Dès cette semaine, Armel va commencer les entraînements avec une nouvelle équipe sportive extrêmement motivée. Le Team FONCIA naviguera dès la semaine prochaine à Port la Forêt avec les autres trimarans du championnat Orma avant d´entamer une saison chargée, ponctuée par la Transat Jacques Vabre qu´Armel courra avec l´Irlandais Damian Foxall. Revue de détails du chantier par Alain Gautier, responsable du Team FONCIA, qui gère désormais le projet et notamment la partie technique.
Le “géant vert”” aux commandes”
Gildas Morvan sur Cercle Vert a chipé pour quelques encablures la tête de ce Trophée BPE à Jeanne Grégoire (Banque Populaire). C’est en tous cas ce qu’indiquait le classement intervenu au moment où la plupart des solitaires franchissaient le front froid et recevaient enfin un flux de nord-ouest de l’ordre de 15 nœuds. Autrement dit une allure enfin portante autorisant une route directe vers les Açores. Bon pour le moral après une nuit glaciale à faire du près océanique dans une mer relativement formée. Néanmoins, à la vacation radio du jour, Gildas Morvan montrait qu’on peut être leader et pas forcément voir tout en rose : « la mer était dure cette nuit, c’était un peu l’enfer et je me suis cogné de nouveau le genou, la douleur est revenue et du coup je suis un peu à quatre pattes et ce n’est pas simple. Mais bon le côté positif de l’affaire c’est que maintenant on a passé le front, la mer se calme et on fait la route ». Le « maintenant » de Gildas, c’est juste après ce fameux passage du front froid que tous allaient chercher dans l’ouest. Il est arrivé. Vite. «En un claquement de doigts, je n’avais jamais vu ça, une bascule aussi brève, aussi rapide, à peine le temps de mettre un ciré ! », explique Charles Caudrelier (Bostik). Cette rapidité dans la transition ne fait pas les affaires de ceux qui avaient choisi l’option nord : Gedimat et Atao Audio System, qui accusent désormais une quarantaine de milles de retard sur les leaders. « Je croyais au nord et en fait c’est passé tout droit, comme une fleur. J’ai fait une erreur. Il faut l’accepter, même si la route est longue et qu’il peut encore se passer plein de choses… » confiait Dominic Vittet, « mais ça va, il fait beau maintenant et je crois avoir repris quelques milles à des petits camarades ».
Jours de pétole…
120 nm du Cap, 20h GMT…. On a retouché un peu de vent qui nous permet de glisser à 12 nœuds vers le Cap sous Gennaker et grand-voile…
Ce fut une journée de pétole intense avec baignade, pêche, et loisirs… (Farniente). J´ai quand même réussi ce matin, à battre Will notre navigateur … Lui en crawl rapide et moi à la barre… A trois noeuds, on a commencé à voir le Will s´éloigner doucement à l´arrière du bateau et il a fallu que je lofe pour le repêcher… (Seule prise du jour !!!…). L´ambiance est bonne, quelques changements de voiles égaient nos journées, et les nuits étoilées nous font rêver…
Une attaque de poissons volants nous a comblé pour le dîner d´hier. Jamais vu une telle escadrille, affolée par nos deux étraves, s´envoler désordonnés entre les flotteurs et finir lamentablement dans les cockpits et sur le trampoline. Armés de seaux, il ne nous restait plus qu’à les cueillir et les frire !!! Trop bon, un peu de chair fraîche !!!! Ce soir, manquant de vitesse au coucher du soleil, les poissons sont restés dans l´eau… Pas cool pour le petit extra de nos rations nutritives! Pour la petite anecdote. C´est étonnant de voir qu´en monocoque, les poissons s´échappent de chaque cotés de l´étrave vers la lumière. Et par contre ici, ils se trouvent désemparés par un engin les encerclant… Effrayés par une coque, ils se projettent vers l´extérieur et se font ramasser par l´autre flotteur…Clac !! Paf !! Des dizaines de ‘flyfish’. Que dis je !? Des centaines, finissent à moitié assommés dans notre sillage… Je comprends maintenant, pourquoi nous sommes suivis depuis quelques jours par quelques prédateurs aériens.
