Dame chance tourne obstinément le dos au Britannique Mike Golding. Pour la seconde fois en une même semaine, un irritant scénario se répète, dans des conditions similaires, mais avec des conséquences cette fois plus sévères. Une seconde rupture de drisse de grand voile survenue hier matin, alors que Mike attendait du potentiel de son Ecover aux allures proches du vent de le ramener à nouveau vers le sommet du classement, est sanctionnée ce matin d’un retard sec de 120 milles. L’anglais a réparé dès hier soir, certes, et au prix d’un colossal effort physique, mais il tarde à présent à relancer la machine, englué face à de tout petits airs. Dans le même temps, Vincent Riou, puis Jean Le Cam (Bonduelle) ont viré de bord. Ils remontent à présent tribord amure dans l’alizé de Sainte Hélène. L’écart entre les deux français est bloqué à 140 milles, Jean évoluant près de 250 milles dans l’ouest de Vincent. A noter et pour l’anecdote que les deux hommes s’apprêtent à croiser leur trajectoire aller, bouclant ainsi que l’expliquait hier Le Cam lors de la vacation, un tour du monde effectif.
Nouvelle avarie pour Mike Golding !
A présent, il se prépare à remonter au mât pour remettre la drisse de sa grand-voile, un travail qu’il éxècre. « Ce Vendée Globe m’oblige à faire tout ce que je déteste. Je hais grimper dans le mât ! », nous dit Mike dans un sourire qui prouve que notre skipper britannique n’a pas perdu son sens de l’humour. La drisse de grand-voile (qui maintient la grand-voile haute) s’est rompue à l’extrémité basse du gréement, sur le taquet coinceur, à l’endroit où la drisse est bloquée avant d’atterrir dans le cockpit du bateau. La drisse de grand-voile supporte beaucoup de pression, celle d’une grand-voile de 150 m² et celle du gréement.
Castorama ralenti dans l´Atlantique
Un vent faible ralentit la progression de Castorama…
Suivant un cap nord-est, Ellen navigue actuellement à 385 milles de la côte argentine et à 265 milles dans le nord-nord-est des îles Malouines, contournées hier par l’ouest. Hier soir, le vent d’ouest s’était stabilisé aux alentours de 17 à 20 nœuds, mais, depuis minuit, la brise a progressivement molli pour atteindre une petite moyenne de 9 nœuds à 4h00 GMT ce matin. Les dernière données montrent que le vent d’ouest souffle à 11,5 nœuds… Malgré cela, Castorama parvient néanmoins à tenir une moyenne de 10,73 nœuds. Il faut préciser que Castorama, avec 15 pieds de moins que IDEC de Francis Joyon – soit près de 4 mètres en moins – possède une surface de voile plus réduite, mais est aussi plus léger. Castorama ne pèse que 8,3 tonnes, à comparer aux 16 tonnes de IDEC. Aussi, dans des conditions faibles, il a l’avantage d’avancer légèrement plus vite. Ellen a parfaitement conscience de ces obstacles météo qui, comme celui-ci, jalonnent l’Atlantique sud. « C’est dans l’Atlantique que se trouvent les vents les plus instables. C’est ici aussi que soufflent les vents les plus faibles », a-t-elle prévenu deux jours auparavant. Les souvenirs des conditions portantes et rapides des Océans du Sud se font de plus en plus lointains. La navigation le long de la côte argentine puis brésilienne annonce des conditions de vent au près, dans un vent qui refuse. Il reste 2500 milles à parcourir avant de retrouver les alizés du sud-est au large de la corne brésilienne. Ce passage, qui pourrait aisément perturber la progression de Castorama, est crucial dans la quête du record.
Moins de 200 milles en 24 heures sur la route directe …
Et les plus rapides sont : Dominique Wavre (Temenos), et Sébastien Josse (VMI) ! Avec respectivement 325 et 321 milles parcourus depuis hier matin, les deux hommes seulement distants de 73 milles ont repris plus de 120 milles aux leaders en 24 heures. Sébastien l’affirmait hier à la vacation : « J’ai la pêche ! ». Il ramène aujourd’hui son VMI blessé à moins de 600 milles de son ami Riou. Dans des conditions difficiles, il engrange un maximum de milles avant le ralentissement prévu pour ce soir.
