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Disparition de Guo Chuan

On a appris ce matin que Guo Chuan, le premier Chinois à avoir bouclé un tour du monde en solitaire, a disparu alors qu’il tentait de battre un record de traversée du Pacifique. Une vedette dépêchée sur place a trouvé le trimaran à la dérive à l’ouest d’Hawaï sans personne à bord.

C’est sans doute au moment où il manœuvrait pour enrouler son gennaker avec 13 à 20 nds qu’il serait tombé à l’eau. Un scénario évoqué par l’équipe de Guo Chuan qui a communiqué sur son site internet.

Agé de 51 ans Guo Chuan, est le premier Chinois à avoir bouclé un tour du monde à la voile sans escale en solitaire, une performance réalisée en 2013 en moins de 138 jours, déjà à bord de Qingdao China qui est l’ancien Idec de Francis Joyon. Il est de loin la plus grande star de la voile en Chine où ses admirateurs refusent de croire à sa mort. « Capitaine, reviens-nous vivant ! », écrit un internaute sur le réseau social Weibo. « On prie pour toi, rentre à la maison », dit un autre message.

Cet ancien scientifique est parti de San Francisco le 18 octobre à destination de la métropole chinoise de Shanghaï, dans l’espoir de battre le record de la traversée du Pacifique en solitaire. Les garde-côtes américains ont été contactés mardi par l’équipe du navigateur qui était sans nouvelles de lui depuis 24 heures. Un hélicoptère de la marine américaine et un avion des garde-côtes qui ont survolé le bateau ne sont pas parvenus à entrer en contact avec Guo Chuan.

Selon un message de l’équipe du skipper publié sur le réseau social Weibo, celle-ci avait constaté une décélération du trimaran mardi et tenté de contacter le navigateur. Mais le sportif n’avait répondu ni aux appels par satellite ni par internet. Les sauveteurs américains ont retrouvé une voile déchirée dans l’eau.

L’an dernier, le navigateur, avec cinq équipiers, avait réalisé dans l’Arctique le premier passage du Nord-Est à la voile, reliant Mourmansk (Russie) au détroit de Béring, qui sépare la Sibérie de l’Alaska. Il avait confié que sa plus grande peur était de tomber à l’eau. « Quand je navigue en solitaire, j’ai peur d’être séparé du bateau », avait-il déclaré selon l’agence Chine nouvelle.

Les sauveteurs ont récupéré à bord le gilet de sauvetage du navigateur et abaissé la grand-voile. L’équipe du navigateur se chargera de récupérer le navire ont indiqué les garde-côtes. Une vidéo diffusée par ces derniers montre le trimaran et sa voile rouge frappée du message « Paix et sport » dérivant à plusieurs centaines de kilomètres à l’ouest d’Hawaï.

 

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Idec en stand-by prêt à partir

Training for the maxi tri IDEC Sport, skipper Francis Joyon, and his crew, prior to their circumnavigation crew record attempt for Trophy Jules Verne, off Belle Ile, on october 12, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

IDEC est en Stand-by et comme le souhaitait Francis Joyon, prêt à partir à tout moment. Une fenêtre s’est ouverte avant de se refermer très vite. L’équipage est prêt.

Le Maxi trimaran IDEC SPORT, désormais en stand by, fait l’objet de toute leur attention à La Trinité sur Mer. Une fois le moteur inboard déposé ces prochaines heures, il sera fin prêt à rallier Brest dès qu’une fenêtre météo favorable se présentera. En seulement quelques sorties d’entrainement, Francis et son équipage ont renoué d’instinct avec les réflexes et la synergie qui avaient, voici quasiment un an, fait leur bonheur 47 jours durant autour du monde. Nombre de leçons ont été tirées depuis, et de petites améliorations apportées au bateau et à sa manière de le manoeuvrer, et c’est à une de ses vertus les moins usitées, la patience, que Francis doit ces prochains jours se ranger, dans l’attente des codes oranges et verts, synonyme de départ pour un nouvel opus des aventures D’IDEC SPORT, et de son détonnant équipage autour du monde.

