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Vendée Arctique. Retour dans le grand nord pour Guirec Soudée

Guyader Bermudes 1000 Race - Runs © Bernard Gergaud

Le marin-aventurier breton Guirec Soudée retrouvera des terres connues dans quelques jours en prenant le départ de la Vendée Arctique. celui qui a hiverné 130 jours sans assistance, en total autonomie, dans les glaces du Groenland ne sera pas dépaysé au passage de l’Islande.

Il est à parier que l’émotion sera forte à bord de Freelance.com lorsqu’il atteindra le large du Groenland pour enrouler l’Islande. Comment ne pas se remémorer ce moment fort de sa vie quand, à 23 ans, Guirec Soudée s’était lancé dans un tour du monde en solitaire par les 2 pôles, épopée qui l’amena notamment au large du Groenland avec une idée bien précise en tête : se laisser emprisonner par les glaces afin d’être seul au monde, dans une nature vierge de toute empreinte de l’Homme… « Je voulais faire quelque chose qui me faisait rêver, me retrouver seul, isolé de tout, vivre un moment marquant pour le reste de ma vie » se remémore Guirec. « Je suis resté un an là-haut, là où la mer est gelée 70% de l’année. Je suis resté 130 jours bloqué dans la banquise, sans moyen de communication, en totale autonomie, avec 70 jours dans la nuit noire, sans que le soleil ne se lève jamais. La température pouvait descendre jusqu’à – 60°C » précise-t-il. « C’était une aventure hors-normes, j’en garde de très bons souvenirs, mais aussi des moins bons car j’ai connu quelques péripéties et de grosses frayeurs ! Il y a notamment eu des conditions très dures, des tempêtes qui s’enchainaient rendant la banquise très instable. » Mer figée, bateau échoué, Guirec se retrouve « dans un immense puzzle avec des morceaux de banquise les uns sur les autres, compressant le bateau sous la pression de la glace. C’était puissant, j’ai vraiment failli perdre mon bateau. » Tout en savourant l’essentiel. « C’est assez fou d’être sur ton bateau et d’en sortir pour aller marcher sur la mer devenue banquise. »

Après ce long hivernage, Guirec réussit à rejoindre le Pacifique et devient le plus jeune marin à réussir le passage du Nord-ouest entre les glaces du nord du Canada et du Groenland. De ces périples, Guirec évoque avec émerveillement les ours polaires, les narvals, les caribous, les loups, qu’il rêve d’apercevoir à nouveau.

« Continuer dans la même lignée, aller au bout, ramener un bateau propre. »

Aujourd’hui, c’est l’esprit toujours aussi aventurier que Guirec Soudée envisage son retour dans le Grand Nord, à bord de Freelance.com. Toujours en quête de poursuivre son apprentissage sur son IMOCA de 60 pieds (18,28 mètres), l’intrépide marin souligne un paramètre important de cette course. « Contrairement à l’hiver où j’avais eu 70 jours sans soleil dans des nuits sans fin, ce sera l’inverse. Les nuits seront très très courtes et c’est bien mieux lorsqu’on navigue en solitaire, on ressent moins la fatigue. Les lumières vont être fabuleuses, la faune marine est très dense en Islande à cette saison, ça va être magique. Mais il va falloir aussi être vigilant pour les éviter.»
Les 3 500 milles (soit la distance d’une transatlantique) de cette course polaire seront difficiles et intenses pour Guirec qui reste en phase de découverte de sa nouvelle monture qu’il appréhende depuis peu. Il va acquérir de nouveaux automatismes, améliorer les manœuvres et découvrir tout le potentiel que peut déployer son IMOCA, Freelance.com, un bateau fiable et éprouvé. Rappelons qu’il s’était magnifiquement illustré lors de la Guyader Bermudes 1000 Race en terminant 16ème sur 24 bateaux engagés et devant des marins plus expérimentés.
Dimanche 12 juin à 17h00, Guirec Soudée et Freelance.com s’élanceront donc pour un parcours inédit, engageant et exigeant, une course qualificative pour le Vendée Globe 2024. « Je continue à accumuler de l’expérience sur ce bateau, j’ai travaillé la météo, la stratification. Ces deux premières courses de la saison sont assez rapprochées. L’idée est toujours la même, continuer dans la même lignée, aller au bout, et ramener un bateau propre. »

Il y aura évidemment une grande part d’émotion pour Guirec Soudée, marqué à jamais par l’expérience fondatrice hors-norme qu’il a vécu dans les glaces du Nord. « Là-haut, c’est vraiment imprévisible. C’est la nature qui te dit ce que tu vas faire, tu ne décides pas de ce qu’il se passe. Même les jours un peu plus calmes, il ne faut pas faire n’importe quoi. J’ai énormément appris. » conclut l’aventurier breton, devenu skipper de bateau de course de large.

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America’s Cup. Alinghi Red Bull racing dévoile son équipe

L’équipe suisse d’Ernesto Bertarelli et Reb Bull Racing a dévoilé à Ecublens au chantiers Décisions où sera construit le futur AC75, les quatorze équipiers retenus pour représenter la Suisse lors de la prochaine America’s Cup, qui se tiendra à Barcelone en automne 2024. Avec une moyenne d’âge de trente ans, soit onze de moins que lors de la dernière participation suisse victorieuse à Valence, l’équipe fait place à la jeunesse.

Selon le règlement de la 37e édition, ils seront huit à bord du monocoque à foils AC75, répartis en deux groupes : le power group et le driving group. Pour les marins du driving group (afterguard), les sélections ont commencé l’été dernier avec des interviews, suivies de tests physiques et de navigations. « Nous avons procédé de manière très collégiale : nous avons travaillé avec l’entraîneur principal Nils Frei et les premiers marins sélectionnés pour prendre les décisions tous ensemble », explique le co-directeur général responsable des opérations sportives Pierre-Yves Jorand. « Le caractère, l’attitude et le potentiel de développement étaient aussi importants que les compétences. Nous allons piloter une Formule 1 avec plusieurs personnes dans le cockpit : une sur le frein, une sur le volant, une sur l’accélérateur et une sur le levier de vitesse. La notion d’équipe prend tout son sens. »

Ces marins ont acquis leur expérience dans l’olympisme, les bateaux volants ou encore la Red Bull Youth America’s Cup, et incarnent ce que l’on appelle la génération Alinghi. Parmi eux, le champion du monde d’Optimist en 2014 ; Nicolas Rolaz est le plus jeune équipier sélectionné : « C’est un honneur pour moi, un rêve qui se réalise. J’ai commencé la voile lors de la victoire de 2007 ; Ernesto Bertarelli et son équipage avaient prouvé qu’il était possible d’atteindre le plus haut niveau en étant suisse. Porter le drapeau suisse à l’America’s Cup, c’est le Graal, mais c’est surtout l’occasion de rallumer la flamme en renouant avec le passé victorieux de l’équipe. »

