dimanche 30 novembre 2025
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Solitaire du Figaro. Départ ce dimanche à 13 H

Ambiance sur le village de la Solitaire du Figaro 2020 - Saint Quay Portrieux le 27/08/2020 @ Alexis Courcoux

Ils seront 35 skippers ce dimanche à 13h à prendre le départ de la première étape de la 51e édition de la Solitaire en Baie de Saint-Brieuc. Un aller-retour au Fastnet de 642 milles dans des conditions variées qui nécessiteront stratégie, vitesse et résistance durant 4 jours.

Les conditions s’annoncent idéales pour le départ avec 12-15 nœuds de secteur nord avant le premier obstacle dès la première nuit un obstacle sous la forme d’une dorsale anticyclonique en plein milieu de Manche (extension d’un anticyclone, donc peu ventée), que les solitaires seront contraints de traverser en faisant route vers l’ouest. Ce qui fait dire à Robin Marais (Ma Chance Moi aussi), auteur d’un bon début de saison (5e sur la Drheam-Cup et 4e de la Solo Guy Cotten) : « La nuit de dimanche à lundi va être très compliquée, il va falloir rester bien concentré pour essayer de grappiller quelques milles dans l’ouest et toucher les vents de sud dans les premiers lundi matin. »

Effectivement, les premiers à sortir de la dorsale récupèreront ce flux forcissant de sud qui leur permettra de filer au portant (vent venant de l’arrière), sans doute sous spi, direction les îles Scilly (au sud-ouest de l’Angleterre) puis le Fastnet. Cela ne veut pour autant pas dire que la partie sera jouée dès la sortie de cette dorsale, comme le confirme Achille Nebout (Be Green Ocean) : « Il y aura encore plein de trucs à gérer, des DST (dispositifs de séparation du trafic, interdits à la navigation) à laisser d’un côté ou de l’autre, des passages de front, il va y avoir beaucoup de jeu, ça va être une belle et longue étape de large, il faudra gérer son effort et le bonhomme. »

Notamment lors des deux longs bords tout droit en Mer Celtique qui devraient se faire, tant à l’aller qu’au retour, dans une vingtaine de nœuds et une mer formée qui nécessiteront beaucoup de concentration : « C’est clair que ce double bord ne sera pas très reposant, je pense qu’on va tous se retrouver bloqués à la barre, en essayant d’aller le plus vite possible », analyse Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire).

Et même une fois de retour en Manche, la fin d’étape pourrait encore réserver son lot de surprises, bonnes ou mauvaises selon la position qu’on occupera dans la flotte : « Il ne faudra jamais lâcher, car à une dizaine de milles de l’arrivée, il y a une dernière marque à passer en Baie de Saint-Brieuc. S’il n’y a pas de vent et du courant contraire, on peut se retrouver arrêté et obligé d’attendre quelques heures la renverse de marée », explique Sam Goodchild (Leyton), que beaucoup estiment en mesure d’être le premier Anglais à remporter La Solitaire du Figaro.

Bref, cette première étape, une des plus longues de l’histoire de La Solitaire, comprend tous les ingrédients pour offrir suspense et rebondissements, ce qui fait dire à Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir), deuxième de la première étape il y un an et lui aussi candidat à la victoire finale en Loire-Atlantique : « Il va y avoir beaucoup de stratégie et de météo, c’est quasiment ce qui est primordial en Figaro. On dit que la vitesse rend intelligent, mais il faut surtout savoir bien réfléchir. » Et méditer sur le fait qu’une fois sur deux lors des dix dernières éditions de La Solitaire du Figaro, le vainqueur de la première étape a remporté l’épreuve…

La Solitaire du Figaro, c’est aussi sur Virtual Regatta !
Au moment où les 35 marins inscrits sur la 51e édition de La Solitaire du Figaro prendront le départ de la première étape dimanche, plusieurs milliers de joueurs sont attendus pour, eux aussi, participer à la course sur Virtual Regatta Offshore. « Impossible d’imaginer aujourd’hui une édition de La Solitaire du Figaro sans son pendant numérique où les fans de la course au large deviennent partie prenante de l’évènement », explique Philippe Guigné, fondateur de Virtual Regatta qui, vendredi, a proposé, pour la première fois de l’histoire de l’épreuve, un e-prologue, remporté par Alexis Loison (Région Normandie).

Le départ sera retransmis en direct sur le site internet et les réseaux sociaux de la course. Le début du live est programmé à 12h50. Pour commenter ce direct, Serge Herbin sera accompagné par Maxime Sorel, skipper de l’IMOCA VandB – Mayenne sur le prochain Vendée Globe.

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Solitaire du Figaro. Pierre Leboucher : Ça va être dur et comme toujours en Figaro, ça va se jouer à rien, mais je suis prêt

