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Rolex Fastnet Race. 500 bateaux attendus pour la 50e édition !

Copyright : RORC

En 2023, le Cotentin a rendez-vous avec l’histoire. Le port de Cherbourg accueille – à partir du 23 juillet – l’arrivée de la Rolex Fastnet Race, la plus grande course au large au monde. Comme c’est le cas depuis 1925, le départ est lancé de Cowes, dans le sud de l’Angleterre et les concurrents iront contourner le mythique Fastnet Rock, dans le sud de l’Irlande avant d’arriver en Normandie après 695 milles de course.

Cette édition s’annonce exceptionnelle puisque la Rolex Fastnet Race célèbre sa 50ème édition. Pour cet anniversaire, L’organisation de l’arrivée portée par la ville de Cherbourg-en-Cotentin, la communauté d’agglomération du Cotentin, le Département de la Manche et la Région Normandie offre bien plus que la ligne d’arrivée mouillée dans cette magnifique Grande Rade de Cherbourg, l’une des plus vastes au monde. Dès le 17 juillet, soit une semaine avant le départ de Cowes, les concurrents sont accueillis à Port Chantereyne pour finaliser leur préparation et profiter des festivités avant de traverser le « channel ». Ce pré-départ offre au public l’opportunité unique d’admirer les bateaux et de rencontrer les marins qui font le succès de cette course bientôt centenaire. Jean-Louis Valentin, Président de l’Association Arrivée Fastnet Cherbourg en charge de l’organisation du site arrivée, se réjouit de cette organisation : « En 2021, nous avons accueilli pour la première fois la Rolex Fastnet Race en France. Cela a été un grand moment et aujourd’hui, nous voulons aller encore plus loin pour permettre au public de profiter encore plus des festivités organisées autour de la course ». La veille du départ, la flotte réunie en Normandie va prendre la mer pour rejoindre Cowes où les canons donneront le coup d’envoi le dimanche 22 juillet à 12h00 HF selon un rituel immuable. Les premiers concurrents peuvent mettre moins de 48 heures à réaliser cette boucle et rallier Cherbourg-en-Cotentin où les arrivées s’étalent sur la semaine Les plus petits bateaux, plus lents mais tout aussi méritants sont en effet attendus jusqu’au 29 juillet avant la dernière remise des prix qui se tiendra sur le village de course.

Du côté de l’arrivée au port de Cherbourg, l’organisation prépare une semaine de festivités pour fêter les arrivées des équipages et accueillir le grand public autour d’un village de course face aux bateaux. La semaine des arrivées sera riche en animations populaires et célèbrera la mer et la Normandie. Les équipages seront vivement attendus et acclamés par le public venus spécialement à leur rencontre.

On attend évidemment une foule de bateaux amateurs, qui font l’ADN de la compétition, mais aussi les superbes voiliers de la Route du Rhum ou du Vendée Globe. Au total, ce sont plus de 350 bateaux et 4 000 marins représentant 30 nations qui participent à un événement unique au monde. Lors de la dernière édition, le temps de référence a ainsi été réalisé en équipage par Charles Caudrelier à bord du Maxi Edmond de Rothschild en seulement 34 heures, 14 minutes et 54 secondes. Les IMOCA ont aujourd’hui la course à leur calendrier de même que les Ocean Fifty, ces trimarans de 50 pieds ou les Class 40, qui viennent toujours en nombre. La Rolex Fastnet Race offre aussi l’opportunité d’admirer des bateaux uniques au monde. C’est en effet un monocoque de 42,5 mètres, le plus grand voilier de course du monde, qui a remporté la dernière édition en temps réel alors que le mythique Pen Duick VI d’Éric Tabarly est aussi l’un des habitués de la course. Les unités plus modestes gardent cependant leur place grâce au système IRC qui garantit une parfaite équité sportive et permet aux amateurs de se confronter aux professionnels. Le vainqueur de la dernière édition, en temps compensé, est le Britannique Tom Kneen à bord de Sunrise, un monocoque de moins de 12 mètres.

Comme pour les grands concerts, les places sur la Rolex Fastnet Race s’arrachent. Les marins du monde entier ont d’ores et déjà inscrit le 11 janvier 2023, à 11h00 HF , à leur agenda. C’est en effet à ce moment précis que s’ouvrent les inscriptions. Lors de la dernière édition, elles ont été fermées en moins d’une heure. Ce succès annoncé confirme la position de la Rolex Fastnet Race comme étant – et de loin – la plus grande et la plus populaire des courses de voiliers hauturiers au monde.

Le programme 2023 à Cherbourg-en-Cotentin :
-17 au 21 juillet: Semaine Pré-départ
-20 juillet : Présentation des équipages présents à Cherbourg-en-Cotentin
-22 juillet : Ouverture du village de course à Cherbourg-en-Cotentin
-23 au 29 juillet: Semaine Arrivées
-26 et 29 juillet : Remises des prix pros et amateurs
N.B Course
-11 janvier, 11h00 HF : ouverture des inscriptions
-22 juillet, 12h HF : Départ de Cowes (Ile de Wight)

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Transat Jacques Vabre. 30 ans, 100 duos, 3 vainqueurs

PARIS, FRANCE - NOVEMBER 3 : Officials are portraited during press conference of the Transat Jacques Vabre 2023, in Paris, on November 3rd, 2022 - (photo Jean-Louis Carli / AleA)

La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre fêtera ses 30 ans. Dès le 20 octobre 2023, date d’ouverture du village, une grande fête s’annonce autour du bassin Paul Vatine avant le grand départ le 29.

