Public ambiance in the Vendee Globe village, Les Sables d'Olonne, France, on October 30th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe
Illustrations du public sur le village du Vendée Globe, aux Sables d'Olonne le 30 Octobre 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe
La visite du Village du Vendée Globe se fera sur réservation. Elle sera limitée à 3 heures. N’oubliez pas demain mardi 6 octobre de vous inscrire pour réserver votre créneau. Il risque de ne pas y avoir de places pour tout le monde !
La jauge est pour l’instant limité à 5000 personnes par jour.
Le Village départ du Vendée Globe sera ouvert gratuitement au grand public du 17 octobre au 8 novembre sous deux conditions impératives :
– Réservation d’un créneau de visite via la plateforme de billetterie gratuite
– Port du masque obligatoire et respect de l’ensemble des mesures barrières sur le Village.
1 – Inscription et réservation Dès le mardi 6 octobre, vous pourrez, via un logiciel de réservation accessible depuis le site internet du Vendée Globe, vous inscrire et choisir un créneau de visite. Vous pourrez également vous rendre à l’Office de Tourisme de la Ville des Sables d’Olonne pour procéder à votre inscription. Vous deviendrez alors l’heureux détenteur d’un e-billet gratuit, qui vous donnera accès au Village départ au jour et à l’heure que vous aurez choisi. Il vous suffira de présenter cet e-billet, imprimé ou sur votre smartphone directement, pour accéder au village.
Afin de ne pas rater l’ouverture des inscriptions, vous pouvez vous pré-inscrire dès aujourd’hui afin d’être alerté de l’ouverture du module d’inscription. https://www.vendeeglobe.org/fr/le-village
Cet outil de réservation permettra à l’Organisation du Vendée Globe d’assurer le respect de la jauge maximale fixée aux événements qui reçoivent du public, établie à ce jour à 5000 personnes en instantané.
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir respecter le temps de visite, de trois heures, afin que vous puissiez tous profiter du Village et de ses animations.
2 – Respect des mesures de protection sanitaire
Pour préserver votre santé, le Vendée Globe a mis en place un certain nombre de mesures nécessaires et impératives.
– Le port du masque sera obligatoire sur le Village, à partir de 11 ans, en intérieur comme en extérieur, y compris dans les files d’attente et sur les pontons.
– Un sens de circulation obligatoire sera mis en place à l’intérieur des structures couvertes et sur les pontons. Il sera dessiné de manière à ce que vous ne passiez à côté d’aucune expérience.
– Des zones d’attente seront organisées aux trois entrées du village, mais également avant l’accès à chaque structure fermée.
– Un marquage au sol favorisera la distanciation physique.
– Les espaces couverts bénéficieront d’une aération naturelle permanente.
– Des dispositifs de distribution de gel hydroalcoolique sont installés à différents endroits du Village, ainsi qu’à l’entrée et à la sortie des pontons. Des kits sanitaires seront également mis en vente aux entrées du Village.
03/10/2020, Saint-Tropez (FRA,83), Les Voiles de Saint-Tropez 2020, Day 7
Avec ce nouveau format sur deux semaines, un premier bilan peut être tiré de cette première semaine. Le cotre aurique Eva (Fife 1906) remporte l’un de plus prestigieux Trophée des Voiles, le Trophée Rolex, tandis que le Grand Soleil Couleur Soleil s’adjuge le Trophée BMW. Les 130 voiliers entre 10 et 24 mètres – suivant les catégories – cèdent la place aux Super Series, une trentaine de maxi yachts et grandes goélettes appelés à en découdre dès mardi prochain.
Le bilan de Pierre Roinson, Président de la société nautique de Saint-Tropez, régatier et participant en catégorie IRC D
« Avec la remise des Prix qui marque le terme de cette première semaine, nous sommes en mesure de considérer que La Société Nautique de Saint-Tropez, ses bénévoles et tous ses partenaires, main dans la main avec la Ville de Saint-Tropez, nous avons gagné notre pari. Lancer cette 22ème édition était un challenge énorme. Je remercie tous les propriétaires et skippers qui nous ont fait confiance. Tout le monde est ravi d’avoir pu naviguer. Il faut bien se rendre compte que pour beaucoup de compétiteurs, la saison de course a débuté et s’est achevée avec les Voiles ! Tout le monde est heureux, malgré l’absence de la fête et de la convivialité à terre, qui sont une des signatures des Voiles. En revanche, j’ai constaté un très sympathique mouvement de convivialité entre les bateaux, qui avait un peu disparu, et qui, contexte oblige, s’est spontanément réinstallé entre les équipages qui, entre voisins de pontons, ont partagé et communié entre eux. C’est une très bonne chose. On retrouve une ambiance de marins où les équipages refont la régate le soir en rentrant de mer. Si tout redevient normal, on remettra à l’honneur toutes nos festivités l’an prochain, avec beaucoup plus de bateaux. Il y a eu de belles régates sur l’eau, et les compétiteurs se sont fait plaisir jusqu’au bout puisqu’on a terminé avec une belle journée. La semaine prochaine, la météo annonce plus de vent avec de plus gros bateaux et j’espère que nous connaitrons la même ambiance conviviale. »
Epoque Aurique :
Trophée Rolex ; Eva domine Viola.Le Trophée Rolex rassemblait 6 somptueux voiliers auriques plus que centenaires, les plus anciens des concurrents inscrits aux Voiles. C’est Eva, l’élégant plan Fife lancé en 1906 et mené par son skipper Charlotte Franquet et son équipage à 80% féminin qui, de haute lutte, est venue à bout d’un redoutable adversaire, souvent triomphateur aux Voiles, Viola (Fife 1908) skippé par le ministe Fabien Després, dont la victoire hier lors de la dernière manche n’aura pas suffi à décrocher la victoire. C’est Lulu, l’un de plus vieux yachts présent aux Voiles, lancé en 1897 sur plans rabiot, qui vient compléter un admirable podium.
Epoque Aurique A : Intouchable Scud
Scud a tenu tête aux P Class dans un groupe à bien des égards remarquable. Le sloop aurique Scud (Herreshoff 1903), restauré par son nouveau propriétaire Patrizio Bertelli et barré par la légende de la voile olympique, le Brésilien Torben Grael, démontre à Saint-Tropez toutes ses qualités face à la redoutable armada des trois P-Class, cette jauge de voiliers de 31 pieds lancée dans les années 1920. C’est du côté de Olympian qu’il trouve la plus virulente opposition, le 10 mJI Suédois Marga venant compléter le podium.
Epoque Marconi B : Meerblick termine en force
Le sloop Bermudien Allemand Meerblick Classic (Anker 1917) a terminé les Voiles en trombe, enchainant avec deux belles victoires de manche pour conclure sa semaine Tropézienne. Il aura jusqu’au bout bataillé ferme face au joli Class Q Jour de Fête (Paine &Burgess 1930) qui paie cher sa contre performance (5ème) de mardi dans le petit temps. Comet (Olin Stephens 1946), constant aux accessits, termine troisième.
