Du 9 au 17 mai 2026, plus de 410 navigateurs issus de 40 nations et des 5 continents se retrouveront à Saint-Pierre Quiberon pour les Championnats du Monde des classes olympiques spectaculaires 49er, 49erFX et Nacra 17 !
Le Comité Départemental de Voile du Morbihan (CDV) a été choisi par trois classes olympiques pour organiser leurs Championnats du Monde en mai 2026. L’événement se déroulera à l’Institut National Nautiques – I2N (précédemment: l’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques – ENVSN) à Saint-Pierre-Quiberon, un site d’excellence reconnu pour l’accueil des équipes compétitions internationales.
Fort de plusieurs organisations de haut niveau en Baie de Quiberon ces dernières années, le CDV a su démontrer son expertise auprès de World Sailing, de la Fédération Française de Voile et des compétiteurs du monde entier.
Ce championnat du monde se distingue par sa dimension paritaire, avec trois catégories : une dédiée aux femmes, une aux hommes, et une mixte. Les bateaux 49er, 49er FX et Nacra 17 ont profondément renouvelé l’image de la voile olympique. Plus rapides, plus spectaculaires, ils attirent une génération d’équipages plus jeunes et ont ouvert une nouvelle ère en laissant définitivement leurs prédécesseurs au 20ᵉ siècle.
Benjamin rêvait de faire le Vendée Globe. Il avait 8 ans lorsqu’il a été tué pendant son cours d’Optimist par un marin professionnel qui naviguait trop vite, en état d’ivresse et sous cocaïne. Sa famille se bat pour combler un vide juridique, car la navigation sous emprise de drogue n’est pas règlementée. Pour les soutenir et éviter de nouveau de tels drames, voici la pétition à signer:
Le 21 mai 2025, la vie de notre fils, Benjamin MANO, a été volée par un individu qui n’a pas su, pas voulu, respecter les règles élémentaires de navigation sur le Bassin d’Arcachon en adoptant une vitesse excessive aggravée par l’usage de stupéfiants.
Cet accident est, à nos yeux, le drame de la transgression des règles par un homme à qui la société, dans son ensemble, n’a pas su dire stop, n’a pas su accompagner avant que l’irréparable ne se produise.
Aussi, nous avons décidé de soutenir le combat de Madame PANONACLE, députée du Bassin d’Arcachon, militant depuis de nombreuses années pour le renforcement de la législation et la création d’un homicide maritime à l’instar de l’homicide routier.
Notre démarche s’inscrit dans la volonté d’aborder ce sujet avec le plus grand apaisement, avec responsabilité et détermination.
Le projet de loi en cours de rédaction doit combler une faille majeure du droit français et aura les objectifs suivants :
– Modification du code des transports pour considérer comme un délit, la conduite sous stupéfiants ou sous l’emprise de l’alcool de véhicules nautiques dans l’espace maritime
– Rétention du véhicule nautique dont le conducteur est sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants
– Suspension du permis nautique pour les conducteurs qui naviguent à une vitesse excessive ou qui effectuent des manœuvres dangereuses
– Suspension du permis nautique pour les conducteurs qui ne respectent pas les zones de baignades et aires protégées
– Instauration d’un régime aggravé en cas de récidive
Ce texte aura également vocation à renforcer la prévention car elle est le meilleur moyen de lutter contre les comportements à risques. Nous souhaitons que ce texte concerne à la fois les plaisanciers et les professionnels.
Benjamin était un petit garçon dont l’humanité nous étonnait chaque jour. Sa bienveillance et son altruisme nous guideront pour toujours. Il était aussi un petit skipper plein d’avenir et la mer accompagnait ses rêves d’enfant au quotidien.
Afin que la mer demeure un espace de liberté, pour que chacun d’entre nous puisse naviguer avec sérénité, pour éviter à une famille de supporter l’insupportable, et enfin, pour honorer la mémoire de Benjamin, nous vous remercions de bien vouloir signer cette pétition.
Plongez dans le monde de la course au large à bord de Libertalia, VOR 60 avec équipage, pour une immersion complète en tant qu’équipier 100% actif.
Ici, pas de passagers : vous embarquez comme équipier à part entière, au sein d’un collectif engagé où la réussite repose sur la coordination, la confiance et l’esprit d’équipe.
Vous découvrez concrètement les exigences physiques et mentales de la course au large. Cette expérience est une immersion totale dans la réalité de la navigation en compétition. Sous la conduite d’un équipage professionnel, vous participez activement à toutes les phases de la course : manœuvres, réglages des voiles, prises de quart de jour comme de nuit, navigation, météo, stratégie et sécurité.
