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Vendée Globe. Yannick Bestaven, un confiné serein !

Yannick Bestaven en confinement avant le départ
Yannick Bestaven en confinement avant le départ du Vendée Globe

Yannick Bestaven, le skipper de Maître CoQ IV se confine avec philosophie aux Sables en attendant le grand départ de son deuxième Vendée Globe.

Comme d’autres concurrents du Vendée Globe 2020, Yannick Bestaven a anticipé le confinement obligatoire auquel doivent se soumettre les 33 solitaires à partir du 1ernovembre en s’isolant chez lui à La Rochelle une semaine plus tôt. « Je suis resté à la maison avec mes deux filles, explique-t-il.Je me suis occupé de mes proches, j’ai fait du sport et j’ai préparé mes dernières affaires : il me restait quelques vêtements à mettre sous vide et j’ai fini de charger électroniquement tout ce qui est musique, livres et films, même si je ne suis pas sûr d’avoir le temps de bouquiner et de regarder des films pendant mon tour du monde. »

Cette première partie de confinement s’est achevée lundi, le skipper de Maître CoQ IV ayant « fermé la maison »avant de parcourir les 90 kilomètres séparant La Rochelle des Sables d’Olonne, où il va rester confiné avec sa compagne jusqu’au jour du départ du Vendée Globe. « Dimanche soir, c’était la dernière fois que je voyais mes filles qui retournaient à l’école lundi, ce n’est pas évident de dire au revoir à ses proches les uns après les autres comme ça, il n’y aura pas de grands adieux au ponton. »

Lors de cette dernière semaine avant le départ, Yannick Bestaven ne va pas se tourner les pouces dans son appartement sablais, le programme s’annonçant chargé, entre passages autorisés et minutés au bateau, avec chaque fois un interlocuteur (testé négatif) de son équipe pour faire le point sur des dossiers précis, comme l’avitaillement et le matériel de « spare » (de rechange), séances de sport seul sur la plage et bien évidemment étude météo des premiers jours de course.

Le Rochelais poursuit par ailleurs ses discussions téléphoniques avec Eric Blondeau, un coach mental – qui travaille notamment avec l’équipe de France de voile olympique – rencontré en juin via Jean-Marie Dauris, directeur technique et sportif de l’équipe Maître CoQ. « Au départ, je n’étais pas forcément très intéressé, mais dès les premiers échanges, j’ai vu que ça pouvait m’apporter quelque chose. C’est toujours bien d’avoir le regard d’une personne extérieure au projet, tant sur ma gestion personnelle que sur le management de l’équipe. Au cours de cette dernière semaine, nous allons avoir des échanges pour bien gérer les émotions du départ.

Et bien gérer cette situation particulière liée au confinement imposé, que Yannick essaie de prendre avec recul et philosophie : « Tout le monde est un peu frustré par ce qui se passe, les marins et le public, mais le principal, c’est qu’on trouve des solutions pour sortir de cette crise sanitaire. De notre côté, nous avons quand même la chance de pouvoir aller naviguer autour du monde, de vivre notre passion, on va emmener par procuration tous les gens qui nous suivent en leur envoyant de belles images de mer et de liberté, j’espère qu’on arrivera à faire rêver tout le monde. »

Et le public, le skipper de Maître CoQ IV a tout de même eu le temps de le croiser pendant la première semaine d’ouverture du village, ce que confirme Christophe Guyony, le directeur général de Maître CoQ: « Nous avons certes dû annuler une grande partie de ce que nous avions prévu pour nos salariés et éleveurs, mais aussi pour la centaine de clients que nous avions invités pour suivre le départ sur l’eau. Comme les marins en mer, nous avons dû nous adapter. Et nous avons quand même eu la chance d’avoir quasiment quinze jours de village ouvert, pas mal de collaborateurs de Maître CoQ ont pu passer au bateau, ils étaient contents de voir Yannick la première semaine. On aurait tous bien évidemment voulu partager les derniers moments avec lui, mais on ne coupe pas le lien, on se téléphone très régulièrement. » Pour encourager un skipper qui dit du Vendée Globe : « C’est un sacré voyage, dans sa dimension purement géographique – tu fais le tour du globe -, mais aussi un voyage personnel, parce qu’arriver à mener un bateau de course à fond pendant deux mois et demi-trois mois, ce n’est pas rien. »

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Vendée Globe. Guillaume Verdier, 12 IMOCA sur la ligne de départ

Sam Davies
Sam Davies

Guillaume Verdier a signé avec son cabinet 2 des 8 nouveaux IMOCA qui partiront sur ce Vendée Globe : LinkedOut et Apivia. Mais il a également co-signé avec VPLP d’autres IMOCA dont 10 autres qui partiront faire le tour du monde dimanche prochain.