« C’est notre vécu de l’an passé qui nous donne envie de repartir! » Gwénolé Gahinet, benjamin du bord s’affaire avec un bonheur non dissimulé à peaufiner dans les moindres détails un départ prochain pour une nouvelle tentative contre le Trophée Jules Verne. « Nous avons tous beaucoup appris, du bateau et de nous même lors de l’expérience 2015 » explique-t’il, « et nous repartons fort d’un acquis collectif unique ». Francis Joyon, l’homme des plus grands records en solitaire, révélé en capitaine d’équipe, observe avec satisfaction les investissements de chacun dans son domaine de compétence particulier. Tout l’équipage a pu renouer lors de diverses sorties d’entraînement avec la puissance du maxi trimaran. « Nous avons pu valider un certain nombre de petits aménagements sur nos voiles qui vont nous faciliter la vie au large » précise « Guéno ». « Une fois le moteur enlevé, ainsi que l’arbre d’hélice, IDEC SPORT sera véritablement en configuration record. Plus de sortie au programme, car le grand trimaran ne sera plus manœuvrable au port. Nous ne rejoindrons Brest qu’aux prémisses de l’ouverture d’une fenêtre météo sérieuse » précise Francis.

Les échanges avec Marcel van Triest vont donc se multiplier. Un premier espoir de départ est apparu pas plus tard qu’il y a deux jours, quand les routages laissaient envisager un temps de 5 jours et demi à l’équateur en cas de top départ dimanche prochain. « Mais cette fenêtre s’est refermée aussi vite qu’elle est apparue » explique Francis. « Les mois d’octobre et novembre sont propices au développement de ces scenarii qui proposent à une machine telle qu’IDEC SPORT des temps « canon » à l’équateur. « Il nous faut pourtant regarder au-delà de ce premier chrono intermédiaire, et privilégier la capacité à enchainer les systèmes météo favorables jusqu’en Atlantique Sud» insiste Captain Joyon. « L’impatience de partir à la re-découverte des formidables horizons du très grand large est grande. L’ambiance à bord est très sympa, et la motivation immense. Mais il nous faut faire preuve de patience car ce record titanesque de la course au large va désormais se jouer à peu de choses. »

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Maserati vainqueur sur la Midle Sea Race

@ Rolex/Kurt Arrigo

Giovani Soldini sur son MOD70 a franchi la ligne d’arrivée de la Rolex Middle Sea Race ce lundi à 14h00 en 2 jours 1heure et 25 minutes. Il bat le record de l’épreuve en multicoque. Derrière Phaedo3, l’autre MOD70, pendant une bonne partie de la course, Giovani Soldini a profité d’une erreur de son advrsaire pour prendre la tête et ne plus la lâcher.

 

“La première partie de la course était plus ou moins bien. On était assez proche de Phaedo. Ils ont choisi d’être proches de la côte et nous plus au large. Ils ont fait le bon choix à ce moment-là et ont pris un net avantge. Entre Messine et le Stromboli on était asez en retard. Mais au nord de la Sicile, on a fait le meilleur bord. Une course n’est jamais finie tant qu’on n’a pas franchi la ligne d’arrivée. Tout peut arriver. Quand j’ai vu Phaedo viré, j’ai pensé qu’ils avaient cassé quelque chose. j’ai même faillé prendre la radio pour les appeler mais en réalité ils ont fait une erreur et il était trop tard.”

Le MOD 70 Maserati a du navigué dans sa version clasique sans ses foils suite à sa colision avec un ofni deux jours avant le départ. C’est donc une satisfaction pour tout l’équipage. ” Je suis vraiment impressionné par ce bateau et les vitesses que nous pouvons atteindre en fonction de nos voiles. On a été très vite entre le Stromboli et la Sicile. Il y avait 20 nds avec une mer plate. Avec des foisl cela aurait été une autre histoire.”

