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Vendée Globe. Michel Desjoyeaux: “Les skippers des foilers n’étaient pas très motivés et beaucoup ont esquivé !”

Le skipper francais Charlie Dalin s’entraine à bord d’ Apivia, le 29 Aout 2020, au large de Groix. (Photo Jean-Marie Liot/Alea/Disobey)

Michel Desjoyeaux ne mâche pas ses mots comme à son habitude et donne son avis sur ce début de course pour Apivia.

Ils sont partis vite dès le début et ont eu une sortie de Golfe de Gascogne assez sympathique, je trouve. Les monocoques à foils ont clairement montré leurs capacités sur les toutes premières heures de course, il n’y avait pas photo. Ensuite, ils savaient tous qu’il fallait aller chercher ce front et taper dedans. Ce n’était une surprise pour personne… Certes, j’ai regardé cela bien assis dans mon canapé, mais on a senti quand même qu’ils ne voulaient pas trop, trop y aller… Pour moi, il a deux explications. La première, qui n’est pas très rationnelle, c’est que bien que ces bateaux soient faits pour encaisser de telles conditions météo, il n’y avait que 40 nœuds, j’ai entendu parler de 45 nœuds dans les rafales, et on évoque le mot tempête ! Il faut se calmer un peu (sourires) car ils vont connaître bien pire mais voilà. Juste après le départ, ils n’avaient pas l’air motivé, et beaucoup ont esquivé. La deuxième qui est plus rationnelle, c’est que l’état de la mer ne permet pas aux monocoques foilers de tenir toujours la cadence, dès qu’il y a des vagues. Hors là, ils ont eu assez rapidement de la mer et il fallait parfaitement connaître son bateau et ses capacités de performances, dans des conditions qu’ils n’ont pas beaucoup vues à l’entrainement

Quel est ton regard sur la navigation de Charlie sur APIVIA sur cette première semaine de navigation ?

MD : Charlie a été pertinent dans ses choix de route. Il faut rappeler qu’aujourd’hui, la machine (ndlr, centrale de navigation avec rassemblements et analyses des données des performances du bateau, des polaires de vitesse du bateau et des fichiers météo avec vents et état de la mer…) canalise tes choix de route. Et justement, APIVIA me semble mieux outillé que les autres, en ce qui concerne les analyses de dégradation des performances due à la mer. La bonne illustration est par exemple avec Thomas (ndlr, Ruyant sur LinkedOut) qui a été le plus incisif dans son attaque du front. Mais, après le passage du front, il lui manquait environ 30% des performances sur mer plate, il s’est retrouvé en retard sur la progression prévue… Charlie a pu revenir sur lui, parce qu’il a été plus pertinent et efficace dans ses choix de route. 

Tu t’es déjà exprimé sur le sujet, mais que penses-tu de Charlie ?

MD : Pour moi, c’est le meilleur skipper du plateau et j’assume totalement cet avis, il finit sur le podium pour ses 5 dernières Solitaire du Figaro. Il est incisif dans ses choix… Bon, d’accord, il a fait une petite erreur dans un changement de voile qui a un peu traîné en longueur mardi après-midi (sourires), mais il a très bien géré son début de course. Il montre qu’il connaît parfaitement son bateau et ses capacités de performance. Et, quand on connaît la qualité du marin, le fait qu’il sorte de ce front avec le bateau entier ne me surprend pas du tout !

Source : Apivia

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Vendée Globe. Karver s’explique sur ses Hook

Le skipper français Armel Tripon s’entraine à bord de l’Imoca L'Occitane en Provence au large de Groix, pour le Vendée Globe, le 25 Septembre 2020. (Photo Pierre Bouras / L'Occitane en Provence).

Avec 70% de la flotte équipée de son matériel,  Karver se retrouve sous les feux de la rampe dès qu’un problème technique est annoncé par les médias ou les équipes elles-mêmes. La société a donc décidé de faire créer une page dédiée pour ce Vendée Globe pour apporter des explications : Cliquez ici Page internet Vendée Globe

AU FIL DE L’ACTUALITE (du plus récent au plus ancien)

• Le 11/11/2020 : Armel Tripon / l’Occitane annonce la casse de son hook et décide de se dérouter pour réparer. Ce hook n’est pas un hook Karver. Il annonce quelques heures plus tard qu’il reprend la course. Attention ! Dans le language des coureurs, la casse d’un hook signfie qu’ils ne peuvent plus l’utiliser mais l’origine peut très bien être un problème sur le mât (le point d’accroche) ou le lien textile qui fait la liaison entre le hook et le mât.