Construit en kevlar et carbone, ce monocoque de course conçu pour la Volvo Ocean Race ne laisse personne indifférent. C’est une machine à sensations, exigeante et généreuse, capable d’emmener son équipage au cœur des plus belles aventures maritimes. Chaque navigation devient un terrain d’apprentissage et de dépassement de soi. Vous vivez l’adrénaline des départs et des arrivées, dans une ambiance à la fois professionnelle, conviviale et profondément humaine.
Que vous soyez plaisancier expérimenté, passionné de voile ou marin en quête de nouvelles sensations, cette aventure vous offre l’opportunité rare de vivre une véritable course au large, dans des conditions authentiques et encadrées.
Prochaines courses au programme 2026 : • Tour de Belle-Île • ArMen Race • Drheam Cup • Round Britain & Ireland Race • Transat ARC 2026
Engagé, depuis 90 jours, dans une tentative de record du tour du monde à l’envers sur son Ultim MACSF, Guirec Soudée doit, en principe, réussir son pari ce samedi 28 mars, à Brest. Mais attention, le marin se veut prudent jusqu’au passage de la ligne.
« Encore hier soir (dimanche), juste avant la tombée de la nuit, j’ai failli me prendre deux bouées de je ne sais pas quoi ! Heureusement que je les ai vues ! Tu ne sais pas si ça peut arrêter le bateau, si ça peut faire des dégâts importants… Je ne vais pas vous mentir, là-dedans, il y a une vraie part de chance, de hasard, et jusqu’à présent, je m’en sors bien. Mais même s’il ne reste que 4, 5 jours de mer, je sais très bien qu’il peut se passer n’importe quoi, à n’importe quel moment. Je reste donc très vigilant, très concentré. »
Le ton est donné : la fête attendra. Il faut dire que Guirec a déjà subi une avarie, au Sud-Est de Madagascar, en début de mois. Alors qu’il naviguait à 20 nœuds, il a en effet percuté un filet de pêche, qui a endommagé son safran tribord.
De façon plus générale, ça commence à “tirer”. Pour lui, qui reconnaît être « très fatigué », comme pour son bateau. « On sait que ce sont des bateaux qui n’ont pas l’habitude de passer autant de temps sur l’eau, sans escale, sans un gros entretien. Ses limites, je ne les connais pas. Il faut faire attention, être à son écoute, et à des moments, se mettre pratiquement à l’arrêt, avant de réaccélérer derrière quand les conditions le permettent. Il y a pas mal de pièces qui commencent à s’abîmer ou se cassent. Parfois, je peux l’anticiper, parfois non… ».
« Je ne réalise pas encore ce qui est en train de se passer, je préfère arriver avant de me dire que oui, j’ai vraiment fait ce tour du monde dans ce sens-là et que le pari est réussi. Je sais qu’il est osé. Quand je vais passer la ligne, ça va être un vrai soulagement, beaucoup de choses vont se relâcher en moi parce que je suis sous pression en permanence, j’ai l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête et qu’à n’importe quel moment, tout peut s’arrêter. Si proche du but, ce serait quand même dommage. Mais ça ne va pas se finir comme ça, je suis un éternel optimiste, je sais que ça va bien se passer… mais je reste très prudent. »
D’autant qu’à l’arrivée, une (dernière) petite dépression l’attend, avec pas mal de mer et du vent assez soutenu. Jean-Luc Van Den Heede, détenteur du record depuis 2004, sera présent à Brest pour l’accueillir, tout comme Claude Breton, contrôleur du World Sailing Speed Record Council, pour valider le temps de passage de Guirec.
Engagé en Figaro Beneteau 3 avec le Groupe Snef pour la saison 2026, Xavier Macaire doit malheureusement renoncer. En effet, des raisons personnelles et indépendantes de sa volonté ne lui permettent pas de prendre les départs du Trophée Banque Populaire Grand Ouest et de La Solitaire du Figaro Paprec dans de bonnes conditions.