LinkedOut : ” Thomas Ruyant a fait appel à notre bureau pour dessiner son nouveau voilier : nous avions déjà conçu son Class40, vainqueur de la Route du Rhum. Nous évoquons l’idée de ce nouveau projet alors que nous finissions de travailler sur la campagne de la Coupe de l’America en 2016. Nous élaborions alors le SUPER 60 pour la Volvo Océan Race. Un projet dans lequel nous nous investissions pleinement durant deux ans. Nous développons alors le premier simulateur virtuel en Open 60. Ce bateau est le fruit de cette collaboration très vertueuse qui sera construit au Chantier PERSICO. De cette relation de confiance est né un bateau simple et particulièrement fonctionnel. Pas de choix extrêmes dans la conception du monocoque mais une foule de petits détails qui correspondent à la touche personnelle de Thomas. Une attention particulière est apportée au cockpit permettant de barrer en étant moins secoué tout en ayant une bonne vision périphérique. Convaincu que les limites de la performance pourraient être plus humaines que techniques, Thomas a donc tenu à porter un soin particulier à l’ergonomie de son monocoque.

LinkedOut Thomas Ruyant
LinkedOut Thomas Ruyant


Apivia :Le 60 pieds APIVIA est un voilier que nous avons conçu dans la lignée du Super 60 pour la Volvo Ocean Race. Il diffère cependant de ce dernier à bien des égards (légèrement plus étroit; une étrave légèrement modifiée afin de passer en surf dans les fonds de houle; un cockpit entièrement couvert permettant de vivre dans une grande zone semi humide; bien à l’abri du vent tout en offrant une faible résistance aérodynamique. Nous sommes assistés en conception par le fantastique bureau de Mer Concept regroupant toute l’expérience vertueuse de François Gabart. Cette collaboration fut un échange très riche avec Charlie Dalin.

V&B :En 2007, l’ex-Groupe Bel que nous avions dessiné (en collaboration avec VPLP) pour Kito de Pavant est conçu autour d’une très grande ergonomie : le bateau devait être léger, simple et facile à faire marcher. Si la carène est celle de Safran 1, il est toutefois doté d’un mât-aile et de barres à roue. En 2009, Kito de Pavant parvient à battre le record de la traversée Marseille-Carthage, en reliant les deux villes en 1j 20h et 20’, avant de terminer 2e à la transat Jacques Vabre avec François Gabart. Depuis le bateau a été modifié. Il est skippé par Maxime Sorel.

PRB : ” Conçu pour le Vendée Globe 2012-13 pour Vincent Riou (assisté de Jean Le Cam), ce plan Verdier – VPLP est le plus léger de tous nos bateaux. Nous avons peaufiné les détails structuraux et suivi attentivement la construction. A son bord, Vincent Riou. S’il n’a pas pu s’illustrer au cours des deux éditions 2012 et 2016 du Vendée Globe, il a néanmoins remporté par deux fois la Transat Jacques Vabre en 2013 et 2015 et plus récemment, en terminant quatrième de la dernière Route du Rhum. Construit par Hubert Desjoyeaux au chantier CDK, le bateau s’est offert une nouvelle jeunesse en adoptant une paire de foils en 2018. Un refit qui devrait se révéler payant pour le Vendée Globe 2020 avec Kevin Escoffier à la barre.

Initiatives-Cœur :” Ce bateau est l’un des plus emblématiques des Imocas. Conçu pour Michel Desjoyeaux par notre bureau alors en association avec VPLP, ce monocoque a très vite montré son potentiel avec Armel Le Cléac’h sur le Vendée Globe 2012-2013. Jérémie Beyou a ensuite ajouté des foils au 60 pieds, ce qui lui aura permis de prendre la troisième place du Vendée Globe en 2016-2017. Grâce à l’aide de Anne Claire Leberre, l’assistante technique de Samantha, nous avons mis en œuvre une refonte totale du bateau en 2018. Nous concevons alors la première paire de foils de nouvelle génération permettant au bateau de sustenter entièrement. Il est skippé par Samantha Savies.

Newrest Arts & Fenetres, ex Vento di Sardegna, a été construit avec VPLP chez Persico Marine pour l’italien AndreaMura. “Ce bateau à foils de dernière génération est un sistership du Banque Populaire d’Armel Le Cléac’h qui remporte le Vendée Globe 2016-2017. Morgane Schlumberger et Hervé Penfornis suivent tout particulièrement ce projet qui sera amené a se développer au-delà du Vendée Globe 2020. Le Bateau est skippé par Fabrice Amedéo.

Maître CoQ IV a été dessiné en 2013. Sa carène puissante fut conçue pour être assistée des foils « Dali » dessinés par les architectes Verdier – VPLP pour le Vendée Globe 2016. ” Véronique Soulé, Benjamin Muyl et Guillaume Verdier auront travaillé de concert afin de mettre au point ce concept auto-stable de foils capables de soulever environ la moitié de la masse du bateau. Nous héritions alors de l’expérience du Class America ETNZ sur lequel nous travaillons a l’époque. Mis à l’eau en mars 2015 (SAFRAN 2, est alors skippé par Marc Guillemot. Le bateau sera par la suite suivi par l’écurie Kaïros de Roland Jourdain, avec Morgan Lagravière à son bord. Yannick Bestaven aura souhaité jouer la carte de l’extrême fiabilisation en optimisant par ailleurs le rendement et l’ergonomie de sa plateforme.