Un encadrement de haut niveau a été mis en place sur l’eau et auprès d’entraîneurs renommés pour guider ces jeunes, qui n’ont pas encore l’expérience des fusées hyper puissantes que sont les AC75. Même approche au sein du design team, où Silvio Arrivabene, co-directeur général responsable des opérations techniques, encadre les designers et ingénieurs. « Le bateau que nous allons livrer sera le fruit de l’engagement commun de tous. Nous sommes en discussion quotidienne avec les marins, chacun connaît les challenges et les besoins des autres. L’équipe de design que nous mettons sur pied associe l’expérience du AC75 de la 36e édition à une approche plus fraîche, plus jeune, plus variée. A l’image de la Formule 1, dont nous apprenons beaucoup grâce à la collaboration avec Red Bull Advanced Technology. »

Aux côtés des marins annoncés ce jour, Arrivabene présente quelques figures clés du team. Parmi eux, le designer principal Marcelino Botin, responsable de l’hydro et de l’aérodynamique : « Nous sommes dans une étape de consolidation du groupe. Ce sont les gens qui font d’une équipe son succès ou son échec ! La cohésion des designers avec les marins illustre bien la force d’Alinghi Red Bull Racing : des nombreuses synergies, une ambiance de travail excellente où les idées fusent. »

A bord d’un AC75, les marins sont répartis selon les rôles suivants : tacticien, barreur, régleur de foils, régleur de voiles, grinder. Ces derniers apportent la puissance nécessaire au fonctionnement du bateau. « Les règles de classe obligent certains systèmes à être manuellement pourvus en énergie, notamment tout ce qui concerne le réglage des voiles », ajoute Adolfo Carrau, coordinateur du design, qui travaille depuis quinze ans avec Botin. « C’est grâce à la puissance fournie par ces athlètes que le régleur de voiles pourra faire son travail. Les designers ont identifié les positions et les forces nécessaires pour avoir un maximum de puissance par rapport au type d’effort fourni : si la durée des courses se calcule en minutes, les entraînements durent plusieurs heures. Ces équipiers doivent donc être vraiment forts, d’autant plus qu’ils ne seront que quatre à bord contre huit grinders lors de la dernière édition. »

Pour construire cette équipe puissance (power group) et aux côtés des marins, le recrutement s’est concentré sur les membres des fédérations suisses de cyclisme et d’aviron. « Le palmarès de ces sportifs a retenu notre attention ; malgré leur manque d’expérience dans la voile, ils excellent dans le sport de haut niveau, les victoires, la performance sous la pression », ajoute l’entraîneur Nils Frei. « Les rameurs sont des sportifs extrêmement polyvalents de par leur force, leur puissance et leur cardio. Il a toutefois fallu leur expliquer ce que représentait cet événement ; c’est un choix de carrière, un choix de vie. »

Le cycliste Théry Schir et les rameurs Augustin Maillefer et Barnabé Delarze ont intégré le power group. Ce dernier, double Olympien et fraîchement victorieux de la prestigieuse Boat Race avec Oxford, se réjouit de cette reconversion sportive après avoir passé plus de la moitié de sa vie à ramer. « J’ai toujours été attiré par l’eau et par la glisse, finalement, la voile n’est pas si éloignée de l’aviron ! Je n’ai toutefois jamais eu de projet de cette envergure. J’espère leur apporter ce qui faisait ma force à l’aviron : une motivation et une détermination à travailler dur pour atteindre mes objectifs, avec beaucoup de rigueur. Ma capacité à gérer la pression pour performer au plus haut niveau. Là, on rentre dans une autre dimension : ces bateaux sont des vaisseaux spatiaux ! » Le dernier équipier sera présenté prochainement.

Précision suisse oblige, l’équipe n’a pas manqué le coup d’envoi des deux championnats 2022: en tête du TF35 Trophy 2022 et du GC32 Racing Tour, Alinghi Red Bull Racing s’entraîne activement sur ces deux supports en attendant de pouvoir naviguer en AC75 puis en AC40.

Alinghi Red Bull Racing – équipe navigante
Maxime Bachelin, 24 ans – driving group
Matias Bühler, 39 ans – driving group
Arthur Cevey, 26 ans – power group
Nicolas Charbonnier, 40 ans – driving group
Lucien Cujean, 32 ans – driving group
Barnabé Delarze, 27 ans – power group
Yves Detrey, 43 ans – driving group
Augustin Maillefer, 29 ans – power group
Bryan Mettraux, 31 ans – driving group
Arnaud Psarofaghis, 33 ans – driving group
Nicolas Rolaz, 22 ans – power group
Théry Schir, 29 ans – power group
Nils Theuninck, 25 ans – power group
Florian Trüb, 28 ans – power group

Design team
Marcelino Botin (ESP) – principal designer
Adolfo Carrau (URU) – design coordinator
Steven Robert (FRA) – structural engineer lead
Gautier Sergent (FRA) – sail designer
Joseph Ozanne (FRA) – simulator lead

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Sardinha Cup. Une flotte compacte, bientôt La Corogne

Sardinha Cup Phot : Jb D'Enquin

La flotte reste toujours compacte et approche du nord-ouest de l’Espagne les étraves pointées vers le cap Finisterre avançant au près.

20 Figaro Beneteau 3 avancent groupés avec Smurfit Kappa – Kingspan, du duo irlando-anglais Tom Dolan/Alan Roberts en tête ce mercredi matin. Seul Prisme Océan au sud (Pierre Grenié/Valentin Dantec) et Interaction au nord (Yannig et Erwan Livory) sont détachés d’un gros peloton qui se tient en 6,5 milles.

Après un bord vers l’ouest d’une douzaine d’heures mardi, tous ont viré à peu près au même moment aux alentours d’une heure du matin dans la nuit, cap au sud-ouest. La première partie d’étape s’est surtout résumée à une course de vitesse au près, sans grandes différences entre les uns et les autres, tous les favoris étant présents aux avant-postes ce mercredi matin, de Smurfit Kappa – Kingspan à Skipper Macif (Erwan Le Draoulec/Loïs Berrehar), en passant par Amarris-Primeo Energie (Achille Nebout/Pierre Quiroga), Quéguiner-La Vie en Rose (Elodie Bonafous/Alexis Loison), Mutuelle Bleue (Corentin Horeau/Julien Villion) ou les deux Région Bretagne CMB Performance (Tom Laperche/Morgan Lagravière) et Espoir (Gaston Morvan/Benjamin Schwartz).