Trente ans pour un événement sportif, c’est aussi l’occasion de se retourner sur son histoire. Celle écrite par les 534 marins qui ont bravé l’Atlantique depuis 1993 entre le Havre et les plus belles terres de café.
Si la première Transat Jacques Vabre se court en solitaire et consacre le Havrais Paul Vatine, elle passe au double dès 1995, un format qu’elle n’abandonnera jamais. Et ce sont bien les duos que l’on retient du palmarès de la Route du Café : Paul Vatine qui signe le doublé en 1995 aux côtés de Roland Jourdain, Franck Cammas-Steve Ravussin, Yves Parlier-EricTabarly, Franck-Yves Escoffier-Karine Fauconnier, Loick Peyron-Jean-Pierre Dick, Charlie Dalin-Yann Eliès, et tant d’autres associations de talents ont marqué l’épreuve de leurs personnalités multiples et complémentaires.
Trois autres tandems viendront s’ajouter à cette longue liste en 2023. Course multi-classes assumée, la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sera le point d’orgue de la saison dans trois catégories. En IMOCA, les nouveaux plans Raison et Koch-Finot-Conq viendront défier les meilleurs 60 pieds de la génération 2021-2022 avec pas moins de 40 bateaux au départ, presque le double de l’édition 2021. Chez les Ocean Fifty, ce sont 10 trimarans qui devraient concourir, un plateau record chez les 50 pieds qui correspond aussi au numérus clausus que s’est fixé cette classe qui souhaite contrôler sa croissance. Enfin, l’ébullition qui règne en Class40 permet d’ores et déjà d’annoncer près de 50 participants pour une Route du Café qui devrait se jouer à guichets fermés.

3 parcours et des arrivées groupées
Pour tenir compte des différences de potentiel des trois classes, la direction de course travaille sur l’élaboration de trois parcours différents. Cette innovation testée en 2021 doit garantir des arrivées groupées en Martinique, gage d’une fête totale et d’une exposition médiatique maximale pour tous les concurrents. Les Class40 resteront en Atlantique Nord avec tout de même plus de 4500 milles à parcourir, ce qui fait bien de la Route du Café la plus longue des transats. Quant aux Ocean Fifty et IMOCA, ils feront un crochet par l’Atlantique Sud avec deux passages du Pot au noir à la clef et près de 6000 milles devant les étraves !
Autant d’éléments qui font de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre un événement unique en son genre. Une course majeure dont les partenaires historiques, la ville du Havre et le groupe JDE (dépositaire de la marque Jacques Vabre) sont aussi les organisateurs. Ils pourront s’appuyer sur la Région Normandie et pour la deuxième année consécutive sur la Martinique, terre d’origine du café en Amérique qui attend les marins à partir de la mi-novembre.

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Le Tour du Finistère à la voile du 24 juillet au 29 juillet 2023

Organisée par le Comité départemental de voile et soutenue par le Conseil départemental, la 37ème édition du Tour du Finistère à la voile se déroulera du 24 juillet au 29 juillet 2023. Cette régate emblématique du Finistère rassemble une centaine de bateaux qui régateront sur 190 milles nautiques entre Roscoff et Port-La-Forêt.

Cette épreuve de dimension nationale est régie par les règles de Course à la Voile éditées par la Fédération Internationale de Voile (ISAF) représentée en France par la Fédération Française de Voile (FFV). Elle est ouverte aux bateaux de 7 à 14 mètres.
« Le Tour du Finistère à la Voile est une vitrine de la plaisance finistérienne : des escales animées, des bassins de navigation variés et des ports emblématiques. Pour les participants, découvrir le Finistère par la mer reste, année après année, une expérience mémorable », indique Jean-Marc Puchois, Vice-Président de l’agence d’attractivité du Département.
Les étapes du parcours 2023
Étape 1 : Roscoff → l’Aber Wrac’h : lundi 24 juillet
Étape 2 : L’Aber Wrac’h → Brest : mardi 25 juillet
Étape 3 : Brest → Douarnenez : mercredi 26 juillet
Étape 4 : Douarnenez → Loctudy : dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 juillet
Etape 5 : Loctudy → Port la Forêt : samedi 29 juillet
Les bateaux quitteront le port du Bloscon à Roscoff lundi 24 juillet pour atteindre le chenal de l’Aber Wrac’h dans l’après-midi. Le 25 juillet, ils parcourront 40 milles avec le courant contraire dans le chenal du Four pour ensuite rejoindre la rade de Brest à la descendante. L’étape du mercredi 26 juillet sera plus courte. Après avoir quitté la rade de Brest, les concurrents emprunteront son étroit goulet pour longer les côtes de la Presqu’ile de Crozon, avant d’atteindre le port de Tréboul à Douarnenez. Il faudra alors se faufiler entre les impressionnants tas-de-pois de la pointe de Penhir. L’étape la plus longue reliera Douarnenez à Loctudy dans la nuit du 27 au 28 juillet via le Raz de Sein et ses courants de vives eaux.
« L’étape de nuit est la plus mythique du Tourduf, elle ne laisse pas les équipages indifférents, affirme Philippe Hillion, président du Comité départemental de voile. C’est souvent à ce moment-là que le classement est chamboulé. Une mauvaise option, de la fatigue et c’est la première place qui s’envole. »
La remise des prix se déroulera à l’issue de la dernière étape à Port-la-Forêt le 29 juillet.
Animations, repas et convivialité sont au menu de cette 37è édition.
Les classements
En parallèle des classements par catégorie ouverts aux Osiris et IRC, le Tour du Finistère à la voile distinguera à nouveau les équipages Jeunes dont la moitié doivent avoir moins de de 26 ans et les équipages mixtes composés pour moitié de femmes.

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Jean-Baptiste Bernaz a été élu « Marin de l’Année 2022 »

Jean-Baptiste Bernaz, dŽsignŽ Marin de lÕAnnŽe 2022, lors de la soirŽe du Marin de lÕAnnŽe de la FŽdŽration Franaise de Voile, Paris, lÕOlympia le 2 dŽcembre 2022, Photo © Jean-Marie LIOT # FFVoile

Le titre de Marin de l’Année a été décerné à Jean-Baptiste Bernaz par un Jury, présidé par Antoine Albeau. Ce jury composé de sportifs, d’institutionnels et de représentants des médias, a attribué cette distinction à Jean-Baptiste Bernaz lors d’une délibération qui s’est tenue le jour même. Le public a également participé à cette élection grâce à un vote en ligne qui a compté pour deux voix.