Epoque Marconi A : le sans faute de Varuna of 1939
Varuna of 1939 triomphe chez les Marconi A. On retrouve au sein du groupe des Grands Epoque Marconi de splendides unités de plus de 20 mètres hors tout, yawl, ketch ou cotre, pour un formidable mélange des genres au plus haut niveau. Eileen 1938 (Anker 1938), Manitou (Olin Stephens 1937) ou Ellen (Talma 1931) ont, en ce début de semaine, trouvé leur maitre en Varuna of 1939, le plan Sparksman confortable vainqueur des trois manches de la semaine, tant en temps réel qu’en temps compensé.
Epoque Marconi C : Andale d’un souffle
Au coude à coude au classement général avec chacun 6 points, Andale (Nicholas Potter 1951) et Harlekin (Nilsson 1948), c’est le plan Potter qui est déclaré vainqueur au bénéfice du nombre de victoires de manches (2 contre une à Harlekin). Le 8 mJI Rainbow III (Fife 192è) devance lui aussi d’un souffle l’autre 8 mai Sonda (Mac Gruer 1951), témoins de l’âpreté des régates dans ce groupe éminemment sportif.
Classique Marconi A : Péan (Hermitage) au finish
Entre Hermitage, yawl bermudien barré par Lionel Péan, et le ketch Eugenia V (Rhodes 1968), la lutte aura été indécise jusqu’au bout. En l’emportant lors de la toute dernière manche, Hermitage est revenu au niveau de son adversaire Eugenia V, et est classé vainqueur au bénéfice du nombre de victoires de manches (2).
Classiques Marconi B : Palynodie II sur le fil
Le groupe des Classiques Marconi B réunit une intéressante variété de voiliers de 12 mètres et plus, gréés sloop ou yawl. L’esthétique le dispute au sport et fort indécise était la lutte qui a opposé Stiren (Stephens 1937), à un autre plan Olin-Stephens, Palynodie II (1962). C’est ce dernier qui l’emporte grâce à sa belle victoire hier, les deux voiliers départagés au nombre des victoires de manche.
Classique Marconi R : Ikra beau joueur
Le voilier 12 m JI emblématique de la Nioulargue Ikra domine assez nettement le sloop Bermudien Italien Il Moro di Venezia (Frers 1976) avec deux victoires assez nettes qui placent les hommes d’Hugues Destremau en position de terminer en toute décontraction cette belle semaine Tropézienne, et de laisser à son adversaire Italien le gain de la dernière manche.
Classe invité : Windhover, incontestable vainqueur.
Le cotre Bermudien Windhover ((Luke 1904) et l’IOD Bermudien Josephine (Aas 1959) se sont rendus coup pour coup dans le groupe Invité. En l’emportant lors de la dernière manche, alors que son adversaire Josephine laissait Djinn (Annemans 1934) s’intercaler, Windhover s’assure un confortable succès.
Quatre manches validées chez les Modernes. :
Quatre journées de régate et autant de courses validées pour les 6 groupes répertoriés sous l’appellation « Moderne », 5 en IRC et un groupe TP52. IRC B : Daguet2 fidèle au rendez vous.
Les IRC B sont un groupe constitué des voiliers les plus Hi Tech des Voiles. Grand Soleil, Mylius, Nacira ou X50 y affichent tous de légitimes prétentions. C’est bien le Mylius 50 de Frédéric Puzin Daguet2 qui a fait la plus forte impression avec trois victoires au compteur. Sa contre performance dans le petit temps de mardi avait pourtant ouvert la porte à Billy Besson, skipper du Nacira 47 Prétexte, accrocheur en diable, mais qui devait à deux reprises s’incliner au finish. C’est Jean Paul Mouren et son X50 Ectabane, très régulier aux avant postes, qui accroche la troisième place.
IRC C : Couleur Soleil au finish
Ce groupe est le support du Trophée BMW. Le Ker 46 de Giovani Di Vincenzo Lisa R s’est imposé lundi et mercredi, dont une fois en temps réel. La fin de semaine lui a moins souri, et c’est le Grand Soleil 43 Couleur Soleil de Robert Coriat qui vient s’imposer sur le fil, grâce à une très belle victoire hier lors de la dernière manche. L’A40 Vito 2 de Gian Marco Magrini, mais aussi le GP 42 Confluence de Jean Pierre Joly vient damer le pion à Lisa R pour les places d’honneur.
IRC D : Lady de la tête et de épaules
Nicolas Gonzales connait parfaitement le plan d’eau du golfe. Il le prouve à la barre de Lady, un Dufour 40 qui remporte deux manches et signe deux deuxièmes places pour l’emporter sans contestation. Yves Grosjean et son J 133 Jivaro sont de brillants deuxième, dans un groupe très dense qui rassemblait pas moins de 20 unités.
IRCE : King of Blue large vainqueur
Scénario similaire en IRC E, où le J 99 King of Blue s’adjuge 3 des quatre manches disputées, ne cédant qu’à une seule reprise le commandement au Sun Fast 3200 de Jean François Nouel Hakuna Matata. Le JPK Give me five de la famille Follin monte sur la troisième marche du podium.
IRF : Le Wally Nano Nostromino triomphe des Tofinou
Les jolis cruisers du chantier Latitude sont aux Voiles rassemblés en un même groupe avec les Code zéro, Code 1 et le Wally Nano. Ce dernier, un design Hoek dénommé Nostronimo dame le pion aux véloces Tofinou emmenés par Pitch de Patrice Riboud, qui regrettera sans doute son abandon dans la brise de lundi. Team 42 de Bernard Giroux vient battre Black Legend de Christophe Delachaux pour le gain de la troisième place du général.
TP 52 : Stéphane Névé, Spirit of Malouen, sur le fil
Le TP 52 italien de Vadim Yakimenko Freccia Rossa avait pris un léger ascendant sur ses plus virulents rivaux en début de semaine, les français de Spirit of Malouen de Stéphane Névé. Mais l’ex Paprec vainqueur lundi dans la brise termine en trombe avec une belle victoire hier. A égalité de points avec son adversaire, il l’emporte au bénéfice de sa victoire lors de la dernière manche. Arrobas2 de Gérard Logel, constant et toujours placé, prend la troisième place.
La préparation pour les JO de Tokyo continuent et les Français restent concentrés à l’image du duo Quentin Delapierre et Manon Audinet qui a décroché le titre de vice-champion d’Europe de Nacra 17 (mixte catamaran à foil) sur le Lac d’Artersee en Autriche. Une médaille qui vient confirmer le très beau potentiel de ce jeune équipage, d’ores et déjà sélectionné pour les Jeux Olympiques de Tokyo l’été prochain.
