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Vendée Globe. Clarisse bricole

Photo envoyée depuis le bateau Banque Populaire X pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 14 Novembre 2020. (Photo prise par le skippePhoto envoyée depuis le bateau Banque Populaire X pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 14 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Clarisse Cremer)r)

Avec des conditions plus clémentes, Clarisse a pu bricoler avant de retrouver les alizés en direction du Pot au Noir.

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Vendée Globe. Louis Burton se filme en drone

Premières images en drone sur ce Vendée Globe. Après 3 dépressions en une semaine, Louis Burton a enfin un peu de répit. Actuellement en 7ème position, retrouvant le soleil et des conditions plus clémentes, il a pris le temps de partager des images de Bureau Vallée 2 en pleine course filmées par son drone.
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Vendée Globe. Les chevaux sont lâchés !

Alex Thomson Hugo Boss

Alex Thomson mène la charge et accélère depuis ce matin. Jean Le Cam s’accroche avec brio alors que Thomas Ruyant et Charlie Dalin tentent de suivre la cadence qui augmente d’heure en heure. Kevin Escoffier et Benjamin Dutreux se passent le témoin. Derrière, les retardataires risquent accuser un sérieux retard.

Alex Thomson sur son Hugo Boss est le premier à avoir touché un alizé stable dans la matinée. Il a été imité ensuite par Jean Le Cam (Yes We Cam !) toujours aussi fringuant, et le trio de foilers Charlie Dalin (Apivia), Thomas Ruyant (LinkedOut), Kevin Escoffier (PRB) ainsi que par le surprenant Benjamin Dutreux (OMIA-Water Family) l’ont touché cet après-midi. Dans la nuit, les conditions étaient plutôt faibles (10 à 15 nœuds) dans une zone de transition. Mais dès qu’ils se sont extraits des griffes de l’anticyclone, ils ont gagné légèrement en vitesse (15 à 20 nœuds).

Les foilers retrouvent ainsi des conditions qui leur sont plus propices, qui permettent de voler et d’accélérer. « Il y a peu de manœuvres à venir, ça va être une route directe vers le Pot-au-Noir, confie Thomas Ruyant. Ce sont typiquement des conditions qu’on aime sur ces bateaux ». « Ça fait du bien de naviguer dans l’alizé. La mer est calme, ça glisse et c’est super agréable », ajoute Charlie Dalin, invité de l’émission Vendée Live. L’alizé n’étant pas très fort aujourd’hui, les skippers ont dû faire preuve d’une extrême concentration pour maintenir leur IMOCA à des vitesses supérieures à 20 nœuds.


ALEX THOMSON, ARRÊTE-MOI SI TU PEUX ?
Mais devant, lui aussi avance vite et surtout, il creuse l’écart. Alex Thomson a repris la tête de la course dans la nuit et ne semble pas prêt de la lâcher. Le skipper d’HUGO BOSS était d’ailleurs le seul à avoir parcouru plus de 300 milles (347,1 milles) en 24 heures. « Il maîtrise parfaitement ce début de course avec son bateau ingénieux, performant et bien préparé », décrypte Franck Cammas, invité du Vendée Live ce midi. « Alex va prendre le bon wagon et ça peut vite se transformer en grosse avance, constate Thomas Ruyant. Alex est mort de faim, mais moi aussi ! » Charlie Dalin souhaite aussi rester dans le match : « Alex y est allé franco dans la dépression Thêta et ça peut lui permettre de faire un grand écart ». Et le skipper d’Apivia de s’en amuser : « attendez-moi les gars, j’ai mis du charbon, j’arrive ! » HUGO BOSS est attendu à la latitude du Cap-Vert dès demain et devrait passer le pot au noir mardi.

ENFIN LE TEMPS DE PRENDRE SOIN DE SOI
Damien Seguin, qui a dormi 7 heures cette nuit, s’est offert un petit festin avec hachis parmentier et dégustation de Beaufort. Ce dimanche matin, Manuel Cousin (Groupe SÉTIN) a commencé la journée avec un bon café torréfié – « comme à la maison » – et un morceau de chocolat offert par son partenaire chocolatier. Clarisse Crémer (Banque Populaire X), elle aussi, avait une mine plus reposée : sur le pont du bateau, elle appréciait le paysage « c’est l’image carte postale qu’on a de la navigation au large. Ça fait du bien d’avoir le cœur plus léger ! »


