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Imoca. Départ à 14h de la course des Caps ce dimanche à Boulogne-sur-mer

La direction de course a confirmé le tracé définitif de la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord. Le départ sera donné ce dimanche 29 juin à 14 heures, dans le sens horaire autour des îles Britanniques. Dans un scénario marqué par des vents instables et un courant soutenu, les onze IMOCA en lice devront rapidement trouver la meilleure trajectoire pour s’extirper de la Manche, un sujet épineux tant le risque de rester piégés dans des zones de calmes reste élevé. Et la suite du parcours s’annonce tout aussi incertaine : un anticyclone pourrait s’installer durablement sur la région, laissant présager une course qui s’étire en longueur, les premiers routages envisageant, pour l’heure, une durée de sept jours, voire plus, pour venir à bout des 2 000 milles de ce tracé exigeant.

« La situation s’annonce délicate », indique Jacques Caraës, directeur de course. « Une légère brise de sud-ouest à ouest pourrait toutefois permettre aux bateaux de progresser malgré un courant soutenu. » Dans ces circonstances, le choix d’un parcours dans le sens horaire prend tout son sens : il a été conçu pour permettre des ajustements si la course devait s’éterniser. « Si la flotte devait rester bloquée trop longtemps, il serait possible de raccourcir le tracé en évitant les Shetland, ce qui permettrait de gagner près de 24 heures. Cette décision serait prise au passage du Fastnet, grâce à une porte située entre le rocher et la côte. » Il précise également : « Dans l’éventualité d’un blocage anticyclonique à l’approche de l’arrivée, notamment avec l’obligation de contourner le DST, il pourrait également être envisagé de juger l’arrivée au large de Douvres avant de rejoindre Boulogne-sur-Mer. » Un peu comme décider de couper une file d’attente interminable en empruntant la sortie de secours, cette option permettrait de ne pas prolonger inutilement la course. Pour l’instant, en tous les cas, le tracé complet est maintenu tel qu’annoncé ce matin aux équipages, même si le petit parcours côtier initialement prévu pour le départ pourrait être annulé au profit d’une simple marque de dégagement.

Pour Sam Davies (Initiatives Cœur), la complexité de la situation ne laisse aucun doute : « Les conditions s’annoncent particulièrement délicates pour les premiers milles, avec un vent à la fois faible et instable. Combiné au fort courant dans la Manche, cela soulève de nombreuses questions sur la meilleure stratégie à adopter dès les premiers milles. » Elle insiste sur la nécessité d’anticiper : « Ça fait longtemps qu’on n’a pas navigué dans des conditions si molles. On se moque souvent, mais c’est la mer qui décide. Il faut se mettre en mode “petit temps”, adapter le bateau, penser à tous ces détails comme le mouillage, qu’on n’avait pas eu à gérer depuis quatre ans. » La Britannique évoque aussi l’importance des choix techniques : « Il faut réfléchir à la sélection des voiles : il y a des questions sur le spi, surtout qu’à bord, on a une voile en moins depuis l’année dernière (soit six au total, ndrl), ce qui limite encore les options. Personnellement, je n’ai pas encore finalisé ma déclaration pour optimiser ce dossier au maximum, car on connaît les conditions au départ, mais on a beaucoup de doutes sur le retour. Le scénario météo est très changeant et incertain à long terme, donc il faut décider et ensuite assumer ces choix. »

Des options décisives dès la sortie de Boulogne

Jérémie Beyou (Charal) abonde dans ce sens et rappelle que le début de course sera déterminant : « Le départ et toute la sortie de la Manche vont être compliqués, jusqu’à ce que le Nord-Ouest revienne avant les Scilly. Il va vraiment falloir réussir à s’extirper au plus vite de ces conditions erratiques. » Pour lui aussi, la première décision clé réside dans le choix des voiles : « Faut-il tout miser sur un jeu optimisé pour sortir en tête de la Manche, ou anticiper les vents plus forts qui arriveront ensuite ? » Un dilemme stratégique qui peut changer le destin de la course. Il insiste aussi sur le choix de trajectoire : « Aujourd’hui, les routages proposent soit la côte anglaise, soit la côte française. Et ça peut vraiment faire une différence, donc il va falloir rapidement choisir son camp. D’après les simulations, le groupe qui sortira en tête pourrait prendre une avance intéressante pour la suite. »

Un début de course éprouvant et une incertitude sur la durée

Élodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner) confirme la difficulté annoncée : « Le début de course s’annonce très mou, très calme, pas simple du tout. Même la météo pour la première partie de la Manche est compliquée : on sera à peine aux Scilly mardi après-midi, alors qu’on part dimanche… Il nous faudra donc deux jours pour couvrir une distance qu’on ferait en une journée en Figaro Beneteau, c’est assez fou ! » Elle note l’importance de la précision tactique : « Il faudra vraiment être attentifs, analyser les effets de site, l’angle du courant, et choisir la meilleure voile et le bon endroit pour avancer efficacement. Ce ne sera pas une mince affaire ! » Comme ses concurrents, la Finistérienne pointe para ailleurs l’incertitude sur la durée : « Initialement, on comptait cinq jours de mer, mais maintenant on parle plutôt de sept ou huit jours. Nous réfléchissons donc à embarquer plus de nourriture pour ne pas risquer de manquer » Un élément logistique qui pourrait rapidement peser sur la performance et le moral de l’équipage. Ces incertitudes renforcent l’idée qu’avec des conditions exigeantes, cette première édition de la Course des Caps -Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord s’annonce comme un défi hors normes, où chaque option tactique et chaque manœuvre seront déterminantes jusqu’au dernier mille.

Comment suivre le départ ?

Le départ de la Course des Caps sera donné ce dimanche 29 juin à 14 heures. Pour profiter de ce spectacle, il sera possible d’admirer les IMOCA depuis le Calvaire des Marins, la plage de Boulogne-sur-Mer ou la digue de Wimereux. Par respect pour la biodiversité locale, certaines zones resteront interdites, notamment la pointe de la Crèche, la digue Carnot et la gare maritime. Ceux qui souhaitent plonger dans l’ambiance pourront se rendre dans la fan zone du village de course, où le départ sera retransmis en direct sur grand écran. Enfin, la course sera diffusée en direct sur France 3, de 13h à 15h, avec les commentaires des navigateurs Pierre Leroy et Armel Le Cléac’h, et sur la chaîne YouTube officielle. À noter : les pontons seront fermés dimanche matin et ne rouvriront qu’à partir de 13h. La mise en scène du départ débutera à 11h30, et le dernier bateau quittera le ponton à 12h30. Chaque équipage larguera ensuite les amarres toutes les trois minutes, après un passage sur la scène du village.