Pierre Leboucher à la barre de Guyot Environnement © Thomas Deregnieaux

Le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de GUYOT environnement aborde sa 4e Solitaire du Figaro avec une certaine sérénité. « J’espère naviguer propre, prendre un maximum de plaisir et ne pas avoir de regrets à l’arrivée. Si j’y arrive, alors je pense que j’aurais fait une belle course », annonce le navigateur qui préfère ne pas se prononcer en termes d’objectifs, même s’il a forcément dans un coin de la tête des envies de podium. « L’an passé, j’avais un trou de vitesse au près qui m’avait franchement desservi mais que j’ai désormais réussi à combler. J’ai également fait de vrais choix de voiles par rapport au bateau. Grâce à un gros travail avec Fred Duthil et son équipe de Technique Voile, je pense être aujourd’hui très polyvalent et c’est précisément ce que je souhaitais », affirme Pierre qui se réjouit, par ailleurs, du tracé de cette 51e édition de la Solitaire du Figaro. « Le parcours concocté par Francis Le Goff, le directeur de course, ouvre le jeu en grand car il n’y a pratiquement aucuns points de passage obligatoires. Toutes les options seront possibles et comme en plus le nouveau bateau permet des trajectoires un peu différentes, il va vraiment y avoir de nombreux coups à faire », assure le Nantais. Le premier round, un morceau de 642 milles au départ et à l’arrivée de Saint-Quay-Portrieux via le mythique phare du Fastnet dont le coup d’envoi est prévu demain, va donner le ton. « Ce premier acte va être bien costaud. C’est d’ailleurs le plus long de cette édition et je pense que certains risquent d’y laisser des plumes », relate Pierre, qui espère être dans le match d’entrée de jeu.

Un physique affuté, un mental boosté
« C’est sûr que ce sera important de bien commencer la course surtout que la suite du programme est bien coriace lui aussi. Je pense notamment que la troisième étape va être dure, surtout si on compte déjà un peu de retard à l’issue des deux premières. Courants, algues, effets de côte, bancs de sables, passages de caps… le combo s’annonce explosif », commente le marin, bien conscient que la Manche est un terrain de jeu riche, mais aussi très piégeur. « Il faudra être régulier, mais surtout régulier dans les bons coups, et savoir provoquer un peu la chance », avance Pierre, 9e en 2019, qui voit entre dix et douze solitaires capables de l’emporter, sans compter la surprise d’un gros coup d’un concurrent qui tenterait le tout pour le tout après un début de course raté. « Ça va être dur et comme toujours en Figaro, ça va se jouer à rien, mais je suis prêt », termine Pierre Leboucher que la perspective de terminer « presque » à la maison, à Saint-Nazaire, stimule particulièrement, de même que l’annonce de son partenaire de poursuivre son engagement en 2021. La Direction générale de l’entreprise vient de l’en informer. « Nous sommes heureux de continuer d’accompagner Pierre. Nous sommes aussi contents de retrouver un peu de sport et d’évènement cette année avec cette Solitaire du Figaro. Le support de Pierre est une chance pour nous pour fédérer nos équipes. C’est sympa et nous avons tous hâte que ça démarre. En aucun cas, nous souhaitons lui mettre la pression. Nous savons qu’il ne cesse d’élever son niveau de jeu depuis trois ans. Il a fait un bon début de saison. Il a la vitesse et il a réalisé un énorme travail sur ses réglages et ses voiles… Nous savons ce dont il est capable et nous sommes tous derrière lui ! », assure Erwan Guyot, co-dirigeant de GUYOT environnement.

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Solitaire du Figaro. Tanguy Le Turquais : La différence va se jouer dans la tête

Tanguy Le Turquais, skipper du Figaro Beneteau 3 Queguiner - saison 2019 - En mer le 13/03/2019 Tanguy Le Turquais, skipper du Figaro Beneteau 3 Queguiner - saison 2019 © Alexis Courcoux

Tanguy Le Turquais prend aujourd’hui le départ de 4e Solitaire du Figaro, la 2e sous les couleurs du Groupe Quéguiner et de INNOVEO, le fonds de dotation du CHRU de Brest. Après un bon début de saison, le Vannetais espère confirmer sur la classique annuelle. Il compte sur l’expérience qu’il a emmagasinée au fil des années pour terminer dans les 10 premiers.

Cette année, Tanguy Le Turquais aborde la Solitaire du Figaro en confiance. Les deux courses d’avant-saison auxquelles il a participé, la Solo Maître CoQ et la Solo Guy Cotten, se sont bien passées : « J’ai su montrer que je pouvais être devant. Certes, je ne suis pas le seul, puisque nous sommes une dizaine à être acteurs de ce qu’il se passe devant, mais j’en fais partie ! »

Le skipper de Groupe Quéguiner – Innoveo sait cependant qu’il ne faut pas se reposer sur ses lauriers, particulièrement lors d’une course comme la Solitaire. Surtout que le jeu sera extrêmement ouvert cette année : « La différence va se jouer dans la tête et dans la capacité à tenir sur toute la durée de la course. » Car ce sont quatre étapes réparties sur trois semaines qui attendent les marins lors de cette 51e édition de la Solitaire du Figaro.

Tanguy participe à sa 4e Solitaire du Figaro. Il a suivi une évolution logique : « La première année, je ne savais pas à quoi m’attendre. Lors de mes 2e et 3e participations, j’ai eu des soucis de santé. » Depuis, le skipper de Groupe Quéguiner – Innoveo a pris de l’expérience. Il peut désormais compter sur ses automatismes et les déclics psychologiques qu’il a eus.. « Honnêtement, cette année, je ne vois pas beaucoup d’ombres au tableau. Je sais où je vais. Je me sens prêt, il ne faut pas que je me mette de pression et que je profite. »

Tanguy est satisfait de sa préparation, de son état d’esprit, et de l’équipe que son partenaire et lui ont réunie autour du projet. Il estime aussi avoir beaucoup de chance avec l’arrivée de Yann Eliès : « Avec son palmarès, il est attendu au tournant. C’est lui qui capte la lumière et ça me permet de me préparer dans mon coin, sans pression. » S’il est le premier à savoir que tout peut arriver sur une Solitaire, après son échouage l’an dernier, le skipper de Groupe Quéguiner – Innoveo espère donc faire partie des animateurs de la Solitaire cette année : « Honnêtement, il n’y a pas de raison que sur l’eau cela ne se voie pas ».