La situation stratégique devrait se compliquer dans la journée à l’approche des côtes espagnoles avec une dorsale anticyclonique qui va s’installer sur zone et qu’il s’agira de négocier au mieux, avant de récupérer au sud du cap Finisterre un flux forcissant de nord, synonyme de dernier bord rapide au portant vers Figueira da Foz, terme de cette Course 1 Pays de Saint-Gilles Tourisme.

ce mardi à la mi-journée. « Le petit front qui était attendu en début de soirée est arrivé plus tôt, ce qui fait que les bateaux ont viré vers l’ouest aux alentours de midi, explique Guillaume Rottée, le directeur de course. Ça ne change pas globalement la physionomie de l’étape ni leurs trajectoires et on peut s’attendre à ce qu’ils virent tous de nouveau la nuit prochaine après le passage du front pour aller vers le cap Finisterre. En termes d’intensité de vent, ils ont entre 15 et 20 nœuds, ils avancent toujours penchés. »

Les quatre francs-tireurs, qui s’étaient décalés lundi au sud du peloton – Marine Nationale-Fondation de la Mer (Philippe Hartz/Eric Delamare), Alva Yachts (Jörg Riechers/Robin Marais), Team Vendée Formation-Botte Fondations (Charlotte Yven/Pierre Daniellot) et Passion Santé-Trans-Forme (Richard Romen/Victor Le Pape) – sont finalement rentrés dans le rang. « Ils auraient peut-être pu pousser leur option plus loin en virant plus tard », ajoute Guillaume Rottée. Passés en tête lundi à la bouée « Ville de Saint-Hilaire-de-Riez », Corentin Horeau et Julien Villion (Mutuelle Bleue) gardent la main 24 heures plus tard, avec une avance infime sur Région Bretagne-CMB Performance (Tom Laperche/Morgan Lagravière) et Région Normandie (Guillaume Pirouelle/Robin Follin). La suite du programme est conforme à ce qui était attendu : une zone de calmes autour du cap Finisterre, puis une descente sous spi de la péninsule ibérique dans du vent assez fort jusqu’à Figueira da Foz, où la flotte est attendue vendredi.

Le Mag de La Sardinha : A deux, c’est mieux !

Depuis sa première édition, La Sardinha Cup se court en double, format volontairement choisi par les organisateurs du Team Vendée Formation, parce qu’il colle à l’ADN de l’épreuve, course-école des métiers de la mer. Quoi de mieux en effet pour apprendre ou perfectionner son métier de skipper que de le faire aux côtés d’un partenaire, qu’il soit novice ou expérimenté.

Cette troisième édition accueille ainsi de nombreux jeunes qui, pour certains, ont justement fait le choix de se faire accompagner par un co-skipper ayant de la bouteille sur le Figaro Beneteau 3, dans un véritable objectif de transmission de savoir-faire. C’est par exemple le cas de de Maël Garnier (21 ans) avec Pierre Leboucher (41 ans) ou de Violette Dorange (21 ans) , qui a choisi de faire appel à Julien Pulvé (36 ans).

« Pierre, que j’ai rencontré en Waszp (monotype à foil), est un des meilleurs compétiteurs du circuit, avec un passé olympique, ce qui signifie qu’il a beaucoup de rigueur, un œil et une approche différents des miens, raconte le premier, skipper d’Ageas-Team Baie de Saint-Brieuc. J’apprends dans plein de domaines à ses côtés, que ce soit sur l’eau ou dans la préparation sportive et la météo, l’idée pour moi est de progresser à vitesse grand V avec lui. »

« J’ai choisi Julien Pulvé qui était mon coach en Mini, c’est rigolo de se retrouver en Figaro, explique de son côté la skipper de Devenir. Je sais qu’avec lui, je vais forcément progresser, surtout sur le rythme de vie et la technique. Sur des étapes de quatre-cinq jours, comme le propose La Sardinha Cup, on se retrouve plus longtemps avec l’autre, ça permet d’avoir le temps de poser plein de questions sur les réglages et la stratégie, c’est intéressant de voir comment l’autre va réfléchir. Ce n’est que ma troisième année en Figaro, je n’ose pas encore trop faire de coups, peut-être que Julien va me pousser à tenter davantage. »

Pas besoin pour autant d’être jeune et moins âgé que son co-skipper pour attendre de l’autre un partage de savoir-faire. Philippe Hartz, 40 ans, a ainsi fait appel à Eric Delamare, 23 ans – « parce que j’aime beaucoup son état d’esprit et qu’il va pouvoir me filer un coup de main sur l’électronique dans la mesure où il bosse pour le prestataire de la classe », indique le skipper de Marine Nationale-Fondation de la Mer. Jörg Riechers (Alva Yachts), débutant sur le circuit Figaro Beneteau à 53 ans, a quant à lui misé sur Robin Marais, 35 ans, « parce que je sais qu’il navigue vite et qu’il a beaucoup d’expérience sur le support. Le Figaro, c’est ce qu’il y a de plus haut de gamme au niveau finesse, vitesse, rigueur, Robin va m’aider à mieux connaître le bateau. »

Quant à Sophie Faguet (ADEPS-FFYB), 35 ans, elle a fait appel au doyen de La Sardinha Cup, le Normand Benoît Charon (59 ans), dont elle attend beaucoup sur l’aller-retour entre Pays de Saint-Gilles et Portugal : « Il a beaucoup navigué sur le Tour de France à la voile, il connaît bien les côtes, la météo, la stratégie, mon idée sur cette course est qu’il me laisse faire mes choix de route, tout en amenant du questionnement, afin de me permettre de progresser dans ce domaine. »

Des progrès, Achille Nebout (Amarris-Primeo Energie) espère lui aussi en faire sur La Sardinha Cup aux côtés du vainqueur de la dernière édition de la Solitaire du Figaro, Pierre Quiroga. « L’idée est qu’il me transmette son savoir acquis pendant ses trois années de Figaro 3, particulièrement sur la vitesse au portant et les prises de décision stratégiques au bout de quelques jours, quand les fichiers météo deviennent un peu obsolètes, ce qui va clairement arriver sur La Sardinha Cup, car on n’a pas de météo. Ça m’intéresse de voir son fonctionnement à bord, sa méthode, sa routine, qui lui permettent souvent d’être très performants dans ces phases-là. » Rendez-vous à Figueira da Foz vendredi pour savoir si la Course 1 Pays de Saint-Gilles Tourisme, qui va cependant se courir majoritairement au près, aura été riche d’échanges !

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Route du Rhum. Charles Caudrelier: “La difficulté sur ces bateaux c’est de pouvoir dormir tout en restant rapide!”

Charles Caudrelier a profité du long week-end de la Pentecôte pour partir au large en solitaire et s’acquitter des 1 200 milles requis par la direction de course dans des conditions variées et propices aux hautes vitesses pour se qualifier pour la Route du Rhum. Au-delà d’une qualification, cette sortie au large de quatre jours s’inscrit pleinement dans le programme d’entraînement du Gitana Team et était l’occasion pour le marin de renouer avec le solitaire.

Vendredi 3 juin en début d’après-midi, Charles Caudrelier larguait les amarres des pontons lorientais de la Base pour une navigation de 4 jours et 3 nuits au large. Cette session d’entraînement de près de 2 000 milles nautiques était une première en solitaire pour le marin à la barre du géant de 32 mètres, mais aussi un vrai retour aux sources quatorze ans après sa dernière expérience en solo.

