Accueil Blog Page 298

Transquadra. Arrivées à Funchal, le duo Bruno Maerten / Olivier Guillerot premiers en Figaro 2

Bruno Maerten et Olivier Guillerot sont arrivés les premiers à Funchal sur leur Figaro 2 Shamrock V hier à 18h 15min 45s (heure française) avec 10h à 13h d’avance sur leur concurrents directs. Cette énorme avance leur permet de l’emporter en temps compensé !

Depuis 7h ce lundi matin à Funchal, les arrivées s’enchainent, tandis qu’au large des côtes portugaises la flotte Atlantique a mis le turbo, notamment Alex Ozon (Sun Fast 3300 – Sapristi) qui affiche une vitesse moyenne de 2 nœuds supérieure à ses concurrents directs ! Il a pris la tête de la flotte. En double, c’est la paire du Sun Fast 3200 « Champagne » Philippe Claude / Frédéric Gautier qui mène la danse…

« On est hyper contents ! D’abord d’arriver et d’arriver en tête ! On est très heureux ! On n’imaginait pas du tout ce scenario-là ! Ça fait deux jours qu’on fait les calculs pour le temps compensé… Nos trois objectifs c’était d’abord d’arriver : ça, c’est fait. En deuxième, se faire plaisir : des moments de bonheur, on en a eu plein ! Et faire une belle place si possible ! », sourient Bruno Maerten et Olivier Guillerot (Figaro 2 – Shamrock V).

Ce qui compte, c’est le plaisir de batailler au contact
Forts de leurs 10h à 13h d’avance sur leurs concurrents directs, le duo de Shamrock V l’emporte en temps compensé. Les frères Lacombe à la barre de leur JPK 10.10 Bidibulle sont 2e (à 1h seulement) et la paire Jean-Christophe Petit / Grégoire Comby (Sun Fast 3200 – Gilolo) grimpe sur la 3e marche du podium.
Mais, comme le dit très bien Jean-Christophe Petit : « le résultat est effectivement le truc que l’on retiendra, mais ce qui compte vraiment, c’est le plaisir de batailler au contact ! »

Un speed test de 500 milles
Cette flotte Méditerranéenne a en effet (hormis l’échappée belle de Shamrock V après Gibraltar) bataillé au coude à coude pendant 10 jours. « On a fait un speed test de 500 milles avec Gilolo ! On a bien géré le stress et la fatigue, on a été fatigués, mais jamais tous les deux en même temps, c’était l’une de nos règles ! Il y a juste Gilolo qui ne nous a pas laissé dormir, ils ne sont vraiment pas sympas ! On a fait des changements de voiles il y a encore 2h ! », racontent Antoine et Julien Lacombe (Bidibulle).
« On a joué à fond avec un petit groupe de 5 bateaux, dès le début de course, et on ne s’est pas quittés », confirme Grégoire Comby (Gilolo).

En sortie de Gibraltar, c’est là qu’on a fait le trou
Gibraltar a bien sûr été un temps fort de cette étape, franchi dans une brume à couper au couteau, sans vent, du courant et bien sûr des cargos… Mais le plus gros piège était la bulle sans vent qui attendait les concurrents à leur entrée en Atlantique : « En sortie de Gibraltar, c’est là qu’on a fait le trou. On a eu un gros coup de chance parce qu’on devait avoir une petite bulle sans vent, ce qui aurait permis aux autres de nous rattraper, mais on est passé juste avant qu’elle ne se forme. Nous avons pu tracer tout de suite vers l’ouest alors que les copains, eux, sont tombés dedans… Ils sont restés des heures et des heures plantés, pendant qu’on avançait à 9 nœuds ! On a eu de la chance : il en faut ! »

Le classement ? « On verra bien… »
Mais, comme toujours, une fois au ponton, ils refont tous la course avec bonheur ! Le classement ? « On verra bien… »
Tous ont beaucoup appris en vue de leur 2e étape, celle du grand saut dans l’Atlantique.

Le bon goût du pain blanc
Après avoir subi pétole et fronts dépressionnaires, la flotte Atlantique déguste avec un plaisir non dissimulé son pain blanc ! Au portant, sur la route directe, les spis ont fleuri et les speedos ont pris des couleurs depuis la nuit dernière : 9 – 10 voire 11 à 12 nœuds pour Alex Ozon (Sun Fast 3300 – Sapristi), près de 2 nœuds plus rapide que ses concurrents ces dernières heures.

Il est talonné par le Corse Arnaud Vuillemin (JPK 10.10 Jubilations), Stéphane Bodin (A40 Architectes) et une meute aux vitesses et trajectoires similaires : le top ten des solitaires se tient en 50 milles. Ça va jouer serré à l’arrivée et les calculs de ratings vont chauffer !

