Suite à plusieurs années de rapprochement et de discussions, les deux institutions du plan d’eau Rochelais que sont la Société des Régates Rochelaises et l’Ecole de Voile Rochelaise viennent de fusionner afin de coexister sous un nouveau nom de club : « La Rochelle Nautique ».
Le leadership et la complémentarité évidente de ces deux clubs offrent donc de grandes opportunités et de très belles perspectives pour développer les pratiques de la voile en apprentissage loisir ou compétition sur le plan d’eau et sous les couleurs de La Rochelle.
Née il y a plus de 150 ans, la SRR lègue à La Rochelle Nautique une très sérieuse expérience en termes d’organisation de grands événements de voile et de formation de coureurs. Parmi les membres du club, nombreux sont ceux qui ont participé aux Jeux Olympiques, à des Championnats du Monde et de nombreuses transats avec de brillants succès. De son côté, l’EVR riche de sa flotte complète, d’infrastructures parfaitement équipées et de sa maîtrise d’une offre d’accès à l’univers de la voile jusqu’au stade du perfectionnement, permet de compléter et de renforcer les savoir-faire de La Rochelle Nautique.
“Avec des supports et des entraineurs de qualité, toutes les conditions sont réunies pour entretenir une émulation qui donnera envie aux jeunes Rochelais de venir s’inscrire et d’arriver au plus haut niveau.” Alain GOUX, Vice-Président de La Rochelle Nautique
“Dans ce club, on pourra envisager qu’un jeune arrivé dans l’univers voile grâce à la pratique scolaire puisse un jour aller aux Jeux Olympiques. Mais nous n’oublions pas la voile loisir, avec des pratiquants qui n’ont pas forcément des ambitions de régates et qui ont envie de naviguer dans un cadre convivial.” Laurent HAY, Président de La Rochelle Nautique
Suite à cette longue phase de discussions et de réflexions, La Rochelle Nautique a maintenant à cœur de se tourner vers l’avenir. Le but est donc de créer un nouveau club convivial, fort d’une parenté extrêmement solide avec des savoirs faire largement reconnus et très complémentaires.
La possibilité de mutualiser les moyens financiers, humains et matériels va permettre à La Rochelle Nautique d’offrir et de développer auprès de ses membres un champ d’activité, d’accompagnement et de soutien élargi et performant tant en termes de diversité de niveau que de pratique. Pour se faire, la ville de La Rochelle va faire construire une toute nouvelle base nautique au sein de laquelle sera installée La Rochelle Nautique. La démolition du centre nautique actuel va débuter en fin d’année et la livraison de la nouvelle base est prévue pour le printemps 2023.
Les 34 concurrents de La Solitaire du Figaro ont entamer ce dimanche une longue et dernière étape de 685 milles entre la Baie de Morlaix et Saint Nazaire en passant par le Fastnet, au sud de l’Irlande. Avec une météo incertaine tout reste encore ouvert.
Les concurrents, qui ont déjà parcouru plus 1700 milles de navigation (soit 2.550 km) depuis le début de l’épreuve, s’attaquent aujourd’hui au dernier tronçon et non des moindres. Cette nouvelle manche de 685 milles entre la Baie de Morlaix et Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, est la plus longue des étapes disputée jusqu’ici ! La plus longue pour le nombre de milles parcourus mais aussi, probablement, la plus longue en nombre de jours de navigation attendus.
La météo est encore incertaine, les fichiers ont du mal à s’accorder : il va falloir prendre des décisions stratégiques et, ce, dès ce soir : “Dès la cardinale Astan, à la fin du parcours côtier, il faudra faire un choix par rapport au passage des îles Scilly, détaille Damien Cloarec (Saferail) qu’on pourra passer selon la météo au nord ou au sud. Après, la montée vers le Fastnet se fera au portant. C’est cool mais, suivant le timing d’arrivée au Fastnet mardi matin, on peut se faire rattraper par une dorsale anticyclonique. Si on est lent et qu’on se retrouve dedans, là vous allez devoir nous attendre à Saint-Nazaire ! Une chose est sûre : sur cette étape, il va y avoir du jeu !”
Jeanne Grégoire, directrice de Finistère Pôle course au large confirme : “Les marins sont déjà bien fatigués par cette Solitaire qui est juste extraordinaire parce que le parcours sportif est superbe. En même temps, cette dernière étape est pleine d’incertitudes. C’est forcément excitant pour ceux qui sont derrière, parce qu’on se dit qu’il y a des choses à faire, et un peu stressant pour ceux qui sont devant.”
Stratégies et Projections
Oui cette étape est celle de tous les possibles. Les leaders vont devoir se positionner : naviguer propre tout en gardant à l’œil leurs plus proches adversaires ou essayer d’accentuer leur avance ; de son côté, la jeune génération, enthousiaste, va tout tenter.
Xavier Macaire (Groupe SNEF) second au classement général provisoire souhaite défendre sa place : “Mon objectif est de maintenir ce classement. Je ne veux pas redescendre de ce podium. Je me laisse évidemment l’opportunité d’aller chercher la première place si l’occasion se présente ; si j’ai un feeling sur une option, un coup à jouer, je le tenterai bien sûr. Mais ma philosophie pour cette quatrième étape n’est pas de prendre des risques, de tenter des coups du diable pour gagner à tout prix.”