Bureau Vallée II :Notre collaboration avec Louis Burton et Servane Escoffier débute au moment où leur chantier travaille sur la construction du Class 40 de Yannick Bestaven. Renforcé et équipé de nouveaux foils plus adaptés à la navigation au près, le bateau a malheureusement été contraint d’abandonner la New-York-Vendée après avoir percuté un OFNI. Fin 2016, le bateau connaît plusieurs améliorations qui lui permettent de remporter le Défi Azimut, et d’établir un nouveau record pour le Vendée Globe (74 jours 03 heures 35 minute).

Banque Populaire X : ” Ce bateau a été originellement conçu pour François Gabart par notre bureau associé, alors à VPLP. A l’époque, le bureau de Michel Desjoyeaux nous assiste dans les choix techniques : il est construit sous la direction de Hubert Desjoyeaux chez CDK. Le bateau conçu en 2010 sera vainqueur du Vendée Globe en 2012-2013 sous les couleurs de Macif et avec François Gabart aux commandes. Cet IMOCA a également remporté par deux fois la Route du Rhum, avec François Gabart puis Paul Meilhat et SMA ensuite, en 2018. Si le team Banque-Populaire a choisi de ne pas l’équiper de foils dans l’optique du prochain Vendée Globe, c’est parce que le bateau peut déjà jouer de sa vitesse à toutes les allures et peut s’appuyer sur une fiabilité qui n’est plus à démontrer. Nous avions opté pour des dérives droites apportant une contribution verticale. Ce bateau maintient une très faible surface mouillée au portant. Il reste parmi les plus redoutables dans le petit temps et les transitions. Il est skippé par Clarisse Crémer.

MACSF marque une rupture dans l’histoire du Vendée Globe. ” Construit pour Marc Guillemot en 2007, le plan Verdier – VPLP tranche avec tous les canons de l’époque qui ne juraient que par la recherche de puissance supplémentaire. Safran1 (devenu aujourd’hui MACSF) fait le pari de la légèreté en s’appuyant sur une construction particulièrement soignée par Thierry Eluere. Ce bateau est un stradivarius. Romaric Neyhousser et Hervé Penfornis y auront aussi dédié tous leurs talents en architecture : c’est le bateau qui a lancé notre bureau. Nous y avons insufflé toutes les innovations qui prévalent aujourd’hui chez les Imocas. Nous introduisons des flancs verticaux / bouchains vifs avec beaucoup de volume dans les étraves permettant de maximiser la raideur du bateau tout en gardant une largeur de coque modeste : cette faible largeur nous garantit une faible trainée induite par l’angle de dérive. Ainsi, nous décidons de jouer sur l’inclinaison de l’axe de rotation de la quille afin de créer de la portance dynamique sur la quille et ainsi de favoriser les transitions. Cet apport réduit aussi considérablement la trainée induite. Nous mettons également des mats extrêmement reculés afin d’augmenter l’allongement du gréement, notamment lors des prises de ris.”

PRYSMIANLe bateau, ex Saint-Michel-Virbac, fait partie de la première génération des IMOCAS dotés de foils. Nous l’avons conçu en collaboration avec le Gitana Design Team pour Gitana 16. L’objectif a été d’exploiter les foils au maximum, afin d’être plus performant aux allures portantes. La 2e innovation réside dans l’ajout d’appendices rétractables qui viennent remplacer les anciennes dérives asymétriques. Le bateau a fait ses preuves en remportant la Transat Jacques-Vabre en 2017 ou encore en finissant deuxième de la Route du Rhum en 2018.

Seaexplorer : ” Conçu par notre cabinet associé à VPLP, cet IMOCA de la génération 2016 se distingue par son cockpit très abaissé, des foils imposants pour l’époque et un devis de poids particulièrement étudié. Ce bateau a été conçu pour Sébastien Josse, avec les talentueux Antoine Koch et Armand de Jacquelot, assistant le bureau interne de Gitana. C’est le bateau le plus optimisé et raffiné que nous ayons dessiné pour le précèdent Vendée-Globe. En 2016, le bateau a révélé son potentiel sur le Vendée Globe, mais est malheureusement contraint d’abandonner après la rupture d’un axe retenant le foil dans son puit. Le foil avait endommagé ce dernier, contraignant Sébastien a l’abandon. Depuis, le chantier mené par Malizia a consisté avant tout à fiabiliser le monocoque. Celui-ci aura bénéficié d’une étrave lui permettant de mieux passer la houle.”

Une année 2020-21 riche en perspectives

Entre sa collaboration au sein du Team Emirates Team New Zealand pour la 36e Coupe de l’America disputée en mars prochain et deux projets de construction en cours pour The Ocean Race, Guillaume Verdier, aux côtés de son équipe, se préparent à une nouvelle année bien remplie.

