dimanche 30 novembre 2025
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Solitaire du Figaro. Xavier Macaire deuxième au général

Xavier Macaire SNEF ©Vincent Olivaud

Xavier Macaire a fini 5ème à Dunkerque et 48 minutes après Armel Le Cleac’h. Il lui concède la 1ere place au Classement général et compte désormais un retard de 37 minutes. Un retard qui est loin d’être handicapant pour le skipper du Figaro Groupe SNEF surtout sur cette 3e étape de tous les dangers. Xavier Macaire prouve qu’il est dans le match.

Xavier, comment s’est passé cette deuxième étape ?
« C’était encore une belle étape de Figaro, ça ne change pas, il se passe plein de choses ! En 48 heures, j’ai l’impression qu’il s’est écoulé une semaine de course tellement cette étape était chargée ! J’ai eu un peu de mal à me mettre dans le match au départ, je n’étais pas bien positionné la bouée de dégagement. Après j’ai donc cherché des solutions, des chemins pour rattraper la flotte et me remettre en phase. Ce n’était pas simple, il n’y avait pas beaucoup d’opportunités et la météo était assez différente de ce qui était prévu ; on a été un peu surpris, il a fallu s’adapter au fur et à mesure.
Mais c’était une belle course et je suis satisfait de finir cinquième. Je suis évidemment un peu déçu qu’Armel ait pris de l’avance sur moi au classement général mais je suis assez content de mon positionnement par rapport au reste de la flotte. »

Tu as réalisé une belle opération également lors de la deuxième traversée de Manche pour rejoindre Antifer…
« Hier soir j’ai choisi de me positionner plus à l’Est que les autres entre Eddystone et Antifer, il fallait faire des empannages pour se caler dans le Nord-Est du DST des Casquets. Ce n’était pas facile d’aller là-bas, la route directe nous envoyait tout droit et le vent nous permettait de le faire donc on n’avait qu’une envie c’était de la suivre. Mais tous les routages nous indiquaient qu’il fallait aller chercher une meilleure orientation du vent plus loin dans le Nord-Est, ce n’était pas simple parce que ça donnait l’impression de perdre beaucoup de terrain sur les autres ; mais au final on a gagné beaucoup. Cette option a bien payé car elle m’a permis de remonter de nombreuses places au classement, je suis très content. »

Tu passes à la deuxième place du classement général (avant jury) à 37 minutes et 30 secondes du premier, ce n’est pas rédhibitoire, il reste deux manches ?
« En fait c’est simple : quand c’est toi qui a 37 minutes d’avance sur le suivant, ça te paraît très peu ; quand tu as 37 minutes de retard sur le premier, ça paraît gigantesque ! Malgré tout je suis très content de mon étape et de mon résultat, je suis encore dans le match sur cette Solitaire du Figaro, je ne perds pas trop de temps sur le premier et j’ai encore de l’avance sur les suivants. Et puis il faut dire qu’Armel Le Cléac’h a été brillant, il a tenté son coup dès le début, il a géré ce parcours de main de maître. »

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Solitaire du Figaro. Yann Eliès troisième de l’étape reste dans le match

Yann Elies (Queguiner Materiaux-Leucemie Espoir) lors de la 2eme etape de la Solitaire du Figaro entre Saint-Quay-Portrieux et Dunkerque - le 07/09/2020 @ A. Courcoux

Troisième de cette 2e étape de la Solitaire du Figaro, Yann Eliès, le skipper de Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir montre qu’il est bien là et pointe à la 4e place du classement général provisoire. Après une première étape où il a semblé hésitant à jouer les coups, le natif de Saint-Brieuc a retrouvé quelques instincts au contact d’Armel. De quoi reprendre confiance pour la suite.

Après un bon départ, il s’est rapidement positionné sur une option : « J’ai suivi Armel dans l’Est pour aller chercher la bascule de vent ». L’avance acquise grâce à ce joli coup lui a ensuite permis d’évoluer devant. Il a pu compter sur son expérience pour négocier les deux passages chauds à Eddystone et Start Point. La fin de course, entre la côte française et le DST, depuis Antifer jusqu’à Dunkerque, n’aura pas été de tout repos : « Je suis rincé ! La dernière série d’empannages dans le gros temps a été dure. Mais je suis satisfait car je n’ai pas d’erreurs techniques. C’est physiquement que c’était plus compliqué. »

« C’est une étape qui me fait du bien.Ca me redonne confiance de claquer un podium et de me prouver que je suis encore capable. Ca me confirme que je ne suis pas fini. »