• Le 10/11/2020 : Un fan a affirmé sur le compte Facebook d’un participant que Hugo Boss aurait des problèmes de hooks. Nous les avons contactés ce 10 Novembre au matin. L’équipe technique dément l’information.

• Le 09/11/2020 : Arnaud Boissière a annoncé des problèmes de hook (Karver KFH). Nous sommes à ces côtés pour tenter de comprendre pourquoi. Un hook bloqué durablement est un évènement très rare et il y a toujours une explication… Nous vous la communiquerons dès que nous en aurons connaissance.

• Le 09/11/2020 : Thomas Ruyant a évoqué l’organisation d’un problème de hook. Selon sa vacation du 11/11/2020 il ne semble pas inquiet et dit être en mesure de le remettre en état. Nous n’avons pas eu d’informations complémentaires de l’équipe pour l’instant.

• Le 08/11/2020 : Fabrice Amédéo est retourné au port suite à un blocage de hook. L’équipe nous a finalement informé qu’une drisse s’était prise dans la voile lors de l’enroulement. Sous tension, cette drisse a fissuré le mât et entravée le bon fonctionnement du hook. Le hook Karver KFH n’est donc pas à l’origine du problème. C’est un dommage collatéral ! Quoiqu’il en soit, les efforts sur le hook ont été importants. Bien qu’il n’y ait pas de problème sérieux, l’équipe a préféré redémarrer la course avec un hook neuf vérifié. La solidarité des gens de mer a fonctionné à plein régime ! C’est la team Banque Populaire qui a mis à disposition un de nos hooks qu’elle conservait sur l’ancien mât de SMA. Fabrice est de nouveau en course depuis le 11/11/2020.

Qu’est ce qu’un hook : Lire notre article ici : https://www.courseaularge.com/vendee-globe-pourquoi-est-ce-quil-y-a-des-problemes-de-hook.html

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Vendée Globe. Kevin Escoffier : “Naviguer en bon marin”

Kevin Escoffier sur son PRB approche de la tempête. Il l’aborde avec prudence en bon marin tout en regardant la trajectoire d’Alex Thomson et de Jean Le Cam. Il devrait en sortir ce soir en début de nuit.

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Vendée Globe. Jean Le Cam : bien dire fait rire, bien faire fait taire !

Certains ne suivent le Vendée Globe que pour Jean Le Cam. Et c’est la 5e fois ! S’il nous régale pas ces mots; il nous épate par ses trajectoires. Deuxième au pointage au 5e jour de course avec un bateau forgé de ses mains, il reste le Roi Jean, impressionnant et drôle.

« Ça n’a pas été de tout repos c’est sûr, ce n’était pas la bordure d’anticyclone qu’on aurait pu avoir. C’était assez copieux comme situation mais on fait avec ! On est quand même à 4 jours de course et je suis en même temps que le groupe des foilers… Donc ce n’est pas normal ! On savait qu’il y avait quelque chose de pas normal mais on ne savait pas quoi. Mais comme quoi, on prévoit toujours plein de choses, on se gargarise, on fait du blabla dans les journaux… Et en fait l’autre jour on m’a dit « bien dire fait rire, bien faire fait taire » je voulais l’écrire en gros dans mon bateau. Derrière je vais les voir filer les foilers. Mais tant qu’à faire, papi fait de la résistance ! Je suis à 70 milles du centre de Theta. Je suis sous grand-voile seule, j’attends de voir ce que je vais faire. Je dis toujours, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Là je suis tranquille, je suis en bâbord, il y a le vent qui monte tranquillement, ça sert à rien que je foute une toile qui ne va plus correspondre dans une demi-heure. Ça c’est le pire, tu déroules, tu re-roules… À 21h11 nous serons sortis de cette dépression messieurs et mesdames ! Je suis contente que les gens soient avec moi parce que ce n’est pas une aventure facile. Je ne peux pas être pas content ! Si je ne suis pas content là, alors je ne serais jamais content ! Donc je suis content.  J’ai mangé un cassoulet ce matin, je trouvais que le cassoulet allait bien avec la dépression. Il ne va pas avec l’anticyclone mais plutôt avec la dépression. Ça c’est notre culture de Bretagne. Sinon, j’ai du ris de veau à faire mais je vais attendre un peu.”A + dans le bus ! »

