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Les champions UNCL 2020 en Méditerranée

KER 40 Chenapan – IRC 1
KER 40 Chenapan – IRC 1

L’année 2010 aura été compliquée pour organiser toutes les courses du championnat mais six épreuves sur neuf du calendrier méditerranéen remanié ont pu être courues pour les équipages IRC, les deux dernières manches ayant été supprimées (Grand Prix de Palavas et Novembre à Hyères). Six manches sur sept pour les duos, et seulement 2 sur 3 pour les solos.

KER 40 Chenapan – IRC 1

Pour ce qui est des Championnats équipage, Chenapan, le Ker 40 de Gilles Caminade domine largement la classe 1 devant Albator, le NMD 43 de Philippe Franz et le GP 42 Confluence de Jean Pierre Joly. Il fait ainsi honneur à son club le CNTL, très actif sur le plan d’eau marseillais.Résultats IRC 1

First 40 Rivas Yachting Sloughi – IRC 2

En IRC 2, la lutte était serrée pour l’accès à la première marche du podium. Parmi les 19 équipages, c’est finalement le First 40 Rivas Yachting Sloughi de Paul Rivas (CN Palavas) qui l’emporte avec ses deux belles victoires lors du Brescou d’Or et du Trophée Dominique Sémac. Il devance de peu Biche, l’A40 de Patrice Chenus (SR Antibes), qui aura quant à lui marqué ses points sur la Régate Blanche et La Coupe Napoléon. Troisième position pour Jivaro, le J 133 d’Yves Grosjean du COYCH.Résultats IRC 2

Les Minots de La Nautique – IRC 3

Côté IRC3, la flotte la plus représentée (33) avec les IRC4 (35), la régularité a été payante pour le tout jeune équipage de l’A35 Les Minots de La Nautique, qui a su enchaîner trois belles victoires, Brescou d’or, Trophée Dominique Sémac et La Coupe Napoléon. La Société Nautique de Marseille peut être fière de sa jeunesse montante. On retrouve en deuxième position le redoutable Absolutly II, le Farr 36 d’Yves Ginoux (CNTL) suivi de Checkmate le tout nouveau Mat 10.70 de Jean-Yves Legall qui porte lui aussi les couleurs de la SNM.Résultats IRC 3

X34 Almogaver – IRC 4

Enfin, en IRC4, après une belle victoire sur le Brescou d’Or et une troisième position sur le Trophée Dominique Sémac, Almogaver l’X34 d’Antoine Illes (CN Palavas) prend très largement les commandes avec 171 points, devant le J92 Madecennale de Philippe Couillabin (SR Antibes) et Juliette le First 36.7 de Philippe Saingier (CN Palavas).Résultats IRC 4

Depuis deux ans, la flotte des duos s’est bien étoffée, avec l’arrivée l ‘année dernière de plusieurs Figaro 2 reconvertis à l’IRC ainsi que des JPK 10.30 et Sun Fast 3300 qui animent encore plus les lignes de départ. Cette année ils étaient 72 à batailler sur les plans d’eau méditerranéens. Malgré l’arrivée de ces nouvelles unités, la victoire des Championnats 2020 dans cette catégorie revient au très régulier JPK 10.10, première et troisième marche du podium, sachant que la seconde revient à un JPK 10.80!

JPK 10.10 ILOGAN – IRC Double

Premier donc, l’incontournable Ilogan, le 10.10 des deux Pierre, Perdroux et Grosgogeat qui a su faire un sans-faute sur 3 manches (Quadra Solo, Sanaryenne et Duo Sail, et une deuxième place sur la Duo Cipriani Franco). En deuxième position, Solenn for Pure Ocean, le 10.80 de Ludovic Gérard et Philippe Mariani.  Deux bateaux membres du pôle course du CNTL sur le haut du podium qui rendent hommage à Ilogan pour sa performance sur la Duo Sail « Bravo à Ilogan, magistral même dans ce vent fort, well done les 2xPierre ! Bravo à tous, c’était un chouette week end de voile ». Le 10.10, Hathor 5, du tandem Paul et Patrick Van Gaver, issu du Pôle Course de la SNM, s’inscrit à la troisième place.Résultats Duo

