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Records. Guirec Soudée tente de passer le cap Horn entre deux dépressions !

Guirec Soudée a à peine ralenti en arrivant au large des Malouines pour se lancer avec la première fenêtre météo possible pour passer le cap Horn. Un passage qui s’annonce sous haute tension, entre deux dépressions à venir. Il devrait franchir le cap Horn ce mardi, et pour la première fois à bord d’un Ultim. Mais ce sont les prochaines 48 heures qu’il faudra surveiller de près, avec l’arrivée des dépressions. C’est là que le tour du monde à l’envers s’annonce le plus périlleux.

Parti il y a 20 jours, Guirec Soudée a navigué à bonne allure à bord de son Ultim MACSF pour tenter de battre le record du tour du monde à l’envers. L’obstacle le plus difficile se dresse désormais devant lui ce mardi 13 janvier. Après avoir dépassé les îles Malouines, il navigue actuellement au large de l’île des États à 21 nœuds de vitesse, avec très peu de mer. Des conditions idéales pour passer le cap Horn. Il doit attendre qu’une dépression s’évacue devant lui et que les courants de face se calment pour pouvoir passer sans difficulté presque de travers puis au portant en fin de journée.

C’est après le passage du cap Horn, et dans environ 24 heures, que la situation devrait se compliquer, avec l’arrivée d’une première dépression apportant des vents de 30 nœuds et une mer formée atteignant 4 mètres. Une seconde dépression est attendue 12 heures plus tard, avec des vents de 40 à 50 nœuds et une mer plus forte, de travers ou de face pour le trimaran. Des conditions particulièrement difficiles en multicoques.

Guirec a effectué un check technique global de l’Ultim MACSF au large des malouines afin de s’assurer que tous les feux étaient au vert à l’approche du cap Horn. Il faut en effet écarter tout risque de complication pour être 100% focus sur les manœuvres. Ayant constaté une pièce défaillante dans son puits de foil, il a dû bricoler une journée entière pour en fabriquer une de rechange. Tout cela après une nuit blanche à contourner des centaines de bateaux de pêche, autant dire que le week-end ne fut pas de tout repos.

C’est donc une véritable course de vitesse que devra jouer Guirec à bord de son Ultim afin de trouver la route la plus sûre possible. Remonter le plus au nord possible apparaît comme la meilleure option, soit 1800 nm à parcourir, par rapport au sud où, comme on l’a vu avec Sodebo Ultim 3, de nombreuses glaces sont présentes et les échappatoires restent très limitées.

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Mini. La Mini Transat 2027 et 2029 partira de La Rochelle direction le Brésil

La Classe Mini a désigné La Rochelle pour l’organisation des éditions 2027 et 2029 de la Mini Transat. Les départs auront lieu à La Rochelle en septembre 2027 et 2029. Les Mini 6.50 rejoindront Las Palmas de Gran Canaria (Espagne) puis Salvador de Bahia (Brésil).

Alors que les trois dernières éditions (2021, 2023 et 2025) de la Mini Transat sont parties des Sables-d’Olonne (Vendée), c’est désormais La Rochelle (Charente-Maritime) qui a été choisie par la Classe Mini pour être l’organisateur des deux prochaines éditions, prévues en 2027 et en 2029. Après huit collaborations depuis les années 2000, la cité rochelaise associera donc à nouveau son nom à l’une des épreuves majeures de la course au large en solitaire. Le collectif et ses partenaires espagnols et brésiliens ont travaillé pour concevoir une course transatlantique originale qui conduira les skippers à franchir l’équateur et à passer le « pot au noir ».

L’obtention de ces deux éditions consécutives de la Mini Transat, en 2027 et 2029, constitue un beau succès de l’équipe rochelaise, porteur de retombées sportives, touristiques et économiques pour l’ensemble de l’agglomération. Elle confirme également La Rochelle comme territoire littoral et maritime de référence.” Antoine Grau, 1er vice-président de la Communauté d’agglomération de La Rochelle, porteur de la candidature rochelaise

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Club. L’APCC vainqueur du classement des clubs de la Fédération Française de Voile !

Internationaux de France de Match Racing ©Bruno Bouvry... ©Bruno Bouvry / APCC

Luc Pillot, Président de l’APPC peut être satisfait. Le club créé à l’Ecole Centrale de Nantes et qui exerce son activité sur l’océan à Pornichet se porte bien. Il dresse le bilan de l’année 2025 et les objectifs pour 2026.

En cette période de fêtes et de voeux, nous dressons un bilan extrêmement positif de l’année qui vient de s’écouler.
Les principaux faits marquants de l’année 2025 :
– Le nombre de licenciés reparti à la hausse après la période Covid atteint des sommets avec 546 licenciés, dont 150 féminines.
L’école de sport animée par 2 sportifs de haut niveau connait une dynamique exceptionnelle.
– Les résultats sportifs de notre équipe élite sont excellents avec, entre autres, un titre de vice-champion du monde de J80 et de champion de France.
– L’APCC a organisé 30 régates de tous niveaux avec cette année, le Championnat de France de J80, le championnat de France Espoir de Match Racing et les Internationaux de France de Match Racing.
Il faut ajouter à cela, les traditionnelles épreuves que sont, le Défi Voile Etudiants, la Womens Cup (15ème édition) et le fameux Trophée des Légendes qui réunissait 85 adhérents du club avec une belle mixité de genres et de générations.
– 2025, c’est aussi la première année de fonctionnement du Centre de Formation ouvert fin 2024. 6 sportifs et 5 sportives sont de la première promotion et participent aux entrainements du club et aux épreuves majeures du calendrier fédéral.
Cette activité vaut à l’APCC de terminer à la première place du classement des clubs de la FFV.
Cela récompense l’investissement des salariés du club et des nombreux bénévoles.

2026 sera le prolongement de cette dynamique positive avec pour objectifs :
– Maintenir le niveau sportif et la place du club dans le classement fédéral.
– Développer l’activité du Centre de Formation.
– Revenir sur le Tour de France à la Voile, course pour laquelle l’APCC a été créée en 1978 et , qu’il a remporté 3 fois en 36 participations.
– Etoffer le nombre de partenaires pour soutenir cette activité.