Le programme complet – Village de La Course des Caps
Dimanche 29 juin – Grand départ de La Course des Caps
10h00 – Ouverture du village d’animations et ouverture du bar “La Trinquette”
10h00-11h00 – Accès au ponton
11h30-12h30 – Présentation des équipages et scénarisation du départ
13h00-15h00 – Diffusion en direct du départ de la course sur France 3
14h00 – Départ de la course
16h00-20h00 – Fête du Départ by BJ Baptiste Mouchon
19h00 – Concert sur la scène du village
20h00-00h00 : Thé dansant électronique
Du lundi 30 juin au samedi 5 juillet
18h00-12h00 – Village ouvert : diffusion des nouvelles de la course
Animations suspendues en semaine
Concerts les soirs de week-end
Dimanche 6 juillet – Arrivée & remise des prix
10h00 – Réouverture des stands d’animation
11h00 – Remise des prix sur la scène principale
19h00 – Concert de clôture

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Class40. Départ des 27 duos pour Horta

Départ de "Les Sables – Horta 2025" - Class40 - Les Sables d'Olonne le 28 juin 2025 à 12:00. V. Olivaud

Les 27 équipages engagés en Class40 sur la course Les Sables – Horta – Les Sables ont pris le départ ce samedi à 12h avec des vents modérés et une mer maniable. La Flotte évolue ce dimanche matin en approche du Cap Finisterre menée par le Class40 Legallais de Fabien Delahaye et Pierre Leboucher. La course se joue en 2 étapes avec un aller en duo et un retour en solo.

« Beau temps, belle mer. Comme d’habitude, tout est parfait aux Sables d’Olonne. Il y a 10 à 15 nœuds de vent et du soleil. C’est la belle vie », souriait Vincent Riou (Pierreval – Fondation GoodPlanet) quelques heures avant le coup d’envoi. Même son de cloche du côté de l’Italien Luca Rosetti : « Cette première étape s’annonce très bien. Ce sont des conditions sympas et on a envie d’aller sur l’eau, de prendre le départ avec les copains, d’être côte à côte, de se tester. C’est un parcours magnifique, avec un départ des Sables-d’Olonne, le passage du cap Finisterre, puis l’arrivée à Horta. C’est génial. » Un état d’esprit partagé jusque sur la ligne de départ, où la tension laissait place à la concentration.

Dès les premiers bords, les Italiens Luca Rosetti et Mattéo Sericano (Maccaferri Futura), à bord de leur voilier flambant neuf, ont pris un départ canon, en tête à la bouée de dégagement. « Nous partons avec un bateau neuf. C’est un bateau qui n’est pas encore fiabilisé mais c’est génial d’arriver ici et de commencer la saison avec un bateau tout neuf. C’est la deuxième course du bateau mais c’est le premier vrai test dans l’océan, au large », expliquait Luca, ravi de leur mise en action.
Derrière eux, un duo très expérimenté : Fabien Delahaye et Pierre Leboucher (LEGALLAIS) considérés comme les grands favoris de cette édition, un statut que Pierre prend avec du recul : « C’est une course où il va y avoir du jeu, tout peut arriver. Techniquement ça ne sera pas très dur. Comme il n’y a pas beaucoup de vent, il n’y aura pas d’écrémage. Il va y avoir beaucoup de bateaux à pouvoir jouer », confiait Pierre, à quelques minutes de quitter le ponton.
Le trio de tête est complété par un tandem pro-am : l’Australien Rupert Henry et le Français Antoine Carpentier (Eora), qui réussissent une très belle entame de course. Tous auront à négocier un premier passage technique au large du Cap Finisterre, prévu dans les 24 heures. Là, les conditions devraient se corser avec un vent plus soutenu et une mer plus formée.

Les premiers bateaux sont attendus à Horta, sur l’île de Faial, dans la nuit de jeudi à vendredi. En attendant, la flotte glisse tranquillement vers le large, portée par l’envie et l’enthousiasme d’une belle traversée.

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INTERVIEWS

« La belle vie aux Sables-d’Olonne »
Vincent Riou et Yann Doffin (Pierreval – Fondation GoodPlanet)
« Beau temps, belle mer. Comme d’habitude, tout est parfait aux Sables-d’Olonne. Il y a 10 à 15 nœuds de vent et du soleil : c’est la belle vie. Ce sont de vraies conditions estivales. Comme à chaque départ, on a hâte d’être ce soir. La première journée est toujours un peu importante : c’est la mise en route ! »

« Le binôme fonctionne bien »
Alexis Loison et Guillaume Pirouelle (Seafrigo – Sogestran)
« Ça a beaucoup bougé ces derniers jours, mais depuis hier, les prévisions sont plus stables. Sur la route, il va y avoir pas mal de travail, notamment au cap Finisterre. Il y a des petits pièges sur une trajectoire assez directe. Il va falloir se creuser la tête.
Avec Alexis, nous n’avons pas beaucoup navigué ensemble cette année, mais on se connaît bien. Le binôme fonctionne bien. »

« Le premier vrai test dans l’océan »
Luca Rosetti et Mattéo Sericano (Maccaferri Futura)
« Cette première étape s’annonce très bien. Ce sont des conditions sympas et on a envie d’aller sur l’eau, de prendre le départ avec les copains, d’être côte à côte, de se tester.
C’est un parcours magnifique, avec un départ des Sables-d’Olonne, le passage du cap Finisterre, puis l’arrivée à Horta. C’est génial.
Nous partons avec un bateau neuf, pas encore totalement fiabilisé, mais c’est formidable d’arriver ici et de commencer la saison avec ce nouveau support. C’est seulement la deuxième course du bateau, mais le premier vrai test en haute mer. »

« Le jeu va s’ouvrir au cap Finisterre »
Pierre-Louis Attwell et Maxime Bensa (Vogue avec un Crohn)
« C’est l’heure de prendre les derniers fichiers météo et de faire les dernières analyses. On part dans des conditions plutôt sympas, c’est chouette.
Il y aura un peu de jeu stratégique : il faudra travailler la vitesse et le positionnement. On imagine que les premiers à atteindre le cap Finisterre, et à attraper le flux le long des côtes portugaises, pourraient s’échapper. »

« Parfaits pour une mise en jambe »
Christophe Rateau et Sylvain Pontu (Gustave Roussy)
« Il y a toujours plein de choses à faire en dernière minute, qu’on repousse et repousse. Depuis hier, on commence à barrer des choses qui ne seront finalement pas faites, mais l’essentiel est bon.
On a du monde à bord ce matin pour le petit-déjeuner et les derniers approvisionnements.
Les conditions sont réunies, c’est parfait pour une mise en jambe. On est ravis.
On part avec des ambitions très raisonnables par rapport au bateau et à l’équipage, mais avec la volonté de bien naviguer et de donner le maximum. »