Jean-Baptiste Bernaz, super champion de l’année
Champion du monde ! Voilà longtemps que la France et son Laseriste emblématique Jean-Baptiste Bernaz couraient après ce titre. A 35 ans, le Maximois est devenu le premier Français à monter sur le toit du monde en ILCA 7 (dériveur solitaire, nouveau nom du Laser). Une consécration et la récompense de longues années de travail sur un bateau ultra exigent où seul le marin fait la différence. JB joue désormais à armes égales avec les légendes de la voile olympique et marque fermement les esprits pour sa 5e olympiade avec désormais pour seul et unique objectif de remporter la première médaille olympique du Laser français. Jean-Baptiste Bernaz est bel et bien aujourd’hui l’une des plus grandes chances de médailles pour les Jeux de 2024 qui se dérouleront à Marseille, à quelques kilomètres de l’école de voile de Sainte-Maxime dans le golfe de Saint Tropez où il a tiré ses premiers bords à l’âge de 6 ans.
Jean-Baptiste Bernaz , Marin de l’année 2022 : « Ce prix est vraiment très important pour moi. Cela me rappelle cette belle année que je viens de vivre. C’est une première étape car l’objectif reste les Jeux. Je rêve d’une médaille Olympique. Cette étape est cochée… je savoure d’autant plus que c’est 15 années de travail avec toute une équipe. Quand je vois les grands champions qui sont dans la salle je suis vraiment très touché.»

Antoine Albeau, président du jury : « Le débat a vraiment été passionnant avant de délibérer. Tous les nommés méritaient le titre. Il y avait vraiment des monstres sacrés dans la liste et cela a été très serré ! Je suis heureux que ce soit Jean-Baptiste qui ait été élu, je me bataille toujours pour valoriser les disciplines moins médiatiques, même si je suis admiratif des coureurs au large. Jean-Baptiste a fait une année magnifique et a déjà une carrière exceptionnelle. Il mérite vraiment ce titre ! Je suis ravi pour lui ! ».
Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile : « Cette soirée du marin de l’année est l’occasion d’honorer tous nos champions et nos championnes mais aussi de faire aimer la voile à un maximum de français. Comme chaque année c’est toujours aussi passionnant d’observer les points de vue des spécialistes qui se posent des questions clefs. Le débat était intense et ce soir nous avons un très beau marin de l’année ! »

Trophée du meilleur espoir : Matisse Pacaud et Lucie De Gennes (470)
Par ailleurs, la soirée du Marin de l’année a été l’occasion de décerner le Trophée du Meilleur Espoir 2022 à l’équipage de 470, Matisse Pacaud et Lucie De Gennes pour leur saison remarquable couronnée des titres de champions du Monde et d’Europe junior et de la très prometteuse 4ème place du mondial sénior.
Matisse Pacaud et Lucie De Gennes « La cohésion d’équipe est notre force. Le plus beau souvenir de l’année c’est le championnat du monde junior mais se dire qu’on est capable de concourir contre les meilleurs mondiaux, c’est génial. Camille et Jérémie sont des modèles, mais on est à fond pour 2024 et on est prêt à batailler à fond avec eux ! »

Trophée du meilleur coach : Ariane Imbert (Kitefoil)
Ariane Imbert est élue meilleure coach 2022 pour son travail auprès de l’équipe de France de Kiteboard. Avec notamment 2 médailles (1 Or et 1 Argent) lors des Championnats du Monde et 3 médailles lors des Championnat d’Europe (1 Or et 2 Argent), la France est régulièrement en tête des classements des meilleures nations mondiales. De bon augure pour cette équipe de France qui disputera ses premiers Jeux Olympiques à Marseille en 2024.
Ariane Imbert : « C’est un trophée que je partage avec l’entraineur adjoint, Bertrand Dumortier. Notre plus belle réussite, c’est de vivre notre passion avec les athlètes. On a un sport incroyable avec des sensations de glisses et des émotions folles. Notre secret c’est la passion, l’acharnement, l’envie de gagner, de battre des records et d’aller plus vite, le tout dans la joie et la bonne humeur. C’est incroyablement fantastique. On s’entraine beaucoup, on essaye d’être créatifs mais ce n’est pas facile tous les jours. Aller chercher des médailles en 2024, on va y arriver, je suis sûre ! ».