Pour autant, ce changement de format n’a absolument pas perturbé le skipper du Maxi Edmond de Rothschild, ravi au contraire de renouer avec cet exercice qu’il affectionne : « J’ai démarré la compétition en course au large en faisant du solitaire en Figaro. Ça a toujours été très naturel pour moi de naviguer en solo et malgré le temps passé sans en faire et le changement de dimension du bateau… j’ai très vite retrouvé mes automatismes, mes réflexes. C’était un vrai plaisir ! », confiait Charles avec un large sourire à son arrivée hier soir, avant de détailler les conditions de sa navigation : « Le parcours était super, varié en termes de météo et physique avec pas mal de manœuvres. Pour la qualif je devais faire 1 200 milles, mais pour aller chercher des conditions intéressantes nous avions tablé sur une grande boucle au large vers les Açores de près de 2 000 milles. Trois nuits, quatre jours, c’est un format idéal, le minimum pour se mettre dans un état de fatigue proche de ce que l’on va rencontrer en course. J’ai fait du près et du reaching à l’aller, avec aussi bien du petit temps que du vent, jusqu’à 25 nœuds, à l’approche de la dépression que j’allais chercher, puis du portant sur le retour en étant à l’arrière du front. La gamme était variée et c’est ce qu’il faut pour un entraînement réussi. »

Au-delà des réglages du bateau, que l’on sait infinis sur ces grands maxi-trimarans de pointe, c’est aussi son rythme à lui que Charles Caudrelier a pu tester et éprouver : « La difficulté sur ces bateaux et aux vitesses auxquelles nous naviguons est de dormir en restant rapide. Il faut accepter que tu ne puisses pas régler le bateau comme en équipage et en double. C’est dans cette partie de l’exercice qu’il y a pour moi le plus à gagner ! »

Avant un mois de juillet, plutôt placé sous le signe de l’équipage avec la Finistère Atlantique et la Drheam Cup, l’objectif était clairement de décrocher cette qualification officielle pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dans la classe Ultim 32 / 23. Avec la précision d’un métronome, et bien que le Maxi Edmond de Rothschild ne soit à l’eau que depuis un mois, Charles Caudrelier et les membres du Gitana Team ont su parfaitement respecter ce timing serré. La montée en puissance du duo que forme Charles Caudrelier et le géant bleu aux cinq flèches va naturellement se poursuivre. La deuxième phase des entraînements en solitaire reprendra à la fin de l’été avec un bateau doté de ses tous nouveaux appendices et donc dans sa version définitive de la Route du Rhum.

D’ici là, rendez-vous à Concarneau le vendredi 1er juillet pour le départ en flotte de la Finistère Atlantique.

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Sardinha Cup. Les 22 duos en route vers le Cap Finisterre

SARDINHA CUP 2022 Crédit NIMI VISION Nicolas Michon

Les 22 Figaro ont passé leur première nuit sous la pluie dans un premier front dépressionnaire. Partis lundi après-midi de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ils font route au près vers le Cap Finisterre.

Comme ils s’y attendaient, les 44 concurrents de la troisième édition de La Sardinha Cup sont vite entrés dans le vif du sujet de cette première étape : une fois laissée l’île d’Yeu à bâbord, ils ont calé un premier virement de bord en début de nuit pour faire route, cap au sud-ouest et tribord amure (vent d’ouest de 15-20 noeuds), vers le cap Finisterre, à la pointe nord-ouest de la péninsule ibérique.

Ce mardi matin, la flotte reste compacte, menée par Mutuelle Bleue (Corentin Horeau/Julien Villion) devant Région Bretagne-CMB Espoir (Tom Laperche/Morgan Lagravière) et Région Normandie (Guillaume Pirouelle/Robin Follin), les 22 Figaro Beneteau étant regroupés en une dizaine de milles. Quatre francs-tireurs se sont cependant décalés à une dizaine de milles au sud du peloton : Marine Nationale-Fondation de la Mer (Philippe Hartz/Eric Delamare), Alva Yachts (Jörg Riechers/Robin Marais), Team Vendée Formation-Botte Fondations (Charlotte Yven/Pierre Daniellot) et Passion Santé-Trans-Forme (Richard Romen/Victor Le Pape). « Ce petit groupe s’est détaché assez tôt sous les petits camarades, c’est un choix qui peut leur être favorable si le vent refuse pour le gros du peloton, mais également plus risqué car ils se rapprochent d’une bordure anticyclonique dans leur sud, le risque étant pour eux de tomber dans moins de vent s’ils jouent avec le feu », analyse le directeur de course Guillaume Rottée.

Le programme du jour s’annonce assez simple : descendre le golfe de Gascogne le plus vite possible au près, avant une légère bascule du vent au sud-ouest, qui nécessitera peut-être un ou quelques virements de bord, et l’arrivée dans la nuit d’un nouveau front dépressionnaire.

Un beau départ

Le départ de la Course 1 Pays de Saint-Gilles Tourisme, première étape de La Sardinha Cup longue de 565 milles, a été donné lundi à 16h39 dans une brise de sud-ouest d’une dizaine de nœuds. Au programme des 22 duos engagés, trois jours de près, une zone sans vent au cap Finisterre, avant, espèrent-ils, un ultime de bord de portant libérateur jusqu’à Figueira da Foz, au Portugal, où la flotte est attendue vendredi.

Au lendemain de la Vendée Pro Am, course exhibition disputée sous un radieux soleil, c’est sous un ciel plus chargé, accompagné de pluies éparses, qu’a été donné lundi le départ de la Course 1 Pays de Saint-Gilles Tourisme, première étape de La Sardinha Cup 2022. Trop pressés d’en découdre, les 22 tandems ont eu le droit à un rappel général, le comité de course a ensuite dû changer la position de la ligne en raison d’une bascule de vent et c’est finalement à 16h39 qu’ils se sont élancés vers la bouée de dégagement « Ville de Saint-Hilaire-de-Riez ». Une marque de passage franchie en tête par Corentin Horeau et Julien Villion (Mutuelle Bleue) devant les duos Tom Dolan/Alan Roberts (Smurfit Kappa-Kingspan) et Maël Garnier/Pierre Leboucher (Ageas-Team Baie de Saint-Brieuc), la flotte ayant ensuite mis le cap sur l’île d’Yeu, à laisser à bâbord, puis vers le large.

Le programme de cette étape de 565 milles à destination de Figueira da Foz, station balnéaire située à 200 kilomètres au nord de Lisbonne ? Alliant le geste à la parole, Pierre Leboucher résume : « On va vivre penchés pendant trois jours, puis on va pencher de gauche à droite quand il n’y aura plus de vent au niveau du cap Finisterre, et à la fin, ça devrait être sympa dans l’alizé portugais. »

Confirmation de la part du vainqueur de la Vendée Pro Am, Pierre Quiroga, qui accompagne Achille Nebout (Amarris-Primeo Energie) sur cette Sardinha Cup : « On aurait pu imaginer une belle descente vers le Portugal, mais non, ce sera du près, avec une succession de fronts qui nous attend, j’en ai compté quatre, je ne crois pas en avoir jamais eu autant sur une même traversée du golfe de Gascogne ! Mais qui dit près dit jeu plus ouvert. Il faudra à la fois être rapides et malins pour s’en sortir. »

Alexis Loison, deuxième de cette même Vendée Pro Am et co-skipper d’Elodie Bonafous sur Quéguiner-La Vie en Rose, ajoute : « On ne va pas voir beaucoup les spis sur cette étape, peut-être à la fin, on s’attend à beaucoup de près avec pas mal d’enchaînements de fronts, ça sera assez stratégique. Il va falloir en permanence anticiper le coup suivant, savoir à quel moment virer pour anticiper les meilleures bascules, on va forcément créer du latéral, c’est assez possible qu’on perde des bateaux de vue. »