« Tout peut arriver »
Pierre Leboucher (Legallais)
« Les conditions météo sont plutôt clémentes : pas plus de 20 nœuds tout au long du parcours. Ce sera plutôt sec, mais stratégiquement, ce ne sera pas si simple. Il faudra bien se positionner, notamment au cap Finisterre.
Je ne connais pas Horta, ce sera une première pour moi.
C’est une course où il va y avoir du jeu : tout peut arriver. Techniquement, ce ne sera pas très dur. Comme il n’y a pas beaucoup de vent, il n’y aura pas d’écrémage. Beaucoup de bateaux vont pouvoir jouer. »

« Je suis super content d’être là »
Mickael Mergui (Viranga)
« C’est toujours un peu stressant, un départ. On quitte le confort de la terre pour se retrouver à deux dans trois mètres carrés.
Ce qui est bien, c’est que les conditions sont chouettes, avec une belle météo et un vent sympa.
C’est une longue histoire avec Emmanuel. On s’est retrouvés un peu par hasard à naviguer ensemble sur une Normandy Channel Race en 2021. On ne se connaissait pas, on s’est rencontrés la veille du départ, et au final, on s’est bien entendus.
Il y a un peu moins de dix jours, son équipier s’est blessé et il m’a proposé d’embarquer. Je suis super content d’être là. J’aime beaucoup cette course. »

POINTAGE
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Class40. A la dérive depuis 11 mois, le Class40 Acrobatica retrouvé sur une plage au Maroc

Le skipper Alberto Riva et ses deux équipiers, l’Italien Tommaso Stella et le Français Jean Marre, ont eu la surprise de retrouver leur Class40 échoué sur une plage au Maroc, alors qu’ils pensaient le bateau définitivement perdu. Après plus de onze mois à la dérive, Acrobatics est revenu s’échouer sur le rivage. « Tellement excitant de la revoir ! »

Depuis l’incident survenu le 9 juillet 2024 lors de la course Québec–Saint-Malo, le bateau a parcouru plus de 1 300 milles, poussé par les vents et les courants, avant de toucher terre sur la côte marocaine, près de la plage d’El Ouatia, à la latitude des Canaries.

Le skipper Alberto Riva, qui s’apprête à prendre le départ de la course Les Sables–Horta–Les Sables ce samedi, a réagi :

« Après tout ce temps, c’est comme retrouver une partie de moi. La voir là-bas, attachée aux rochers pour éviter qu’elle ne reparte avec la marée suivante, m’a bouleversé. Dès que nous avons appris la nouvelle, toute l’équipe d’Acrobatics s’est mobilisée pour gérer au mieux ce qu’il restait de la coque.
Maintenant, je me prépare à repartir : samedi, je serai au départ des Sables–Horta, à bord du “vaisseau frère” d’Acrobatics. Un retour aux Açores, là où nous avons débarqué après l’accident, il y a presque un an.
La pensée est forte, mais je dois aussi me concentrer sur la régate. Je vous tiendrai au courant, étape par étape. Et si mes engagements me le permettent, je compte retourner au Maroc dès que possible. »

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Imoca. Boulogne-sur-mer fait son show !

Depuis l’ouverture officielle du village de la course mardi dernier, le quai des Paquebots ne désemplit pas. Dans une ambiance conviviale et animée, le public afflue chaque jour pour admirer les IMOCA à quai, flâner sur le nouveau ponton flottant, échanger avec les marins ou simplement s’imprégner de l’atmosphère unique qui règne autour de la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord. Entre animations, rencontres et premières émotions partagées, le rendez-vous maritime a déjà conquis les cœurs. Et le rythme va s’accélérer ce vendredi 27 juin, avec un temps fort très attendu : à partir de 14h, la rade de Boulogne-sur-Mer deviendra le théâtre d’un spectacle nautique exceptionnel à l’occasion des runs de vitesse IMOCA du Défi Pom’Potes.

Onze voiliers parmi les plus performants du circuit s’élanceront dans une course contre le chronomètre sur un parcours d’environ un mille nautique. Le principe est simple : aller le plus vite possible en ligne droite pour établir un temps de référence. Comme le souligne Jacques Caraës, directeur de course : « Les conditions météo s’annoncent idéales pour ces runs de vitesse, avec un flux de sud-ouest bien établi entre 15 et 18 nœuds et une mer plate. C’est un scénario parfait pour que les bateaux expriment tout leur potentiel, en glisse pure, dans un cadre à la fois performant et sécurisé. Les équipages vont pouvoir se régaler, et les invités à bord vivre des sensations fortes dans d’excellentes conditions. »

Entre 14h et 16h, les IMOCA multiplieront les passages libres pour tenter de réaliser leur meilleur temps. Puis, dans la foulée, les six plus rapides prendront part à une grande finale spectaculaire qui promet des pointes à plus de 30 nœuds (soit 60 km/h). Le public est invité à suivre ce rendez-vous depuis plusieurs points de vue idéaux : le Calvaire des Marins, la plage de Boulogne-sur-Mer ou la digue de Wimereux. Pour vivre l’ambiance de l’intérieur, direction le village officiel où les images seront retransmises sur écran géant. Et pour celles et ceux qui souhaitent profiter de l’événement à distance, une diffusion en ligne est prévue sur France 3 et sur notre chaîne YouTube. Par respect pour la biodiversité locale, certaines zones resteront interdites au public : la pointe de la Crèche, la digue Carnot et la gare maritime. La journée s’achèvera à 19h avec la remise des prix. Un beau moment de voile à vivre pleinement, sur l’eau comme à terre !

Le programme complet – Village de La Course des Caps

Vendredi 27 juin – Journée des runs de vitesse (Défi Pom’Potes)
-10h00 – Ouverture du village et ouverture du bar “La Trinquette”
-11h30 – Fermeture du ponton, début de l’appareillage des IMOCA
-14h00-18h00 – Défi Pom’Potes
-19h00 – Remise des prix du défi Pom’Potes
-20h00 – Concert sur la scène du village
-21h00 – Soirée Capitaine je vous aime au bar La Trinquette
-00h00 – Fermeture du bar La Trinquette
Samedi 28 juin – Sorties en mer (grand public)
-09h00-20h00 – Embarquements semi-rigides autour des IMOCA
-10h00 – Ouverture du village
-15h00 – Conférence sur le thème de la fabrication de cordages Cousin Trestec
-16h30 – Interviews des équipages INITIATIVES CŒUR et VULNERBALE
-20h30-00h00 – Soirée Disco Night Fever
-19h00 – Concert sur la scène du village
Dimanche 29 juin – Grand départ de La Course des Caps
-10h00 – Ouverture du village d’animations et ouverture du bar “La Trinquette”
-10h00-11h00 – Accès au ponton
-11h30-12h30 – Présentation des équipages et scénarisation du départ
-13h00-15h00 – Diffusion en direct du départ de la course sur France 3
-14h00 – Départ de la course
-16h00-20h00 – Fête du Départ by BJ Baptiste Mouchon
-19h00 – Concert sur la scène du village
-20h00-00h00 : Thé dansant électronique
Du lundi 30 juin au samedi 5 juillet
-18h00-12h00 – Village ouvert : diffusion des nouvelles de la course
-Animations suspendues en semaine
-Concerts les soirs de week-end
Dimanche 6 juillet – Arrivée & remise des prix
-10h00 – Réouverture des stands d’animation
-11h00 – Remise des prix sur la scène principale
-19h00 – Concert de clôture