Les poudres et barres de protéines ne nous ont pas fait prendre un gramme… La pêche s´avère désastreuse ! Rien, absolument rien… Par contre, on voit autour de nous, des dorades coryphènes se régaler de poissons volants ; des dauphins nous accompagnant un bout de chemin ; deux baleines croisant tranquillement, sans même se soucier de notre bel oiseaux scotché sur l´eau; quelques volatiles nous encerclant en se demandant ce qu’un aussi gros piaf peux bien faire là, posé sur l´eau sans bouger une aile…
Jonny désespère avec ces trois lignes…de traiiinnnnnne…
Paul continue ses interviews…
Thomas et Jacques sont déjà sur leur 60 pieds…
Jonas et Andy tournent en rond, faute de manoeuvres…
Brian et Will continuent leur casse tête chinois avec la météo…
Fraser se tracasse avec les histoire de Sally….
Sharon peaufine sa liste pour ses prépa olympiques à venir…
Karine continue sa cure de sommeil…
Damian entretient son corps à coups de pompes et tractions…
Et moi je suis là, contemplatif, à tailler la bavette avec qui veut m´écouter…
Nous devrions attaquer le Golfe demain, avec comme plan de longer les côtes Iraniennes en respectant les eaux internationales, (12 NM ), pour éviter de devoir exposer notre linge sale aux militaires… Les vents semblent un peu plus soutenus au Nord du Golfe. Nous n´enroulerons donc pas le Cap. Mais au contraire, continuerons au Nord avant de virer.
Ensuite, Inshallah, nous devrions toucher du N- NE pour rejoindre Hormuz… ( C´est pas signé !!! )
Ciao
Stan
www.maxicatdoha.com
Spirit of Sark, d’un souffle
Team Stemlar, en prenant la troisième place, s’est offert son premier podium, à seulement 39 minutes du second… Comme prévu hier, l’effet « parking » aux abords de Cape Town a fait le tri, et lorsque Stemlar a coupé la ligne, Imagine It Done (qui a mené une grosse partie de l’étape) était encore aux prises avec une pétole tenace. Ces 4 bateaux étaient au coude à coude lorsqu’ils se sont fait engluer dans la calmasse, et au petit jeu du « j’arrive-péniblement-à-ramper-vers-la-ligne », Spirit of Sark s’est avéré le plus à l’aise.
Le Record SNSM Saint-Nazaire Saint-Malo, c’est parti !
Une plate-forme de communication sur la sécurité en mer.
Un événement inédit en trois temps :
Premier rendez-vous
Du 17 au 20 avril, les navigateurs d’exception ouvrent la ligne du Record SNSM entre Saint-Nazaire et Saint-Malo
Les plus grands navigateurs ont choisi d’offrir leur notoriété à la SNSM le 19 avril, en se lançant les premiers sur le Record SNSM Saint-Nazaire Saint-Malo. L’un d’eux établira le premier temps de référence du Record, en trimaran 60’ :
Michel Desjoyeaux(Géant), parrain du Record SNSM et qui soutient cette belle initiative depuis sa genèse. Il sera associé à Vincent Riou, brillant vainqueur du dernier Vendée Globe. Alain Gautier (Foncia) associé à Armel Le Cléach. Franck Cammas (Groupama), Thomas Coville (Sodebo), Pascal Bidegorry (Banque populaire), Fred Le Peutrec (Gitana XI), Thierry Duprey (Gitana X)
Déroulé de l’événement
Dimanche 17 avril
• 12 h : arrivée des trimarans dans le port de Saint-Nazaire
Lundi 18 avril
• 12 h : conférence de presse à l’hôtel de ville de Saint-Nazaire
• 19 h : dîner officiel
Mardi 19 avril
• 13 h : sortie des bateaux
• Entre 14 h et 16 h : départs échelonnés des 6 trimarans
Mercredi 20 avril
• Arrivée prévue à Saint-Malo entre le petit matin et le milieu d’après-midi
• 19 h : Remise des prix à la Chapelle Saint-Sauveur de Saint-Malo (intra-muros)
Parcours
284 milles de Saint-Nazaire à Saint-Malo. Les bateaux laisseront les îles de Sein et Ouessant à tribord, ainsi que toutes les marques qui balisent la Bretagne nord.
56 stations SNSM jalonnent le parcours.
Ellen Mac Arthur, la femme la plus rapide autour de la planète, pointera l’étrave de son maxi Castorama sur la ligne de départ du Record SNSM avant l’été, ainsi que Jean-Luc Van den Heede. Bruno Peyron et Oliver de Kersauson ont également fait connaître leur intention d’y participer cette année.