Bilan et perspectives du Grand Pavois
l´Activité de l´Association en 2004
L´activité de l´Association s´est concentrée sur l´organisation du Grand Pavois qui maintient ainsi sa place de leader : Véritable reflet de la plaisance française, il est l´un des tout premier salon nautique à flot au monde.
Le salon a pris un nouvel envol : plus fonctionnel, plus large, plus grand, plus espacé, avec des secteurs d´activités parfaitement identifiés.
103 000 visiteurs de qualité ont arpenté les allées et les pontons du salon, soit 5 % de plus qu´en 2003. L’enquête réalisée par la Chambre de Commerce de La Rochelle, révèle les tendances importantes de la 32e Edition du Grand Pavois.
• Le profil du visiteur – type est un homme de 40/60 ans, employé, cadre ou jeune retraité, qui navigue et réside en grande majorité sur la façade atlantique et qui connaît le Grand Pavois.
• 43 % des visiteurs possèdent un voilier de 6 à 9 m et recherchent des équipements complémentaires (électronique, gréement, motorisation, annexes et aménagement intérieur) et souhaitent changer de bateau dans l´année (36 % en neuf). 46 % reviennent chaque année au salon.
• 28 % des non-propriétaires louent un bateau pour une durée moyenne d´une semaine.
• 47 % des visiteurs restent la journée complète au salon.
• Les partenaires les plus cités sont Mercedes, Le Conseil Général de La Charente-Maritime et la Région Poitou-Charentes.
• 97 % des visiteurs sont satisfaits de leur visite et 88 % souhaitent revenir en 2005
637 exposants internationaux de la filière nautique valorisaient leur savoir faire soit 25 % de plus que l´année précédente. Le réaménagement des espaces du salon a concerné pas moins de 120 exposants qu´il a fallu motiver et convaincre : Les motoristes, les boutiques et les restaurants mais aussi pour le village bois et les bateaux essais.
Avec 10 000 m2 supplémentaires, soit un total d´exposition de 55 000 m2 et 639 bateaux exposés, contre 542 en 2003 soit 17 % d´augmentation. Cette année, 1 bateau sur 4 était une nouveauté.
L’invité d’honneur, l’Afrique du Sud, a exprimé une grande satisfaction de sa présence qui s’est avérée très fructueuse, avec 2,5 millions de dollars US de recettes.
Forts de ce succès, l’ambassade d’Afrique du Sud et une dizaine de chantiers ont d’ores et déjà affirmé leur volonté d’être présents en 2005 sous hall dédié à leurs industries nautiques et à flot pour exposer pas moins de 10 bateaux.
32 partenaires privés, petits et grands, comme Mercedes, Adia, Primagaz, ont fait confiance au Grand Pavois pour réaliser des actions de partenariat faisant de cette manifestation un événement convivial, interactif et dynamique.
L´opération environnementale intitulée Grand Pavois Bleu a été couronnée par le salon nautique de Paris qui l´a consacrée lauréat du Clin d´œil de l´environnement 2004. Ce prix est dédié aux partenaires de cette action et aux prestataires qui ont œuvré sur le terrain pour gérer les 29 tonnes de déchets générés par le salon.
Les retombées médiatiques ont été plus que jamais marquantes et flatteuses grâce à une forte campagne de communication et de bonnes relations presse, notamment en TV nationale et presse économique.
Le salon c´est aussi 15 millions d´euros de dépenses directes par les exposants et visiteurs dans l´économie locale, hors contrats réalisés sur le salon.