Le leader Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) sait que ce peut être, pour lui, l’étape de tous les dangers, lui qui a tout à perdre et aussi, surtout, tout à gagner. Une position de chassé qui peut finalement être inconfortable pour le sudiste qui s’avouait, ce matin, un peu stressé : « Ce qui est dingue c’est que la victoire sur cette Solitaire – qui est hyper longue et hyper dure – sacrera un magnifique vainqueur, que ce soit moi ou pas. Aujourd’hui, chacun a ses doutes, ses convictions quant aux écarts en temps au classement général provisoire. Chacun joue avec ses cartes, il faudra trouver un atout. Je ne suis pas le seul à stresser et à douter. Il faut être humble sur cette étape dans ce genre de conditions, où il y aura peu de vent, du courant, des systèmes météo à traverser. Je pense que la clé, c’est de s’amuser, et depuis le début, je me suis éclaté sur cette Solitaire.”
La jeune génération, elle, est prête à tout donner : “Je suis très contente de pouvoir prendre le départ de cette quatrième étape, explique Charlotte Yven (Team Vendée Formation). Ce n’est que du bonus ! Je vais me faire plaisir, je vais attaquer, je n’ai pas dit mon dernier mot. Je ne vais pas me laisser faire. Je prends de l’expérience, j’ai envie de me faire plaisir, de tout donner, de faire une belle course, de naviguer proprement et, pourquoi pas, refaire une belle manche. Mais je ne me mets pas trop de pression.”
Pep Costa (Cybèle vacances – Team to play B) du haut de ses 22 ans est, lui aussi “à fond ! C’est la première fois que je participe à La Solitaire du Figaro mais ça ne va pas m’empêcher d’attaquer”
Enfin, pour certains, l’étape a déjà une saveur particulière à l’instar de Tanguy Le Turquais (Quéguiner – Innovéo) qui quittera le circuit Figaro Bénéteau après cette ultime manche :
“Je sais que c’est ma dernière. J’ai envie d’aller prendre du plaisir, oublier tout ce qui s’est passé avant et la vivre comme une seule et unique étape. De toute façon, elle va être longue et très ouverte, il faudra trouver vite du plaisir pour être bien en mer jusqu’à la fin. Je vais essayer de plus profiter du moment mais le plaisir, pour nous tous, vient par la performance. Il faudra essayer d’être bon, c’est ça qui va procurer du plaisir.”
Bon départ en Baie de Morlaix
Le départ a donc été donné cet après-midi entre Trégor et Léon, en Baie de Morlaix, pour un parcours d’environ 8 milles disputé dans des conditions idéales vent de nord/est d’une dizaine de nœuds.
Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) prend le meilleur départ, premier à la bouée de dégagement puis à la bouée de la Baie de Morlaix située au pied de la Chapelle Sainte Barbe. Pierre Leboucher (GUYOT Environnement – Ruban Rose) et Charlotte Yven (Team Vendée Formation) lui emboîtent le pas, pressés par une flotte compacte…
Les 34 solitaires viennent donc de s’élancer pour un long parcours, sur lequel on pourra peut-être voir se dessiner les premières options stratégiques demain, dans la matinée, au passage des îles Scilly.
The fleet in action on Race Day 2. France SailGP, Event 5, Season 2 in Saint-Tropez, France. 12 September 2021. Photo: Bob Martin for SailGP. Handout image supplied by SailGP
Le spectacle des F50 à Saint-Tropez aura été exceptionnel en offrant à quelques mètres du public devant le port de très belles régates. Les Japonais s’imposent dans la Finale à trois après un week-end qui aura beaucoup distribué mais malheureusement pas pour les Français qui terminent à la 7e place.
Nathan Outteridge a encore démontré qu’il était le plus fort dans des conditions légères. Il s’impose avec l’équipe Japonaise et remporte le France Sail Grand Prix – leur deuxième victoire de la saison -, devant les Espagnols et les Américains. Les Français s’ils terminent sur le podium lors de la dernière manche n’auront pas réussi à faire oublier une première journée désastreuse chez eux. Dommage.
La grande inconnue de ce dimanche à Saint-Tropez, en dehors du score final, culminait au dessus des ponts des F50 : pour la première fois, les 8 équipages ont régaté avec la grande aile rigide (29 m de haut), aile testée très rapidement à Aarhus, mais pas par tous et jamais en régate. Leigh McMillan, le régleur d’aile du France SailGP Team la découvrait ce matin. Le bateau tricolore était le premier sur l’eau pour que l’équipage (retour à 5) puisse se familiariser avec cette grande dame, sentir le comportement du bateau, surtout dans les manœuvres. Et tous les teams ont eu une paire d’heures, avant les compétitions, pour prendre la mesure de leur nouveau « moteur ».
Il fallait bien booster un peu les bolides de 50 pieds car la brise thermique n’a jamais soufflé à plus de 7/8 nœuds, empêchant souvent les catamarans de se hisser sur leurs foils. En plus d’être erratique en force, le vent a eu du mal à se stabiliser en direction : des bascules de plus de 40 degrés ont plusieurs fois rebattu les cartes et redistribué les atouts pendant les courses. La plupart des équipes ont donc alterné le meilleur et le pire, et ce sont les Néo-Zélandais de Peter Burling qui vont en faire les frais. Derniers de la manche 5 – une régate remportée haut la main par les Danois – les Kiwis voient filer leur ticket en finale dans les mains des Japonais…
Le combat fut sans merci sur les lignes de départ pour tenter d’accéder à cette ultime course à trois. Lors de la manche 4, une pluie de pénalités s’est abattue sur six des huit concurrents. Dans l’ultime régate de qualif’, les Britanniques ont écopé de 4 points de pénalité pour avoir forcé le passage et percuté le bateau espagnol au coup d’envoi…
Coup de théâtre et coup double japonais
La finale opposant les teams américaine, japonaise et espagnole n’a pas été exempte de rebondissements. Une fois de plus, le jury est intervenu pour sanctionner des fautes, laissant les Américains s’envoler loin devant. Les hommes de James Spithill semblent alors être sur le point de remporter leur toute première finale du championnat. Mais une énorme bascule de vent dans le dernier bord de portant offre à Outteridge et son groupe l’occasion de prendre les commandes.
