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Inauguration de la Maison des skippers à Lorient La Base

La Maison des skippers été inaugurée samedi, en présence de Violette Dorange, marraine de l’équipement et le parrain Jean-Yves Le Drian. Ce nouvel espace a pour ambition de soutenir les skippers locaux en proposant des services dédiés à leur formation et à leur suivi sportif.

Installé au coeur de Lorient La Base, cet équipement d’envergure confirme le rôle du site comme capitale mondiale de la voile océanique. Plus qu’un lieu de travail, la Maison des skippers se veut un véritable espace de vie et un symbole de l’engagement collectif en faveur de la filière nautique de haut niveau.

Pour Fabrice Loher, président de Lorient Agglomération, maire de Lorient : « Avec la Maison des skippers, Lorient La Base franchit un nouveau cap. Dès ses débuts, les plus grands skippers ont choisi Lorient La Base comme port d’attache : Alain Gautier, Franck Cammas ou Hervé Laurent. Aujourd’hui, c’est une nouvelle page de l’histoire de notre pôle course au large qui s’ouvre et qui sera suivi dans les prochaines années du doublement des capacités d’accueil de ses pontons. Cette Maison des skippers incarne notre ambition : un lieu unique, fonctionnel, ouvert et d’excellences à destination de nos marins, notamment les plus jeunes, pour leur fournir les meilleures conditions pour l’évolution de leurs carrières sportives et pour relever les défis du large. C’est un véritable centre de vie dédié à la performance sportive et à l’innovation technique au service de la filière course au large qui contribue pleinement à notre développement économique et au rayonnement du Pays de Lorient dans le monde entier. »

Un investissement stratégique pour la filière
Fruit d’un investissement de 7,6 millions d’euros (dont 6,5 millions d’euros de travaux) financés à 100% par Lorient Agglomération – dont 5 millions issus de l’indemnisation du bâtiment des Défis, détruit par un incendie en 2018 –, la Maison des skippers se veut bien plus qu’un simple bâtiment. Cet équipement, dont la gestion est confiée à la SELLOR, incarne la volonté de Lorient Agglomération de soutenir les marins et de valoriser l’excellence maritime, moteur d’attractivité pour tout le territoire.

Afin de devenir le carrefour incontournable des acteurs du nautisme local, la SELLOR va proposer une programmation riche en animations et en événements destinés à renforcer les synergies entre skippers, partenaires socio-économiques et jeunes talents issus de la voile légère. Pour y parvenir, une stratégie d’adhésion ciblée sera déployée, visant à rassembler les skippers adhérents au centre
d’entraînement, les acteurs clés du territoire, ainsi que les locataires réguliers, en étroite collaboration avec le bureau du port. Parallèlement, la gestion des trois salles de réunion sera optimisée afin d’en maximiser l’usage auprès des acteurs de la course au large. Un calendrier d’événements nautiques récurrents (Mini Plastimo, Défi Azimut – Lorient Agglomération, 24H Ultim ou Atlantique Le Télégramme E. Leclerc), aligné sur les grands rendez-vous de la discipline (The Transat CIC ou DRHeam Cup), sera élaboré et coordonné avec l’ensemble des clubs et acteurs du secteur, garantissant ainsi une dynamique collective et cohérente.
Un lieu de convergence pour marins et équipes
Sur plus de 3 000 m², la Maison des skippers rassemble sous un même toit une offre complète de services :

  • Un centre d’entrainement (prochainement labellisé par la Fédération Française de Voile) qui propose- des formations et une préparation physique ;
  • Des espaces de travail et de détente pour les skippers et leurs équipes (bureaux, salle de sport, espaces partagés) ;
  • Un hangar modulable adapté aux différentes jauges de bateaux qui accueillera l’hivernage de l’Ultim Actual dès décembre ;
  • Le bureau de la capitainerie du port de Lorient La Base ;
  • Les locaux des acteurs de la course au large, parmi lesquels les classes IMOCA, Figaro et Ultim, la Fédération Française de Voile ainsi que le siège France de l’activité Voile de l’UCPA.

    Pensé comme un point de convergence entre préparation sportive, logistique et convivialité, le bâtiment devient un véritable centre névralgique de la Sailing Valley.

    Une architecture ouverte sur la mer
    Conçue par l’agence lorientaise Bohuon Bertic Architectes, en groupement avec BABois, AERIUS, ARMOR ÉCONOMIE et ALHYANGE, l’architecture se distingue par sa transparence et sa fonctionnalité. Les façades vitrées et les pontons boisées offrent un balcon sur le quai et sur la mer, tandis que l’organisation sur trois niveaux assure une grande lisibilité des usages.
    Conçue comme un vaste balcon tourné vers le port et la course au large, la façade principale du bâtiment joue sur les contrastes : claire face à l’environnement sombre, ouverte face au paysage massif des bunkers. Cette mise en scène architecturale affirme la présence d’un édifice volontairement sobre mais expressif. Côté ville, la façade arrière se distingue par un jeu d’ombre et de lumière. Épaisse et réfléchissante, elle capte le soleil en journée et s’anime d’un balisage lumineux à la nuit tombée, révélant la structure du bâtiment et marquant son ancrage au coeur du site.
    La construction a privilégié des matériaux « bas carbone » comme la charpente bois du hangar ou l’ossature bois et l’isolation en ouate de cellulose de certaines façades afin de bénéficier du label E+C- (énergie positive / bas carbone) avec l’objectif du niveau le plus performant E3C1. Le bâtiment dispose d’une couverture végétalisée pour le hangar des écuries et d’une chaufferie bois commune.

    Un territoire en plein essor
    Avec la Maison des skippers, Lorient La Base renforce son attractivité. En dix ans, 31 nouveaux bateaux y ont élu port d’attache. On y recense désormais 122 teams et skippers professionnels, évoluant au sein d’un écosystème qui associe activités nautiques, quartier d’affaires, tourisme maritime et événements d’envergure.
    Une étude menée par AudéLor confirme cette dynamique : en dix ans, les emplois et les retombées économiques de la course au large ont été multipliés par trois. Hors construction navale, les retombées locales atteignent 35 millions d’euros par an, auxquels peuvent s’ajouter jusqu’à 12 millions pour les chantiers de mâts, foils et coques. Étude complète AudéLor sur les retombées économiques
    Un nouvel emblème pour la Sailing Valley
    En inaugurant la Maison des skippers, Lorient Agglomération franchit une étape supplémentaire dans la structuration de sa filière voile en lien avec les centres d’entrainement voisins de La Trinité sur Mer et de Port La Forêt. À la fois lieu de travail, d’échange et vitrine, ce nouvel équipement confirme l’ambition du territoire : rester la référence internationale de la voile océanique et offrir aux marins, notamment les plus jeunes, les meilleures conditions pour l’évolution de leurs carrières sportives afin de relever les défis du large.
    Un chantier au service de l’insertion sociale
    Sous l’impulsion de Lorient Agglomération, des clauses d’insertion par l’activité économique ont été intégrées aux marchés publics, elles ont permis de faire de ce projet un véritable levier d’insertion et d’emploi local. Pilotée par la Mission Locale Réseau pour l’Emploi du Pays de Lorient ce chantier constitue un bel exemple de la mise en oeuvre du Schéma de Promotion des Achets Responsables (SPAR) que Lorient Agglomération a adopté depuis 2023.