Pierre Casiraghi, habitué du circuit en GC32 était à bord du MOD 70 : “Cette course était spéciale pour moi. J’aime vraiment la course au large et la clé pour gagner est d’avoir le bon équipage et le bon bateau. Avec Giovanni c’était juste fantastique parce qu’il a vraiment le bon esprit.”

Maserati Crew: Giovanni Soldini, Guido Broggi, Carlos Hernandez, Oliver Herrera Perez, Jean-Baptiste Le Vaillant, Francesco Malingri, Pierre Casiraghi.

Le Maxi Rambler 88 est attendu cette nuit. Il devrait remporter la victoire au général en IRC.

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Les Kiwis remportent la Red Bull Foiling Generation

L’équipage néo-zed Micah Wilkinson et Olivia Mackay se sont imposés à Newport lors de la finale de la Red Bull Foiling Generation. Les Suisses terminent à la deuxième place, les italiens troisième.

Organisée par les doubles médaillés Or olympique, Roman Hagara et Hans Peter Steinacher, la finale mondiale de la Red Bull Foiling Generation s’est jouée à Newport ce week-end. 15 nations étaient présentes. Les équipes s’affrontaient en poule de 4, les deux premiers de chaque série étaient qualifiés pour le tour suivant. Le vent de 35 nds qui soufflait le dimanche n’a pas permis de lancer la demi-finale et la finale. Ce sont donc l’équipage mixte néo-zélandais Mackay et Wilkinson qui ont été sacré champion du Monde de la Red Bull Foiling Generation. Les Suisses avec Sébastien Schneiter et Siegwart Grégoire sont second. Les italiens Francesco Rubagotti et Matteo Pilati terminent à la troisième place. Les français Cantin Roger et Arthur Boc-Ho terminent 4ème. Steinacher. “Les courses se sont courues avec 25 nds de vent. On a vu plusieurs chavirage et des erreurs mais on a été impressionné par le niveau des concurrents. ”

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FaceOcean aux Sables

Sébastien Destremau peut souffler un peu avant le départ. Son bateau est enfin aux Sables après de nombreuses péripéties. On parle souvent de la dureté de la tâche avant d’arriver sur la ligne de départ du Vendée, Technofirst-faceOcean en est la preuve. Deux mois après son démâtage il est arrivé lundi matin aux Sables d’Olonne. Parti le 9 octobre dernier de Toulon, le voilier a connu un convoyage, avec des conditions difficiles sur la fin du parcours: « Nous avons notamment essuyé une tempête particulièrement violente dans le golfe de Gascogne, avec 35/40 nœuds de vent et une mer formée. Notre objectif était de préserver au maximum le matériel sur ces derniers miles», confiait le frère du skipper, en charge du convoyage depuis l’Espagne.

Parti hier en Australie pour dire au revoir à ses enfants, Sebastien Destremau ne cachait pas sa joie de voir son bateau enfin aux Sables d’Olonne. « C’est une nouvelle étape et une petite victoire pour notre projet. Nous sommes sur la bonne voie, avec des choix techniques validés et une configuration simplifiée du bateau poussée à l’extrême».

L’équipe technique se concentre désormais sur les derniers ajustements et préparatifs nécessaires. Dans les prochains jours, elle sera tout particulièrement mobilisée pour assurer et répondre aux contrôles du matériel de sécurité embarqué, dernier passage obligé avant le départ de la Course le 6 novembre prochain.

Depuis l’ouverture du Village du Vendée Globe le 15 octobre dernier, 28 bateaux sur 29 étaient amarrés au ponton de Port-Olona. Seul manquait à l’appel le TechnoFirst-faceOcean de Sébastien Destremau, engagé dans une course contre la montre suite à un démâtage survenu le 31 août dernier.