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Solitaire du Figaro. Une course très ouverte avec une dizaine de favoris

Armel Le Cleac h (Banque Populaire) et Yann Elies (Queguiner Materiaux-Leucemie Espoir), 2 anciens vainqueurs de la Solitaire du Figaro - Saint Quay Portrieux le 27/08/2020 @Alexis Courcoux

La 51e édition de La Solitaire du Figaro qui commence ce dimanche à 13h avec le départ de la première étape en Baie de Saint-Brieuc est particulièrement ouverte, avec plus d’une dizaine de candidats à la victoire. Dont un bon nombre qui comptent plus d’une dizaine de participations, un ou plusieurs podiums au compteur, et ne sont pas encore rassasiés…
Lors de la présentation de La Solitaire du Figaro qui s’est tenue ce vendredi à la mi-journée au sein du village de Saint-Quay-Portrieux, l’un des trois « régionaux de l’étape », Anthony Marchand, a parfaitement résumé les forces en présence de la 51e édition : « Personne ne sort vraiment du lot cette année, nous sommes plus d’une dizaine à pouvoir la remporter, ça promet une belle bataille en mer. »

Succédant au skipper de Groupe Royer-Secours Populaire au micro, Corentin Douguet (NF Habitat) est sur la même longueur d’ondes : « C’est une constante sur La Solitaire : on est toujours une quinzaine de skippers à être légitimes sur le podium. Comme il n’y a que trois places, ça fait à chaque fois douze déçus par an, il faut essayer de ne pas être dans ceux-là. Et ce n’est pas simple. C’est ce qui donne aux podiums d’étapes ou au général une saveur particulière. »

A 46 ans, le Nantais sait de quoi il parle : il avait échoué au pied du podium l’an dernier et en garde forcément un peu de frustration. Ça ne l’a pas empêché de remettre le couvert cette année pour ce qui ce sera sa 11e participation, convaincu d’avoir « les armes pour jouer la gagne », lui qui a terminé à deux reprises sur le podium (2007 et 2010). Comme lui, plusieurs trentenaires et quadragénaires restent fidèles à La Solitaire, à l’image d’Alexis Loison (Région Normandie), 15e participation consécutive, une victoire d’étape (en 2014) mais toujours pas de podium (son meilleur résultat est une 5e place l’an dernier). « On sait qu’il y aura beaucoup de déçus et seulement quelques heureux, mais je reviens justement pour ça, parce que le niveau est là et qu’on on ne peut pas se mentir sur une Solitaire. »

Gagner La Solitaire du Figaro vous situe un marin, la remporter plusieurs fois vous fait rentrer dans un cercle fermé, auquel ils sont deux à appartenir cette année, Yann Eliès et Armel le Cléac’h. Le premier (46 ans), qui fait partie des cinq triples vainqueurs (avec Philippe Poupon, Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou) et compte le plus grand nombre de participations (18) parmi les 35 skippers au départ de la baie de Saint-Brieuc, peut devenir le seul à la gagner quatre fois. Mais en raison d’une préparation tardive, il réfrène les ardeurs de ceux qui le voient réussir cet exploit : « L’étiquette qu’on me colle de potentiel quadruple vainqueur est trop grande pour moi. » A la place, le skipper de Quéguiner Matériaux-Leucémie Espoir se contenterait largement de détenir seul le record du nombre de victoires d’étapes qu’il partage aujourd’hui avec Jean le Cam (10).

Quant au skipper de Banque Populaire, 43 ans, vainqueur en 2003 et 2010, il la joue lui aussi modeste, même si, dans l’esprit de beaucoup, il prépare un gros coup sur cette 51e édition qui se termine à Saint-Nazaire, là où il avait remporté sa première Solitaire. « Je ne fais pas une fixation sur la troisième victoire, ce n’est pas du tout l’ambition que j’affiche cette année. Mon objectif, c’est de bien naviguer étape après étape et de faire le moins d’erreurs possible, comme le vainqueur Yoann Richomme l’année dernière. On fera les comptes plus tard. »

Les comptes pourraient tout aussi bien tourner le 19 septembre en faveur de Gildas Mahé/Breizh Cola (10e participation, 2e en 2019), Anthony Marchand (10e participation, 2e en 2018, 3e l’an dernier), Xavier Macaire/Groupe SNEF (10e participation, 2e en 2013, 3e en 2015), Adrien Hardy/Océan Attitude (11e participation, 2e en 2017), Fabien Delahaye/Laboratoires Gilbert (8e participation, 2e en 2011) tous déjà montés sur le podium et qui semblent en mesure de remettre ça sur cette Solitaire. Quant au « jeune doyen », tel qu’il se définit lui-même, Frédéric Duthil/Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali (46 ans, 12e participation, trois podiums consécutifs de 2007 et 2009), il sait que sauf miracle, faute de s’être entraîné, il ne récidivera pas. Mais ça ne l’empêche pas de revenir avec toujours autant de plaisir pour « se confronter au haut niveau et se remettre en question sur une course extrêmement exigeante ».

