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La revanche marseillaise !

Grand Prix de Corse
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Souvenons-nous de l’an passé : le Grand Prix de Marseille-Métropole était le dernier de la saison et devait déterminer le classement final du Championnat des Multicoques 2004, trois skippers étant en lice pour définir l’ordre du podium : Franck Cammas, Michel Desjoyeaux et Karine Fauconnier. Avec très peu de points d’écart, le résultat de ce Grand Prix allait donc établir la hiérarchie puisque Groupama 2 s’imposait pour la première fois à Marseille depuis sa mise à l’eau en juin 2004, et Sergio Tacchini terminait second mais rétrogradait à la troisième place pour le Championnat, à égalité de points avec Géant, quatrième de ce dernier Grand Prix ! Sans compter Gitana 11 et Foncia qui jouaient les trouble-fêtes au fil des six manches courues essentiellement dans les petits airs… Cette fois, la brise devrait être plus soutenue car un anticyclone est bien installé sur la Sardaigne et devrait générer en fin de semaine un flux régulier de secteur Ouest d’une dizaine de nœuds qui devrait prendre du souffle au fil de la journée avec la brise thermique. En sus, les parcours pourront être mouillés plus près de la Corniche afin que le public suivent les manches de la terre et l’arrivée de la dernière course du jour pourrait s’effectuer devant l’entrée du port de Marseille si les autorisations administratives sont acquises. Toujours amarrés dans le Vieux Port face à la Mairie, les sept trimarans en lice pourraient ainsi cumuler neuf manches en trois jours.

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2000 bateaux à la semaine de Kiel

La Semaine Olympique Française
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La Semaine de Kiel réunit chaque année dans le port de la Baltique, dans le nord de l´Allemagne, des enthousiastes de voile et de sports nautiques du monde entier, venus pour la parade des trois-mats, clippers et autres goélettes, les conférences diverses ou les régates olympiques.
Depuis sa création en 1882, la “Kieler Woche”” est devenue selon ses organisateurs “”le plus grand rendez-vous de voile au monde et l´un des plus
grands rassemblements de l´été dans le nord de l´Europe””.
Têtes couronnées, célébrités en tout genre, hommes politiques, Kiel est devenu au fil des temps le passage obligée de la jet-set européenne, mais aussi
des simples amateurs de voile. Les régates des disciplines olympiques qui débutent le 22 juin seront cette année marquée par la présence de Russel Coutts dans la catégorie Star.
Le Néo-Zélandais, 42 ans, dispose d´un des palmarès les plus impressionnants en match-racing: champion olympique en 420 à Los Angeles (1984) et surtout trois victoires (deux sous les couleurs de la Nouvelle-Zélande, une sous celles de la Suisse) dans la Coupe de l´America.”

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67 Swan ont rendez-vous à Cowes

Rolex Swan European Regatta
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La liste des participants confirme que la Rolex Swan European Regatta devient un événement phare du circuit international. Pour preuve, 66 Swan représentants 12 nations dont la Grande-Bretagne avec 43 inscrits, les Pays Bas, l´Italie, l´Allemagne, la France et l´Espagne, vont s’affronter dans les eaux difficiles du Solent et tenter de s’imposer. Au cours de cette grande semaine de compétition et de réjouissances, les meilleurs équipages du monde vont concourir à bord d’une flotte de 27 différents modèles de Swan.

Andy Green, barreur et tacticien du Team Britannique pour la Coupe de l’America, sera à bord du Swan 45, Nemo, et semble impatient de régater : « L’un des grands attraits de cette épreuve est le niveau élevé de la concurrence et l’importante diversité de Swan qui y participent. J´attends avec beaucoup d’intérêt la confrontation avec les autres Swan 45 ».