First 31.7 – Blue One IRC Solo

Blue One, le First 31.7 de Damien Despierres remporte la catégorie solo devant le Figaro 2, Figolo, de Michel de Bressy et un autre First 31.7, Pepette.com, mené par Jérôme Latapie. Une saison bien particulière et écourtée pour les solos.Résultats IRC Solo

L’UNCL tient à féliciter tous ces grands régatiers, mais aussi à remercier l’ensemble des clubs du littoral méditerranéen pour leur implication, tout particulièrement cette année, si particulière et difficile au regard des restrictions sanitaires. Rien ne serait possible sans le concours des clubs français, car ce sont eux qui organisent les épreuves, auxquelles les coureurs participent avec plaisir, et qui composent les Championnat UNCL et qui lui donnent sa force et son prestige.

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Vendée Globe. Départ à huis clos le 8 novembre, le village fermé

Village Vendée Globe 2020
Village Vendée Globe 2020 - Photo : Jean-Louis Carli/Alea

Les 33 skippers engagés sur le Vendée Globe pourront partir dimanche 8 novembre. Un départ qui se fera sans public, à huis clos. Un moindre mal pour les skippers mais qui regretteront tous l’ambiance si particulière dans le chenal. En visant un tour du monde en 70 jours, le vainqueur pourra espérer une arrivée avec du public synonyme d’un confinement levé. Le village, lui, a fermé mais restera en place.
” À la suite du confinement national décidé par le Président de la République dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, le Village du Vendée Globe sera fermé au public à compter du vendredi 30 octobre inclus. Le Départ du Vendée Globe se déroulera comme prévu le 8 novembre à 13h02 à huis clos, sans public. Il sera retransmis en direct sur vendeeglobe.org et sur de nombreuses chaînes de télévision.

Le Vendée Globe 2020-2021 restera comme un symbole, celui de notre volonté de continuer à vivre malgré les difficultés que traverse notre pays et dans le respect scrupuleux des règles sanitaires fixées par l’État “.

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Li Quanhai, futur président de la Fédération internationale de voile ? Il pourrait devenir le premier président chinois d’un grand organisme sportif olympique

Les élections du futur président de World Sailing, la Fédération Internationale de voile, se joue cette semaine alors que deux candidats restent encore en lice. Kim Andersen, le Président sortant, danois, doit faire face à la fronde de quelques fédérations et délégués qui lui reprochent sa mauvaise gestion et ses choix d’introduire de nouveaux supports aux JO. Et face à lui, le chinois Li Quanhai que très peu de personnes connaissent, mais qui a de l’argent et pourrait devenir ce dimanche le premier président chinois d’un grand organisme sportif olympique.

Selon le South China Morning Post, les chances de voir Li Quanhai l’emporter sont réelles avec le Hong Kongais Tong Yui-shing au poste de vice-président. Li, qui est le vice-président de World Sailing depuis 2013, a reçu plus de 50% des voix des 128 autorités des pays membres de l’organisation. Il a été rapporté que Li a eu le soutien financier du méga promoteur immobilier chinois Evergrande, qui a promis d’offrir 10 millions de dollars US comme partenaire. Un point non négligeable alors que World Sailing est confronté à de graves problèmes financiers. Un rapport publié en avril affirmait que l’organisme mondial aurait un déficit de 1,3 million de livres sterling dans le «pire des cas», principalement en raison de dépenses non récurrentes au cours de la période de 2017 à 2020, qui comprenait un transfert du siège de Southampton à Paddington à Londres. À ce stade, l’organisme mondial avait conclu un accord de partenariat de quatre ans avec Gazprom , mais malheureusement, la multinationale de l’énergie basée à Saint-Pétersbourg a retiré son parrainage après un an.