Après un arrêt complet des compétitions internationales depuis le printemps, ce championnat d’Europe était très attendu. Encastré dans les Alpes, le lac d’Artersee s’est montré fidèle à sa réputation : capricieux. Toute la semaine, les conditions météos sont restées difficiles avec un vent froid particulièrement instable. Finalement, avec 12 courses disputées, les français ont su rester concentrés jusqu’au bout et s’octroient aujourd’hui une magnifique 2ème place derrière les italiens triples champions d’Europe et champions du monde Ruggero Tita / Caterina Banti, devant les champions du monde 2019 Vittorio Bissaro / Maelle Frascari (3ème) et les anglais John Gimson/ Anna Burnet (4ème), champions du monde 2020.
Ce championnat est également l’occasion pour les équipages français partenaires de s’illustrer. Tim Mourniac et Noa Ancian rentrent dans le top 10 en se classant 9ème alors que Titouan Petard et Lou Berthomieu se hissent à la 13ème place.
Manon Audinet, vice-championne d’Europe : « Ça fait plaisir ! La semaine n’a pas été simple mais nous avons eu des conditions sympas où il a fallu naviguer avec de la tactique. Le bateau est agréable et rapide. Avec Quentin nous fonctionnons vraiment bien à bord. Nous sommes remontés tranquillement toute la semaine pour terminer 2e cet après-midi. C’est notre première médaille sur un championnat international, on est contents car on sent qu’on a vraiment passé un cap. C’est de bon augure pour la suite. Quand on voit le palmarès des équipages autour de nous, on est dans un groupe avec des bateaux champions du monde ou champions olympiques… Il faut que l’on continue dans cette direction. »
Quentin Delapierre, vice-champion d’Europe : « Nous sommes supers contents de la manière dont on a régaté cette semaine. Nous avons montré encore une fois qu’on est très bons sur les phases finales. C’était un final hyper serré comme on peut avoir sur les Jeux Olympiques. Il y avait pas mal de tensions, mais nous étions en mode attaquants. C’est vraiment top, et on sait qu’on a une marge de progression et encore du travail… »
Franck Citeau, entraineur national Nacra 17 : « Je suis un entraineur heureux. Ça fait du bien de voir que l’on revient en première division ! Quentin et Manon sont vice-champions d’Europe, entourés que de champions du monde : c’est énorme ! Ça faisait un moment qu’on n’était pas loin… Cette semaine a été intense et il fallait vraiment être solides mentalement. Avec Loïc Billon qui entraine aussi l’équipe de France nous sommes ravis des performances de nos français, avec également la belle performance de Tim et Noa qui rentrent dans le top 10 ».
En 49er, les français Kévin Fischer/ Noé Delpech se classent 16ème, et le duo féminin de 49er FX Lili Sebesi / Albane Dubois 20ème.
Les Figaros sur la Le Havre Allmer Cup 2016 - Jour 1 - Le Havre le @ Alexis courcoux
Ce n’est pas la crise sanitaire mais le nombre trop faible de participants qui a conduit les organisateurs de la LE HAVRE ALLMER CUP a annulé l’épreuve. Un comble quand ailleurs dans d’autres régions on se bat pour pouvoir faire partir des courses. Initialement prévue du 08 au 14 juin 2020, la 5ème édition de l’événement LE HAVRE ALLMER CUP, course du circuit Figaro Bénéteau, a été reportée au 10 octobre. Constatant un nombre trop restreint de participants, la Société des Régates du Havre, après avoir consulté ses partenaires, a pris la décision difficile d’annuler cette dernière étape du Championnat de France Elite de Course au large qui devait conclure la saison.
Le contexte sanitaire et économique reste malheureusement compliqué mais s’il faut encore patienter pour pouvoir accueillir les Figaro 3 en baie de Seine, l’organisation est d’ores et déjà prête à se mobiliser pour préparer les prochaines éditions.
Charlie Dalin sur Apivia. Dernier entraînement à Port-la-Forêt avec François Gabart à 38 jours du départ du Vendée Globe. Photos : LS. Course Au Large
Le célèbre centre de formation du Pôle «Finistère Course au Large» de Port-la-Forêt organisait son dernier stage cette semaine. L’occasion d’aller naviguer sur Apivia pour suivre le tout dernier entrainement de son skipper Charlie Dalin pour sa dernière sortie au large avant le départ du Vendée Globe dans 38 jours. Un entrainement sous l’œil averti d’un François Gabart venu lui prodiguer ses derniers conseils.
Dans des conditions météos forcissantes de 12 à 17 nds et une mer devenant de plus en plus agitée à l’approche de la tempête Alex, on a pu apprécier les conditions de vie à bord d’un foiler. Sur un parcours construit par Erwan Tabarly, nouvel entraineur du pôle, pour 6 heures de navigation au programme, Charlie a pu se mettre en condition de course avec Sébastien Simon (Arkea-Paprec) et Boris Hermann (SeaExplorer) comme partenaires d’entraînement.
Premier objectif : prendre un bon départ. Même à 3 bateaux, Charlie entendait bien travailler cette phase. Nous enchainerons quelques empannages et virement avant de couper la ligne de départ qui finalement sera à l’avantage de Boris Hermann dont l’IMOCA a retrouvé une nouvelle jeunesse équipé de foils de nouvelle génération. Arkéa, 2e, précède Apivia.
Pendant 6 heures, Charlie Dalin sera en permanence sur les réglages de son bateau. Pour se faire, il s’aidera de l’image de sa caméra mais sortira régulièrement sa tête du cockpit pour apprécier le réglage de ses voiles, sa vitesse et la trajectoire d’Arkea ou de Seaexplorer.
Charlie Dalin APivia
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Charlie Dalin sur Apivia. Dernier entraînement à Port-la-Forêt avec François Gabart à 38 jours du départ du Vendée Globe. Photos : LS. Course Au Large
Charlie Dalin sur Apivia. Dernier entraînement à Port-la-Forêt avec François Gabart à 38 jours du départ du Vendée Globe. Photos : LS. Course Au Large
Charlie Dalin sur Apivia. Dernier entraînement à Port-la-Forêt avec François Gabart à 38 jours du départ du Vendée Globe. Photos : LS. Course Au Large
Charlie Dalin sur Apivia. Dernier entraînement à Port-la-Forêt avec François Gabart à 38 jours du départ du Vendée Globe. Photos : LS. Course Au Large
Sur le bord de près qui a duré 1h30, Apivia et Arkea sont revenus doucement sur SeaExplorer entre 10 et 12 nds avant de le rattraper dans des allures plus abattues entre 22 et 25 nds avec des pointes à 27-29 nds. A noter que les bateaux ont préféré virer qu’empanner pour ne pas prendre le risque de casser quoique ce soit.
Et si Arkea volait un peu plus tôt qu’Apivia, c’est dans le dernier bord de portant que Charlie Dalin a pu laisser exprimer tout le potentiel de son foiler avec une pointe à 29 nds et une moyenne de 2 nds plus rapide qu’Arkea.