Il tentera de confirmer dès la prochaine étape, dont le départ sera donné de Dunkerque samedi prochain. Un gros morceau qui mènera les Figaristes de Dunkerque à Saint-Nazaire. Il faudra l’attendre au tournant car Yann est remonté après ses belles performances sur les deux premiers actes : « Je monte en puissance depuis le début de cette Solitaire, je vais essayer de concrétiser sur la prochaine étape ! »

Pour l’heure, il est à une cinquantaine de minutes (49 minutes et 59 secondes) du leader, mais ses poursuivants ne sont pas loin derrière. Une situation qu’il apprécie : « Les scores sont très serrés mais c’est le jeu sur la Solitaire ! »

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Solitaire du Figaro. Armel Le Cleac’h l’étape et le général en vue

Armel le Cleac'h en tête de la deuxième étape. @ A. Courcoux

Armel Le Cléac’h n’a rien lâché durant la nuit. Bien au contraire, il a su augmenter son avance et se placer judicieusement tout au long du parcours de cette deuxième étape. Il lui reste encore à longer le DST avant de rallier Dunkerque où l’attend une septième victoire d’étape et la tête au classement général.

Passé à 1h30 au niveau de la marque de passage d’Antifer, au nord du Havre, avec environ une demi-heure d’avance sur son premier poursuivant, Yann Eliès, Armel Le Cléac’h a dominé cette deuxième étape de La Solitaire du Figaro. Le skipper de Banque Populaire est attendu en début de soirée à Dunkerque, tandis que derrière lui, la lutte est intense à tous les niveaux de la flotte.

Leader sans discontinuer de la deuxième étape de La Solitaire du Figaro depuis le milieu d’après-midi de dimanche, Armel Le Cléac’h reste en position de force pour remporter une septième victoire d’étape sur la course (la première depuis 2013), mais également pour s’emparer des commandes du classement général. Le skipper de Banque Populaire, auteur jusqu’ici d’un quasi sans-faute, a franchi la nuit dernière à 1h30 la bouée A8, une latérale bâbord du chenal d’Antifer, avec un peu plus d’une demi-heure d’avance sur le deuxième, Yann Eliès (Quéguiner Matériaux-Leucémie Espoir). Soit les deux seuls anciens vainqueurs de La Solitaire du Figaro (trois succès pour le Briochin, deux pour le Saint-Politain) en lice cette année qui se retrouvent aux commandes de cette étape, preuve que les quadragénaires n’ont pas l’intention de laisser la main à la jeune génération.

De son côté, le vainqueur de la première étape, Xavier Macaire (Groupe SNEF), bien revenu en vitesse pure aux avant-postes, a franchi la marque normande cinq minutes après Yann Eliès, sur les talons de Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) et Sam Goodchild (Leyton) et juste devant Martin Le Pape (Fondation Stargardt) et Pierre Leboucher (Guyot Environnement). Autant de marins toujours en chasse d’Armel Le Cléac’h au petit matin au moment où, au large de la Baie de Somme, le vainqueur du dernier Vendée Globe a empanné le premier sous le DST de Calais (dispositif de séparation du trafic, interdit à la navigation).

La journée de mardi va être rythmée par ces empannages successifs dans du vent d’ouest entre la Côte d’Opale et le DST, avec, derrière le leader, attendu aux alentours de 19h à Dunkerque, du jeu dans tous les groupes : dans celui des prétendants au podium, cités ci-dessus et auxquels on peut rajouter Frédéric Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali), Xavier Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire) et Gildas Mahé (Brezih Cola), dans le groupe suivant, emmené par l’Irlandais Tom Dolan (Smurfit Kappa) et où se trouve le premier bizuth provisoire de l’étape, Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020), dans un petit paquet qui tente de s’accrocher avec notamment Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance), deuxième de la première étape, et enfin en queue de flotte, avec quelques bizuths (Robin Follin, Marc Mallaret, Violette Dorange) bien décidés à ne rien lâcher jusqu’à Dunkerque.

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Multi50. Arthur Le Vaillant et son équipage vainqueurs du Grand Prix de Brest

Grand Prix de Brest Multi 50 2020 @ J. Vapillon

Arthur Le Vaillant avec Jean-Baptiste Le Vaillant, Aymeric Chappellier, Christophe Espagnon et Quentin Ponroy ont confirmé ce dimanche leur belle journée de samedi en remportant les trois courses du jour dont une victoire sans conteste lors du parcours côtier.