Le e-prologue pour Alexis Loison !
Pour la première fois de l’histoire de La Solitaire du Figaro, le prologue se disputait en virtuel sur le jeu inshore de Virtual Regatta. Et c’est Alexis Loison qui s’est imposé ce vendredi devant Robin Follin (Ville de Sainte-Maxime) et l’Anglais Alan Roberts (Seacat Services). « On s’est bien bagarrés avec Robin Follin, ça se voit qu’il a fait beaucoup de match-racing, mais comme j’en ai aussi fait un peu, j’ai réussi à le contrôler », a commenté le skipper de Région Normandie.

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Solitaire du Figaro. Des ambitions de podiums pour le Team CMB Bretagne

Les Figaro du team Bretagne CMB, Performance Loïs Berrehar, Espoir Tom Laperche, Oceane Elodie Bonafous, naviguent en baie de Port la Forêt le 2 juillet 2020, photo © Jean-Marie LIOT - www.jmliot.com

Les skippers Espoir, Performance et Océane de la filière d’excellence de course au large Bretagne – CMB sont fin prêts à jouer des coudes. Leurs objectifs diffèrent cependant.. Pour Tom Laperche et Loïs Berrehar, le but est clairement de figurer parmi les grands animateurs de la course et de jouer le podium tandis que pour Elodie Bonafous, les enjeux sont de réussir à trouver le bon rythme et de finir dans le Top 3 du classement Bizuth. Des ambitions fortes pour les trois jeunes marins bien décidés à ne pas se fixer de limites, à ne pas avoir de complexes et à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Qui succèdera cette année à Yoann Richomme, le tenant du titre de la Solitaire du Figaro ? Les parieurs ont d’ores et déjà lancé leurs pronostics et certains noms reviennent régulièrement, à commencer par celui de Tom Laperche. Et pour cause, le skipper Bretagne – CMB Espoir s’est affirmé comme l’un des hommes forts cette saison, remportant la Solo Maître CoQ en juin dernier, puis terminant deuxième de la Dhream Cup le mois dernier. Reste que s’il a fait le plein de confiance et qu’il aborde l’épreuve dans les meilleures conditions possibles, le jeune Trinitain garde la tête froide, bien conscient que la Solitaire demeure un exercice à part, où rien ne se déroule jamais comme prévu. « Je suis bien prêt. Je ne compte pas me lancer dans une stratégie révolutionnaire pendant la course mais simplement faire ce que je sais faire. Je ne pouvais pas espérer mieux comme début de saison et j’ai naturellement acquis un peu de confiance, mais je sais que dix voire quinze personnes peuvent gagner. Quatre étapes, c’est long et ça demande de la régularité ! », explique l’intéressé. Bien gérer la fatigue dans la durée, ne pas commettre de grosses erreurs, seront des clés essentielles pour performer selon Tom qui compte bien compenser sa « petite » expérience de la course par son audace et sa détermination.

Un petit air de revanche
Intégrer le Top 5 est également l’objectif de Loïs Berrehar. Bien dans le coup, lui aussi, lors des premières courses de la saison mais également lors des différents entraînements mis en place par le Pôle Finistère Course au Large à Port-la-Forêt, le skipper a de nombreux atouts dans son jeu. Des points forts auxquels s’ajoute un petit air de revanche, la dernière édition de l’épreuve lui ayant laissé un goût un peu amer. « Je veux évidemment oublier ma mauvaise place l’an passé. J’ai fait un bon début de saison en termes de vitesse et de placement dans la flotte, ce qui laisse envisager une belle Solitaire. Je sais que j’ai les armes. J’ai encore gagné en maturité et en expérience, et finalement je pars sans trop de pression », avance le skipper Bretagne – CMB Performance qui aimerait naturellement terminer de belle manière sa dernière saison sous les couleurs de la Filière, et sa troisième Solitaire du Figaro. « Je préfère ne pas trop m’avancer en annonçant des chiffres, mais je sais que, comme Tom, j’ai les moyens d’aller jouer les premières places, et pourquoi pas le podium ».

Trouver le bon rythme, tenir dans la durée
Le podium est également un objectif pour Elodie Bonafous, mais pour sa première participation à l’épreuve, c’est bien évidemment du podium Bizuth dont on parle. « Je n’ai encore pas gagné une course au classement bizuth cette année et j’aimerais bien réussir à atteindre cet objectif ou, à tout le moins, gagner une étape dans cette catégorie. Par ailleurs, même si je regrette que nous ne soyons que deux femmes inscrites à la compétition, j’ai très envie d’être première au général », commente la skipper Bretagne – CMB Océane qui partage l’affiche avec Violette Dorange qu’elle avait notamment affrontée en finale du challenge Océane l’hiver dernier. « Je suis tellement contente d’être au départ de cette Solitaire. Je me sens prête. J’avais pourtant peur, avec la crise sanitaire et les chamboulements qu’elle a générés, de ne pas arriver suffisamment entraînée, de ne pas avoir fait assez de courses de préparation mais, finalement, je pense avoir le maximum de clés en main. On a quand même pu faire trois régates, ce qui m’a permis de trouver un rythme et des repères », assure la jeune femme qui fêtera ses 25 ans au lendemain de l’épreuve, le 21 septembre prochain. « La difficulté sera de réussir à gérer la fatigue pour être capable d’enchaîner les quatre étapes. Ça va être intense et il va falloir trouver le bon tempo », ajoute Elodie qui se fixe différents petits objectifs personnels, notamment en termes de gestion de vie à bord. « Il faudra que je fasse attention à bien m’écouter et à ne pas me faire embarquer par l’adrénaline. En clair, il faudra que je réussisse à trouver un juste milieu. Que je parvienne à être régulière sans prendre trop de risques. Dans tous les cas, j’espère finir la course avec le sentiment d’avoir bien navigué tout du long », termine Elodie Bonafous qui entamera les débats par un morceau de 642 milles, le plus long de cette 51e édition. De quoi entrer rapidement dans le vif du sujet !