A partir de 20 nds, les conditions de vie à bord commencent à devenir difficiles. Les chocs sont brutaux. Il faut rentrer dans le cockpit se protéger des embruns qui commencent à faire mal et des vagues qui submergent le pont.
On frôle l’accident lors d’un arrêt brutal à 27 nds dans une vague lorsque la fixation d’un bout fixé au toit auquel se tenait Charlie se casse. Projeté vers l’avant, celui-ci a le bon reflexe de tendre son autre bras pour se rattraper. L’avertissement est sans frais. François Gabart et Antoine Gautier se regardent. Il faudra renforcer le système : « Sur le trimaran, on est 30 fois plus sécure que cela. » ajoute François. Comme quoi, la fiabilisation d’un bateau peut aussi être dans les petits détails comme celle d’une fixation.
Concentré du début à la fin sur sa vitesse, Charlie Dalin est confiant sur son bateau qu’il a voulu le plus polyvalent possible. Il est assurément l’un des favoris de ce Vendée Globe.
Plus d’une vingtaine de skippers sont attendus sur cette course autour du monde en Class40. Kito de Pavant y participera avec Gwen Gbick : « Enfin un tour du monde qui s’arrête quelque part ! Courir et voyager, voilà le programme. Je connais déjà l’ensemble des étapes mais j’espère avoir simplement un peu plus le temps que les autres concurrents d’en profiter… » et Gwen abonde sur le même thème : « Un tour du monde à la voile est une aventure unique en son genre…. J’en ai beaucoup rêvé quand j’étais gosse. Quasi intemporelle, elle amène depuis des siècles les navigateurs à tourner le dos au confort pour se contenter de l’essentiel. La GLOBE 40 propose cette parfaite alchimie entre de très bons bateaux de taille raisonnable et une histoire humaine et sportive à la fois. »
L’espagnol GUILLERMO ALTADILL possède l’un des CV les plus impressionnants du monde de la voile avec 10 courses autour du monde à son actif, dont 2 Withbreads et 2 Volvo Ocean Races. Il a également participé aux Barcelona World Race 2007 et 2014 et à la tentative de record Jules Verne en 2003. Au cours de sa longue carrière sportive, il a réussi à terminer deuxième de la Volvo Ocean Race, de la Barcelona World Race, de la Transat Jacques Vabre et remporte Sidney Hobart à deux reprises. C’est un superbe atout pour la GLOBE40 d’être capable d’attirer de tels profils qui peuvent encore trouver une nouvelle aventure à vivre dans ce projet ; GUILLERMO sera accompagné dans son projet BLUE ENERGY comme co-skipper par le portugais FELIPE SILVA, double champion d’Europe de Finn.
Le parcours de la GLOBE40 est évidemment à ce jour sous la tension de la crise sanitaire bien que la situation soit très différenciée d’une étape à l’autre avec des iles qui ont été peu touchées comme l’Ile Maurice, la Nouvelle- Zélande, la Grenade, ou la Polynésie Française – qui vient de rouvrir les vols commerciaux- et des étapes continentales plus atteintes. Le lien a été maintenu avec l’ensemble de nos correspondants des étapes pour poursuivre le processus de préparation en attendant une ré- ouverture complète des frontières, la plupart des étapes étant dans un an au moins et un an et demi pour la fin du parcours. Par ailleurs si des impossibilités se faisaient jour l’organisation se garde la possibilité de changer une étape sans que l’équilibre général du parcours ne soit modifié.
Le soleil et la douceur étaient au rendez-vous des voiles ce jeudi pour la journée des défis pour la beauté du sport, pour le plaisir de rivaliser bord à bord sans autre enjeu qu’un bon gueuleton. Dans la continuité d’un début de semaine propice à valider toutes les manches disputées, les conditions météos étaient au rendez-vous d’une glisse toute en douceur, sous le soleil et sur des flots apaisés. Mélange des styles, à l’instar des prétendants à la Club 55 Cup The Kid (JP54 de 2010) face à Ikra (Boyd 1964), ou querelle inter classe entre les trois sublimes P-Class, l’heure était aujourd’hui à la simple délectation du sport à l’état pur, pour la beauté du geste, l’élégance du mouvement et la gratuité de l’acte.
Ikra s’adjuge la Club 55 Cup
Belles conditions pour un défi, et pas n’importe quel défi, celui qui incarne le mieux l’esprit de la Nioulargue, inspiratrice des Voiles. L’Historique Ikra, le 12 m JI cette année barré par Hugues Destremau, défiait The Kid, le proto inspiré de la Classe Imoca de Jean Pierre Dick. Tradition contre modernité, avec un parfum de haute compétition pour ce très amical duel en direction de Pampelonne via la Nioulargue. Mais la très grande différence de conception et de potentiel entre ces deux voiliers allait amener dès hier soir les protagonistes, Jean Pierre Dick d’un côté, et François Morault de l’autre, à convenir d’un «gentleman agreement », consistant à appliquer à cette course traditionnellement jugée en temps réel, la jauge IRC. The Kid partait ainsi ce matin avec un handicap évalué à 20 minutes. Le vent de Sud-Ouest certes un poil instable offrait aux équipages toute la latitude pour un beau moment récréatif à souhait. Beaucoup de rebondissements venaient émailler le parcours, avec d’imprévisibles sautes de vent. Au final, Jean Pierre Dick s’imposait sur la ligne d’un peu plus de plus de 5 minutes, insuffisant cependant pour absorber son handicap. Fair play et fidèle à l’engagement pris la veille, Dick et ses hommes s’inclinaient et offraient la victoire à Ikra!
Les Défis du jour
Une douzaine de défis étaient inscrits au programme du jour, selon la tradition immuable du jeudi aux Voiles, où on célèbre l’histoire fondatrice de la Nioulargue, noble ancêtre de l’événement actuel. Duel à deux, à trois ou même à 5, selon la bonne humeur des skippers et équipages. Pour le plaisir de profiter pleinement du golfe et de cette ligne de départ sous le Portalet, les équipages s’élançaient peu avant midi. Duels souvent fratricides, comme l’affrontement entre les 3 P-Class Corinthian, Chips et Olympian, qui tournait à l’avantage d’Olympian à l’issue d’un parcours de 9 milles piégeux à souhait, le vent s’ingéniant à tourner de l’Est au Sud Ouest, emprisonnant les uns et libérant les autres, pour une grande sarabande de changements de leaders, d’impromptus arrêts buffet et d’improbables retours. Du plaisir à l’état pur vous dit-on !
Spirit of Malouen versus Freccia Rossa
Les deux postulants à la victoire en TP52 ne se quittent plus et s’affrontaient eux aussi aujourd’hui dans le cadre amical du jour. Duel de prestige, duel d’artistes qui tournait à l’avantage de Stéphane Névé et de son Spirit of Malouen particulièrement en forme en ce jour de défi.