Pointé en tête de la course à plusieurs reprises depuis le départ dimanche dernier, le skipper de YesWeCam! confirme son leadership, indissociable du potentiel de son  Imoca à dérive. Cinq heures après le départ, Jean Le Cam pointe en 4è position. Depuis, il ne quitte pas le quatuor de tête, prend la 1ère place à plusieurs reprises, bataillant avec Maxime Sorel (V&B – Mayenne), Damien Seguin (Groupe Apicil), Benjamin Dutreux (Omia – Water Family), sur une route sud « raisonnable » qui permet d’éviter une mer trop formée par la dépression qui s’annonçe. Non seulement, lui le doyen, bataille avec des petits jeunes talentueux mais il prend aussi le leadership sur les foilers.

La préparation, le talent, l’expérience sont un début d’explication. Celui qui a  travaillé d’arrache-pied avec son équipe, passionnément, pour préparer son bateau, ne tarit pas d’éloges sur sa vitesse et la fiabilité de ses équipements, voiles comme pilote automatique. Et ce départ de Vendée Globe, Jean Le Cam le court comme une étape de Solitaire du Figaro, lui qui en a remporté trois. Il ne dort et ne mange pas, ou si peu, il matosse, se livre à une vraie régate de match racing et s’amuse comme un enfant : « Benjamin Dutreux, il va bien, il a fait quand-même 5ème à la Solitaire, mais où est mon collègue de bureau ce matin ? A 40 milles, mais qu’est ce qu’il a fait ? Il doit avoir un truc, j’étais avec lui. Je n’ai rien fait d’extraordinaire pourtant, j’ai pris un ris hier soir pour aller me coucher. »

Depuis ce vendredi matin,  la flotte affronte la dépression Thêta qui s’annonce rude : creux de 5 mètres,  vent établi de 35 nœuds. YesWeCam! devrait  la croiser alors qu’elle aura déjà fait route vers l’Est et sera plus épargné que le leader de la flotte, Hugo Boss. YesWeCam! devrait rencontrer le pot au noir le 18 novembre, dans 5 jours.

Jean Le Cam, morceaux choisis de ses communications avec son équipe :
Impression du matin : « Des matins comme ça j’en voudrais tous les jours !!!”

Dépression Thêta : « J’ai 28 nœuds de vent, j’ai réduit à 1 ris dans la GV et rien devant. Si j’y vais tranquillement, je peux passer par le centre de la dépression qui se décale, je peux même rester sur le même bord sans empanner. Ca dépend aussi de la direction des vagues. »

La course : « Je ne regarde pas le classement, je ne sais pas ce qui se passe dans la flotte, je suis débordé complet, j’ai fait des manœuvres comme pas possible. »

A noter que la souscription pour le prochain livre de Jean et manu est lancée : Participez ici à la cagnotte sur Leetchi

C’est l’histoire de 2 mecs qui se sont rencontrés il y a 4 ans. et qui aimeraient bien faire encore un bout de route ensemble. L’un sur son YESWECAM! et l’autre à sa table à dessins. Beaucoup d’entre-vous connaissent Manu ; Celui-là même qui nous a enchanté matin après matin avec humour, talent et constance pendant 80 jours et quelques heures sans rien demander en échange.Et aujourd’hui ses crayons s’agitent et ses idées se bousculent mais nos tirelires sont vides, très vides.Alors les aficionados de la Bande à Le Cam se sont mobilisés et ont créé sans que nous le sachions une cagnotte pour que Manu mette de la couleur dans nos vies !

