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Route du Rhum. Un trimaran Orma 60 pour Eric Péron

Éric PÉRON prend la barre du trimaran Orma FRENCH TOUCH Océans Club pour la Route du Rhum 2026 – Destination Guadeloupe. Ce bateau est l’ex-Sopra.

« Revenir sur la Route du Rhum avec un ORMA est forcément particulier. Ces bateaux ont une histoire forte. Le projet FRENCH TOUCH Oceans Club mêle exigence sportive et dimension humaine, et c’est ce qui me motive. Nous allons construire une campagne engagée, structurée, en restant fidèles à nos valeurs. » – Éric Péron

Le trimaran FRENCH TOUCH est un ORMA 60 comptant parmi les derniers construits. Lancé en 2002 sous le nom Sopra, puis rebaptisé Emotion et Arété, il a déjà vécu plusieurs vies et projets. Puissant et technique, il incarne l’âge d’or des ORMA, ces multicoques qui ont révolutionné la course au large dans les années 2000. FRENCH TOUCH Oceans Club salue la décision d’OC Sport d’ouvrir cette édition de la Route du Rhum aux trimaran ORMA dans la catégorie Vintage Multi. Cette initiative reconnecte la course à son histoire et permettra de faire vivre de nouvelles aventures sportives et de nouvelles vies à des bateaux encore très compétitif.

Le trimaran est actuellement à Chicago. Son retour vers Brest est prévu pour fin avril. Ce rapatriement représente un véritable défi logistique et humain : convoyage transatlantique, formalités administratives, coordination technique et organisation opérationnelle. Une équipe volontairement restreinte mais déterminée travaille pour tenir les délais impartis. C’est aussi cela, un projet à échelle humaine : avancer avec des moyens mesurés, une implication forte et une capacité d’adaptation permanente.

Objectifs : qualification et performance
L’objectif sportif est double : qualifier le bateau pour la Route du Rhum 2026 via la Dream Cup (course qualificative prévue en juillet), et viser la victoire dans la catégorie Vintage Multi.

Mais le projet dépasse la seule compétition. Basé à Brest, le trimaran FRENCH TOUCH est pensé comme une plateforme d’interactions : relations publiques, formations mêlant sport et gestion d’entreprise, navigations incentive et transmission d’expérience.

Un ancrage Territorial Fort
L’’arrivée du trimaran d’Éric Péron à Brest s’inscrit dans une histoire commune, marquée par l’excellence nautique et une relation privilégiée avec la cité du Ponant. Formé au plus haut niveau au Pôle France Voile, Éric Péron a naturellement choisi Brest pour y ancrer ses bateaux, dont son Ultim lors de l’Arkéa Ultim Challenge-Brest. La rade de Brest, réputée pour ses conditions d’entraînement exceptionnelles, offre un cadre idéal pour préparer les grands défis océaniques. Au-delà de la performance sportive, Brest représente aussi un terreau fertile pour des initiatives locales, comme les sorties entreprises qui renforcent le lien entre le skipper, ses partenaires et le territoire. Cet ancrage illustre une synergie unique entre un marin d’exception et une ville passionnée, où l’innovation, la transmission et l’aventure se rencontrent.

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Figaro. Solo Guy Cotten : 45 skippers attendus au départ de Concarneau

Crédit : Gilles Dedeurwaerder // Solo Guy Cotten

45 skippers prendront le départ de la 49ᵉ édition de la Solo Guy Cotten, organisée du 9 au 13 mars à Concarneau. La flotte se compose de 39 bateaux en solitaire, dont 8 bizuths, auxquels s’ajoutent 3 équipages engagés en double pour la première confrontation de la saison.

Tenant du titre, Alexis Thomas (Wings of the Ocean) arrive clairement avec des ambitions. Après une session d’entraînement intensive avec le Centre d’Excellence Voile de La Rochelle cette semaine, le skipper est prêt : « Nous venons de terminer dix jours d’entraînement à Concarneau, avec notamment un offshore de 24 heures. Cela nous a permis de bien nous remettre dans le rythme et de nous imprégner du plan d’eau », explique-t-il. Serein, Alexis se sent prêt à défendre son titre. « Je sens que j’ai gagné en maturité et en niveau. J’ai hâte de confirmer ça sur l’eau. J’aborde la course ultra sereinement. Les anciens, les revenants, ne me font pas peur. Le Figaro reste un bateau très exigeant : il faut naviguer, encore et encore ; il n’y a pas de secret, l’entraînement est la clé. Ceux qui me font peut-être un peu plus peur, ce sont mes concurrents de l’année dernière. »

Plusieurs revenants et anciens vainqueurs figurent dans cette flotte très relevée et retrouvent avec envie le circuit monotype.
Vainqueur lors de sa dernière participation en 2025, Loïs Berrehar (Banque Populaire) revient sur une course qu’il affectionne particulièrement. Le skipper voit avant tout cette épreuve comme une étape clé dans sa préparation : « C’est la première et unique course en solitaire avant la Solitaire du Figaro Paprec cette année. C’était donc assez évident pour moi d’être au départ. L’objectif n’est pas forcément la victoire, mais plutôt de bien faire les choses. Il va falloir trouver le bon équilibre entre travailler les points que j’ai à valider et essayer de réaliser une belle performance. C’est également une course à domicile et ma première en solitaire sous les couleurs de Banque Populaire. J’aurai donc évidemment envie de bien figurer. »