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Comment parier sur le Vendée Globe ? La côte des skippers !

Alex Thomson

Si la France a ouvert ses compétitions aux paris en ligne en 2010, la voile ne suscite pas beaucoup d’intérêt ou d’engouement pour les plateformes en ligne. A ce jour un seul site permet de parier sur le vainqueur du Vendée Globe et encore les gains sont limités à 500 € mais le pari est tentant avec notamment Charlie Dalin ou Thomas Ruyant ! Alors quels sont les côtes des skippers ?

En tête, on retrouve Alex Thomson et Jérémie Beyou suivi par Charlie Dalin. Ensuite les côtes sont assez étonnantes avec Sam Davies favorite devant Thomas Ruyant et Armel Tripon. Les côtes s’envolent ensuite avec Nicolas Troussel ou Sébastien Simon et ou Jean Le Cam fait jeu égal. A noter que tous les skippers ne sont pas lister.
Les paris sont à retrouver ici : https://www.zebet.fr/fr/competition/38622-vendee_globe_2020

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Vendée Globe. Un temps parfait pour partir

Vue aérienne globale des pontons et des bateaux du Vendee Globe, aux Sables d’Olonne le 18 Octobre 2020.
LES SABLES D’OLONNE, FRANCE - 18 OCTOBRE: Vue aérienne globale des pontons et des bateaux du Vendee Globe, aux Sables d’Olonne le 18 Octobre 2020. (Photo Jean-Marie Liot/Alea)

Dimanche prochain, 8 novembre, les 33 skippers devraient profiter d’une météo clémente aux Sables d’Olonne pour partir faire leur tour du monde. A défaut d’avoir du public nombreux le long du célèbre chenal pour les encourager, ils pourront au moins se consoler en partant dans des conditions légères qui devraient leur laisser le temps de se mettre dans le bain avec 6 à 10 nds avant de se renforcer à l’approche du cap Finisterre qui s’annonce comme le premier passage compliqué.

 

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Le Chinois Li Quanhai, nouveau président de World Sailing

Nouveau président World Sailing

Le Chinois Li Quanhai, 58 ans, a été élu dimanche à la présidence de World Sailing où il succède au Danois Kim Andersen, qui aura assuré un seul mandat de 4 ans. Ancien directeur général de l’Administration chinoise des sports aquatiques et ex-président des fédérations chinoises d’aviron et de canoë et actuel directeur général du Centre chinois des sports olympiques, M. Li a obtenu 68 voix contre 60 à M. Andersen.

Le résultat du scrutin a été annoncé à l’occasion d’une assemblée générale de la fédération internationale qui s’est tenue virtuellement en raison de la crise du Covid-19. Membre du conseil de World Sailing de 2006 à 2012 puis vice-président depuis 2013, M. Li a été élu au terme d’une campagne très tendue, où des accusations d’ingérence ou de comportements contraires au code d’éthique se sont multipliées.

Deux autres candidats avaient été écartés au premier tour, l’Espagnol Gerardo Seeliger et l’Uruguayen Scott Perry. Seeliger avait reconnu sa défaite non sans appeler à voter en faveur du candidat chinois, seul à même selon lui d’apporter « un vent de fraîcheur ». M. Li, seul Chinois à présider actuellement une fédération internationale d’un sport olympique, n’est cependant pas le premier citoyen de l’Empire du milieu à diriger une grande fédération.

Avant lui, Wei Jizhong avait présidé la Fédération internationale de volley-ball de 2008 à 2012 et Lu Shengrong, par ailleurs membre du CIO jusqu’en 2001, avait occupé la présidence de la Fédération internationale de badminton, autre sport au programme olympique.

Hénard a invité le nouveau président

« J’ai félicité le nouveau président. Avec lui nous avons des membres du Conseil très expérimentés et solides» dont le Français Yann Rocherieux, a réagi Nicolas Hénard, président de la Fédération française de voile, interrogé par CourseAuLarge. « J’ai d’ores et déjà invité M. Li à venir en France et à Marseille, dès que la situation sanitaire le permettra, pour lui détailler la préparation des épreuves de voile des JO-2024 et lui montrer tout le potentiel du programme voté en 2018 et qui intègre notamment pour la première fois la course au large », a ajouté M. Hénard, double champion olympique en Tornado.

M. Li qui a participé à la campagne de candidature victorieuse de Pékin pour les JO-2008, souligne que depuis lors le pays s’est doté de « 26 centres d’entraînement à la voile » et compte désormais « des dizaines de clubs de voile et de bases d’entraînement ».

La Chine, qui disposait encore récemment de peu d’infrastructures, s’est longtemps désintéressée de la voile. Il lui a fallu attendre les JO-2008 à Pékin pour remporter sa première médaille d’or dans la discipline.