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Vendée Globe. Avarie de pilote pour Maxime Sorel

Le skipper francais Maxime Sorel s'entrainant à bord de l'Imoca VandB - Mayenne, pour le Vendee Globe, le 29 Aout 2020. (Photo Jean-Marie Liot)

Situation compliquée pour Maxime Sorel qui n’a plus de pilote et qui arrive sur la tempête Theta. Il a pu branché son pilote de secours mais ce n’est pas idéal.

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Vendée Globe. Clarisse dans tous ses états

Clarisse passe par tous les états sur ce début de Vendée Globe. Entre pétole, vent fort, problème technique, elle sait se réconforter avec un oeuf au bacon ou une demi-heure de comédie romantique. Mais elle est aussi dans le match. « Elle côtoie les meilleurs qui ont les bateaux les plus récents et elle est dans le match avec les bateaux à dérives” , résume Ronan Lucas, Team Manager de Banque Populaire. “Ses trajectoires sont d’une pureté impressionnante, il n’y a pas d’hésitation, c’est saisissant. ».
A l’approche de la tempête Theta, Clarisse ne cache pas sa peur.

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Vendée Globe. Avarie d’aérien pour Sébastien Simon sur Arkea Paprec

Le skipper francais Sebastien Simon prend le depart de la Vendee Arctique à bord de l’ Imoca Arkea Paprec, au large des Sables d’Olonne, le 4 Juillet 2020.

On sentait Sébastien Simon en retrait depuis hier. Son problème est finalement un plus grave puisqu’il touche aux aériens. Après le passage du front froid très actif de mercredi matin, Sébastien Simon s’est aperçu qu’il ne recevait plus de données de vent à bord d’ARKEA PAPREC. Ses deux girouettes, reliées à la centrale qui gère le pilote automatique, ont en effet été endommagées par les vents forts rencontrés. 

Pendant que son équipe cherchait des solutions à terre, Sébastien a décidé de profiter de la proximité des Açores tôt ce matin pour s’abriter afin de monter au mât de son Imoca. Cette première ascension n’a pas permis de résoudre le problème. Sébastien a repris sa route avec un pilote automatique en mode compas (le bateau suit le cap indiqué sans prendre en compte les données de vent) qui lui permet toutefois de faire ses choix comme il le souhaite. Et le skipper d’ARKEA PAPREC reste confiant quant à sa capacité à solutionner ce souci.

L’analyse de Vincent Riou, directeur technique d’ARKEA PAPREC

« Sébastien s’est abrité sous l’île principale de Sao Miguel et a pu monter au mât ce matin aux alentours de 5h, heure française. Pour l’instant, les dysfonctionnements ne sont pas encore résolus, Sébastien reprend donc sa route. Il y a d’autres solutions à tester notamment avec une girouette qu’il a embarquée en secours. Nous allons réfléchir avec toute l’équipe pour trouver la meilleure option. Cela nécessitera probablement qu’il remonte au mât un peu plus tard. »

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Vendée Globe. Mal de dos pour Sébastien Destremau

Le skipper français Sebastien Destremau s’entraine à bord de Merci pour le Vendée Globe au large des Sables d’Olonne, le 30 Octobre 2020. (Photo Jean-Louis Carli/Alea)

Sébastien Destremau a pu effectuer ses réparations hier sur son bateau mais au prix de douloureux efforts notamment au dos.
Pour monter au mât, comme je l’ai fait hier, il faut y aller au moral ! Il fallait le faire pour que je puisse utiliser toutes mes configurations de voile. Par contre, j’ai super mal au dos. Il y avait un peu trop de vagues. Et j’ai des bleus partout sur les jambes.

” Je suis resté allongé toute l’après-midi hier. C’est douloureux, mais c’est normal, ce sont des efforts intenses. Mais ça va passer. Je n’ai pas ouvert la pharmacie pour l’instant. Là, comme les conditions sont bonnes, je peux rester allongé sur le dos.

J’ai à peine 10 nœuds de vent. La mer s’est bien aplatie, c’est vraiment une nuit tranquille. Curieusement, je me suis pris un front hier soir, le vent a tourné de 180 degrés. Je me suis fait surprendre. Mais là,  dans la dorsale, le vent devrait faiblir beaucoup et je m’attend à avoir deux jours assez calmes.