La course marque également le retour de Nicolas Lunven (PRB) sur le circuit Figaro, presque dix ans après sa dernière saison complète. Habitué des Imoca, le navigateur breton retrouve avec plaisir les spécificités du Figaro et la navigation côtière : « C’est un retour que j’avais en tête depuis un moment. J’avais envie de me challenger à nouveau sur ce circuit auquel je suis très attaché, mais aussi de retrouver certaines sensations. Quand on navigue sur des bateaux plus grands comme les Imoca, on s’éloigne souvent rapidement des côtes et on est davantage protégé dans les cockpits. On perd parfois ce contact direct avec les éléments : le vent, les nuages, la mer, les courants, tous ces effets côtiers qui font une grande partie du jeu en Figaro. Revenir sur ce circuit, c’est presque un retour aux sources. » Mais le défi reste de taille, notamment avec la découverte du Figaro Beneteau 3 : « C’est un bateau que je connais encore peu et qui n’est pas simple à appréhender. Cette course va être un premier vrai test pour situer le niveau au sein de la flotte. »

Même pas peur !
La Solo Guy Cotten verra 8 bizuths se frotter pour la première fois aux ténors du circuit. Parmi eux, le Concarnois François Jambou (Yuman.io) : « Je n’ai pas navigué en solitaire depuis 2022, donc il y a forcément une remise en jambes et des réflexes à retrouver. Mais participer à cette première épreuve à domicile donne une saveur particulière, et j’y ai tous mes repères. » Face à une flotte très expérimentée, le navigateur voit surtout dans cette épreuve une occasion d’apprendre rapidement : « La confrontation arrive vite et tous les enseignements seront précieux pour préparer la Solitaire. »

À deux, c’est mieux !
Trois équipages seront engagés en double sur l’épreuve, afin de poursuivre leur apprentissage du Figaro Beneteau 3 dans le cadre de la Figaro Académie.
C’est notamment le cas de Maë Cottereau et Simon de Pannemaecker, qui prennent la suite de Quentin Vlamynck à bord du Figaro Seiko / Les Étoiles Filantes. Les deux skippers ont consacré l’hiver à apprivoiser leur bateau et à multiplier les entraînements : « Nous avons bien travaillé cet hiver, que ce soit sur la préparation du bateau pour mieux le connaître ou à travers de nombreux entraînements : d’abord en solo pour les manœuvres, puis avec le Centre d’Excellence Voile pour affiner les réglages et prendre confiance. La transmission avec Quentin s’est faite très naturellement, dans la continuité de ce qu’il a lui-même reçu à ses débuts, et son soutien est précieux pour aborder cette première course en double dans cette classe toujours très exigeante. Courir sous les couleurs des Étoiles Filantes nous donne aussi une motivation supplémentaire : penser aux enfants qui sont venus sur le bateau et qui ont collé leur petite étoile à bord donne envie d’aller le plus loin possible et aide à se dépasser dans les moments plus difficiles. »

Programme de la Solo Guy Cotten 2026 :
Lundi 9/03 – 10h00 : parcours côtier ou construit
Mardi 10/03 – 11h00 : parcours côtier ou construit
Mercredi 11/03 – 12h30 : départ de la Grande Course
Vendredi 13/03 : arrivée de la Grande Course dans la journée
Pour consulter les documents de course, cliquez-ici

La liste des inscrits au 5 mars 2026 :

Solitaire :

  1. BEAUDART Davy (R2 D2)
  2. BERREHAR Lois (Banque Populaire)
  3. BEYOU Jeremie (Beyou Racing)
  4. BILLY Lola (Région Bretagne CMB Oceane)
  5. BISTON Arno (Article 1)
  6. BORY Laurent (ELEMENT 2) – bizuth
  7. BOTHEREL Léo (La Fresque du Climat)
  8. BOUILLARD Romain (Décrochons La Lune)
  9. CARDON Hugo (Sarth’Atlantique)
  10. CARNOT Romain (Fifigaro) – bizuth
  11. COUSIN Paul (Région Normandie) – bizuth
  12. CRESWELL Jocelyn (DijiLab)
  13. DEAN Pier Paolo (Banques Alimentaires)
  14. DE DINECHIN Thomas (ALMOND FOR PURE OCEAN)
  15. DHALLENNE Hugo (Skipper Macif 2025)
  16. DOLAN Tom (KINGSPAN)
  17. DRIVER Ellie (STEM ON THE START LINE)
  18. GALLEY Laure (HAUTERIVE)
  19. GENDRON Marie (KEREIS SNCF Voyageurs) – bizuth
  20. GOLBERY Edouard (Papangue)
  21. GORON Tom (Figaro Blanc)
  22. HARDY Adrien (VINGT QUATRE)
  23. HILL Olie (OLIE HILL RACING)
  24. JAMBOU François (YUMAN.IO) – bizuth
  25. LE BARS Chloé (Skipper Macif 2026)
  26. LE CLECH Hugo (MIEUX)
  27. LETOUZE Pierrick (NORMANDY OFFSHORE PROGRAM) – bizuth
  28. LOISEAU Paul (Région Bretagne CMB Espoir) – bizuth
  29. LUNVEN Nicolas (PRB)
  30. LUSH Erica (Hope)
  31. MACAIRE Xavier (TEAM SNEF)
  32. MARILLEY Titouan (ACTION ENFANCE No Limit)
  33. MATHIEU Victor (ELITYS)
  34. MEURISSE Arthur (Kiloutou)
  35. MOCUDET Quentin (Saveurs et Délices) – bizuth
  36. MORINEAU Eliaz (Demain sans HPV)
  37. MORVAN Paul (FORICHER LES MOULINS)
  38. RICHOMME YOANN (PAPREC)
  39. THOMAS Alexis (Wings of the Ocean)
    Double :
  40. COTTEREAU Maé & DE PANNEMAECKER Simon (SEIKO Etoiles Filantes)
  41. DINAS Thomas & SAUDRAIS Lilou (Auray Quiberon by ORLABAY)
  42. MASSU Valentin & CLOAREC Joseph (Pourquoi pas votre entreprise ?
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Imoca. Sam Goodchild et MACIF Santé Prévoyance : cap sur une saison 100 % solitaire

L’Imoca MACIF Santé Prévoyance sortira dans un mois de son chantier d’hiver mené par l’écurie MerConcept à Concarneau. Sam Goodchild, désormais skipper du projet participera à la 1000 Bermudes Race en solitaire avec en ligne de mire la Route du Rhum – Destination Guadeloupe le 1er novembre prochain.