2 adhérents de l’APCC, Pierre Leboucher et Fred Denis, font partie de l’équipage du Sodebo Ultime de Thomas Coville et se battent pour le Trophée Jules Verne. Nous leur souhaitons bon vent pour la remontée de l’Atlantique.
Contact :

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Trophée Jules Verne. Benjamin Schwartz: “On se bat pour faire avancer le bateau !”

Sodebo a passé le cap Horn avec dix heures d’avance sur le record du Trophée Jules Verne, détenu par IDEC Sport. L’équipe se bat pour conserver son avance lors d’une remontée compliquée de l’Atlantique Sud. Les routages donnent cependant de l’espoir. Benjamin Schwartz nous explique les difficultés à bord.

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Record. L’heure de vérité approche pour Guirec Soudée à l’approche du Cap Horn

Désormais à moins de 600 nm du Cap Horn, Guirec Soudée va devoir se préparer à franchir l’obstacle le plus périlleux de son périple. Une première en Ultim : passer le Cap Horn à contre-sens.

Il y a un an jour pour jour, sur el Vendée Globe, Guirec franchissait le cap Horn dans le « bon » sens, perché dans son mât à cause d’une avarie. Dans les jours à venir, il se retrouvera au même endroit, mais à contre-sens. Guirec et son bateau doivent être au top de leurs conditions avant d’arriver aux portes du Horn. C’est pourquoi l’équipe à terre est en veille 24h/24. Elle doit s’assurer que Guirec effectue les checks techniques et sécu en amont de la grande épreuve, tout en restant focus sur sa route et ses manoeuvres actuelles. Elle veille aussi à ce que Guirec saisisse la moindre opportunité de « micro sieste », pour être d’attaque à tenir plusieurs jours de pression intense pour contourner la Terre de feu. À ce jour, aucun marin solitaire n’a franchi le cap Horn à contre-sens en Ultim.

Les prévisions météos à venir ne s’annoncent pas simples. Guirec peut se permettre d’attendre la fenêtre météo idéales disposant de 2000 nm d’avance sur le record du monocoque Adrien de VDH. Mais une fois le cap horn franchit, il faut pouvoir faire face aux dépressions du sud qui se succèdent et à la mer creusée difficile pour un multicoque.

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Trophée Jules Verne. Sodebo au Cap Horn avec une légère avance sur le record

crédit Léonard Legrand / Fred Morin - Team Sodebo

L’équipage de Sodebo Ultim ‘3 a franchi le Cap Horn ce dimanche dans la nuit et toujours en avance sur le record après un Indien puis un Pacifique difficiles. Cela reste un exploit. La remontée dans l’Atlantique Sud s’annonce compliquée.

Avant le coucher du soleil, Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel ont franchi le dernier des trois caps majeurs de leur tour du monde ce dimanche à 01h 47min (heure française). Ils en profitent pour signer une nouvelle performance : le record de la traversée du Pacifique* en 7 jours, 12 heures et 12 minutes. Surtout, depuis leur départ il y a 26 jours, 4 heures et 46 minutes, Sodebo Ultim 3 reste plus rapide qu’IDEC Sport qui détient le Trophée Jules Verne depuis 2017. Au passage du mythique rocher, les « Sodeboys » disposent en effet de 10 heures et 59 minutes d’avance sur l’équipage de Francis Joyon. Pourtant, ils abordent la suite avec concentration et humilité, tant les conditions attendues dans l’Atlantique Sud s’annoncent piégeuses.

Ils se sont tous retrouvés sur le filet du trimaran pour vivre ce moment incroyable dans une vie de marin. À 01 h 47min ce dimanche (heure française) mais de jour pour eux, les sept membres de l’équipage de Sodebo Ultim 3 ont en effet passé le cap Horn, à la pointe de l’Amérique du Sud. Thomas Coville est un habitué de ce cap mythique puisqu’il le franchit pour la 12e fois de sa carrière. En revanche, c’est une grande première pour ses six équipiers qui deviennent cap-horniers à leur tour. L’émotion est forcément palpable, d’autant que cela marque la fin des mers du Sud particulièrement exigeantes. Que ce soit dans l’Indien et dans le Pacifique, les sept marins ont fait preuve de ténacité et d’engagement pour faire face à des conditions météo compliquées et pour tenir le rythme du record. Ils ont dû composer avec de la mer formée, du vent fort, la menace des icebergs et des glaces ainsi que le froid particulièrement tenace.

Thomas Coville : « Le cap Horn, j’ai l’habitude de l’appeler le cap de « bonne délivrance ». C’est l’inverse du cap de Bonne Espérance qui nous fait rentrer dans l’hémisphère Sud où on est livrés à nous-mêmes. Ces derniers jours, on a eu de la mer formée, du vent fort, des icebergs et beaucoup de glaces donc ça renforce encore plus notre joie de le franchir ! »

Benjamin Schwartz : « Le cap Horn, c’est tout un symbole car c’est la sortie du tunnel des mers du Sud et le retour dans des conditions plus clémentes. Personnellement, c’est la première fois que je vais aussi loin dans un tour du monde sans escale ! »

Nicolas Troussel : « Les passages des caps sont toujours des moments très agréables à vivre ensemble. Ce sont les rares où nous sommes tous ensemble sur le pont. À chaque quart, on essaie de faire notre boulot du mieux possible en s’assurant que le bateau est à 100 % de son potentiel. Et c’est génial de voir qu’on est déjà au cap Horn ! »

Frédéric Denis : « Passer les trois caps mythiques dont le cap Horn, c’est un rêve de gosse, un moment très fort dans la vie d’un marin. Ça marque aussi la fin du grand Sud qui n’a pas été tendre avec nous avec des conditions musclées et pas mal de mer. Je ne sais pas si je me rends compte vraiment qu’on vient de passer le Horn. Il va peut-être falloir un peu de temps ! »