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Class40. Les Sables – Horta – Les Sables, un départ dans des conditions rapides pour les 27 duos

Les Sables – Horta 2025 - Class40. Photo V. Olivaud

Le départ de la 10e édition de Les Sables – Horta – Les Sables sera donné ce samedi 28 juin à 12h00. Les 27 duos engagés peaufinent leurs derniers réglages. Le golfe de Gascogne s’annonce rapide, avec du vent portant, avant un passage plus agité au Cap Finisterre, où les conditions devraient se durcir.
« Ils vont partir dans de bonnes conditions. On s’attend à une descente rapide vers le cap Finisterre, où le vent peut s’accélérer avec une mer croisée. », indique Denis Hugues. Le directeur de course s’attend à ce qu’ils rejoignent Horta en 6 jours mais rappelle que l’arrivée est aléatoire. « Il y a neuf îles et des endroits à éviter ou à privilégier. Si l’anticyclone est situé dessus, il y a peu de vent et ça peut se terminer dans la pétole. »

Si la course attire des marins chevronnés, elle séduit aussi de nombreux amateurs éclairés venus vivre une aventure hors normes. Certains n’ont pas hésité à traverser la planète pour être au départ, à l’image de Henri Rupert, installé en Australie :
« Le bateau est en France depuis trois ans et cela fait partie de ma préparation pour la Route du Rhum l’année prochaine. J’aime naviguer en Class40, car cela me permet de devenir un meilleur marin. »
Originaire du Texas, Greg Leonard découvre quant à lui les Sables-d’Olonne avec enthousiasme :
« Je suis très enthousiaste pour cette course. C’est la première fois que je viens aux Sables. C’est très chouette d’être au ponton Vendée Globe ! Je l’ai vu si souvent à la télé ! »
Pour Yann Doffin, qui s’apprête à prendre le départ de sa première course en Class40, l’enjeu est tout aussi fort :
« Ce sera une sacrée expérience. C’est une nouvelle étape dans ma carrière de marin. Il faudra être à la hauteur, et c’est un beau challenge. »
Tous partagent une même soif d’apprendre et bénéficient des conseils de marins de très haut niveau, comme Vincent Riou ou Antoine Carpentier, figures d’excellence dans la classe. Dans l’ambiance conviviale des pontons et face au large, Les Sables – Horta – Les Sables joue pleinement son rôle de tremplin et de révélateur.

INTERVIEWS

Sasha Laniece et Susann Beucke

Sasha Laniece (Alderan) :
La météo évolue encore à quelques jours du départ. On s’attendait à avoir du vent et, a priori, ça sera plus calme et plus stratégique. Les deux me vont bien. Nous, on découvre le bateau. C’est la première course uniquement en Class40. Je suis impatiente. Ça me va bien s’il y a un peu de vent car j’ai envie de tirer sur le bateau. Tout me va !

Pep Costa et Pablo Santurde

Pep Costa (VSF Sport) :
« C’est la première grande course au large pour moi à bord de ce bateau. J’ai beaucoup d’envie. C’est une course sympa car c’est du grand large et j’aime bien ça. Le bateau est super et, avec Pablo, nous sommes complémentaires. Le parcours est cool car on ne va pas souvent dans des endroits comme ça. C’est très intéressant. C’est la première fois que j’y participe en Class40. C’est une course assez mythique, c’est légendaire. Je mesure la chance d’être au départ. Je suis avec Pablo qui l’a déjà gagnée deux fois. Son talent ne peut pas être remis en question. C’est notre première vraie course au large mais ça va nous aider pour la suite. »

Guillaume L’Hostis et Antoine Le Manchec

Guillaume Lhostis (Alternative Sailing) :
« C’est une course hyper importante pour cette saison. On a pris la 4ème place sur le Spi Ouest France et on a terminé 5ème lors de la Normandy Channel Race. Ce qui est une belle performance. C’est la première course en duo avec Antoine (Le Manchec) et nous allons faire la Transat Café L’Or ensemble l’hiver prochain. Le gros morceau, c’est le retour en solo. Ça sera ma première course en solo en Class40. Je me suis bien préparé physiquement en mentalement à ce challenge là. Je l’attends avec impatience. C’est bien pour me jauger et aussi pour l’aventure ! »

Vincent Riou et Yann Doffin

Vincent Riou (Pierreval Good Planet) :
« Le niveau est de plus en plus relevé dans la classe donc il ne faut pas être prétentieux. L’objectif, c’est la Transat Café L’Or cette année et le Rhum l’année prochaine. Il y a beaucoup de monde, du niveau, de la compétition. Cette classe a la particularité de pouvoir mêler des professionnels de très haut niveau et des amateurs éclairés qui viennent se faire plaisir et découvrir le large et les sensations qui vont avec. Ça permet de faire des expériences comme celle que je fais cette année avec Yann. Cela met de la diversité et du nombre. On a de belles lignes de départ avec près de 30 bateaux. C’est beaucoup plus « light » que l’IMOCA. En termes de navigation, c’est moins engagé et le projet est plus simple. C’est une classe restreinte en termes de développement technologique donc on a le temps de naviguer. C’est un peu le retour aux sources avec une petite équipe, un petit projet. Il y a de l’entraide, de l’échange et moins de pression. Je prends beaucoup de plaisir. »

Yann Doffin (Pierreval Goodplanet) :
« Ça sera une sacrée expérience car c’est la première pour moi. C’est une nouvelle étape dans ma carrière de marin. J’ai déjà fait une Quebec Saint Malo mais on était quatre. Aujourd’hui, il faudra être à la hauteur et c’est un beau challenge. »

Henri Rupert (Eora Racing) :
« C’est la première fois que je suis sur cette course et je ne suis jamais allé aux Açores. Le bateau est en France depuis 3 ans et cela fait partie de ma préparation pour la Route du Rhum l’année prochaine. J’aime naviguer en Class40 car cela me permet de devenir un meilleur marin. J’ai la chance de naviguer avec Antoine (Carpentier), il est bien meilleur que moi ! »