« On a trouvé les manettes »
Ces mots d’Arthur Le Vaillant résument bien ce week-end brestois. Alors qu’il découvrait le format « Grand Prix » il y a quelques semaines seulement à Saint-Quay Portrieux, l’équipage de Leyton a maitrisé la compétition de bout en bout. Connu pour être un bon bateau dans les petits airs, le Multi50 Leyton n’a pas failli à sa réputation.

Vendredi, après plusieurs heures d’attente, les cinq multicoques ont pu profiter d’un petit flux au soleil couchant pour courir deux parcours construits (1re et 2e places pour Leyton). Samedi, les courses se sont enchaînées sous le soleil et l’équipe d’Arthur a pris l’avantage grâce à trois belles victoires. Aujourd’hui, les Multi50 ont disputé trois manches dans une dizaine de nœuds toutes remportées par le 50 pieds Leyton.

« L’équipe était au top, nous fonctionnons très bien ensemble que ce soit en mer ou à terre. Nous avons trouvé les manettes de ce beau multi50. Je ne m’attendais pas à ce scénario en partant mais on a tout fait pour ça.
J’ai un super équipage, un bon bateau bien préparé et un super sponsor qui nous permet de faire ce qu’on fait aujourd’hui. Nous avons tout ce qu’il faut pour la gagne.
C’était de la régate, on a joué, ça n’a pas toujours été facile mais nous avons réussi à faire de très beaux départs et de beaux choix stratégiques. Cela doit faire 7 ou 8 ans que je ne suis pas revenu à Brest mais c’est une rade que j’aime beaucoup. Papa est né et a navigué toute sa jeunesse ici, dans le goulet, à l’Ecole Navale, sous le pont de Térénez… Ce sont des endroits incroyables et nous avons pris beaucoup de plaisir à naviguer ici. »

Les mots d’Aymeric Chappellier
« Cette dernière journée était super. Nous avons commencé par un parcours côtier pour visiter cette belle rade de Brest. Nous avons très vite pris les commandes de la flotte et avons continué de creuser l’écart pendant toute la course. Nous sommes restés concentrés pour enchaîner ensuite avec deux parcours construits que nous avons aussi remportés. Il y avait un peu moins de 10 nœuds ce midi et c’est monté jusqu’à 13 dans l’après-midi. Le bateau allait vite. Nous avons pris des bons départs, plutôt bien placés et les manœuvres étaient belles. Nous faisons quasiment une journée sans faute avec des bons choix 

Classement du Grand Prix de Brest :
1. Arthur Le Vaillant (Leyton) – 7 pts
2. Sébastien Rogues (Primonial) – 12 pts
3. Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton – ARSEP) – 21 pts
4. Erwan Le Roux (Ciela Village) – 23 pts
5. Gilles Lamiré (Groupe GCA – 1001 sourires) – 30 pts

En milieu de semaine prochaine, le multi50 Leyton rejoindra la Méditerranée pour des opérations de relations publiques cet automne.

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Nuit de l’ArMen Race Uship 2020. 117 équipages inscrits

Armen Race @ SNT

La Nuit de l’ArMen Race Uship 2020 s’est clôturée dimanche à 15h00 pour les 117 équipages inscrits. Les Osiris Habitable, IRC Equipage, IRC Double et Class 40 ont parcouru 115 milles autour de Groix et Belle-Île tandis que les Multi 2000 ont réalisé un parcours de 145 milles en descendant tout d’abord jusqu’à Sud Guérande avant de contourner également les îles du Morbihan. Pour cause de calendrier bien chargé en ce mois de septembre, la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer (SNT) a organisé l’arrivée à Lorient. Les coureurs qui le souhaitent peuvent ainsi être à bon port pour l’Atlantique Le Télégramme qui s’élancera en fin de semaine. Après de nombreux mois sans courir sur une durée aussi longue, les coureurs ont pris beaucoup de plaisir dans des conditions agréables bien que instables et un peu, avec un vent entre 5 et 15 nœuds oscillant tout au long du parcours. Cinq équipages ont du abandonner et un seul est arrivé hors temps.