L’argent du parrainage de la Chine pourrait aider à résoudre les problèmes financiers de la fédération.

Si Li remportait les élections, il serait le premier chinois à diriger la Fédération d’un sport majeur inclus dans le programme olympique, depuis la création des Jeux modernes en 1896.

Source : https://www.scmp.com/sport/china/article/3107253/chinese-official-set-win-election-and-become-president-world-sailing

Hong Kong sailing official Tong Yui-shing Photo: SCMP
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Trophée Jules Verne. Comment marche l’asservissement du Maxi Edmond de Rothschild ?

Franck Cammas et Charles Caudrelier nous expliquent dans le prochain numéro de Course Au Large n°92 – à paraître ce we 30/10 – comment marche l’asservissement sur le Maxi Edmond de Rothschild et comment ils comptent faire pour battre le record. En attendant, l’équipe publie une belle vidéo explicative. ” L’asservissement c’est comme passer le mur du son” Franck Cammas.

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Le CNTL Marseille brille dans la course en double

Duosail CNTL
Duosail CNTL

Que ce soit en tant qu’organisateur ou avec ses coureurs, le CNTL brille dans la course en double.

Duo Sail : banane masquée
Créée en 2011, la Duo Sail illustre le rôle pionnier du CNTL puisque cette course – qui faisait suite à l’historique Duo Cup – lancée en 1992 et toujours organisée à ce jour, ou à la célèbre Duo Max depuis 2004 – a ouvert la voie de la régate en double précédant le lancement en 2012 du championnat UNCL IRC. Dernière course de la saison, la dixième édition de cette régate – qui aurait espéré les conditions d’un anniversaire plus convivial – s’est déroulée le week-end dernier en rade de Marseille sous la houlette de la commission voile sportive – Yves Ginoux et Samuel Cartier – avec un tout nouveau procédé de sélection de parcours côtiers, mis au point par les équipes d’arbitres du Club : les concurrents se sont vu remettre une liste de points – près d’une trentaine en incluant les marques naturelles et les bouées – permettant au comité d’adapter avec une grande finesse, le jour même, en fonction du nombre de participants, de la météo, des conditions de mer l’ordre et le sens de passage à chaque marque. Un menu “à la carte” qui a permis de valider deux courses optimisant parfaitement l’axe réel du vent de 11 et 15 milles nautiques le samedi avec 15/20 nœuds de nord-nord-ouest, virant à l’ouest, ainsi qu’une magnifique manche de brise de 17 milles le dimanche par un vent d’est soutenu, autour de 25/30 nœuds.



Le CNTL réussi le doublé en double
Dans ces conditions optimales, les 22 équipages engagés dans la Duo Sail n’ont pas boudé leur plaisir et ont vu le sacre de Pierre Perdoux et Pierre Grosgogeat, sociétaires du CNTL, sur le JPK 10.10 Ilogan, qui s’étaient déjà illustrés cette saison en remportant la Quadra Duo, et gravent ainsi leur nom en vainqueurs du championnat Méditerranée 2020. Derrière cette paire intouchable, Laurent Camprubi a également porté fièrement les couleurs du Club sur le JPK 10.30 Jeanne, réussissant à faire la différence avec le A35 des Minots de la Nautique – troisième – lors de la manche de brise. l’inoxydable Ludovic Gérard à bord du JPK 10.80 Solenn for Pure Océan, un autre éminant et talentueux membre du pôle course du CNTL – déjà présent il y a 10 ans pour la première édition de la Duo Sail ! – termine quatrième de l’épreuve, et second du championnat 2020.
 