Le point groupe par groupe :
De la brise, avec des pointes enregistrées à 28 noeuds lundi, du petit temps mardi, et du médium, jusqu’à 12 noeuds hier mercredi, Les Voiles 2020 comblent sur le plan sportif le gros millier de marins présents et qui ont trouvé aux quatre coins du golfe, matière à s’exprimer quelles que soient les allures. Les classements provisoires des courses, tant chez les Modernes qui ont déjà validé trois courses, que chez les Classiques et leurs deux régates au compteur, donnent une idée de plus en plus précise des forces en présence susceptibles de grimper samedi soir sur le podium de la remise des prix.
Epoque Aurique :
Trophée Rolex ; avantage Eva Le Trophée Rolex rassemble 6 somptueux voiliers auriques plus que centenaires, les plus anciens des concurrents inscrits aux Voiles. La lutte se circonscrit à un duel particulièrement serré entre les deux plans Fife, Viola (1908) et Eva (1906), à l’aise à toutes les allures et qui régate avec une belle intelligence pour contrer les tentatives de Viola. Le vénérable Lulu (1897) est à la lutte avec Nin (Quenel 1913) pour le gain de la troisième place.
Scud tient tête aux P Class en classe A Le sloop aurique Scud (Herreshoff 1903) démontre à Saint-Tropez toutes ses qualités face à la redoutable armada des P-Class, cette jauge de voiliers de 31 pieds lancée dans les années 1920. C’est du côté du 10 mJI Suédois Marga qu’il trouve la plus virulente opposition. Tous ces voiliers se tiennent en temps réel dans un mouchoir de poche. Ils terminaient tous hier dans in laps de temps inférieur à 6 minutes.
Epoque Marconi : Meerblick Classic, le pire et le meilleur Le sloop Bermudien Allemand Meerblick Classic (Anker 1917) a connu le meilleur, avec une belle victoire hier sur le fil face au yawl signé Olin Stephens Comet (1946), mais aussi le pire, clairement distancé dans la brise lundi, avec une dernière place du groupe à la clé. La victoire dans ce groupe des Epoque Marconi de 15 mètres et plus pourrait se jouer à la régularité. Et on pense là à Skylark 1937 (Olin Stephens 1937), toujours placé à défaut de victoire de manche.
Varuna of 1939 vire en tête en A On retrouve au sein du groupe des Grands Epoque Marconi de splendides unités de plus de 20 mètres hors tout, yawl, ketch ou cotre, pour un formidable mélange des genres au plus haut niveau. Eileen 1938 (Anker 1938), Manitou (Olin Stephens 1937) ou Ellen (Talma 1931) ont, en ce début de semaine, trouvé leur maitre en Varuna of 1939, le plan Sparksman confortable vainqueur des deux premières manches de la semaine, tant en temps réel qu’en temps compensé.
Jeu totalement ouvert chez les Epoque Marconi C Les deux premières régates de la semaine ne permettent pas d’identifier catégoriquement qui de Andale (Nicholas Potter 1951), Sonda (Mc Gruer 1951) ou Rainbow III (Fife 1927), auteurs de jolies courses, s’imposeront cette semaine. Suspens entier!
Yachts Classiques : Classique Marconi : Yawl ou Ketch ? Entre Hermitage, yawl bermudien barré par Lionel Péan, et le ketch Eugenia V (Rhodes 1968), on a choisi son camp. A Péan la régate de brise, au ketch de Baptiste Garnier la régate d’hier. Tout est ouvert dans ce groupe qui, dans l’attente des grosses unités attendues en deuxième semaine des Voiles, offre aux regards les plus imposantes silhouettes de la semaine.
Stiren en pôle en B Le groupe des Classiques marconi B réunit une intéressante variété de voiliers de 12 mètres et plus, gréés sloop ou yawl. L’esthétique le dispute au sport et fort indécise est la lutte que se livre Stiren (Stephens 1937) large vainqueur hier, à un autre plan Olin-Stephens, Palynodie II (1962).
Ikra sans partage en racingLe voilier 12 m JI emblématique de la Nioulargue Ikra domine assez nettement le sloop Bermudien Italien Il Moro di Venezia (Frers 1976) avec deux victoires assez nettes qui placent les hommes d’Hugues Destremau en ballottage plus que favorable à l’entame de cette deuxième partie de la semaine.
Classe invité : Windhover-Josephine, coup pour coup Le cotre Bermudien Windhover ((Luke 1904) et l’IOD Bermudien Josephine (Aas 1959) se rendent coup pour coup dans le groupe Invité, avec une victoire et une deuxième place chacune. Tout reste à jouer dans ce groupe.
Les Modernes font le plein :
Trois journées de régate et autant de courses validées pour les 6 groupes répertoriés sous l’appellation « Moderne », 5 en IRC et un groupe TP52.
La flèche rouge porte bien son nom
Le TP 52 italien de Vadim Yakimenko Freccia Rossa a pris un léger ascendant sur ses plus virulents rivaux, les français de Spirit of Malouen de Stéphane Névé. L’ex Paprec avait pourtant remarquablement débuté lundi dans la brise par une belle victoire. Il doit depuis se contenter de la place de dauphin, tant la flèche rouge n’a laissé que peu de possibilité à ses adversaires. Arrobas2 de Gérard Logel est constant à la troisième place, parfaitement dans le coup en temps réel.
Daguet2 sans surprise
Les IRC B sont un groupe constitué des voiliers les plus Hi Tech des Voiles. Grand Soleil, Mylius, Nacira ou X50 y affichent tous de légitimes prétentions. C’est pourtant le Mylius 50 de Frédéric Puzin Daguet2 qui fait la plus forte impression avec deux victoires au compteur. Sa contre performance dans le petit temps de mardi a ouvert la porte à Billy Besson, skipper du Nacira 47 Prétexte, ce soir en embuscade. A moins que Jean Pierre Dick et son JP 54 The Kid ne parviennent à compenser un rating des plus défavorable…
Lisa R lorgne sur le Trophée BMW
Le groupe des IRC C est le support du Trophée BMW. Le Ker 46 de Giovani Di Vincenzo Lisa R s’est imposé lundi et mercredi, dont une fois en temps réel. Il doit cependant regarder dans son rétroviseur où pointent au moins deux sérieux postulants, le Grand Soleil 43 Couleur Soleil de Robert Coriat et le GP 42 Confluence de Jean Pierre Joly.
Lady presque sans faute
Nicolas Gonzales connait parfaitement le plan d’eau du golfe. Il le prouve à la barre de Lady, un Dufour 40 qui remporte deux manches et se classe deuxième lors de la troisième. Yves Grosjean et son J 133 Jivaro sont ce soir ses plus proches rivaux en IRC D, groupe qui rassemble pas moins de 20 concurrents.