Le vainqueur au scratch toute catégorie est Jean-Marie Patier sur Le Cigare Rouge après 15h40’00” de course. Pour l’occasion il était accompagné de Jean-Luc Van Den Heede et de sa compagne Catherine Chabaud. “C’était un super moment !” s’enthousiasme Jean-Marie Patier. “C’est essentiel de se faire plaisir en naviguant avec des amis et nous avons tous pu en profiter. Jean-Luc a réalisé deux tours du monde sur ce voilier et Catherine en a parcouru un, c’était très émouvant de les voir dessus. Jean-Luc est de plus le parrain du bateau depuis que je l’ai remis à l’eau, et nous n’avions pas encore eu l’occasion de naviguer ensemble. Cette régate était l’occasion rêvée et nous avons eu des conditions merveilleuses. Sous le soleil, dans un cadre somptueux et sur un parcours très bien dessiné, le jeu était très ouvert grâce aux conditions qui ont été variées et pas si simples. Il fallait être attentif et nous avons bien navigué, proprement et vite. Les navigations nous manquent en ce moment, c’était formidable de pouvoir courir ce week-end et le spectacle était grandiose”.

Le deuxième à avoir coupé la ligne a été l’unique Class 40 de la course, Leclerc Ville La Grand, skippé par Olivier Magret suivi de Sébastien Harinkouck sur le splendide Frers 44 Amanjiwo 2 après 17h00’12” de course.

Grand fidèle de la Nuit de l’ArMen, Samuel Blévin remporte l’édition 2020 dans la catégorie Osiris Habitable. Sur son J 109 Joke, il devance Romain Prime (Alix) et Frédéric Guillemot (Miss J).

Philippe Baetz, aussi à l’aise en double qu’en équipage sur Musix, remporte la régate dans la catégorie IRC équipage. Il s’impose devant Louis-Marie Dussere (Racing Bee 2) et le fameux Codiam mené par Yves Loday.

En IRC Double, la catégorie comme toujours la plus représentée avec 51 bateaux au départ, la victoire revient à Alain Peron (Un Papillon contre l’Eczema). Le podium est complété par Penny Aubert (Georgia) et Jean-Louis Goblet (Galatée).

Enfin, les deux TS5 de la catégorie Multi 2000 ont trusté les avant-postes : Régis Guillemot (Hallucine) l’emporte devant Christian Guyader (Guyader Mext). La troisième place revient à Hervé le Reste sur Quick Silver.

La prochaine édition de l’ArMen Race Uship se tiendra lors du week-end de l’Ascension, du 13 au 16 mai 2021.

Résultats

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Solitaire du Figaro. Armel Le Cleac’h en tête

Armel Le Cleac'h SOlitaire du Figaro @ A. Courcoux

Armel Le Cleac’h est bien dans le coup de cette 51e édition de la Solitaire pour lequel il s’est très bien préparé. S’il a de la vitesse, il a surtout montré sa finesse dans ses choix météos. Il est passé en tête de la deuxième étape de La Solitaire du Figaro au phare d’Eddystone lundi aux alentours de 4h45, après avoir réussi à créer un petit écart d’un à deux milles sur ses poursuivants immédiats, Pierre Leboucher, Tom Laperche, Fabien Delahaye et Yann Eliès. La matinée s’annonce décisive dans le petit temps le long des côtes anglaises.

Après avoir été un des grands animateurs de la première étape avec une option risquée mais assumée dès la première nuit (il a finalement terminé quatrième à 10’20 du vainqueur, Xavier Macaire), Armel Le Cléac’h a récidivé sur ce début de deuxième étape, ce qui lui a permis de franchir en tête ce matin aux alentours de 4h45 la première marque de passage, le phare d’Eddystone.

En milieu de Manche, le skipper de Banque Populaire est allé cher cherché un peu plus de pression à l’est avant de peu à peu se recentrer devant le gros du peloton emmené depuis la sortie de la Baie de Saint-Brieuc par le véloce Pierre Leboucher (Guyot Environnement). Deux virements de bord plus loin, le double vainqueur de La Solitaire du Figaro (2003 et 2010) passait Eddystone le premier, mais avec très peu d’écart sur ses poursuivants : à 7h lundi, Pierre Leboucher (Guyot Environnement) était à 1,2 mille, soit une dizaine de minutes environ, Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) à 1,5, Yann Eliès (Quéguiner Matériaux-Leucémie Espoir) à 1,8, Fabien Delahaye (Laboratoires Gilbert), à 1,9, Sam Goodchild (Leyton) à 2,2, Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) à 2,7.

