandis que Spindrift longent l’Irlande ! L’arrivée approche. C’est Arkema qui domine les débats en Multi50 et les espagnols de Talès2 en Class40.

Lalou Roucayrol contrôle ses poursuivants, Gilles Lamiré (La French Tech Rennes Saint-Malo) et Thierry Bouchard (Ciela Village) qui se livrent un très beau duel. Sur cette Transat Québec Saint-Malo, les trois bateaux ont souvent parcouru plus de 500 milles en 24 heures. Pourtant, outre leur longueur (15,24 m), tout les différencie. Leur âge d’abord, Arkema étant le plus jeune (2013) et Ciela Village le plus ancien (2005) ; leur conception, ils sont signés de trois architectes différents, preuve qu’il y a bien dans cette classe, de la place pour tous. Arkema est né de Romaric Neyhousser avec Guillaume Verdier, La French Tech Rennes Saint-Malo est signé Nigel Irens et Benoit Cabaret, enfin Ciela Village est un plan VPLP. Seul La French Tech Rennes Saint-Malo est doté de dérives sur ses flotteurs alors que les deux autres disposent de dérives centrales ; Gilles Lamiré navigue à Saint-Malo, Lalou Roucayrol dans le Médoc et Thierry Bouchard en Méditerranée.

Aucun des trois skippers n’est issu de la même école. Si Lalou Roucayrol est le plus expérimenté, notamment pour avoir animé le circuit ORMA pendant longtemps ; Thierry Bouchard est un amateur très éclairé, issu du monocoque, qui vient seulement de passer au multicoque ; quant à Gilles Lamiré, il a navigué sur tous types de bateaux, dont les ORMA et en Multi50 depuis 2012. Les trois équipes n’ont cessé d’optimiser leurs trimarans, chaque hiver, avec un souci constant de performance et de sécurité.
Le bonheur d’être en course

Les choix d’équipages sont variés : Lalou Roucayrol a embarqué Karine Fauconnier, vainqueur de la Québec Saint-Malo en 2004, ainsi que César Dohy* et Etienne Carra, fidèle de l’équipe. Gilles Lamiré a embarqué Yvan Bourgnon*, Gilles Goudé, son préparateur, et Charles Mony, équipier québécois. Thierry Bouchard est parti avec Oliver Krauss* et Alan Pennaneac’h, voilier. *César, Yvan et Oliver étaient les co-skippers lors de la dernière Transat Jacques Vabre. Pierre Antoine, sur Olmix, a embarqué Pascal Quintin, qui fut longtemps en Multi50, Jean-Yves Derrien et Patrick Cassin.

Tous les équipages affichent depuis le départ un immense bonheur à naviguer ensemble sur leurs bolides, dans cette Transat Québec Saint-Malo qui ne faillit pas à sa réputation. Pas une vacation, une vidéo, dans laquelle ils ne partagent le plaisir des surfs à 25 noeuds et de la course au contact.

Ils ont déjà parcouru 2400 milles et savent néanmoins qu’il faudra de la pertinence et de la concentration dans la dernière ligne… droite, qui pourrait bien ne pas l’être. Le premier coup de frein a été donné dans la nuit et les conditions météo des prochaines 24 heures laissent augurer une nuit sans sommeil dans un flux de vents difficile à déchiffrer. Il y aura forcément une part aléatoire… Le premier devrait franchir la ligne d’arrivée à Saint-Malo dans la nuit de mardi à mercredi.

Avec des pointes à plus de 25 nœuds, la vie à bord semble grisante. Comment s’organise les quarts de navigation sur le trimaran la French Tech Rennes Saint-Malo ?
C’est un peu stressant car il y a pas mal de vent et à ces vitesses là, il faut être très attentif à la barre car on a des safrans qui se mettent parfois à décrocher par trop de pression. Avec Yvan, on se relaye à la barre quant à Gillou et Charly, ils sont aux écoutes, prêts à choquer. Tout ce petit monde tourne pour ne pas être trop fatigué et tenir son poste à 100%.

La lutte de tous les instants contre Arkema et Ciela Village est très serrée depuis le golfe du Saint Laurent. Comment vivez-vous cette pression et cette très belle 2ème place que vous contenez depuis 3 jours ?
C’est pour moi très excitant parce qu’on se bagarre à couteaux tirés depuis le Saint Laurent. Pour vous dire franchement, ce bateau là, notre trimaran, et bien il m’étonne de plus en plus car ce ne sont pas vraiment ses conditions favorites. Ça doit aussi surprendre nos concurrents car je ne pense pas qu’ils nous attendaient à ce niveau là dans des conditions de portant. C’est un bateau qui est un peu moins bon que ceux d’Arkema et de Ciela Village qui sont plus légers et plus récents. On est excité et fier de montrer qu’on est dans le match et qu’il va falloir qu’ils se battent jusqu’au bout contre nous car on ne lâchera rien ! Une victoire ce n’est jamais facile mais on fera tout pour aller la chercher.