Face à Kim Andersen qui a présidé à la modernisation du programme olympique, avec l’entrée notamment de la course au large dès les JO de Paris-2024, le Chinois s’avançait fort de nombreux atouts. Alors que les grandes compétitions ont émigré vers l’Asie, avec trois éditions des Jeux olympiques successivement sur le continent (JO d’hiver-2018 à Pyeongchang, JO d’été-2020 à Tokyo et d’hiver 2022 à Pékin), il semble « normal d’avoir la Chine, un pays majeur, à la tête d’une fédération internationale olympique », explique un cadre d’une fédération internationale interrogé par CourseAuLarge et qui met en lumière « les enjeux géopolitiques » derrière cette élection.

Selon ses soutiens, Li Quanhai était le mieux armé pour restaurer la fragile santé financière de World Sailing, en s’appuyant sur de solides et ambitieux partenaires chinois. Très présents dans le sport international avec notamment Alibaba (l’un des top sponsors du CIO) ou le constructeur de smartphones Vivo, partenaire de la Fifa, les groupes chinois ne cachent pas leurs ambitions.

Selon le journal de Hong Kong, South China Morning Post (SCMP), Li bénéficierait également du soutien du géant de l’immobilier Evergrande, qui serait prêt à sponsoriser la fédération à hauteur de 10 millions de dollars US.

Les enjeux sont de taille. Il faudra d’abord pour la fédération internationale recouvrer la santé financière. Comme beaucoup d’autres fédérations, Word Sailing a subi de plein fouet la crise du coronavirus, qui a entraîné le report d’un an des Jeux olympiques de Tokyo et l’annulation de nombreuses épreuves. Sans compétitions, pas de revenus et pour faire face, la fédération basée à Londres a obtenu du Comité international olympique une avance substantielle sur la subvention que le CIO verse tous les 4 ans aux 28 fédérations des Jeux d’été.

Mais avant même la crise sanitaire, l’organisation faîtière de la voile mondiale n’était pas au mieux financièrement, la faute notamment à l’arrêt d’un partenariat mal ficelé avec le russe Gazprom et à un déménagement coûteux de Southampton à Londres et au versement. Autre enjeu majeur de cette élection, l’aspect sportif avec une bataille qui fait rage entre les progressistes et la « vieille garde » concernant le programme des Jeux olympiques de Paris-24 et notamment l’arrivée programmée de la course au large et la disparition du Finn.

Prévue pour faire ses débuts à Marseille, la course au large, en équipage double et mixte sur un quillard monotype, avait été validée parmi les dix séries olympiques, à une écrasante majorité lors de l’assemblée générale de World Sailing en novembre 2018 à Sarasota (Etats-Unis), grâce notamment à l’action de la Fédération française de voile et de son président Nicolas Hénard.

Mais alors que la commission exécutive du CIO doit se prononcer définitivement début décembre sur ce programme, la fronde est montée au sein de la fédération internationale, menée par les conservateurs qui ne désespèrent pas de convaincre le président de l’instance basée à Lausanne, Thomas Bach et son état-major.

Pourtant, l’entrée de la course au large, de surcroît en France où elle est extrêmement populaire, s’inscrit parfaitement dans l’agenda 2020 du CIO, qui vise à dépoussiérer le programme et à une meilleure parité hommes/femmes.

Largement soutenue par la communauté de la voile, l’entrée de la course au large apporterait de fait du sang neuf dans un programme olympique dont le format des épreuves est parfois illisible pour le grand public.

« Je suis prêt à mettre mon plus beau blazer et ma plus belle cravate pour aller rencontrer Thomas Bach à Lausanne pour lui expliquer tout l’intérêt de valider début décembre la présence de la couse au large aux JO-2024 à Marseille », a encore assuré Nicolas Hénard.

Spectaculaire et plus télégénique que les parcours entre des bouées, l’épreuve qui doit durer 3 jours et 2 nuits, pourrait se disputer en juillet 2024 entre Marseille et la Corse, si la météo le permet. Illustration de la popularité de la discipline, le site Offshoredouble.org a déjà recueilli des centaines de soutiens, dont celui de Loïck Peyron.

Les autorités françaises et notamment la Préfecture Maritime de Méditerranée sont parfaitement préparées à gérer la sécurité de l’évènement : ” Nous disposons de moyens conséquents – maritimes et aériens – et cela s’inscrit dans nos missions de sécurité ” rappelait le VAE Isnard récemment.

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Présidence de World Sailing : un dernier bord très tendu !

World sailing election
World sailing election

World Sailing doit annoncer dimanche le nom de son président, qui tiendra la barre pour les quatre prochaines années, au terme d’une campagne houleuse et dont le dernier bord s’avère très incertain, entre le président sortant, le Danois Kim Andersen et son rival chinois, Li Quanhai.

Covid-19 oblige, les fédérations ont voté à distance et les résultats seront annoncés lors d’une assemblée générale virtuelle.

Lors du premier tour, l’Espagnol Gerardo Seeliger et l’Uruguayen Scott Perry ont quitté la course. Seeliger a reconnu sa défaite non sans appeler à voter en faveur du candidat chinois, déjà vice-président de World Sailing et seul à même selon lui d’apporter « un vent de fraîcheur ».