Un mois après l’officialisation de son rôle de skipper à la barre de MACIF Santé Prévoyance, Sam Goodchild se projette pleinement dans ce nouveau rôle. Le passage de témoin s’est inscrit dans la continuité, avec l’idée de préserver la dynamique installée l’an passé : « Je suis extrêmement fier que le team MACIF m’ait choisi pour prendre la barre cette saison. Le passage de relais avec Charlie s’est fait de manière progressive et naturelle. Il a placé le curseur très haut, il tire tout le monde vers l’excellence. À nous de continuer sur cette dynamique. » Continuer, mais aussi affirmer ses propres ambitions. Car la saison à venir sera entièrement tournée vers le solo, un format que Sam Goodchild affectionne particulièrement. « C’est une année importante, entièrement tournée vers le solo, avec la Route du Rhum comme gros objectif. L’idée est de continuer sur la lancée et viser la victoire. J’ai envie de gagner. On a les moyens de nos ambitions : une belle équipe, des ressources solides, un bateau performant. À nous d’en tirer le maximum. »

Un hiver pour s’approprier MACIF Santé Prévoyance dans les moindres détails
L’hiver a été consacré à une révision complète de l’IMOCA : démâtage, déquillage, contrôles structurels, démontage intégral des systèmes hydrauliques et électroniques. Une remise à plat indispensable après une saison 2025 intense et deux transats exigeantes. « Après une saison 2025 dense, il fallait tout vérifier, comprendre ce qui a fonctionné, ce qui pouvait être amélioré. » poursuit Sam Goodchild. Au-delà de la technique, ce chantier a aussi été un temps d’appropriation. Être présent, comprendre chaque pièce, chaque système, pour gagner en maîtrise une fois en mer : « J’ai suivi le chantier de près. C’est essentiel pour apprendre à connaître le bateau dans le détail : comprendre pourquoi telle pièce a cassé, comment chaque système fonctionne. Plus on connaît son IMOCA, plus on est capable de le pousser loin. »

Monter en puissance jusqu’à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe
Dès la remise à l’eau début avril, le tempo s’accélérera. Entraînements, reprise en main du bateau, derniers réglages, puis très vite la première confrontation sur la 1000 Race, le 3 mai prochain. Une reprise attendue, presque symbolique. Sam s’enthousiasme : « C’est parfait pour créer l’osmose bateau-skipper, prendre mes marques seul à bord, physiquement et mentalement. Je n’ai pas navigué en solitaire depuis le Vendée Globe, donc c’est une reprise et une première en solo à bord de MACIF Santé Prévoyance. Le solo, ce n’est jamais anodin, notamment en termes de gestion du sommeil et d’équilibre personnel. Cette année, j’ai vécu le chantier d’hiver, je suis là depuis le début. Et ça change tout. »

La suite du programme prolongera cette montée en régime : selon Sam Goodchild, la Vendée Arctique « est probablement la plus longue course de l’année, avec des conditions complexes et un jeu tactique très ouvert », puis le Défi Azimut en septembre, « ultime répétition de 48 heures en solitaire en configuration Route du Rhum. »
Et enfin novembre. Le grand sprint vers la Guadeloupe. Une course qui compte particulièrement pour le skipper britannique. « J’y ai déjà participé en Class40 et en Ocean Fifty mais j’ai loupé le rendez-vous à chaque fois sur démâtage et blessure. Cette fois en IMOCA, je veux être au rendez-vous. “The third time’s the charm” comme disent les anglais. »

L’objectif 2026 est donc clair pour Sam : continuer sur la trajectoire engagée et viser la gagne car il compte bien naviguer aux avant-postes : « On ne part pas dans une phase de grands changements, mais dans une logique de stabilité et d’optimisation. La stabilité est une vraie force. À nous d’être performants dans les moments clés. »

Source CP

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Globe40. Crédit Mutuel devrait perdre son avance sur l’équipe Belgium Ocean Racing – Curium

Le scénario qui se joue en Atlantique Sud est presque celui qu’avait vécu Yannick Bestaven lors de son Vendée Globe, lorsqu’au large du Brésil il avait vu revenir tous ses concurrents. Crédit Mutuel, largement en tête de cette étape avec 500 milles d’avance au cap Horn sur son principal adversaire, Belgium Ocean Racing, qui a dû faire une escale technique, devrait se voir rattrapé dans les prochains jours. C’est ce qu’écrit Ian Lipinski dans son journal de bord, savoureux à lire.