Guillaume Pirouelle : « À chaque fois qu’on passe un cap, c’est une nouvelle étape, cela montre qu’on avance, qu’on se rapproche de l’arrivée. Il n’y a pas si longtemps, jamais je n’aurais imaginé franchir le cap Horn. C’est une super expérience, on est super content de le vivre : hormis Thomas (Coville), nous sommes six à le passer pour la première fois ! C’est un beau moment à vivre, surtout après notre abandon sur la tentative l’an dernier. C’est génial de signer un nouveau temps de référence mais notre objectif, c’est le record à Ouessant. »

Léonard Legrand : « Dépasser le cap Horn, c’est à la fois très symbolique et très satisfaisant. On quitte le Pacifique, le froid et on revient dans l’Atlantique, un environnement qu’on connaît mieux, qui a quelque chose de rassurant. Mais le cap Horn, c’est vraiment incroyable. Il y a peu de marins qui l’ont réalisé et encore moins en étant en tête sur le record du Trophée Jules Verne. Maintenant, on a le droit de se faire un tatouage ou de se faire poser une boucle d’oreille mais ce n’est pas trop la préoccupation du moment ! (rires)»

Sodebo Ultim 3, toujours en avance sur le record
Grâce à l’abnégation et l’engagement de l’ensemble de l’équipage, Sodebo Ultim 3 reste dans les temps du record. Au passage du cap Horn, ils disposaient en effet de 10 heures et 59 minutes d’avance sur le temps de passage d’IDEC Sport en 2017. Mais à bord, tous savent que rien n’est encore joué. Les conditions climatiques et la présence des glaces dans les mers du sud les ont obligés parfois à s’éloigner de la route directe et donc à allonger leur progression. En effet, depuis le départ de Ouessant ils ont parcouru 19 781 milles (et 1449 milles en plus par rapport à Idec Sport). Néanmoins, malgré la difficulté, Sodebo Ultim 3 s’offre le record du Pacifique en 7 jours et 12 heures et 12 min*, dépassant un record détenu depuis 2017 par François Gabart (7 jours, 15 heures). Cela s’ajoute au record à l’équateur et aux temps de référence réalisés depuis Ouessant et le cap de Bonne Espérance puis le tronçon jusqu’au cap Leeuwin. Si ces chronos saluent leur constance et leur assiduité, les 7 marins n’ont qu’un record en tête : faire mieux que les 40 jours et 23 heures du Trophée Jules Verne.

Benjamin Schwartz : « On sait dans quoi on se lance quand on part sur un tour du monde mais nous avions l’espoir d’avoir un meilleur enchaînement en termes de météo. On a toujours été 300 à 400 milles derrière là où nous aurions voulu être dans le Pacifique. Finalement, nous sommes dans les temps que nous avions prévu au Horn. On sait qu’il y a de nouveaux choix importants à faire sur la remontée de l’Atlantique Sud. Ce sera à l’arraché jusqu’au bout et on espère que ce sera en notre faveur. On est toujours devant IDEC Sport et c’est ce qui compte.»

Pierre Leboucher : « Globalement, on a réussi à bien se débrouiller malgré les conditions qu’on a eu. Il a fallu se battre, ça n’a pas toujours été facile de manier le bateau. Ce n’est pas toujours évident de trouver le bon dosage pour ne pas casser et aller vite en permanence. Le vent fort et la mer formée ne nous ont pas permis de faire une trajectoire plus tendue. D’ailleurs, par rapport à IDEC Sport, nous avons déjà parcouru des centaines de milles en plus.»

Nicolas Troussel : « Pour l’instant, c’est un super chrono. Nous sommes à fond depuis le début et on réussit à trouver les meilleures trajectoires possibles. Il y a forcément de la satisfaction à rester devant IDEC Sport. Nous sommes fiers et contents de ce qu’on a réalisé jusque-là. Mais on sait que ce qui compte ce n’est pas le temps au cap Horn mais celui à l’arrivée à Ouessant ».

Léonard Legrand : « On a fait beaucoup de route mais on l’a fait rapidement. C’est ce qui nous permet de rester plus rapide que l’équipage de Francis Joyon. C’est à la fois satisfaisant d’être devant mais il y a aussi une pointe de frustration : si on avait eu de meilleures conditions, on aurait pu aller encore plus vite. Ce qui est satisfaisant, c’est de voir que l’équipe et le bateau sont toujours à 100 %. Ça nous permet de nous projeter sur la suite sereinement !»

L’Atlantique Sud, un nouveau défi
Les « Sodeboys » savent qu’il ne faudra pas relâcher la pression. La remontée de l’Atlantique est souvent périlleuse et les conditions du moment le confirment. En effet, plusieurs dépressions sont actuellement en formation au large des côtes argentines et uruguayennes. L’équipage pourrait privilégier une route Est au portant mais il conviendra de garder son sang-froid et de s’adapter en permanence. La semaine à venir s’annonce donc cruciale. La cellule routage de Sodebo Ultim 3 le certifie : il s’agit de la partie la plus compliquée de cette tentative de record autour du monde.

Thomas Coville : « Dans une compétition, le plus difficile a très souvent lieu à la fin. Bien entendu, on va avoir moins froid et il y aura moins d’icebergs. Mais nous pouvons encore avoir des dépressions, des conditions difficiles… À nous de réussir à bien finaliser ce qu’on est en train de construire. Le plus dur n’est pas derrière nous mais devant nous ! »

Benjamin Schwartz : « On se rapproche un peu plus de l’arrivée et le prochain point de passage ce sera l’équateur et surtout la ligne d’arrivée. Il y a un peu d’impatience de découvrir l’issue de cette tentative. On a toutes les cartes en mains pour battre ce record, et tous les messages que l’on reçoit via le site de la carto nous boostent ! »
Frédéric Denis : « On sait que la situation à venir n’est pas simple et qu’il va falloir qu’on reste particulièrement concentrés. Mais on ne va rien lâcher, malgré la fatigue. C’est chouette de voir une équipe aussi dédiée à la bonne marche du bateau. On ne ménage pas nos efforts. Et puis c’est sympa de voir qu’on commence à pointer l’étrave vers la ligne d’arrivée ! »

*sous réserve de la validation du WSSRC

Trophée Jules Verne de Sodebo Ultim 3 en chiffres

Départ de Ouessant : lundi 15 décembre à 21h 01min
Pour battre le record, l’équipage doit recouper la ligne avant le 25 janvier 2026 à 20h 31min (heure française).