Ce qui a parfois tendance à désarçonner les purs spécialistes du Figaro Beneteau, habitués à la régate au contact et à se suivre à l’AIS (radar), d’autant que sur La Sardinha Cup, en plus de ne pas pouvoir charger de fichiers météo, ils ne reçoivent pas les positions de leurs concurrents. Autant dire que certains pourraient avoir de mauvaises (ou bonnes) surprises au Cap Finisterre, où la flotte s’attend à être ralentie dans une zone sans vent. « Il y a une dorsale anticyclonique au cap Finisterre qui risque de créer pas mal de désordre, poursuit Pierre Quiroga. En rigolant ce matin avec Achille, on parlait même de mouiller au cap Finisterre, ce serait une première ! Habituellement au cap Finisterre, on a plutôt 4 mètres de vagues et 30-35 nœuds de vent. Comme ça, on pourra savourer le paysage tranquillement et se reposer des trois jours précédents qui auront été durs. »

« Ce qui va être important, c’est le dernier vent, celui que nous irons attraper au portant pour la dernière journée après le cap Finisterre, c’est là qu’il faudra être en tête », poursuit Erwan Le Draoulec, associé à Loïs Berrehar à bord de Skipper Macif. Autant dire qu’il faudra garder de la lucidité pour négocier au mieux cet ultime bord sous spi et l’atterrissage à Figueira da Foz, redouté par certains, à l’instar de Tom Dolan (Smurfit Kappa-Kingspan) : « On sait par expérience que les arrivées au Portugal peuvent être très scabreuses. On ne cite plus le nombre d’exemples où le match a complètement été relancé dans les cinq derniers milles. On n’est clairement pas à l’abri de voir tout le monde arriver en même temps, sous le même nuage. Il faudra donc avoir réussi à garder un peu de fraîcheur pour la fin, même si la course, de manière globale, promet d’être très intense. »

Bref, une vraie belle étape de Sardinha Cup, dans la lignée des précédentes éditions, qui récompensera les tandems les plus complets et promet à tous un accueil portugais à la hauteur de leur engagement pendant ces quatre jours de mer. « On est contents d’avoir cette carotte de l’escale au Portugal et cet objectif géographique à atteindre, ça va nous motiver pour y arriver le plus vite possible, d’autant plus avec les conditions pas faciles qu’on va rencontrer », conclut Morgan Lagravière, vainqueur de la Sardinha Cup l’année dernière.
Classement à la bouée « Ville de Saint-Hilaire-de-Riez »

  1. Mutuelle Bleue (Corentin Horeau/Julien Villion)
  2. Smurfit Kappa – Kingspan (Tom Dolan/Alan Roberts)
  3. Ageas – Team Baie de Saint-Brieuc (Maël Garnier/Pierre Leboucher)
  4. La Charente Maritime (Alexis Thomas/Swann Hayewski)
  5. Région Normandie (Guillaume Pirouelle/Robin Folin)
  6. Mercy Ships (Victor d’Ersu-Tiphaine Ragueneau)
  7. Quéguiner – La Vie en Rose (Elodie Bonafous/Alexis Loison)
  8. Alva Yachts (Jörg Riechers/Robin Marais)
  9. Skipper Macif (Erwan Le Draoulec/Loïs Berrehar)
  10. ADEPS – FFYB (Sophie Faguet/Benoît Charon)
  11. Passion Santé – Transforme (Romen Richard/Victor Le Pape)
  12. Interaction (Yannig et Erwan Livory)
  13. Région Bretagne – CMB Performance (Tom Laperche/Morgan Lagravière)
  14. Team Vendée Formation-Botte Fondations (Charlotte Yven/Pierre Daniellot)
  15. Région Bretagne – CMB Espoir (Gaston Morvan/Benjamin Schwartz)
  16. Amarris-Primeo Energie (Achille Nebout/Pierre Quiroga)
  17. Edenred (Basile Bourgnon/Brieuc Lebec)
  18. Teamwork (Nils Palmieri/Pierre Le Roy)
  19. Devenir (Violette Dorange/Julien Pulvé)
  20. Marine Nationale/Fondation de la Mer (Philippe Hartz/Eric Delamare)
  21. Prisme Océan (Pierre Grenié/Valentin Dantec)
  22. Région Bretagne – CMB Océane (Chloé Le Bars/Ronan Treussart)
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Au large de Saint-Tropez : Victoire de Garnotel et Hauret en Figaro 2 sur les 400 Nautiques

Le parcours des 400 Nautiques de la course au Large de Saint-Tropez a été bouclé ce vendredi 3 juin dès 16h avec en tête en temps réel, le duo Tropézien, Thibaut Garnotel et Fabien Hauret sur le Figaro 2 SENSATION. Une superbe arrivée sous spi et surfs devant le Port de Saint-Tropez ! Juste derrière, le solo Arnaud Vuillemin sur le JPK 10.80 CALLISTO.

Le vent est ensuite tombé pour les concurrents suivants, le solo TELEMAQUE 3, le duo sur TELMAQUE 2… qui ont ainsi mis plus de temps à atteindre la ligne d’arrivée devant la Société Nautique de Saint-Tropez. Au classement général en temps compensé, Arnaud Vuillemin conserve sa place de leader devant Eric Merlier sur TELEMAQUE 3 et Nicolas Mourard sur WASABII.
Du côté des duos, Sébastien Henri et Victor Bordes Laridan sur TELEMAQUE 2 l’emporte en temps compensé devant l’équipage de la Société Nautique de Saint-Tropez, Thibaut Garnotel et SENSATION et NABLA avec Pascal Caussil et Julien Borrel. En équipage, c’est le voilier X442 TE HOA NUI qui prend la tête du groupe.

Les concurrents sont tous unanimes ! Le choix du parcours : Saint-Topez- Nord Corse en contournant les iles italiennes puis retour fut très bien adapté ! Une magnifique course disputée jusqu’au bout entre les solos, les duos et les équipages qui ont bénéficié de toutes les conditions météo tout en étant accompagnés par les dauphins, baleines et autres cétacés de la Méditerranée !
Du côté des sept engagés sur le parcours des 600 Nautiques dont cinq Class40, ils devraient boucler le parcours dans la nuit du samedi 4 juin à dimanche et même si pour l’heure Kito de Pavant sur HBF REFOREST ACTION mène la danse devant ses adversaires CENTRAKOR avec Mikael Mergui, PRENDRE LA MER AGIR POUR LA FORET avec Mathieu Claveau, GROUPE BERKEM avec Laurent Camprubi et FULLSAVE avec Jean-Pierre Balmes mais rien n’est joué jusqu’à la remise des prix prévue ce dimanche 5 juin au Club House de la SNST.

Thibaut et Fabien Garnotel sur SENSATION
« C’était Champagne Sailing toute la dernière journée ! Un très beau parcours !! C’est bien de faire cette épreuve au mois de juin, il fait meilleur (sourires) qu’au mois de mars et nous avons eu des conditions variées mais bonnes pour la course au large. Nous avons vu plein de dauphins, baleines qui jouaient avec nous, c’était à la fois impressionnant et magique !
Il y avait un beau plateau d’engagés avec de redoutables adversaires et avec notre rating un peu plus pénalisant face aux autres comme le JPK, il ne fallait rien lâcher ! »

L’équipage de TE HOA NUI « quand deux course se croisent la nuit … ! »:
« Nous avons vécu une chose incroyable, les 400 Nautiques de Saint Tropez ont croisé cette année les 151 Nautiques de Pise sur le point à la Giraglia ce qui a donné place à des joutes de croisement dont une fameuse qui a quasiment emporté Te Hoa Nui , X442, vers le mythique rocher (ce qui n’était pas sa route) loffé par un 60 pieds qui l’avait peut être pris pour un concurrent direct… Et tout cela de nuit par 20 / 25 noeuds tandis que le 60 pieds n’avaient pas ses feux de navigation

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La France remporte le championnat du monde militaire de voile !