Les « Trophées des champions » récompensent les plus belles performances de la voile française
Lors de cette même cérémonie à l’Olympia, la Fédération Française de Voile a mis à l’honneur ses grands champions de l’année, toutes disciplines confondues, en leur remettant des Trophées des Champions.
Voile Olympique 2022
-Helene Noesmen (IQ FOIL) : Médaillée d’Or lors des Jeux Méditerranéens et du championnat d’Europe 2022
-Nicolas Goyard (IQ FOIL) : champion d’Europe 2022
-Lauriane Nolot (KiteFoil) : championne d’Europe et vice-championne du Monde
-Axel Mazella (KiteFoil) : Médaillé de bronze lors des championnats du Monde
-Marie Barrue (ILCA, nouveau nom du Laser) : Médaillée d’Or lors des Jeux Méditerranéens
-Jean-Baptiste Bernaz (ILCA) : champion du Monde 2002. Médaillée d’Or lors des Jeux Méditerranéens et champion du Monde Militaire.
-Camille Lecointre et Jérémie Mion (470) : Médaillés de bronze lors des championnats du Monde
Extrême Glisse
-Marion Mortefon (circuit PWA – Slalom) : championne du Monde
-Adrien Bosson (circuit PWA – Freestyle) : champion du Monde
-Charles Brodel (Circuit GKA : HYDROFOIL Big Air) : Champion du Monde
-Titouan Galea (Circuit GWA – Surf Slalom) : double champion du Monde (Décembre 2021 et 2022)
-Flora Artzner (Circuit GWA – Surf Slalom) : champion du Monde
-Malo Guénolé (circuit GWA – Surf Freestyle) : champion du Monde
Inshore
-Pauline Courtois et son équipage (Match Racing) : Monde 1 / Europe 1 / Coupe du Monde 1
-Pierre Laouenan (Europe J80) Europe 1
-Eric de Turckheim et son équipage – Middle Sea Race Overall Teasing Machine : Vainqueur Overall
-Olivier Cohen (Classe VRC 1M) : champion du monde
-France SailGP Team (Sail GP) : Vainqueur de l’Etape de Cadix
-Groupe Atlantic (69F) : Vainqueur 69F Europ Cup et 2ème du circuit Youth Foiling Gold Cup
Course au large
-Pierre Le Roy – Team Work (Circuit Mini 6’50) Vainqueur Proto Les Sables Açores Sables
-Leo Bothorel – Les Optiministes-Secours Populaires (Circuit Mini 6’50) Vainqueur Série Les Sables Açores Sables
-Charles Caudrelier – Maxi Edmond de Rothschild : Vainqueur Ultim de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe
-Thomas Ruyant – LinkedOut : Vainqueur IMOCA de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe
-Erwan Leroux – Koesio : Vainqueur Ocean 50 de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe
-Yoann Richomme – Paprec Arkéa : Vainqueur Class 40 de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe
-Tom Laperche – Région Bretagne – CMB Performance (Circuit Figaro) : Vainqueur Solitaire du Figaro et du championnat de France élite de course au large

Le Trophée de la Solidarité pour Jean-Pierre Dick
Cette prestigieuse soirée a été également l’occasion de remettre le trophée de la Solidarité à Jean-Pierre Dick pour le sauvetage de Brieuc Maisonneuve lors de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Le pilote du catamaran CMA île de France avait chaviré, Jean-Pierre Dick a été dérouté par la direction de course, afin de récupérer Brieuc Maisonneuve à son bord pour le ramener à Ponta Delgada (Açores).

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The Ocean Race. Yann Eliès et Axelle Pillain rejoignent l’équipage de Team Malizia

Yann Eliès et Axelle Pillain rejoignent Boris Herrmann, Will Harris, Rosalin Kuiper, Nicolas Lunven et Antoine Auriol pour The Ocean Race 2022-23 © Yann Riou

The Ocean Race partira le 15 janvier prochain. Yann Eliès et Axelle Pillain feront partie de l’aventure aux côtés du skipper Boris Herrmann et de Will Harris, Rosalin Kuiper et Nicolas Lunven, ainsi que le reporter embarqué Antoine Auriol à bord de l’Imoca Malizia – Seaexplorer mis à l’eau le 19 juillet 2022.

Le bateau, qui vient de passer la ligne d’arrive de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2022 skippé par Boris Herrmann, est actuellement en train d’être convoyé par l’équipe vers l’Europe. En configuration The Ocean Race, l’équipage (à l’exception de Boris Herrmann) s’entraîne à bord de Malizia – Seaexplorer et ramène le bateau à Alicante, en Espagne, où Team Malizia sera basée jusqu’au début du tour du monde à la voile, le 15 janvier 2023.

Les membres de l’équipe – âgés de 27 à 48 ans – comprennent des navigateurs expérimentés ainsi que de plus jeunes talents, désireux de laisser leur empreinte dans la plus emblématique des courses en équipage. Le fondateur et skipper de l’équipe, Boris Herrmann explique : “Je suis très heureux de faire partie d’un équipage aussi prometteur et mélangeant des personnes de différents pays et avec des expériences variées.” Holly Cova, directrice de l’équipe, ajoute : “C’est fantastique de faire grandir l’équipe et avec nos nouvelles recrues, les femmes représentent près de 50% de l’ensemble de l’équipe.”

Yann Eliès, 48 ans, est un navigateur français de renommée internationale et l’un des skippers bretons les plus respectés. Il possède une grande expérience dans de nombreuses classes, notamment en IMOCA. Ayant grandi à Saint-Brieuc, Yann côtoie la mer et le monde de la voile depuis son plus jeune âge. À 23 ans, il participe à sa première Solitaire du Figaro, une épreuve à laquelle il participera 17 fois et qu’il remportera à 3 reprises, en 2012, 2013 et 2015. Bien que solitaire dans l’âme, Yann a remporté la Transat Jacques Vabre en double à trois reprises (2013, 2017 et 2019). Il a également fait ses preuves en multicoque en remportant une course en Multi 50 aux côtés d’Erwan Le Roux en 2013 et le Trophée Jules Verne à deux reprises (2002 et 2005). Il a participé à deux éditions du Vendée Globe (2008-2009 et 2016-2017). Depuis de nombreuses années, Yann Eliès conseille et coache Boris Herrmann et son équipe, une relation désormais célébrée par la participation commune à la prochaine Ocean Race. “Je suis très heureux de relever ce nouveau défi avec Boris et son équipe et je suis impatient de participer à la nouvelle Malizia – Seaexplorer”, comment le navigateur.

Axelle Pillain, 32 ans, a troqué les études de médecine pour la voile offshore en 2019. À cette période, elle avait déjà décroché un doctorat en mathématiques appliquées à l’imagerie cérébrale. Tombée amoureuse de la voile à l’âge de six ans, Axelle a fait de nombreuses sorties en dériveur près de sa ville natale, à côté de Brest (Finistère). Après une carrière réussie en gymnastique, elle s’est lancée dans la compétition de voile, participant à des courses comme la Mini Transat ou faisant de la navigation technique sur des maxi trimarans comme Spindrift et des IMOCA comme Corum L’Épargne. La plupart du temps, on peut trouver Axelle sur ou dans l’eau en train de pratiquer toutes sortes de sports. Il n’est pas rare de la voir également courir dans la nature, car elle est une sprinteuse passionnée depuis de nombreuses années.