« Sébastien Destremau avait une dérogation jusqu’à 23 heures ce lundi soir pour arriver. Il est donc dans les temps », a souligné Jacques Caraës, le Directeur de Course du Vendée Globe. « Je suis très content de voir le bateau à bon port à l’issue d’un convoyage qui n’a pas été de tout repos. L’équipage a subi des vents très forts dans le Gascogne ce qui est plutôt une bonne chose car le nouveau mât avait besoin de prouver sa résistance. »

Si les 29 machines du huitième Vendée Globe sont toutes là, les skippers profitent pour la plupart de quelques jours sans obligations officielles pour se ressourcer, prendre un peu de recul ou profiter de la famille, avant d’entamer une dernière semaine de folie médiatique aux Sables d’Olonne, suivie par trois mois de solitude autour du monde…

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Inscriptions Tour de Belle-île

@ Bernard Le Bars

Le TOUR DE BELLE-ILE, la course qui réunit le plus de voiliers sur une ligne de départ en France, et mêle sur l’eau près de 500 voiliers et 3000 amateurs et professionnels revient le dimanche 30 avril 2017.

La 9ème édition aura lieu du 29 avril au 1er mai à La Trinité-sur-Mer
Si l’épreuve se joue traditionnellement un samedi lors du week-end du 8 mai, elle se déroulera cette année le dimanche du week-end du 1er mai, entre les 2 tours des élections présidentielles, laissant le temps aux participants de se préparer et finaliser leur inscription le samedi 29 avril, et d’assister à la remise des prix et au tirage au sort le lundi 1er mai.

Les inscriptions sont ouvertes
Dès maintenant les participants peuvent venir s’inscrire 100% en ligne sur le site d’inscription.
Comme chaque année il s’agit d’une inscription individuelle, avantageuse pour les premiers inscrits, à partir de 25 euros en octobre.
Si toutes les informations et documents obligatoires sont transmises sur le site jusqu’à un mois avant la course, l’organisation propose d’envoyer au skipper les instructions de course et le pavillon de course obligatoire pour éviter à lui et son équipage l’attente des formalités administratives la veille de la course.

Un nouveau parcours pour le «P’tit Tour »
En mer, une nouveauté cette année, les plus petits bateaux, des croiseurs aux catamarans volants, n’étant pas équipés en hauturier, doivent parfois faire face à des conditions de mer soutenues, même sur le parcours «P’tit Tour» qui leur est réservé, lorsqu’ils doivent contourner la cardinale Nord Poulains, au delà de la pointe.
Ainsi, cette année l’organisation leur propose un nouveau parcours «P’tit Tour» avec une nouvelle bouée devant le port de Sauzon à Belle-île, qui permettra aux régatiers de rester abrités de la mer souvent formée en allant vers la pointe des poulains le long de la côte de Belle-île, et qui fera le bonheur des promeneurs belle-ilois.
Cet écart de 2 milles permettra ainsi à nombre de bateaux, même aux plus petits, de prendre le départ de la plus grande course de voile en France.

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Rolex Middle Sea Race

La Rolex Middle Sea Race partita de Malte samedi prochain pour une course de 608 miles nautiques au tour de la Sicile avec une arrivée à Malte.

113 bateaux sont inscrits représentant 25 pays différents. La France comptera 7 équipages qui seront sur la ligne de départ le samedi.
– Le Multi 50 Ciela Village avec Thierry Bouchard
– Foggy Dew, le JPK 10.10 de Racine Noel
– Freyja, un Elan40 racing skippé par Bernard Cordeau
– Jivaro, un J133, Yves Grosjean
– Lady First, GS50, Jean Pierre Dréau et Jean Paul Mouren
– SL ENERGIES FASTWAVE, J111, Laurent Charmy
– TEASING MACHINE avec Laurent Pages et Eric de Turckheim

Il y aura encore du beau monde pour cette 37è édition avec les habitués comme Vincenzo Onorato, Flavio Favini, Branko Brcin, Ian Moore, Giovanni Soldini, Pierre Casiraghi. Le Maxi Rambler 88 sera présent ainsi que les MOD70 Phaedo qui naviguera pour la première fois avec le Maserati de Giovani Soldini. Ce dernier s’active pour être sur la ligne de départ après avoir heurté violemment un Ofni en arrivant à Malte.