©CNSD

L’équipe de France militaire skippé par Jean-Baptiste Bernaz décroche la médaille d’or au championnat du monde militaire de voile à Brest. Une nouvelle médaille en 2 semaines pour le skipper olympique après sa victoire au championnat de Monde ILCA.

S’il était seul à bord de son Laser face à 125 concurrents la semaine dernière, c’est en équipage qu’il a remporté le mondial militaire cette semaine face à 6 autres nations (Grèce, USA, Danemark, Pologne, Espagne, Canada). A la barre du bateau français (J80), il était accompagné de Marie Riou, quadruple championne du monde de Nacra 17 (catamaran olympique) et vainqueur de la Volvo Ocean Race 2018, Pierre Laouénan, spécialiste de match racing et Vincent Guillarm ex-membre de l’Équipe de France de Voile en 470. Ensemble, ils ont réalisé un sans-faute en remportant la totalité des matchs et permettent à la France de décrocher le titre de championne du monde de voile militaire !

2 titres de champion du monde, 2 samedis de suite
« C’est le deuxième titre mondial de la semaine ! Il y avait de la pression encore cette fois-ci. Ce n’était pas beaucoup plus facile et c’était très agréable de le faire en équipe. On était 4 à bord, avec un coach et une remplaçante, une belle équipe de France. Ils m’ont offert le luxe de pouvoir arriver à la dernière minute juste après mon championnat du monde de Laser. On a appris à se connaitre toute la semaine et on est monté en puissance. On s’est payé deux beaux matchs aujourd’hui sur une finale un peu plus serrée. Remporter l’épreuve dans ces conditions fait toujours autant plaisir. »

Retour sur la finale du jour face à la Pologne
« Techniquement parlant, c’était différent aujourd’hui des autres jours de la semaine. On a eu moins de vent donc la précision des manœuvres était d’autant plus importante. On a donc été bons au jeu des rôles à bord en réussissant à bien nous coordonner. Et on a été meilleurs au jeu du ‘un bateau contre un bateau’ face à notre adversaire en finale qui était la Pologne. C’est ce qui fait toute la beauté de cette discipline qu’est le match-racing, format de ce championnat du monde militaire de voile : il y a tout un jeu de règlement, de positionnement et de timing pour chaque entrée en course, chaque potentiel contact et chaque manœuvre. »

La portée de ce titre de champion du monde militaire
« Ça me tenait à cœur de rendre à l’institution ce qu’elle m’offre de plus important : une stabilité dans la vie. C’est un sponsor qui permet de préparer sereinement nos championnats civils. Sur ce championnat du monde militaire, le Centre National des Sports de la Défense nous a demandé de porter haut les couleurs de la France, comme on a l’habitude de le faire, mais aussi de porter haut les couleurs militaires françaises. Ça me touche de pouvoir leur apporter un titre mondial et je suis également très heureux de l’ajouter à mon palmarès donc c’est double gagnant. Le succès de notre équipe de France récompense tous les corps d’armée. Nous sommes en majorité membres de la Marine nationale mais l’Armée de terre était aussi représentée par le soldat Pierre Laouénan et la capitaine Caroline Vandame est engagée au sein de l’Armée de l’air et de l’espace. »

Une équipe française en or
« On était beaucoup de champions à bord cette semaine, on se connaissait déjà de l’Équipe de France civile : Marie Riou, dont je n’énoncerai pas le palmarès qui est colossal, Vincent Guillarm qui a beaucoup navigué en équipe de France de 470, Pierre Laouénan avec qui on est souvent concurrents en match-racing et Caroline Vandame qui était dans les starting-blocks pour monter sur le bateau si l’un de nous avait un souci. On se connaissait tous d’avant mais il fallait être capable de fonctionner ensemble. Ils se sont entrainés sans moi parce que j’étais au Mexique au mondial de Laser. Et je suis venu apporter un petit coup de main ! Il ne faut pas oublier notre coach Pierre-Alexis Ponsot qui est à l’initiative de cette super équipe. Il est venu nous chercher un par un pour créer un équipage avec toutes les compétences nécessaires pour faire une performance donc ça fait plaisir qu’elle soit au bout. »

CLASSEMENT CHAMPIONNAT DU MONDE MILITAIRE DE VOILE

  1. France
  2. Pologne
  3. Grèce
  4. Espagne
  5. USA
  6. Danemark
  7. Canada
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Vendée Arctique. Parade des skippers, un village et des runs de vitesse au programme

C’est une belle fête qui s’annonce dès ce vendredi pour la 2e édition de la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne. Les 3 et 4 juin marqueront officiellement le début des festivités de la première course de qualification pour le Vendée Globe 2024, en solitaire, sans escale et sans assistance. Les festivités débutent ce vendredi soir, aux Sables d’Olonne, avec la grande parade des skippers du Vendée Globe 2020-2021 à partir de 21h30. Le village départ de la Vendée Arctique ouvrira ses portes le lendemain matin à 10h00.

  • VENDREDI 3 JUIN, 21H30 : GRANDE PARADE DES SKIPPERS

Cette grande parade se déroulera sur le Remblai des Sables d’Olonne. Elle partira de la Place de Strasbourg à partir de 21h30 pour se rendre jusqu’au Casino des Atlantes. Un moment privilégié de partage entre le public et les skippers qui les ont fait rêver durant ces temps de pandémie et de confinement.

La parade est orchestrée par les équipes de Maindron Production. Elle prendra la forme d’une déambulation de compagnies de rue et de chars sur le thème des quatre éléments : la terre, l’eau, le feu et l’air. Elle s’achèvera avec un spectacle pyromusical conçu par les équipes d’artificiers Jacques Couturier Organisation et sera visible depuis la Grande Plage des Sables D’Olonne à partir de 23h00.

27 skippers du Vendée Globe 2020 seront présents : Fabrice Amedeo (Newrest – Art&Fenêtres), Romain Attanasio (Pure – Best Western), Yannick Bestaven (Maître CoQ IV), Jérémie Beyou (Charal), Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artisans Artipôle), Louis Burton (Bureau Vallée 2), Manu Cousin (Groupe Sétin), Clarisse Crémer (Banque Populaire X), Charlie Dalin (Apivia), Sam Davies (Initiatives-Cœur), Benjamin Dutreux (OMIA – Water Family), Kevin Escoffier (PRB), Clément Giraud (Compagnie du Lit / Jiliti), Pip Hare (Medallia), Ari Huusela (Stark), Isabelle Joschke (MACSF), Stéphane Le Diraison (Time for Oceans), Miranda Merron (Campagne de France), Giancarlo Pedote (Prysmian Group), Alan Roura (La Fabrique), Thomas Ruyant (LinkedOut), Damien Seguin (Apicil), Kojiro Shiraishi (DMG MORI Global One), Sébastien Simon (Arkéa Paprec), Maxime Sorel (V&B Mayenne), Armel Tripon (L’Occitane en Provence), Nicolas Troussel (Corum l’Épargne).