Grant Gordon, co-propriétaire du Swan 45, Fever, avec Klaus Diederichs, est parmi les 10 meilleurs sur l’eau et l’un des prétendants à la victoire. Les propriétaires de Fever se sont offerts les services de Chris Law, un tacticien à l’expérience reconnue et éprouvée par la participation à la Coupe de l’America et à bien d’autres épreuves internationales. « L´équipage de Fever a eu une saison très intense cet hiver, depuis le retour de la Gold Cup à Capri. Nous sommes impatients et excités à l’idée de retrouver nos adversaires. Pour sûr, la concurrence sera féroce ! », commente Gordon.

La classe A et B, dont la liste des inscrits comporte différents types de Swan verra évoluer des modèles traditionnels, à l’image des plans Sparkman & Stephens, mais aussi des Swan beaucoup plus modernes et innovants comme le Swan 46 de John Dean, Lowly Worm, un plan German Frers.
Colin Buffin, propriétaire du Swan 44, Junkanoo, fait parti de ceux à se présenter dans cette classe. Buffin qui a couru sa première course avec Junkanoo à la Rolex Swan Cup en Sardaigne, l’année dernière, appréhende la Rolex Swan European Regatta comme un défi à part entière : « La Rolex Swan European Regatta sera beaucoup plus difficile étant donné les conditions très changeantes des courants et de vent. C’est passionnant de pouvoir se mesurer avec d’autres Swan. La compétition s’avère encore plus disputée que sur d’autres courses ouvertes à plusieurs catégories. J’ai hâte de retrouver sur l’eau de vieux amis et rivaux et de pouvoir à nouveau nous battre à armes égales ».

En parlant d’amis, Buffin évoque notamment l’un de ses équipiers, Lindsay Stuart, qui naviguait avec lui lors de la Rolex Swan Cup et qui cette année, pour la Rolex Swan European Regatta, naviguera sur son propre Swan, un 40 pieds du nom de Kymah.

La Rolex Swan European Regatta débutera le dimanche 19 juin avec deux jours d´inscriptions et d´inspections, suivis de la réception d´ouverture au Royal Yacht Squadron, le 20 juin. Les régates débuteront le mardi 21 juin avec les classes A et B pour un maximum de sept courses, tandis que la classe C (Swan 45) effectuera un maximum de 15 manches.

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Départ à 15h du 20e Mini Fastnet

Elaine Chua
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La Classe Mini regorge d’étrangers : les Britanniques et les Belges sont légion, les Slovènes sont de plus en plus nombreux, mais, jamais, un Singapourien, et encore moins une Singapourienne, n’avait fréquenté le circuit. Elaine Chua est une femme étonnante. En effet, il y a deux ans, lassée de son job dans le marketing, elle a choisi de prendre le large. Et va pour une année sabbatique : “En fait, j’ai participé au BT Challenge, tour du monde avec escales, sur un bateau “”Save the Children”” de 72 pieds. C’était la première fois que je naviguais, mais j’étais ravie de partir à l’aventure, de changer de cadre de vie””, dit-elle.Ça lui a tellement plu, qu’elle a décidé de prolonger son année sabbatique. Soutenue par le Yacht Club de la République de Singapour, elle a fait construire en Espagne un plan Lombard : le “”Zéro””. Depuis, elle vit à bord, ici en Thaïlande pour une course, là en Méditerranée à l’occasion de l’Odyssée d’Ulysse. “”Pour moi, le Mini est le moyen le moins cher d’accéder à la course au large. J’adore le large””.”

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La course aux meilleures places est lancée

Emirates Team
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Avec une journée sans difficulté majeure pour les quatre leaders du classement qui ont tous engrangé deux points supplémentaires, les projecteurs se sont tournés dimanche vers le milieu du tableau. Mais aussi sur le superbe duel entre United Internet Team Germany et Team Shosholoza. Les Sud-Africains, qui ont dominé cette manche jusqu´à quelques dizaines de mètres de l´arrivée, ont bien failli remporter à Valencia leur tout premier match. Ils le perdent finalement de 6 secondes au profit de Jesper Bank.