    Les chiffres clés :
    ▪ 10 279 heures de travail effectuées par des personnes en parcours d’insertion (soit 6 919 heures de plus que prévu, équivalant à 6,40 équivalents temps plein) ;
    ▪ 21 bénéficiaires accompagnés dans leur retour à l’emploi dont 5 bénéficiaires issus de quartiers prioritaires de la politique de la ville (657 h réalisées) ;
    ▪ Des participants âgés de moins de 26 ans (7), 26 à 49 ans (12) et 50 ans et plus (2) ;
    ▪ Des contrats variés, gages d’une insertion durable : CDD (2), CDI (2), contrat d’alternance (6), contrat d’intérim d’insertion (11).

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Trophée Jules Verne. Passage de l’Equateur pour The Famous Project

Les 8 femmes de The Famous Project CIC ont franchi l’Equateur ce dimanche à 18h15 heure française en 8 jours 3 heures 35 minutes à bord du maxi-trimaran IDEC SPORT. L’occasion de bizuter Deborah Blair pour qui c’était une première ! L’équipage compte 1100 mn de retard sur le record.

Avec le franchissement de cet important marqueur et ce passage dans l’hémisphère sud, Alexia Barrier, Dee Caffari, Annemieke Bes, Rebecca Gmür Hornell, Deborah Blair, Molly LaPointe, Támara Echegoyen et Stacey Jackson attendent de Neptune non seulement protection et bénédiction, mais aussi très concrètement l’accès à ces fameux alizés de sud est. Ces vents bien établis qui soufflent depuis les côtes d’Afrique du Sud jusqu’à la corne du Brésil, permettent de contourner l’anticyclone centré sur l’île de Sainte Hélène au cour de l’Atlantique sud. C’est donc aux allures proches du lit du vent que le trimaran géant changera d’hémisphère. Sa position relativement très est lui offrira un angle au vent intéressant pour allonger la foulée en accompagnant l’adonnante, quand le vent viendra progressivement souffler par le travers du bateau. L’occasion pour Alexia et ses drôles de navigatrices de « couper un peu le fromage Atlantique » à l’écart des rivages Brésiliens. Tous les esprits du bord se tourneront alors vers la transition à réussir avec les systèmes perturbés du grand sud, boulevard vers les autres grands marqueurs de ce Trophée Jules Verne, le Cap de Bonne Espérance et son voisin, le Cap des Aiguilles, qui scande l’entrée dans l’Océan Indien, d’ici une semaine espère t’on.

Alexia Barrier et le Pot au Noir

« Ici, tu passes d’un nœud à trois nœuds, de trois à six, puis à huit, et soudain un nouveau nuage arrive et… plus rien. Quatre nœuds. Deux nœuds. Zéro. On avance, puis non, puis si, puis plus du tout. C’est un tango tropical : imprévisible et collant. »

Suivre la course d’IDEC-Sport ici :

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Globe40. Crédit Mutuel creuse l’écart

Partis le 22 novembre dernier de la baie de Saint Paul sur l’île de la Reunion les 8 concurrents de la 2ème édition de la GLOBE40 affrontent le grand sud. L’équipage de Crédit Mutuel au coude à coude avec l’équipage belge depuis le départ a pris un net avantage à 3 jours de l’arrivée à Sydney.

Les 8 concurrents ont d’abord été confrontés aux calmes de l’anticyclone des Mascareignes qu’ils avaient déjà rencontrés lors de la remontée depuis l’Afrique du Sud. Un passage d’une semaine environ pour se remettre dans le bain de la vie au large mais néanmoins plus rapide qu’à l’aller. Puis ce fut la quête de sud pour aller à la rencontre des dépressions d’ouest, « l’autoroute des dépressions » comme on dit en langage initié. En allant les chercher les skippers ont fini par les trouver et depuis une semaine le visage de la course a changé au fur et à mesure que le chiffre de la latitude clignotait vers le sud ; 35°, puis 40°, et maintenant pas loin de 45° Sud, étant entendu que le parcours est limité par une « barrière » fixée à 46° Sud puis à 48° Sud sous la Grande Baie d’Australie.

Le début de cette phase le week-dernier a vu malheureusement l’équipage allemand de NEXT GENERATION BOATING AROUND THE WORLD devoir renoncer à concourrir sur cette étape.Une défaillance mécanique dans le gréement ( rupture de la pièce qui porte les barres de fléches et rupture du cable intermédiaire D2) aurait pu provoquer immédiatement la chute du mât mais la réaction rapide de Leenart Burke et Melvin Fink a permis d’éviter le pire à ce stade. Aprés 2 journées de réflexion et de consultation des partenaires, assureurs, de l’organisation de la course les jeunes allemands faisait le choix de reprendre le chemin inverse vers la Reunion pour réparer avec la ferme intention de reprendre la course dés que possible, vraisemblablement pas à Sydney mais à une étape suivante. Poursuivant leur lente remontée à 5/6 noeuds de moyenne ils devraient atteindre l’ile d’ici une semaine. Premier incident sérieux en 10000 milles de course pour l’ensemble de la flotte, le sort a malheureusement frappé un équipage brillant qui avait montré toutes ses capacités avec cette deuxième place lors de la grande étape Cap-Vert / La Reunion.

Pour les autres équipages la semaine qui vient de s’écouler a été celle du grand sud, celui qu’on attend, celui qu’on vient chercher dans une telle épreuve, celui qui a été rêvé, celui qui a été phantasmé. Longues glissades avec un compteur qui s’affole ( record à ce jour 30.8 noeuds pour le team belge), froid et grisaille dans cet univers de l’au delà, et les grands albatros comme gardiens du temple dans ces eaux inhospitalières mais si marquantes.Pour la plupart habitués des circuits européens et des transats les skippers trouvent là un dépassement et un aboutissement à leur parcours de coureur au large. Mais un aboutissement qui se paye en frayeurs quand le bateau « plante » dans les creux, qui se paye aussi avec le froid et la fatigue des hommes et du matériel, qui rappelle souvent à chacun que c’est un sport « mécanique », entendons par là que chaque pièce est poussée à ses limites et peut casser quelque soit les certitudes mathématiques. Au delà de la compétition tous ont le sentiment de vivre une expérience commune qui soude les équipages entre eux. Comme nous le dit Amélie Grassi à bord de CREDIT MUTUEL dans un message cette semaine: « j’ai mesuré une fois de plus la chance que nous avons d’être en course autour du monde, à glisser inlassablement dans les vagues des mers du sud. Il faut profiter de ces précieux moments. peu d’humains ont la chance de vivre cette expérience ».