  • SAMEDI 4 JUIN, 10H00 : L’OUVERTURE DU VILLAGE DÉPART

À 10 heures s’ouvriront les portes du village départ, à Port-Olona. L’accès au village est gratuit. Il restera ouvert pendant toute la durée de la course, jusqu’au dimanche 26 juin, date de remise des prix, exception faite des 13 et 14 juin.

Les festivités battront leur plein, proposant de nombreuses animations, entre divertissements et découvertes, durant les trois semaines de village. L’espace du Département de la Vendée hébergera une exposition mettant en exergue les skippers, la course, son parcours et les atours de la Vendée, terre de voile. Une exposition photographique géante présentera les clichés de l’explorateur- photographe Florian Ledoux. Under the Pole partagera des images de ses expéditions scientifiques et le matériel utilisé, dont sa capsule sous-marine. Une patinoire synthétique de 200m2, des challenges Virtual Regatta Inshore ouverts au public et, à partir du 15 juin, des courses de voiliers télécommandés et un challenge de waterball feront partie des divertissements proposés.

Plus d’informations sur le programme du village

  • SAMEDI 4 JUIN, 17h30 : LES RUNS

Ce samedi, des runs d’exhibition vont se dérouler en baie des Sables avec les skippers. Tour à tour vont entrer en piste les IMOCA. Sur une distance à parcourir déterminée selon l’angle du vent et ses orientations, les skippers défieront tour à tour le chronomètre, tentant de signer le meilleur temps lors d’un de leurs deux runs autorisés. Le public pourra assister au défi depuis la Grande Plage des Sables d’Olonne.

Ces Runs seront commentés en direct sur le village de l’événement avec les classements des contre-la-montre affichés en temps réel sur le grand écran, mais également accessibles sur le site web de la course : vendeearctique.org

  • SAMEDI 4 JUIN, 21h30 : PRÉSENTATION DES SKIPPERS

À l’issue des Runs, la scène du village accueillera les 25 skippers pour une présentation au public aux alentours de 21h30.

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Class40. Luke Berry met à l’eau son nouveau “Mach 5” signé Sam Manuard

Class40 lamotte Luke Berry

Luke Berry et son équipe peuvent être satisfaits. Le nouveau Class40 Lamotte-Module Création sorti du Chantier JPS a été mis à l’eau ce mercredi à la Trinité. Il s’agit du tout premier « Mach 5 » signé Sam Manuard qui présente de belles innovations pour porter son skipper sur les premières marches du podium des prochaines courses et en tout premier lieu la Route du Rhum.

« C’est un soulagement de voir le bateau à l’eau », confie Luke Berry, heureux. Si la construction à proprement parler a débuté le 15 janvier dernier, les premières réflexions sur le design, les concepts architecturaux et l’ergonomie ont été initiées en juin 2021. Cette mise à l’eau marque donc l’aboutissement d’un an de travail.

Concilier suivi de construction et navigations

Luke Berry s’est beaucoup investi durant la construction. « Il y avait énormément de choses à gérer et je passais en moyenne deux jours par semaine au chantier. Les membres de mon équipe faisaient également des visites très régulières », explique-t-il. « Etant donné le contexte lié au Covid, la pénurie de matières premières et le nombre de Class40 en construction, ce n’était pas simple de respecter les délais. Nous avons couru après les différentes pièces du puzzle pour les assembler. Tout le monde a fait son maximum : le chantier, mon équipe, mes partenaires. » Bien que très occupé par le suivi de construction, Luke Berry a tenu à garder le contact avec la navigation. « Je ne voulais surtout pas rester inactif », confirme le marin. « J’ai enchaîné les expériences sur de multiples supports : du Mini 6.50 sur la Plastimo Lorient, de l’Open 7.50 avec une victoire sur le Spi Ouest France, des entraînements en Class40 et en Figaro 3, une sortie de 24 heures à bord de l’IMOCA de Benjamin Ferré, de l’Ocean Fifty avec Thibaut Vauchel-Camus sur le premier épisode du Pro Sailing Tour à Bonifacio… Sans compter toutes les autres activités nautiques comme le wingfoil ou le kitefoil. J’ai donc beaucoup navigué mais maintenant, je vais pouvoir le faire sur mon propre bateau ! »

Un Class40 innovant qui dévoile ses formes

Signé Sam Manuard, un architecte dont la réputation n’est plus à faire, le nouveau Lamotte-Module Création est le tout premier Mach 5. Pour rappel, Luke Berry disposait depuis 2017 d’un Mach 3. Le gain en performances et en ergonomie espéré est considérable avec cette nouvelle version. « Sur le papier, ce bateau est beaucoup plus puissant, plus confortable, plus polyvalent et plus rapide que le précédent », souligne Luke, avant de détailler : « La carène est plus passe-partout, avec beaucoup d’élancement devant et une surface de flottaison très réduite pour un meilleur comportement dans la mer formée. Ce bateau a une forme différente des autres Class40. Il est également bien protégé, avec un super cockpit très refermé. Il ne faudra pas systématiquement mettre tous les cirés pour sortir régler les voiles. Avec mon précédent bateau, dans les conditions difficiles, je devais impérativement enfiler la combinaison étanche. »

Sam Manuard architecte du Mach 5 – Photo LS

Championnat du Monde Class40, Drhream Cup, 40 Malouine Lamotte et Route du Rhum au programme en 2022

Après une rapide phase de mise en route et d’entraînements, Luke Berry participera à sa première épreuve à bord de son nouveau bateau : le Championnat du Monde Class40, disputé à La Rochelle du 13 au 18 juin. « Je suis très content de commencer par une épreuve en équipage, avec à la fois des courses offshores et inshore. Je vais notamment pouvoir naviguer avec les partenaires », explique Luke qui prendra ensuite le départ d’une course en solitaire le 15 juillet à Cherbourg, la Drheam Cup. « Ce sera un rendez-vous important, une épreuve de 1000 milles qualificative pour la Route du Rhum », dit-il. Le skipper de Lamotte-Module Création s’alignera ensuite sur la 40 Malouine Lamotte en septembre puis sur la mythique Route du Rhum (départ le 6 novembre) avec l’ambition légitime de « jouer avec la tête de flotte ». Comme en 2021, Luke Berry naviguera pour la bonne cause, à travers un soutien renouvelé à l’association Le Rire Médecin, dont la mission est de divertir les enfants hospitalisés grâce à la venue de clowns professionnels dans les hôpitaux.