Rolex Middle Sea Race : Jubilee l’emporte
C’est vraiment un parcours magnifique” s’enthousiasme Jonathan Bordas, rentré vainqueur avec son co-skipper autrichien Gerald Boess de leur toute première participation à la Rolex Middle Sea Race “la vision du Stromboli en éruption de nuit est vraiment un spectacle inoubliable. C’était notre toute première course offshore en double ensemble, et quand nous avons franchi la ligne juste avant 5 heures du matin, au terme de 5 jours et un peu plus de 17 heures de course, nous savions que nous avions gagné notre classe en double !” des moments vraiment jubilatoires pour ce duo nouvellement constitué, de quoi aider à oublier les passages difficiles, où encalminés au nord de la Sicile ils ont vu deux de leurs concurrents toucher du vent et s’envoler, ou encore la terrible remontée des poursuivants qui étaient dans une meilleure veine de vent entre Panteleria et Lampedusa.
Intégré au Pôle course du CNTL en mars dernier, leur J109 Jubilee glane ainsi le titre de l’une des plus grandes classiques méditerranéennes. Après avoir navigué une première partie de sa carrière en Angleterre, et notamment participé à la Clipper Round the World Race – au cours de laquelle les deux équipiers se sont rencontrés – le skipper âgé de 29 ans a souhaité s’orienter vers le double et choisi la Méditerranée, équidistante entre Paris – où il est basé – et Vienne – où vit son co-skipper. “Nous avons reçu un accueil formidable au CNTL” précise-t il encore “non seulement de la part de l’équipe dirigeante et de l’encadrement du Club, mais aussi de nos voisins de panne, comme par exemple Solen for Pure Ocean.”

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La Course au Large aux JO en 2024 à Marseille en danger ? Mobilisons-nous !

On pensait l’épreuve de course au large aux JO2024 acquise à Marseille mais il n’en est rien. Cette semaine l’Assemblée générale de World Sailing devrait décider de son sort alors que plusieurs délégués défenseurs d’anciens supports se mobilisent et appel à voter contre.
Corinne Migraine, vice-présidente de la FFV appel à se mobiliser en rejoignant le site https://offshoredoubles.org.

Mobilisez vous ! Les conférences et l’Assemblée générale de World Sailing cette semaine détermineront si l’épreuve de double mixte offshore restera sur l’ardoise pour Paris 2024 et nous devons montrer au comité olympique que le format olympique du double offshore a un large soutien mondial.N’oubliez pas d’inviter votre co-skipper et de partager avec vos amis! Nous appelons tous les marins super pros ou enthousiastes amateurs à venir nous rejoindre MAINTENANT à https://offshoredoubles.org

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Vendée Globe. Websérie Nicolas Troussel “Tu garderas ton cap” – épisode 1 & 2

Voici les deux premiers épisodes sur Nicolas Troussel “Tu garderas ton cap” joliment réalisés.

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Classe Mini 6.50. Une belle saison malgré le contexte sanitaire. Irina Gracheva championne en proto, Léo Debiesse en série.

classe mini Copyright : Simon Jourdan

La Classe Mini a dressé le bilan de sa saison et récompensé les plus méritants parmi les 200 coureurs qui ont régater malgré la crise sanitaire. L’Atlantique et la Méditerranée ont été le terrain de jeu d’une dizaine de course, ce qui a offert un beau spectacle aux amateurs de course au large. Grâce à cette saison assez complète, plusieurs ministes ont effectué leurs milles nécessaires pour se qualifier à la Mini Transat 2021. Un bilan très positif pour cette Classe dynamique et qui a su rebondir face aux complexités liées au Covid 19.

Le Trophée Marie-Agnès Peron ainsi que le Gran Premio d’Italia marquent la clôture de la saison Mini. Ainsi, les grands vainqueurs en proto et série du Championnat de France de Course au Large en Solitaire sont la russe Irina Gracheva en proto avec son Mini 800 (Sponsor Wanted for Canopus) et le cévenol Léo Debiesse en série avec son Mini 966 (Avelasailing. com).