Avec ces deux membres rejoignant Boris Herrmann, Will Harris, Rosalin Kuiper, Nicolas Lunven et Antoine Auriol – l’équipage de Team Malizia pour The Ocean Race 2022-23 est désormais au complet. Le nouveau bateau de course Malizia – Seaexplorer a été mis à l’eau le 19 juillet dernier à Lorient où l’équipe s’est préparée pour The Ocean Race 2022-23 au cours des derniers mois.
Team Malizia a été fondée par Pierre Casiraghi, 35 ans, Monégasque, vice-président du Yacht Club de Monaco, avec Boris Herrmann, 41 ans, Allemand, en 2016. Elle a depuis collectionné de nombreux succès, son skipper Boris Herrmann ayant été le premier marin allemand à participer au Vendée Globe. Par ailleurs, Team Malizia utilise la passion de la voile pour sensibiliser le grand public à la protection des océans et mettre en avant des solutions à la crise climatique. Elle contribue également à la recherche scientifique grâce un laboratoire installé à bord du bateau, appelé Ocean Pack, collectant de précieuses données océanographiques telles que le taux de CO2 des eaux de surface. Le programme pédagogique My Ocean Challenge de Team Malizia est utilisé dans des établissements scolaires du monde entier afin de sensibiliser les enfants à la beauté des océans et aux dangers auxquels ils font face à cause du changement climatique.

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Globe40. Les concurrents en Class40 au défi du Horn

Start of leg 5 of the Globe40, double handed Round the World race in Class40, between Papeete and Ushuaia, on novembre 26, 2022, Photo © Jean-Marie LIOT #Globe40

La grande Route continue pour les 5 équipages de Class40 qui poursuivent leur tour du monde. Ce dimanche 27 novembre), ils ont pris le départ de la 5ème étape dans baie de Matavai dans le nord de l’île de Tahiti pour rallier Ushuaia via le mythique et redouté Cap Horn.

Ce départ conclut un moment marquant du projet GLOBE40 avec ce retour de la course océanique en Polynésie Française, un territoire maritime absolument exceptionnel tant par son étendue que par la beauté et la variété de ses îles. Ce sont 4500 milles (8334 km) en ligne droite et sans doute plus de 5000 milles au final qu’il faudra aux compétiteurs parcourir pour porter leur nouveau titre de cap-hornier (à l’exception de l’américain Joe Harris qui l’a déjà).

Une étape d’exception
L’étape qui s’annonce offre un parcours aussi unique que rare : partir des rivages polynésiens par 20° environ de latitude sud, traverser une grande partie du Pacifique, longer les côtes chiliennes de la Patagonie, doubler le Cap Horn par 55° sud, et remonter dans un décor magnifique de montagnes et de nature sauvage vers la ville d’Ushuaia via le canal de Beagle qui relie l’Atlantique au Pacifique et au centre duquel se trouve la ville argentine. Soit de 22 à 24 jours de course selon les prévisions de Christian Dumard :

« Pour commencer, les concurrents vont devoir tailler plein Sud après avoir contourné par le Nord l’atoll polynésien en profitant d’un alizé de Sud-Est assez modéré qui va leur permettre de ne pas aller buter contre un anticyclone qui leur barre la route en ligne directe vers le Horn.
Ce piqué plein Sud va donc se dérouler au près et devrait durer quatre à cinq jours. Au 35° Sud, ils vont commencer à toucher les dépressions qui balayent la zone et dont les centres se trouvent entre les 40èmes rugissants et les 50èmes hurlants. En faisant de l’Est vers le cap Horn, ils vont rester au Nord de ces dépressions donc ils seront au portant puisque dans l’hémisphère Sud les dépressions tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. Pour éviter qu’ils ne descendent trop au Sud, dans des zones de plus en plus hostiles, ils auront un point de passage obligé ( Chilean Gate), huit ou neuf jours plus tard, par 46° Sud et 110° Ouest, soit à un millier de milles environ au Sud de l’île de Pâques. Le Horn, ce sera au bout de 22 à 23 jours. Ils vont y arriver à l’équinoxe, dans les derniers jours du printemps là-bas, ça risque donc d’être fabuleux avec des jours qui durent 17 à 18 heures. Le moment idéal pour passer le cap Horn mais en théorie bien sûr puisqu’à tout moment, cela peut y devenir terrible. Sachant aussi que tout est relatif même en parlant de premiers jours de l’été là-bas. L’eau y sera quand même à 6 ou 7° : ambiances froides donc, au mieux ..
»

La Polynésie Française renoue avec la course océanique
La baie de Matavai est le lieu historique d’arrivée des grands explorateurs à Tahiti et dans les iles de la Société : Wallis, Cook, Bougainville, ainsi que les révoltés du Bounty en 1788 y ont débarqué profitant de cette large baie accessible sans barrière de corail ; au nord de la baie se trouve le phare de la Pointe Venus construit par Cook en 1770 pour y étudier la trajectoire de la planète Vénus ; décor donc teinté d’histoire de ce départ de l’étape 5 de la GLOBE40 avec le concours de la Marine Nationale, sur un bâtiment de laquelle a été donné le départ, et des équipes de la Fédération Tahitienne de Voile et du Yacht Club de Tahiti. Papeete fut une étape que les équipages ont eu bien du mal à quitter, découvrant pour leur quasi-qualité ce territoire, et touchés par l’accueil des polynésiens dont la gentillesse et la bienveillance sont des vertus cardinales. Par ailleurs nos équipes presse ont pu découvrir les îles de la Société Tahaa – Raiatea – Huahine – Bora Bora emmagasinant des images pour la production du 26’, épisode 5 de la grande saga de voyage et d’aventure autour du monde. Et au sanctuaire Marae de Taputapuatea sur l’Île sacrée de Raiatea les équipes sont venues demander l’aval des dieux pour le prochain voyage comme c’était la tradition dans ce grand pays de marins qui a peuplé tout le Pacifique à bord de leurs pirogues, de la Nouvelle-Zélande à Hawaï en passant par l’île de Pâques.