Départ à 11h. Pour suivre la course :
Website:  www.rolexmiddlesearace.com
Facebook:  https://www.facebook.com/RolexMiddleSeaRace
Twitter: #rolexmiddlesea
Yacht Blogs: http://blog.rolexmiddlesearace.com
Yacht Tracker:  www.rolexmiddlesearace.com/tracker/#pt

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Découvrez les plus belles images de l’année

@ Jm Liot

Course Au Large est partenaire du concours international Mirabaud Yacht Racing Image 2016. Les meilleurs photographes de mer et de régate issus du monde entier ont soumis leur photo et vous êtes désormais invité à voter en ligne. La meilleure image de l’année – et son auteur – seront célébrés à l’occasion du Yacht Racing Forum, à Malte, le 29 novembre. 80 images exceptionnelles prises pendant l’année sont en ligne ! Les amateurs de voile et de photographie du monde entier sont invités à voter afin de déterminer quelle est la meilleure image de régate de l’année, à l’adresse http://www.yachtracingimage.com

Pas moins de 149 photographes professionnels, représentant 25 nations, ont présenté leur meilleure photo dans les délais. Le record de participation a été largement dépassé ! Un jury composé de trois photographes professionnels a sélectionné les 80 meilleures images, qui sont désormais disponibles pour la visualisation – et pour les votes du public – sur le site de l’événement.

« Nous sommes très heureux, et fiers, d’associer une nouvelle fois le nom de Mirabaud au prestigieux concours photo international Mirabaud Yacht Racing Image », a déclaré Antonio Palma, le CEO de Mirabaud & Cie SA, le partenaire-titre de la manifestation. « Mirabaud est impliqué dans la voile au plus haut niveau depuis de nombreuses années, et soutient des projets qui font appel à la haute performance, le travail d’équipe et la technologie. Ces éléments sont souvent reflétés dans les images soumises par les meilleurs photographes de mer au monde, et c’est toujours un grand plaisir de découvrir leur travail. »

Trois prix seront décernés le 29 novembre à Malte, lors du Yacht Racing Forum:
– Le Mirabaud Yacht Racing Image (prix principal), attribué par un jury international et indépendant composé de Andy Hunt (CEO, World Sailing, UK), Keith Taylor (journaliste et écrivain nautique, NZL), Antonio Palma (CEO, Mirabaud & Cie SA, SUI), Anna-Lena Elled (journaliste et éditrice photo, SWE), et Ian Walker, (marin professionnel, vainqueur de la Volvo Ocean Race).

– Le ‘Yacht Racing Forum Award’, sélectionné par les 700 délégués de la conférence annuelle de la Fédération Internationale de Voile World Sailing ainsi que par les 300 délégués du Yacht Racing Forum.

– Le ‘Public Award’, basé sur le nombre de votes du public sur Internet. Il s’agit d’un concours ludique, destiné principalement à accroître la visibilité des photographes et de l’ensemble du concours. Les photographes sont encouragés à promouvoir leurs images par tous les moyens, notamment à l’aide des réseaux sociaux. Ce prix récompensera certes une belle image, mais aussi le réseau des photographes et son aptitude à mobiliser son entourage!

 

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Le Multi70 Maserati sérieusement endommagé

Rolex Middle Sea Race © Francesco Malingri

Le multi 70 Maserati de Giovani Soldini a été sérieusement endommagé il y a 2 jours alors qu’il se rendait à Malte pour prendre le départ de la Rolex Middle Sea Race. A 150 milles de Malte, le bateau a heurté un ofni qui a cassé l’un des safrans et la barre de liaison.