King of Blue sur son nuage
Scénario similaire en IRC E, où le J 99 King of Blue s’adjuge 2 des trois manches disputées. Le Sun Fast 3200 de Jean François Nouel Hakuna Matata lui donne une belle réplique mais devra se méfier jusqu’au bout de Buran pour les accessits.
Et les Tofinou ? Les jolis cruisers du chantier Latitude sont aux Voiles rassemblés en un même groupe avec les Code zéro, Code 1 et le Wallyno. Le Code 1 Black Legend s’est imposé dans le petit temps mais s’est ensuite incliné face à la vélocité des Tofinou 9,5 Pitch et Team 42, en position de rêver à la victoire ce soir.
Depart de la Transat AG2R LA MONDIALE 2016 - Concarneau le 03/04/2016 @Alexis Courcoux
Après presque 30 ans de sponsoring voile, AG2R LA MONDIALE arrête pour se concentrer sur le cyclisme. « L’engagement d’AG2R LA MONDIALE dans la voile restera dans nos mémoires une formidable aventure sportive et humaine auprès des marins ainsi que des handisportifs que nous avons soutenus avec la FFVoile. Ces actions menées avec beaucoup d’engouement et d’émotion ont fait écho au développement constant du Groupe et ont contribué à l’ancrer encore plus fortement dans ses valeurs fondatrices de performance et de solidarité, pleinement portées par les gens de mer. Nous souhaitons remercier chaleureusement tous ceux qui ont partagé cette passion avec nous pendant ces belles années » souligne Béatrice Willems, Directeur du Cabinet du Directeur général et de la communication d’AG2R LA MONDIALE.
450 duos de skippers auront participé à la Transat Ag2R. OC Sport va devoir trouver un autre partenaire pour la Transat.
C’est Ambrogio Beccaria et Amélie Grassi (Camellone Cerca Sponsor) qui se sont imposés à l’issue des 115 milles du parcours de la Duo Concarneau devant Axel Tréhin – Laurent Pruvost (Project Rescue Ocean) et Marie Gendron – François Jambou (Cassiopée SNCF) et signant ainsi une troisième victoire d’affilée pour ce plan Verdier. Chez les Série, Anne-Claire Le Berre – Davy Beaudart (Millenium) s’imposent après 19 heures 8 minutes et 42 secondes de course et devancent Hugo Dhallenne – Benoit Champanhac (YC Saint Lunaire) et Cécile Andrieu – Nicolas Andrieu (Kalisto).
Il aura fallu moins de 18 heures aux premiers Mini 6,50 pour avaler les 115 milles nautiques du parcours de la Duo Concarneau – Challenge BFR Marée Haute. Partis hier de la baie de Concarneau dans de petits airs, les 75 duos ont profité d’un flux de nord nord-ouest pour filer sous spi vers Belle-Ile-en-Mer que les premiers Proto ont atteint vers 17h45 suivis trente minutes plus tard des premiers Série.
Sur ce premier tronçon, les duos Ambrogio Beccaria / Amélie Grassi, Axel Tréhin – Laurent Pruvost et Marie Gendron – François Jambou ont rapidement pris la tête de la flotte chez les Proto et imposé leur rythme. Chez les Série, le jeu fut plus ouvert avec des changements de leaders jusqu’à la fin du contournement de Belle-Ile-en-Mer. L’ile du Ponant enfin dans leur sillage, c’est le trio Anne-Claire Le Berre – Davy Beaudart, Hugo Dhallenne – Benoit Champanhac et Cécile Andrieu – Nicolas Andrieu qui pointaient en tête alors que le vent se renforçait comme prévu jusqu’à atteindre 25-30 noeuds.
Des conditions de navigation moins agréables et une remontée au près vers le banc de Truies au large de Lorient qui, si elle n’a pas perturbé l’ordre établi à Belle-Ile, a resserré les écarts entre les deux premiers de chaque catégorie. Écarts qui se sont de nouveau rétrécis à l’approche de la Voleuse atteint vers 5h30 ce dimanche offrant deux jolies bagarres dans la baie de Concarneau entre les ministes Ambrogio Beccaria / Amélie Grassi et Axel Tréhin – Laurent Pruvost chez les Proto, et Claire Le Berre – Davy Beaudart et Hugo Dhallenne – Benoit Champanhac chez les Série.
Frigorifiés mais ravis de leur navigation, les duos des deux podiums ont ensuite pu refaire la course autour d’un café dans la chaleur du Pôle Nautique de Concarneau.
Ils ont dit :
Ambrogio Beccaria – Amélie Grassi (CAMELLONE CERCA SPONSOR)
« C’était intense mais il y a eu plein de trucs même si c’était court. On a fait 17 heures de mer avec toutes les conditions. On a eu de la molle, on a eu du vent, on a fait une pointe à 21 nœuds, le bateau est magique mais reste compliqué à comprendre. Au près nous avons souffert avec Tartine qui allait super vite. On arrive à la Voleuse avec 20 mètres d’avance alors qu’on avait 4 milles après Belle-Ile. Dans la nuit c’était compliqué de trouver les manettes pour le faire avancer au près, nous n’étions pas très rapides. On avait beaucoup d’avance au début, on s’est accroché à la fin et on croise juste devant eux à l’avant dernière marque il n’y avait plus qu’à faire un petit dernier tout droit et voilà ! »
Axel Tréhin – Laurent Pruvost (PROJECT RESCUE OCEAN)
Laurent Pruvost « Moi c’est une première. Première fois que je monte sur un mini, première régate de plus de 4 heures, première nuit en mer. C’est extraordinaire. En plus le faire sur Tartine et avec Axel, c’est juste magique. Je suis privilégié. »
Axel Tréhin « Le parcours était chouette avec pas mal de milles à la maison. C’est toujours appréciable de régater dans ces coins-là. En plus nous avons eu un peu de tout : moins de vent au début avec un peu de nuage, du vent avec du ciel bleu derrière, du portant sous spi, du reaching sous gennack, du près dans 30 noeuds, du près dans 12 nœuds… c’était très complet. Des cailloux à contourner, du courant duquel il fallait s’abriter. Très sympa ! Une bonne petite ballade. Laurent a dû dormir 10 minutes ou un quart d’heure, moi j’ai dormi une grosse demi-heure au retour. Au près c’était plus simple, le vent était plus stable qu’à l’aller où ça n’arrêtait pas de sauter et où il y avait pas mal de changement de voiles. Au retour j’étais bien calé, je me suis fait une petite demi-heure histoire d’être chaud pour l’arrivée même s’il a manqué un petit quelque chose. »