Un fauteuil pour trois
A deux jours du terme de cet Acte 4, trois groupes de niveau se démarquent nettement. Derrière les rouleaux compresseurs que sont Alinghi, Emirates Team New Zealand, BMW ORACLE Racing et Luna Rossa, trois équipes sont en lice pour le titre de « leader de la deuxième division ».
Parmi eux, le Desafío Español 2007 – encouragé dimanche par le Roi d´Espagne venu assister aux régates – est le mieux placé. Car Luis Doreste et Karol Jablonski n´ont plus que trois régates à courir contre des adversaires à leur portée.
Les hommes en noir de Magnus Holmberg sont aussi dans la course. Malgré des départs souvent approximatifs, les Suédois ont prouvé qu´ils savaient se battre, comme ce dimanche face à Emirates Team New Zealand. Le troisième prétendant n´est autre que + 39 Challenge. Il faut croire que les mois d´entraînements cet hiver à Palerme ont profité à l´équipe de Luca Devoti et Iain Percy. Leur victoire face à K- Challenge ce dimanche grâce à une tactique offensive en est la preuve.

Du bon et du moins bon pour K-Challenge
Cette défaite de Thierry Peponnet et ses hommes face à +39 Challenge sera certainement déterminante pour le classement final de l´équipe française. Dommage, car quelques heures plus tard, ils volaient la vedette aux Suédois. Ce match a été marqué par un pré-départ assez incroyable. K-Challenge écope d´une pénalité tandis que Victory vole le départ. Le retour des Suédois sur la ligne profite au Class America français qui prend l´avantage et ne cessera de creuser l´écart, lui permettant d´effectuer tranquillement sa pénalité et de passer la ligne d´arrivée en vainqueur.

Lundi : une journée sous haute surveillance
Les douze matchs programmés lundi seront certainement décisifs pour le classement final de ce Valencia Louis Vuitton Act 4. A suivre : le duel au sommet entre les deux meilleures équipes du moment, le Defender Alinghi et Emirates Team New Zealand mais aussi le match entre Luna Rossa et BMW ORACLE Racing.

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Beyou de bout en bout

Jeremy Beyou à bord de Delta Dore
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Le vent d’ouest soufflait à 10 nœuds lorsque le comité de course a donné le signal de départ du parcours côtier à 15h30. Après quelques heures de patience – cette huitième course devait en effet initialement débuter à 12h00, mais le vent en avait décidé autrement – les 22 solitaires ont finalement pu s’élancer pour une épreuve de 15 milles en rade de Hyères, les menant de l’île du Grand Ribaud à la pointe des Mèdes (nord de Porquerolles), et enfin sur la ligne d’arrivée située devant le port. Gildas Morvan (Cercle Vert) prenait un excellent départ lancé, tandis qu’au premier pointage, Jérémie Beyou (Delta Dore) s’était emparé des commandes de la flotte, suivi de près par Laurent Pellecuer (Cliptol Sport) et Gérald Véniard (Scutum). On déplorait deux talonnages sans gravité dans la seconde portion du parcours : celui d’Oliver Krauss (Espoir Crédit Agricole), puis celui de Fred Duthil (Brossard), contraint de mettre son moteur en route pour parvenir à se dégager… ce qui signifiait naturellement l’abandon pour Fred. Au second pointage, le duo de tête restait inchangé tandis que Sam Davies (Skandia) avait repris deux places grâce à son excellente vitesse, et pointait son étrave dans le tableau arrière de Laurent Pellecuer. Cette hiérarchie ne devait pas être modifiée jusqu’à la ligne d’arrivée, Jérémie se montrant fluide dans ses manœuvres et parfaitement maître du plan d’eau tactiquement parlant. « Ce n’est pas une démonstration », se défendait-il avec modestie à son retour à quai, « mais il est vrai que tout s’est bien passé, et la rade d’Hyères est un coin où je suis à l’aise. J’ai d’ailleurs vraiment hâte d’être à Porquerolles, car c’est là que tout se jouera, comme d’habitude sur la Generali Solo. La lutte est serrée, et il faudra attendre les dernières courses pour savoir qui va s’imposer. » Radieux, Laurent Pellecuer savourait pour sa part une belle seconde place : « Je navigue ici l’hiver, je connais très bien le plan d’eau et je savais exactement où me placer aujourd’hui… C’est le genre de résultat que j’attendais avec impatience ! » Même son de cloche du côté de Samantha Davies, heureuse de monter sur le podium ce soir à Hyères, au terme d’une course où la jeune navigatrice aura réussi à se hisser dans le trio de tête et à y rester solidement accrochée. Et comme le soulignait le grand vainqueur du jour, la bagarre fait rage alors que l’on vient de boucler la huitième course de l’épreuve : les trois hommes forts du général se tiennent en 3 petits points ce soir ! Gildas Morvan devance Erwan Tabarly (Thales), lui-même ne comptant qu’un point d’avance sur Jérémie Beyou – cela nous promet une fin de Generali Solo sous haute tension.