Giovanni Soldini : “On naviguait à 30 nds avec 22 nds de vent lorsqu’on a entendu un énorme bang et la barre de direction est partie. On ne sait pas ce qu’on a heurté mais on a vu que l’un des safrans était complètement arraché. Ce sont des incidents qui arrivent malheureusement” .

Le shore team, basé à la Spézia s’est rendu immédiatement à Malte pour évaluer les dégâts et réparer le multi avant le départ de la Rolex Middle Sea Race ce samedi. Le bateau est réparable mais c’est pour Giovani Soldini un handicap pour la première course du Multi70: “Nous n’avons pas le temps de réparer l’un des safrans, nous allons devoir le remplacer par un safran classique et donc mettre le bateau dans sa configuration “non-volante”.”

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PRB et le sponsoring dans la voile

© Eloi Stichelbaut / PRB

Belle histoire de sponsoring dans la voile que celle de PRB puisqu’elle remonte à 1992 lorsque PRB complète le budget de Jean-Yves Hasselin à qui, il manque 400 000 francs pour s’élancer dans la deuxième édition du Tour du Monde à la Voile en Solitaire Sans Escale et Sans Assistance. 24 ans plus tard, l’aventure se poursuit toujours puisque le sponsor prendra le 6 novembre prochain le départ de son 7ème Vendée Globe !

Une histoire au long cours qui fait référence au-delà de l’univers vélique. « Le sponsoring est une action qui s’inscrit dans la durée. Faire un coup, cela ne sert à rien. L’important c’est que ça dure dans le temps » confie Jean-Jacques Laurent, président du Directoire de PRB. La PME familiale a grandi. Avec ses 500 salariés, elle réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros. Le sponsoring sportif fait partie intégrante de la stratégie de PRB qui est d’ailleurs aussi présent sur le Dakar (partenaire du pilote Ronan Chabot) et dans la voltige (partenaire du pilote champion du monde Baptiste Vignes).

Deux décennies d’aventure et de performances
Vendée Globe, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre… En deux décennies de sponsoring voile, PRB aura pris le départ des plus célèbres courses au large. L’entreprise vendéenne a construit son histoire à travers les aventures et les performances de quatre skippers dont certains d’entre eux ont écrit parmi les plus belles pages de l’histoire de la course au large : Jean-Yves Hasselin, Isabelle Autissier, Michel Desjoyeaux et Vincent Riou.
En six participations au Vendée Globe, le sponsor connaîtra des heures difficiles (abandon de Vincent Riou en 2008 après le sauvetage de Jean Le Cam / abandon de Vincent Riou en 2012 suite à une collision avec un objet flottant) mais aussi le meilleur… En effet, Michel Desjoyeaux en 2001 puis Vincent Riou en 2005 permettront à PRB d’entrer la légende de la course en inscrivant son nom à deux reprises au palmarès de l’Everest des mers. PRB est à ce jour le seul sponsor à avoir remporté deux fois le Tour du Monde ! Vincent Riou sera aussi cette année le seul ancien vainqueur sur la ligne de départ le 6 novembre prochain.
Pour son 7ème Vendée Globe, le plus ancien des sponsors présent au départ n’a rien changé de la recette qui a fait le succès de son sponsoring. Chaque jour, pendant les trois semaines du village du Vendée Globe, PRB recevra des fournisseurs, partenaires et salariés. Accueil au siège de l’entreprise, rencontre avec Vincent, déjeuner sur le village du Vendée Globe puis présentation du bateau : le sponsoring chez PRB est envisagé comme un levier de croissance au même titre que les actions commerciales ou l’innovation produit. Jean-Jacques Laurent, Président du Directoire de PRB, nous explique pourquoi une telle longévité.