Quant aux trois premiers de l’étape initiale, Xavier Macaire, Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance) et Alexis Loison (Région Normandie), ils pointaient à 3,8 milles pour le skipper de Groupe SNEF, à 4,3 pour le second, à 3,6 pour le Normand, ce qui signifie qu’à ce moment de l’étape, Armel Le Cléac’h est en position de s’emparer des commandes du général à Dunkerque. Mais la route est encore bien longue d’ici la cité nordiste, avec notamment une matinée de lundi le long des côtes sud de l’Angleterre périlleuse, avec peu de vent et du courant à négocier. Par la suite, le situation s’annonce plus limpide, sous la forme d’un flux d’ouest-sud-ouest qui va peu à peu rentrer et transformer la seconde partie d’étape en une course de vitesse.

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Solitaire du Figaro. Départ de la deuxième étape. Adrien Hardy en tête

Depart 2e etape. A. Courcoux

Après une première étape qui n’a pas créée de gros écarts, la course reste toujours aussi ouverte pour les 35 marins engagés sur la 51e édition de La Solitaire du Figaro. Pour cette deuxième étape ils devraient parcourir en 48h les 404 milles du parcours qui les mènera jusqu’à Dunkerque. Les pièges météo s’annoncent a priori moins nombreux, promettant une course de vitesse qui devrait faire la part belle aux marins les plus aguerris sur le Figaro Bénéteau 3.

Match nul balle au centre ! Si la première longue étape de La Solitaire du Figaro 2020 (642 milles) a été animée et riche en rebondissements, elle se sera finalement achevée avec très peu d’écarts à l’arrivée à Saint-Quay-Portrieux : 18 marins terminent dans la même demi-heure que le vainqueur, Xavier Macaire (Groupe SNEF), 28 dans la même heure.
Place maintenant à une deuxième étape que la direction de course a décidée de réduire de 497 à 404 milles, remplaçant le passage par le phare de Wolf Rock, au sud-ouest de l’Angleterre, par celui d’Eddystone, plus à l’est. « Des routages nous faisaient une étape de quatre jours, voire plus. Comme derrière, on a une grosse étape qui part le samedi et que je voulais absolument respecter les trois jours de récupération, on a décalé le parcours vers l’est en trouvant un autre phare. Ça permet de respecter la philosophie de l’étape », justifie le directeur de course, Francis Le Goff.
A l’heure de quitter la Baie de Saint-Brieuc dimanche à 11h dans un flux d’ouest-nord-ouest d’une dizaine de nœuds, tous les favoris seront donc encore dans le coup. Et à les écouter en cette veillée d’armes, il y a des chances que ce soit encore le cas au terme de cette deuxième étape qui les mènera à Dunkerque, où La Solitaire du Figaro fait escale pour la première fois. « Sur le papier, ce n’est pas une étape où il devrait y avoir des écarts énormes », confirme Adrien Hardy (Ocean Attitude).

25 minutes après le départ de la deuxième étape de La Solitaire du Figaro, c’est bien lui qui a franchi en tête la bouée de dégagement, suivi par le bizuth Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) et Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir).

« On a un grand bord de près pour monter jusqu’en Angleterre et après, on redescend au portant avec toujours un peu de vent, donc a priori, il n’y a pas de gros pièges sur la route, ajoute Frédéric Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali). Ça va plus être une course de vitesse et on va certainement revoir aux avant-postes les leaders de la série qui ont une bonne vitesse de base. » Quant au « maillot jaune », Xavier Macaire, il confie : « Ça va être sympa, il va y avoir de la glisse ! Si le vent est fort, on sera plus en mode survie, si c’est modéré, ce sera essentiellement de la conduite et du positionnement. »
Le skipper de Groupe SNEF repart de Saint-Quay-Portrieux avec seulement 95 secondes d’avance sur son dauphin, Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance), conscient que la pression est sur ses épaules : « Ce serait mentir que de dire que je n’ai pas de pression. Mais elle n’est pas liée à ma victoire sur la première étape, elle est plus liée à mon envie de continuer à bien naviguer. Les gars savent que je suis capable de faire de bons trucs, j’espère que je vais retrouver les mêmes symbioses sur les prochaines étapes. » Réponse à partir de mardi soir…

Paroles de veille départ :
Corentin Douguet (NF Habitat) : « On monte au près jusqu’à Eddystone puis on descend au portant jusqu’à Dunkerque. Ça peut paraître facile quand je le dis comme ça, mais la montée au près n’est pas bien limpide et le petit passage le long de la côte sud anglaise va être très très mou. Ça peut créer des écarts. »
Tom Dolan (Smurfit Kappa) : « Même si, a priori, il va y avoir beaucoup de portant, Il y aura du jeu. Je ne vais pas te balancer tous les secrets, mais il y a quelques endroits où je pense que ça peut attaquer : dans la Manche, mais aussi au niveau du positionnement pour descendre jusqu’à Dunkerque. Il y a des différences de pression selon où tu te trouves, ça va être intéressant. »
Alexis Loison (Région Normandie) : « La situation météo a l’air assez claire, mais il y a une zone assez « pétoleuse » lundi, qui peut générer des écarts s’il y en a qui parviennent à s’échapper avec du vent. Et on est quand même en Manche, où il y a des passages à niveau, des garde-barrières, on peut vite prendre une demi-heure, se dire au début que ce n’est pas grave, sauf qu’à la pointe d’après, on prend une heure et ça devient l’escalade infernale. »