EN QUEUE DE PELOTON, PROGRESSION DIFFICILE
Désormais, il est possible de diviser la flotte en trois groupes distincts. Derrière la tête de course, le « groupe du centre » s’accroche, mais la bascule vers l’alizé sera moins évidente. En revanche pour les retardataires qui sont actuellement au sud des Açores, ça ne s’arrange pas. « Entre la fin de Thêta et l’alizé, la transition est très compliquée. Ils vont passer dans la bulle anticyclonique avec très peu de vent », note Christian Dumard, le météorologue du Vendée Globe. « C’est vrai que c’est difficile pour nous, ce sera peut-être la double peine, mais j’espère que ça va encore évoluer », expliquait Alexia Barrier. Mais à bord de TSE – 4myplanet, elle garde le sourire : « je suis vraiment super bien sur mon bateau. J’apprécie tellement le fait d’être en mer, c’est une chance énorme ! J’ai eu des petites bricoles à faire, mais rien de méchant, c’est la vie au Vendée Globe ! »


CHEZ CHARAL, ÇA TRAVAILLE SANS RELÂCHE
Depuis son retour au ponton des Sables-d’Olonne samedi en début d’après-midi, l’équipe technique s’active pour réparer. Hier, architectes, ingénieurs et techniciens étaient déjà à pied d’œuvre, à l’image de ce plongeur qui vérifiait la coque alors que Jérémie Beyou s’exprimait avec les médias. Depuis, son équipe se relaie nuit et jour afin de s’attacher notamment à structurer la barre d’écoute. Les conditions difficiles aux Sables-d’Olonne ce dimanche matin, forte pluie et rafales de vent, n’ont pas facilité leur travail. À noter que Charal a annoncé la tenue d’une conférence de presse, demain en milieu d’après-midi, afin d’annoncer si Jérémie Beyou repartira ou non.

“Les vitesses commencent à être plus agréables même s’il y a quelques grains autour. J’ai un peu de retard à rattraper sur Alex (Thomson), Jean (Le Cam), Thomas (Ruyant) et les autres. Mais j’arrive, attendez-moi les gars ! Je vais bien, j’ai eu une nuit assez confortable avec une mer plate et des vents assez faibles. C’est la nuit où j’ai le plus dormi. Actuellement à bord d’Apivia, j’ai 24° dans le cockpit. Je suis en mode short, tee-shirt. Ça fait du bien de naviguer dans l’alizé. C’est une zone que j’apprécie beaucoup. La mer est assez calme, ça glisse, c’est agréable. Je sais qu’il ne fait pas beau en France ce week-end et qu’on est très privilégié de naviguer sous le soleil.
Charlie Dalin, Apivia

Ça fait du bien du calme dans ce monde de brutes. Et encore, je ne me suis pas reposé beaucoup, je n’arrive pas bien à dormir. Là, ce qui est bien c’est que tu te fais bien à manger, tu assèches le bateau, c’est très agréable. C’est caleçon, tee-shirt, le ciel est étoilé. Tout à l’heure, j’étais sous spi, il y avait 10/12 nœuds de vent, sur une mer plate, c’est magnifique. Entre hier et aujourd’hui, les contrastes sont incroyables. Tu passes de la furie à être là, où le bateau glisse…
Jean Le Cam, Yes We Cam!

Aujourd’hui, j’ai fait ma première journée avec du temps pour moi, ça a fait du bien. Le début de la course était tellement intense que j’ai l’impression de ne jamais avoir eu le temps, d’avoir été tout le temps à fond et un peu dépassé par les événements. Là, en sortant de la dépression, ça fait du bien de partir au portant, de pouvoir se poser, bien manger, bien se reposer… On peut être dehors en tee-shirt, on peut prendre un café, le bateau glisse bien. Depuis le début de la nuit, le vent est super instable, mais d’ici la prochaine nuit, ce sera plus des conditions d’alizés, ce sera plus stable.
Benjamin Dutreux, OMIA – WATER-Family

C’est très calme et très agréable à bord. Je vais dormir, je vais manger un peu mieux et faire des choses un peu agréables. Déjà hier, j’ai pu ranger le bateau, je me suis fait un petit apéro le soir, j’ai appelé des copains ! La vie est belle là. J’ai mangé des petits biscuits, un peu de fromage. J’ai mis mon ciré tout à l’arrière du bateau dans un petit coin, je ne vais pas le toucher pendant une bonne semaine je pense. C’est la température idéale, je vois les étoiles là, c’est vraiment beau ! Une journée et une soirée comme hier ça vaut toute une semaine de lutte ! Ce soir on va tous rentrer dans une sorte d’alizé un peu établi, ça va aller tout droit.
Boris Herrmann, Seaexplorer – Yacht Club de Monaco