En termes de course pure le rythme n’a pas ralenti avec 3500 milles parcourus pour les premiers à une moyenne proche de 12 noeuds en route surface, soit à ce jour 61% de la distance théorique réalisée et avec encore prés de 2000 milles sur la route directe pour atteindre Sydney. Les changements de leaders restent à leur rythme habituel, 29 depuis 2 semaines et rarement plus de quelques heures pour une position de leader qu’ont alterné BELGIUM OCEAN RACING et CREDIT MUTUEL. Handicapé par plusieurs avaries, pas critiques mais pénalisantes pour la performance, l’équipe belge marque cependant pour la première fois un retard d’une cinquantaine de milles sur CREDIT MUTUEL à l’approche du passage au Cap Leeuwin à la pointe sud-ouest de l’Australie, 2ème grand cap mythique du parcours. Les Class40 classiques dit » pointus » ne sont pas loin à deux jours de mer environ et 500 milles. FREE DOM poursuit un très beau parcours qui lui permet de se construire une petite avance de 50 milles sur son concurrent direct BARCO BRASIL.WILSON est toujours à l’affut à une trentaine de milles du concurrent brésilien. Et JANGADA RACING et WHISKEY JACK se tiennent aussi en cinquantaine de milles au bénéfice du premier. Les leaders sont attendus à Sydney vers le 11/12 décembre et les 15/16 décembre pour les Class40 dit « pointus ».Mais la remontée de la Grand Baie d’Australie et le passage du détroit restent encore des étapes qui se révéler redoutables.

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Class40. Guillaume Pirouelle et Cédric Château, champions Class40 2025 !

PierrickContin/40MalouineLaTrinquette

Le duo havrais Guillaume Pirouelle (31 ans) et Cédric Château (48 ans) a remport” le championnat Class40 2025. Habitué des tops 5 sur le circuit Class40 depuis deux ans, à bord de leur Mach.5 Seafrigo-Sogetsran, le binôme s’adjuge ce titre pour la première fois, succédant à un autre Normand, Pierre-Louis Attwell, sacré en 2024.

Deuxième de la CIC Normandy Channel Race, troisième des Sables Horta, cinquième de la Rolex Fastnet Race et vainqueur de la Transat Café l’Or le Havre Normandie… Guillaume Pirouelle : « C’est quand même pas mal ! Ça montre que nous avons été réguliers tout au long de la saison ; chaque course est difficile, il y a quand même de sacrés concurrents. Nous avons été au rendez-vous toute la saison, nous avons bien travaillé !»

Nombre de Class40 étaient présents sur les courses (100 projets sont ainsi classés sur le championnat 2025 !) et, parmi eux, de nombreux prétendants aux victoires. Bien difficile, au départ de chacune des courses de ce championnat, de donner un tiercé gagnant.
En effet, chaque course a offert une belle bagarre sur l’eau, jusqu’aux derniers milles de courses : Sur la CIC Normandy Channel Race, coup d’envoi du championnat, remportée par Corentin Douguet et Axel Tréhin (SNSM, Faites un don), seulement quelques dizaines de minutes séparent Seafrigo-Sogestran (G. Pirouelle/C. Chateau), deuxième, de Legallais (F. Delahaye / P. Leboucher), troisième.
Aux Sables Horta, il n’est question que de quelques minutes d’écart à l’aller en double comme au retour en solo, entre le vainqueur du classement général Legallais (Fabien Delahaye), son dauphin VSF Sports (Pep Costa) et Guillaume Pirouelle, qui complète le podium.
La Rolex Fastnet Race, rendez-vous aoutien des années impaires, sacre une nouvelle fois le Lift3 aux couleurs de la SNSM (C. Douguet/A. Trehin) après un peu plus de trois jours de course. VSF Sports et Les Invincibles (Pietro Luciani) complètent le podium en seulement 7 minutes ! Seafrigo-Sogestran termine cinquième, à moins de quarante minutes du vainqueur.

A l’issue de ces 3 grandes courses, le duo Pirouelle/Château est en tête du championnat mais de peu et la Transat Café L’Or Le Havre Normandie s’annonce redoutable avec 42 Class40 au départ et un scénario changé, le matin même du départ, avec l’annonce d’une escale à La Corogne. Et, une nouvelle fois, quelle intensité, quel suspens ! Les Havrais mènent le groupe des Sudistes quand le binôme Douguet/Tréhin mène celui des Nordistes. Qui l’emportera ? Il faudra attendre les dernières heures (et même minutes !) de course et le contournement de la Martinique pour le savoir. Et finalement 7 minutes après une transatlantique entière.

Cédric Château : « Se retrouver en tête du championnat avant la Transat, c’est aussi parce que des rockstars comme Corentin Douguet n’ont pas participé à toutes les courses. On ne l’avait jamais battu avant le départ, il était juste imbattable, ce qui donnait donc un petit décalage. La valeur de ce championnat, c’est qu’il montre qui est en forme sur une année, donc on est ravis de cette saison. Après la victoire sur le Trophée Europe, la victoire sur la Transat et sur le Championnat ! »

Un titre partagé
Un bateau pour deux skippers. Le projet est tout à fait dans l’esprit de la Class40 : le premier, Guillaume, est skipper professionnel mais navigue aussi sur d’autres supports, comme l’Ultime Sodebo avec qui il participe à la Rolex Fastnet Race et tentera le Trophée Jules Verne cet hiver ; le second est le directeur sportif de la Normandy Elite team et navigue aussi sur d’autres supports, comme le TP52 Paprec, avec qui il participe au Mondial pendant les Sables-Horta. Aucun des deux ne peut donc être à plein temps sur le projet et c’est pourquoi ils le partagent. Mais pas seulement.
Cédric Château : « J’ai monté ce projet avec nos partenaires pour donner une chance à de jeunes talents normands. Nous n’aurions pas dû faire la Transat Café l’Or ensemble car je devais laisser la main à Guillaume plus tôt mais comme notre saison 2024 a été foudroyée… Le concept est que Guillaume ne soit plus embêté par « l’ancien » en 2026, qu’il intègre un jeune au projet en 2027 et que ce jeune prenne la suite du projet en 2028. La Class40 est une classe raisonnée dans les coûts de fonctionnement et est donc une plateforme idéale pour donner une chance aux futurs marins de demain. »Dans cette logique, c’est Alexis Loison qui avait accompagné Guillaume sur la première étape des Sables-Horta quand Cédric avait lui embarqué sur le Fastnet Théa Khelif et Marion Engelhard.