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Solitaire du Figaro. Les skippers Macif en confiance

Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) en entrainement avant la Solitaire du Figaro 2020 - Concarneau le 09/08/2020 Crédit : Alexis Courcoux / disobey. / Macif

Grâce aux trois premières courses de la saison, les skippers Macif, Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) ont pu parfaire leur préparation avant cette 51e Solitaire du Figaro, épreuve majeure du calendrier 2020. Riche en enseignements, ce début de saison aura surtout permis d’engranger de la confiance avec, notamment, le succès de Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) sur la Solo Guy Cotten et les deux victoires bizuth pour Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) sur la Solo Maître CoQ et la Drheam Cup.

Pierre explique « En plus des entraînements au Pôle Finistère Course au Large depuis novembre, nous avons déjà effectué trois épreuves. Cela nous permet d’arriver avec un bon niveau de préparation. Je fais en tout cas un bon début de saison, mon meilleur sur le circuit Figaro. Je termine 4e de la Solo Maître CoQ, 4e de la Drheam Cup et je remporte la Solo Guy Cotten, dernière épreuve avant La Solitaire du Figaro. J’ai repensé beaucoup de choses en ce début d’année 2020, notamment sur ma préparation. J’ai aussi fait le choix de n’utiliser qu’un seul set de voiles depuis le début de la saison, je vais donc arriver avec des voiles plus usées mais que je connais parfaitement. » Erwan ajoute « J’ai beaucoup appris sur mes trois courses en ce début de saison. J’ai attaqué la Solo Maître CoQ avec beaucoup d’ambitions et le résultat était génial pour un bizuth. La Drheam Cup fut quant à elle vraiment top de A à Z. La Solo Guy Cotten m’a aussi prouvé que je ne perdais pas mon sang-froid. Je n’ai pas abandonné malgré les problèmes techniques rencontrés et l’ensemble du team technique et des collaborateurs du Groupe est, je pense, fier de cela. ».

Les skippers Macif impatients d’entamer cette Solitaire du Figaro 2020
Les skippers Macif attendent avec impatience le départ de cette première étape, qui marquera le début de l’échéance majeure de la saison. Pierre Quiroga indique « À 4 jours du départ, j’arrive avec une bonne forme physique, un gros capital confiance et un bon mental. J’ai mis toutes les chances de mon côté pour atteindre mon objectif de podium sur cette Solitaire du Figaro 2020. On commence déjà à regarder la météo pour la première étape qui s’annonce identique à celle de 2019, avec notamment beaucoup d’écarts. L’année dernière, j’étais dans le mauvais paquet, je vais tout faire pour être dans le bon cette année. Nous sommes réunis en équipe depuis le début de la semaine pour conserver cet environnement propice à la performance. C’est le plus important pour moi. L’équipe Skipper Macif est soudée et tous les voyants sont au vert pour attaquer cette Solitaire du Figaro ». Erwan Le Draoulec complète « J’attends beaucoup de moi-même sur le plan physique et technique. Les bateaux sont prêts et l’ambiance de l’équipe est top. Nous sommes dans les meilleures conditions pour cette course. J’ai de l’appréhension bien sûr, c’est ma première, mais je connais bien le parcours de la première étape. J’ai pu le faire en Mini avec beaucoup de large et un aller-retour au Fastnet. La deuxième et la troisième étapes seront encore différentes. J’ai hâte de partir et d’être en mer. »

Julien Hereu, préparateur du programme Skipper Macif, finalise quant à lui les réglages sur les Figaro. « Gauthier Thomas nous a rejoints pour cette Solitaire du Figaro, en tant que second préparateur. Nous avons révisé toutes les pièces des bateaux, fait les contrôles nécessaires après les trois premières courses de la saison. Les carènes sont prêtes pour l’événement. On a eu les contrôles de sécurité avec la Fédération Française de Voile pour que les bateaux soient conformes aux normes de la course. Nous avons convoyé les deux Figaro en début de semaine pour s’assurer que tout était prêt, et c’est le cas. Cette Solitaire du Figaro débutera donc dans les meilleures conditions pour Pierre et Erwan. »

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Solitaire du Figaro. Anthony Marchand en route pour un troisième podium ?

Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire) 1er sur la ligne d arrivee de la 3eme etape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 @Alexis Courcoux

Anthony Marchand, le skipper du Groupe Royer – Secours populaire, qui a terminé 2e de l’édition 2018 puis 3e l’an dernier, aimerait évidemment bien réussir à accrocher à son palmarès cette Solitaire. La tâche ne sera pas facile. D’abord, parce que les prétendants à la victoire sont nombreux mais aussi et surtout parce que l’histoire de la course à toujours montré que ce n’est pas toujours ceux que l’on attend qui s’illustrent. Reste que si les surprises et les retournements de situation font partie intégrante de cette compétition et plus généralement de la course au large, l’expérience demeure un atout solide. Avec déjà neuf participations à l’évènement, Anthony est sans conteste l’un de ceux qui en compte le plus, et il compte bien en tirer avantage.