En double, même schéma : là aussi 10 bateaux glissent dans un périmètre de 50 milles. Ils tracent sur la route directe à 9 – 10 nœuds. Philippe Claude et Frédéric Gautier (Sun Fast 3200 – Champagne) mènent de 3,4 petits milles à la mi-journée devant David Alonso/Ramon Junemann (Blue Oscar) et Noël Racine/Ludovic Sénéchal (Foggy Dew) à 9 milles…

Les concurrents de la flotte Atlantique sont attendus à partir de 22h (heure française) mardi et pendant toute la nuit à suivre…

Flotte Méditerranée – Étape 1 – Classement provisoire en temps compensé avant jury
1er Bruno Maerten / Olivier Guillerot (Figaro 2 Shamrock V) en 9j 15h 35min 38s
2e Antoine et Julien Lacombe (JPK 10.10 Bidibulle) en 9j 16h 32min 58s
3e Jean-Christophe Petit/Grégoire Comby (Sun Fast 3200 – Gilolo) en 9j 16h 45min 4s
4e David Benoit/Guillaume Barbet (Sun Fast 3200 – Marcher sur l’eau) en 9j 17h 21min 29s
5e Paul et Patrick Gaver (JPK 10.10 – Hathor V) en 9j 19h 46min 32s
6e Tolga Pamir/Sinan Sumer (Sun Fast 3300 – Omm Alize Ocean Racing) en 9j 22h 44min 43s
7e Isidoro Santececca/Roberto Rovito (Sun Fast 3300 – Alquimia) en 10j 3h 24min 48s

- Publicité -

Solitaire du Figaro. Départ de la 1ère étape sur un parcours raccourci

photo : Christophe Breschi - La Solitaire du Figaro 2021

La 52e Solitaire du Figaro a débuté ce dimanche avec le départ de St Nazaire de la première étape. Après un rappel général, les 34 marins ont enfin lâché les chevaux dans un vent d’ouest d’une douzaine de nœuds et sur une mer plate. Le vent irrégulier attendu cette nuit devrait créer les premiers écarts.

Enfin ! Ils étaient nombreux les skippers à manifester ce matin leur envie de larguer les amarres, de quitter le paysage paisible de l’estuaire de la Loire pour en découdre et s’attaquer à cette montagne qu’est la Solitaire du Figaro, particulièrement lorsqu’elle se compose de 4 longues étapes qui cumulent près de 2 500 milles. Engagement, combativité, intensité, exigence…La course reine du Championnat de France Elite de Course au Large sera le théâtre pour le mois à venir d’une confrontation qui révèle depuis 1970 les plus grands marins. Si aucun participant cette année ne peut se targuer d’avoir accroché à son palmarès cette course légendaire, on trouve dans ce plateau inédit 5 anciens vainqueurs d’étapes. Les plus expérimentés tels qu’Alexis Loison (Région Normandie), qui cumule le plus grand nombre de participations (15) ou Xavier Macaire (Groupe SNEF) et Gildas Mahé (Breizh Cola) qui se sont déjà alignés 10 fois au départ, pourront s’appuyer sur leur expérience pendant que les nouveaux venus découvriront le difficile équilibre qu’impose la préservation physique et matérielle d’une épreuve aussi longue.

Le pain blanc…Avant les pistes rouges

En guise d’encouragement, ils auront eu les applaudissements du public nazairien venu en nombre les saluer lors de leur passage du sas sud, la grande écluse qui fait la particularité de la deuxième ville de Loire-Atlantique, également quatrième port français. Les 34 skippers ont raison d’en profiter, car si l’entame de cette première étape va se faire en douceur, les choses vont progressivement se compliquer pour l’ensemble de la flotte. « J’ai hâte d’être ce soir, au coucher de soleil, sous spi, et de rentrer dans la course aux côtés de mes camarades de jeu. Cette étape va débuter comme une piste verte au portant, puis en approche de l’Espagne, près de La Corogne, elle va passer au rouge… On aura alors mangé notre pain blanc, puisqu’après, il faut s’attendre à rejoindre une piste de bosses, le temps d’un long bord au près dans 25 nœuds. Tout ce qu’on aime ! Mais quand j’arriverai à Lorient, je serai fier de l’avoir fait et je n’aurai qu’une envie, c’est d’y retourner ! », déclarait à quelques heures du départ Damien Cloarec (Saferail), dont c’est la cinquième participation.

17h57… Bon – 2e- départ !

Signe du mors au dent qui anime l’ensemble de la flotte, le départ initialement prévu à 17 h 45 a été légèrement différé pour cause de rappel général, trop de concurrents ayant prématurément franchi la ligne. La deuxième tentative a finalement été la bonne. Dans des conditions idéales, au large de l’imposant pont de Saint-Nazaire, Gildas Mahé (Breizh Cola) s’est élancé en tête. Le plus vieux skipper de la flotte (46 ans) devançait alors le bizuth américain Jesse Fielding (Opportunity – States Street marathon sailing), preuve si l’en était besoin que skippers expérimentés et nouveaux venus ont tous l’envie et les moyens de défendre leurs chances. Quelques minutes plus tard, c’est finalement Benoit Mariette (Génération Senioriales) qui passait la bouée N°7 en tête (première marque de parcours), devant Elodie Bonafous (Bretagne – CMB Océane) et Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance). Dans leur sillage, l’ensemble de la flotte établissait progressivement le grand spi. Au passage de la deuxième et dernière bouée du parcours côtier (Solitaire du Figaro), Tom Laperche faisait parler sa vitesse et prenait provisoirement les commandes de la course. Benoit Mariette restait deuxième devant Elodie Bonafous. Alexis Thomas (La Charente Maritime), Martin Lepape (Gardons la vue), Gildas Mahé (Breizh Cola), Pierre Quiroga (skipper Macif 2019), Damien Cloarec (Saferail), Gaston Morvan (Bretagne CMB – Espoir) et Pierre Leboucher (GUYOT Environnement – Ruban Rose). Il reste désormais un peu moins de 620 milles à l’ensemble de la flotte pour en découdre !