Mélancolique retour
est-ce la partie la moins enthousiasmante de ce tour du monde que ces jours passés à remonter l’Atlantique sud? On essaie d’oublier les chocs répétés du bateau qui cogne derriere presque chaque vague. Nous sommes au près depuis trois jours je crois, bien serré, sur un long babord amure. Nous passons beaucoup de temps à regarder les différentes météos qui nous sont proposées au fil des jours. Aucune ne nous plait vraiment, alors nous attendons la suivante en espérant à chaque fois que la nouvelle proposition serait plus séduisante. Et en attendant nous n’avons que peu de travail sur le bateau qui n’a pas besoin de nous pour cogner à chaque vague.
Les prévisions nous rendent un peu moroses car il semble que le matelat confortable de milles d’avance dont nous disposions, est voué à fondre jusqu’à néant. Ca nous parait invraissemblable, mais chaque nouveau routage nous le rappelle cruellement. Depuis ce matin, comble du calcul numérique, Curium arrive sytématiqement devant nous! On se dit que cela sous entends un resserement dans quelques jours. Ce sera alors une nouvelle régate qui commencera!
En attendant on essaie de ménager le bateau, ce qui n’est pas très aisé, car il faut bien les remonter ces vagues, puisque nous allons là bas d’où elles viennent.
Le temps semble s’être un peu arrêté, juste ponctué par le jour et la nuit qui alternent, et la température qui se radoucit.
On écoute un peu de musique, et ce soir pendant que j’essaie d’écrire quelque chose de pas trop ennuyant, c’est du piano: les nocturnes de Chopin. La mélodie accompagne bien la nuit qui se lève, mais ,contraste avec la brutalité des chocs des vagues sur la coque. Cependant ça décrispe un peu le corps qui s’est habitué à se contracter en permanence.
Et puis nous prenons la direction de l’Europe et du retour au monde que nous avons laissé et qui ne s’est pas arrêté de tourner pendant que nous en faisions le tour. Je crois que les actualités ne sont pas plus réjouissantes. Je me souviens de la longue route de Bernard Moitessier. Peut être est-ce dans ce coin de l’Atlantique qu’il a définitivement enterré l’idée de rentrer en vainqueur en Europe, et qu’il a changé de cap pour repartir vers les mers du sud, les albatros et sa liberté. Peut etre qu’il en avait juste ras le bol de faire du prés et qu’il s’est dit “je repars dans le sens des vagues!” Quelle histoire!
Antoine essaie de s’endormir alors je le prends de court lui qui écrit toutes les nuits le mot du bord. Quand il va se réveiller je lui dirai que je l’ai déjà écrit!
Hier on s’est amusé car nous transportions dans nos ballasts (réservoirs d’eau de mer utiles à la stabilité du bateau) de l’eau des mers du sud à 7°. Avec l’inertie ces réservoirs de plusieurs centaines de litres étaient restés très frais tandis que nous remontions vers le nord et que la température, en une journée, a augmenté de 8° environ. Et du coup nous remarquions une très forte condensation sur les hublots de nos réservoirs. Nous avons mêm pensé à une fuite, et comme ces hublots sont au dessus de notre bannette, ça nous inquiétait un peu. Nous avons alors pensé à cette différence de température, ce radoucissement, et avons résolu le problème de la “fuite” en vidant les ballasts pour puiser une eau plus adaptée à la température ambiante…. et le problème était réglé: Ca nous a amusé.
Vous m’excuserez pour les fautes de frappe dûes aux vagues. Et pour les fautes d’othoraphe je les imoute également et de toute bonne fois aux sauts du navire….
Et donc pour plus d’authenticité, je demanderai à l’orga, et pour une fois, de ne pas les corriger;)
bonne nuit

LES MOTS DE LA NUIT – BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM 4 mars
Nous sommes par 47 degrés et 45 minutes de latitude Sud.
Et je viens de vérifier, Lorient, terme de ce tour du monde, est par 47 degrés et 45 minutes de latitude Nord. Etonnant, non ?
Un magnifique couché de soleil à laissé la place à une pleine lune non moins magnifique et le ciel est parfaitement dégagé. Aujourd’hui, c’était propice au repos et on en a bien profité.
Cette nuit, 15 nds de vent de Nord et une mer assez calme, nous allons donc tirer des bords de près dans des conditions encore clémentes. La température remonte doucement, l’émotion du Cap Horn se digère doucement aussi.
Maintenant on se rapproche de la maison, et la météo devrait nous permettre de revenir pas trop loin de Crédit Mutuel dans les jours prochains. Ian et Tonio avaient plus de 600 milles d’avance sur nous au Horn !!! La fin pourrait donc redevenir une régate au contact, mais nous n’en sommes pas là.
On prend les événements au fur et à mesure. Demain nous allons nous coltiner une nouvelle dépression et un front froid. Du vent de NW qui pourrait souffler jusqu’à 40nds en rafales…
Bonne journée les terriens
Tout va bien à bord
Corentin BEL187

Aprés une belle séquence de passage du Cap Horn le week-end dernier les concurrents de la 5ème étape de la GLOBE40 ont entamé une difficile remontée de l’Atlantique Sud. Grandes zones de calmes, dépressions brutales venues de la Cordillière des Andes, imprévisibilité de la météo, les difficultés de cette zone sont bien connues. A 400 milles au Nord-Est des Iles Falklands la fllotte des Class40 classiques dits “pointus” fait face actuellement à une forte dépression venue du sud du continent. 56 noeuds de vent enregistrés dans la soirée hier sur WILSON, 61 noeuds sur BARCO BRASIL, 60 noeuds sur FREE DOM, les skippers retrouvent un Atlantique peu clément jusqu’à présent. Une situation qui devrait durer encore au moins 24 heures et qui éprouve les équipages et les bateaux pourtant déjà bien endurcis depuis leur départ de Lorient et de Cadix à l’automne dernier.
 
La compétition n’en garde pas moins tous ses droits et à nouveau la GLOBE40 semble vouloir nous dérouler un scénario dont elle a le secret. Aprés avoir eu jusqu’à 600 milles d’avance dans la première semaine qui a suivi le départ de Valparaiso l’équipage de CREDIT MUTUEL n’en n’a plus que 235 ce matin au classement de 6 heures heure européenne ( 05.00 UTC). Et selon les dires mêmes des skippers du bateau français et selon les routages cette avance est appelée à fondre dans les prochains jours ; dés le week-end prochain les deux duellistes devraient être à nouveau au corps à corps à courte distance selon les prévisions ; en effet devant l’étrave de Ian Lipinski et d’Antoine Carpentier s’ouvre une nouvelle zone de calme et de vents imprévisible tandis que BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM de son côté profite de la dépression en cours pour avaler les milles à grande vitesse ; scénario dur et grand stress pour le bateau leader que de revenir à nouveau sur la tension des dernières étapes ou chaque mille a du être gagné.
 