Trois étapes de 500 milles et plus, puis un run de 24 heures entre Saint-Quay-Portrieux, Dunkerque et Saint-Nazaire : tel est donc le menu de la 51e Solitaire du Figaro.. Un programme alléchant qui n’est pas pour déplaire à Anthony Marchand, le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs du Groupe Royer et du Secours populaire qui apprécie particulièrement les épreuves techniques, sans pour autant en minimiser les risques. « Quelles que soient les difficultés des différentes étapes qui nous attendent, il ne faut pas les sous-estimer. On le constate souvent : les tracés les plus simples sur le papier sont souvent ceux où il se passe le plus de choses et où les plus gros écarts se créent », note le navigateur qui n’a pas oublié le run final de 24 heures lors de la Solitaire 2017 qui avait largement rebattu les cartes.

« Cette année, une large partie de la course va se jouer en Manche. Sur ce terrain de jeu, il faut gérer les courants, les nombreux passages de DST (dispositifs de séparations de trafic, ndlr), les algues, les cailloux… Tout peut vite devenir compliqué. De plus, il suffit d’une étape de vent fort pour que survienne la casse matérielle », ajoute Anthony, conscient que le Figaro Bénéteau 3 impose une gestion différente dans les conditions musclées que son prédécesseur. « En ce sens, toutes les manches peuvent être dangereuses mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt de la course, cette dernière étant à la fois complète et exigeante », note le skipper qui entamera le match dans son jardin, la baie de Saint-Brieuc. « C’est bien d’être le local de l’étape, mais c’est aussi à double tranchant », prévient le Costarmoricain qui souhaite ne pas se mettre trop de pression sur les épaules cette année.

Des ambitions fortes, des actions fortes
Récemment auréolé d’une belle troisième place à la Solo Guy Cotten, avec un écart inférieur à deux minutes sur le grand vainqueur Pierre Quiroga, le skipper de Groupe Royer – Secours populaire a la niaque. « Après dix saisons sur le circuit, j’avais besoin de souffler un peu et de naviguer sur d’autres supports.. Avec le bouleversement du calendrier de la classe en raison du Covid-19, j’ai pu faire un peu d’Ultime, d’IMOCA, de Multi50 et de Moth à foil. Ça m’a fait un bien fou et j’arrive, par conséquent, avec beaucoup d’envie sur la course. Je vais tout donner pour aller chercher une victoire d’étape et finir dans le Top 3 au classement général », relate Anthony Marchand, qui après être monté sur les deuxième et troisième marches du podium lors des deux dernières éditions, aimerait légitimement se hisser sur la plus haute cette année. Une ambition naturellement partagée par son partenaire, le Groupe Royer, entreprise spécialisée dans le négoce de la chaussure dirigée depuis plus de 30 ans par Jacques Royer. « Le contexte est difficile pour tout le monde mais le Groupe Royer accorde une grande confiance à Anthony. De plus, il est très attaché à son partenariat avec le Secours populaire. C’est clairement son ADN et il se réjouit des différentes opérations mises en place dans le cadre du mécénat qui dure depuis maintenant 5 ans », détaille David Ermacora, directeur du mécénat du bateau Groupe Royer – Secours populaire parrainé par Thomas Sotto et Maya Lauqué, journalistes et animateurs de télévision.

Au total, trois opérations sont d’ores et déjà programmées : deux à Saint-Quay-Portrieux les samedis 29 août et 5 septembre, puis une à Dunkerque le samedi 12. Une quatrième devrait également voir le jour à Saint-Nazaire, le 19. « Le contexte actuel lié à la crise du Covid-19 est délicat. Aujourd’hui plus encore que d’habitude, Jacques Royer souhaite donner un coup de pouce aux enfants du Secours populaire. Il tient ainsi à leur offrir une paire de chaussures Kickers afin de leur permettre de faire leur rentrée des classes du bon pied ».

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Solitaire du Figaro. Fabien Delahaye : “Une première étape très longue”

Solitaire du Figaro Fabien Delahaye
Solitaire du Figaro Fabien Delahaye ©Laboratoires Gilbert/Propaganda

Fabien Delahaye, le skipper du Figaro Laboratoires Gilbert analyse la physionomie de cette première étape.

Vous commencez par un gros morceau avec l’étape la plus longue de cette édition 2020…
« Oui si on regarde bien c’est peut-être la plus longue de toute l’histoire de la Solitaire. Pour l’instant ça s’annonce plutôt bien niveau conditions météo, mais ce ne sera pas simple pour autant. La météo est encore très incertaine, on le voit bien en ce moment, avec beaucoup de coups de vent, des fronts, de la pluie. L’Atlantique est perturbé par bon nombre de dépressions, l’anticyclone essaie de les repousser mais il n’y arrive pas tout le temps donc cela crée des fronts qui nous amènent ces phases de vent d’Ouest, de Sud-Ouest un peu compliqués à gérer. »