Les enjeux sont de taille. Il faudra d’abord pour la fédération internationale recouvrer la santé financière. Comme beaucoup de fédérations, Word Sailing a subi de plein fouet la crise du coronavirus, qui a entraîné le report d’un an des Jeux olympiques de Tokyo et l’annulation de nombreuses épreuves. Sans compétitions, pas de revenus et pour faire face, la fédération basée à Londres a obtenu du Comité international olympique une avance substantielle sur la subvention que le CIO verse tous les 4 ans aux 28 fédérations des Jeux d’été.

Mais avant même la crise sanitaire, l’organisation faîtière de la voile mondiale n’était pas au mieux financièrement, la faute notamment à l’arrêt d’un partenariat mal ficelé avec le russe Gazprom et à un déménagement coûteux de Southampton à Londres et au versement.

Kim Andersen l’assure, « il y a 4 ans nous avons reçu de fausses informations sur la situation financière de World Sailing » . Proposant dans sa plateforme électorale d’augmenter « la participation et l’audience de la voile dans le monde » et de créer notamment des compétitions pour les jeunes, le Danois promet tout simplement « plus d’argent pour la voile » et estime que le potentiel commercial de son sport « est sous exploité ».

Face à lui, Li Quanhai n’a pas détaillé ses intentions. Mais le Chinois s’avance fort de nombreux atouts. Alors que les grandes compétitions ont émigré vers l’Asie, avec trois éditions des Jeux olympiques successivement sur le continent (JO d’hiver-2018 à Pyeongchang, JO d’été-2020 à Tokyo et d’hiver 2022 à Pékin), « il serait normal d’avoir la Chine, un pays majeur, à la tête d’une fédération internationale olympique », estime un cadre d’une fédération internationale.

« Il sera intéressant de voir le résultat de cette élection à la lumière des enjeux géopolitiques », ajoute ce familier des instances internationales.

Ancien directeur général de l’Administration chinoise des sports aquatiques et ex-président des fédérations chinoises d’aviron et de canoë, et actuel directeur général du Centre chinois des sports olympiques, Li Quanhai serait le mieux armé, selon ses supporteurs, pour restaurer la fragile santé financière de World Sailing, en s’appuyant sur de solides et ambitieux partenaires chinois. Très présents dans le sport international avec notamment Alibaba (l’un des top sponsors du CIO) ou le constructeur de smartphones Vivo, partenaire de la Fifa, les groupes chinois ne cachent pas leurs ambitions.

Selon le journal de Hong Kong, South China Morning Post (SCMP), Li bénéficierait également du soutien du géant de l’immobilier Evergrande, qui serait prêt à sponsoriser la fédération à hauteur de 10 millions de dollars US.

La Chine, qui disposait de peu d’infrastructures, s’est longtemps désintéressée de la voile. Il lui a fallu attendre les JO-2008 à Pékin pour remporter sa première médaille d’or dans la discipline.

Autre enjeu majeur de cette élection, l’aspect sportif avec une bataille qui fait rage entre les progressistes et la « vieille garde » concernant le programme des Jeux olympiques de Paris-24 et l’arrivée programmée de la course au large.

Prévue pour faire ses débuts à Marseille, la course au large, en équipage double et mixte sur un quillard monotype, avait été validée parmi les dix séries olympiques, à une écrasante majorité lors de l’assemblée générale de World Sailing en novembre 2018 à Sarasota (Etats-Unis), grâce notamment à l’action de la Fédération française de voile et de son président Nicolas Hénard.

Mais alors que la commission exécutive du CIO doit se prononcer définitivement début décembre sur ce programme, la fronde est montée au sein de la fédération internationale, menée par les conservateurs qui ne désespèrent pas de convaincre le président de l’instance basée à Lausanne, Thomas Bach et son état-major.

Pourtant, l’entrée de la course au large, de surcroît en France où elle est extrêmement populaire, s’inscrit parfaitement dans l’agenda 2020 du CIO, qui vise à dépoussiérer le programme et à une meilleure parité hommes/femmes.

En coulisses, les opposants à Kim Andersen et à ses réformes semblent s’appuyer sur Ser Miang, membre du CIO et même vice-président, représentant Singapour et également membre de la Commission d’éthique de World Sailing.

Durant la campagne, Andersen a du reste saisi la commission d’éthique, pour dénoncer « l’ingérence » de Ser Miang « dans les élections internes et la politique de World Sailing ».

Largement soutenue par la communauté de la voile, l’entrée de la course au large apporterait de fait du sang neuf dans un programme olympique dont le format des épreuves est parfois illisible pour le grand public.

Spectaculaire et plus télégénique que les parcours entre des bouées, l’épreuve qui doit durer 3 jours et 2 nuits, pourrait se disputer en juillet 2024 entre Marseille et la Corse, si la météo le permet. Illustration de la popularité de la discipline, le site Offshoredouble.org a déjà recueilli des centaines de soutiens, dont celui de Loïc Peyron.