Ils ont dit

Gaston Morvan : « Il y a vraiment un mélange d’émotions autour de cette première Solitaire. Je suis rentré dans une phase de concentration extrême depuis ce matin. Ce sont les derniers préparatifs et l’on sent que tout le monde est assez tendu, cherche à ne rien oublier, vérifie les derniers détails sur le bateau. Cette tension se mélange à l’impatience d’être enfin sur le départ et de se lancer pour lâcher les chevaux ! Il faudra ensuite être bien vigilant à prendre les bonnes décisions sur les grandes options. Au début, il ne s’agira sans doute que de quelques petits décalages entre les bateaux, où il s’agira de se retrouver dans le bon paquet. Il ne faudra pas se louper. Les zones d’interdiction à la navigation mises en place depuis vendredi pour cause de tirs de la Marine Nationale risquent quant à elles de générer de grands écarts latéraux sur le retour vers Lorient…Cela va vraiment être une phase cruciale de la course »

Xavier Macaire : « Cette phase de tumulte avant le départ n’est pas la phase la plus agréable de la course. Le stress monte. On a toujours peur de passer à côté de quelque chose d’important en vue de cette première étape. Mais bon, ça va. Nous allons démarrer avec de bonnes conditions. Il y a du monde sur le village, mes partenaires sont là, nous avons fait du super boulot sur le bateau…Je n’ai pas de raison de me plaindre au contraire. Je suis vraiment content de partir, même si ces étapes vont être longues. Il va falloir bien gérer les phases de repos, celles où il va falloir attaquer un peu plus, rester lucide tout le temps, gérer le bateau, ne pas détruire les voiles sur la première étape, se préserver physiquement pour tenir toute la durée de la course…Il va falloir trouver le bon point d’équilibre ».

Tom Laperche : « Je suis vraiment très content d’être au départ de ma troisième Solitaire du Figaro. C’est extraordinaire de pouvoir vivre ça. Cette première étape va se courir avec du vent, dans notre descente sous spi vers l’Espagne et lors de notre remontée qui se fera au près. Il y aura de la stratégie…Tout ce qui fait le sel d’une épreuve comme la Solitaire du Figaro. Il va falloir par contre bien gérer le compromis fatigue / résultat et ne pas se griller pour des gains faibles. L’objectif sur cette première étape est avant tout de ne pas commettre d’erreur qui ferait perdre la course prématurément. Il faut rester dans le coup. C’est une course qui se fait au temps ».

- Publicité -

Solitaire du Figaro. Achille Nebout bien armé pour sa 3e participation

Photo Robin Christol.

Achille Nebout, skipper du Figaro Bénéteau 3 Primeo Energie – Amarris, s’alignera aux côtés de 33 sérieux concurrents sur le départ de la première étape de la Solitaire du Figaro 2021 prêt et dispose de bonnes armes pour sa troisième participation.

La confiance règne à bord du Figaro Primeo Energie – Amarris ! Et cela s’explique par le très joli palmarès de cette année 2021. En terminant 8e de la Solo Maître CoQ, 5e de la Sardinha Cup et 3e du Tour de Bretagne à la Voile (avec, de plus, une 2e place sur la Normandy Channel Race en Class40 avec Luke Berry), le skipper doit profiter d’une belle dynamique. Il a gagné en expérience et cela lui permet de s’engager sur une course telle que la Solitaire plus sereinement. « Je vais l’aborder avec confiance et sérieux, tout en étant le plus décontracté possible. C’est ma troisième Solitaire du Figaro, je sais maintenant à quel point cette course est dure, imprévisible et cruelle par moments. Il y a eu peu d’occasion pendant l’année de s’entrainer en format Solitaire, c’est-à-dire 4 nuits d’affilées en mer en solo. Pour progresser, il faut y participer. Je vais naviguer avec envie et jouer ma carte à fond, en donnant mon maximum jusqu’au passage de la dernière ligne d’arrivée et faire les comptes à la fin. » explique Achille.

Pour cette troisième participation sur la Solitaire du Figaro, l’objectif du marin sera le même que celui qu’il s’est fixé tout au long de l’avant-saison : intégrer le top 10 de l’épreuve. « Cela fait trois ans que je me suis lancé en course au large, je suis vraiment satisfait de mes résultats et de mon évolution depuis 2019, que j’ai envie de concrétiser en 2021. J’arrive dans de meilleures conditions, avec des partenaires très engagés à mes côtés et une motivation décuplée ! Aujourd’hui, de nombreuses personnes gravitent autour du projet, sponsors, partenaires, proches et artistes, et c’est une grande satisfaction de les embarquer tous à mes côtés ! » constate Achille.

La Solitaire du Figaro, une course qui s’anticipe et se prépare

Entre la gestion du projet, les entrainements à Lorient Grand Large avec Bertrand Pacé, les courses d’avant-saison, les chantiers sur le bateau, les séances de kiné et de préparation mentale, les rendez-vous avec les médias et partenaires, tout est question d’organisation et d’anticipation. Achille s’est donc bien préparé et entouré d’une équipe de qualité toute l’année, profitant de l’enrichissement apporté par ses co-skippers lors des courses d’avant-saison, pour prendre part à cette course de légende dans les meilleures dispositions possibles.
« La Solitaire du Figaro, c’est l’objectif de la saison. C’est pour cela que l’on s’entraine tout l’hiver et intensément pour moi depuis 3 ans. Les courses d’avant-saison sont très importantes et permettent d’arriver avec des certitudes pour la Solitaire : certitudes techniques sur les choix et réglages de mât et voiles, aisance et fluidité dans les manœuvres, approfondissement des systèmes météos et navigations répétées dans les lieux où courants et vents ajoutent une grande complexité aux décisions. Pendant cette course, la charge émotionnelle est forte, il s’agit donc d’anticiper pour arriver sur la ligne de départ le 22 août en maitrisant le maximum de paramètres, car une fois en course, tout est beaucoup plus compliqué. » explique Achille.