Un esprit de compétition toujours plus affûté
Les charmes polynésiens n’ont cependant pas dilué le vif esprit de compétition qui règne sur la GLOBE40 ; avec deux points d’écart seulement entre chacun des 3 premiers équipages (SEC HAYAI / AMHAS / MILAI Around The World) il est probable que le vainqueur de l’étape à venir prenne la tête du classement général ; à moins que GRYPHON SOLO 2 ou WHISKEY JACK, deux équipages de plus en plus affûtés d’étape en étape décident de venir troubler le jeu du podium actuel. La faiblesse des écarts aux arrivées (34’ à Auckland après 7000 milles, 7’ à Papeete après 2600 milles) illustre bien la tension sportive de tous les instants pendant la course, sur une étape oû il faudra faire des compromis au vu des risques entre vitesse et prudence. Et après l’arrivée officielle de l’étape 5 à l’entrée du Canal de Beagle les équipes pourront encore concourir pour le TIERRA DEL FUEGO TROPHY qui les conduira jusqu’à la ligne d’arrivée dans le port d’Ushuaia.

Source : Presse

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Route du Rhum. Arrivée de Philippe Poupon : ” Le bateau est là, c’est le principal !”

Philippe Poupon à bord du bateau de Florence Arthaud (Flo) termine 7e en Rhum Multi. Il est arrivé ce lundi après 18 jours 19 heures 3 minutes 37 secondes de course. Le skipper de l’ex-Pierre 1er de Florence Arthaud a effectué les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre à la vitesse de 7.85 nœuds sur l’orthodromie (la route directe).

Je suis toujours content d’arriver au port, c’est aussi pour ça que les marins font des traversées. On vit plein d’émotions tous les jours. Le départ à été un peu mouvementé, j’ai dû m’arrêter par deux fois ce qui a mis un peu de retard dans le programme. J’avais également envie de ménager le bateau pour qu’il puisse arriver à Pointe-à-Pitre. C’est pour ça que je suis parti dans le sud pour éviter les tempêtes hivernales qui courraient encore, pas loin des Açores. J’ai pris cette sage décision de rallonger la route et de lui offrir une route des alizés un peu plus tranquille. La première nuit, je me suis aperçu que le chariot de grand voile s’était arraché, il a fallu que je m’arrête à Port-La Forêt, le lendemain, c’était l’étai trinquette qui donnait des signes de faiblesse ; ça a changé mon plan de bataille mais je n’étais de toute façon pas parti en conquérant pour le titre. Le but était vraiment d’amener ce beau bateau ici que tous les guadeloupéens vont pouvoir admirer. C’est quand-même le bateau avec lequel Florence a gagné la Route du Rhum ; il est toujours beau. Je pense que cela fera plaisir à beaucoup de monde qu’il soit à nouveau ici. L’émotion, elle est plutôt là ! Florence est un peu partout, elle nous accompagne depuis très longtemps et même si elle est là-haut, elle est toujours parmi nous.

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Route du Rhum. Victoire de Jean-Pierre Dick en Rhum Mono

Jean-Pierre Dick a remporté la Route du Rhum en Rhum Mono à bord de son JP 54. Son temps de course est de 16 jours 13 heures 57 minutes et 51 secondes. Le skipper de Notre Méditerranée – Ville de Nice a effectué les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre à la vitesse de 8,90 nœuds sur l’orthodromie (la route directe). Une véritable consécration pour le Niçois, qui a en réalité parcouru 4151,01 milles à la vitesse moyenne de 10,43 nœuds.

Il en rêvait depuis longtemps et il l’a fait : Jean-Pierre Dick vient de remporter (avant jury) La Route du Rhum – Destination Guadeloupe en Rhum Mono ! Un succès qui manquait à son long palmarès de coureur au large. Quadruple vainqueur de la Transat Jacques Vabre (2003, 2005, 2011, 2017), double vainqueur de la Barcelona World Race (2008, 2011) : le skipper niçois s’est illustré à de nombreuses reprises en double, mais il lui manquait une grande victoire en solitaire. C’est désormais chose faite !

Il complète son incroyable palmarès et établit un nouveau record pour la catégorie Rhum Mono en passant : 16 jours 13 heures 57 minutes et 51 secondes. Elle lui avait échappé par 2 fois en 2006, puis 2010. Jean-Pierre Dick, 57 ans revient 12 ans plus tard pour conjurer son sort pour l’éternité au départ de Saint-Malo et se hisse sur la plus haute marche du podium de la catégorie Rhum Mono à Pointe-à-Pitre, à l’issue d’un incroyable scénario.

Couronnée d’un record, sa performance, ne l’a pourtant pas empêchée d’honorer sa réputation de “Gentleman des Mers”, lui qui n’a pas sourcillé pour porter secours à l’entrepreneur Normand Brieuc Maisonneuve, naufragé suite au retournement de son Rhum Multi. Jean-Pierre est allé le récupérer au pied de ses coques retournées et le débarquer aux Açores.

Après 5 années de transmission de son expérience de coureur au large, Jean-Pierre Dick avait voulu revenir aux sources de sa passion, toujours intacte :

Nice et la Méditerranée, son père qui lui a transmis le virus du large il y a 30 ans tout pile, et, enfin, la performance sportive. Brute. Pour laquelle il ne lâche plus rien depuis mois afin de venir relever le défi d’accrocher la Route du Rhum à son pédigrée.