Greg Leonard (Swift) :
« Je suis très enthousiaste avec cette course. Il ne devrait pas y avoir beaucoup de vent le premier jour mais après il y aura plus de vent. Nous serons beaucoup au portant, avec le vent dans le dos et c’est très sympa. Je ne connais pas Horta et c’est la première fois que je viens aux Sables, je suis impatient de prendre le départ. C’est très chouette d’être au ponton Vendée Globe ! Je l’ai vu si souvent à la télé ! Et je pense qu’Horta sera magnifique aussi. »

Denis Hugues (Directeur de Course) :
« Ils vont partir dans de bonnes conditions. Pour le moment, il n’y a pas de front à passer sur le Golfe de Gascogne. Ça va descendre jusqu’au Cap Finistere. On s’attend à ce que la flotte passe à proximité de la côte. Il peut y avoir une belle accélération du vent au Cap Finisterre, avec des rafales et une mer croisée. L’arrivée sur les Açores reste aléatoire. Il y a neuf îles et des endroits à éviter ou à privilégier. Si l’anticyclone est situé dessus, il y a peu de vent et ça peut se terminer dans la pétole. »

Source CP

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Voile Olympique. Erwan Fischer et Clément Péquin en or en 49er sur la semaine de Kiel

De la pluie et des conditions musclées pour ouvrir la 131e édition de la 3e des 5 étapes du Sailing Grand Slam, la nouvelle Coupe du Monde en Voile Olympique n’ont pas gêné Erwan Fischer et Clément Péquin qui se sont imposés avec la manière en 49er.

Il ne fallait pas avoir oublié ses affaires étanches pour la première partie de la célèbre Semaine de Kiel. Après une première journée sous le soleil et avec une légère brise sur le plan d’eau ce sont des conditions presque hivernales qu’ont rencontré les athlètes en lice jusqu’à ce mercredi. Pas de quoi décourager les marins tricolores, qui, à l’image de leur beau début de saison, ont à nouveau joué les premiers rôles. En ILCA 6, pour sa première compétition après son titre de Championne du Monde, Louise Cervera a pris la 14e place finale dans des conditions complétement différentes de celles de Qingdao en Chine il y a quelques semaines ! Marie Barrué s’est, elle, illustrée avec une 5e place finale. Un résultat de bon augure avant le prochain Championnat d’Europe à Marstrand en Suède, du 9 au 16 août. Les jeunes français ont un peu plus souffert en ILCA 7 dans ces conditions exigeantes physiquement. Lorenzo Mayer, 22e au classement général, aura tout de même montré de belles choses tout au long de la compétition, avec notamment une phase de qualification très solide.

Marie Barrue (5e de la Semaine de Kiel en ILCA 6) : « On a bien travaillé cette semaine, on a validé pas mal de choses et on a fait émerger d’autres points d’améliorations pour les jours à venir. J’ai déjà hâte de voir ce que la suite de la saison nous réserve. C’était une semaine intense, avec 9 courses en 4 jours, dans des conditions variées et la Medal Race aujourd’hui avec pas mal de vent. Ce n’était pas facile émotionnellement sur cette dernière course parce que je suis passé de 3e à 10e avant de remonter 5 places sur le dernier bord et finalement prendre la 5e place sur la course et au classement général. Je vais rentrer à la maison quelques jours avant de partir pour la Suède où on va s’entrainer sur le plan d’eau du prochain Championnat d’Europe, qui aura lieu en août. »

A l’occasion de cette Semaine de Kiel se tenaient également la 3e édition des iQFOiL Games, où se jouaient, entre autres, les derniers tickets pour le Championnat du Monde de la série, prévue à Aarhus au Danemark du 4 au 11 juillet. Les Françaises ont été sacrément inspirées sur cette compétition avec trois tricolores aux trois premières places du classement chez les Filles. Marion Couturier s’est imposée en Finale devant Ambre Papazian et Lucie Belbeoch, tandis que Justine Lemeteyer a, elle, pris la 5e place.

En 49er FX, Mathilda Lovadina faisait équipe cette semaine avec Youenn Bertin, sa coéquipière habituelle, Lou Berthomieu étant retenue en IMOCA pour la Course des Caps. Le duo mixte a pris la 13e place finale avec des courses solides, aux avant-postes. Chez les Hommes, en 49er, Jean-Baptiste Bernaz et Jérémie Mion faisaient leur retour en compétition après leurs premières régates ensemble, lors des deux premières étapes du Sailing Grand Slam, à Palma et à Hyères. Dans des conditions pourtant difficiles, surtout pour un duo qui continue son apprentissage sur ce nouveau support pour eux, « JB » et « Jer’ » ont réalisé une phase de qualification ultra solide, bouclée à la 12e place. Pour leur première apparition en Rond Or, le duo a été plus malheureux avec un dessalage au premier empannage, réalisé dans un vent plus violent que sur les jours précédents, et un trou dans la grand-voile qui les a contraints à abandonner sur les 3 courses de la phase Finale. Ils prennent finalement la 27e place d’une épreuve dominée par leurs compatriotes Erwan Fischer et Clément Péquin. De retour à la compétition après un congé paternité, Erwan Fischer a vite retrouvé ses automatismes avec Clément, qui lui continuait de naviguer pendant ce temps-là avec Kévin, le frère d’Erwan. Le duo, champion du Monde l’an passé, a été impérial avec 5 tops 5 sur les 5 dernières courses avant une Medal Race bouclée… en 5e position. Erwan avait pourtant « fêté » son retour d’une drôle de façon lors de la première journée de course avec une collision provoquée par un adversaire et une voie d’eau sur leur 49er. Le duo avait tout de même obtenu gain de cause après réclamation et avait été « redressé » au classement (*voir plus bas pour l’explication « technique »).