EN SAVOIR PLUS

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Championnat d’Europe de Course au large. Marie Riou et Benjamin Schwartz champions d’Europe !

Marie Riou et Benjamin Schwartz ont remporté le championnat d’Europe de course au large mixte devant les belges Sophie Faguet et Jonas Gerckens et les espagnols Iker Martinez et Natalia Via-Dufresne.
4e à mi chemin de la course dominée par les espagnols, le duo français est revenu dans le match et est parvenu à passer devant à l’avant-dernière marque de parcours à quelques milles de l’arrivée.
Revoir la course
8 équipes étaient présentes. L’Espagne, la France, la Belgique et l’Italie se sont rapidement dégagés du reste de la flotte sur le parcours au départ et à l’arrivée à Gênes en passant par plusieurs îles italiennes avant de revenir le long des côtes d’Italie. La plus grande difficulté de cette édition fut la météo très capricieuse. Le vent était très faible et très irrégulier. Ces conditions demandent une attention de tous les instants aux skippers. Dans ces circonstances, il faut en effet profiter du moindre souffle de vent pour faire la différence.

La course de 3 jours et 3 nuits est calquée sur le modèle olympique prévu pour Paris 2024. La course au large en double mixte fera son entrée aux JO de 2024 pour la première fois de l’histoire des jeux. Tout comme l’épreuve de Paris, l’Euro de course au large a emmené les skippers des différentes nations sur des bateaux similaires – des L30 – ce fut également le cas des voiles et du poids embarqué à bord.

Pour la deuxième édition du Championnat d’Europe Offshore en Double Mixte, future discipline au programme des Jeux Olympiques à partir de 2024, la France était représentée par un tandem de choix, Benjamin Schwartz et Marie Riou. Un duo qui a fini par s’imposer à Gênes après près de 66 heures de course, après une fantastique « remontada » lors de la dernière nuit. Piqués dans leur orgueil après un mauvais choix tactique au large de l’Ile d’Elbe, les Français ont évité la Bérézina avec brio en déclenchant le mode attaque au large des Cinque Terre pour aller décrocher une belle victoire devant les duos Belges et Espagnols.
La Méditerranée a offert un scénario haletant pour cette deuxième édition du Championnat d’Europe Offshore en double mixte. Avec des décors magnifiques et des conditions changeantes pour « ouvrir le jeu », les 8 tandems en lice n’ont pas chômé tout au long du parcours. Après un départ dans du vent léger mercredi après-midi devant Gênes les duos sont arrivés en rang serrés au petit matin à la première marque de parcours, le célèbre Rocher de la Giraglia au Nord du Cap Corse. Et puis après avoir contourné l’ile volcanique de Capraia, les Français ont décidé de prendre la tangente avec une option tentée au large de l’Ile d’Elbe. Un choix « Berezinesque » qui les a fait retomber à la 4e place à la marque de Pianosa avec plus de 5 milles de retard sur les leaders. Un bon « plomb » pris dans les dents comme le dira Benjamin Schwartz en contournant cette petite ile au large de la Corse.
Pas démobilisé les Français ont déclenché le mode attaque dans la longue remontée au près vers Gênes. Une bonne bascule gérée au petit matin vendredi et les revoilà dans le match, au contact avec les Espagnols Iker Martinez – Natalia Via-Dufresne et les Belges Jonas Gerckens – Sophie Faguet à la marque de Tinetto. Un retour qui va offrir un magnifique « Match-Race à trois » au pied des Cinque-Terre, une bataille que les Français vont finalement remporter en négociant parfaitement les tous petits airs de la nuit génoise. C’est même finalement avec une belle avance que Benjamin et Marie vont franchir la ligne d’arrivée en vainqueurs ce matin !
Benjamin Schwartz : “Cette course était épique du début à la fin ! Il y avait un très beau plateau international avec notamment les Italiens et les Belges vraiment dans le coup. A la mi parcours on a tenté une option qui s’est révélée une vraie catastrophe. Mais on n’a rien lâché jusqu’à la dernière marque où l’on a repris un léger avantage. Ce n’est que ce matin qu’on a réussi à creuser l’écart avec les suivants. Tout s’est joué cette nuit. On savait que la fin de course allait être difficile avec un run final crucial. On est resté concentrés jusqu’au bout. Ce nouveau projet a débuté tardivement cet été. On s’est entrainé pour être prêt pour ce premier rendez-vous. Nous sommes contents de renouer à la compétition et de débuter ce projet de la meilleure des manières.”
Le classement final :
1. FRA Benjamin SCHWARTZ – Marie RIOU
2. BEL Jonas GERCKENS – Sophie FAGUET
3. ESP Iker MARTINEZ – Natalia DUFRESNE
4. ITA Claudia ROSSI – Mattéo MASON
5. GER Lena WEIBKICHEL – Rasmus TOPSCH
6. NED Annemieke BES – Douwe BROEKENS
7. GBR James HARAYADA – Dee CAFFARI
8. IRL Conor FOGERTY – Susan GLENNY