C’est maintenant vers le 15 mars que sont attendus à Recife les concurrents de la deuxième édition de la GLOBE40, une destination découverte lors de la première édition ou la course avait inauguré la nouvelle Marina de Récife et avaient été accueillis par le Cabanga Iate Club de Permanbuco. Ils leur reste encore 2000 milles à parcourir avant de toucher ” la Venise du Brésil”, capitale de l’Etat du Pernambuco. L’arrivée du concurrent brésilien BARCO BRASIL, actuellement en tête du classement des pointus, ne pourra que susciter l’enthousiasme du public et des médias brésiliens. 

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Figaro. Jérémie Beyou de retour en Figaro !

En attendant la remise à l’eau, prévue en juin prochain, de son IMOCA Charal 2 actuellement en important chantier sur sa carène, Jérémie Beyou a choisi de renouer avec le Figaro pour les trois premières courses de la saison. Un retour aux sources assumé pour le triple vainqueur de la Solitaire (2005, 2011, 2014) et double champion de France de course au large en solitaire (2002, 2005), qui aborde ce nouveau chapitre avec humilité et lucidité. Première course : La Solo Guy Cotten à Concarneau du 6 au 14 mars 2026 organisée par la Société des Régates de Concarneau.

L’objectif est clair : préparer la Route du Rhum.
« J’y vais vraiment pour préparer ma Route du Rhum. Il faut naviguer, faire du solo. Comme je n’ai pas d’IMOCA en ce moment, la solution la plus simple et la plus exigeante, c’était le Figaro. Cela permet de se remettre dans le rythme, de se pousser un peu sur ces petits parcours. C’est exactement le rythme du Rhum : un bon départ, des transitions propres, des manœuvres réussies, un bateau qu’il faut faire avancer vite en permanence. C’est ce que tu fais en Figaro au quotidien. Et je pense qu’il vaut mieux arriver au départ du Rhum avec ce rythme-là que l’inverse. »

Certes, le Figaro ne propose ni transat ni longs parcours. Mais Beyou y voit une préparation cohérente.
« La Route du Rhum, ce n’est pas si long non plus. Et à bord, tu vis quasiment comme sur un Figaro. Si tu passes du temps à la barre, à un moment tu es seul, tu tiens tout ce que tu peux tenir. Le principe reste le même. »

Pour autant, le skipper de Charal ne se fixe pas d’objectifs démesurés face à une génération solidement installée sur le support depuis 2018.
« Les gars connaissent le bateau par cœur. Quand tu arrives, tu es forcément en retrait, notamment sur le plan technique, dans les manœuvres. À l’entraînement, il m’arrive de m’en sortir correctement, mais cela reste ponctuel. »

Son ambition est ailleurs : retrouver des automatismes et de la constance.
« L’objectif, c’est de réussir un parcours propre, sans trop d’erreurs, d’être dans le bon tempo. Il ne faut pas rêver : on ne débarque pas en Figaro pour gagner tout de suite. Ça n’a jamais été le cas, et ça l’est encore moins aujourd’hui. Déjà accrocher le milieu de flotte serait un bon résultat. »

La Solo Guy Cotten 2026 proposera un format mêlant parcours côtiers techniques et grande course au large, avec quelques ajustements notables :

Lundi 9 mars : un parcours plus long qu’à l’accoutumée, avec un tour de l’île de Groix envisagé. Départ prévu vers 10 h pour une grande journée de navigation.
Mardi 10 mars : une journée plus légère, avec une seule manche (tour des Glénan, parcours construit ou côtier VMG), afin de préparer la grande course.
Mercredi 11 mars : départ à 12h30 du grand parcours offshore, avec la volonté d’emmener davantage les concurrents au large, selon les conditions météo. L’objectif étant que l’arrivée de la grande course ait lieu le vendredi 13 mars à Concarneau.

L’édition 2026 marque un tournant avec l’arrivée de Yann Eliès au poste de directeur de course, succédant à Hervé Gautier. Figure incontournable du circuit Figaro, Yann Eliès connaît la Solo Guy Cotten mieux que quiconque : il s’y est imposé à quatre reprises, deux fois en solitaire et deux fois en double, un record qui témoigne de son attachement et de sa parfaite maîtrise de l’épreuve. Il apporte ainsi aux coureurs et à l’organisation son regard d’expert et sa parfaite connaissance du circuit.

Yann Eliès : « Le directeur de course est là pour imaginer les parcours, veiller à la sécurité, adapter les tracés en fonction de la météo, et coordonner l’ensemble des officiels : comité de course, jaugeurs, jurys, en concertation avec l’organisateur.
Mon rôle est aussi de garantir l’équité sportive et de faire en sorte que cette épreuve reste exigeante, à l’image de la Solitaire du Figaro Paprec : sans concession, et que le meilleur gagne. »

Un plateau sportif exceptionnel attendu

Avec plus de 40 Figaro Beneteau 3 attendus sur la ligne de départ — en solitaire et en double — la Solo Guy Cotten 2026 confirme son attractivité croissante, aussi bien auprès des jeunes talents que des marins expérimentés de retour sur le circuit. Parmi les coureurs attendus, cinq anciens vainqueurs de la Solo Guy Cotten signeront leur retour, renforçant encore le prestige du plateau : Adrien Hardy (2011), Nicolas Lunven (2012), Xavier Macaire (2021), Loïs Berrehar (2024) et Alexis Thomas (2025). Un vrai choc des générations s’annonce sur cette édition 2026.