Le JP54 « Notre Méditerranée – Ville de Nice », compagnon de fortune

Un travail de préparation avec son équipe motivée, dont une partie est issue de ses années Vendée Globe, a permis de transformer le JP54 « Notre Méditerranée – Ville de Nice » en configuration solitaire. Travail qui, devant le déchaînement des éléments, n’a pas été vain. Le JP54 « Notre Méditerranée – Ville de Nice » a d’abord dû enchaîner les fronts violents en début de course, faisant frapper la coque contre une mer désordonnée, puissante, de face. C’est alors que, pensant être sorti d’affaire, il se déroute pour porter assistance à l’entrepreneur Normand Brieuc Maisonneuve, reconverti en skipper pour cette année, qui avait tout juste subi le retournement de son Rhum Multi, au large des Açores. Son débarquement à Ponta Delgada n’aura fait que durer la peine, pendant de précieuses heures, le faisant traverser de nouveau des conditions difficiles, heurter la houle, soulevée par des vents violents, pour enfin déposer le marin rescapé dans un semi-rigide affrété par Adrien Hardy, à quelques milles de Ponta Delgada.

Une météo pas si simple

Le Gentleman des Mers Niçois n’a pas échappé au sort de l’ensemble de la flotte de la Route du Rhum en début de course, subissant des éléments déchaînés. Comme pour tous, c’est dur. On dort peu, le bateau tape, beaucoup, violemment. Le bruit est constant. Le risque de casser et que tout s’arrête, omniprésent. Le crochet par Ponta Delgada aux Açores bordait également le chemin d’incertitudes : Jean-Pierre allait-il réussir à accrocher les Alizés ? Allait-il au contraire, se faire enfermer dans l’anticyclone des Açores accourant par son arrière ? L’expérience lui aura finalement permis d’éviter les pièges : profitant d’un maigre corridor de vent soufflant depuis l’Est, Jean-Pierre s’est acharné à conserver ses fragiles bénéfices pour faire glisser le JP54 « Notre Méditerranée – Ville de Nice » vers l’Ouest, et enfin accrocher ses premiers Alizés, timides pour commencer, qu’il a fallu mériter en dormant peu et en veillant aux nombreux grains.

Une trajectoire doublement payante, car, ce détour coûteux repositionne malgré tout Jean-Pierre sur la route directe vers la Guadeloupe, le dotant ainsi d’une précieuse avance sur sa première concurrente : Catherine Chabaud.

Tant et si bien, que, voulant bien faire, Jean-Pierre aligne les milles et entame sa fabuleuse accélération vers la ligne d’arrivée jusqu’à ce que sa voile maîtresse le lâche subitement. Un “Code Boost”, taillé pour les allures portantes, indispensable pour les Alizés. C’est alors que s’ouvre une nouvelle bataille pour maintenir son avance sur Catherine Chabaud, qu’il aura réussi à conserver, passant de grains en grains pour arriver, éprouvé, jusqu’à la Tête à l’Anglais.

Jean-Pierre Dick marqué par le sauvetage du skipper Normand Brieuc Maisonneuve

Son émotion, il ne l’aura jamais cachée : « Une belle histoire d’hommes » nous a-t-il confié. « Lorsque Brieuc a dû plonger de son multicoque retourné, j’ai vu toute sa détresse. Quitter un monde qui ne peut plus vous appartenir pour aller vers un autre où une lumière d’espoir est permise. Ce regard marquera notre histoire avec Brieuc ». Le jury de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe statue sur la demande de redressement de Jean-Pierre Dick suite au sauvetage : 8h de compensation sur son temps de course lui ont été accordées.

« Une décision juste », reprend Jean-Pierre, « néanmoins, rien n’était joué. Mon bateau restait éprouvé et il me fallait à tout prix éviter de casser ».

Un rêve de gosse

Les derniers 100 milles de la course ne seront que félicitée. Jean-Pierre arrive à la Tête à l’Anglais en tête de la flotte Rhum Mono, comptant 500 milles d’avance sur sa dauphine Catherine Chabaud.

Bien que ralenti par le lot de dévents et de casiers à éviter à l’Ouest de la côte de la Guadeloupe à longer, Jean-Pierre entre dans le Canal des Saintes victorieux, le visage buriné de 57 années de passion iodée, accueilli par Bilou, son inséparable compagnon de cordée pendant ses Vendée Globle, comblé de cette aventure, fier de son équipe et pour son père, qu’il souhaitait honorer.

Une Méditerranée en danger

Cette victoire, Jean-Pierre la dédie à sa ville natale, Nice, et à la Méditerranée, il s’en explique à mi-course :

« Avant la fin de la course, je veux vous dire pourquoi j’ai baptisé le JP54 « Notre Méditerranée – Ville de Nice » :

En tant que niçois, j’avais à cœur de mettre en avant la mer Méditerranée dont j’ai l’honneur d’être un représentant, aux côtés des coureurs français Kito de Pavant et Xavier Macaire.

Quasi close et sans marée, j’ai le sentiment qu’elle subit un trafic maritime hors normes, des températures d’eau en hausse, et que ses enjeux de survie sont supérieurs aux autres mers de notre littoral.

Cette mer est un joyau de notre patrimoine et il est à défendre aujourd’hui.

C’est comme dans une famille, lorsque quelqu’un est malade : l’instinct du groupe fait que tout le monde se rallie à la cause du plus mal en point.

Pour moi, ce ne sont pas seulement les « locaux du Sud » qui doivent défendre leur mer, mais bien les français qui doivent monter au créneau.

C’est cette prise de conscience qui a animé le choix du nom de mon bateau et que je voudrais vous transmettre par ce message.

Cet été, de nombreux médias se sont intéressés à la Méditerranée. J’ai vu de beaux reportages et les constats scientifiques douloureux qui vont avec. C’est une très bonne chose que la sauvegarde de la Méditerranée émerge à un niveau national.

Les américains ne défendent-ils pas le Yosemite Park ? Et les brésiliens la forêt amazonienne ?

À mon sens, l’objectif à atteindre pour avoir une mer en meilleure santé est de préserver sa biodiversité.

Lorsque l’on voit la vie marine et sa richesse, on comprend vite que c’est là où réside tout le problème. Si nous arrivons à la maintenir et à l’accroître, nous aurons remporté une très belle manche.