Un beau bilan pour lancer 2026
Le bilan du championnat 2025 est donc plus que positif : 100 projets classés, 10 nationalités représentées parmi les skippers, 4 architectes (6 plans) dans le top 10… il fallait une belle régularité aux avant-postes pour remporter ce championnat de haut niveau.
Il faut également note la belle performance des Class40 « pointus » : dans cette catégorie, la victoire revient à l’équipage pour le climat, Belco CEC (#147), de Louis Mayaud et Alexandre Bellangé, qui termine 19e du général. Deuxième, Djemila Tassin sur Belgium Ocean Racing (#153) et les Méditerranéens du projet Phénix Ha Plus Me (#142) montent sur la 3e marche.
A noter également les belles performances de :

  • Sam Manuard, architecte de 4 bateaux classés dans les 5 premiers !
  • Benoit Sineau, 8ème , premier bizuth et premier amateur
  • Pamela Lee, 10ème et 1ère femme
  • Pierre Leboucher, 1er équipier de la saison 2025

Rendez-vous en 2026 pour, à n’en pas douter, au moins autant de compétition dans cette saison où le solitaire aura la part belle !
Les programmes 2026 : Class40

Ils ont dit :
Pamela Lee, première femme : « Je suis ravie des résultats de ma première saison complète en tant que skipper en Class40. Je suis vraiment fière parce que c’est un véritable testament de la façon dont toute l’équipe a travaillé, ensemble, sur et en dehors de l’eau, pour rendre cela possible – en particulier avec un nouveau projet, un projet international !
Un grand merci à mon co-skipper Jay Thompson, qui m’accompagnait toute cette saison.
Je suis ravie de partager ce résultat durement gagné avec mon équipe, mes supporters et mes sponsors et je le considère comme un grand encouragement pour notre potentiel futur. »

Fabien Delahaye, deuxième du championnat 2025 : « Très content de terminer une nouvelle saison sous les couleurs de Legallais sur le podium du championnat Class40 à la 2ème place comme l’an dernier. Cela témoigne de notre régularité avec Pierre (Leboucher). Une saison incroyable sur ce circuit Class40 qui ne cesse d’élever son niveau. Après notre victoire sur la CIC NCR en 2024, on gagne une épreuve majeure du circuit en 2025 avec Les Sables Horta avec une dimension Solitaire. De bonne augure pour aborder 2026 et la Route du Rhum en ligne de mire. Déjà hâte d’être à l’année prochaine ! »

Guillaume L’Hostis, troisième du championnat 2025 : « Tout d’abord, très heureux de faire un podium sur le championnat dès ma première année. Mes premières pensées vont vers mes 2 partenaires (Alternative Sailing et les Constructions du belon) qui m’ont fait confiance. On va pouvoir célébrer ce podium tous ensemble.
Ce résultat valide tout le travail de cette saison, la régularité dans un championnat intense avec un beau plateau de régatiers.
Maintenant place à la suite avec une belle année en solitaire et une Route du Rhum qui s’annonce relevée. «

Classement du championnat 2025 :

  1. G. Pirouelle & C. Château (Seafrigo-Sogestran)
  2. Fabien Delahaye (Legallais)
  3. Guillaume L’Hostis (Alternative Sailing – Constructions du Belon)
  4. Quentin Le Nabour (Bleu Blanc Planète Location)
  5. Thimoté Polet (Zeiss)
  6. Corentin Douguet (Faites un don pour la SNSM)
  7. W. Mathelin-Moreaux & P. Luciani (Les Invincibles)
  8. Benoit Sineau (Ekinox)
  9. Luca Rosetti (Maccaferri Futura)
  10. Pamela Lee (#Empowher)

Source Class40

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Figaro. Paul Loiseau nouveau skipper de la filière Région Bretagne-CMB Espoir

Paul Loiseau a remporté la sélection Région Bretagne-CMB Espoir à l’issue d’une semaine de navigation en baie de Concarneau. Crédité de 15 points, le skipper originaire de Clohars-Fouesnant devance ainsi Pierrig de Kerdrel (18 points, 2e) et Eliott Coville (22 points, 3e). Le jeune navigateur évoluera donc au sein de la Filière d’excellence Région Bretagne-CMB l’année prochaine, aux côtés de Lola Billy (Région Bretagne-CMB Océane). Ce contrat d’un an est renouvelable deux fois, ce qui signifie un potentiel de trois saisons à venir sous les couleurs de la Région Bretagne et du CMB pour Paul Loiseau.

Sélectionné au terme d’une semaine de parcours variés – bananes et côtiers – en baie de Concarneau, disputés dans des conditions très diverses, Paul a su tirer son épingle du jeu au milieu d’un plateau particulièrement relevé. Il rejoint ainsi la Filière d’excellence Région Bretagne-CMB, où il bénéficiera d’un cadre structurant pour se former à la course au large en solitaire, aux côtés de Lola Billy, skipper Océane. Les performances de Pierrig de Kerdrel et d’Eliott Coville, qui n’ont rien lâché jusqu’au bout et ont offert une très belle bataille sur l’eau, illustrent également la richesse de cette génération montante que la Filière entend continuer à révéler et accompagner vers le plus haut niveau.

Âgé de 21 ans et originaire de Clohars-Fouesnant, Paul Loiseau affiche déjà un palmarès impressionnant. Champion du Monde Jeune en SB20 et en Match Racing en 2025, il est également Champion d’Europe Jeune en J80 et régulièrement sur le podium des grands rendez-vous internationaux en SB20 et J80. Champion du Monde U25 en J80 en 2023 puis en SB20 en 2024, il s’est aussi illustré en remportant les 110 milles de Concarneau en double avec Eric Kerscaven, ainsi que le GPEN en Diam 24 et le Spi Ouest-France en First 31.7. Double vice-champion de France Espoir en ILCA 7, il est l’un des grands espoirs de la voile française.

Paul Loiseau, nouveau skipper Région Bretagne-CMB Espoir : « C’était intense ! Nous avons eu toutes les conditions possibles et, comme je le pensais, les courses ont été très accrochées du début à la fin. Les écarts se sont faits sur la journée d’hier, personne n’arrivait vraiment à se décrocher. Je suis super content de ma semaine : mon objectif était de prendre de l’expérience, je repars avec le bonus de gagner dans la baie où j’ai appris la voile, l’histoire est belle. Merci à la Région Bretagne et au Crédit Mutuel de Bretagne de m’avoir permis de vivre cela, merci au Pôle Finistère Course au Large et merci à mes deux compères qui ont permis cette belle finale. »

Pierre Pouliquen, Vice-président de la Région Bretagne, en charge de la jeunesse, de l’égalité des droits, des sports et de la vie associative:
Nous sommes très heureux, avec le Crédit Mutuel de Bretagne et le Pôle Finistère Course au Large, d’accueillir Paul Loiseau au sein de la Filière d’excellence Région Bretagne – CMB, aux côtés de Lola Billy, skipper de Région Bretagne – CMB Océane. En prenant la suite de Victor Le Pape à la barre du bateau Région Bretagne – CMB Espoir, il s’inscrit dans la continuité d’une belle histoire sportive, exigeante et formatrice. Depuis de nombreuses années, la Région Bretagne investit fortement dans ses filières nautiques, qu’il s’agisse de la course au large, de la formation des jeunes marins ou du soutien aux acteurs économiques du secteur. Cette Filière est un formidable levier pour faire émerger des talents, renforcer l’attractivité de nos ports et affirmer la place de la Bretagne comme grande région maritime.
Je souhaite à Paul autant de réussite que ses prédécesseurs et suis convaincu que cette nouvelle étape lui permettra de franchir un cap important dans sa carrière, au contact des meilleurs spécialistes de la course au large.