Le navigateur revient sur cette décision : « Je suis extrêmement déçu de devoir renoncer à cette saison car je me réjouissais de retrouver le circuit Figaro Beneteau. Je veux surtout remercier le Groupe Snef pour son soutien fidèle ces 10 dernières années. Et j’espère repartir en course très rapidement ! »
Après un début d’année historique avec le record du Trophée Jules Verne, le Team Sodebo Voile ouvre un nouveau chapitre de sa saison 2026… en effet, l’entreprise vendéenne sera présente sur les circuits des multicoques : en Ultim avec son skipper historique Thomas Coville et en Ocean Fifty avec Léonard Legrand. Alors qu’ils font partis des marins les plus rapides autour du monde, ils auront un nouvel objectif de haut vol avec la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dont le départ sera donné le 1er novembre. D’ici là, l’année sportive sera intense. Après son tour du monde en équipage, le trimaran géant est en chantier jusqu’à fin juin, tandis que son petit frère, Sodebo Fifty, sera mis à l’eau ce dimanche 29 mars à Lorient…
Après le record cet hiver, le marin de 32 ans, arrivé il y a 10 ans au sein du Team Voile pour une alternance en électronique, démarre une nouvelle étape de sa carrière. En octobre dernier, Sodebo annonçait l’acquisition d’un Ocean Fifty (multicoque de 15m) pour renforcer son engagement dans la course au large aux côtés de la nouvelle génération. Après cinq mois de chantier pour vraie cure de jouvence et le mettre à ses nouvelles couleurs, Sodebo Fifty sera remis à l’eau le 29 mars à Lorient. Ces prochains moins seront formateurs pour prendre en main le trimaran.
Pour lancer sa saison et prendre ses marques dans son nouveau rôle, Léonard Legrand participera aux grands prix Ocean Fifty, disputés en équipage avec des épreuves intenses et des parcours côtiers : • Act 1 – Sainte-Maxime : 29 avril – 2 mai • Act 2 – Ajaccio : 6 – 9 mai Pour ces premières confrontations, il sera entouré de Thomas Coville, Benjamin Schwartz et Frédéric Denis, eux aussi détenteurs du Trophée Jules Verne, mais aussi de la talentueuse Charlotte Yven, qui rejoint le Team Sodebo pour ces rendez-vous. François Duguet et Charles Defontaine (boat captain des bateaux Sodebo) complèteront l’équipage à tour de rôle.
Léonard Legrand : « On se rapproche de la mise à l’eau et ça devient très concret. On découvre la version finale du bateau avec ses nouvelles couleurs. Ce sont des moments forts, qui permettent de se projeter. Sodebo Fifty a été modifié sur plusieurs aspects, donc il faut s’assurer que tout fonctionne parfaitement. Nous allons le mettre au point, et les grands prix vont permettre cette prise en main. On a un super équipage. Je vais être dans la découverte. Savoir que je peux compter sur Thomas, Benjamin, Freddy (Denis) et toute l’expertise du Team Sodebo c’est un cadre idéal pour aborder le solitaire de manière raisonnée. Je suis aussi super heureux d’accueillir Charlotte, dans notre équipage. Les Ocean Fifty sont des bateaux très rapides et exigeants, il faut rester dans la maîtrise pour progresser sereinement. »
La suite de la saison se poursuivra en solitaire : • Act 3 – Drheam Cup (Cherbourg > Lorient) : 9 – 18 juillet • Act 4 – 24H Ultim : Fin septembre • Act 5 – Route du Rhum – Destination Guadeloupe (Saint-Malo > Pointe-à-Pitre) : départ le 1er novembre Léonard Legrand : « C’est encore difficile à réaliser. La Route du Rhum, je l’ai d’abord vécue comme spectateur, puis en tant que préparateur technique pour Thomas en 2018 et 2022. Cette perspective d’y être au départ en tant que skipper, c’est indescriptible, c’est une chance inouïe que m’offre Sodebo. Il faut aussi garder cette âme d’enfant et se rappeler à quel point c’est incroyable de se lancer dans une telle aventure !»