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Ocean Race. Prenez le large avec Yoann Richomme en VO65

Yoann Richomme nous a envoyé de belles images de drone prises au large du Portugal. Cela s’est passé le mois dernier à 25-28 nds pour s’entraîner avec son équipe sur le VO65 Racing Racing for the Planet de la Mirpuri Foundation en vue de The Ocean Race Europe qui partira à la fin du printemps 2021.
” C’est encore une grosse découverte pour moi sur ce bateau. Ces entraînements m’apportent beaucoup sur l’organisation à bord. Comment on gère les quarts, la bouffe. On profite de ces sorties pour tester des gens à bord et finaliser l’équipe. On est 10 à bord. On a le luxe d’avoir le temps. On reprendra les entraînement en février- mars. “

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Championnat de France jeunes 2020. Derniers titres avant le confinement

Ligue Nationale de Voile 2020 - Jour 2 - CARCANS © A.Pilpré / FFVoileMAUBUISSON

Toutes les compétitions majeures de l’Automne, qui accueillaient cette année certains Championnats de France Jeunes reprogrammés, ont donc du anticiper leur épilogue mais cela n’a pas empêché d’avoir de belles batailles sur l’eau ce jeudi et des beaux champions sur les podiums ce soir !

GP DE L’ARMISTICE – CF JEUNES 420 / OPEN SKIFF / RS FEVA
Même sur deux jours la magie fonctionne sur le Lac de Carcans-Maubuisson. On n’oubliera pas de si tôt la 51e édition du Grand Prix de l’Armistice malheureusement écourtée mais qui a offert une magnifique terrain d’expression pour les 254 jeunes concernés par les Championnats de France Espoirs 420, et Minimes Open Skiff et RS Féva. Les autres séries n’ont pas pu se joindre à la fêt ce jeudi malheureusement mais après deux belles journées de navigation les nouveaux champions ont pu monter sur le podium cet après-midi. Bravo donc au duo déjà Champion d’Europe 2019 et désormais champion de France Espoirs de 420 chez les Garçons, Ange Delerce et Timothé Rossi (SR Antibes), à Flavie Foucher et Zoé Le Barrillec (SNO Nantes) championne chez les Filles, à Thomas Eugène (YC du Calaisis) vainqueur en Open Skiff chez les Garçons, à Joana Alves Lourenço (CV Martigues) chez les Filles, et enfin au duo mixte Christophe Maxor – Lolie Osswald (St Barth YC), nouveau champion de France Minimes en RS Féva tandis que les tenants du titre (mais désormais “trop vieux” pour la catégorie Minimes) Lisandru Bunel et Thomas Kuntze (BN Mare e Vela) ont dominé la compétition au classement scratch.

KIDIBUL CUP – CF MINIMES OPTIMIST
Le spectacle est toujours impressionnant, avec ces 300 petits navires et leurs jeunes skippers, comme des pointillés sur l’eau. Deux jours de compétitions sur les quatre prévus sur la Kidibul Cup Cap d’Agde mais tout de même beaucoup de plaisir pour les participants qui ont été magnifiquement reçu sur ce beau plan d’eau! De nombreux futurs grands noms ont bien été récompensés ce jeudi soir dont les nouveaux Champions de France Minimes de la série !

COUPE DE FRANCE OPEN 5.70 – CF ESPOIRS OPEN 5.70
Compétition écourtée mais participants rincés ! Les 23 bateaux inscrits sur la Coupe de France Open 5.70 ont été mis à rude épreuve dans des conditions bien musclées à Dunkerque. Du costaud pour les équipages en lice sur cette épreuve qui accueillait le Championnat de France Espoirs de la série. Et des costauds sur le podium final avec la victoire et le titre de Champion de France Espoirs pour le trio du Loguivy Canot Club, Titouan Giannantoni, Théo Masse et Malo Lajoux, qui réalise le doublé après sa victoire sur le Spi Ouest France et son titre de Champion de France Open. L’équipage Normand de Thimothé Polet sur Helvetia prend la 2e place tandis que celui de Pierre-Yves Hénard-Moysan (CV L’Aber-Wrach) monte sur la 3e marche du podium après 5 courses.

NATIONAL D’AUTOMNE WINDSURF – CF JEUNES WINDSURF
Ils avaient très envie de courir une dernière fois avant le confinement les riders ! Une journée seulement de compétition du côté de Miramas mais pour l’occasion l’Etang de Berre a offert des belles conditions pour pouvoir valider quelques uns des Championnats de France Jeunes au programme sur ce National d’Automne.

SKIFF CUP – CF ESPOIRS 29ER
Les organisateurs de la Skiff Cup, qui devait débuter ce jeudi du côté du Lac du Sanguinet, ont décidé d’annuler la compétition suite à l’annonce du nouveau confinement. Ils ont d’ores et déjà donnés rendez-vous aux participants pour la prochaine édition, en 2021.