Brigitte Le Coidic, Vice-présidente de la Fédération du Crédit Mutuel de Bretagne, Présidente départementale pour le Finistère
« J’adresse toutes mes félicitations à Paul Loiseau pour sa victoire dans ce Challenge 2025 et lui souhaite la bienvenue au sein de la belle équipe Région Bretagne – CMB. Avec la Région Bretagne et le Pôle Finistère Course au Large, nous partageons des valeurs : le travail, l’humilité, le partage, et une exigence de parité, notamment avec le double programme Espoir/Océane, ouvert aux jeunes talents, filles comme garçons. Un mot aussi pour Pierrig de Kerdrel et Eliott Coville : pour faire un beau premier, il faut de beaux deuxième et troisième. Votre présence en finale le prouve. Continuez à croire en vos rêves, c’est la meilleure façon de les concrétiser. Bravo et bon vent à tous ! »

Jeanne Grégoire, Directrice du Pôle Finistère Course au Large :” Nous sommes très satisfaits du niveau de cette sélection. Tout au long de la semaine, nous avons enchaîné des parcours variés, des bananes comme des côtiers, en baie de Concarneau et dans des conditions de vent très différentes. Cela nous a permis de mettre les marins à l’épreuve dans toutes les configurations et de confirmer la qualité du plateau. Rappelons que la sélection Région Bretagne – CMB Espoir est une régate aux points : la différence se fait donc sur l’eau entre les concurrents. Nous souhaitons la bienvenue à Paul Loiseau au sein de la Filière d’excellence Région Bretagne – CMB ; il a su faire la différence. Nous tenons également à féliciter Pierrig de Kerdrel et Eliott Coville, très impliqués et auteurs de belles bagarres sur l’eau. »

Depuis 2011, la Région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne unissent leurs efforts et mettent en commun leur action en faveur de la voile de haut niveau à travers la Filière d’excellence de course au large Région Bretagne – CMB. Ce dispositif professionnel de détection et de formation, dont la direction technique et sportive est assurée par le Pôle Finistère Course au Large à Port-la-Forêt, regroupe deux grands projets d’accompagnement : Océane et Espoir.

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Ultim. Gitana 18 dévoile ses innovations

C’est devant une centaine d’invités et journalistes que le nouveau Maxi Edmond de Rothschild a été dévoilé dans sa base à Lorient. Il présente des innovations majeures qui vont lui permettre de repousser plus loin les limites du vol au large.

Après de longs mois de travail au sein de CDK, le nouveau Maxi Edmond de Rothschild signé Gitana/Verdier, a été dévoilé ce mercredi 3 décembre à Lorient. A l’image de son précédent, Le Maxi Edmond de Rothschild a pour ambition de franchir un nouveau cap. Inspirés des appendices des monocoques volants de l’America’s Cup, Gitan 18 sera doté de foils en Y basculants d’une envergure de plus de 5 mètres.
Le bateau sera équipé de safrans révolutionnaires, dont la géométrie en U a été pensée pour résister à la cavitation et éviter la déformation.

La dérive de la coque centrale et son plan porteur de grande envergure , sont en rupture par rapport à tout ce qui a été conçu précédemment sur ce type de bateau. Celle-ci sera beaucoup plus élancée et conçue en acier.

Le gréement du nouveau Maxi Edmond de Rothschild se démarque lui aussi par la présence de barres de flèche réglables en dynamique, permettant de gérer le cintrage du mât pour modifier la puissance de la grand-voile en navigation : du jamais vu à cette échelle.

Le cockpit et le toit ont été intégrés structurellement à la coque centrale pour lui assurer une raideur maximale.

Sur le papier, 10 à 15 % de gain de vitesse sont espérés. Reste désormais à prendre en main et à apprivoiser cette créature extra-marine en conditions réelles. « Avec ce nouveau bateau, nous avons l’ ambition d’être au plus proche du vol parfait. L’ idéal serait de pouvoir voler très haut sans jamais toucher les vagues. Nous espérons pouvoir voler dans 3 mètres de creux et atteindre une vitesse en navigation très proche des 40 nœuds moyens », détaille Charles Caudrelier, le skipper du Maxi Edmond de Rothschild.

Le détail dans le prochain numéro de Course Au Large n°114

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ORC. L’ORC sous le feu des critiques après une pénalité controversée contre XR 41

Le XR 41, qui a connu un grand succès, se retrouve au cœur d’une vive polémique après que l’ORC a, pour la première fois, imposé une sanction spécifique à un seul type de bateau, sans aucun fondement scientifique. Cette décision suscite désormais un débat sur l’équité, les failles du système et les potentiels conflits d’intérêts au sein de la communauté internationale de la voile.

C’est un magazine Danois Bådmagasinet qui révèle l’affaire. C’est dans le rapport annuel du système de handicap ORC qu’ont été révélées des incohérences dans les performances du nouveau XR-41 , le bateau vainqueur de la classe B aux championnats du monde ORC de cette année. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce bateau danois aurait-il contourné une règle de mesure ?

Lancé en 2025, le XR-41 a été conçu par l’équipe de conception de X-Yachts en collaboration avec des partenaires externes, notamment Thomas Mielec (conception de la coque), Javier Jaudenes (aménagement du pont et intérieur) et des spécialistes de Surge Projects et C-Performance. L’objectif était de créer un modèle performant, optimisé pour la compétition, notamment dans les catégories ORC et IRC. Le résultat est-il trop bon ? Le magazine danois Bådmagasinet analyse la situation dans une série en trois parties :

Partie 1 : Le XR-41, voilier à succès, se retrouve au cœur d’une vive polémique après que l’ORC a, pour la première fois, imposé une pénalité spécifique à un seul type de bateau, sans aucun fondement scientifique. Cette décision suscite désormais un débat sur l’équité, les failles du système et les conflits d’intérêts potentiels au sein de la communauté internationale de la voile. – Rapport complet

Partie 2 : La décision controversée de l’Offshore Racing Council (ORC) de pénaliser le XR-41, champion du monde, de 10 secondes par mille nautique, suscite de vives réactions parmi les propriétaires de bateaux, X-Yachts et la Fédération danoise de voile. Les critiques pointent du doigt un manque de données, des erreurs de recalcul des scores et un processus décisionnel qui menace la confiance dans l’ORC – et potentiellement l’avenir même des nouveaux modèles ORC. – Rapport complet

Partie 3 : L’Offshore Racing Council défend désormais l’ajustement controversé qui a coûté au XR-41 le titre de champion du monde, affirmant que cette intervention est nécessaire pour corriger une erreur dans la règle de mesure – même sans fondement scientifique complet. Alors que l’ORC qualifie cette mesure de « rééquilibrage » temporaire, les critiques mettent en garde contre de graves conséquences pour les investissements des propriétaires de bateaux et la confiance dans l’ensemble du système ORC. – Rapport complet

X-Yachts a lancé le nouveau XR 41 il y a plus d’un an. Leur objectif était de créer un bateau capable de rivaliser au plus haut niveau selon la réglementation ORC et au Championnat du monde ORC, tout en pouvant être utilisé comme voilier de croisière rapide.