Cette première semaine de navigation intense m’a peu à peu transformée. De terrien, je deviens marin, plongé dans une aventure de légende. C’est un état qui mêle euphorie et angoisse. J’ai connu l’émotion du départ, l’arrachement à la terre. J’ai vu mon bateau se faire bousculer violemment par les vagues et le vent. J’ai connu quelques galères – pas trop ! – mais suffisamment pour me dire de préserver ma monture, la route est longue ! Depuis le départ, le rythme est très intense et les moments de répit sont courts. Les conditions météo des prochains jours avec l’arrivée dans les Alizés seront plus favorables aux bateaux à foils. Ce n’est pas facile à accepter pour le compétiteur que je suis, mais mon rêve à moi, il est devant. Mon objectif est d’aller jusqu’à l’arrivée.
Damien Seguin, Groupe Apicil

Depuis hier après-midi, c’est le bonheur ! J’ai pris ma première douche, j’ai rangé. Je peux prendre soin de mon bateau parce qu’il le mérite et il a pris cher depuis le début… Il faut profiter de ces instants. La descente jusqu’à l’équateur devrait être plutôt cool. Ça permet d’avoir le temps de se mettre dans la course parce que depuis le départ on s’est tous mis dans le jus. J’aimerais bien remonter un peu plus proche de Romain Attanasio. Je n’ai pas regardé le classement et je sais que dans le petit temps je n’avance pas. Je vais me battre encore et encore et encore, et je vais commencer par prendre un bon petit déjeuner ce matin !
Alan Roura, La Fabrique

Ça va beaucoup mieux ! La météo y est pour beaucoup. Je savais qu’il allait falloir que je prenne mes marques, que la première semaine n’allait pas être facile… Ça y est, la première semaine est passée, je vais pouvoir commencer à trouver ça chouette ! Hier soir, j’en ai bien profité, il y avait de super lumières, le bateau avançait tout seul. Ça fait du bien d’avoir le cœur léger, de profiter ! Les deux dernières nuits, j’ai fait des siestes énormes. Qu’est-ce que ça fait du bien ! C’est vraiment la plus belle invention du monde de pouvoir dormir ! En ce moment, ça ressemble un peu à l’image carte postale de la navigation au large. C’est joli, j’en profite !
Clarisse Crémer, Banque Populaire X

J’ai le moral ! Je sais que ceux qui sont devant vont avoir un boulevard. Nous, ça risque d’être plus compliqué, mais ça peut encore changer. Ce sera peut-être la double peine, mais j’espère que ça va encore évoluer. Il faut prendre les choses les unes après les autres. Je suis vraiment super bien sur mon bateau. Je prends mon rythme, mes marques d’autant que je n’ai pas beaucoup navigué cette année. J’apprécie tellement le fait d’être en mer, c’est une chance énorme ! J’ai eu des petites bricoles à faire, mais rien de méchant, c’est la vie du Vendée Globe, c’est la navigation que j’aime.
Alexia Barrier, TSE – 4myplanet

18:00 (heure française)

  1. Alex Thomson – HUGO BOSS à 22 487 milles de l’arrivée
  2. Jean Le Cam – Yes We Cam! à 50 milles du leader
  3. Thomas Ruyant – LinkedOut à 136.6 milles du leader
  4. Kevin Escoffier – PRB à 159.6 milles du leader
  5. Benjamin Dutreux – OMIA-Water Family à 163.6 milles du leader

15:00 (heure française)

  1. Alex Thomson – HUGO BOSS à 22 487 milles de l’arrivée
  2. Jean Le Cam – Yes We Cam! à 42.1 milles du leader
  3. Thomas Ruyant – LinkedOut à 127.6 milles du leader
  4. Benjamin Dutreux – OMIA-Water Family à 141.6 milles du leader
  5. Kevin Escoffier – PRB à 146.6 milles du leader

voir tout le classement

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Vendée Globe. Pas de casse pour Sébastien Destremau ?

Sébastien Destremau a tapé quelques chose hier soir. Il a inspecté sa coque aujourd’hui mais ne dit rien de son état.