Jean-Marc Trihan – Lamotte :

« Depuis notre rencontre en 2015 avec Luke, et notre partenariat depuis maintenant 4 années, l’expérience commune va au-delà de la voile. Le défis et la performance bien sûr, mais aussi, et je dirai même surtout l’humain. La personnalité de Luke et sa présence aux côtés de notre groupe y sont pour beaucoup. Autour de ce partenariat c’est tout un projet d’entreprise qui est accompli. Un projet à image forte et authentique avec tous les acteurs rassemblés autour de celui-ci : Luke bien sûr, nos collaborateurs, les partenaires, et le Rire Médecin. Ce nouveau bateau va encore tous nous porter vers une dynamique de performance et de réussite commune, sans oublier le challenge et la compétition. »

Jean-François Hamon – Module Création :

« Je suis vraiment épaté par la qualité du bateau. Le chantier JPS a très bien travaillé. C’est un bateau qui devrait aller très vite. La déco est parfaite, les lignes sont magnifiques et l’ergonomie bien étudiée. Le cockpit est bien protégé, on va mettre notre skipper bien à l’abri des embruns. Luke dispose d’une bête de course, la lutte va être acharnée face aux autres Class40. Cela nous promet de belles bagarres et j’espère de beaux podiums pour Luke. On sera tous derrière lui. »

Bruno Coeurdray – NET PLUS

« La mise à l’eau du bateau c’est comme un accouchement. C’est toujours stressant, difficile mais ça y est, nous y sommes ! Le bateau est superbe, avec une forme très impressionnante. Tout est bien. Il est splendide sur l’eau. Je suis convaincu qu’il fera partie des meilleurs Class40. »

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Ne manquez pas les Journées nationales des Sauveteurs en Mer les 25-26 juin !

Pour la 6ème édition de ses Journées nationales des Sauveteurs en Mer, la SNSM vous donne rendez-vous à Paris sur les quais de Seine, et sur toutes les côtes françaises ! Cette année l’accent sera mis sur la prévention. Village éphémère du sauvetage sur les quais de Seine à Paris, animations et démonstrations de secourisme et de sauvetage sont au programme partout en France à l’occasion de ce week-end festif en l’honneur des Sauveteurs en Mer.

Vacanciers, plaisanciers, pêcheurs, pratiquants d’activités nautiques, résidents… nombreux sont ceux qui fréquentent la mer et le littoral. Et même si beaucoup pensent qu’ils n’auront jamais besoin de faire appel aux Sauveteurs en Mer, ils sont pourtant plus de 32 000 à être pris en charge chaque année de la plage au large par les 8 800 bénévoles de la SNSM.
Mobilisée pour secourir toute personne en danger, la SNSM assure plus de 50 % des interventions au large 365 jours/an, 24h/24. L’été, les sauveteurs veillent à la sécurité des vacanciers et surveillent 1/3 des plages françaises.

A l’approche de l’été, les Sauveteurs en Mer en profitent donc pour dispenser conseils et formations pour que les usagers et vacanciers puissent profiter de la mer et du littoral en toute sécurité. En effet, les accidents – et d’autant plus lors de la saison estivale – sont en grande majorité dus à une méconnaissance des bons gestes à adopter.

Village du sauvetage à Paris

A Paris, un village éphémère du sauvetage sera installé sur les quais de Seine tout le week-end, au port de Bercy Aval.
Au programme : ateliers de prévention sur les risques naturels, initiation aux gestes de premiers secours, sensibilisation aux consignes pour profiter de la plage et de la mer en toute sécurité, présentation des équipements et matériels des sauveteurs, espace enfants avec parcours ludique et éducatif, etc. Un espace food sera également à disposition pour se restaurer.
Insolite : Le bateau de sauvetage de 10,50 m de la station SNSM de Trouville (Normandie) remontera la Seine depuis son port d’attache (2 jours de navigation) pour être présent tout le week-end au port de Bercy ! Le navire sera ouvert aux visites gratuitement.

Ouvert samedi 25 et dimanche 26 juin – de 9h00 à 21h00. 1 port de Bercy Aval, 75012 Paris
Accès en métro / L14 : Cour Saint Emilion ou Bibliothèque François Mitterand
Gratuit et accessible à tous.

Maquette du village parisien

Partout en France, les sauveteurs ouvriront également les portes de leurs stations de sauvetage et centres de formation et proposeront des démonstrations de sauvetage et secourisme, visites de bateaux, ventes de produits SNSM et bien d’autres animations.

Dans le Morbihan, plusieurs stations SNSM se rassembleront à Quiberon pour fêter les 150 ans de la station de sauvetage, à Cavalaire-sur-Mer (Var) le public pourra profiter d’un exercice d’hélitreuillage et visiter le navire des sauveteurs, à Dives-sur-Mer (Calvados), auront lieu des démonstrations de sauvetage avec des chiens terre-neuves mais également des démonstrations d’utilisation de feux à main, percussion de radeau de survie et autres ateliers, à Calvi (Haute-Corse) régate et animations pour les enfants seront au programme, à Cannes (Alpes-Maritimes), est organisée une cérémonie et une procession en l’hommage aux péris en mer puis les Sauveteurs en Mer proposeront au public un exercice grandeur nature de percussion de radeau de survie, de même qu’à Port Saint-Louis du Rhône (Bouches-du-Rhône), à Cap-Breton (Landes) des sorties en mer sur la vedette de sauvetage sont prévues, à Dunkerque (Nord), un parcours d’un mille nautique au profit de la SNSM sera ouvert aux paddle, jet ski et autres moyens nautiques, à Pleubian (Côtes d’Armor), le programme sera aussi chargé (démonstration d’homme à la mer, présentation d’un radeau de survie, démonstration d’utilisation d’une motopompe pour éteindre à feu à bord d’un bateau, fonctionnement d’un extincteur, tir de feux à main et fumigènes…), au Croisic (Loire-Atlantique) boutique et musée du sauvetage seront ouverts au public, à Arcachon (Gironde), la vedette de sauvetage pourra être visitée et les sauveteurs réaliseront des ateliers de sensibilisation pour les plaisanciers…

Les programmes sont riches et variés partout en France. Pour découvrir les animations des stations et centres de formation les plus proches de chez vous, rendez-vous sur : http://jnsm.snsm.org (les programmes seront étoffés au fil des jours sur le site web).

Retour en images sur l’édition 2021 des Journées nationales des Sauveteurs en Mer

Une belle occasion de s’immerger dans l’univers du sauvetage avant de retrouver les Sauveteurs en Mer sur le littoral tout l’été ! 365 jours/an, 24h/24, ils sont prêts à vous secourir, alors pensez à eux et soutenez-les lors de ces journées. Prêts à intervenir en cas de danger en mer, de la plage au large sur toutes les côtes françaises, ils seront mobilisés tout l’été pour vous permettre de profiter de vos vacances à la mer en toute sécurité.


Appel aux dons de la SNSM

Les Journées nationales de Sauveteurs en Mer sont chaque année un véritable temps fort pour l’association et marquent le point d’orgue de la campagne de communication et de collecte estivale.
En effet, la SNSM est une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique en 1970, nommée Grande cause nationale en 2017, et dont l’activité repose à près de 70% sur la générosité du public. Si les sauveteurs sont bénévoles et le secours des personnes gratuit en France, le financement des navires de sauvetage, des équipements, des matériels et des formations représente un coût considérable. Ce coup de projecteur est vital pour la SNSM qui a besoin du soutien de tous.

Pour faire un don, rendez-vous sur https://don.snsm.org/ Lancement officiel de la campagne de collecte le 15 juin.

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