Marie Gendron – François Jambou (CASSIOPEE SNCF)
« On fait un super départ. Un départ de folie, c’était un peu inattendu. On a bagarré en tête de flotte jusqu’à Lorient. C’était hyper stimulant puis on a décroché un peu des deux premiers. C’était dommage car quitte à finir 3e ce qui est sympa c’est de jouer avec les autres. On était déçus d’avoir décrocher à ce moment-là. Sinon on n’a rien cassé, tout s’est bien passé, on s’est bien entendu, c’est le principal. On n’a pas dormi, on a à peine mangé. Il y a eu de l’air donc j’ai eu un peu peur pour une de mes voiles qui est un peu fatiguée mais ça s’est bien passée. Après il fait quand même sacrément froid et sacrément humide. C’était fort à Belle-Île il y avait de l’air, vraiment de l’air. On a eu toutes les conditions en 24 heures : de la molle, de l’air, du près, du portant, du serré. Je pense qu’on a sorti toute la garde-robe. En 24 heures je suis rincée, éclatée, on va aller se mettre au chaud. »
Anne-Claire Le Berre – Davy Beaudart (MILLENIUM)
Anne-Claire Le Berre « En effet c’était serré. Nous n’avons pas eu le temps de nous dire qu’on avait de la marge. Tout le temps, ils sont revenus les uns après les autres. C’était chouette, on a bien bataillé tout du long, du démarrage jusqu’à la fin. Même jusqu’au dernier bord où c’était un peu chaud avec des choix de voiles à faire. »
Davy Beaudart « On avait un peu d’avance à la Voleuse mais c’est clair que si nous n’avions pas fait un choix de voile correct on se serait fait rattraper sur le dernier bord. Donc il y a eu discussion à bord. Anne Claire a tranché et elle a eu raison. »
Anne-Claire Le Berre « Nous avions les deux voiles de prêtes en même temps, nous n’avons pas pris beaucoup de risque. On a dû dormir 5-6 heures chacun (rires). Non, sérieusement, sur le long bord de près sur le retour, on s’est reposé un petit peu à tour de rôle, un petit peu car il fallait rester vigilant. J’étais très contente de naviguer avec Davy et je le remercie d’être venu avec moi. C’est la première victoire de course du maxi, nous sommes ravis de l’inaugurer et le début d’une longue série on va dire (rires). »
Hugo Dhallenne – Benoit Champanhac (YC Saint Lunaire)
« Ça s’est bien passé pour nous au début sous spi. On a passé Belle-Île en tête en Série et ensuite il y a eu un long bord de près pour rentrer jusqu’ici et là ça a été le match à trois jusqu’à l’arrivée. Jusqu’à l’arrivée ça s’est doublé, on s’est battu et voilà on arrive deuxième. On a eu du vent, C’était sympa au portant moins au près. Comme d’habitude ! Pas de casse sur le bateau tout roule mais ça reste bruyant. C’est un maxi 6,50 avec une grosse étrave qui tape fort dans les vagues. Entre Groix et Belle-Île, on a eu du vent, on avait 20 nœuds et ça allait bien. On a dû faire des pointes à 15 nœuds c’était cool. »
Cécile Andrieu – Nicolas Andrieu (KALISTO)
« Ça s’est très bien passé. On courrait en famille puisque nous sommes frère et sœur donc c’était en soi un super moment de faire cela ensemble. Et ça s’est bien passé puisque l’on finit 3e à l’arrivée. Il y a eu aussi des moments plus compliqués on va dire. On a fait une belle remontée au près depuis Belle-Ile. C’était top, un parcours bien complet avec du portant sauvage et une remontée au près bien tactique.
Le plus difficile c’était les nombreux changements de voiles au portant. Il fallait réussir à les enchainer. Ce n’était pas si simple de faire les bons choix et de faire les bonnes manœuvres. On ne les a pas toujours bien faites donc on s’est retrouvé avec un peu de retard à Belle-Ile et on a bien cravaché pour remonter tout cela au près. Finir 3e c’est très chouette, nous sommes très contents. »
Ordre de classement avant jury
1. 969* BECCARIA Ambrogio GRASSI Amélie CAMELLONE CERCA SPONSOR
2. 945* TREHIN Axel PRUVOST Laurent PROJECT RESCUE OCEAN
3. 930* GENDRON Marie JAMBOU François CASSIOPEE SNCF
4. 802* BIGOT Romain BERTRAND Etienne LA VIE EST BELT
5. 1005 LE BERRE Anne-Claire BEAUDART Davy MILLENIUM
6. 979 DHALLENNE Hugo CHAMPANHAC Benoit Y.C. SAINT LUNAIRE
7. 893 ANDRIEU Cécile ANDRIEU Nicolas KALISTO
8. 1010 MACHETEL Clément HANTZPERG Benoit APRIL MARINE
9. 943 BURKE Lennart TESSLOFF Oliver SPARKASSE VORPOMMERN
10. 951 JEZEQUEL Jean-Marie BLIN Loïc BRANCHET – KPL
…
La suite ici: https://duoconcarneau.blogspot.com/2020/09/ordre-darrivee-de-la-duo-concarneau.html
*Proto
26/09/2020, Saint-Tropez (FRA,83), Les Voiles de Saint-Tropez 2020, Day 1, Training, Finish Yacht Club de France Cup Cannes - Saint-Tropez. Photo :
Gilles Martin-Raget
Pour la première fois de leur histoire, les Voiles se dérouleront sur deux semaines. Si à terre l’ultra vigilance imposée par la pandémie est de rigueur, sur l’eau l’envie de naviguer et de partager la passion de la régate est bien là comme le prouvent les 140 unités engagées pour la semaine d’ouverture. Les bateaux jusqu’à 20 mètres environ vont donc dès demain, et jusqu’à samedi, animer le plan d’eau. Ils cèderont ensuite la place super boats, Modernes et Classiques, qui pourront à leur tour profiter du golfe.
Les Modernes en ouverture
Les Voiles version sport reprennent tous leurs droits demain lundi, avec l’envoi dès 11 heures des premières joutes réservées à la flotte des voiliers Modernes. Ils sont cette année 85 bateaux répartis en 6 groupes, dont 5 sous la jauge IRC et un réservé aux TP 52. Mylius, Swan, Grand Soleils, Kers ou Solaris… la crème des rapides racer-cruisers est à Saint-Tropez, pour rattraper sur l’eau l’envie et la passion trop souvent délaissées cette année par les multiples annulations de régates. A noter le très joli groupe de Tofinou, 9,5 et 12 et autres Code zéro, ces élégants day boats, luxueux et esthétiques, du chantier Rochelais Latitude 46. Douze de ces unités alliant classicisme et modernité régateront cette semaine au sein de leur propre groupe dédié.