Les régatier(e)s de la classe mini se sont beaucoup investis tout au long de la saison. Certains ont vécu quelques mésaventures, où il a fallu compter sur la générosité de leurs camarades. En effet, Irina avait perdu la quille de son bateau, le 800 (Canopus), sur la Duo Concarneau elle a couru sur le 433 pendant le Trophée Marie-Agnès Peron, gentiment prêté par un concurrent. Mais également Jean-Marie Jézéquel qui a couru sur le 1016 prêté pour l’occasion par Dominique Appéré. Cela prouve encore une fois l’entraide et la bienveillance très représentative de cette Classe.

Cette année, les trois étapes du Championnat de France de course au large en solitaire étaient les courses suivantes :
– Les Sables Les Açores en Baie de Morlaix
– La Mini en Mai
– Le Trophée Marie-Agnès Peron

PODIUM PROTO 
PODIUM DU CHAMPIONNAT DE FRANCE DE COURSE AU LARGE EN SOLITAIRE 2020
1/ Irina Gracheva (800)
2/ Emmanuel Renaud (753)
3/ Jordan Delrieu (741)

PODIUM SÉRIE 
PODIUM DU CHAMPIONNAT DE FRANCE DE COURSE AU LARGE EN SOLITAIRE 2020
1/ Léo Debiesse (966)
2/ Jean-Marie Jézéquel (951)
3/ Hugo Picard (1014)

La Classe Mini récompense désormais les « good perf ».
L’arrivée sur le circuit mini de bateaux de plus en plus performants (Maxi 6.50, Pogo 3 etc) depuis quelques années rend l’accès aux places remarquables difficile pour les bateaux d’anciennes générations. Ainsi, la Classe Mini a souhaité mettre en place un nouveau prix, permettant de mettre en lumière les performances remarquables des skippers ne naviguant pas sur les bateaux modernes.

Désormais, les vainqueurs de course en série et en proto remettront le prix « good perf » à celles et ceux qu’ils ou elles auront trouvé les plus méritants pendant la course. Le prix sera remis officiellement sur le podium au cours de la remise des prix. Le gagnant devra ainsi coller sur son mât le sticker “good perf” signifiant sa performance remarquable. Ce prix a donc été remis lors des différentes courses de la Classe Mini.

PODIUM GOOD PERF

Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix
(Etape 2)
Série : Pierre Meilhat (485)
Proto : Thomas Grandin (138)
(Etape 3)
Proto : Tim Darni (432)
Série : Hugo Lauras (512)

La Mini en Mai
Série : Mathis Le Pallier (527)
Proto : Pierre Moizan (630)

La Duo Concarneau
Série : Julien Monot / Damien Cloarec (589)
Proto : Charlie VALLE / Matthieu CHANU (265)

Le Trophée Marie-Agnès Peron
Série : Benoit Le Guennec (892)
Proto : Arno Biston (551)

Déclaration Irina Gravecha vainqueur en proto du Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2020 :

« Tout d’abord, je suis très fière d’obtenir la plus haute place du Championnat de la Classe Mini. En cette fin de saison sportive, j’ai vraiment l’impression que d’obtenir ce beau résultat demande beaucoup de détermination et d’efforts. J’ai dû être forte, prendre beaucoup de risques et m’investir à fond dans mon projet. J’ai énormément appris sur moi, mes limites et mes peurs pendant la SAS quand j’ai eu une panne d’énergie et ait été privée de pilote automatique durant quatre jours. J’ai appris à connaitre mon bateau et mes voiles durant la Mini en Mai. Et enfin, sur la MAP, j’ai appris beaucoup sur la solitude en mer et l’entraide entre ministes lorsque j’ai cassé ma quille et que Rémy Hubscher m’a donné son proto 433 pour me permettre de conclure ce championnat. Je suis fière de faire partie de la Classe Mini et de représenter mon pays dans la course au large française. »

Déclaration Léo Debiesse, vainqueur en série du Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2020 :