Ouessant-equateur
Franchissement : samedi 20 décembre à 01h03min 30s (heure FR)
Temps de parcours : 4 jours 4 heures 2min 25s*
Ecart avec Spindrift (sur la base de 4j19h57min à l’équateur) de 15h54min35s
Ecart avec Idec Sport (sur la base de 5 jours 18h 59min) de 1 jour 14h56min35s
Nombre de milles parcourus : 3355 milles (6213 km)
Vitesse moyenne depuis le départ : 33.3nœuds

Ouessant-Bonne Espérance
Franchissement du cap de Bonne Espérance : vendredi 26 décembre 2025 à 20h56min57 (heure FR)
Temps de parcours : 10 jours, 23 heures, 55 min 52 sec
Écart avec le Maxi Edmond de Rothschild (11j 9h 53min en 2021) : 9 heures, 56 min plus rapide
Écart avec Idec Sport (12j 19h 28min) : 1 jours, 19 heures, 31 min plus rapide

Ouessant- cap Leeuwin
Temps de passage à Leeuwin 22h18min 43s (Heure FR) ce jeudi 1er janvier 2026
Temps de parcours : 17 jours 1 heure, 17 minutes and 38 sec
Écart avec IDEC Sport (17j 6h 59 min) : 5 h 41 min 22 s d’avance sur Idec
Nombre de milles parcourus : 13184 milles depuis le départ
Vitesse moyenne depuis le départ : 32,1nds de moyenne

Tasmanie (Cap Sud-Est)
Passage le 3 janvier à 13h35 (heure FR) en 18 jours, 16 heures, 34 minutes,
Ecart avec Idec 1h 56min d’avance

Cap Horn
Temps de passage le 11 janvier à 01h47min (heure FR)
Temps parcours Ouessant – Cap HORN: 26 jours, 4 heures, 46 min
Durée du Pacifique TASMANIE – HORN: 7 jours, 12 heures, 12 min
Distance parcourue depuis Ouessant pour Sodebo Ultim 3 : 19781 milles (18 332 pour Idec en 2017)
Distance parcourue en plus par rapport à IDEC : 1449 milles
Ecart avec Idec Sport (26 jours 15 heures 45 minutes) : 10h59min d’avance au Cap Horn

Record du Pacifique (Tasmanie-Cap Horn)
7 jours, 12 heures, 12 min*
Ecart avec François Gabart (7j 15h 20min) : 3h7min

*sous réserve de la validation du WSSRC

Equipage de Sodebo Ultim 3 pour la tentative de Trophée Jules Verne :
Thomas Coville (57 ans) – Frédéric Denis (41 ans) – Pierre Leboucher (45 ans) – Léonard Legrand (31 ans) – Guillaume Pirouelle (31 ans) – Benjamin Schwartz (38 ans) – Nicolas Troussel (51 ans)

Les temps de référence du record à battre :
Record du Trophée Jules Verne (IDEC SPORT) : 40J 23h 30min :
Equateur: 5j 18h 59min
Bonne Espérance: 12j 19h 28min
Cap Leeuwin : 17j 6h 59 min
Cap Horn : 26j 6h 45 min

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Globe40. Nouveau record de distance en 24h en Class40 pour l’équipage Curium

Jeam-Marie Liot

Le Class40 BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM mené par Benoit Hantzperg et Djemila Tassin a battu le record de la distance en 24 Heures avec 459, 78 milles enregistrés hier 9 janvier à 22H30 UTC, soit 19,16 noeuds de moyenne: l’équipe belge a par là même battu son propre record de 457,41 milles établi dans l’étape 2 entre le Cap-Vert et la Réunion. Les données du bord ont même enregistré une distance de 480 milles et 20 noeuds de moyenne sur 24 heures mais ne pourront pas être retenues telles qu’elles pour la validation du record.

Positionné à 07.00 UTC par 49°49,9 S et 154°28,8 W le leader de la course dispose au classement de 05H00 d’une avance de 19,3 milles sur son poursuivant CREDIT MUTUEL mené par Antoine Carpentier et Alan Roberts; un rival qui a lui aussi aligné des moyennes impressionnantes avec 443 milles parcourus en 24 heures.

La flotte de la GLOBE40 s’apprête à affronter des conditions météo très dures avec en prévision pour la journée de lundi 12 janvier à la latitude 50° S des vents jusqu’à 50 noeuds et une mer avec des des creux de 6 mètres; cette dépression se déplace vers l’est et touchera en premier la flotte des Class40 “pointus” qui ont fait le choix de remonter pendant le week-end plus au nord afin d’avoir des conditions moins difficiles. Cette étape 4 de traversée du Pacifique entre Sydney et Valparaiso se confirme avec le niveau d’exigence et d’engagement que l’on pouvait attendre.

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Vendée Globe. Violette Dorange, skippeuse titre de l’IMOCA Initiatives-Cœur jusqu’au Vendée Globe 2028

Photo Initiatives Coeur - Josselin Didou

Après un an d’apprentissage aux côtés de Samantha Davies, Violette Dorange est confirmée skippeuse-titre du projet Initiatives-Cœur. Violette s’inscrit dans la continuité de ce projet unique et pionnier, mêlant le sport et la solidarité. Chacune de ses courses sera ainsi l’occasion de collecter des fonds pour Mécénat Chirurgie Cardiaque afin d’opérer des enfants malades du cœur. Cap sur 2026 pour Violette et son équipe, avec la Route du Rhum, qui marquera sa première course en solitaire à la barre d’Initiatives-Cœur, avant de poursuivre la montée en puissance vers le Vendée Globe 2028.