Coupe d’Automne du Yacht Club de France
La Coupe du Yacht Club de France récompense traditionnellement à Saint-Tropez le vainqueur de la régate « de ralliement » entre les Régates Royales de Cannes et Les Voiles. Vingt-quatre unités Classiques quittaient Cannes ainsi ce matin dès 11 heures, dans un bon flux d’Est propice à envoyer les spis sous le soleil, pour les 23 milles de cette célèbre course de liaison le long des rivages, avant de finir le parcours dans un courant de nord-ouest. C’est le sloop Bermudien Il Moro di Venezia qui a damé le pion en temps réel aux jolis voiliers gréés aurique, Chips (P Class Starling Burgess 1913) et Scud (Herreshoff- Bar Harbor 31 de 1903), un nouveau venu aux Voiles bien décidé à marquer les esprits.
Inauguration du Village
Le Village des Voiles a été inauguré en fin d’après-midi par la première adjointe au maire de Saint-Tropez, Sylvie Siri, accompagnée de Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez. L’espace vital des Voiles s’est adapté aux circonstances exceptionnelles du moment. Sur 400 m2, au lieu de 1 500, les partenaires des Voiles peuvent s’y exprimer dans le strict respect des règles de distanciation en vigueur et en appliquant les mesures de protection sanitaire : prise de température, désinfection, et quota d’accès limité. Pour les concurrents, les confirmations d’inscription et l’accès au jury s’effectuent selon un protocole identique, avec un accès séparé.
Ils ont dit :
Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez
« Nous vivons une édition délicate, avec d’énormes contraintes. Les décisions sont tombées tardivement. Il a fallu s’adapter. Nous cumulons crise sanitaire et nouveau format des Voiles qui se déroulent cette année sur deux semaines. L’idée est de séparer les grosses unités des plus petites, souvent pour des raisons de sécurité. Le spectacle devrait y gagner, avec en deuxième semaine tous les gros bateaux régatant entre eux. Par ailleurs, tous les départs et arrivées vont désormais avoir lieu sous le Portalet, comme à la belle époque de la Nioulargue. Il y aura donc 15 jours de grand spectacle en mer et au plus près du port. La crise sanitaire nous prive de beaucoup de bateaux, surtout des gros dont les équipages viennent du monde entier, et qui ne sont pas en mesure de voyager. Ils seront là l’année prochaine, c’est promis ! Je tiens à remercier tous nos partenaires qui nous suivent dans la crise malgré les problèmes économiques. On conserve nos équipes de bénévoles et la gestion du plan d’eau, avec moins de ronds moins loin au large, est facilitée par la nouvelle formule. Je souhaite que les Voiles se déroulent au mieux, sans problème sanitaire. Je compte sur la discipline des équipages. On n’aura pas la fête habituelle à terre mais on va retrouver la convivialité à bord des bateaux »
Georges Korhel, Principal Race Officer
« Les gros bateaux ont toujours trouvé dangereux de naviguer avec les petits bateaux. Même en partant avant, les petits se retrouvaient toujours à un moment ou à l’autre à croiser les gros, avec des différentiels de vitesse très importants, notamment au passage des bouées. Il y a trois ans, on a mis les gros bateaux sur les ronds des Wally à Pampelonne. Mais on ne pouvait alors que leur proposer des parcours courts, peu amusants pour les équipages. Cette année, nous avons décidé de leur offrir toute une semaine exclusivement pour les gros bateaux ! Ils vont ainsi pouvoir s’aligner dès la ligne de départ devant le port, pour plus de plaisir. Cette formule est naturellement beaucoup plus sécurisante ! Si possible, j’aimerais à l’avenir faire courir les gros bateaux la première semaine. L’idée de cette nouvelle formule est d’offrir aux régatiers et aux spectateurs une superbe semaine avec les grosses unités. Modernes et Classiques auront chacun leurs parcours dédiés. Les Modernes partent en premier, vers 11 heures chaque jour, puis on enchaine avec les voiliers de tradition. On a juste à changer les comités. Les parcours seront juste un peu plus longs car il faut sortir du golfe. Philippe Enel gère le Comité de course tradition, et Jérôme Nutte les Modernes. La journée des Défis est maintenue, ainsi que la 55 Cup. Pour des raisons liées au Covid, la Coupe des Centenaires du Yacht Club de Gstaad est annulée. Crise oblige, nous avons moins de bateaux, 150 contre plus de 300 habituellement. Cela va nous permettre de bien rôder cette nouvelle organisation. »
Tony Oller, Directeur Général de la Société Nautique de Saint-Tropez
« Les Voiles prennent un tour beaucoup plus simple. Cela fait deux ans que nous travaillons sur ce projet. On éclate les flottes entre petits et grands bateaux, pour allonger le spectacle et pour assurer les départs et les arrivées devant le port. Finis les ronds excentrés des flottes Modernes et des grandes unités. Cela va curieusement dans le sens des exigences sanitaires, puisque nous avons moins de monde chaque semaine, les flottes étant coupées en deux. Cela va aussi dans le sens du spectacle. Rien n’est figé. On fera un bilan au terme des Voiles, avec nos partenaires et quelques propriétaires phares, et on ajustera le tir pour l’an prochain. J’attends de cette semaine de belles images et de l’énergie positive, dans le respect des mesures sanitaires, sans rassemblement. »
Programme 2020 :
Semaine 1 : Les Voiles de Saint-Tropez
Samedi 26 et dimanche 27 septembre : accueil des voiliers jusqu’à 20 mètres environ (sauf pour certaines classes)
Lundi 28 septembre : régates pour les voiliers modernes
Mardi 29, mercredi 30 septembre, vendredi 2, samedi 3 octobre : régates pour les voiliers modernes et les voiliers de tradition
Jeudi 1er octobre : journée des défis
Samedi 3 octobre : remise des prix (semaine 1)
Semaine 2 : Les Voiles Super Boats
Dimanche 4 et lundi 5 octobre : accueil des grandes unités (Wally, IRCA, Maxi yachts, Grands Traditions, grandes Goélettes)
Mardi 6, mercredi 7, jeudi 8, vendredi 9 : régates des grandes unités
Vendredi 9 octobre : remise des prix (semaine 2)
Les mesures prévues par la Société Nautique de Saint-Tropez (hors dispositif concurrents) :
Personnels et bénévoles
– Dépistage de l’ensemble des intervenants avant et pendant la manifestation
Village des Voiles
– Réduction du village à 400 m2 (au lieu des 1 500 m2 habituels), 250 personnes maximum
– Espaces exposants limités aux partenaires. L’accès à la boutique officielle North Sail se fera par l’extérieur uniquement.
– Port du masque, prise de température à l’entrée et gel hydroalcoolique : obligatoires
– Collaboration avec le laboratoire Cerballiance pour dépister les personnes désireuses de le faire.
– Animations : Les traditionnels concours de boules, défilé des équipages, fête des équipages et sardinade ne pourront avoir lieu cette année.
Médias
– Formalités d’enregistrement dématérialisées, pas de salle de presse, contact avec le service de presse par email, sms ou téléphone uniquement.
Pour les embarquements : test négatif de moins de 72 heures, port du masque obligatoire, rendez-vous d’embarquements aux pieds des bateaux.