Erwan Fischer (vainqueur de la Semaine de Kiel en 49er, en double avec Clément Péquin) : « Je suis très heureux de ramener une médaille d’or à la maison pour ma première compétition après la naissance de ma petite fille il y a un mois. C’était en tout cas très sympa de voir Clément naviguer avec mon frère Kévin ces dernières semaines. On est arrivé à Kiel avec seulement 3 entrainements ensemble mais on se connait très bien avec Clément et toutes les fois où on a dû naviguer avec un barreur ou un équipier différent, à cause de blessure ou plus récemment pour mon congé paternité, ça nous permet de grandir tout en continuant à travailler nos routines. Une fois qu’on se retrouve ensemble on est totalement prêt à jouer devant quelques soient les conditions. On sent qu’il y a encore des axes d’amélioration et qu’on a besoin de refaire des sessions sur l’eau mais c’est très encourageant pour la suite et j’ai hâte de vivre les trois prochains mois avant le Mondial à Cagliari en Italie en octobre ! »

Clément Péquin (vainqueur de la Semaine de Kiel en 49er, en double avec Erwan Fischer) : « C’était difficile car on a navigué dans des conditions différentes tout au long de la compétition. On sait qu’on est à l’aise dans du vent fort mais on a surtout fait pas mal de progrès dans des conditions moins ventées et ça c’est une très bonne chose pour la suite. C’est toujours un immense plaisir de naviguer avec Erwan, on prend du plaisir sur l’eau ensemble mais aussi à terre. On essaye de rester positif quoi qu’il arrive, de garder le même état d’esprit peu importe ce qu’il se passe en course et je pense au final que c’est une de nos grandes forces. On a quand même beaucoup d’automatismes ensemble maintenant et ça nous permet de bosser sur des détails pour aller chercher le petit truc qui fera la différence au final. Le gros objectif de la saison ça reste le Mondial et notre titre à défendre. Dans la préparation on met tout en œuvre pour arriver le plus en forme possible et on va entrer dans une bonne période d’entrainement avec des thèmes assez précis à travailler d’ici octobre. »

Le mot du coach, Emmanuel Dyen : « Le début de la semaine a été compliqué, avec deux « Redress » le premier jour. Ils ont su rester bien soudés et prendre les courses les unes après les autres. C’était le retour de leur duo, avec « Papa Erwan » qui a vite repris ses marques. Ça « perf’ » tout de suite, c’est vraiment top. Ils ont fait deux régates ensemble cette année, et ça fait deux victoires ! C’est une bonne phase de préparation avant le championnat du Monde à Cagliari début octobre. On lance l’été avec de supers bases. »

*Une « redress » en compétition, comment ça marche ?
Lors de la première journée de course Erwan et Clément ont dû abandonner lors de la première course suite à une collision avec un autre bateau qui a causé une voie d’eau à bord de leur 49er. Cela les a contraints à rentrer au port et donc à ne pas prendre part à la deuxième course du jour. Les Français ont posé une réclamation auprès du Jury car la collision avait été la conséquence d’une faute de leurs adversaires. Le Jury a sanctionné l’équipage fautif d’une disqualification sur la course en question. Elle a reclassé Erwan et Clément via une « redress », en faisant la moyenne de leurs résultats sur les autres courses de la phase de qualification. 30e, 10e, 2e et 3e des 4 courses auxquelles ils ont pu prendre part, ils ont finalement été crédités de 11,3 points sur les deux courses concernées par la « redress ».

Les principaux résultats des Français engagés :

ILCA 6 – Encadrées par Nicolas LE BERRE
-Marie Barrué (COYCH / Armée des Champions / BP MED) : 5e / 88
-Louise Cervera (CN Mandelieu / BP MED) : 14e / 88

ILCA 7 – Encadrés par Christophe ESPAGNON
-Lorenzo Mayer (Saint Barth YC) : 22e / 148
-Martin Kowalski (Brest Bretagne Nautisme) : 35e / 148
-Thomas Flachon (SR Antibes) : 39e / 148
-Théo Peyre (La Pelle-Marseille) : 52e / 148
-Alexandre Kowalski (Brest Bretagne Nautisme) : 54e / 148

49er – Encadrés par Emmanuel DYEN
-Erwan Fischer (CNBPP / BP GO) et Clément Péquin (La Rochelle Nautique / BP GO) : 1er / 74
-Jean-Baptiste Bernaz (CN Sainte-Maxime / Armée des Champions / BP BRED) et Jérémie Mion (SR Havre / Armée des Champions / BP BRED) : 27e / 74

49er FX – Encadrés par David LECHÊNE
-Mathilde Lovadina (YCPR) et Youenn Bertin (SNO Nantes) : 13e / 48

iQFOiL Women – iQFOiL Games à Kiel
-Marion Couturier (YCPR) : 1ère / 21
-Ambre Papazian (La Pelle) : 2e / 21
-Lucie Belbeoch (Stade Français) : 3e / 21
-Justine Lemeteyer (Ocean) : 5e / 21

Les principaux Français encore au programme (jusqu’au 29 juin) :
470 – Encadrés par Philippe BOUDGOURD
-Matisse Pacaud (YC de Cannes / BP MED) et Norah Dal Fabbro (SNPH)
-Manon Pennaneac’h (SNO Nantes) et Pierre Williot (CVSAE)
-Lomane Valade (SNO Nantes) et Julien Bunel (BN Mare e Vela)
-Sarah Jannin et Iban Cornic (ASN Perros-Guirec)
-Zou Schemmel (SR Antibes) et Valentina D’amodio (Cannes Jeunesse)
Nacra 17 – Encadrés par Gildas PHILIPPE
-Tim Mourniac (ASN Quiberon) et Aloïse Retornaz (SN Sablais)

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TourVoile. Début de la 45e édition avec 8 équipages

Tour Voile 2025, Etape Larmor Plage, le 26 Juin 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / Tour Voile

La 46e édition du Tour Voile débute ce vendredi 27 juin à Larmor-Plage et se poursuivra jusqu’au 12 juillet. Huit équipes sont engagées cette année . Un chiffre en nette baisse par rapport à l’année dernière, où quinze équipes étaient présentes. Dans ces conditions, il est difficile de parler d’une véritable renaissance du Tour. Le “Tour de France à la voile” — une appellation interdite par ASO, qui en détient les droits et en a concédé l’usage à la FFVoile — reste encore loin de ses années fastes. Certes le Figaro Beneteau 3 est plus adapté à la course au large que le Diam24 mais l’orientation jeune et mixité ne suffisent pas à déchainer l’engouement et faire revivre ce tour comme l’institution qu’il a été. Ce qui n’enlève rien au talent de ces 8 équipages que nous suivront.

8 équipages se disputeront les premières places du classement provisoire lors de cette première journée de compétition à Larmor-Plage. Les conditions météo du jour semblent favorables pour cette entrée en matière. Les Figaro Beneteau 3 devraient évoluer dans un vent de secteur Ouest-Sud-Ouest, comme l’explique Gabriel Jean Albert, à bord de La Réunion. « Nous allons avoir un peu d’air, suffisant pour boucler la majeure partie du programme, hormis peut-être l’éventuelle course côtière autour de Groix. Ce sera une entame plutôt facile malgré une marée assez importante avec un coefficient 88. Petit sujet dans le sujet, qui pourrait peser dans la stratégie de course. Une première journée qui servira surtout de prélude à la grande étape prévue demain. Nous sommes au taquet. »

Même état d’esprit chez Nesse x Netman, où l’impatience monte à mesure que l’heure du départ approche. « Nous sommes prêt, s’enthousiasme Maxime Helie. Cela fait plusieurs mois que nous attendons ce moment, depuis que le projet a vraiment pris forme en janvier. Nous avons hâte d’y aller pour 4 belles courses devant Lorient. Il pleuvait ce matin, mais on nous a dit que le ciel se dégage toujours ici… Avec toute l’équipe nous sommes prêts, le bateau aussi, il n’y a plus qu’à y aller. »
À la veille du coup d’envoi de la 46e édition du Tour Voile, l’effervescence gagne les pontons du port de Larmor-Plage. Les 8 équipages peaufinent les ultimes réglages à bord de leurs Figaro Beneteau 3 avant de s’élancer ce vendredi 27 juin, pour la première course de cette épreuve d’endurance, qui s’étendra jusqu’au 12 juillet prochain. L’occasion également pour Yann Chateau, le Directeur de course, de transmettre ses dernières recommandations.