Une Journée difficile à vivre avec les news des collègues de bureau qui tombent au fil des heures: BEYOU (Charal) arrive aux Sables, KOSHIRO (DMG Mori) explose sa grand voile, CLARISSE (Banque Pop) s’ébouillante le pubis et … SEBASTIEN (Merci) a des problèmes de son. Depuis le départ du Vendée Globe, toutes les vidéos envoyées depuis Merci étaient diffusées sur les réseaux sociaux sans le son!!! Phénomène assez curieux qui rendait perplexe quand à la qualité du matériel vidéo et informatique embarqué à bord de Merci. Après de nombreuses vérifications, à bord du bateau et ensuite auprès de la régie du Vendée Globe , il s’avère que les vidéos envoyée depuis le bateau arrivent à terre Avec le son. C’est après que cela semble se compliquer. Quand elles sont ensuite téléchargées par les différents médias pour exploitation, il semblerait que le son manque à l’appel …La question est :  qui aurait bien pu piquer le son en cours de route et surtout pourquoi?S’agit-il d’un détournement de son ?D’une fraude sonore ?D’un trafic de son ?Une enquête est ouverte …

A lire également https://www.courseaularge.com/vendee-globe-code-orange-pour-sebastien-destremau-dont-le-bateau-a-touche-quelque-chose.html

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Vendée Globe. Kojiro déterminé à continuer

Kojiro

Suite à l’avarie de Grand-Voile subit hier matin à bord de l’IMOCA DMG MORI Global One, Kojiro SHIRAISHI a réussi ce matin à affaler entièrement la Grand-Voile à 8:45 UTC. Des réunions sont en cours entre Kojiro, son équipe technique et le Voilier afin d’évaluer précisément la situation et de définir un processus de réparation prenant en compte le matériel dont il dispose à bord.
Kojiro est déterminé à tout tenter pour réparer. Il va pour cela bénéficier de conditions météos clémentes lui permettant de prendre le temps nécessaire pour effectuer et valider les réparations.



A lire ici son avarie : https://www.courseaularge.com/vendee-globe-grand-voile-dechiree-pour-kojiro-shiraishi-sur-dmg-mori.html

Kojiro
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Vendée Globe. Drôle passage de témoin entre Kevin et Benjamin

Kevin Escoffier sur PRB et Benjamin Dutreux sur OMIA-Water Family naviguent bord à bord depuis ce matin. L’occasion pour Kevin de contacter Benjamin qui donne un échange assez sympa.

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Trophée Jules Verne. Code orange pour Gitana

GITANA, Maxi Edmond de Rothschild. 25 July, 2019, Nav, Drone

Franck Cammas et Charles Caudrelier avec leur équipage sont passés en Code Orange pour leur tentative de battre le record du Trophée Jules Verne.

La cellule météo du Gitana Team, composée des deux skippers du Maxi Edmond de Rothschild et de leur routeur Marcel van Triest, a déclenché le code orange ce dimanche 15 novembre. Ce changement de couleur dans leur stand-by signifie qu’un départ pourrait se profiler au large de Ouessant d’ici 72h, soit mercredi 18 novembre dans la journée. L’équipage du maxi-trimaran volant rejoindra la base lorientaise du Gitana dès demain pour procéder aux derniers préparatifs et notamment se soumettre à un test PCR avant le grand départ sur le Trophée Jules Verne, le record du tour du monde à la voile.
Pour mémoire, Gitana 17, qui est en stand-by à Lorient depuis le 1er novembre, s’attaquera à son premier Trophée Jules Verne avec à son bord six marins dont les deux skippers du Maxi Edmond de Rothschild. Dans leur tentative de battre le record de 40 jours 23 heures et 30 minutes, détenu par Francis Joyon et les hommes de Idec Sport depuis 2017, Franck Cammas et Charles Caudrelier sont accompagnés par Morgan Lagravière, Yann Riou, Erwan Israël et David Boileau.

RAPPEL DES CODES DU STAND-BY
Pendant la période de stand-by du Maxi Edmond de Rothschild, que l’équipe aux cinq flèches a fixée du 1er novembre aux premiers jours de février 2021, l’annonce des changements de situation et d’un éventuel départ du bateau se fait via un système de codes couleurs dont voici la signification :

Noir : pas de départ possible avant 96h
Rouge : observation d’un départ possible entre 72 et 96h
Orange : observation d’un départ possible entre 48 et 72h
Jaune : départ probable entre 24 et 48h
Vert : départ dans les 24h

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Vendée Globe. Glisse vers les alizés, Alex Thomson reprend les commandes

Alex Thomson s’entraine pour le Vendee Globe au large de Gosport, Angleterre, le 9 Septembre 2020.

La nuit aura été particulièrement bonne pour les skippers du Vendée Globe qui ont pu recharger un peu les batteries. Alex Thomson est à l’attaque et à repris les commandes du Vendée Globe. La chasse derrière lui est lancée.