Thomas Coville : l’Ultim en route vers la reine des transatlantiques
Thomas Coville se projette déjà vers son grand objectif de la saison : la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, considérée comme la reine des transatlantiques. Le skipper du trimaran géant prendra le départ de sa huitième Route du Rhum. Déjà vainqueur en 1998 en IMOCA et avec plusieurs podiums en Ultim, celui qui navigue sous les couleurs de Sodebo depuis 1999 rêve d’inscrire une nouvelle fois son nom au palmarès de cette course mythique. Le trimaran Sodebo Ultim 3 est actuellement en chantier dans sa base à Lorient. L’objectif : poursuivre le développement technologique du géant des mers avec plusieurs évolutions majeures permettant de le faire décoller encore plus rapidement avec notamment de nouveaux foils mais aussi de nouveaux safrans et une nouvelle dérive. S’il naviguera ce premier semestre en Ocean Fifty pour accompagner Léo dans la découverte de son nouveau rôle, Thomas Coville abordera, dès la remise à l’eau fin juin, sa préparation en solitaire. • Drheam Cup (Cherbourg > Lorient) : 9 – 18 juillet • 24H Ultim : Fin septembre • Route du Rhum – Destination Guadeloupe (Saint-Malo > Pointe-à-Pitre) : départ le 1er novembre Thomas Coville : « Cet hiver a été incroyable avec une 2ème place sur la Transat Café l’or et notre record sur le Trophée Jules Verne. Nous avons énormément progressé et nous avons montré que Sodebo Ultim 3 était compétitif. Depuis notre retour du tour du monde, nous travaillons pour améliorer le bateau, nous allons encore monter d’un cran avec de nouveaux foils. La Route du Rhum c’est la course de ma vie, j’ai envie d’aller la chercher et nous allons tout donner pour être performants. Je dis ‘nous’ car c’est un travail d’équipe qui se fait dans la continuité, avec aussi Benjamin Schwartz qui va pousser le curseur sur la partie performance et qui pilotera la cellule routage. D’ici là, je vais continuer de naviguer et accompagner Léo dans la prise en main de Sodebo Fifty pour l’aider à prendre son envol. C’est intéressant de naviguer sur ce circuit avec beaucoup de manœuvres. Cette saison s’annonce dense, j’ai hâte ! »
Avec ses deux skippers, le Team Sodebo Voile aborde cette saison 2026 avec une ambition forte : briller sur les deux circuits majeurs de la course au large et viser la victoire sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.
Réunis ce jeudi 19 mars à Paris, au siège du groupe BPCE, les acteurs de la course au large ont répondu présents pour les deuxièmes Assises du projet « Course au Large 2030 », lancé par la Fédération Française de Voile. Ce rendez-vous a marqué une étape clé de la démarche engagée en 2023 pour interroger la discipline sur son impact environnemental, son modèle économique et son rôle sociétal. Les participants ont découvert les premiers résultats des travaux collectifs, la structuration d’une vision commune et, surtout, le lancement des premières actions concrètes.
Une ambition collective réaffirmée Ces Assises ont rappelé l’objectif central du programme : fédérer toute la filière autour d’une transformation durable de la course au large. En inttroduction, Pierre-Laurent Berne (Banque Populaire) a présenté le « Guide de l’Eau » destiné aux TPE-PME, tandis que Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile, a souligné le rôle structurant de la Fondation de la Voile pour le financement de ce projet collectif. Depuis plusieurs mois, classes, organisateurs, skippers, partenaires et territoires construisent une dynamique collective inédite, fondée sur le partage et la co-construction. Jean-Luc Denechau, président de la Fédération Française de Voile : « Ce que je trouve profondément inspirant, c’est la force du collectif mobilisé autour de cette transformation. Ensemble, tous les acteurs de la filière construisent une dynamique nouvelle, fondée sur le partage, l’engagement et l’envie d’innover. Nous avons l’opportunité de réinventer notre modèle en conciliant performance sportive et respect des équilibres environnementaux. Cette transition est déjà en marche, portée par une énergie commune et une volonté d’agir. C’est ensemble que nous écrirons l’avenir de notre discipline. »
Sept actions concrètes pour structurer le passage à l’action Les Assises ont été l’occasion de dévoiler les premières traductions opérationnelles des travaux menés dans le cadre des ateliers « Course au Large 2030 ». Portées par les participants eux-mêmes, sept actions concrètes ont été présentées autour de trois axes : former, partager et expérimenter.
Formation : former l’ensemble des acteurs de la course au large aux enjeux environnementaux et aux leviers d’action.
Campagne “Les voix de l’Océan” : mobiliser les skippers pour sensibiliser largement le grand public.
Etude sur le transfert des innovations de la Course au Large auprès d’industries connexes
Plateforme de ressources : centraliser, qualifier et diffuser les contenus utiles à la transition du secteur.
Seconde vie des équipements : organiser le réemploi des matériaux et équipements via une place de marché dédiée.
Ateliers exploratoires : structurer la collecte de données, l’éco-conception et le partage d’expertise entre parties prenantes.
Etudier le déploiement du label RISE et de l’Ecoscore, développés par la Classe Imoca, aux autres classes.