L’arrivée de Violette Dorange à la barre d’Initiatives-Cœur marque un nouveau chapitre dans la longue histoire du projet. Depuis 15 ans, il s’est imposé comme un incontournable de la course au large en étant le premier à associer mécénat humanitaire et sponsoring sportif. Cette particularité a fortement contribué à son succès, sa longévité ainsi que sa popularité auprès de tous les publics, rassemblant près d’un million de personnes sur les réseaux sociaux. Au fil des années, Initiatives-Cœur a toujours conservé cette double exigence : s’employer à être ambitieux à la fois en matière de sport et d’engagement solidaire.

Ainsi, depuis 2009, 532 enfants ont pu bénéficier d’une opération du cœur grâce aux fonds récoltés par Initiatives-Cœur. Ce sens de l’engagement, soutenu par les sponsors du projet – Les Chocolats du cœur et K-LINE – a été porté avec ferveur et enthousiasme par les skippers Tanguy de Lamotte (de 2009 à 2017) puis Samantha Davies (de 2018 à 2025). Il le sera avec autant d’intensité et d’engagement avec Violette Dorange qui prendra la relève dès la saison 2026.

Violette Dorange : aspirations et ambitions
Révélée au grand public il y a un peu plus d’un an, la jeune navigatrice est un incroyable talent de la course au large. À 15 ans, elle démontre son goût pour l’aventure en traversant la Manche en Optimist, ce qu’aucune jeune fille de son âge n’avait réalisé avant elle. Ensuite, Violette fait ses gammes en 420, une série olympique, et brille en participant à des championnats de France (titrée en 2016 et 2017), d’Europe (3e en 2017) et du monde (2e en 2017, 3e en 2016 et 2018). Un peu plus tard, elle multiplie les aventures au large avec la Mini Transat (2019) puis à la Solitaire du Figaro (2020). Dans la foulée, Violette a lancé son projet IMOCA jusqu’au Vendée Globe 2024 qu’elle est la plus jeune à avoir disputé. À 24 ans, son expérience et son talent sont reconnus et appréciés de tous sur les pontons comme ailleurs. Son authenticité, sa sincérité et sa lucidité ont participé à son incroyable popularité qui dépasse largement la course au large.

Elle aspire désormais à se confronter aux meilleurs en navigant sur un bateau volant. Grâce au foiler Initiatives-Cœur, elle pourra franchir un nouveau cap sportif tout en gardant le même engagement de chaque instant. Violette aspire également à porter avec détermination et enthousiasme ce projet solidaire unique, à défendre la jeunesse, tout en continuant à offrir au public les plus belles des émotions.

Par ses valeurs et ses aspirations, Violette s’inscrit pleinement dans l’ADN d’Initiatives-Cœur et de ses deux sponsors-mécènes. Initiatives – via sa filiale Les Chocolats du Cœur – et K-LINE, fidèles du projet depuis respectivement 2009 et 2014, sont particulièrement fiers de poursuivre cette belle aventure. À leurs côtés, Violette fera tout pour progresser afin de viser haut à chacune des courses à venir jusqu’au Vendée Globe. La présence à ses côtés de sa coach sportif Samantha Davies contribuera à aider Violette dans sa progression constante.

Avec Sam Davies, l’histoire continue
En l’espace de huit ans sous les couleurs rouges et blanches, Sam Davies a marqué la course au large. La navigatrice avait déjà une solide expérience, avec deux participations au Vendée Globe à son actif (4e en 2008, abandon en 2012) ainsi qu’un autre tour du monde (Volvo Ocean Race 2014-2015). Avec Initiatives-Cœur, Sam a ensuite pris part à deux Vendée Globe (2020, 2024), disputé les courses les plus prestigieuses et multiplié les places d’honneur. Son podium (3e) en 2024 à l’issue de The Transat CIC (Lorient-New York) a récompensé sa persévérance au plus haut niveau.

En janvier 2025, à l’issue de son 4e Vendée Globe, Sam avait exprimé sa volonté de transmettre la barre et épauler un jeune navigateur afin de pouvoir lui faire bénéficier de son expérience et savoir-faire. Elle a justement débuté cette transmission avec Violette Dorange tout au long d’une année 2025 consacrée à la navigation en équipe et en double. Leur binôme, aussi complice que complémentaire, s’est exprimé de façon éclatante lors de la Transat Café L’Or. À l’issue de cette transatlantique particulièrement disputée entre Le Havre et Fort-de-France, elles se sont offert une belle 6e place. Ce nouveau rôle, Sam continuera à l’endosser à l’avenir. Elle reste en effet fortement impliquée dans le projet à la fois comme coach de Violette mais aussi en tant que conseillère technique au sein d’une nouvelle équipe technique dirigée par Ronan Deshayes.

Violette Dorange : « tellement heureuse de cette magnifique perspective »
« C’est une chance immense de pouvoir pratiquer mon sport sur un bateau ultra performant tout en participant à sauver des vies. Depuis mon adolescence, j’ai toujours regardé avec admiration le projet Initiatives-Cœur. Réussir à mêler sportif et solidaire avec autant d’engagement dans chacun de ces domaines, c’est incroyable.
Après une année passée au cœur du projet, j’en mesure encore davantage la force et la beauté. Je remercie du fond du cœur les sponsors-mécènes pour leur confiance, ainsi que Sam pour m’avoir tant apporté au cours de cette année inoubliable. Prendre la suite de mon idole de jeunesse est incroyable. C’est aussi un véritable challenge car en 2025 j’ai pu tester ce bateau sur toute la saison et constater à quel point les foilers sont des bateaux plus rapides, exigeants, difficiles… J’ai une belle marge de progression devant moi pour être à la hauteur de ces bateaux à la tête du circuit. C’est pourquoi je suis très heureuse d’être accompagnée par une super équipe et par Sam qui connaît ce bateau par cœur. J’ai beaucoup travaillé, fait de nombreux sacrifices, et pouvoir courir la Route du Rhum puis le Vendée Globe sur ce bateau exceptionnel est une véritable consécration. Je suis tellement heureuse de cette magnifique perspective.
»