Le parcours le plus long de l’histoire de la Solitaire du Figaro

Le parcours de cette mythique course réservera évidemment cette année bien des surprises. Au programme, quatre longues étapes d’environ 600 milles nautiques (Saint-Nazaire – Lorient / Lorient – Fécamp / Fécamp – Roscoff / Roscoff – Saint – Nazaire), avec quelques nouveautés pour Achille « On revient à un parcours assez classique pour une Solitaire, avec cette étape qui descend jusqu’en Espagne, qui sera pour moi une première traversée en solitaire du Golfe de Gascogne. C’est un terrain de jeu différent des parcours en Bretagne ou en Manche, où l’on reste généralement proche des côtes. Là, avec un bord de 300 milles pour aller à la bouée devant La Corogne, le jeu sera très ouvert en options ! » et puis quelques redoutables pièges vont venir pimenter les trajectoires des concurrents « Les trois autres étapes sont aussi très techniques, avec le contournement de la pointe bretonne, des passages en Manche, le long des îles anglo-normandes et de l’Angleterre, le contournement du Fastnet, avec à chaque fois des cailloux, du courant et des algues : le trio infernal de ces coins-là ! » complète le figariste.

Le rythme s’annonce effréné et c’est ce qu’il va bien falloir gérer tout au long de ce mois de course, à l’intensité folle qui fait sa réputation. Entre chaque étape, le marin n’aura que quelques jours pour rattraper le déficit de sommeil accumulé et préparer la prochaine navigation. « Cela s’annonce costaud, nous allons passer 3-4 jours en mer à chaque fois, cela veut dire peu de sommeil et peu de récupération. Il va falloir bien gérer tout ça dès le début, ne pas se mettre dans le rouge dès la première étape pour arriver sur la dernière, avec ce retour du Fastnet, le plus frais possible. » annonce le skipper Primeo Energie – Amarris.

Achille attaque donc cette dernière ligne droite avec beaucoup d’ambition et de détermination. Il va tenter de naviguer l’esprit libre, en donnant son maximum sur l’eau tout en poursuivant son apprentissage. Le beau Figaro Primeo Energie – Amarris devrait partir en convoyage en fin de nuit prochaine pour arriver dans le bassin de Saint-Nazaire en milieu de journée, où il restera jusqu’au départ de l’étape 1. D’ici là, le marin va continuer à recharger les batteries, répondre aux sollicitations médiatiques et de l’organisation, assister aux briefings et finir de préparer les moindres détails !
Rendez-vous dimanche 22 août à 17h45, date et heure du départ tant attendu de la 1ère étape !

- Publicité -

Le prochain Yacht Racing Forum aura lieu à Malte en novembre 2022

Les membres de la communauté vélique et de l’industrie de la voile de compétition issus du monde entier sont conviés à une édition du Yacht Racing Forum, en novembre 2022 à Malte.

Organisé par MaxComm avec le soutien de Yachting Malta, l’événement réunira les personnalités les plus influentes du sport à l’échelle mondiale, pour deux jours de conférences, de débats et d’affaires, sans oublier un calendrier social très attractif.
“Nous sommes ravis de voir enfin le bout du tunnel et d’annoncer que la réunion annuelle B2B du monde de la régate aura lieu en novembre 2022 dans un lieu exceptionnel, avec le soutien d’une communauté très investie dans le sport”, déclare Bernard Schopfer, l’organisateur de l’événement. “Nos partenaires à Malte soutiennent le Yacht Racing Forum avec passion et ils comprennent la valeur commerciale de l’événement. Ils sont déterminés à faire de cette édition du Forum la meilleure de tous les temps, et à l’utiliser pour montrer ce que leur île a à offrir à la communauté vélique. Nous ferons en sorte de proposer un événement de grande qualité à des prix abordables pour tous les passionnés et professionnels du monde de la voile de compétition.”

Dr. Ian Borg, ministre des transports, des infrastructures et des projets d’investissement au gouvernement de Malte, a déclaré : “Ce sera un grand plaisir et un privilège d’accueillir les participants du Yacht Racing Forum. Nous ferons en sorte que cet événement soit productif. Malte a toujours été un acteur clé du secteur maritime et nous nous réjouissons de mettre notre île en valeur par le biais de cet événement.”
Malte est une magnifique île du sud de l’Europe, située au coeur de la Méditerranée. Elle a toujours été un acteur très impliqué dans le monde de la régate, accueillant notamment l’emblématique Rolex Middle Sea Race. Le Yacht Racing Forum a déjà eu lieu à Malte, en 2016, et constitue un excellent souvenir pour tous ceux qui y ont participé.
“Yachting Malta est ravi de s’associer à MaxComm Communication pour faire venir le Yacht Racing Forum à Malte en 2022 “, déclare son président, John Huber. “Yachting Malta s’efforcera de faire de cet événement un moment marquant, réunissant tous les participants dans un cadre exceptionnel. Nous sommes déjà très impatients d’accueillir cet événement prestigieux à Malte.”