Un équipage a été recruté sous la direction du navigateur professionnel Jesper Radich, avec Jeppe Borch comme skipper, ainsi que les meilleurs navigateurs danois spécialisés dans la voile en grand voilier. L’équipage a suivi une préparation rigoureuse et un entraînement intensif en vue de la saison 2025.

Dominée dès le début
Le XR 41 a dominé les parcours de régates dès le départ et a remporté sa catégorie dans les deux plus grandes régates d’Europe du Nord, la Mai Offshore Regatta et la Kielerwoche.

Le XR 41 était donc, à juste titre, considéré comme l’un des favoris du Championnat du monde ORC à Tallinn, en Estonie, ce qui s’est avéré exact. Lors de ce championnat, le XR 41 a dominé la compétition, et deux bateaux danois ont remporté respectivement l’or et l’argent en classe B, dont le podium se composait comme suit :
FORMULE X – Jesper Radich (1-1-1-2-3-2-1), 8 points
DIXI 5 – Erik Stannow (2-4-7-3-1-1-3), 14 points
Windwhisper44 (Grand Soleil 44P) – M. Sutkowski (4-2-2-1-4-4-RET), 17 points
Grand Soleil 44P, arrivé troisième, a déjà remporté trois fois le Championnat du monde et a été conçu par l’Italien Matteo Polli. La légende raconte que le bateau a tenté de rivaliser avec DIXI 5 lors de la dernière course, et, face à cet échec, il s’est retiré et a été mis en vente le lendemain du Championnat du monde. Selon nos sources, il n’a pas encore trouvé preneur !

Le retrait de Windwhisper de la course allait s’avérer déterminant dans le recalcul des revendications d’ORC ! Nous y reviendrons.

La domination du XR 41 sur les circuits de régates – dès sa première saison – a naturellement suscité un vif intérêt pour le bateau.

Le directeur de X-Yacht, Kræn Brinck Nielsen, déclare à Bådmagasinet que 24 bateaux ont été vendus, dont 12 ont été livrés au cours de la saison 2025, et les 12 suivants seront livrés pour la saison 2026.

Les trois skippers danois, qui ont tous navigué sur XR41 aux Championnats du monde de Tallinn : Henrik V. Jørgensen, Erik Stannow et Jesper Radich, de gauche à droite. Photo : Privée.
ORC a ignoré la requête !
Ces résultats convaincants suscitent naturellement l’intérêt d’autres concepteurs et chantiers navals pour la construction du XR 41. Les régatiers, les propriétaires, les équipes, ainsi que les concepteurs et les chantiers navals, suivent toujours de près les nouvelles constructions rapides et cherchent à comprendre leurs atouts.

Kræn Brinck Nielsen, directeur de X-Yacht, explique qu’il s’agit de construire un nouveau bateau « rapide sur l’eau et lent sur le papier ». Autrement dit, dans le cadre réglementaire, on cherche à optimiser les paramètres sans trop pénaliser les performances du bateau. Il s’agit bien sûr d’une combinaison de nombreux paramètres liés à la réglementation en vigueur, un processus complexe, difficilement accessible au commun des mortels.

L’Allemand Max Gurgel, expert en optimisation des certificats ORC et ayant participé au projet XR 41, avait déjà interpellé en 2023 le Comité technique international (ITC) de l’ORC pour signaler certaines failles de la réglementation, notamment le modèle de résistance résiduelle.

En construction navale, ce modèle prend en compte la résistance rencontrée par un navire dans l’eau, non due au frottement. Il inclut la résistance de vagues (perte d’énergie liée à la formation de vagues) et la résistance de tourbillons (perte d’énergie due aux tourbillons, en particulier à l’arrière du navire).

En résumé, la réglementation ORC ne permet pas de corriger la valeur cible en fonction de la résistance du bateau dans l’eau dans certaines conditions.

En 2023, l’ITC a ignoré la demande de Max Gurgel, une erreur qu’il devrait sans doute reconnaître aujourd’hui comme une faute grave.

Le XR 41 a donc été conçu pour exploiter cette relation entre la réglementation et les modèles. Il a toujours été courant que les concepteurs exploitent les « faiblesses » ou les « failles » des règles, ce qui pouvait leur conférer un avantage sur la piste par rapport à d’autres modèles.

Plus de deux heures ont été consacrées au débat sur le thème « La XR41 est trop performante » lors du congrès ORC en Irlande.
Scènes tendues au congrès de l’ORC en Irlande
L’Offshore Racing Council (ORC) tient son congrès annuel en Irlande début novembre, avec plusieurs réunions de comités et une réunion finale du conseil d’administration, où les décisions politiques sont prises sur la base des recommandations des comités.

Lors de la réunion du Conseil, la motion XR 41, qui avait rencontré un vif succès, a été débattue pendant près de deux heures. Et la discussion s’est conclue par une décision controversée !

Le vice-président du Comité technique international (CTI), l’Italien Alessandro Nazareth, a examiné de nombreuses données et considérations du CTI à l’intention du Conseil. Le CTI a conclu que le XR 41 est conforme à toutes les règles et réglementations applicables. Toutefois, le CTI affirme que le XR 41 présente un comportement anormal par rapport aux modèles, sans pouvoir expliquer pourquoi.

Néanmoins, l’ITC a préparé une décision selon laquelle XR 41 devrait subir une pénalité de temps de navigation de 10 secondes/mille nautique…!

L’argument avancé est que cela ne rend pas le bateau moins compétitif (comment faut-il comprendre cela ?) – et qu’il aurait tout de même remporté le championnat du monde si un « nouveau calcul des scores » avait été effectué.

Cependant, il s’agit là d’une affirmation totalement fausse, et donc d’un argument futile, dans une discussion aussi importante.

ORC travaillera également à essayer de déterminer comment corriger mathématiquement les modèles afin que, par exemple, XR 41 ne « se comporte pas anormalement » par rapport aux valeurs VMG.

Lors de la réunion, ORC a promis d’allouer 25 000 euros pour tenter de remédier au problème lié à la réglementation. Parallèlement, l’entreprise collabore avec X-Yachts à l’échange de données et de connaissances, et ce travail devrait aboutir au 1er janvier 2026.