Depuis sa renaissance en 2023, le Tour Voile est marqué par la transmission, la mixité et la formation. Des valeurs portées avec conviction par Yann Chateau, fin connaisseur de la Classe Figaro Beneteau. Son objectif : instaurer une relation de confiance avec les équipages tout au long des deux semaines de compétition à venir.
« Si j’ai confiance en eux, je n’aurai aucun problème à proposer des étapes engagées en cas de conditions météo musclées, détaille-t-il. À l’inverse, si je perçois certaines lacunes nous adapterons le format pour que tout puisse fonctionner correctement.. »

Une vision partagée par Nils Palmieri, Figariste reconnu, venu épauler le CER – Ville de Genève. « Le fait d’avoir Yann en tant que directeur de course est un énorme atout. Il connaît parfaitement l’univers des Figaristes qui recherchent des courses riches en jeu, et pour ça, il a su comprendre cette attente, tout en maintenant un cadre de navigation sécurisé. Il ne va pas nous brider, mais il ne jouera pas non plus avec les limites. »
Car ne l’oublions pas, si la Solitaire du Figaro Paprec – dont Yann Chateau est aussi directeur de course –, est souvent considérée comme l’antichambre du Vendée Globe, le Tour Voile s’impose, lui, comme une véritable école de formation à la course au large. Un terrain d’apprentissage exigeant, où se forgent les compétences et la rigueur nécessaires aux grandes aventures océaniques.
« Ce qui est certain, c’est que la course au large est un univers particulièrement complexe, poursuit Yann. Il faut maîtriser un ensemble de domaines : l’équipage, les manœuvres, la connaissance du bateau, la météorologie, la sécurité… Autant de savoirs à acquérir dans un temps réduit. »

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Mini. Revivez la Mini-Fastnet à bord du vainqueur Nicomatic

Benoît Marie et Federico Waksman vous embarque à nord du proto Nicomatic – Petit Bateau sur la Mini-Fastet ou plutôt la Mini-Slownet. A voir. Une édition calme, marquée par de longues heures à chercher le moindre souffle terminé après six jours au départ de Douarnenez, avec un parcours exigeant les menant jusqu’au mythique Fastnet, au large des côtes irlandaises.

Les conditions météorologiques ont imposé un défi supplémentaire : un vent très léger, peu propice aux performances de Nicomatic – Petit Bateau, conçu pour voler dans des régimes plus soutenus. Ces conditions devaient naturellement avantagé leur principal concurrent, Alex Demange.
Malgré ça, le duo a su tirer parti de cette course pour progresser. Leur collaboration à bord a été fluide et constructive, permettant d’optimiser plusieurs aspects techniques, du positionnement du matériel au test de nouvelles configurations de voiles.
L’apport de Federico, embarqué pour la première fois sur ce format, a été précieux : regard neuf, exigence et engagement. Une dynamique qui conforte l’équipe dans sa trajectoire à l’approche de la Transgascogne, dernière grande étape avant la Mini Transat.
Place maintenant au chantier d’été pour préparer sereinement la prochaine course.

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IBSA REGATTA, 1ère régate internationale pour jeunes handicapés de 12 à 17 ans

Photo : Bertrand Louasse

Les 26 et 27 septembre 2025 à Antibes, 40 duos s’affronteront dans la baie de la Salis sur des bateaux Hansa 303 pour la 3e édition de l’IBSA Regatta. Cette première régate internationale handi-valide, destinée aux jeunes de 12 à 17 ans, voit chaque année son succès récompensé par la présence de plus en plus nombreuse de jeunes marins.

IBSA Regatta est issue de la rencontre de deux personnes : Fabrice Jover, directeur général IBSA Pharma, et Jérémie Chauchoy, Handivoile Développement France, qui ont souhaité organiser un événement destiné aux adolescents handicapés physiques et ou mentaux. De là est née IBSA Regatta, la première régate internationale handi-valide pour jeunes. Si l’engagement de Jérémie pour le handicap est lointain, celui de Fabrice a été marqué par un jeune handicapé surdoué de la voile, Nathan Mesiano, qui a su lutter et performer dans un univers de valide. Alors que la première édition en 2023 accueillait 22 équipages, soit 44 enfants, la 2e édition a permis à 32 équipages (64 enfants) de concourir, dont un équipage belge et un venant de Saint-Martin. Cette année pour sa 3e édition IBSA Regatta, le nombre de concurrents augmente encore avec 80concurrents attendus soit 40 duos handi ou handi-valides.

En 2025, IBSA Regatta attend 40 équipages dont près de 8 équipages étrangers venant de Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, Suisse, Italie et Tunisie. « La voile est l’un des seuls sports qui permet à une personne de naviguer et ce quel que soit son handicap. Depuis 3 ans, nous voyons ces adolescents évoluer, se perfectionner dans ce sport, mais aussi s’amuser. Certains ont même participé aux Championnats du Monde de la classe Hansa en Australie. Nous sommes contents d’avoir contribué à développer la voile handi chez les jeunes et de voir que cela progresse vite. Pour rester connectés, ils ont même créé un groupe WhatsApp entre eux et cela c’est aussi un formidable signe de volonté de partage et de réussite. », explique Fabrice Jover.

Cette année, au vu de l’engouement, Jérémie Chauchoy a organisé une journée de sélection pour IBSA Regatta sur le lac du Conchil (Nord) : « Nous sommes très contents, parce qu’il y avait 12 équipages 100% handi de la région. Nous avons eu des conditions exceptionnelles et ça naviguait vraiment bien. C’est extraordinaire de voir ces jeunes motivés régater à fond. »

En 2024, sur la 2e édition d’IBSA Regatta, Bernard Destrubes de World Sailing a classifié les jeunes handicapés. Les critères de classification sont très précis et ne concernent que les handicaps physiques. Dans le monde, sur plus de 700 personnes classifiées en voile, seulement 3 avaient moins de 18 ans. Grâce à IBSA Regatta, World Sailing a rencontré tous les jeunes et a pu classifier 14 enfants, ce qui est extraordinaire.