Quelle météo attendez-vous pour cette première étape justement ?
« Nous devrions avoir un petit vent de Nord pour le départ avec une dorsale qui se reconstitue. On va devoir traverser cette zone sans vent pour aller vers l’Ouest-Nord-Ouest, les 20 premières heures de course vont donc être assez molles, il faudra s’extirper de cette dorsale pour récupérer le plus rapidement possible le flux de Sud-Ouest d’une dépression qui arrive par l’Ouest. Le vent forcira jusqu’au Fastnet, avec un passage de front, un vent perturbé et instable avec potentiellement de fortes rafales. Les bateaux vont donc aller vite sur un bord vers le Fastnet, ça va être de la conduite et de la vitesse pour rejoindre cette marque. Pour l’instant le scenario est à peu près idéal car on a le passage du front avec la bascule de vent pile au passage du phare sur tous les routages ; toute l’incertitude est dans les 20 premières heures de course et sur le temps que l’on va perdre dans la molle de dimanche. Sur le papier aujourd’hui c’est simple mais on sait que ça ne va pas l’être. Monter aussi Nord en mer d’Irlande à cette époque est déjà une difficulté en soi avec tous les coups de vent. Et n’oublions pas que nous avons des petits bateaux. »

Comment abordes-tu cette première étape ?
« Je ne suis pas plus stressé que ça, il faut bien la préparer pour avoir le moins d’incertitudes possibles au départ, bien avoir le fil en tête au moment du coup de canon puis dérouler la stratégie et éviter de faire des erreurs techniques. On a un beau plateau, la course va être longue. Même si c’est court dans le temps, la Solitaire reste un gros morceau, on va passer beaucoup de temps sur l’eau (plus de la moitié par rapport au temps de repos), d’habitude les temps de récupération sont au moins équivalents ; c’est un paramètre à gérer.
La Solitaire peut se perdre sur une étape, il faut être constamment concentré. Il suffit qu’il se passe un événement-clé sur une étape pour que l’on perde du monde. Sur la première étape, tout le monde rentre dans la course, tu fais plus facilement une erreur parce que tu n’es pas encore dedans. Mais avec le temps la flotte se regarde, surtout s’il y a déjà eu une hiérarchie sur la première étape, la flotte se contrôle. La Solitaire c’est la course de la régularité, il ne faut pas rater les moments-clés pour être devant. »

Solitaire du Figaro Fabien Delahaye ©Laboratoires Gilbert/Propaganda

Est-ce que ça veut dire que ça va attaquer dès le début ?
« Ça ne se joue pas sur les débuts d’étape, surtout sur une étape longue comme celle-ci car il est très dur de prévoir à 4 jours ce qu’il va se passer. On a tous les clés en main les 24 premières heures pour sortir des situations. En revanche avec le temps la situation évolue, elle se déplace, c’est là que l’expérience de chacun entre en jeu pour actualiser ce qu’il se passe sur l’eau et faire les bons choix. On ne reçoit pas de fichiers météo pendant l’étape, on a les bulletins de l’organisation mais ils sont succincts et s’apparentent plus à de la sécurité qu’à de la stratégie. Il faut donc essayer de comprendre ce qui se passe pour faire les bons choix par rapport à une situation qui a évolué mais qu’on ne connait pas à 100%. »

Quelles sont les particularités de cette étape, voire même de cette Solitaire 2020 ?
« C’est vraiment une première étape hauturière, donc on va jouer avec des phénomènes météo plus généraux c’est-à-dire non perturbés par des effets côtiers. Quand on fait des étapes côtières on joue avec des effets de courant, avec les pointes, le thermique, toutes les transitions liées à la côte. Dans cette première étape on n’est pas du tout dans ce schéma-là, on est plus sur une gestion des phénomènes globaux.
Elle va être longue et le rythme de la Solitaire est intense ; dès dimanche il faudra penser aux prochaines étapes. Cette première manche peut avoir de lourdes conséquences sur les suivantes en termes de fatigue, de récupération, de gestion du matériel. Pour moi cette Solitaire du Figaro 2020 est très dure sur le papier, chaque étape est difficile avec beaucoup de pièges et de dangers. Pour faire une analogie avec le cyclisme, c’est comme si on ne faisait que de la montagne. »

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Solitaire du Figaro. Xavier Macaire : « Une course de vitesse assez ouverte »

Xavier Macaire Groupe SNEF
Xavier Macaire (Groupe SNEF) Solitaire du Figaro @ Vincent Olivaud

A 24 heures du départ de la première étape de la Solitaire du Figaro, Xavier Macaire peaufine ses préparatifs à Saint Quay Portrieux sur son Figaro Groupe Snef. Météo, état d’esprit, physionomie de la Solitaire… Il explique.

Comment se présente cette première étape ?
« Ce sera une belle étape de Solitaire du Figaro, longue (plus de 600 milles), avec une traversée de la Manche, de la mer d’Irlande, un passage au Fastnet. C’est donc une véritable grande étape qui va être intéressante, il va forcément se passer beaucoup de choses. On part dans une situation anticyclonique avec un vent de Nord-Est, puis les conditions vont être très calmes pendant la première nuit. Il va falloir traverser l’anticyclone, ce sera une première difficulté. Ensuite les conditions seront plus rapides pour monter jusqu’au Fastnet où l’on devra gérer des transitions de vent qui peuvent donner des options assez différentes selon les timings d’arrivée à la marque. Le retour devrait également être rapide. »

Ce sera une course de vitesse ?
« Une course de vitesse oui mais avec beaucoup d’options ouvertes puisqu’on aura face à nous les îles Scilly et des DST, des zones de trafic maritime qui nous sont interdites à la navigation. Il va falloir choisir son camp, passer au nord ou au sud des Scilly, passer à l’ouest des DST, etc. Tout cela donne des grosses options stratégiques qui vont être déterminantes pour l’arrivée au Fastnet et aujourd’hui on a encore des incertitudes là-dessus. Et il n’est pas évident que l’on en sache plus le jour du départ. Cela dépendra de la météo notamment, c’est ce que l’on étudie dès aujourd’hui et jusqu’au départ pour prendre des décisions sur la stratégie que l’on va adopter. »