Samantha Davies : « je ne pouvais pas imaginer meilleure navigatrice pour reprendre la barre »
« L’aventure Initiatives-Cœur a été incroyable depuis 2017. C’est pour moi une immense fierté d’avoir été à la barre de ce projet unique et d’avoir contribué à sauver tant d’enfants. Nous avons vécu de très beaux moments, comme le Vendée Globe 2020 achevé hors course pour sauver 102 enfants, mon podium sur The Transat CIC 2024, ou encore ce dernier Vendée Globe avec 106 enfants sauvés.
J’ai adoré partager chaque instant de cette aventure – les joies comme les difficultés – avec le public. Leur soutien indéfectible a été une force immense et a permis de sauver tant d’enfants. Ce projet reflète parfaitement ma volonté de partager avec le plus grand nombre : c’est l’ADN même d’Initiatives-Cœur.
Je remercie chaleureusement les sponsors de m’avoir offert l’opportunité de naviguer sur un IMOCA de dernière génération et d’avoir cru en moi. Ils ont contribué à montrer qu’une femme peut être performante en IMOCA, et je les remercie profondément pour leur confiance. J’ai adoré faire partie des pionniers, en volant autour du monde sur les premiers IMOCA à grands foils.
Aujourd’hui, une page se tourne et je suis heureuse de continuer à écrire l’histoire d’Initiatives-Cœur dans un nouveau rôle. Je ne pouvais pas imaginer meilleure navigatrice que Violette pour reprendre la barre. Sportivement et humainement, elle a toutes les qualités pour accomplir de grandes choses. Je suis très heureuse que ce soit elle qui me succède et je ferai de mon mieux pour l’accompagner.
»

Franck Vallée, Directeur d’Initiatives et des Chocolats du Cœur, fondateur d’Initiatives-Cœur
« Initiatives-Cœur est né en 2009 d’une intuition simple : un bateau de course pouvait devenir bien plus qu’un formidable outil sportif. Il pouvait aussi sauver des vies. Depuis, ce projet s’est construit grâce à des marins exceptionnels qui ont mis leur talent, leur cœur et leur énergie au service d’une cause qui nous dépasse tous.
De Tanguy de Lamotte, qui a posé les fondations de cette aventure de 2009 à 2017, à Samantha Davies, qui l’a portée pendant les sept années suivante, avec une générosité et une détermination admirables, chaque skipper se transmet un héritage précieux : un bateau unique en son genre, suivi par le grand public, capable de transformer une performance sportive en opérations vitales pour des enfants atteints de malformations cardiaques. C’est la plus extraordinaire des victoires.
C’est dans cette continuité que nous accueillons aujourd’hui Violette Dorange. Elle apporte son enthousiasme, son ambition et son engagement. Dans la lignée de Tanguy et de Sam, elle ouvre une nouvelle dynamique tournée vers l’avenir.
Je suis fier de la voir prendre la barre d’Initiatives-Cœur. Je sais qu’elle fera grandir le projet, sur l’eau comme dans les cœurs, et qu’ensemble, nous continuerons à sauver des enfants.
»

Jean-Pierre Liébot, Président de K-LINE
« Le projet Initiatives-Cœur est vraiment unique dans le monde de la voile. Il touche bien au-delà du cercle des passionnés, en y associant un large public engagé autour d’une aventure aussi sportive que solidaire.
Il y a une alchimie vraiment particulière entre le bateau, le skipper, les sponsors-mécènes et le public pour sauver ces enfants. La relation de confiance avec le skipper est la clé de la réussite du projet, tour à tour incarné par Tanguy de Lamotte puis Samantha Davies qui a su brillamment prendre la suite et porter haut nos valeurs. Un grand merci Sam !
Lors de son Vendée Globe 2024, Violette a eu elle aussi une connexion très forte avec le public. En 2025, en tant que co-skipper, nous avons eu la chance de découvrir une jeune femme fidèle à l’image qu’elle renvoie : entière, authentique, compétitrice, pétillante, qui voulait aussi donner du sens à son action. Aujourd’hui c’est avec un très grand plaisir que nous accueillons Violette dans la famille Initiatives-Cœur. Nous sommes convaincus qu’elle fera souffler un vent nouveau d’enthousiasme afin de continuer à faire grandir ce projet unique.
»

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Trophée Jules Verne. Passage du Cap Horn pour Alexia Barrier et son équipage The Famous Project

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La délivrance est enfin là pour les huit femmes à bord d’Idec Sport, qui franchissent le cap Horn ce mardi 6 janvier, après 38 jours en mer et un océan Indien puis un Pacifique particulièrement intenses. On ne regardera pas le temps de référence du Trophée Jules Verne, établi par le même bateau, mais bien la détermination d’Alexia Barrier et de son équipage de The Famous Project à achever ce tour du monde en mode 100 % féminin.

L’Océan Pacifique, dans sa magnanimité, a offert hier aux 8 femmes de The Famous Project CIC un répit, une respiration dans leur cavalcade vers le cap Horn. La traversée d’une zone dite de transition, peu ventée, en arrière d’un centre de haute pression en cours d’évacuation vers le nord, s’est effectuée au tout petit trot, le trimaran géant voyant un instant son speedomètre sombrer sous les 5 noeuds.

Un ralentissement vécu sans trop d’inquiétude par Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson), confiantes dans le retour dès l’aube de flux soutenus bien calés au secteur nord, sur le travers bâbord du bateau.

Un voilier enfin bien à plat sur une mer apaisée, la fureur des vagues et le sifflement des coques un moment oubliés, ont offert aux 8 femmes une cassure bienvenue dans leur quotidien si tumultueux. Elles ont su patiemment positionner leur Maxi Trimaran en enchainant hier pas moins de quatre empannages dans le tempo du vent, afin de rejoindre des zone plus perturbées et de continuer à gagner dans le sud, vers ce fameux cap Horn.