Accompagnée par la Société des Régates d’Antibes, la ville d’Antibes et la classe Hansa, l’équipe d’IBSA a souhaité organiser cet événement sur deux jours en mêlant compétition, découverte de la voile et moments conviviaux.

Jeudi 25 septembre
-arrivée des concurrents et début des entrainements sur les Hansa 303

Vendredi 26 septembre
-10h : début des régates
-après-midi : suite des régates

-diner des équipages

Samedi 27 septembre
-9h30 : début des régates
-après-midi : finale
-17h : remise des prix

Parrainée par le jeune navigateur de Beaulieu sur mer, Nathan Mesiano, IBSA Regatta souhaite mettre la lumière sur le handicap, l’audace et la solidarité et faire découvrir à des enfants atteints de handicap que la voile est un sport de liberté et des possibles.

Source CP

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Catas. Le 22e Raid Émeraude à Chausey, retour des F18

Raid Emeraude 2025, Raid vers Chausey, le 21/06/2025, Photo © Jean-Marie LIOT / Raid Emeraude

Le Yacht-Club de Saint-Lunaire organisait ce week-end son 22e Raid Émeraude. L’épreuve a attiré une flotte de quarante catamarans de sport, tous réunis pour une régate intense sur la Côte d’Émeraude, avec un pari gagné : l’aller-retour à Chausey dans la journée.

C’est la deuxième fois de son histoire que le Raid Émeraude proposait un parcours vers l’archipel de Chausey en Normandie. En 2022, la flotte avait fait escale à Granville pour rentrer à Saint-Lunaire le lendemain. Cette fois, les organisateurs voulaient tenter l’aller-retour dans la journée, mais pour cela, il fallait espérer un petit coup de pouce de la météo… « La vague de chaleur que nous avons connu ce week-end nous a apporté des vents de sud-est », explique le Directeur de Course, Stéphane Fretay. « Les concurrents ont donc eu des conditions idéales pour ce parcours et même si le vent était instable en force et en direction, nous avons pu faire une petite pause à Chausey et lancer un deuxième départ pour rentrer ».

Malgré une seconde journée annulée, faute de vent suffisant dimanche, tous les concurrents se sont dit ravis du côtier jusque la Pointe du Grouin à Cancale, puis de leur escapade normande. Un parcours exigeant qui a profité aux équipages les plus expérimentés, à l’instar de Francis Ferrari et de Riwan Perron, qui l’emportent dans la catégorie C1, avec près de 10mn d’avance sur la ligne d’arrivée devant Saint-Lunaire. « Dans la première course, nous avons fait une petite erreur qui nous a fait perdre du temps, confie le barreur du Nacra 20, mais nous avons quand même réussi à revenir et à gagner la manche. Il y avait beaucoup de vent à la côte avec les falaises, on a pu bien tactiquer avant de partir au large vers Chausey. C’est vraiment sympa de faire un tour là-bas en régate. Nous n’avons pas souvent l’occasion d’y aller ».

Une classe F18 dynamisée

En Formule 18, la flotte comptait cette année 18 bateaux, contre 13 l’année dernière et ce retour en force fait la joie des participants. « Il y avait du niveau ! Ça fait plaisir ! » confirmait Emeric Darry à la remise des prix. Vainqueur dans cette catégorie avec David Fenouillère, le Vendéen a lui aussi beaucoup apprécié le parcours : « Je ne suis pas d’ici et je n’avais jamais fait le Raid Émeraude. Pendant toute la course, je n’arrêtais pas de dire à David : c’est vraiment très beau chez toi ! On avait fait le championnat du monde de F18 ensemble il y a onze ans, mais c’est la première fois que je viens avec lui sur le Raid Émeraude avec lui… et ce ne sera sans doute pas la dernière ! »

Parmi les grands noms de cette édition, Damien Seguin courait lui aussi son premier Raid Émeraude. Après deux Jeux Paralympiques et deux Vendée Globe, l’acquisition d’un Formule 18 est un retour aux sources. « Je suis content de partager ça avec mon fils Etann. Quand j’étais jeune je faisais du Hobie Cat 16 avec Thibaut Vauchel en Guadeloupe. J’adore le cata et le F18 est un support intéressant, rapide et fun. Le but c’est de se faire plaisir et de retrouver les copains. Nous sommes plusieurs avec Victorien Erussard à vouloir relancer la classe F18 et nous espérons que d’autres vont nous rejoindre ».

Deuxième National Viper à Saint-Lunaire

Absents du Raid Émeraude l’année dernière, Emmanuel Le Chapelier et Eric Le Bouedec signe une retour en beauté puisqu’il remporte cette 22e édition en Viper, devant les tenants du titre Michel Kermarec et Fanny Merelle. Champions du monde de cette classe en 2014, et vainqueurs du Raid en 2022 et 2023, ils partaient favoris dans cette édition. Dès le départ de la première course vers Chausey samedi, ils ont donné le ton en tentant un départ aussi culotté que réussi, seuls bâbord amures au bateau comité, devant toute la flotte. « Ce n’était pourtant pas gagné, car nous avons couru avec une vieille grand-voile toute rafistolée qui date de notre victoire sur le Championnat du monde Viper à Erquy en 2014 », confiait Eric Le Bouedec à son retour à terre.

Précieux bénévoles

Une fois de plus, de nombreux membres et amis du Yacht-Club de Saint-Lunaire ont répondu à l’appel, contribuant avec dévouement à l’organisation et au succès de l’événement à terre comme sur l’eau. Malgré une météo compliquée marquée par la vague de chaleur qui a balayé la Bretagne ce week-end, leur engagement a été à la hauteur de la difficulté du parcours. Ils ont pu assurer la sécurité et le confort des concurrents pour leur faire vivre une expérience inoubliable et partager avec eux leur passion de la mer. Le rendez-vous est déjà donné pour l’année prochaine.

CLASSEMENTS

Groupe F18

  1. FRA7 : Emeric DARY et David FANOUILLERE
  2. FRA888 : Pierre-Yves DURAND et Aurélien BUFFET
  3. FRA5 : Victorien ERUSSARD et Frédéric MOREAU

Groupe C1

  1. FRA67 : Francis FERRARI et Riwan PERRON
  2. FRA205 : Eric PROUST et Jean-Jacques REDON
  3. FRA104 : François TAPIN et Christine VELU

Groupe Viper

  1. FRA299 : Emmanuel LE CHAPELIER et ERIC LE BOUEDEC
  2. FRA31 : Michel KERMAREC et Fanny MERELLE
  3. FRA1313 : Matthieu BIORET et Alexandre HAMEL

    Source CP
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