Deuxième, l’équipe belge était contente :
Sophie Faguet « Je suis très heureuse mais très fatiguée ! Il y a eu une très belle bataille sur la fin avec la France et l’Espagne ! » Jonas Gerckens « Je dois dire que se battre en régate avec Marie Riou et Iker Martinez, c’est quand même du haut niveau. C’était très éprouvant car il y avait des petits airs durant toute la course. Il a fallu faire de gros choix stratégiques et à d’autres moments compter un peu sur la loterie de la météo. On a plutôt bien tricoté tout au long de cette régate. Il faudra revenir pour la médaille d’or, mais là on est très content ! »

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Solitaire du Figaro. « Quand on choisit une option, il faut l’assumer jusqu’au ! »

Armel Le Cleac h (Banque Populaire) lors de la 1ere etape de la Solitaire du Figaro - le 02/09/2020 © Alexis Courcoux

4ème place à Saint-Quay-Portrieux, à seulement 10 minutes du vainqueur, Xavier Macaire, Armel Le CLeac’h a réalisé un ebelle première étape. Ce n’était pas gagné au départ, car Armel avait choisi une option différente de la majeure partie de la flotte, mais celle-ci a été finalement payante, permettant à Armel de passer en 2ème position au Fastnet, puis en 4ème place à l’arrivée après 3 jours et 17 heures de course. Armel reste ainsi dans le match pour la victoire finale, alors qu’il reste trois étapes à disputer.

« Le départ de l’étape a été compliqué. J’ai fait des petites bêtises sur le bord de dégagement, notamment un manque à virer qui m’a fait perdre du terrain. Je me suis retrouvé dans le paquet et ce n’était pas évident jusqu’à Bréhat. Mais j’ai ensuite pu reprendre ma stratégie imaginée avant le départ pour passer la grande bulle anticyclonique annoncée sur notre route. Dès que le vent a commencé à tourner comme je l’imaginais, je suis parti plein Nord pour garder le vent plus longtemps que les autres et me placer au mieux pour profiter de la bascule au Sud/Sud-Est. L’objectif était d’avoir un meilleur angle pour attaquer la partie sous spi vers le Fastnet. Un seul autre concurrent a pris cette option, Frédéric Duthil. Je pensais que nous serions plus nombreux. J’ai eu des moments de doute, mais quand on choisit une option, il faut l’assumer jusqu’au bout ! »

« La suite a été une course de vitesse »

« Finalement, mon option a porté ses fruits et je suis passé 2e au rocher du Fastnet, juste derrière Xavier Macaire. Le retour vers Saint-Quay-Portrieux a été une course de vitesse, sans vraiment d’option possible. Je n’ai pas toujours été très véloce, j’ai parfois eu du mal à trouver les bons compromis mais je me suis accroché. Au final, je suis entré dans la baie de Saint-Brieuc en 6e position et j’ai réussi à gagner deux places car il y a eu quelques rebondissements juste avant la ligne d’arrivée. »

« On repart quasiment de zéro ! »

« Mon objectif sur cette étape était de ne pas griller de joker, de ne pas accuser un retard rédhibitoire pour la suite des événements. Cet objectif est rempli, les écarts sont très faibles. Comme le vent est rentré par derrière, la flotte s’est regroupée à l’approche de l’arrivée. Certains favoris qui auraient pu perdre très gros s’en sortent finalement bien. Tout reste jouable, on repart quasiment de zéro ! »