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Vendée Globe. Sam Davies : “Je vais tous vous emmener avec moi cet hiver !”

Sam Davies reste déterminée et motivée (©Anne-Beaugé)

Le Village de l’épreuve aux Sables-d’Olonne ferme ses portes ce soir. Grâce aux actions entreprises sur le stand Initiatives-Cœur, trois enfants ont pu être sauvés. L’aspect sportif perdure et Sam Davies va pouvoir raconter sa grande aventure. En cliquant, en commentant et en partageant les publications, le public pourra prendre part à la grande chaîne de solidarité en faveur de Mécénat Chirurgie Cardiaque.

« Je suis très fière de l’équipe et des partenaires qui ont fait un joli travail sur le stand d’Initiatives-Cœur aux Sables d’Olonne. Merci à eux et au public qui a répondu présent pour récolter des fonds pour Mécénat Chirurgie Cardiaque. Malgré le contexte, nous restons soudés. C’est dommage de ne pas pouvoir partager tous ensemble le départ mais on commence à s’habituer à être flexibles, à subir des changements de dernière minute. Le maître-mot de 2020 est vraiment « adaptation ». Je suis confinée depuis plusieurs jours déjà par précaution. J’attends le départ avec impatience et je profite de ce moment en famille. Je suis à fond. Cela fait des mois que je me prépare pour ce Vendée Globe et je suis prête. L’équipe technique a super bien bossé. J’ai l’impression de m’échapper en partant pour le tour du monde… mais en même temps je vais tous vous emmener avec moi cet hiver. Je vais faire de mon mieux pour partager à distance ce Vendée Globe qui va être une très belle course. Je me suis bien formée en vidéo et en montage. Ce confinement complique aussi la prise en charge des enfants malades du cœur et j’ai plus que jamais besoin de vous tous pour m’aider à les sauver : de vos clics, de vos partages sur Instagram et Facebook. On reste solidaires pour sauver ensemble des enfants malades »

 
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Arnaud Boissières : « Nous sommes les porteurs d’une liberté absolue »

Arnaud Boissières
Arnaud Boissières - photo : Christophe Favreau

A 10 jours du départ du Vendée Globe dans un contexte incertain avec la fermeture du Village, le retour du confinement sur toute la France et un départ à huis clos, le skipper Arnaud Boissières rappelle la « mission » qui est celle des marins. Faire rêver, transmettre cette « liberté absolue » et « forger des souvenirs » pour tous ceux qui aiment les grands espaces. Un discours qui fait du bien porté par un marin qui pourrait finir son 4e Vendée Globe. Un exploit.

« Nous sommes en mission. C’est ce qui est ressorti des discussions entre skippers depuis qu’on a la chance d’avoir nos bateaux alignés côte-à-côte aux Sables-d’Olonne. Au-delà de nos challenges personnels, nous portons tous une responsabilité, celle que le public s’évertue de nous rappeler au quotidien : « faîtes-nous rêver » ! En ces temps d’incertitude, de doute et d’appréhension, nous nous apprêtons à traverser les océans de la planète. Nous sommes les porteurs d’une liberté absolue, d’un quotidien unique à l’écoute des éléments et au cœur d’une nature préservée.
Dérouler une histoire et forger des souvenirs

Il y a cette pression-là, inhérente au fait de quitter la terre pendant près de trois mois. Parce que malgré les conditions sanitaires et le sang-froid des visiteurs – masqués mais tous si enthousiasmés – on voit des regards et des sourires qui disent tout. Les croiser, échanger avec eux, c’est la possibilité de dérouler une histoire et de forger des souvenirs. Des curieux m’ont ramené des photos de mes précédentes participations, d’autres me racontent comment ils suivront notre parcours et tous nous interrogent et nous questionnent sur la vie en mer. Il y a les jeunes aussi. Dès que je pouvais ces derniers jours, je les invitais à se rapprocher du bateau, à passer du temps à leurs côtés. Je pense fortement à eux dans cette période trouble où l’avenir paraît tant incertain.

En ces jours qui précèdent le grand départ, tout s’entremêle. Il y a un mélange d’excitation, d’enthousiasme et d’appréhension. Avant d’écrire un nouveau chapitre, c’est déjà l’aboutissement d’une belle aventure collective avec tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce projet. Depuis quelques temps, ‘la boule au ventre’ se fait plus présente. Les nuits sont plus courtes, le regard des proches change, l’émotion est palpable. Et puis on se dit que bientôt, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, on sera en train de manœuvrer, de border les voiles, d’étudier les conditions météorologiques…

Je me sens plus zen que je l’étais il y a quatre ans, huit ans, douze ans. Mais je ne me dis jamais que j’ai davantage de certitudes. La sérénité est bien maigre quand on s’apprête à partir autour du monde. Et c’est aussi pour ça que cette aventure est exceptionnelle.
»

Arnaud Boissières,
Les Sables d’Olonne

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