Yoann Richomme (Paprec) : « Le circuit Figaro est une école d’exigence et d’abnégation. Revenir sur le circuit avec un Figaro Paprec permet de rester au contact d’un très haut niveau. La Solo Guy Cotten, première course de la saison, est idéale avec ses parcours côtiers et sa grande course de 450 milles pour préparer la Solitaire du Figaro Paprec. »

Paul Loiseau (CMB Espoir) : « J’aborde la Solo Guy Cotten avec l’envie de prendre un maximum d’expérience. Je n’ai encore jamais passé de nuit en mer, donc je le fais avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec une grande envie d’apprendre. »

Hugo Dhallenne (Skipper Macif 2025) : « Je suis très content de reprendre la régate en baie de Concarneau, là où on s’entraîne. C’est un peu à la maison. J’ai hâte de me mesurer aux copains, aux nouveaux comme aux vieux briscards. Je n’ai pas de pression particulière sur cette Solo. L’idée, c’est de capitaliser sur tout le travail effectué cet hiver, et de vérifier que, techniquement et mentalement, tout fonctionne. Je suis surtout trop content de refaire du bateau en régate et de me confronter à l’entièreté de la flotte des Figaristes. Cette année va être passionnante. »

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La Class40 lance la Trin’40, course en solitaire de 1200 milles au départ de La Trinité-sur-Mer

1200 milles, du vrai large, du solitaire pur et dur. Le 24 avril prochain, les Class40 s’élanceront de La Trinité-sur-Mer pour la toute première édition de la Trin’40. Une nouvelle course pensée par des skippers, pour des skippers, afin de lancer la saison atlantique avec un parcours exigeant et sans concession. Après une année tournée vers le double, le solitaire reprend ses droits.

À l’origine de la Trin’40, une idée simple portée par un petit groupe de skippers d’Orlabay : s’offrir un vrai test en solitaire dès le début de saison. Pas un convoyage, pas un entraînement déguisé, mais une course longue, engagée, formatrice. La Class40 a transformé cette envie en réalité en l’inscrivant officiellement à son calendrier 2026.
L’avis de course est désormais publié, ouvrant officiellement les inscriptions pour cette première édition très attendue.

1200 milles pour entrer dans le bain
Le ton est donné dès le départ de La Trinité-sur-Mer. Direction la mer d’Iroise, le sud de l’Angleterre, puis un long bord au large jusqu’au cap Finisterre, avant le retour vers la Bretagne Sud. Un parcours 100 % offshore, taillé pour le solitaire : météo de printemps, stratégies longues, gestion de la fatigue, du matériel et des choix décisifs jusqu’à la ligne.

Le grand retour du solitaire
Première course en solitaire de la saison après une année 2025 largement consacrée au double, la Trin’40 tombe à point nommé. Elle s’impose comme un véritable galop d’essai pour les skippers qui veulent rapidement se mesurer à la flotte et entrer dans le rythme des grandes échéances Class40. Le plateau promet d’être dense et très disputé.

La Class40 de retour en Bretagne Sud
Il y avait longtemps que les Class40 n’avaient pas retrouvé la Bretagne Sud pour une course au large. En s’élançant de La Trinité-sur-Mer, la Trin’40 renoue avec cet ADN. Organisée par la Class40, avec le soutien technique et opérationnel de la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer sur la partie sportive, l’épreuve constitue une étape majeure pour la Class40, avec l’objectif de devenir un rendez-vous pérenne dans le calendrier des courses en solitaire.
Les inscriptions sont ouvertes et la première édition s’annonce déjà passionnante !

Le programme :
Lundi 20 avril : Arrivée des bateaux à La Trinité-sur-Mer
Vendredi 24 avril, 14h : Départ
Vendredi 1er mai : Remise des prix

Ils ont dit :
Cédric de Kervenoael (Président de la Class40) :
La Trin’40 est née d’une envie simple et forte : celle de skippers de Orlabay de créer une course qui leur ressemble. Une épreuve en solitaire, exigeante, pensée comme un véritable terrain de jeu et de préparation à la Route du Rhum.
Le Conseil d’administration de la Class40 a immédiatement cru en cette initiative et a choisi de s’y engager pleinement, en portant l’événement sur le terrain de la communication et de la valorisation, et en confiant l’organisation sportive à la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer. Le succès est déjà au rendez-vous : l’enthousiasme des coureurs est massif. Cette mobilisation confirme la pertinence du projet et l’attente d’un format de course renouvelé au sein de la Class40.
La Class40 franchit une nouvelle étape et affirme sa volonté de construire des épreuves dont elle maîtrise une partie de l’organisation, au plus près des attentes des skippers.
Le 24 avril prochain, La Trinité-sur-Mer sera le théâtre de cette nouvelle aventure. Venez nombreux soutenir les skippers engagés dans la Trin’40 et écrire avec eux la première page de cette course appelée à compter.

Achille Nebout (Amarris) se réjouit de prendre le départ de cette nouvelle épreuve :
« La Trin’40, c’est une super initiative. Ce sera ma première course en solitaire, avec une nouvelle organisation et un nouveau format. C’est une épreuve qui a un vrai potentiel pour devenir un grand rendez-vous du circuit Class40. »

William Mathelin-Moreaux (Les Invincibles) salue l’arrivée de cette nouvelle épreuve au calendrier :
« C’est génial de voir de nouvelles courses apparaître sur le circuit Class40. Ce renouvellement est important pour la classe et permet d’accueillir encore plus de nouveaux skippers. Dans une année de Route du Rhum, avoir une grande course en solitaire dès le début de saison est une vraie opportunité pour jauger notre niveau de préparation. Le parcours est connu, mais les conditions de début de printemps peuvent rendre la course exigeante. Avec le niveau de la flotte, ça s’annonce très serré… j’ai hâte d’y être ! »


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Primo Cup : le rendez-vous incontournable de la monotypie

Comme chaque année la Primo Cup rassemble à Monaco des monotypes. Du 5 au 8 mars, la 42e Primo Cup – Trophée UBS rassemblera sur le plan d’eau monégasque plus de 350 coureurs issus de neuf nations. Pendant trois jours, J/70, Smeralda 888, Longtze Premier et Cape 31 enchaîneront les manches dans ce qui constitue à la fois le premier grand rendez-vous méditerranéen de monotypie de la saison et le quatrième et dernier acte des Monaco Sportsboat Winter Series pour la série J/70.