Début des (vraies) hostilités
Il suffit de jeter un œil rapide aux trajectoires suivies depuis la nuit dernière pour s’apercevoir que cette fois, les douze solitaires de ce Trophée BPE Saint-Nazaire Cienfuegos de Cuba sont dans le vif du sujet. Après avoir dessiné un premier étranglement, les routes ont éclaté en bouquet, puis se sont de nouveau rapprochées. En un mot, les trajectoires ne sont plus parallèles. Même si tous ont dans la tête d’aller chercher dans l’ouest pour passer un front qui les autoriserait ensuite à descendre sous spi vers les Açores, on note avec intérêt que les sudistes – Total, Entreprendre au Pays de Lorient, Little Black Shark et Coutot Roehrig – ont une nette tendance à rejoindre l’idée du peloton de tête sur sa route médiane.
A l’opposé, Dominic Vittet sur Atao Audio System revient lui aussi dans cet axe : alors qu’il semblait confiant dans sa route nord voilà 12 heures, il a étonnamment accepté de perdre du terrain en croisant copieusement la route de Gedimat, lequel persiste au plus nord de la flotte. Comme il n’a pu être joint à la vacation de ce midi, on ne sait pas quelle est l’idée exacte de Dominic. L’espoir d’Armel Tripon, lui, est de toucher le premier une rotation au nord-ouest qui lui permettrait de recoller au peloton de tête. A la vacation de ce midi, en duplex entre le PC presse de Saint-Nazaire et le Yacht Club de France, il était d’ailleurs intéressant de constater que le nordiste évoluait dans un flux différent des autres Figaro Bénéteau. « Je touche du sud-ouest de l’ordre de 18 nœuds » expliquait Armel Tripon, alors que tous les autres concurrents évoluaient au près dans «un flux d’ouest de 13 à 15 nœuds », comme notaient Marc Emig (Total) et un Gildas Morvan qui avait hissé son Cercle Vert en deuxième position, juste derrière le Banque Populaire de Jeanne Grégoire, en tête pour la première fois depuis le départ.
« C’est la belle et la bête en tête » , s’amusait Lionel Péan. «Avec Gildas, on ne se quitte pas » confirmait Jeanne, évidemment pas mécontente d’être la première femme en tête d’une course en solitaire depuis l’odyssée d’Ellen MacArthur. «Jeanne m’a un peu énervé à me doubler cette nuit », répondait le principal intéressé, « mais il y a du vent, grand soleil et ciel bleu… ça ne peut pas aller beaucoup mieux !»
Global Challenge : Cape Town dans quelques heures ?
« Nous avons environ 25 nœuds de vent, le spi est de sortie et nous filons vers Cape Town à 10 – 12 nœuds ». James Allen, skipper de Me To You, a bien l’intention de continuer à contrôler Samsung et BG Spirit jusqu’à l’arrivée de la 4ème manche du Global Challenge. « Ces derniers jours, nous avons su saisir notre chance… nous avons doublé BG Spirit et aussi Samsung, et nous sommes actuellement à une quinzaine de milles devant ce dernier, qui se trouve plus au nord. J’espère que nous pourrons le contenir jusqu’à l’arrivée, soit deux jours environ. » Pour autant, Me To You ne joue pas la victoire puisqu’il se trouve à 200 milles du leader, et seulement en 8ème position : mais James Allen défendra sa place bec et ongles, et ne cache pas sa satisfaction d’avoir réussi à grimper au classement… Mais Matt Ridell, skipper de Samsung, n’entend pas rester neuvième : « nous nous sommes positionnés dans le nord d’une zone de hautes pressions et nous tirons actuellement parti de vents d’est, afin de faire la meilleure vitesse possible en direction du cap des Aiguilles ».
“Powered By Le Défi”””
Voici donc les premières ébauches de l´identité graphique prévue par l´équipe.
"China Team Powered By Le Défi", on est en pleine rhétorique automobile… L´appellation a au moins le mérite de préserver les deux identités, même si elle apparaît quelque peu alambiquée. Si la déco révélée ici est validée, on notera que le chantier ne devrait pas coûter trop cher en travaux de peinture. Il est vrai que la coque rouge avait quelque chose de prédestiné…
Le document complet se trouve à l´adresse suivante :
www.challengercommission.com/chinateam.pdf
Trophée BPE : de l’air… enfin.