Pour plus d’informations et pour s’inscrire: www.yachtracingforum.com

- Publicité -

Solitaire du Figaro. Breizh Cola paré, Gildas Mahé affûté

Gildas Mahe et Tom Dolan, a bord du Figaro Breizh Cola, en vue de leur participation a la Trannsat En Double Concarneau-Saint Barthelemy - En mer le 02/05/2021 Alexis Courcoux / Breizh Cola

A la fois doyen de la course, il a eu 46 ans en mai dernier, et comptant parmi les favoris de l’épreuve, il est actuellement deuxième du championnat de France, Gildas Mahé se dit fin prêt. « Celui, ou celle qui va gagner, ne l’aura jamais fait auparavant »

En effet, pour la première fois, sauf à sa création en 1970 (elle s’appelait alors l’Aurore), parmi les 34 concurrents il n’y aura pas d’ancien vainqueur de la course. En revanche, cinq vainqueurs d’étapes, Gildas Mahé, Fabien Delahaye, Éric Peron, Alexis Loison et Xavier Macaire, seront présents. Alors naturellement les pronostics leur sont favorables.

Actuellement classé deuxième au championnat de France, grâce à un beau début de saison, le skipper de Breizh Cola n’est pas du genre à s’enflammer.
« C’est vrai, pas d’ancien vainqueur, mais il y en a toujours qui naviguent mieux que d’autres… les pistes sont ouvertes. La flotte rajeunit très rapidement, c’est impressionnant. Je suis le doyen de la flotte à 46 ans, c’est dire ! Dans la salle de bain du logement que j’occupe à Saint-Nazaire il est écrit : « Ton passé n’est pas ton futur ». A méditer…

« J’ai les qualités pour être sur le podium »

S’il ne s’emballe pas, Gildas Mahé reste cependant lucide. « Mon début de saison montre que j’ai été régulier, il faut juste que je valide. En cours d’épreuve et parfois sur une grande partie de celle-ci, j’étais en tête ou au moins sur le podium, mais je n’ai pas toujours réussi à valider jusqu’au bout. C’est vers ça que je dois tendre, bien finir puisque j’ai les qualités pour être sur le podium. Je vais m’inspirer de Jean Le Cam, comme souvent, qui dit : il ne faut pas partir trop vite, trop vite et rester humble. C’est important l’humilité en mer et jusqu’à la ligne d’arrivée. Même bien placé, surtout ne rien lâcher ».

Bien préparé, bien entouré

Dimanche, à la barre de Breizh Cola, Gildas Mahé partira l’esprit serein. « Tout est en place, l’ensemble de choses qu’il faut préparer, assembler, penser pour être bien au départ est réalisé. Je me suis très bien entouré dans tous les secteurs. J’ai bien navigué en début de saison, matériellement, le bateau est au top, du côté de la météo je suis préparé par Marcel Van Triest et j’ai été coaché par Bertrand Pacé. Si avec une telle équipe je ne suis pas serein, je ne le serai jamais. Mon frère Tangi est le préparateur du bateau, autant dire que je ne suis pas inquiet de ce côté là non plus. Maintenant c’est à moi de jouer et de bien jouer ! »

- Publicité -

SailGP. Déception pour les Français, les ténors du circuit de retour

France SailGP Team helmed by Billy Besson in action on Race Day 1 at Denmark SailGP, Event 4, Season 2 in Aarhus, Denmark 20 August 2021. Photo: Thomas Lovelock for SailGP. Handout image supplied by SailGP

L’équipe de France SailGP Team emmenée pr Billy Besson n’aura pas connu, au Danemark, les heures euphoriques vécues à Plymouth courant juillet (2e). Vendredi, dans un vent moyen et les contrariétés, et samedi, dans un tout petit temps et des variations que seul Nathan Outteridge et le team japonais auront su déchiffrer, l’équipe de Billy Besson a souffert. France SailGP Team termine 8e du Grand Prix du Danemark remporté par le team australien de Tom Slingsby, devant le Japon et la Grande-Bretagne.

Il y a des jours où rien ne va. Et parfois même, ces journées s’enchaînent. L’équipe de France SailGP Team n’aura pas réussi à déchiffrer les airs d’Aarhus, la deuxième ville du Danemark. Toute la semaine, un vent de Nord – Nord-Ouest aura soufflé sur le plan d’eau après avoir traversé la péninsule. Très soutenu lors de la première journée d’entraînement mercredi, au point que le bateau britannique de Ben Ainslie a établi un nouveau record de vitesse à 98,3 km/h (53,007 nœuds), le flux s’est tari au fil des heures et des jours.
Vendredi, dans 20 à 26 km/h de vent, les Bleus n’ont pas réussi à rééditer ce qui avait fait leur bonheur à Plymouth en juillet, à savoir des départs performants. Sixièmes de la première manche, mieux placés à l’arrivée de la 2e manche mais lourdement pénalisés de 4 points après un contact avec le team néo-zélandais, puis 4e de la troisième, France SailGP Team pouvait, pour se hisser en finale, espérer un sans-faute dans les deux dernières manches de qualification programmées samedi.

Piqué au vif par la décision du jury la veille, Billy Besson avait décidé de « griller toutes (nos) cartouches : on n’a plus rien à perdre ». Rien à perdre en effet, sinon la maîtrise de ses nerfs, dans ce tout petit temps qui a fait naviguer les équipages à trois, au lieu de cinq, tant le vent était faiblard et volage. 7e puis 6e de deux manches qui ont fait naviguer les F50 à contre-emploi, et dans une équité sportive un brin contestable puisque le couperet tombe au bout de 15 minutes de course, Billy Besson et les Bleus terminent à la 8e place de cet événement, un point derrière l’Espagne, qui n’a pu courir vendredi en raison d’un foil sérieusement endommagé après un chavirage.