Une filière déjà en mouvement Les classes (Ultim, IMOCA, Ocean Fifty, Class40, Figaro, Mini) ont affirmé leur volonté d’intégrer les limites planétaires : maîtrise des cycles de construction, développement du réemploi, outils de mesure d’impact et évolution des règles. Les sponsors apparaissent également comme des partenaires clés, pleinement engagés dans cette transition. Organisateurs et territoires ont, de leur côté, identifié des leviers concrets pour des événements plus durables : -Sensibiliser aux enjeux de l’Océan -Protéger la biodiversité -Valoriser le territoire -Favoriser la parité et l’inclusion dans les équipes et les événements. -Rendre les villages et événements accessibles à tous -Concevoir des stands durables -Réduire les déchets -Favoriser une offre de restauration locale, responsable et respectueuse de l’environnement. -Réduire l’empreinte carbone liée aux déplacements (des équipes de logistique, du public, des teams). -Analyser l’empreinte environnementale des événements
Un cap fixé pour 2030 et au-delà Au fil des échanges, une conviction s’est affirmée : la transformation de la course au large est déjà en marche, mais elle nécessite coordination, engagement collectif et capacité à expérimenter. Ces Assises ont permis de franchir une nouvelle étape, en passant d’une phase de réflexion à une logique d’actions concrètes et partagées. En clôturant cette journée riche en échanges, les participants ont confirmé leur volonté commune d’inscrire durablement la course au large dans une trajectoire de performance responsable, conciliant innovation, exigence sportive et respect des équilibres environnementaux.
Deux jours après sa mise à l’eau, le monocoque Eurvad skippé par Tanguy Caradec a été baptisé ce samedi à La Trinité-sur-Mer. C’est Philippe Facque, parrain de Tanguy, ami d’enfance de Loïc Caradec et co-skipper de Royale, qui a brisé la traditionnelle bouteille de champagne Tsarine sur l’étrave du voilier.
Soleil, Joie et Emotion se sont donné rendez-vous ce samedi en fin de journée à La Trinité-sur-Mer pour le baptême du monocoque Eurvad, qui va participer à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe avec à sa barre Tanguy Caradec. Une aventure sportive qui a également une dimension profondément personnelle pour le skipper, puisqu’il prendra le départ de cette transat, quarante ans après la disparition de son père, Loïc Caradec, dans la tempête tragique de l’édition 1986.
A cette occasion, Tanguy Caradec a tenu à remercier sa famille, ses partenaires, son équipe et l’ensemble des personnes qui ont participé au chantier de son voilier. « Ce baptême est un moment très fort pour moi. Vivre ce moment entouré de mes proches, de mes partenaires et de mon équipe, c’est énormément d’émotion. La Route du Rhum est une course mythique qui a marqué l’histoire de ma famille. Quarante ans après mon père, prendre le départ à mon tour est quelque chose de très puissant. C’est un défi sportif, bien sûr, mais aussi une façon de faire vivre sa mémoire et de continuer l’histoire en mer » confie Tanguy Caradec.
« Tanguy m’a proposé cet honneur, être le parrain de son bateau, au cours d’une discussion sur son projet. Je ne m’y attendais pas du tout mais je n’ai pas hésité une seule seconde. Ça me replonge 40 ans en arrière dans une période de navigations magnifiques avec Royale qui s’est malheureusement terminée tragiquement. Je suis admiratif de cette initiative de Tanguy et je le soutiendrai tout au long de son défi. » Être parrain c’est un engament pour Philippe Facque : « Lorsque Tanguy m’a annoncé vouloir faire la Route du Rhum 2026 en souvenir de la disparition de Loïc il y a quarante ans j’ai été très étonné car il ne m’en avait jamais parlé mais, visiblement, il y réfléchissait depuis longtemps. Après la surprise passée, j’essaie de le conseiller dans ses choix, de lui présenter les bonnes personnes pour l’aider, les bons fournisseurs… afin qu’il fasse la Route du Rhum avec un bateau fiable et sécurisé. Par exemple, j’ai beaucoup insisté pour qu’il change sa quille qui était vieille et construite en mécano-soudée et dont il était difficile de voir l’état de corrosion des soudures. Pour le reste, je suis à sa disposition quand il en a besoin mais il se débrouille très bien tout seul et il ne me pose pas beaucoup de questions. »