Du coup les pilotes automatiques sont passés à l’action, permettant aux skippers d’entrer dans le rythme du sommeil fractionné.”Le pilote est branché depuis hier soir, il y a 12 noeuds de vent, c’est idéal pour lui et il barre super bien”” avoue le marseillais Marc Emig (Total) – qui se plaint du froid engendré par cette coulée d’air venue du pôle nord. “” J’ai fait bannette depuis hier soir “” explique Dominic Vittet – Atao Audio System. “”Je me lève, je règle, je regarde les cartes météo et hop je retourne dans la bannette car il faudra du jus pour attaquer la suite “”. Vittet est le plus au nord d’une flotte qui s’étale désormais sur 70 milles en latitude. Car outre le sommeil, la stratégie a fait elle aussi ses premières armes. La flotte doit contourner une nouvelle bulle anticyclonique sans vent au milieu du Golfe de Gascogne. Le gros de la troupe tente de la passer par le nord. Seuls trois Figaros Bénéteau tentent la voie étroite du sud, avec une réussite incertaine pour le nazairien David Raison – Coutot Roehrig le plus extrême dans cette option: “” Physiquement tout va bien, mais tactiquement ça ne se présente pas comme je voulais, j’ai bien plongé sud mais je n’ai presque plus de vent.”” Après cette dangereuse bulle, les Solitaires du Trophée BPE vont partir à la recherche d’un autre système météo, balisé par une dorsale qui doit leur amener des vents portants à partir de demain après midi. Classement de 5h00 (Heure française):1 – Eric Douglazet (Crédit Maritime – Zerotwo) à 4 096,0 milles de l’arrivée2 – Charles Caudrelier (Bostik)à 1,8 milles du leader3 – Jeanne Gregoire (Banque Populaire) à 2,8 milles du leader “
“Montée en puissance”” laborieuse”
Ce lundi soir, Charles Caudrelier sur Bostik mène toujours la flotte des douze solitaires devant Eric Drouglazet (Crédit Maritime-Zerotwo) et Jeanne Grégoire (Banque Populaire). A la vacation radio de ce midi, on comprenait néanmoins qu’il fallait prendre avec des pincettes de précision les distances au but, pour l’instant non signifiantes alors que la flotte est relativement groupée. Après un peu plus de 24 heures de course, Cuba est encore loin, bien loin. Gildas Morvan, qui a glissé son Cercle Vert sur les talons du trio de tête, préfère s’en amuser : «on a du faire 70 milles depuis le départ et il n’y a pas si longtemps on voyait encore Belle-Ile». On l’aura compris, ce qui manque le plus aux concurrents depuis dimanche soir c’est le vent. Pétole molle sur la trajectoire. Et derrière les mots des skippers, on percevait le bruit significatif des voiles qui claquent en se demandant de quel côté porter… Yannick Bestaven (Aquarelle.com) en a même fait une pertinente démonstration en direct : «mon pilote bipe, il ne sait plus où est le vent, je suis en train de faire un 360 ! » Un seul instant d’inattention et Aquarelle.com ne savait plus où donner de l’étrave. Après avoir obtenu quelques secondes pour remettre le bateau dans le bon sens, Yannick a préféré en sourire : « c’est comme ça depuis hier soir et là Skandia en a profité pour me grappiller quelques mètres. Il faut que je me méfie de Samantha !». Un peu en retrait de la flotte sur Coutot Roehrig, David Raison confirmait : «les voiles dégoulinent d’humidité. J’ai bien du mal à faire porter le spi ». Du vent pour personne et l’Atlantique à traverser pour tous. Sur Atao Audio System, Dominic Vittet livrait des chiffres révélateurs : «la force du vent oscille entre zéro et quatre nœuds grand maximum». Trop peu pour tirer la quintessence des Figaros Bénéteau, dont les vitesses ont rarement dépassé 4,5 nœuds entre dimanche soir et ce lundi midi. Seul point positif ou presque de cette situation, «même en cas de boulette, le risque de voir les autres beaucoup s’éloigner est minime au regard des vitesses très faibles de chacun », explique Jeanne Grégoire qui a réussi à hisser son Banque Populaire au troisième rang de la flotte. Jeanne confiait pourtant avoir « beaucoup dormi », alors que d’autres comme Yannick Bestaven ont passé toute la nuit à régler, barrer, changer de voiles : « le résumé de la situation c’est voiles qui claquent, vent qui tourne, spis qui tombent et remontent et toute la garde robe du bateau qui y passe pour essayer de grappiller un peu dans l’Ouest. Bord à bord avec Skandia et le Total de Marc Emig, le boulot ne manque pas pour moi !».


