Créée en 1985 par S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, l’épreuve s’est imposée comme un passage clé du calendrier international. « Nous accueillons des équipages du monde entier qui viennent se mesurer dans des conditions exigeantes. Monaco offre un cadre technique, mais aussi une intensité sportive qui oblige chacun à élever son niveau » note Bernard d’Alessandri, Directeur et Secrétaire Général du Y.C.M. Des figures reconnues de la voile internationale seront présentes, à l’image de l’Américaine Dawn Riley. Première femme à avoir dirigé une équipe en Coupe de l’America, épreuve qu’elle a disputée à trois reprises, elle compte également deux Whitbread Round the World Race (aujourd’hui The Ocean Race) à son actif. Sa présence donne une résonance supplémentaire à une édition qui mêlera densité locale et expérience internationale.

J/70 : la densité et le championnat monégasque en ligne de mire
Cœur battant des Monaco Sportsboat Winter Series, la flotte des J/70 abordera la Primo Cup avec un classement à sceller. Après trois actes hivernaux disputés, la Primo Cup-Trophée UBS ne sera pas une manche de plus au cœur du championnat monégasque mais pèsera bel et bien dans les têtes et les classements. Avec 15 équipages en son sein, la J/70 Monaco Class Association constitue aujourd’hui l’une des flottes les plus conséquentes de Méditerranée. Cette concentration se reflète au classement provisoire : Giangiacomo Serena di Lapigio (G-Spot) mène actuellement la danse, devant Pierrik Devic (Fraser Yachts), récent vainqueur du 3e acte, et Nico Poons (Charisma V). Il ne reste plus qu’un seul rendez-vous pour confirmer ce triplé monégasque.

Cape 31 : vitesse et engagement
Aussi puissants que physiques, les Cape 31 imposeront également leur rythme. Sous spi, les accélérations sont franches et le placement devient alors déterminant. Pour leur troisième participation, ces 31 pieds aux spis asymétriques devraient une nouvelle fois tirer le meilleur de la baie monégasque et enchaîner des courses haletantes, où l’engagement collectif fera la différence.

Longtze Premier : précision et constance
Fins à barrer, sensibles dès 5 nœuds, capables de planer dès que le clapot se lève et que 10 à 12 nœuds s’installent, les Longtze Premier, habitués du rendez-vous, promettent des courses animées, visibles depuis la nouvelle digue.

Smeralda 888 : expérience et lecture du plan d’eau
Homogène, disputée et de plus en plus engagée, la série Smeralda 888 lance traditionnellement sa saison à Monaco. Ce premier rendez-vous fixe d’emblée le ton du circuit. Présidée par Charles de Bourbon des Deux-Siciles, membre du Y.CM., la flotte des gentlemen régatiers poursuit sa progression, avec un plateau qui s’étoffe d’année en année.

Pilier du calendrier monégasque, la Primo Cup – Trophée UBS confirme la capacité du Yacht Club de Monaco à réunir les meilleures flottes monotypes et à offrir un cadre sportif où la performance reste la seule référence.

Programme prévisionnel (sous réserve des conditions météorologiques)
Jeudi 5 mars 14h30 : 1er signal d’attention – régate d’entraînement
Vendredi 6 mars 12h00 : 1er signal d’attention pour toutes les classes
Samedi 7 mars 11h00 : 1er signal d’attention pour toutes les classes
Dimanche 8 mars 11h00 : 1er signal d’attention pour toutes les classes
15h00 : Dernier signal d’attention possible

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10e et dernière édition des Foils Journées – Baie de Quiberon 2026

L’Institut National du Nautisme (I2N) organise du 27 au 29 mars 2026 la 10e et ultime édition des Foils Journées-Baie de Quiberon, rendez-vous incontournable consacré à l’innovation et au partage autour des pratiques nautiques sur foil. L’Institut national du nautisme (I2N) – anciennement École nationale de voile et des sports nautiques (ENVSN) – établissement public de référence placé sous les tutelles du Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative et du Ministère délégué chargé de la mer et de la pêche, profitera de ces journées pour ouvrir ses portes au grand public et faire découvrir ses formations, ses infrastructures et projets mais aussi de nombreuses disciplines. Trois jours de partage, de rencontres et de découverte dans cet établissement unique en France.

Une dernière édition tournée vers l’avenir
Pour célébrer cette ultime édition, les Foils Journées proposeront :
-Des démonstrations et essais des dernières innovations en foil (efoil, wingfoil, windfoil, dériveur à foil…).
-Une conférence consacrée à l’évolution et aux perspectives de l’I2N.
-Des compétitionsde haut niveau organisées conjointement avec les clubs de la baie (YC Carnac, ASN Quiberon, SN Trinité-sur-Mer, Presqu’île Kite Club) :
-Championnats de Bretagne wingfoil et WASZP
-Interligue windfoil
-Raid des P’tits Bouchons pour les dériveurs solos volants
-Trophée Birdyfish
-Challenge Techno Windfoil 130 (réservé aux U15)

L’I2N ouvre exceptionnellement ses portes au public
À l’occasion des Foils Journées – Baie de Quiberon 2026, l’Institut National du Nautisme ouvrira exceptionnellement ses portes au public.
Pendant deux jours, les visiteurs pourront découvrir l’établissement, ses domaines d’expertise et son histoire à travers des visites guidées proposées par le service patrimoine d’Auray Quiberon Terre Atlantique.
De nombreuses animations gratuites seront proposées aux petits comme aux grands par les fédérations et les clubs partenaires : baptêmes de plongée, séances de homeboard, trottinathlon et d’autres disciplines à tester.
Un salon dédié aux métiers du nautisme et du maritime permettra également au public de s’informer sur ces secteurs en forte demande de recrutement. Plusieurs établissements de formation seront présents, dont l’École Nationale Supérieure Maritime (ENSM), l’AFPA, le GRETA et le lycée du Guesclin d’Auray.
Tout au long du week-end, le public pourra également profiter du spectacle des régates et des essais en mer organisés dans le cadre de cette ultime édition des Foils Journées – Baie de Quiberon.