« Ça n’a pas été facile toute l’année, il a fallu se battre pour gagner cette première place au Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Sur mes deux dernières courses, j’ai fais des bons résultats mais cela c’est joué sur la fin des courses. Il fallait donc s’accrocher tout le long pour rester dans le groupe de tête ! Mais dans l’ensemble je suis très content de ma saison. »

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Ligue Nationale de Voile. L’APCC toujours au top !

ligue national de voile entre 18 équipe sur des J80 à La Rochelle @ C. Breschi

La Ligue Nationale de Voile s’est terminée le 18 octobre dernier et ce sont les Nantais de l’APCC qui se sont une nouvelle fois imposés à La Rochelle ! Au bout d’une dernière journée disputée sous un beau soleil et avec un vent plus soutenu que les jours précédents l’APCC Nantes a frappé un très grand coup en réalisant un doublé d’ores et déjà historique sur la Ligue Nationale de Voile. Déjà vainqueur la semaine précédente du Championnat de France de Match-Racing sur ce même plan d’eau rochelais, Simon Bertheau conserve son titre acquis pour son club l’an passé en devançant l’équipage de Théau Guilcher, son numéro 1 habituel ! Derrière l’armada nantaise c’est l’équipage du Yacht Club de Cherbourg mené par Maxime Mesnil et Alexis Loison qui remporte la bataille de Normandie contre le Yacht Club de Granville de Benoit Charon et son jeune équipage.

Il y avait un peu de tension ce matin sur les pontons, derrière les sourires, aux même cachés sous les masques. Des écarts infimes et de l’enjeu à tous les étages pour cette dernière journée de la Ligue Nationale de Voile 2020 à La Rochelle. Les conditions météos se sont mises à la hauteur des enjeux avec 10 à 15 nœuds de vent d’Est et une mer plate pour offrir un terrain de jeu parfait pour les 18 équipages en lice. Au bout des 3 Flights validés ce dimanche l’équipage numéro 1 de l’APCC Nantes réalise un fantastique « double-doublé » en conservant son titre et en voyant leurs coéquipiers monter sur la deuxième marche du podium. Un bel exploit sachant que le Club nantais avait en plus un 3e équipage sur le front, en Finale de la Sailing Champions League à Porto-Cervo (voir plus bas). Bravo donc au tandem Bertheau-Berthet, bien accompagné par Baptiste Hulin, Benoit Dijoux et Alizée Desbordes. Ils auront le plaisir de pouvoir chambrer leurs potes Théau Guilcher, Margot Riou, Eliot Le Dem, Damien Fleury et Edouard Champault sur le chemin du retour vers la Loire-Atlantique !

Loire Atlantique que la LNVoile retrouvera peut-être l’an prochain avec une étape prévue sur le plan d’eau du SNO Nantes sur l’Erdre ! L’autre club Nantais faisait partie des « petits nouveaux » sur la LNVoile avec un beau projet et un équipage mixte venu d’horizons très variés, une tendance souvent vue sur la Ligue Nationale de Voile, seule compétition 100% interclubs en France. Après Nantes et avant une étape en Méditerranée, la LNVoile version 2021 passera sans doute également par Cherbourg ! Le club avait fait descendre deux équipes très solides cette année à La Rochelle et brille depuis plusieurs années sur la LNVoile. Ils ont obtenu leur premier podium cette année avec l’équipage de Maxime Mesnil et ils seront sans aucun doute redoutables à domicile l’an prochain. On espère y retrouver de nombreux autres clubs sur cette compétition unique en son genre !