Le quadruple champion du monde et champion olympique de 49er (2012), grand expert du Moth à foil et ancien barreur de l’America’s Cup remporte à Saint-Tropez son deuxième événement de la saison (après Tarente en Italie). « Le vent a tourné dans tous les sens. C’était une course tellement compliquée et stressante, on est super contents ! » reconnaît Outteridge quelques minutes après sa victoire. Cette performance en France propulse le clan japonais en tête du classement général de SailGP après 5 actes, devant les Américains et les Australiens.
Les Français satisfaits de leur dernière journée
« Soyons sûrs de faire les courses à 100%, pas à 80 ! ». Ce dimanche matin dans la base française, Billy Besson a harangué ses troupes. Quelques mots simples pour rappeler à tous (et à lui-même) l’importance de ne pas gâcher les occasions en commettant des erreurs évitables. Après une mauvaise entame samedi, ils ont montré aujourd’hui un bien meilleur visage : 4e et 3e. « On termine sur une bonne note, reconnaît Billy à l’issue de la journée. On s’est bien battus et on a été inspirés alors que les conditions étaient compliquées. On a joué avec les gars devant, donc c’est top, on est heureux de terminer comme ça ! »
Le bilan comptable est dur. 7e du week-end et de cette étape et dernier au général. Il va falloir retrouver le chemin de la finale que l’équipe a su pourtant atteindre à deux reprises.
La magie de Saint-TropezSaint-Tropez s’est révélé un merveilleux écrin pour l’événement et pour ces bijoux de technologie que sont les F50. En mer et sur la digue du port, les fans et les curieux ont côtoyé de très près les grands catamarans volants et ont pu s’immerger dans l’action. La proximité avec le public est au cœur du dispositif de SailGP qui rompt avec la tradition selon laquelle la voile est une discipline qui se déroule loin des spectateurs. Pour les athlètes et notamment pour les tricolores, le soutien des supporters est aussi un paramètre important.
Stéphanie Nadin, directrice de l’événement France Sail GP : « Saint-Tropez a été un énorme succès ! Le public, la ville, les partenaires, tout le monde a été enchanté et a pris la dimension de cet événement qui était très attendu. L’accueil des collectivités, mais aussi de nos partenaires de la Société Nautique et du Yacht Club a été fantastique. Tout le monde a œuvré dans le même sens et le soutien a été incroyable. Et puis la météo très estivale a joué en notre faveur. Sans parler de l’environnement naturel autour du golfe de Saint-Tropez qui offre un décor magique. Tous les astres se sont alignés pour faire de Saint-Tropez un des plus beaux événements de cette saison ! »
CLASSEMENT DU FRANCE SAIL GRAND PRIX
1- JAPAN / Nathan Outteridge / 10 points 2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 9 points 3 – SPAIN / Phil Robertson / 8 points 4- NEW ZEALAND / Peter Burling / 7 points 5- DENMARK / Nicolai Sehested / 6 points 6- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 5 points 7- FRANCE / Billy Besson / 4 points 8- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 3 points
CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE SAILGP APRÈS 5 ACTES
1- JAPAN / Nathan Outteridge / 37 points 4- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 35 points 1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 35 points 2- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 34 points 6- SPAIN / Phil Robertson / 31 points 5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 30 points 8- DENMARK / Nicolai Sehested / 28 points 7- FRANCE / Billy Besson / 27 points
Les sept TF35 ont touché l’eau salée ensemble pour la première fois de leur carrière. La flotte a migré direction la ville italienne de Scarlino, en Toscane, pour les deux derniers Grand Prix du TF35 Trophy 2021. Quatre jours de régates et douze manches se sont disputées à Scarlino dans du vent d’ouest puis du Mistral de 12 à 20 nœuds. Après un beau suspens Realteam Sailing s’est imposé sur le TF35 Scarlino Cup 1 devant Alinghi.
Jérôme Clerc, barreur de Realteam Sailing : « C’était un excellent dernier jour à Scarlino. Nous nous sommes battus jusqu’au bout avec Alinghi ; nous avons gagné la première course et ils ont gagné la seconde. Je pense que cette bataille va durer jusqu’à la fin de la saison. Nous finissons premier au classement général, mais c’était une régate difficile. Nous attendons avec impatience le prochain évènement pour en découdre. »
Les prévisions météo aujourd’hui étaient sensiblement les mêmes qu’hier. Le Comité de Course décide de partir tôt pour réaliser le maximum de manches avant que le Mistral ne soit trop fort pour régater. Seuls six bateaux sont sur la ligne de départ, Zoulou ayant subit une avarie la veille a été contraint de rester à terre.