Dans quel état d’esprit es-tu à 48 heures du départ ?
« Je suis serein, confiant. Même si je n’ai pas fait de résultats à la hauteur de ce que je cherche en début de saison, je suis très content de ma vitesse, de l’engagement que j’ai mis, de l’énergie que j’avais à bord. J’ai beaucoup progressé, je connais bien mon bateau, des partenaires me font confiance, j’ai toutes les cartes en main. J’ai vraiment confiance en moi, mais n’oublions pas que c’est un sport compliqué, mécanique, et avec beaucoup d’aléas météo à gérer, ça ne se passe pas toujours parfaitement comme on voudrait.
Après c’est la première étape d’une Solitaire qui va être longue, faire une bonne première étape c’est toujours bon mais ça ne veut pas tout dire pour la suite et vice-versa. Il faut gérer nos émotions, notre mental pendant trois semaines, rien n’est jamais acquis ou perdu. Le mental joue beaucoup, il faut constamment dépasser ses limites. Et je me sens très bien cette année pour gérer tout ça. »

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La Course au Large en double mixte s’organise pour Paris 2024 avis aux chantiers

En novembre 2018, lors du meeting annuel de la Fédération Internationale de Voile (World Sailing), la communauté voile a défini les séries olympiques pour Paris 2024. A cette occasion, et suite à un très fort engagement de la délégation Française menée par Nicolas Hénard, Président de la Fédération Française de Voile, une épreuve de course au large en double mixte était introduite au programme des courses qui se dérouleront à Marseille. Bien que le CIO (Comité Olympique International) doive encore valider en décembre cette proposition, le planning sportif se développe.

Structurer le circuit pour donner de la visibilité
Suite à la décision de son Council, World Sailing a planifié dès 2019 un premier Championnat d’Europe de la discipline. Alors que la deuxième édition va prochainement débuter (le 30 août à Gênes) et que le Championnat du Monde a dû être reporté en raison de la crise sanitaire internationale, un circuit structurant pour plusieurs années s’organise.
L’objectif pour les quatre prochaines années est de créer un calendrier d’épreuves. Pour se faire, les trois grandes régates de voile olympique européennes : le Trofeo S.A.R. Princesa Sofía – Palma de Mallorca, la Semaine Olympique Française – Hyères TPM et la Semaine Olympique de Kiel s’associent et mettent tout en œuvre pour accueillir lors de leurs prochaines éditions des épreuves de Course au Large en Double Mixte.

Une belle vitrine pour les chantiers
Tel que le prévoit l’épreuve Olympique, les organisateurs mettront à disposition des concurrents des bateaux monotypes pour participer aux épreuves. Des bateaux qui seront sélectionnés sur la base de la liste établie par World Sailing, mais à laquelle d’autres chantiers peuvent s’associer. A date, plusieurs bateaux répondent au cahier des charges de World Sailing pour être sélectionné en tant que support officiel de 2024 : le Dehler 30 OD, le Django 8S, le FarEast 28 R, le Figaro 3, le J 88, le J 99, le J 105, le JPK 10.30, le L30, le Sun Fast 3300, le TEN2 et le Vector 6.5.
Ce circuit, qui sera une belle vitrine pour le ou les bateaux retenus et un test grandeur nature, doit permettre d’associer les chantiers en tant que partenaires du projet. C’est dans cet esprit qu’à l’occasion de la Semaine Olympique de Kiel 2020 une réunion en visio-conférence sera organisée le 09/09/2020 pour que les représentants des chantiers puissent partager avec les trois grandes organisations internationales leurs visions du futur circuit de Course au Large en Double Mixte.
« L’un des premiers gros chantiers que nous avons lancé, avec mon Conseil d’Administration, après mon élection a été l’intégration de la Course au Large au programme des Jeux Olympiques 2024. Une première étape a été franchie, il y a maintenant deux ans, mais nous ne sommes pas encore au bout du projet. Comme nous souhaitons une vraie réussite de ce circuit, car je suis persuadé qu’il sera une vraie ouverture pour notre discipline aux Jeux Olympiques, j’ai demandé à ce que notre événement olympique phare qu’est la Semaine Olympique Française Hyères –TPM soit en tête de file pour structurer un circuit. Cette association avec Palma et Kiel, deux grandes autres épreuves internationales, est une excellente idée. Il faut maintenant que nous puissions y associer un ou plusieurs chantiers. En tant que Président de la Fédération Française de Voile, j’espère qu’un chantier implanté en France sera en mesure de s’impliquer dans ce projet. Ce sera pour lui une reconnaissance fantastique, et plus largement une belle vitrine pour toute notre industrie nautique et en ce sens j’espère que la FIN pourra s’impliquer également. Nous rêvons tous d’une médaille d’Or d’un équipage tricolore, sur un bateau Français à Marseille en 2024. J’espère que nous y parviendrons et ce premier rendez-vous sera un temps de construction à ne pas rater.» Nicolas Hénard, Président de la Fédération Française de Voile.

Les dates des trois grandes régates européennes en 2021 :
1. Trofeo S.A.R. Princesa Sofía – Palma de Mallorca: mars 2021
2. Semaine Olympique Française – Hyères : du 17 au 24 avril 2021
3. La Semaine de Kiel : juin 2021

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