Monocoque Eurvad (ex – Pegasus) Architecte : Owen Clarke Chantier : McConaghy Longueur : 15,24 m Largeur : 4,6 m
Programme de course 2026 (sous réserve de modification) 14-17 Mai : Armen Race 9-18 Juillet : Drheam-Cup – Granx Prix de France de course au large 1er Novembre : Départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe
Tanguy Caradec en quelques mots : Entrepreneur en marketing digital – Ancien sportif de haut niveau – Navigateur passionné Né en 1980, Tanguy Caradec partage aujourd’hui son temps entre Puteaux et La Trinité-sur-Mer, port breton auquel il reste profondément attaché depuis l’enfance. Après un parcours en régies publicitaires (Le Figaro, Le Point) puis en agences de communication (Hopscotch Group, ST Groupe), il a fondé Le Client Digital, une structure de conseil en marketing digital. Ex-footballeur en championnat national U17/U18, il a tiré ses premiers bords sur Gwillen, le vieux gréement familial, avant de découvrir la régate à 18 ans. Il a depuis navigué sur des bateaux prestigieux comme Ikra (12m JI), Saga (Nelson Marek 47) ou encore le Ker 39 GOA, avec lequel il a remporté le Fastnet 2015 puis la Commodores Cup 2016. Cadet d’une fratrie de trois avec ses frères Corentin et Josselin, il est aujourd’hui père de deux filles, Charlotte et Juliette. Il cultive au quotidien son goût du challenge – entrepreneurial, sportif ou personnel – avec une fidélité intacte à ses racines bretonnes.
Loic Caradec en quelques mots : Loïc Caradec était un ingénieur et marin passionné, figure marquante de la course au large dans les années 1970-80. Navigateur audacieux, il participe à de nombreuses grandes épreuves, dont la Whitbread et la Route du Rhum. Innovateur, il s’intéresse très tôt aux multicoques et à l’architecture navale. Il disparaît tragiquement en mer lors de la Route du Rhum 1986, à bord du catamaran Royale II. Son nom reste associé à l’esprit pionnier et à la liberté des grandes aventures océaniques. 1984 : vainqueur de la Transat Québec-Saint-Malo sur Royale II, catamaran de 22 m 1986 : vainqueur de la Twostar (transat en double) sur Royale II avec Olivier Despaigne 1986 : Record de la traversée de l’Atlantique sur Royale II avec Philippe Facque en 7j 21h.
C’est la dernière ligne droite pour Guirec sur son Ultim MACSF mais elle ne sera pas de tout repos…et pas très droite. Le bateau montre des signes de fatigue et, même si Guirec est mû d’une énergie extraterrestre, les 86 jours à bord d’un trimaran géant à surveiller comme l’huile sur le feu ont parfois raison de sa lucidité. Il a hâte d’arriver. La Bretagne n’a jamais été aussi proche et si lointaine, les conditions météo pour l’atteindre ne vont pas faciliter la manœuvre. Courage Guirec, ne lâche rien, force et vigilance jusqu’au bout !Nous avons pu nous entretenir avec lui et revenons sur les moments forts de son formidable parcours dans le numéro de Course Au Large.
Nous sommes à ton 83 jours, tu n’es plus qu’à 2400 nm de Brest et à la latitude du Cap-Vert, comment vas-tu ? Ça va mais ça tape pas mal à bord. J’essaie de gagner un petit peu dans l’est, un peu plus que mon routage, mais je sens aussi que le bateau fatigue quand même. Il faut faire gaffe. Ce n’est pas le moment de faire des conneries. Depuis plusieurs jours, je croise un nombre important de pêcheurs, plus d’une trentaine autour de moi à l’AIS, et un nombre de bouées considérable mais qui ne sont signalées nulle part. C’est ce qu’on appelle des DCP. Il y en a des centaines. J’ai un copain pêcheur qui a un de ses amis qui se trouve là où je suis et qui m’a partagé des cartes de pêcheurs avec plein de positions. Heureusement parce que ces données sont inaccessibles par nos propres moyens. C’est vraiment au petit bonheur la chance. Je suis obligé de réduire ma vitesse de crainte d’abîmer quelque chose si je vais trop vite. C’est un champ de mines.