Pourquoi est-ce controversé ?
Ce qui est controversé, c’est que, selon les informations de Bådmagasinet, c’est la première fois que l’ORC inflige une pénalité politique à un bateau sans aucun lien avec ses performances mesurées, la règle de mesure et les calculs effectués. Autrement dit, l’ORC sanctionne le XR 41 parce qu’il est trop rapide par rapport à la règle de mesure et aux modèles utilisés.

Dans le même temps, chacun reconnaît qu’il n’existe aucun fondement scientifique à la décision du Conseil et que des données factuelles supplémentaires sont nécessaires pour trouver des solutions fondées sur des bases scientifiques, afin que l’ORC dispose de modèles de données plus valides.

Le plus absurde, c’est que la GS44 italienne – arrivée troisième – a déjà remporté le championnat du monde à trois reprises, mais que l’ORC n’a pas trouvé de raison de la pénaliser avec des « secondes supplémentaires par mille nautique ».

Cela devient encore plus sensible lorsque :
Le fait que le président d’ORC soit Bruno Finzi est italien.
Le vice-président du CCI, Alessandro Nazareth, qui a saisi le Conseil, est italien.
Le fait que le concepteur de la GS44, Matteo Polli, soit membre d’ITC est italien.
Le chantier naval Grand Soleil est italien
Selon certaines sources, Matteo Polli a fait pression sur l’ITC pour découvrir pourquoi le XR 41 était tellement meilleur que son bateau, et lors d’une précédente réunion de l’ITC, il aurait déclaré que le bateau était « trop bon ».

La réputation et l’avenir de l’ORC pourraient bien être compromis si cette question délicate n’est pas traitée de manière crédible, scientifique et démocratique.

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AC40. Le projet Argo Challenge avec Damien Séguin sur la Coupe de l’America

Le projet Argo Challenge, qui vise à participer à la Coupe de l’America Jeunes et Femmes avec des équipages internationaux composés de marins handicapés, dans le cadre de la 38e Coupe de l’America, avance rapidement. L’événement aura lieu à Naples en 2027.

Argo Challenge débutera sa saison de voile en participant à la 71e Tre Golfi Regatta et au Maxi European Championship, prévus en mai prochain à Naples et Sorrente.

« Je suis honoré et enthousiaste, sous les couleurs du Yacht Club Gaeta, de contribuer, également à titre personnel avec mon bateau « Fra Diavolo », à ce projet auquel je crois fermement. Avec les marins d’Argo et leur talent, nous participerons à d’importants événements internationaux avec un message fort, mais toujours avec l’objectif de gagner ! » a déclaré Vincenzo Addessi, président du Yacht Club Gaeta.

Ces derniers jours, deux légendes de la voile ont rejoint Argo : Helena Lucas et Damien Seguin.

« Je suis ravie de faire partie du projet Argo. Avoir l’opportunité de participer aux épreuves de la 38e America’s Cup contre les meilleurs navigateurs du monde et savoir que les règles du jeu sont équitables est incroyable. C’est quelque chose que j’aimais dans la classe 2.4mR et j’aurais aimé que ce soit une classe olympique, mais c’est encore mieux ! », a déclaré la « golden girl » de la voile britannique, qui est entrée dans l’histoire en remportant la médaille d’or paralympique dans la classe 2.4mR à Londres en 2012.
Elle est devenue la première femme à remporter une médaille dans cette classe paralympique dominée par les hommes et la première médaillée d’or paralympique britannique en voile. Helena a ensuite remporté la médaille de bronze à Rio, devenant ainsi la navigatrice paralympique britannique la plus titrée.

Damien Seguin, célèbre dans le monde entier non seulement pour ses cinq victoires au championnat du monde dans la catégorie paralympique 2.4 et ses trois médailles aux Jeux paralympiques (or à Athènes en 2004 et à Rio en 2016, argent à Pékin en 2008), mais surtout pour ses deux participations au Vendée Globe, où il a terminé septième, a ajouté : « Je suis aujourd’hui certainement le skipper handicapé le plus expérimenté sur tous les types de bateaux, des petits bateaux paralympiques aux foilers de course au large, et j’ai réussi à gagner sur toutes les plateformes malgré mon handicap. Participer à un projet lié à l’America’s Cup est un rêve. C’est aussi l’occasion de démontrer que nous pouvons être différents, compétents et très performants ».

Il n’y a pas que la France et la Grande-Bretagne sur Argo.

Confirmant le caractère international d’un projet qui construit des bases de plus en plus solides pour atteindre ses objectifs, sont également à bord :

  • Rafa Andarias, grand navigateur paralympique espagnol.
  • Fia Fielddhall, talentueuse navigatrice suédoise.
  • Antonio Squizzato, récent vainqueur du championnat du monde 2.4mR.
  • Alessandra Franchi, jeune navigatrice italienne prometteuse.
  • Umberto Panerai, légende du water-polo, qui fait partie de l’équipe Argo depuis le début.

Source CP

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Globe40. Abandon des Allemands dans la 3e étape, ambiance gros surfs pour la flotte

L’équipage allemand de Next Generation a signifié son abandon dans l’étape 3 suite à un problème de gréement et fait route vers la Réunion. Crédit Mutuel et Curium à mi course de cette étape vers Sydney continuent de se livrer un beau duel avec de grands surfs.

Par communiqué de presse, l’équipe allemande NEXT GENERATION BOATING AROUND THE WORLD avec Lennart Burke et Melvin Fink comme skippers a annoncé son retrait de l’étape 3 de la GLOBE40 ; un incident majeur dans le gréement ( rupture de barre de fléche et du cable D2) mettant en danger la tenue du mât leur interdit toute poursuite de l’étape en course. L’équipe a fait le choix de revenir à La Reunion pour remettre en état le Class40 et reprendre la course dés qu’ils le pourront sans idée d’abandon. “Toute l’organisation de la GLOBE40 apporte son soutien à cette belle équipe allemande qui a performé depuis le début de la course et est malheureusement victime de ce premier incident de mer depuis le départ de Lorient et plus de 10.000 milles parcourus. Nous allons continuer à les suivre, les aider tant que possible, en espérant leur retour rapide dans la course.” a déclaré Manfred Ramspacher organisateur de la course.

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Trophée Jules Verne. L’équipe Sodebo repart à l’assaut cet hiver

Après le retour du bateau à Lorient et son check-up, l’équipe a décidé de retenter le Trophée Jules Verne. Pour se donner les meilleures chances de le battre, il faut oser tenter l’aventure expliquait Thomas Coville. Tout le groupe est donc motivé pour repartir à l’assaut du record. « J’ai envie d’aller le chercher. C’est une histoire qui me touche et que j’ai envie de construire. »

Le bateau a été remis en parfait état. Benjamin Schwartz explique : « Nous sommes très heureux de pouvoir dire que le bateau est prêt et que l’équipe est en mesure de se mettre en stand-by. Nous avons hâte de retourner sur l’eau et de faire aussi bien, cette fois jusqu’au bout. Dès que le bateau sera opérationnel, une ou deux navigations seront effectuées afin de s’assurer que tout fonctionne parfaitement. Le stand-by durera jusqu’au 15 janvier, une période assez courte en raison de la Route du Rhum 2026.