Au mieux, on a enregistré 6 nœuds lors des deux ultimes manches de qualification, “ça a été très dur pour tout le monde aujourd’hui, la preuve en est quand on voit les japonais qui font deux mauvais départ et qui gagnent les deux manches ! On se demande encore comment Nathan Outteridge a su repérer les fantomatiques veinules de vent de ce jour, pour hisser le team japonais en finale avec la Grande-Bretagne de « The GOAT », Sir Ben Ainslie, et l’Australie de Tom Slingsby, tenante du titre, victorieuse une nouvelle fois, après sa victoire à Plymouth il y a un mois, et plus que jamais solide leader de cette 2e saison après quatre des neuf grands prix de la saison.

Vivement Saint-Tropez !
Pour sa seconde saison sur le circuit SailGP, l’équipe française continue à apprendre. Depuis le début de saison, avec régularité, elle alterne les heurs et les malheurs : 3e aux Bermudes, 7e en Italie, 2e en Angleterre, et 8e au Danemark. La voici donc dans les meilleures conditions pour aborder le Grand Prix de France I Saint-Tropez, les 11 et 12 septembre prochains. Certes, France SailGP Team a cédé sa troisième place au classement général dominé par l’Australie, mais elle reste à 4 points du podium. De quoi aiguiser l’appétit de Billy Besson qui, en 2019 à Marseille, avait signé en Méditerranée sa première victoire sur le championnat SailGP !

CLASSEMENT DE L’ÉVÉNEMENT
1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 10 points
2- JAPAN Nathan / Outteridge / 9 points
3- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 8 points
4- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 7 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 6 points
6- DENMARK / Nicolai Sehested / 5 points
7- SPAIN / Phil Robertson / 4 points
8- FRANCE / Billy Besson / 3 points

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS AARHUS

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 32 points
2- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 30 points
3- JAPAN / Nathan Outteridge / 28 points
4- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 26 points
5- FRANCE / Billy Besson / 24 points
6- SPAIN / Phil Robertson / 23 points
7- NEW ZEALAND / Peter Burling / 23 points
8- DENMARK / Nicolai Sehested / 22 points

- Publicité -

Solitaire du Figaro. Comment suivre le départ ?

photo : Alexis Courcoux - La Solitaire du Figaro 2021

La Solitaire du Figaro 2021 partira ce dimanche. Les 34 skippers sur les rangs sont attendus sur les eaux de l’Estuaire de la Loire, théâtre du lever de rideau sur la première étape de cette 52e édition. À 17h45, la flotte s’élancera sur un parcours de 627 milles (environ 1 160 km) à travers le golfe de Gascogne pour rejoindre Lorient.

Dès 17h10, il sera aussi possible de vivre ce Grand Départ à distance sur France Télévisions (France 3 Pays-de-la-Loire, France 3 Bretagne, France 3 Normandie), le site internet et les réseaux sociaux de la course.

D’après les dernières prévisions, la flotte s’élancera sur une mer plate, dans un vent de Nord-Ouest de 12/14 nœuds. La ligne sera matérialisée entre Le Couronnée IV, emblématique bateau pilote de la Loire de 39 mètres et une bouée mouillée devant le petit SAS du port de la cité des paquebots. Le spectacle sera bien visible depuis la terre pour le public nazairien, réputé pour toujours répondre présent quand il s’agit de saluer des marins et des bateaux en partance pour le large. Le show sur l’eau se poursuivra de plus belle quand un bouquet de spi fleurira sous de belles éclaircies, entre Saint-Marc et la pointe de Saint-Gildas à Préfailles. Jules Delpech (ORCOM) ne cache pas son empressement de vivre enfin ce moment dont il rêve depuis longtemps. « La pression va certainement monter. Mais je suis serein, le bateau est prêt et mentalement je suis vraiment content d’en être. À Lorient, j’ai beaucoup travaillé les départs avec Bertrand Pacé, notre entraîneur. Je partais de loin à ce niveau-là, mais j’ai vraiment progressé. Je vais donc essayer d’en tirer profit pour partir bien placé et entamer cette Solitaire du mieux possible », confie ce bizuth.

Demain, devant les étraves des 34 monotypes s’ouvrira un parcours de 627 milles, légèrement modifié en raison des conditions météo annoncées. La flotte fera d’abord cap au portant pour enrouler le plateau de Rochebonne, avant de poursuivre sa route jusqu’à La Corogne. Place ensuite à une longue traversée du golfe de Gascogne au louvoyage, dans une mer croisée et des vents qui pourront se renforcer pour souffler jusqu’à 30/35 nœuds. Preuve s’il en est que cette remontée vers Lorient, où les premiers solitaires sont attendus jeudi dans la matinée, pourrait prendre tous les atours d’un vrai morceau de bravoure…

Suivre le départ à Saint-Nazaire
14h30 : Présentation des skippers sur scène puis appareillage.
De 15h30 à 16h15 : Ecluse sud, bateaux visibles pour le public, sans entrer dans l’enceinte de l’écluse.
Les points de vue pour voir le départ sont :
• Quartier du Petit Maroc
• Jetée pince de crabe Est
Puis, un peu après :
• Villès Martin
• Pointe de l’Eve (Saint-Marc)
• Pointe Saint-Gildas

Suivre le départ à distance
Direct France TV à partir de 17H10 sur France 3 Pays-de-La-Loire – France 3 Bretagne – France 3 Normandie
Commentaires : Richard Coffin
Consultante : Clarisse Crémer
Diffusé sur :
Les réseaux sociaux de la course : Facebook – Youtube
Le site internet : La Solitaire du Figaro

Cartographie actualisée toutes les 5 minutes dans les 25 milles.