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Rorc Carribean 600. Le Farr 100 Leopard 3 déclaré vainqueur en IRC

Farr 100 Leopard 3 has been declared the overall winner under IRC for the 2026 RORC Caribbean 600 © Tim Wright/Photoaction.com

Le Royal Ocean Racing Club a déclaré le Farr 100 Leopard 3 vainqueur en IRC overall de la RORC Caribbean 600 2026. Après 600 milles exigeants autour de 11 îles des Caraïbes, Leopard 3 remporte pour la deuxième fois la course réitérant son succès de 2024.

L’Équipage du Leopard 3 était composé de Joost Schuijff, Laura de Vere, Chris Sherlock, Aaron Reynolds-Lovegrove, Charlie Wyatt, Chris Nicholson, Corrado Rossignoli, Dom Davies, Gerry Mitchell, Giles de Jager, Guillermo Altadil, Henry Stone, Luke Molloy, Mark Petticrew, Matt Wearn, Nick Ryan, Pablo Torrado, Sam Mason, Samuel Wright, Scott Beavis, Tom McWilliam, Warrick Lilley et Will Best.

« C’est une surprise de gagner », a déclaré Joost Schuijff, qui participait à sa cinquième course et revenait sur la victoire générale de Leopard 3 en IRC. « Black Jack était très fort, félicitations à eux pour leur victoire au classement général. Il y a d’autres bateaux dans le classement IRC qui pourraient facilement nous égaler. Donc oui, c’est une surprise, mais je pense que cela est dû à notre performance et à l’absence de problèmes. C’était la meilleure « 600 » que nous ayons jamais disputée ici à Antigua. » Laura de Vere, qui participait à sa troisième course, était du même avis. « C’était super excitant. Nous sommes ravis, aux anges. »

Pour Schuijff, la différence cette année réside dans la cohésion et la préparation. « Nous ne sommes pas restés les bras croisés. Nous avons optimisé le bateau. L’équipe y travaille depuis très longtemps. Par rapport aux courses précédentes, où nous avions toujours des problèmes d’équipement, cette fois-ci, personne n’a commis d’erreur. Nous avons franchi la ligne d’arrivée sans incident majeur. C’était la meilleure course que nous ayons faite à cet égard. »

Le bateau a connu des améliorations. « Il y a des choses qui ont changé par rapport à la dernière course : les safrans et les voiles. Les voiles sont d’une nouvelle conception, avec une surface très lisse et moins de résistance, donc plus efficaces. Les safrans sont remarquablement différents, et tout ce qui concerne le pilote a été revu. Nous avons exécuté de nombreux programmes de données, et le résultat était que ces trois éléments nous aideraient vraiment, et c’est ce que nous avons fait. »

La bataille avec Black Jack a été intense et tactique. « Le trajet entre la Guadeloupe et Barbuda est toujours difficile pour nous, car nous n’avons pas apporté de code zéro, ce qui crée une lacune dans notre plan de voilure », a expliqué Schuijff. « C’est là qu’ils nous ont distancés de six ou sept milles, leur point fort. Mais au vent, nous pointons plus haut et nous nous débrouillons très bien dans les vagues, donc nous les avons rattrapés. Ils avaient environ 30 minutes d’avance à l’arrivée, Black Jack a remporté la ligne d’arrivée et nous avons été surpris de gagner au temps compensé à la fin. »

De Vere a décrit l’émotion qui régnait dans la dernière ligne droite. « Lors de la dernière veille, en approchant du rivage après une course difficile, on ressent soudain à quel point cela a été passionnant. Nous savions que nous terminions derrière Black Jack, mais le fait d’avoir encore une chance de remporter l’IRC Overall nous a tous enthousiasmés à bord. Même si nous avons dû attendre un certain temps pour connaître le résultat, cela valait vraiment la peine de souffrir. »

Laura et Joost ont tous deux souligné le rôle des personnes qui ont contribué à cette performance. « Nous avons probablement la meilleure équipe avec laquelle nous ayons jamais navigué sur Leopard », a déclaré de Vere. « C’est un effort collectif, non seulement de l’équipe de course, mais aussi de l’équipe à terre. Pour Joost et moi-même, il n’y a pas beaucoup de sports qui nous permettent de participer à un tel niveau professionnel. Toute notre équipe est formidable ; c’est vraiment amusant, avec des moments magiques. Nous sommes très attachés à l’équipe. »

Schuijff a ajouté : « C’est toujours la même équipe de base, avec quelques personnes supplémentaires cette année. La meilleure équipe que vous puissiez imaginer, très bien entraînée et utilisant l’équipement au maximum. »

Pour l’avenir, le programme de Leopard 3 continue d’évoluer. « Nous pensons nous lancer dans un programme d’électrification de Leopard », a révélé Schuijff. « Nous prendrons peut-être l’année prochaine pour faire ce travail. Puis, l’année suivante, nous reviendrons certainement avec un bateau modifié. Nous aimons vraiment Antigua, c’est l’un de nos endroits préférés dans les Caraïbes ; l’île et les gens sont tout simplement fantastiques. »

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Record. Safran tribord endommagé sur le MACSF de Guirec Soudée

Ce dimanche au sud-est de Madagascar, alors que Guirec naviguait à 20 noeuds, le trimaran a percuté un filet de pêche qui a endommagé son safran tribord. Les dégâts sont peu importants mais pourraient entraîner un délaminage avec le temps. Guirec qui est à 1300 nm du cap de Bonne Espérance ne doit pas perdre de temps pour le passer avant que les conditions de mer et de vent ne se dégradent. Il ne pourra donc pas réparer avant de se mettre à l’abri côté Atlantique. D’ici là, il doit quand même réduire sa vitesse quand il se trouve sur son bord handicapé où son foil est également abimé.

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