« C’est une quête. Je l’ai remportée deux fois avec Olivier de Kersauson et Franck Cammas, et la vivre aujourd’hui avec Sodebo et l’ensemble des marins est ce qui me motive le plus. On peut viser moins de 40 jours, mais l’objectif reste de battre le record. » déclare Thomas Coville. « Avec un bateau à foils, le potentiel de vitesse est supérieur. Tout l’enjeu consiste à trouver le bon équilibre entre performance et fiabilité. Cela élargit également le spectre des fenêtres de départ. »

Au sein de l’équipage, la cohésion est forte : chacun se connaît bien, tant dans la navigation que dans les réglages du bateau. L’équipage sera le même que lors de la précédente tentative. Thomas Coville, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle, Benjamin Schwartz et Nicolas Troussel. « Pour le routage, nous avons reconduit la même équipe, avec Philippe Legros qui travaillera avec Simon Fisher. À bord, la météo sera gérée avec Chris, Nicolas Troussel et moi », précise Benjamin Schwartz.

Des problèmes de safrans ont été rencontrés lors de la précédente tentative. Un nouveau safran a été intégré et l’équipe est désormais en totale confiance concernant cet appendice. Une nouvelle dérive ainsi qu’un nouveau tip de foils ont également été installés.

Pour suivre la tentative de Sodebo Ultim’3, une cartographie très poussée sera de nouveau mise en place afin d’apporter un maximum d’informations. « C’est une forme de transparence et la meilleure façon de vivre la course avec l’équipage»

Détenu depuis janvier 2017 par Idec Sport (Francis Joyon) en 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes, c’est l’un des records les plus convoités de la planète voile, déjà tenté par Sodebo Ultim 3 en 2020 et en 2024. L’aventure s’était arrêtée sur des avaries dans l’océan Indien alors que le trimaran était dans les temps du record. C’est un challenge absolu qui ne se concrétise pas toujours dès la première tentative. Pour l’équipage et Sodebo, fidèle partenaire depuis 1998, cet objectif est resté bien présent.

Thomas Coville repart donc avec le même équipage que l’an dernier à savoir Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel. Dès la mi-décembre, Sodebo Ultim 3 entrera en période de stand-by jusqu’à la mi-janvier. L’équipage se tiendra prêt à s’élancer dès l’apparition d’une fenêtre météo propice avec un bon enchaînement entre Ouessant et le Cap de Bonne Espérance (Afrique du Sud), idéalement en moins de 12 jours.

La récente 2ᵉ place de Thomas Coville et Benjamin Schwartz obtenue sur la Transat Café l’Or confirme le haut niveau de performance de Sodebo Ultim 3. A moins de 4h30 des vainqueurs (Tom Laperche et Franck Cammas), le Team Sodebo a montré la pertinence du travail technique et humain mené ces derniers mois. Une dynamique positive qui pousse Thomas Coville et son équipe à se préparer à ce nouveau défi autour de la planète.
Tenté par les bateaux les plus rapides du monde au fil des générations, le Trophée Jules Verne impose une exigence absolue : naviguer 24h/24 à très haute vitesse, dans certains des environnements les plus isolés et hostiles du globe. Le Team Sodebo s’y engage avec humilité et l’envie de signer un exploit maritime majeur.

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim 3 : « Depuis le retour de Sodebo Ultim 3 à Lorient, avec l’équipe technique, on l’a démonté et ausculté pour savoir si on allait continuer ou pas notre saison 2025 avec un nouveau voyage et défi qui fait partie de l’ADN de notre projet Sodebo. Repartir à l’assaut du Trophée Jules Verne, c’est hors normes et cela nous habite depuis plusieurs années ! Je sens la concentration qui monte dans l’équipe. Il va y avoir beaucoup de conditionnels techniques, météorologiques, mais c’est notre ambition aujourd’hui de pouvoir enchaîner après la Transat Café l’Or. Nous sommes repartis dans une nouvelle dynamique, ce n’est pas anodin de reconfigurer un bateau en mode équipage pour un tour du monde. Il y a un travail technique, mécanique, minutieux et qui va être réalisé en un temps record. Cela demande à toute une équipe de pousser les curseurs très haut parce que le temps de référence est très élevé. On reste très humble, et pour réussir des projets comme ça, il faut oser et tenter. Donc c’est ce qu’on va faire dans quelques semaines…avec les mêmes équipiers que l’an dernier. On a une histoire à terminer ensemble, on se donne cette chance. »

Le compte à rebours est lancé
Rendez-vous dans quelques semaines avec la fenêtre météo qui donnera, on l’espère, le signal du grand départ. Une tentative à suivre sur une cartographie immersive ! Cette année encore, Sodebo repousse les limites du suivi de course avec une cartographie enrichie, immersive et pensée pour faire vivre de l’intérieur la tentative de record autour du monde. Après avoir inauguré cette expérience inédite lors de la dernière tentative, puis l’avoir amplifiée sur la Transat Café L’Or, nous revenons avec une version 2025 encore plus complète, encore plus transparente.

TABLEAU DE BORD IMMERSIF
Dès votre arrivée sur la cartographie, visualisez en un clin d’œil qui est de quart, qui manœuvre, qui se repose, et suivez le temps de course en temps réel. Une lecture intuitive pour comprendre instantanément la vie à bord de Sodebo Ultim 3.
LIVE & CAMÉRA EMBARQUÉE
Pour ressentir le rythme à plus de 40 nœuds, une caméra embarquée en direct est proposée régulièrement. Un accès rare, brut et authentique à ce qui se joue sur le pont, dans les moments clés comme dans le quotidien du record.
LIVE TCHAT & TRANSPARENCE TOTALE
Grande nouveauté lancée sur la dernière tentative l’an dernier et désormais enrichie :
Vous pouvez suivre, en direct, les échanges entre le bateau et la terre.
Routage, technique, communication… nous vous ouvrons les coulisses des échanges entre la terre et la mer. Vous voyez réellement comment les décisions se construisent, comment l’équipe s’adapte, anticipe, réagit.
FAN ZONE – QUESTIONS / RÉPONSES
Un espace dédié qui permet au public de poser ses questions directement au Team à terre.
Les réponses sont publiées en live : une manière simple, interactive et ultra-pédagogique d’entrer dans la course, comprendre les choix, les enjeux, et les situations rencontrées par l’équipage autour du monde.
BULLETIN DÉCRYPTAGE
Inspiré de la Transat Café L’Or, ce bulletin apporte un éclairage précieux sur la stratégie, les conditions météo et les options prises par l’équipe.
Un résumé clair, pédagogique et détaillé pour vous permettre d’aller plus loin dans la compréhension de cette tentative hors norme.

Lien de la carto

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