Suivre l’ensemble de la course
Cartographie actualisée toutes les 15 minutes 24h/24 et toutes les 5 minutes lors des passages clés.
Site internet alimenté en continu : actu le matin – article le soir (communiqué de presse envoyés chaque soir) – faits de course. Photos – vidéos – classements.
Directs digitaux départs/arrivées de toutes les étapes.
Réseaux sociaux

Sur Virtual Regatta, chacun peut se mesurer – derrière son écran – aux 34 figaristes. Le célèbre site compte déjà plus de 16 000 inscrits pour la première étape !

- Publicité -

Solitaire du Figaro. Arthur Hubert prêt à en découdre

MonAtoutenergie Arthur Hubert Quentin Le Nabour MonAtoutEnergie.fr sur le Tour de Bretagne à la Voile 2021 © Pierrick Contin

Arthur Hubert est au départ de sa première Solitaire du Figaro, à la barre du Figaro vert aux couleurs de MonAtoutEnergie.fr. Après un dernier stage au sein du Team Vendée la semaine dernière et grâce à l’expérience qu’il a acquise en course au large, le skipper malouin est prêt à en découdre.

Arthur Hubert a profité d’un dernier stage avec l’équipe de Team Vendée Formation la semaine passée pour peaufiner ses derniers réglages : « C’était très intéressant. Nous avons pu faire de bonnes sessions de navigation. J’ai affiné mes réglages de voiles, fait des essais en vitesse, notamment sur les phases départs et dans mes manœuvres. C’était un peu comme un Warm-up avant la Solitaire, le timing était parfait ! » A l’issue de cet entraînement, il a rejoint la Turballe dans des conditions soutenues : « Une dernière navigation parfaite : j’ai tout testé dans du vent fort et tout est validé ! » Le bateau est prêt et le marin aussi.

De quoi aborder la Solitaire sereinement… même si Arthur ne cache pas que le stress montera forcément au moment de quitter le ponton, ce dimanche dans l’après-midi : « Quand je vais partir, je vais me demander si j’ai bien tout embarqué : mes voiles, mes vêtements, le matériel dont je pourrais avoir besoin, ma nourriture… Alors que je sais que tout est à bord puisque j’ai tout chargé et vérifié hier ! » Un départ qui suscitera forcément des doutes, qui seront vite estompés au moment de passer la ligne de départ.

Arthur pourra alors s’appuyer sur son expérience et sa gestion de la course au large sur le long terme : « Je connais les nuits en mer et la gestion du sommeil puisque j’ai déjà fait la Transat Jacques Vabre et la Route du Rhum. » Un avantage, quand on sait ce qui attend le skipper de MonAtoutEnergie.fr sur cette Solitaire du Figaro 2021. 2.500 milles nautiques, soit plus de 4.600 kilomètres, répartis en quatre étapes. La Solitaire du Figaro 2021 s’annonce donc longue et intense : « On a vu que sur une Solitaire, il peut se passer plein de choses et parfois très vite. En deux heures, les classements peuvent être complètement chamboulés. Quatre étapes, c’est long et ça promet plein de rebondissements. Il ne faudra jamais lâcher, quitte à parfois accepter de perdre un petit peu pour mieux revenir. » Il semblerait que le mental soit au moins aussi important que l’expérience sur une Solitaire…

Et concernant le résultat, Arthur ne se fixe pas d’objectif : « Je ne vais pas regarder le classement général ou le classement Bizuths. Évidemment, j’ai envie d’en battre le maximum, mais je sais que c’est ma première année et que le parcours de cette édition est costaud. On fera le bilan dans 4 semaines, quand on reviendra à Saint-Nazaire ! »

- Publicité -

Solitaire du Figaro. 6e participation pour Pierre Quiroga

Ce dimanche 22 août à 17h45, Pierre Quiroga prendra, à l’instar de ses 33 concurrents du plateau, le départ de la première étape de la Solitaire du Figaro. C’est depuis Saint-Nazaire, sous un soleil qui peinait jusqu’à présent à se montrer, que le sudiste se prépare dans les meilleures conditions à affronter les 627 milles du parcours modifié cette semaine par la Direction de Course. Initialement prévu à 689 milles, ce parcours qui devait emmener la flotte à BXA avant de descendre à la bouée Ouest Farallones au nord de la Corogne s’est vu contraint d’être réduit pour éviter aux coureurs un passage en zone de tir militaire.