Évidement, vous pourriez me rétorquer : « Merci Jean-Pierre, tu ne proposes rien de concret ? »

C’est bien vrai. Mais je veux commencer aujourd’hui par un cri du cœur. Cette énergie initiale est importante, un peu comme le « Forza ! » que vous avez été si nombreux à reprendre, et je vous en remercie. »

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Route du Rhum. Victoire de Loïc Escoffier en Rhum Multi devant Roland Jourdain pénalisé

Loic Escoffier (Lodigroup), premier Rhum Multi de La Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2022 Alexis Courcoux / #RDR2022

Loïc Escoffier à bord de son catamaran LODIGROUP a remporté la Route du Rhum encatégorie Multi. Deuxième derrière Roland Jourdain, le Malouin s’adjuge finalement la reine des transatlantiques en raison de la casse d’un plomb moteur du skipper de We Explore constatée après le passage de ligne et entraînant une pénalité de 90 minutes. Une victoire à la saveur toute particulière pour Loïc qui avait chaviré il y a un peu plus de quatre mois au sud de l’Irlande et qui vient récompenser la résilience dont il a fait preuve avec son équipe et LODIGROUP pour être au départ à Saint-Malo.

Incroyable rebondissement à Pointe-à-Pitre cet après-midi ! Alors que Roland Jourdain était arrivé en premier sur la ligne avec 43 minutes d’avance, le skipper de We Explore concède finalement la victoire à Loïc Escoffier après avoir reçu une pénalité de 90 minutes. Un scénario complètement fou « Il y a deux jours, je savais qu’il y allait avoir un match, je suis un optimiste ! Même là, j’ai quand même renvoyé le code 0 et je me suis posé la question : « Pourquoi je renvoie le code 0 ? ». 90 minutes de pénalité, ça s’est joué à rien. C’est un délire, j’ai poussé jusqu’au bout… Cette victoire, il a fallu aller la chercher ! »

C’est donc en vainqueur que le Malouin a fait son arrivée au ponton du Mémorial ACTe accueilli sous les applaudissements du public ! Très ému, le skipper de LODIGROUP est revenu sur sa superbe course avec une pensée pour Gilles Buekenhout, concurrent Rhum Multi longtemps en tête qui a chaviré il y a deux jours avant d’être récupéré par un cargo et présent sur les pontons pour le féliciter. Une épreuve que Loïc Escoffier a lui-même vécu quatre mois auparavant en chavirant au sud de l’Irlande et qui rend cette victoire encore plus belle et savoureuse, « Il y a beaucoup d’émotions aujourd’hui. Il y a 4 mois, je ne savais pas si j’allais prendre le départ. J’étais en train de me faire hélitreuiller en mer d’Irlande, je ne faisais pas le malin. Le bateau était tout neuf, heureusement que j’ai un super sponsor parce qu’il y en a beaucoup qui auraient voulu arrêter suite à ça. En plus, avec ce qui m’est arrivé, je n’avais pas le droit à l’erreur, et je le savais. J’ai appuyé sur le frein au début, et puis à un moment je me suis dit qu’il fallait y aller, donc j’ai dormi avec l’écoute dans la main tout le temps, j’ai réglé mes alarmes. » commente Loïc les larmes aux yeux.

Seize ans après sa dernière participation à la Route du Rhum où il avait terminé quatrième, Loïc aura retrouvé avec plaisir les joies de la compétition et prouve qu’il n’a rien perdu de son sens aïgu de la tactique ! Dans le groupe de tête depuis le début, le Malouin s’est d’ailleurs réjouit de la bataille menée tout au long de cette traversée, « Nous avons su montrer que même dans une classe amateur – j’appelle ça « amateur éclairé » – il y avait du match, même si on met un peu plus de temps que les autres. On se fait mal comme les autres, et même plus longtemps. Mon frère Kevin arrive 4e, ils arrivent dans un mouchoir de poche. Nous aussi et il y a encore du match, et même derrière avec Halvard (Mabire) et Marc (Guillemot). »

Avec cette victoire, Loïc inscrit donc son nom à la liste des grands marins vainqueurs de l’épreuve et ajoute un nouveau titre à la famille Escoffier qui en possède désormais quatre (Franck-Yves Escoffier, le père, est triple vainqueur). Une énorme fierté pour le Malouin qui compte bien savourer ce moment avant de retourner très vite à sa vie d’armateur de bateaux de pêche à Saint-Malo !

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Route du Rhum. Roland Jourdain fait le bilan de son concept de bateau en lin

Roland Jourdain (We Explore), deuxième en Rhum Multi - Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2022 Alexis Courcoux / #RDR2022

Une vue panoramique, allez vite et pas vite, les limites du “re-use”, Roland Jourdain accepte sa deuxième place et fait le bilan de sa course à bord de son bateau We Explore construit en fibre de lin.

Roland Jourdain a terminé la Route du Rhum en tête dans la catégorie Rhum Multi mais la victoire lui échappe finalement de quelques minutes. Peu après avoir franchi la ligne d’arrivée, les jaugeurs ont constaté que le plomb de l’arbre d’hélice bâbord avait sauté. L’absence de plomb implique de facto une pénalité de 90 minutes et c’est donc Loïc Escoffier, arrivé seulement 45 minutes après Roland qui s’impose. Roland Jourdain prend donc la seconde place et félicite Loïc pour cette belle performance.

Réaction de Roland Jourdain :
« J’aurais eu mauvaise conscience de gagner pour une histoire de plomb car Loïc a aussi eu une pénalité il y a trois jours. Ça ne m’enlève rien du tout. Tout le monde est là à l’arrivée, je n’ai rien cassé, je suis comblé par cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Je n’étais pas venu pour faire un résultat et j’en ai quand même fait un, je ne pouvais pas rêver mieux. Je suis content pour Loïc, il mérite cette victoire. »

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