Le départ de la manche 11 est donné dans une mer plate de 10 nœuds et la flotte est séparée en deux à l’approche de la marque au vent. Alors que le Mistral commence déjà à forcir, la gauche du plan d’eau donne un léger avantage à Realteam Sailing, Alinghi et Ylliam XII – Comptoir Immobilier. Lors du deuxième tour, Realteam Sailing prend le dessus sur son concurrent direct et se détache pour l’emporter sur Alinghi. Spindrift et Ylliam XII – Comptoir Immobilier sont quant à eux à la lutte pour la troisième place et c’est Spindrift qui croise la ligne en premier à une seconde près, un superbe finish !
Duncan Späth, régleur de grand-voile – Spindrift : « La décision à bord était de naviguer mieux, plus fort et plus sûr, car il faut être confiant lorsque les bateaux se déplacent si vite. Nous avons vu vendredi que prendre une bonne avance sur la ligne de départ nous mettait en bonne position pour le reste de la course. J’espère donc que dans deux semaines, nous serons toujours aussi confiants et forts. »
La douzième manche est donnée dans 16 nœuds de vent et promet une régate passionnante entre les deux protagonistes. Alinghi en tête au vent est poursuivi au portant par Realteam Sailing et Spindrift qui naviguent à des vitesses de 27 à 29 nœuds. Alinghi sait qu’il doit l’emporter pour recoller au classement, mission accomplie pour l’équipe.
Mais le vent fort attendu est maintenant là et signe la fin du suspens. Realteam Sailing gagne le premier Grand-Prix en mer de la série, Alinghi est deuxième et Spindrift troisième.
Arnaud Psarofaghis, Régleur de grand-voile – Alinghi : « Nous nous sommes battus contre Realteam à chaque étape, dans chaque course. C’était intéressant d’un point de vue tactique car nous étions vraiment similaires en termes de vitesse et de manœuvres. La seule différence est de savoir qui prend le meilleur départ et fait le moins d’erreurs – nous avons eu notre moment, et eux aussi. Realteam mérite la victoire, ils ont bien navigué et ont été constants pendant toute la semaine, mais nous sommes aussi très heureux de notre performance. »
Dans la deuxième partie du classement du TF35 Scarlino Cup 1, nous retrouvons Team SAILFEVER en quatrième position, suivi de Ylliam XII – Comptoir Immobilier cinquième, ZEN Too sixième et Zoulou septième.
L’équipe menée par Jérôme Clerc prend par la même occasion la tête provisoire du TF35 Trophy 2021. Il faudra attendre la Cup 2 à Scarlino dans 10 jours pour connaitre le dénouement final de cette première saison.
Pierre Quiroga en tête au général après deux belles victoires d’étape parviendra-t-il à remporter sa première Solitaire ? La dernière étape longue et compliquée s’annonce passionnante à suivre.
Avec 685 milles à parcourir, la quatrième étape de La Solitaire du Figaro s’annonce très longue et particulièrement difficile parce que complexe du point de vue météo. Le plus gros morceau du cru 2021 emmènera les Figaro Bénéteau 3 jusqu’au phare irlandais du Fastnet pour un final en Loire-Atlantique dans le nord du chenal de Saint-Nazaire. Du grand large sur un parcours très ouvert qui va nécessiter un gros mental, une gestion primordiale de la profonde fatigue que connaissent les 34 solitaires et des choix stratégiques cruciaux.
Ce samedi, veille de départ, les skippers ont la tête dans les routages et la météo, et savent déjà que cette toute dernière étape va durer. En cause, le vent faible à très faible sur la première traversée de la Manche et aux abords du grand phare du Fastnet et probablement sur la zone d’arrivée. Tous se préparent donc à embarquer plus d’eau et de nourriture (autorisé par la classe Figaro Bénéteau) et à vivre au minimum quatre nuits en mer.
Une ascension éprouvante, une redescente lente A 16h, le coup de canon retentira devant le port de Roscoff en Baie de Morlaix. La flotte s’élancera sur un parcours côtier long de 8 milles par un vent de nord-est pour 10 nœuds, de quoi se déhaler du fort courant sur zone. Sitôt la cardinale Est Astan laissée à bâbord, les solitaires mettront le cap sur l’Irlande avec comme seule marque de parcours le mythique phare du Fastnet. 270 milles à courir dans des conditions météo très aléatoires rythmées par des petites dépressions locales et des zones sans vent ; autant dire qu’un immense jeu d’échec va se jouer entre la traversée de la Manche, la Mer Celtique et la Mer d’Irlande. Le deuxième tronçon sera de taille : 412 milles pour rejoindre la Loire-Atlantique dans une météo favorable à de grandes glissades sous spi dans un faible flux de noroît (vent du nord-ouest). Mais, comme sur la précédente étape, le vent devrait se montrer capricieux, variant allègrement en force et en direction. Une bagarre de longue haleine débute demain, la toute dernière. Autant dire que tous les concurrents vont jouer leur va-tout pour conserver ou aller chercher une place au classement général !
Comment suivre le départ de la quatrième étape? Direct Départ sur le site internet : (La Solitaire du Figaro) et les réseaux sociaux (Facebook & Youtube) Prise d’antenne à 15H45 : direct départ commenté par Serge Herbin et un invité spécial, Bruno Jourdren (navigateur).
La cartographie (site web : www.lasolitaire.com) : Mise à jour toutes les 5 minutes dans les zones clés du parcours dont le départ, et ensuite toutes les 15mn. Possibilité de choisir les fonds de cartes (carte marine Navionics, carte géographique). Grâce au partenariat avec Météo Consult, fichiers vent et courants, paramètres importants sur chacune des étapes de La Solitaire du Figaro.
