Ocean Fifty. Une nouvelle équipe pour Erwan Le Roux

Erwan Le Roux à bord de son Ocean Fifty Koesio participera à la seconde édition du Pro Sailing Tour et vise le Rhum pour inscrire une seconde fois son nom à son palmarès. Pour y parvenir, le navigateur a fédéré autour de lui une équipe solide, complémentaire, déterminée… et mixte.

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L’année 2021 a été dense pour Erwan Le Roux. Après deux années d’absence sur le circuit des Ocean Fifty – circuit sur lequel il a tout gagné ou presque entre 2010 et 2018 – le morbihannais a dû apprivoiser une nouvelle monture. Un plan VPLP mis à l’eau en septembre 2020 pour Fabrice Cahierc qu’il a non seulement fallu découvrir mais aussi fiabiliser et optimiser. Avec plus de 30 000 milles finalement parcourus en une saison, avec à la clé une quatrième place au classement général du Pro Sailing Tour puis une très belle deuxième place à l’issue de la Transat Jacques Vabre courue en double avec Xavier Macaire et bouclée à moins de trois heures du premier, le contrat a donc pu être en large partie rempli. Ainsi, après une année « zéro », les grandes manœuvres sont lancées et les objectifs de victoires sont clairement affichés. « Constituer une équipe à la fois soudée et performante est, selon moi, l’une des clés du succès », note Erwan qui conserve à ses côtés Steven Liorzou et Alan Pennanearc’h mais étoffe son team avec Mathilde Géron et Audrey Ogereau, deux filles issues de l’olympisme et deux grandes figures de la course au large : Pablo Santurde del Arco, vainqueur en titre de la Route du Café en Class40, double champion du Monde de J80 ou encore champion d’Europe de J70, mais aussi Yann Eliès, triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre et de la fameuse Solitaire du Figaro, 5e du Vendée Globe 2016-2017.

Le pari d’une équipe soudée
« Steven et Alan sont des valeurs sûres. Le premier apporte au team sa rigueur que l’on pourrait qualifier de métronomique, une qualité qui génère un équilibre de jeu intéressant, sur l’eau mais aussi sur le plan logistique à terre. Le deuxième est très impliqué dans la « motorisation » du bateau puisqu’il a dessiné les voiles. Pablo est très polyvalent puisqu’il est aussi efficace au large que sur des petits parcours in-shore. Il est très physique, toujours très agréable et coche toutes les cases au-delà de sa motivation à faire du multicoque. C’est une vraie valeur ajoutée dans l’équipage. Yann, lui, arrive avec trois casquettes puisqu’il va assurer la météo et la navigation lors des parcours offshore cette saison, mais aussi endosser le rôle de coach en nous accompagnant dans l’ensemble des phases d’entraînement, puis jouer le rôle de ma « doublure » sur les courses en solitaire. Enfin, Mathilde Géron et Audrey Ogereau, toutes les deux issues de la voile olympique et dotées d’une belle expérience en petit catamaran de sport (Nacra 17 et/ou Diam 24 OD), officieront à la tactique et au poste de numéro 1 à tour de rôle », explique Erwan qui considère que la mixité est sans conteste l’avenir du sport.

Encourager la mixité et la faire rimer avec technicité
« Il est important d’encourager les filles à choisir et à exercer la discipline de leur choix, de faire de la pratique sportive un moment de coopération entre femmes et hommes, permettant à toutes et tous d’exprimer leurs talents, qu’il s’agisse d’engagement physique, d’agilité, de tactique, de leadership ou d’esprit d’équipe. L’Ocean Fifty est un support qui s’y prête parfaitement car il impose de faire davantage avec sa tête qu’avec ses muscles », souligne le Trinitain, convaincu que le sport peut être un formidable vecteur de déconstruction des stéréotypes. Persuadé aussi que la mise en logique des compétences individuelles au sein d’un collectif permet de créer un équilibre performant et qu’il ne tient, cette saison, plus qu’à lui de mettre en musique ce collectif fait d’individualités. « Avec Ciela Village qui nous accompagne jusqu’à la Route du Rhum puis Koesio qui nous renouvelle sa confiance pour deux ans, nous avons toutes les cartes en main. Nous allons essayer de générer une belle synergie tous ensemble, de favoriser au mieux la transmission. Notre but est de bien préparer les échéances avec des objectifs clairs : performer au plus haut point. Tout est mis en place en ce sens. Les bases sont solides. Maintenant, il va falloir réussir à bien faire le job sur l’eau pour faire la différence. »