Dans les petites avaries récentes, tu as eu la bosse de ris qui a craqué ? Oui la bosse de ris a pété. Jean-Baptiste Vaillant qui m’a coaché en peu de temps de façon vraiment incroyable l’avait anticipé et m’avait dit: « Ça, c’est le genre de truc qui peut péter et qui risque de péter ». Donc il avait déjà réfléchi à la technique pour faire quelque chose et pouvoir le remplacer. Ce que j’ai fait hier, j’ai grimpé dans la bôme. C’est toujours un peu délicat d’aller en mer dans le bout de la bôme comme ça, mais j’ai pu réparer. Tout ça pour dire que le bateau commence à bien fatiguer. Je vais sûrement faire tomber ma grand-voile aussi parce que je vois qu’au niveau de certains chariots, j’ai des sandows qui commencent à fatiguer. Cela commence à faire longtemps que le bateau est dans l’eau.
Dans le pot au noir tu as eu quelques averses qui ont rincé le bateau… Oui c’était pas mal. Cela m’a permis de bien pouvoir nettoyer et rincer quelques trucs. J’ai mon chariot de grand-voile devant les yeux. J’ai pu bien le frotter parce qu’il avait beaucoup de sel. Tu profites de ce que tu as pour essayer de faire avancer les choses dans le bon sens.
Tu disais quelques jours après être parti être l’aventurier le plus heureux du monde, après 83 jours c’est toujours le cas ? Oui et c’est incroyable surtout d’être aussi proche du but. C’est génial parce que franchement, je savais que le pari était quand même assez osé. Je ne suis pas le premier à l’avoir tenté et plusieurs fois je me suis dit : Pourquoi ça serait pour moi ? Cela n’a pas été facile pour les autres alors pourquoi cela le serait pour moi qui a très peu d’expérience sur ce type de bateau. J’ai de la chance que jusqu’à aujourd’hui, les planètes se soient vraiment bien alignées. Il faut le dire, il y a une vraie part de hasard, de chance aussi dans ce type de parcours. Et, pour l’instant, ça se passe plutôt bien. Je vais arriver la semaine prochaine après un bon détour dans l’Atlantique. Je fais une bonne petite boucle, en partant bien au nord. Mon routage me fait passer à mi-chemin entre Terre-Neuve et les Açores. Potentiellement, je vais devoir aller jusqu’au nord de l’Irlande, vers 53 nord avant de redescendre à 48 N. On va voir. De toute façon, je risque d’avoir du mauvais temps. Ce n’est pas grave en soi, cela ne me dérange pas. Jusque-là, j’ai pas mal de tribord amure donc c’est pas mal par rapport à mon safran bâbord endommagé qui m’handicape quand même beaucoup surtout dans du vent fort. J’essaye de ne pas aller trop vite mais c’est hyper dur dès que ça souffle. Je préférerais accélérer mais les conditions ne vont pas forcément s’améliorer après donc c’est le moment d’être intelligent. Je sais que je vais être sous la barre des 100 jours, que le record, ça va le faire. Donc ce n’est pas le moment d’avoir un excès de confiance maintenant alors que nous sommes sur la fin…. L’interview complet à lire dans le magazine Course Au Large. Magazine diffusé en kiosque et par abonnement.
C’est à Lorient, où l’équipe s’est installée, que le défi français a annoncé son partenaire titre pour la 38ᵉ America’s Cup. Avec l’arrivée de La Roche-Posay, marque du groupe L’Oréal et première marque mondiale de soins dermatologiques, comme partenaire titre, l’équipe portée par K-Challenge devient La Roche-Posay Racing Team et entre dans une nouvelle phase de son projet.
La nomination du double vainqueur de l’America’s Cup, Philippe Presti, au poste de Directeur Sportif, ainsi que la constitution d’une équipe navigante emmenée par Quentin Delapierre, marquent une étape clé dans cette montée en puissance et dans la préparation à la 38ᵉ America’s Cup. La première confrontation aura lieu à Cagliari dès le mois de mai prochain, avant un point d’orgue prévu à Naples à l’été 2027.
La Roche-Posay, partenaire titre, transforme l’America’s Cup en laboratoire d’innovation dermatologique
Première marque mondiale de soins dermatologiques, La Roche-Posay devient partenaire titre de l’équipe tricolore engagée dans la 38ᵉ America’s Cup, dans la continuité de plus de 30 ans d’engagement du groupe L’Oréal — initié en 1995 — dans la plus ancienne compétition sportive au monde.
Depuis 1851, l’America’s Cup constitue un terrain d’innovation unique où ingénierie, technologie et performance humaine repoussent sans cesse leurs limites. Grâce aux experts de La Roche-Posay, elle devient également un laboratoire d’innovation dermatologique.