L’arrivée à Saint-Malo se rapproche. Quelles conditions météorologiques vous attendent les prochaines 48 h ?
Jusqu’à l’entrée de la mer d’Irlande, on a joué un run de vitesse mais progressivement le vent va mollir et l’on va devoir franchir une dorsale anticyclonique. C’est chouette parce la course va devenir plus subtile. Il va y avoir de la stratégie et peut-être aussi du regroupement car Arkema qui est un peu devant, va peut-être la toucher en premier et nous permettre de revenir sur lui. Tout ça présage pas mal de stratégie. Ceux qui seront les moins fatigués vont peut-être aussi mieux tirer sur leur bateau. On sait qu’il ne reste pas beaucoup de jours de course, peut-être que 2 jours. Cette phase de transition de cette dorsale va être cruciale pour le résultat final et l’arrivée à Saint-Malo.

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Chavirage du MOD70 Musandam-Oman Sail

The Seven Star Round Britain and Ireland, race start.Cowes. Isle of Wight. Oman Sail MOD70 trimaran skippered by Sidney Gavignet (FRA) Please Credit: Lloyd Images

Très tôt dans la nuit de ce dimanche matin, Musandam-Oman Sail, alors en course sur la Transat Québec St-Malo a chaviré à environ 450 milles nautiques à l’est de St-Pierre et Miquelon, au large des côtes du Canada.
Oman Sail a reçu un appel du bateau à 03h05 UTC ce dimanche 17 Juillet. Les cinq membres d’équipage sont en sécurité à bord.
Pour le comité de course de la Transat Québec St-Malo et Oman Sail, la priorité est d’évacuer l’équipage et de les ramener à terre en sécurité. Cette opération est en cours de réalisation.

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Départ en qualification pour Stéphane Le Diraison

Il fait partie de ceux qui doivent et peuvent encore se qualifier pour le Vendée. Stéphane Le Diraison a rejoint St Pierre et Miquelon pour prendre le départ d’une traversée de l’Atlantique en solitaire à bord de son Imoca 92.

Il a largué les amarres hier en fin de journée pour effectuer son parcours de qualification et valider son inscription officielle au Vendée Globe 2016. Cette étape – obligatoire dans le processus de la course – est également une formidable occasion pour le skipper de se mettre en configuration avant le grand départ prévu le 6 novembre prochain aux Sables d’Olonne.

Interview de Stéphane avant son départ du ponton :

Stéphane, tu viens d’arriver à St Pierre et Miquelon pour prendre le départ de ton parcours de qualification, quel est le programme ?
“J’ai attendu que les Multi 50 de la course Québec-Saint Malo passent, les Class 40 sont 50 milles derrière donc je me faufile entre les deux classes pour entamer ma traversée de l’Atlantique sur le même parcours de course. Il y a une porte des glaces à respecter donc ça limite une route trop nord. Une petite dépression est prévue sur la moitié de l’Atlantique et je compte bien jouer avec. Il y aura ensuite une petite dorsale à négocier. C’est une situation très intéressante pour ma préparation au Vendée Globe avec une météo très représentative : une forte brise dans les eaux froides. Si je suis rapide, toute ma navigation sera au portant, sinon il y aura une transition à gérer !”

Ton bateau vient de faire une traversée de l’Atlantique, c’est reparti dans le sens retour, y a-t-il eu de grosses modifications à faire suite à cette transat ?
“On a fait toutes les vérifications techniques dès l’arrivée du bateau à St Pierre, il y a eu un minimum de maintenance mais les réparations sont anecdotiques. La preuve en est : je pars dès le lendemain pour le parcours retour ! Je suis vraiment très satisfait de mon bateau. L’Imoca 92 a passé avec succès le trajet aller en équipage, et la transat vers St Malo est une très belle mise en situation sur un parcours en course en solitaire.”

Tu rejoins le parcours de la course Québec St Malo, qu’est-ce que cela t’évoque-t-il ? “C’est très excitant de retrouver à mes trousses mes anciens copains du Class 40 avec qui j’ai fait mes gammes. Ça matérialise également la nouvelle marche que j’ai franchi avec mon projet Vendée Globe. La Transat Québec St Malo m’évoque de bons souvenirs de course mais également me rappelle un parcours dur dans les eaux froides. Mon départ en qualification se situe vraiment sur la route de la course, à 2 milles du passage imposé entre les îles, ça va me faire revivre des moments forts quelques années en arrière ! A St Pierre j’étais d’ailleurs à couple de Volvo 60 qui venaient de terminer la course Halifax – Saint Pierre, je suis déjà dans l’ambiance !”

Quel est ton état d’esprit avant ce départ en qualification ?
“Je suis ravi ! J’ai hâte de me retrouver en solitaire sur mon bateau pour une navigation sur une longue distance dans des conditions un peu difficiles. J’ai beaucoup d’envie et une grande motivation, ce départ en qualification résonne aussi comme la concrétisation d’un rêve et la réalisation de celui-ci approche. Je pars également avec une grande concentration et une part de réserve, je souhaite faire une belle route et arriver à Saint Malo satisfait de ma trace.”

Quels sont tes objectifs pendant cette navigation ?
“Mon objectif premier est évidemment d’arriver pour avoir ma qualification en poche. Et je souhaite naviguer en bon marin en faisant de belles trajectoires avec des moyennes de vitesse satisfaisantes. Tous les voyants sont au vert, cette navigation va être une belle répétition générale du Vendée Globe, je suis dans les starting-blocks !!”
Bon vent Stéphane et rendez-vous à St Malo !

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