Depuis la terre à Roscoff Sur le village (ouvert de 10h à 17h30 dimanche 12 septembre) : 13h00 : présentation de chaque skipper sur le podium du village de La Solitaire du Figaro 13h15 : début de l’appareillage 16h00 : départ de l’étape 4
Points de vue pour le public : Pointe de Bloscon – Chapelle Sainte-Barbe
Site internet alimenté en continu : actu le matin – article le soir (communiqué de presse envoyé chaque soir) – faits de course. Photos – vidéos – classements. Directs digitaux départs/arrivées de toutes les étapes. Réseaux sociaux
Sur Virtual Regatta, chacun peut se mesurer – derrière son écran – aux 34 figaristes.
Le spectacle était au rendez-vous à St-Tropez pour voir les trois premières manches du jour dans un vent très léger même si les Français ont manqué leur entame.
Trous d’air, sautes de vent, pénalités pour franchissement des frontières virtuelles du parcours ont orchestré cette journée un peu rocambolesque, émaillée d’incessants chassés croisés au sein d’une flotte qui est restée très groupée sur les parcours. Auteurs de deux magnifiques départs, les Frenchies n’ont malheureusement pas été récompensés pour leur témérité. Dans la manche 1, ils sont pénalisés pour avoir dépassé les limites du parcours. Même sanction dans la 2e régate alors qu’ils passent la deuxième porte en tête. Ils se retrouvent ensuite au ralenti dans une zone peu ventée où ils auront du mal à faire voler leur F50. Dans la dernière, enfin, ils jouent en milieu de tableau, sont en passe d’accrocher le podium mais un défaut de priorité avant le finish les prive d’une bonne note finale. Leurs coups d’éclats n’ont pas été suffisants pour allumer la flamme …
Ce soir, il y avait forcément de la frustration dans le camp Français, mais aussi un réalisme très pragmatique, celui qui permet aux champions de toujours regarder vers l’avant. Billy Besson : « C’est dur, c’est très dur. Mais c’est aussi ça SailGP ! On peut être en tête, tout perdre d’un coup et inversement. On a fait de mauvais coups, il faut être lucide, on a fait davantage d’erreurs que les autres, d’où notre place aujourd’hui (7e). On a fait aussi de belles choses : des supers départs, une meilleure gestion au fil de la journée de la hauteur de vol. Comme nous n’étions que trois à bord, j’avais une grosse job list à moi tout seul, en plus de la barre : la hauteur de vol, le réglage des safrans avec les pieds, regarder l’écran pour vérifier les cadres du parcours qu’on a loupé pas mal de fois, surveiller les adversaires. Il faut que je m’entraîne plus dans cette configuration. Et c’est ce qu’on va faire dès demain matin si la situation est la même, pour avoir le meilleur feeling possible pendant toute la régate ».
Thierry Douillard, l’entraîneur de l’équipe française, confirme et relativise : « Il faut réussir à mettre des bémols à ce mauvais bilan pour pouvoir construire pour demain. On doit apprendre à mieux absorber le travail à trois sur le bateau. Il y a eu quelques manœuvres loupées, une mauvaise analyse dans la gestion de nos adversaires comme sur la dernière manche. Par contre, tout le travail effectué ces derniers mois sur les départs paye. Billy est capable de prendre de super départs. Maintenant, vu le niveau de la flotte, il faut réaliser de nombreux ajustements. On va bien débriefer. Demain, le vent devrait être léger et à nouveau, de nombreux paramètres vont reposer sur les épaules du barreur. Il faudra être capable de mieux regarder le plan d’eau, d’anticiper notre position par rapport aux adversaires ».
Ce samedi, seuls les Américains de James Spithill ont navigué dans le haut du tableau. Vainqueurs des manches 2 et 3, ils prennent logiquement la pole position à l’issue de cette première journée torride. Trois à quatre points derrière eux, les teams néo-zélandais, espagnols et japonais sauvent les meubles grâce à leur relative régularité alors que Ben Ainslie, beau vainqueur de la régate d’ouverture, s’enferme ensuite dans la dernière. Quant aux Australiens leaders du classement général de la saison, ils ont été affectés toute la journée par de nombreux soucis techniques.
Demain dimanche, les huit équipages n’auront que deux régates pour tenter d’accéder à la finale pour le podium. Mathématiquement, tout est encore possible pour l’ensemble des concurrents, y compris pour les Français…
PROGRAMME DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 2 courses en flotte puis la finale qui réunira les 3 meilleures équipes Horaires : 13h30 – 15h Lieu : devant le port de Saint-Tropez
Comment voir les courses ?
En mer : il reste quelques places sur les bateaux spectateurs SailGP pour la journée de demain. Informations et billetterie : fr.sailgp.com
A terre : le village situé entre la Tour Portalet et le Môle Jean Réveille sur la digue sera ouvert de 12h00 à 18h00. Écran géant et commentaires de 12h30 à 15h30 puis DJ Set Sun Downer by Le Byblos.
Billy Besson et son équipe sont attendus ce week-end à St-Tropez pour faire le show et continuer leur bonne progression après deux finales. En entraînement, dans de bonnes conditions, ils sont parvenus à s’imposer ce vendredi . Les premières manches ce samedi donneront le ton du week-end qui s’annoncent en revanche plus légères.