Bernard Stamm : “Une nouvelle expérience”””
Pourtant, le Suisse, installé depuis plusieurs années dans le pays bigouden, est resté en contact avec les marins, animant avec brio plusieurs vacations radio. “Oui mais écouter et regarder les autres tourner autour de la terre, ça me gonflait pas mal””.Alors, il a vite repris la direction de Caen pour remettre en état son 60 pieds “”Cheminées Poujoulat – Armor Lux”” (1) : “”Je suis un marin, donc le but n’est pas de rester à terre, mais bien d’aller naviguer””. Et puis voilà qu’il reçoit un coup de téléphone pour le moins inattendu : à l’autre bout du fil, des équipiers de “”Orange 2″” : “”Bernard, comme tu es disponible en ce moment, viens naviguer avec nous””. “”Je n’étais pas totalement disponible, mais, bien sûr, ça me faisait envie””.”
Pas de répit pour Castorama
Le soulagement tant attendu au Cap Horn n´a pas vraiment concerné Ellen … Les Dieux de la météo ont continué de sévir hier et cette nuit : "j n´y croyais pas ! Le vent a tout simplement disparu. Il est descendu jusque 3 nœuds et a effectué un 360° d´ouest à sud-ouest. Ce n´était pas du tout prévu. Hier soir, j´avais renvoyé la grand voile à trois ris dans environ 35 nœuds de vent et ce matin tôt, j´étais toujours là avec mes 3 ris, à attendre les 40 nœuds prévus et je me suis retrouvée avec seulement 3 nœuds de vent ! Je ne savais plus quoi faire. Si je renvoyais la grand voile complète et que le vent se mettait à souffler d´un seul coup à 40 nœuds, j´aurais vraiment eu des problèmes !" Deux heures plus tard, Ellen rappelait son équipe à terre : "J´ai renvoyé de la toile. Je n´en pouvais plus. Mais le vent n´arrête pas de se renforcer. D´ailleurs il faut que j´y aille ! Désolée ! Ca vient de monter à 35 nœuds ! " Dans de telles conditions, Ellen n´a pas eu une seconde de répit. Elle a du passer par toutes les combinaisons de voiles pour continuer de faire avancer Castorama du mieux possible. Après avoir navigué près de 24 heures grand voile affalée dans 40 à 50 nœuds de vent au passage du Cap Horn, devoir faire face à des vents quasiment nuls est un terrible coup du sort. Ellen MacArthur est une fois de plus physiquement épuisée…
Championnat du Monde FICO 2005
Après sa victoire dans The Transat, et sa 3ème place dans la Transat Québec St-Malo, Michel Desjoyeaux (142 points) s´est acquis une petite avance en points dans le classement du Championnat du Monde FICO. Franck Cammas est désormais second avec 118 points et Thomas Coville, troisième avec 116 points, mais les écarts restent faibles puisque en 4ème position, Karine Fauconnier qui s´est imposée dans la Transat Québec-Saint-Malo, cumule elle 106 points, suivie de près par Dominique Demachy, 5ème avec 100 points.
Charles Hedrich a doublé le cap Horn
Quel est le point commun entre le coureur du Vendée globe Jean-Pierre Dick, Charles Hedrich, parti hors course et Ellen Mac Arthur qui tente actuellement de battre le record autour du monde en solitaire et sans escales de Francis Joyon ? Le Cap Horn bien sûr, le rendez-vous mythique des grands aventuriers de la mer. La démonstration par l’absurde a été faite hier soir, les trois improbables compagnons de route ayant rejoint dans une tranche de 24 Heures l’Océan Atlantique à seulement quelques heures d’intervalles.
Depuis près d’une semaine, Objectif 3 affronte une sévère dépression, aux côtés de Virbac de Jean-Pierre Dick qui a lui cassé sa bôme. Charles Hedrich privilégie la sécurité mais progresse à un rythme soutenu. Il a franchi l’Equateur le 7 novembre, passé le Cap de Bonne Espérance le 23, puis le cap Leeuwin le 10 décembre et enfin le Cap Horn cette nuit . Une performance tout à fait honorable pour un néophyte de la course au large.


