Le Classement Général Final

Par : FFVoile – T.Tiberghien

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Vendée Globe. Des sauts technologiques impressionnants

16 Juillet 2020, le skipper francais Jeremie Beyou et les membres de l'équipe en train de préparer le bateau pour le Vendee Globe. (Photo Gauthier LEBEC / Charal Sailing Team)

Si le Vendée Globe reste un défi humain et physique, il l’est également au niveau technologique. Jérémie Beyou sur son Imoca Charal peut en témoigner comme Pierre-François Dargnies. « Si l’on compare avec le précédent Vendée Globe, les évolutions se concentrent dans trois domaines principaux : l’instrumentation, qui n’existait quasiment pas il y a quatre ans, et qui, grâce à de nombreux capteurs, te donne en temps réel les charges qui pèsent, par exemple, sur les foils, les safrans ou la totalité des câbles ; les pilotes automatiques, qui permettent de barrer le bateau en fonction de plusieurs paramètres souhaités par le skipper, via ce qu’on appelle un système de surcouches, conçues spécialement par l’équipe ; la communication, avec de nouvelles antennes plus fiables et surtout permettant un meilleur débit. »

Les marins doivent-ils devenir de vrais « geeks » pour maîtriser ces outils ? « On n’est pas obligé d’être ingénieur pour faire avancer vite un IMOCA, mais c’est un plus d’avoir un bagage technique ou alors il faut de l’expérience, comme Jérémie, répond Pierre-François Dargnies. A force de naviguer, il est capable de détecter quand il dépasse les limites du bateau et donc quand il doit lever le pied, avant même que les alarmes ne sonnent. » Le skipper de Charal ajoute de son côté : « C’est évident qu’en termes d’informatique et d’électronique, notre métier a changé par rapport aux premiers Vendée Globe. On passe aussi moins de temps à faire du composite sur le bateau ou à réparer des pièces d’accastillage, parce que le matériel est plus fiable et le degré de préparation des équipes plus élevé. »

Faut-il en déduire que les marins ne sont devenus que de simples pilotes asservis à la technologie ? « Non. Dans le fond, ça reste du solitaire, un exercice à part entière, répond Jérémie Beyou. Même si tu as plus d’outils de décision et des informations météo plus précises, à un moment, c’est à toi de trancher sur ta stratégie, de sentir si ton bateau est capable d’encaisser la route suggérée par le routage, et si, toi-même, tu peux en donner un peu plus ou, au contraire, si tu es fatigué. Toutes ces notions restent au centre du jeu et ne changeront jamais. »

Et elles reviennent parfois au premier plan quand la technologie vient à défaillir, ce qui avait été le cas lors du Vendée Globe 2016 pour Jérémie, privé avant d’entrer dans le Grand Sud de ses antennes satellites, lui permettant de recevoir les fichiers météo. Ce qui l’avait contraint à naviguer à l’ancienne et à faire appel à quelques souvenirs : « Je suis de la génération GPS et fichiers Grib (fichiers météo que l’on récupère via une connexion Internet), mais quand j’ai préparé mon premier Vendée Globe en 2008 avec Pierre Lasnier, il avait tenu à m’apprendre à faire le tour du monde sans fichier grib au cas où j’en aurais été privé. Donc à prévoir la météo en fonction du baromètre, de la température de l’eau, de la forme des nuages… Et au final, j’ai eu à me servir de tout ça sur ce Vendée Globe. Au début, je me demandais comment j’allais faire et au fur et à mesure, c’est presque devenu un jeu. »

Le Finistérien, qui monta sur la troisième marche du podium, a alors sans doute partagé avec les pionniers des premiers Vendée Globe une dimension plus « aventure » qui, estime-t-il, existera toujours, même à bord de machines ultra perfectionnées capables de tourner autour de la planète en moins de 70 jours (contre 109 pour Titouan Lamazou, vainqueur en 1989-90) : « Aujourd’hui, tout le monde parle de formes de foils, des performances des bateaux, mais à deux semaines du départ du Vendée Globe, tu commences à réaliser que c’est quand même une aventure de folie, que tu vas te retrouver en haut de la falaise et qu’il va falloir sauter. Et là, ce n’est que du mental. » Mais aussi du physique, car les nouveaux bateaux, construits autour des foils, donc pour voler dans de nombreuses conditions, sont devenus beaucoup plus exigeants que ne l’étaient leurs prédécesseurs, nécessitant une préparation sportive de très haut niveau…

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