C’est la mi-saison, les teams sont à touche-touche au classement provisoire et la pression monte inexorablement, comme en témoignent les petits coups de sang qui ont déjà « animé » les passages de ligne d’arrivée après une contre-performance. « Cela montre à quel point on veut gagner. La tension est énorme sur une course, on est à fond et cela peut générer une frustration proportionnelle » explique Nathan Outteridge, skipper du F50 japonais, actuellement 3e au tableau. « On peut s’énerver, mais 5 minutes après, c’est oublié » admet Sir Ben Ainslie à la tête du clan britannique. « A ce stade de la saison, c’est critique pour tout le monde, insiste James Spithill, barreur du bateau américain. Faire des finales et monter sur le podium devient capital ».
Ce vendredi matin en conférence de presse, les huit skippers ont tous insisté sur l’importance de sortir bien placé à l’issue du France Sail Grand Prix I Saint-Tropez. « Après, on va enchaîner rapidement avec Cadix (Espagne), ce sont les deux derniers événements en Europe. C’est là que les écarts peuvent se faire. Il faut s’efforcer de rester dans le trio final » confirme Billy Besson.
Bel entraînement pour les Français
Mission accomplie pour les Bleus à l’entraînement, sur un plan d’eau pourtant difficile à apprivoiser. Un clapot abrupt levé par le vent d’Est-Nord-Est a transformé le golfe de Saint-Tropez en piste de bosses, rendant l’équilibre des bateaux aléatoire. Les équipages ont eu de la peine à dompter leur F50, notamment dans les transitions. « On avait du mal à stabiliser le vol. On a fait quelques accidents de manœuvres. Et ça, c’est fatidique. Entre un bateau qui vole et un qui ne vole pas, le delta de vitesse est multiplié par cinq » raconte Billy Besson. Le clan tricolore a néanmoins réussi à minimiser les erreurs et s’est qualifié en finale « pour du beurre », en compagnie des Anglais et des Néo-Zélandais. Satisfaits des progrès réalisés dans la communication à bord, les Frenchies devront toutefois s’améliorer sur les départs, s’ils veulent assurer de belles manches ce week-end.
Demain samedi, la première manche sera lancée à 13h44 dans des conditions très estivales. Un petit régime de brise thermique est annoncé, pour un vent qui ne devrait pas excéder les 10/12 nœuds.
Ils ont dit :
Billy Besson, pilote du France SailGP Team : « Si on suit notre courbe habituelle, normalement, on doit le gagner celui-là non ? Bien sûr nous avons un peu de pression, liée au fait d’être à domicile ! Mais c’est une pression positive. Car pour nous, c’est extrêmement important de concourir devant notre public. Ça nous porte. C’est ce que nous avions vécu à Marseille il y a deux ans. Et nous avons hâte de régater sur ce plan d’eau de Saint-Tropez qui est vraiment exceptionnel. »
Tom Slingsby, pilote du Australia SailGP Team, en tête du classement général provisoire et récent champion du monde de Moth (dériveur à foil) : « On arrive sur des hauts, après avoir remporté les deux derniers Grands Prix. Mais on sait que ça ne dure pas éternellement et qu’un jour, on sera à nouveau battus ! Mais pour l’instant, il y a une belle énergie au sein de l’équipe, on est en confiance et je suis fier de la façon dont on navigue. Ici, dans les petits airs annoncés, on sait que Nathan (Outteridge) et les Japonais peuvent être très forts. C’est un peu leur spécialité. Forcément, on observe ce qu’ils font, et tout le monde s’observe en fait pour essayer de progresser. »
Les filles à tire d’aile
Ce week-end, le France SailGP Team accueille Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, médaillées de bronze en 470 aux JO de Tokyo. Les deux olympiennes, qui découvrent le circuit et les F50, ont vécu une première journée sur l’eau riche en sensations.
Camille, notamment, a été invitée à tirer quelques bords après les manches. « Ce qui m’a le plus impressionné, ce n’était pas tant la vitesse que la potentialité d’un crash avec les vagues, de sentir qu’on ne maîtrisait pas tout. Et j’ai été hallucinée, dans les virements, par la force centrifuge. On se fait vraiment plaquer vers l’extérieur. Si on ne traverse pas le trampoline au bon moment, c’est foutu et ça, c’était assez impressionnant. Je dois retourner à bord dimanche pour prendre un peu plus la mesure, mais avant, je dois encore compléter mes tests de sécurité (obligatoire pour tous les invités qui montent à bord en régate). »
En attendant son tour, Aloïse a assisté aux régates depuis un semi-rigide : « C’est encore plus impressionnant qu’à la télé ! On voit que cela demande beaucoup de précision et qu’il faut s’accrocher. Tout le monde va très très vite. Les bateaux sont très proches les uns des autres. Cela doit demander beaucoup de concentration pour réussir à prendre un paquet de micro décisions, et de bonnes décisions, parce qu’on voit bien qu’il n’y a pas trop le droit à l’erreur… »
PROGRAMME France Sail Grand Prix I Saint-Tropez
Vendredi 10 septembre 3 courses d’entraînement dans le golfe de Saint-Tropez : 13h30 – 15h
Samedi 11 et dimanche 12 septembre
Fan Village entre la Tour Portalet et le Môle Jean Réveille sur la digue, ouvert de 12h00 à 18h00.
Écran géant et commentaires de 12h30 à 15h30 puis DJ Set Sun Downer by Le Byblos.
Animations Fan Village : l’exposition itinérante d’Energy Observer Foundation (Le Cube), la Green GT, le stand environnement de la ville (exposition et animation Pelagos autour de la sensibilisation à la préservation de l’océan), le stand eSailGP powered by MCES, le bar du Fan Village et la boutique officielle.