24 ans de fidélité, c’est que le sponsoring est efficace pour PRB ?
J-J. L. : « C’est désormais dans notre ADN. Nos clients et nos salariés sont très attachés au Vendée Globe. Et, quand un événement fédère aussi fort autour d’une marque, que le sport paraît propre, que le milieu semble sain et les rapports simples, il ne faut pas trop réfléchir : il faut foncer. Nous sommes sur le Vendée Globe pour répondre à notre besoin de communication et nous y trouvons le support le mieux adapté à notre format et, sinon le moins cher, le plus rentable. Une PME peut se faire connaître sans investir des millions à la télévision, et de manière plus sympathique puisqu’elle vient raconter une histoire d’hommes dans un sport qui est aimé. Les bonnes retombées font du bien pour une PME comme nous. »
Les années de Vendée Globe (l’épreuve a lieu tous les quatre ans, ndlr) ont-elles des répercussions directes sur les chiffres de PRB ?
« On ne peut pas dire ça car en 2012, c’était la crise du bâtiment donc notre engagement dans le dernier Vendée Globe n’a pas réussi à inverser la course. Cette crise a commencé à partir de 2008 et nous, nous l’avons vraiment sentie en 2015. Le dernier Vendée Globe a donc été un Vendée difficile pour nous car en pleine crise commerciale. Ces derniers mois, nous sentons que les particuliers achètent des maisons. Nous sommes sur le bon chemin. Mais en général sur des années hors crise, il y a un rapport direct entre le projet et les chiffres. Quand nous avions une croissance de 15%, 5% était dû au phénomène bateau. »
Quelles sont les principales évolutions en termes d’investissements depuis votre premier Vendée Globe en 1992 ?
« En 1992, le bateau était en aluminium. Il allait beaucoup moins vite et était beaucoup plus lourd. La préparation des marins a beaucoup changé. Les skippers autrefois étaient plus des aventuriers. Ce n’était pas des spécialistes du figaro comme aujourd’hui. Ils ne s’entrainaient pas entre eux, il n’y avait pas un pôle de course au large comme il y a maintenant avec notamment celui de Port-la-Forêt. Les marins partaient avec deux jeux de voile car les matériaux n’étaient pas aussi évolués qu’aujourd’hui. On ne connaissait pas vraiment la résistance des bateaux. Tout ça a beaucoup évolué, la technique est passée par là. Et évidemment, sur le plan de l’investissement financier, cela a aussi évolué. Nous avions investi 400 000 francs à l’époque dans le bateau de Jean-Yves Hasselin. Aujourd’hui, le budget de fonctionnement annuel du bateau est de 1,5 millions d’euros. »
Comment faîtes-vous vos arbitrages par rapport à ce volet investissement technique ?
« Quand il faut faire un bateau neuf, il faut construire le bateau le plus compétitif possible en faisant attention à ne pas dépasser un certain budget. Il y a donc des choix techniques qui se font. Pour tout ce qui est chantier, accessoires, mât, nous en discutons avec Vincent. Après une fois que le chantier commence, nous essayons de reprendre un moule qui existe. Il faut optimiser au maximum tout en étant le plus performant possible. D’ailleurs le bateau avec lequel s’engage Vincent cette année est le même qu’il y a quatre ans. On est vigilant sur la maitrise des coûts et puis notre histoire a montré que l’on pouvait gagner avec un bateau d’ancienne génération. Quand Vincent gagne en 2004, ce n’était pas avec un bateau neuf. »
On parle souvent du budget du bateau mais un sponsoring ne peut pas vivre avec seulement un investissement dans le bateau ?
« C’est vrai. Il y a le bateau, le skipper et toute son équipe technique et puis à côté il y a toute une communication qui se fait pour recevoir le plus possible de clients tous les jours qui viennent de toute la France. L’objectif est de les faire rêver, leur présenter l’entreprise et le projet et visiter l’évènement. Pareil pour la Route du Rhum et la Transat Jacques Vabre. La réussite du projet est basée là-dessus. J’ai en tout cas un principe de base qui guide tous nos objectifs et toutes nos opérations : il faut, quand nous passons la ligne de départ, que l’investissement soit amorti ! Tout ce qu’il y a après la ligne de départ en communication et en retombées médiatiques ne doit être que du plus pour l’image de l’entreprise. »

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