Il était 15h14 ce mardi 6 janvier 2026 lorsque le Maxi Trimaran IDEC SPORT de The Famous Project CIC, mené par son très international équipage composé de Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson), a franchi le cap Horn. Un moment d’histoire à figer dans la longue et belle histoire des courses océaniques puisque jamais jusqu’alors, un équipage entièrement féminin n’avait paré, en course, sans escale et en multicoque, ce fameux rocher chilien. En leur 38ème jour de navigation et près de 16 000 milles parcourus (25 700 km), les navigatrices peuvent entamer le dernier morceau de bravoure de leur périple, la remontée de l’immense Atlantique. Plus que jamais, le colossal challenge rêvé par Alexia Barrier et ses navigatrices de boucler un tour du monde sans escale et en maxi multicoque prend, avec chaque mille avalé en direction d’Ouessant et Brest, corps et consistance.

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Un Pacifique relativement clément
Entrées dans le Pacifique, à la longitude de la Tasmanie le 26 décembre dernier, les navigatrices de The Famous Project CIC auront mis un peu moins de 11 jours pour rallier le cap Horn distant alors de 3 800 milles. Une traversée rapide, marquée par 48 heures de très gros temps, avec une mer infernale et des vagues de plus de 8 mètres, et ce vent soufflant en rafales à plus de 50 noeuds. L’équipage, désormais parfaitement rôdé aux manœuvres et à la conduite du maxi trimaran y a fait preuve de solidité, de cohésion et de sang-froid, toujours confronté à ce hook de grand-voile récalcitrant qui l’a parfois contraint à mettre en fuite pour effectuer une prise ou un renvoi de ris. Une trans Pacifique placée sous le signe de la constance, le maxi trimaran alignant avec une belle régularité des journées à plus de 550 milles, sur une route certes très nord, mais efficace et rationnelle, en bordure des virulentes dépressions du grand sud. Soumises à la fatigue, au froid, à la neige, mais toujours aussi appliquées aux réglages, à l’anticipation et au pilotage affiné du Maxi Trimaran, les 8 navigatrices de The Famous Project CIC y auront affirmé cette solidarité et cette bienveillance permanente, signatures d’un tour du monde qui plus que jamais leur tend désormais les bras.

Des marqueurs internationaux
Si l’arrivée à Ouessant est encore loin et le parcours semé d’embûches, le Horn reste cependant un important marqueur dans ces navigations de l’extrême, toujours aussi difficile à franchir, au point que rares sont les navigatrices, en solitaire ou en équipage à l’avoir paré dans le cadre d’une circumnavigation sans escale. On le répète, l’équipage de The Famous Project CIC est le premier constitué à 100% de navigatrices à le doubler sans escale depuis Ouessant. D’autres femmes, 19 au total, en solitaire sur le Vendée Globe (13 femmes), la Barcelona World Race (2), Golden Globe race (1), Global Solo Challenge (1), ou en multicoque comme Ellen MacArthur en solo ou Dona Bertarelli au sein d’un équipage mixte, ont aussi réalisé ce véritable exploit. A bord de The Famous Project-CIC, elles sont nombreuses à tirer une gloire très personnelle de ce passage. La Néerlandaise Annemieke Bes pourra dorénavant se targuer d’être la première navigatrice du plat pays à franchir ainsi dans les conditions décrites plus haut ce fameux cap, qui doit par ailleurs son nom au grand explorateur Néerlandais Jacob Le Maire et sa ville natale de Hoorn. Une première que l’Italo-Américaine Molly LaPointe pourra elle aussi revendiquer pour l’Italie. Quant à la Britannique Deborah « Debs » Blair, du haut de ses 25 ans, elle serait la troisième plus jeune femme après Ellen MacArthur et Violette Dorange à naviguer ainsi en ces eaux antarctiques.

Un tiers du parcours encore à couvrir…
Pas plus que Bonne Espérance, Leeuwin ou la Tasmanie, ce cap Horn ne constitue une étape. Plus de 7 000 milles restent encore à parcourir, soit un tiers de l’épreuve. Chacune à bord en a pleinement conscience et tous les esprits, une fois passée la légitime célébration du passage sous le fameux rocher, se tourneront vers le passage à l’île des Etats, les Malouines et les retrouvailles avec cet arbitre des navigations en Atlantique Sud, l’anticyclone de Sainte Hélène.

Alexia Barrier : « Une émotion collective »
« L’émotion au passage du Horn n’est pas la même que celle connue en 2021 lors du Vendée Globe. Elle est tout aussi forte, mais elle est différente. Lors du Vendée Globe, le cap Horn était un moment très intime, presque solitaire, chargé de fatigue, de tension et de responsabilité individuelle. J’ai eu une très mauvaise météo et j’avais très peur. J’ai beaucoup pleuré. Aujourd’hui, l’émotion est profondément collective. Elle se partage. Elle circule dans les regards, dans les silences, dans les gestes. C’est un cap vécu ensemble, avec un équipage soudé, sur un bateau d’une puissance exceptionnelle. La solitude a laissé la place à la conscience de ce que nous vivons. »

« Un cercle très fermé ! »
« Franchir le cap Horn, c’est entrer dans un cercle très fermé. Peu d’équipages, encore moins d’équipages féminins, et absolument aucun équipage féminin à bord d’un multicoque géant lancé à haute vitesse autour du monde y sont parvenus. Ce passage est profondément engagé. Il demande une préparation extrême, une vigilance de chaque instant, et une confiance totale entre le bateau, l’équipage et les éléments. Quand on passe le Horn, on sait que le plus dur est derrière nous. Les mers du Sud, leur isolement, leur froideur, leur intensité permanente, forgent les marins et les collectifs. Cela ne veut pas dire que la suite est facile. »