3 courses de 13h30 à 15h : les F50 s’élanceront sur le golfe de Saint-Tropez. Si le temps et le vent le permettent, la ligne d’arrivée se situera directement en face du Fan Village.
Billetterie bateaux officiels SailGP et informations programme plaisanciers : fr.sailgp.com
C’est encore une belle édition qui se profile pour le Défi Azimut qui grandit d’année en année grâce à l’engagement de la société Azimut et de ses partenaire. Elle se tiendra du 14 au 19 septembre avec quatorze duos engagés.
Car si les deux derniers Défis ont été marqués par un renouvellement tous azimuts de la Classe IMOCA, l’édition 2021 consacre une flotte de bateaux extrêmement aboutis, comme l’explique Antoine Mermod, président de l’IMOCA : « Contrairement à The Ocean Race Europe et à la Rolex Fastnet Race où la flotte était scindée, tous les bateaux de pointe se retrouvent la semaine prochaine à Lorient pour la troisième course de la saison. Avec en prime 11th Hour Racing 2, comme nouveauté très attendue ! »
La crème de l’IMOCA Le nouveau 11th Hour Racing mené par Charlie Enright et Pascal Bidégorry, est en effet le premier IMOCA post-Vendée Globe, conçu par l’architecte Guillaume Verdier, notamment pour disputer The Ocean Race 2022-23 en équipage. Il pourra se confronter pour la première fois avec la crème des IMOCA de la génération 2019-2020. Au premier rang desquels APIVIA (Charlie Dalin et Paul Meilhat), vainqueur du Fastnet, et LinkedOut (Thomas Ruyant et Morgan Lagravière), en pointe sur The Ocean Race Europe. Comme beaucoup, Louis Burton qui mènera avec Davy Beaudart à bord de Bureau Vallée (ex L’Occitane en Provence), voit dans ces deux-là les bateaux référents : « Les hommes à battre sont d’abord ceux qui mènent leur bateau depuis longtemps et le possèdent sur le bout des doigts. Le Défi Azimut est pour nous une super opportunité de nous situer et valider toute la préparation faite cet été ». Pour la onzième fois, Louis qui n’a jamais raté une édition de cette course fera le tour de la Bretagne pour rejoindre Lorient au départ de Saint-Malo et devrait en profiter pour valider sa qualification pour la Transat Jacques Vabre, point d’orgue de la saison. APIVIA viendra lui en voisin de Concarneau. Contrairement à plusieurs concurrents qui ont changé de foils pour se conformer au nouveau règlement, Charlie Dalin profite d’une paire jaugée avant le Vendée Globe, plus longue et donc plus puissante. « C’est vrai qu’au près et au reaching, ça devrait être un avantage explique Paul Meilhat, co-skipper. Mais l’intérêt du Défi Azimut et notamment des 48 Heures, c’est que le parcours est choisi au dernier moment en fonction de la météo, ce qui garantit une bonne variété d’allures. Donc tout le monde peut avoir son bord de prédilection et le jeu va être ouvert. On ne craint pas un bateau en particulier, mais surtout les marins tant le plateau est exceptionnel ! »
Talents et belles histoires Comment ne pas citer en effet des tandems aussi complémentaires et talentueux que Sébastien Simon et Yann Eliès (ARKÉA PAPREC), Nicolas Troussel et Sébastien Josse (CORUM L’Épargne), Damien Seguin et Benjamin Dutreux (Groupe APICIL, ultra favori dans la catégorie des bateaux à dérives), ou encore Romain Attanasio et Sébastien Marsset (Fortinet-Best Western) qui disposent enfin avec l’ex-Malizia d’une monture à la hauteur de leur talent. Il faudra compter également sur l’expérience de Sam Davies associée à Nicolas Lunven (Initiatives-Cœur), ou encore sur Isabelle Joschke et Alain Gautier (MACSF). Un dernier double mixte sera à surveiller de près avec la paire anglo-suisse Simon Fisher/Justine Mettraux sur l’autre 11th Hour Racing (ex Hugo Boss de 2016), en tête actuellement du Championnat IMOCA Globe Series. « Nous venons bien sûr pour prendre des points*, explique Justine, mais aussi pour apprendre. On reste des débutants dans la Classe IMOCA et ces bateaux très techniques passent beaucoup de temps en chantier. C’est donc toujours bon de se confronter sur l’eau ». Quant aux bateaux d’ancienne génération, ils auront eux aussi leur match. Arnaud Boissières embarque à ses côtés le jeune Guadeloupéen Rodolphe Sépho dans une optique de transmission. Belle association également que celle de Clément Giraud, qui court pour la première fois aux côtés d’Erik Nigon, deux hommes définitivement liés autour du plan Farr 2008 qu’Erik a prêté à Clément pour le dernier Vendée Globe (Compagnie du Lit-Jiliti). Quant à Manuel Cousin et Alexia Barrier (Groupe Sétin-4MyPlanet) voilà un tandem qui n’engendre pas la mélancolie et fait d’abord rimer compétition avec plaisir, une notion que porte dans son ADN le Défi Azimut – Lorient Agglomération depuis sa création. Pierre-Marie Bourguinat
*Depuis cette année, le Défi Azimut – Lorient Agglomération entre au Championnat IMOCA Globe Series 2021-25, comme course de coefficient 1, permettant aux concurrents d’engranger des points. Ainsi, à l’issue des 48H AZIMUT, le vainqueur remportera 14 points (nombre de participants), le deuxième 13, le troisième 12, etc.