Pour la marque, cette collaboration représente une opportunité de disposer d’un laboratoire à ciel ouvert permettant de tester et démontrer l’efficacité de son expertise dans des conditions extrêmes. Exposés à l’agressivité combinée des UV, du sel et du vent, les membres de l’équipe permettront de développer et d’évaluer, en conditions réelles, des protocoles inédits de protection solaire et de réparation cutanée. Ces travaux nourriront l’innovation de la marque afin de garantir l’efficacité de ses produits, même dans les environnements les plus exigeants.
« Je suis heureuse que La Roche-Posay participe à cette course mythique qu’est l’America’s Cup, en soutenant l’équipe française. Nous partageons avec l’équipage les valeurs d’innovation, de dépassement de soi et de quête d’excellence », déclare Alexandra Reni-Catherine, Directrice Générale Internationale de La Roche-Posay. « Si nos produits protègent et réparent la peau des athlètes dans ces conditions, alors ils protègent toutes les peaux, partout. »
Stéphan Kandler, fondateur et co-CEO de K-Challenge, ajoute :
« Nous sommes très fiers d’accueillir La Roche-Posay comme partenaire titre. C’est une marque emblématique, portée par une exigence scientifique et une culture de la performance en parfaite résonance avec notre projet. Cet engagement s’inscrit dans la continuité du soutien du groupe L’Oréal, qui nous accompagne depuis 2023. »
Philippe Presti nommé Directeur Sportif
Dans le prolongement de ses responsabilités au sein de K-Challenge, Philippe Presti devient Directeur Sportif de l’ensemble des équipes navigantes, dont La Roche-Posay Racing Team.
Multi-titré mondial et européen, fort de sept participations à l’America’s Cup — dont deux victoires en 2010 et 2013 — il a pris part aux campagnes les plus prestigieuses de la voile internationale. Discret dans la victoire comme dans la défaite, son nom reste associé aux projets construits dans la durée.
« L’America’s Cup est l’expression ultime du sport d’équipe. Notre défi sera de révéler le potentiel de chacun pour viser le plus haut niveau à Naples en 2027 », explique-t-il.
Une équipe emmenée par Quentin Delapierre
Sous la direction de Philippe Presti et de Philippe Mourniac, l’effectif présente un profil particulièrement solide.
À la tête du collectif, Quentin Delapierre occupe un rôle central en tant que skipper et pilote. Olympien et spécialiste des bateaux volants, il s’est illustré en Nacra 17, sur le circuit SailGP et lors de la 37ᵉ America’s Cup.
Autour de lui, l’équipe s’appuie sur des marins expérimentés :
Jason Saunders, vainqueur de la Youth America’s Cup 2013
Leigh McMillan, expérimenté en SailGP et America’s Cup
Timothé Lapauw, issu des programmes jeunes
Diego Botín et Florian Trittel, champions olympiques 2024 en 49er
Enzo Balanger, champion du monde de Moth à foils
Bruno Mourniac, spécialiste des circuits multicoques
Amélie Grassi, navigatrice polyvalente
Une navigatrice issue de l’Akademy K-Challenge viendra compléter l’équipage.
Ce collectif combine expérience, jeunesse et diversité des profils. Dans un environnement où chaque détail compte, le défi sera de transformer ce potentiel en performance durable.
« La richesse de cette équipe, c’est la complémentarité des parcours. Nous devons maintenant travailler pour atteindre notre meilleur niveau face à une concurrence très affûtée », souligne Quentin Delapierre.
Un encadrement technique de haut niveau
Les navigants seront soutenus par une équipe technique de plus de 60 personnes, dirigée par Antoine Carraz, avec notamment :
David Gautier (électronique et mécatronique)
Benjamin Vernières (design appendices)
Owen David (design hydraulique)
Lucas Delcourt (performance)
Mickey Ickert (design voiles, triple vainqueur de l’America’s Cup)
Programme 2026–2027 : de Lorient à Naples
Avant les phases finales prévues à Naples à partir du 10 juillet 2027, les équipes s’affronteront lors de régates préliminaires en AC40, dont la première à Cagliari du 21 au 24 mai.
L’équipe suivra un programme intensif d’entraînement à Lorient jusqu’à l’été 2026, avant de s’installer en Italie.
« Nous alternons travail sur simulateur et navigation réelle afin d’être prêts dès les premières échéances », précise Philippe Presti.
À seize mois du rendez-vous de Naples, La Roche-Posay Racing Team poursuit sa montée en puissance avec l’ambition de rivaliser avec les meilleures équipes mondiales et de porter haut les couleurs françaises.