« Le changement de parcours décidé par la Direction de Course hier a modifié la stratégie de la course sur les prochains jours. On devait initialement partir sur une étape de vitesse pure autour de 689 milles avec des bords obligatoires et une météo simple. Sur les 627 milles du nouveau parcours, réduit à cause d’une zone de tir militaire, nous allons tirer des bords, flirter avec des zones interdites, faire plus de manœuvres que prévues et passer par Rochebonne au lieu de BXA. Sur la première partie de course, il y aura une rotation droite à gérer au nord de la Corogne avec 25 à 30 nœuds de vent sur la bouée Farallones et il faudra porter une vigilance particulière sur le changement de Spi. Après le passage de cette bouée dans la matinée de mardi, on partira sur un long bord de près en direction de la pointe du Finistère dans du vent toujours soutenu. Les oscillations de la fin de course, ajoutées aux zones interdites, seront difficiles à appréhender. On verra en début de semaine comment la situation évolue. Une chose est sûre, la fin de cette première étape sera compliquée si nous rencontrons la composante thermique qui fera mollir le vent à l’approche des côtes. »

Une préparation aux petits oignons

Cette 52e édition de La Solitaire du Figaro qui comptabilise près de 2500 milles au total est la plus dense jamais connue dans l’histoire de la course. C’est la 6e participation du méditerranéen Pierre Quiroga qui a optimisé sa préparation dans le but d’assurer les 4 étapes attendues dans de bonnes conditions, physiques et mentales. Accompagné de ses préparateurs Julien et Gauthier, mais aussi de Marine, la cuisinière du projet qui l’assiste en amont et pendant la course sur l’aspect diététique et approvisionnement, tout semble désormais le mettre dans les meilleures dispositions pour les jours en mer à venir « C’est ma 6e édition, et surement la plus impressionnante en termes de milles. Je n’ai jamais autant dormi sur une pré-course que cette semaine, je n’ai pas fait de sport et j’ai essayé d’être le plus serein possible dans un environnement encore anxiogène dû aux mesures sanitaires. Mon bateau est prêt, je le suis aussi… tous les voyants sont donc au vert pour cette première étape » confirme-t’il.

- Publicité -

Solitaire du Figaro. Des ambitions fortes pour le team Bretagne – CMB

Les 3 Figaros Bretagne-CMB aux îles Glénan © Pierre Bouras

A la veille du coup d’envoi de cette 52e édition de la Solitaire du Figaro, les pronostics vont bon train, et le nom de Tom Laperche revient naturellement régulièrement chez les parieurs. « Je suis content d’avoir eu quelques jours un peu tranquilles cette semaine à Saint-Nazaire, pour bien me reposer avant de partir. A présent, j’ai vraiment hâte que ça commence. L’idée, pour moi, est avant tout de faire ce que je sais faire. Cette épreuve reste une course à élimination. Il ne faut réussir à être régulier, et ne pas la perdre dès le début », annonce le skipper Bretagne – CMB Performance, 3e en 2020, et forcément très ambitieux cette année. « La victoire est mon objectif, même si je n’oublie pas que personne n’est à l’abri de se prendre les pieds dans le tapis sur une telle course. A la veille du jour J, je me sens assez libéré. C’est ma troisième participation à l’épreuve, et tant mieux si ça le fait bien cette année. Je sais que dans tous les cas, je vais m’éclater », assure le Trinitain, auteur d’un début de saison quasi parfait, avec trois podiums dont une victoire. « Je sais qu’il va falloir réussir à prendre quelques risques pour aller faire la différence et gagner. Je suis prêt à ça », assure Tom.

Le sentiment d’une préparation bien faite
De son côté, Gaston Morvan s’annonce plus prudent. Et pour cause, pour sa première participation à la course, le Finistérien ne sait pas exactement à quoi s’attendre, notamment en termes de rythme, surtout au vu du programme, avec près de 2 500 milles à parcourir au total. « Ça fait des milles et un paquet de nuits en mer ! En cumulé, ça ne fait pas loin d’une transat et on sait que tout va se jouer à un train d’enfer, même si tout va beaucoup dépendre de la météo, évidemment. La première place au classement Bizuth est un gros objectif pour moi, mais il n’occupe cependant pas tout mon cerveau. Nous sommes douze « rookies » au départ, tous avec des passifs très différents, et tous capables de faire de bons coups », explique le skipper Bretagne – CMB Espoir, qui a montré, pour sa part, qu’il pouvait jouer les trouble-fêtes aux avant-postes lors des régates d’avant-saison. « Je vais tâcher de faire ce que je sais faire. Je suis régulièrement monté en puissance depuis le début de l’année. Je pars sur la Solitaire en ayant l’impression d’avoir bien travaillé et d’avoir exploité au mieux le temps dont je disposais pour ma préparation », assure Gaston.

Donner le meilleur de soi-même
Même sentiment pour Élodie Bonafous. « A la veille du départ, je ne me sens pas si stressée que ça car je me suis bien préparée. Le bateau est prêt aussi. Je suis bien dans ma tête et j’ai trop hâte d’y être », relate la navigatrice, parfaitement d’attaque pour les trois semaines de course à venir, entre Saint-Nazaire, Lorient, Fécamp et la Baie de Morlaix. « C’est une Solitaire sous le sceau de l’endurance et la première étape qui part demain, avec ses 689 milles, va directement donner le ton. Il va falloir gérer la stratégie à long terme, rester focus sur la navigation, trouver le bon rythme et réussir à définir les bons moments pour se reposer pour tenir jusqu’au bout », détaille la skipper Bretagne – CMB Océane qui a à cœur de terminer sur la plus belle note possible ses deux années passées au sein du team. « Mon but est de finir dans la première moitié, voire dans le Top 15, mais j’ai du mal à me fixer un objectif précis de résultat car j’ai peur d’être déçue. J’espère tenir la cadence et donner le meilleur de moi-même. Être dans un bon « mood » et finir sans regret. Si j’y arrive, je pense que le classement suivra ».

- Publicité -
- Publicité -