« Recharger les batteries »

« Cette première étape a été longue. Nous avons passé quatre jours et quatre nuits en mer, ce qui n’est pas si courant sur la Solitaire du Figaro. Le départ de la deuxième étape sera donné dimanche, ça va arriver vite. D’ici-là, il va falloir recharger les batteries et remettre le bateau en état de marche pour continuer à avancer progressivement vers l’objectif. Mais en attendant, je vais aller me coucher ! »

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Solitaire du Figaro 2020. Fred Duthil : “Cette Solitaire du Figaro va encore se jouer à rien”

Fred Duthil ©Martin Keruzore

Frédéric Duthil a terminé 10e de la première étape, soit 20 minutes après le vainqueur Xavier Macaire (Groupe SNEF). Le skipper de Technique Voile – Cabinet Bourhis Generali a clairement montré son niveau de jeu malgré une préparation très tardive, grâce notamment à une superbe option stratégique prise dès la première journée. Les écarts sont minimes à l’arrivée et tout reste à faire sur les trois prochaines étapes de cette édition 2020 mais Fred’ Duthil est clairement dans le match !
Fred revient sur les moments clés de sa course.

Jour 1 / le départ : « Y’avait un départ ? Je ne savais pas… Je n’ai jamais pris un départ comme ça. J’étais en train de bricoler un truc dans le bateau quand j’entends à la VHF : « signal d’avertissement » ! C’est devenu la guerre à bord à ce moment-là ! Je suis forcément arrivé en retard sur la ligne mais au moins c’était dégagé ! (rires) Je me suis vite remis dans le match, au contact du peloton. »

Jour 2 / l’option nord : « Nous avions discuté de ce virement avec mon routeur Christian Dumard juste avant le départ. J’hésitais à y aller car je ne voulais pas y aller tout seul mais dès qu’Armel a déclenché, j’étais soulagé et ai viré aussi. C’est toujours mieux avec un partenaire ! Le lendemain, on a un peu déchanté en pointant à 20 milles nautiques des leaders mais nous savions que l’angle d’arrivée sur le Fastnet serait meilleur par en-dessous. Tu as un vrai avantage à lofer en Figaro 3. On était ravis de passer 2 et 3 au Fastnet ! »

Jour 3 / la route retour : « J’étais bien dans le coup après le passage du Fastnet. On naviguait bord à bord avec Alexis Loison et c’était un bord vraiment sympa jusqu’à ce que le vent adonne à 60 milles de l’arrivée. J’ai alors eu un gros déficit de vitesse sous gennaker. J’ai fait un petit test sur une nouvelle voile et ça ne s’avère pas très payant. Mais c’est aussi le but de cette solitaire de tester des voiles pour les autres. »

Jour 4 / la ‘boulette’ de fin de course : « J’ai fait la grosse ‘boulette’ sur la fin ! Arrivé au nord de Perros Guirrec, je trouvais que je n’avançais pas sous gennaker. Sur un bord un peu abattu, j’ai décidé d’envoyer le spi. J’arrive à me refaire et je pense que je pouvais passer dans les 5 premiers à Bréhat. Mais voilà, en affalant, j’ai fait la grosse bêtise de choquer la drisse au lieu de choquer l’amure … Le spi est passé à l’eau, s’est déchiré dans les foils et je ne vous raconte pas la petite session de musculation pour remonter le spi !»

Le bilan de cette 1e étape : « Sans cette bêtise, j’aurais largement fini dans les 5 donc la fin est décevante mais il faut surtout regarder la manche dans sa globalité. Je suis dans le coup en vitesse malgré des bords engagés où nous avons peu de session de repos. C’est un bateau très exigeant et j’ai conscience que je n’ai pas le niveau technique des autres. Dès qu’il faut faire des manœuvres, je suis un peu dans le dur mais ça commence à revenir.
Je retiens surtout que le bateau est vraiment rapide quand il y a du vent mais tellement lent quand il n’y en a pas ! Les écarts se tassent donc rapidement et il y a des coups d’accordéon que l’on n’avait pas avec l’ancien bateau. Cette Solitaire du Figaro va encore se jouer à rien et il faut prendre les étapes les unes après les autres. »

Après jury, il a écopé de 5 minutes de pénalité comme Tanguy le Turquais pour avoir passé la dernière marque, la cardinale Les Noirs, du mauvais côté.

Le départ de la 2e étape entre Saint-Quay-Portrieux et Dunkerque sera donné le dimanche 6 septembre à 11h.

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