Jean Le Cam qui ne comptait pas s’occuper des foilers a un “souci de plus” avec sa belle prestation depuis le départ. Il nous régale encore par téléphone. « C’est fou, ce contraste et le changement de rythme en si peu de temps » confirme un Jean Le Cam très disert,  qui se réveillait d’un petit  « sieston ». « La mer est plate, le bateau glisse comme une goutte d’eau sur une toile cirée. Le ciel est étoilé. Quand on éclaire le spi avec la lampe torche, c’est beau ! Ça fait du bien ce calme dans ce monde de brutes » poursuit-il, tout en regardant le premier classement du matin.

A l’approche du tropique du Cancer, les températures grimpent. Il fait plus de 20 degrés à l’extérieur. Les polaires ont été remisées dans le bateau et les navigateurs peuvent caracoler dans leur cockpit ou sur le pont en short et T-shirt. C’est le moment de rattraper son déficit de sommeil, de manger un premier vrai repas, de se faire un café ou un thé… tout ce qui a fait défaut depuis le coup d’envoi des Sables d’Olonne. « Depuis le départ, c’est la première journée avec un peu de temps pour moi » confie Benjamin Dutreux, 3e au classement du matin. Les solitaires ont besoin de se reposer et de préparer leur monture pour un grand run au portant qui va durer plusieurs jours.

Bientôt les alizés

Alex Thomson a repris les commandes et devrait creuser l’écart sur ses poursuivants en touchant davantage de vent devant son étrave. Derrière, chacun cherche à trouver le meilleur angle pour attaquer les prochains jours. Jean Le Cam tient toujours la cadence, mais il sait que dans quelques heures, dans l’alizé, lorsque le vent sera stabilisé au Nord-Est, les foilers vont pouvoir exprimer tout leur potentiel.
Thomas Ruyant

Vers des écarts énormes

Plus loin, profitant du décalage à l’Est de la dépression Thêta, Isabelle Joschke et Kojiro Shiraïshi ont  réussi à « couper le fromage » et à réduire un peu la distance les séparant des leaders. Le navigateur japonais, s’il ne parvient pas à réparer sa grand-voile déchirée, risque toutefois de perdre énormément de terrain dans les prochains jours. Il fait actuellement route sous foc seul.

Enfin, dans le Sud-Est des Açores, c’est toujours la punition pour six bateaux en queue de flotte qui ont du mal à se sortir d’une zone de vents faibles. Ce matin, Miranda Merron, Ari Hussela, Alexia Barrier, Armel Tripon, Clément Giraud et Sébastien Destremau accusaient entre 600 et 770 milles de retard sur les premiers.

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Vendée Globe. Images du bord Jour 7

Photo envoyée depuis le bateau Seaexplorer - YC de Monaco pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 14 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Boris Herrmann)

Déjà une semaine pour les marins du Vendée Globe qui peuvent enfin souffler et décompresser.

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Vendée Globe. Code orange pour Sébastien Destremau dont le bateau a touché quelque chose

Sebastien Destremau s’entraine à bord de Merci pour le Vendée Globe au large des Sables d’Olonne, le 30 Octobre 2020. (Photo Jean-Louis Carli/Alea)

Sébastien Destremau a indiqué à la Direction de course avoir percuté quelque chose dans la nuit. A 20h35 TU et alors que le skipper est dans la soute avant, Merci touche quelque chose qui rebondit par deux fois sur son flanc tribord.

Le temps de sortir avec une torche, évidement le truc avait disparu dans la nuit noire. Le contact a été lourd et surtout un son sourd, assez bizarre. Peut-être quelque chose de souple. Un animal ? une bouée ? je ne sais pas. Après avoir fait une inspection rapide a la torche, il n’y a rien de significatif, mais je ne n’ose pas trop me pencher car j’ai très peur de la mer noire. Je vais attendre demain pour faire une vraie inspection en me penchant attaché avec un cordage. J’ai immédiatement prévenu la Direction de Course qui a accusé réception du problème et garde un œil sur la situation. Fort heureusement, les conditions sont clémentes et l’impact n’était pas assez violent pour avoir causé une déchirure. Cependant un délaminage est possible et c’est ce que je dois aller voir. Moi, je n’ai rien, mais par précaution et en attendant de savoir si la coque est abimée au niveau de l’impact, je passe le bateau en code orange. Plus d’informations vers 8h TU Sébastien Destremau

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