Au programme aujourd’hui : l’avant de ma casquette est abîmée (après que la bôme soit tombée dessus la veille, suite à une rupture d’un lazy jack), elle n’est plus étanche et surtout, les poutres qui tiennent la structure sont un peu cassées. Je vais essayer de réparer et c’est à peu près tout. Par contre, il faut vraiment que je fasse du rangement et un bon gros ménage ».

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Vendée Globe. En approche de la tempête

hoto envoyée depuis le bateau Prysmian Group pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 13 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Giancarlo Pedote)

Alex Thomson mène la flotte ce matin qui commence à rentrer au coeur de la tempête Thêta. Derrière lui, Jean Le Cam tient la distance. Pour les 10 premiers la journée s’annonce périlleuse. Les casques lourds vont être de sortie.

Dans la nuit, les bateaux ont accélérer direction le sud à l’image de Thomas Ruyant ou Nicolas Troussel à la vacation ce matin : . ” On a 20/25 nœuds, le bateau va vite et la mer n’est pas trop formée, c’est plutôt agréable. Je suis sous code zéro et un ris dans la grand-voile, avec un J3 en staysail.” Mais à l’approche du coeur de la dépression, ils ont diminué la voilure.

Je suis passé sous petit gennaker, je viens de prendre un ris, le vent commence à forcir petit à petit. Je marche à 19 nœuds, le vent est très irrégulier. On commence à sentir les bonnes bouffes de Thêta dans les voiles. Parfois, ça accélère fort. Le plus dur sera de trouver la limite pour aller empanner. L’objectif est de  ne pas prendre trop de risques. Dès que les claques seront trop fortes, j’empannerai pour gagner dans l’Ouest jusqu’à ce que ça mollisse un peu. Ce sera une journée costaud au programme avec des empannages dans du vent fort et ça, c’est un peu chaud… ” souligen Benjamin Dutreux.

Il faut réduire la voilure et anticiper les vents forts. Charlie Dalin, prudent s’est décalé le plus à l’ouest. Le temps de laissé passer un peu la dépression. Thomas joint hier soir : « On est allé vite du côté des Açores. J’ai vu l’île de Santa Maria. J’étais vraiment très près de Charlie (Dalin), parfois à moins d’un mille. On a tous hâte de dépasser cette dépression Theta pour toucher les alizés. Ce début de course nous a tous cueilli à froid. Il a fallu être rigoureux dans toutes les manœuvres, dans tous les gestes du bord. Personne n’a été épargné par de petits bobos techniques plus ou moins graves. Je gère les miens un par un, en rythme avec les conditions de mer et de vent.  Je suis en capacité de porter toutes mes voiles mais il me faudra sans doute intervenir dans le mât. On va tourner autour de Theta aujourd’hui. L’état de la mer nous empêchera d’aller très vite. Les foilers dernière génération n’ont pas encore vraiment fait parler la poudre, et du coup les voiliers à dérives droites s’en tirent très bien. D’une manière générale, je suis impressionné par le niveau de la flotte. Ca navigue fort, ça navigue bien! »

Pendant que les leaders s’apprêtent à mettre les casques lourds, l’ambiance est différente en milieu et en queue de peloton. Dans le Nord-Est et jusqu’à la proximité des Açores, une partie de l’armada traverse une zone de vent plus faible. Les écarts risquent donc de se creuser au fil de cette 5e journée de mer.

Fabrice Amédéo, reparti le 10 novembre au soir des Sables d’Olonne après son arrêt technique, est quant à lui en train de tirer des bords tout près des falaises du Nord de l’Espagne.

Enfin, au milieu du golfe de Gascogne, Jérémie Beyou poursuit sa route vers les côtes françaises à vitesse modérée. Il est à un peu moins de 300 milles de la Vendée.

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Vendée Globe. Alex Thomson au top

Alex Thomson souligne comme les autres skippers l’intensité de ce début de course. Au moment de faire cette vidéo, il était en tête de la course.  « Busy, crazy night for all of us : une nuit folle et intense pour nous tous. On a passé notre temps à empanner et à changer de voiles » a confié Alex Thomson à la vacation ce jeudi matin. « On est tous fatigués, il faut que j’aille dormir parce qu’il est très facile de faire des bêtises ». Le Britannique n’en n’a pas fait beaucoup pour l’instant. 

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