La validation d’un projet solide
« Le Nord Atlantique en hiver peut être tout aussi coriace, imprévisible et exigeant. Mais ce cap marque une bascule. Une étape où l’on sent que l’équipage a tenu, que le projet est solide, et que l’aventure est entrée dans une nouvelle phase. C’est à la fois une libération et une transition. On sent que quelque chose s’ouvre, que l’horizon change. Pour The Famous Project CIC, ce passage est à la fois un symbole et une validation.
Celle d’un engagement total, d’un collectif international soudé, et d’un projet unique qui s’écrit au féminin, à très haut niveau, dans l’un des environnements les plus extrêmes de la planète. »

Un Pacifique clément
« Le Pacifique a été relativement clément, mais ce serait réducteur de s’arrêter à ce mot. Il a surtout aussi été exigeant. De longues phases rapides, de la pression, du froid, de l’humidité, et une vigilance permanente. Plus de 48 heures avec des vents établis autour de 40 nœuds et une mer formée, avec des vagues de près de 5 mètres.
Ces conditions ont été très éprouvantes physiquement et mentalement. Ce sont des moments où l’on ne triche pas : le collectif, la préparation et la confiance entre les navigatrices font toute la différence. Avoir traversé ces phases difficiles avant d’aborder le cap Horn renforce la conviction que l’équipage est prêt pour la suite du parcours. »

« L’équipage a mûri » :
L’équipage est plus calme, plus posé, plus confiant. Les automatismes sont là. Les décisions sont plus fluides. Chacune connaît sa place, ses forces, ses limites, et celles des autres. Il y a moins de mots, mais plus de compréhension. C’est le signe d’un collectif qui a mûri en mer. L’équipage est plus solide, plus aligné, plus expérimenté. Nous avons grandi ensemble, dans l’effort, dans la durée, dans la performance. C’est un équipage qui sait durer, s’adapter et avancer ensemble et qui a appris à naviguer plus vite. »

Gmür Hornell : « J’étais vraiment impatiente de passer le cap Horn. C’est un peu l’Everest de la voile, une expérience que peu de gens ont la chance de vivre, et je suis heureuse de pouvoir le rayer de ma liste.
Je pense avoir mûri en tant que navigatrice hauturière. J’ai appris à mieux gérer mes émotions et mon physique dans des conditions difficiles.
Rester en mer aussi longtemps est en soi un défi de taille et une expérience que peu de gens vivent, sans parler des conditions auxquelles nous sommes confrontées au quotidien.
Je suis vraiment heureuse de cocher l’océan Austral et de repartir vers le nord. Nous considérons chaque cap comme un nouveau départ, et le cap Horn ne fait pas exception. Maintenant que nous l’avons franchi, nous entrons dans un nouvel océan et affrontons un nouveau défi, et nous nous rapprochons un peu plus de notre objectif final, qui est d’arriver au bout ! »

Dee Caffari : « Chaque passage est unique et une bénédiction. Je sais que lorsque nous partons, tous les marins ne parviennent pas à le franchir, donc quand on y arrive, c’est spécial. J’ai la chance que chaque passage ait été très différent pour moi. En solo, en équipe, à la tête d’une équipe, dans le bon sens et dans le sens inverse. Cette fois-ci, c’est avec une équipe de marins remarquables sur un bateau très spécial, et cela a pris très peu de temps.
Le Sud a été très différent de mes expériences précédentes. Il n’a pas été aussi hostile, mais cela dit, l’état de la mer n’a pas toujours été facile. Sur un maxi trimaran, l’état de la mer est primordial. Cette machine ne demande qu’à aller vite, il a donc été crucial de la gérer dans des conditions maritimes difficiles. L’autre différence majeure est que ce bateau a un franc-bord élevé, ce qui donne l’impression d’être loin de la mer et donc d’être moins humide et d’avoir moins froid que dans mes souvenirs.
Je suis très heureuse pour les débutantes du bord, elles sont ravies d’avoir franchi cette étape importante et elles ont raison de l’être, c’est un exploit considérable. La difficulté, c’est qu’il reste encore 7 000 milles à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée et que l’Atlantique peut être cruel. Il est important de rester concentrées et diligentes pour les derniers milles, même si nous les parcourons avec plus de confiance et de vitesse.
Je pense qu’Alexia et moi travaillons bien ensemble et que nous avons une bonne maîtrise du bateau. Nous sommes également plus confiantes dans sa configuration et son contrôle. Comme c’est souvent le cas, maintenant que nous avons parcouru tous ces milles, nous sommes mieux préparées pour courir à fond ! »

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Globe40. Choc avec un Ofni et retour au port pour Freedom

1st January 2026: Globe40 Sydney race start in Sydney Harbour, Sydney, Australia. Photos by Mark Kolbe Photography

ce vendredi à 19h40 (TU), Thibaut Lefévère a averti la direction de course de la Globe40 et son équipe technique d’une avarie à bord du Class40 n°139 Free Dom. Le bateau a subi un choc, causant des dégâts sur le safran et la coque. Une voie d’eau a été maîtrisée. La casse n’est pas réparable en mer et le Class40 Free Dom fait désormais route vers un port australien dans le sud ouest afin de trouver un abri. Le duo, composé de Thibaut Lefévère et Nicolas Guibal, est hors de danger.

Le reste de la flotte continue avec un très beau début de course de l’équipage de Wilson around the world qui ont opté pour une trajectoire très ouest alors que le reste de la flotte plongeait au sud. Ce samedi matin, les Class40 à étraves scow ont repris la tête de la flotte avec toujousr un duel entre l’équipage de Crédit Mutuel et Curium.

Antoine Carpentier – navigateur : “Hello la terre, Un petit message pour vous dire que tout va bien. Nous longeons les côtes australiennes, on a croisé des pêcheurs , des bateaux qui rentraient de la Sydney Hobart, des oiseaux , et des dauphins , la nuit derniere nous avons eu un super couche de lune . Le vent est enfin rentré , on file a 14 nœuds plein sud sous genak gv haute , les belges sont juste sous notre vent … le vent doit adonner d’ici cette nuit , dans 3 heures pour nous . Sur ce je vais m’allonger une petite heure avant l’envoi de spi !”

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