LES 14 DUOS INSCRITS AU DEFI AZIMUT – LORIENT AGGLOMERATION 2021
11th HOUR RACING 1 : Justine Mettraux (SUI) – Simon Fisher (GBR) 11th HOUR RACING 2 : Charlie Enright (USA) – Pascal Bidégorry (FRA) APIVIA : Charlie Dalin (FRA) – Paul Meilhat (FRA) ARKÉA PAPREC : Sébastien Simon (FRA) – Yann Eliès (FRA) BUREAU VALLÉE : Louis Burton (FRA) – Davy Beaudart (FRA) COMPAGNIE DU LIT-JILITI : Clément Giraud (FRA) – Erik Nigon (FRA) CORUM L’ÉPARGNE : Nicolas Troussel (FRA) – Sébastien Simon (FRA) FORTINET – BEST WESTERN : Romain Attanasio (FRA) – Sébastien Marsset (FRA) GROUPE APICIL : Damien Seguin (FRA) – Benjamin Dutreux (FRA) GROUPE SÉTIN – 4MYPLANET : Manu Cousin (FRA) – Alexia Barrier (FRA) INITIATIVES-CŒUR : Samantha Davies (GBR) – Nicolas Lunven (FRA) LA MIE CALINE-ARTISANS ARTIPOLE : Arnaud Boissières (FRA) – Rodolphe Sépho (FRA) LINKEDOUT : Thomas Ruyant (FRA) – Morgan Lagravière (FRA) MACSF : Isabelle Joschke (FRA) – Alain Gautier (FRA)
LE PROGRAMME EN BREF
Mardi 14 : Accueil des IMOCA à Lorient La Base (17h00) et cérémonie d’ouverture à 18 h00 (sur invitation)
Mercredi 15 à 15h30 : Début des Runs dans les Courreaux de Groix
Jeudi 16 à 14h00 : Départ des 48 heures en double + media(wo)man
Dimanche 19 à 13h00 : Départ du Tour de Groix en équipage.
Dimanche 19 à 17h00 : Remise des prix à Lorient La Base
A l’occasion de l’étape du SailGP à St-Tropez nous avons pu suivre la première journée d’entrainement du bateau français barré par Billy Besson en compagnie de Russel Coutts, la légende de la Coupe et CEO du SailGP et avec Bruno Dubois, team manager de Team France. L’occasion de faire un point rapide sur le circuit à mi-saison de la saison 2 du circuit.
Trois questions à Russell Couts CEO SailGP
Une nouvelle équipe va rejoindre le circuit Sail GP – l’équipe suisse en l’occurrence et c’est la première qui signe une licence. C’est un premier succès pour la vision que vous portez sur ce circuit ? Oui ce sera la 9e équipe sur le Circuit. C‘est une bonne nouvelle et nous en attendons d’autres aussi très prochainement.
Comment avez-vous réussi à convaincre Peter Burling et Blair Tuke de venir sur le circuit Sail GP ? Ils m’ont appelé ! Tous les meilleurs marins veulent naviguer sur les F50. Ils n’ont pas beaucoup d’opportunité de se confronter entre eux en dehors de la Coupe. Tous veulent prouver qu’ils sont les meilleurs.
Vous vous êtes donné 3 ans pour que le Circuit Sail GP prenne sa place et devienne économiquement viable. Où en êtes-vous à mi-parcours ? Le pari est déjà presque réussi. Nous allons annoncer une saison 3 avec des villes qui permettent de couvrir nos frais. Nos partenaires signés l’année dernière nous suivent également pour la prochaine saison. Nous avons fait de bons progrès et nous allons continuer.
Nous sommes sur l’étape française à St-Tropez pour cette saison 2 après la finale qui s’est déroulée sur la première saison à Marseille. C’est important pour vous d’être présent en France ? Il y a une pratique de la voile en France qui est très forte. C’est vraiment bien d’être à St-Tropez et de supporter l’Equipe française. Cela fit déjà deux bonnes raisons d’être ici.
Trois questions à Bruno Dubois Team Manager de SailGP France
Où en est l’équipe depuis ses débuts ?
On a beaucoup progressé notamment après nos entrainements aux Bermudes. On a pu participer à 2 finales mais on peut encore faire mieux. On en a la capacité.
Une équipe suisse entièrement financée va arriver sur le circuit. A combien se monte le budget annuel ? Il faut compter sur un budget de 7 millions de dollars par an qui se décompose en deux parties : les couts opérationnels de l’équipe, environ 2,5 millions de dollars et 4,5 millions qui vont dans le développement du bateau. Celui-ci appartient à Larry Ellisson et à Russel Coutts. Cela a permis d’avoir de nouveaux foils et de nouvelles ailes. Tout cela rentre dans les coûts. Il y a la partie organisation commune à toutes les équipes et qui englobe la communication, le marketing, le transport des containers à travers le monde.
D’une saison à l’autre, il y a plus d’étapes. Le Circuit se développe bien… On a plus de villes aujourd’hui et le coût est resté le même. On a réussi à rationaliser beaucoup de choses et à gagner en efficacité comme de passer de 115 containers à 90. On est plus efficace que la première année. Le circuit compte 8 équipes et bientôt une neuvième entièrement financée plus une autre qui devrait arriver plus tard. On sera bientôt 10. La ligue est désormais quasiment autonome avec le sponsoring. Il y a déjà quelques équipes qui ont signé des partenaires même si elles sont encore subventionnées par Oracle. Cela était prévu. On est dans les clous par rapport à l’ordre de marche que le SailGP s’était donné.