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Une Première victorieuse pour Groupama 2

Groupama 2
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Auteur hier du meilleur départ, Groupama 2 est le premier bateau à virer l’îlot situé à la pointe du Cap Corse et auquel la course doit son nom – la Giraglia – ce matin à 5h50. Puis après une matinée et un après-midi, dans les petits airs, Franck Cammas et son équipage coupent, à 18h18, la ligne d’arrivée de la 53ème Giraglia Rolex Cup. Une édition qui se sera principalement disputée dans le petit temps, comme l’expliquait Franck Cammas : « A part sur le départ, où nous avons eu entre 15 et 17 nœuds de vent au près puis au portant, les conditions météorologiques ont été plutôt molles. Rapidement, en début de soirée, le vent est tombé jusqu’à moins de 5 nœuds. Nous avons atteint la Giraglia dans ces conditions mais sur un seul bord au portant. Au petit matin, juste avant le passage du rocher, le vent est un peu revenu, 8 nœuds de Sud-Ouest. Mais ce petit regain sera de courte durée puisqu’une heure après il tombe à nouveau. Cela a fait accordéon toute la journée et nous nous sommes retrouvés plusieurs fois arrêtés sans vent ! »

A l’arrivée à Gênes, les trois premiers bateaux se tiennent en un mouchoir de poche puisque Groupama 2 possède au final tout juste plus de 10 minutes d’avance sur son poursuivant direct. Une victoire sur le fil et un match serré qui n’a pas été pour déplaire au régatier Cammas : « La course a été intense jusqu’au bout avec Foncia notamment qui dans les derniers milles croise pas très loin derrière nous. Armel profite de faire une route plus directe que Géant et nous pour bien recoller sur la fin et même subtiliser la deuxième place. Géant va vite dans le petit temps sous gennaker et Foncia se défend aussi très bien. »

Outre la régate au contact avec ses homologues de la classe ORMA, le skipper de Groupama 2 retiendra de sa première participation à cette classique, le mélange des genres et la « confrontation » avec les maxi-monocoques : « Comme attendu, nous avons rapidement rattrapé les monocoques partis 4 heures avant nous. En à peine 6 heures de course, nous étions déjà devant le premier mono! Ce passage en revue était assez impressionnant. Je retiendrais  le slalom au milieu de centaines de bateaux dans la passe du Levant. Je pense que pour eux le spectacle a été sympa même si, seul regret, nous avons remonté la flotte à la nuit tombée. »

Groupama 2 quittera Gênes dans la matinée de dimanche en direction de Marseille, où l’équipage est attendu pour les premiers entraînements du Grand Prix Phocéen, programmés mardi 21 juin prochain.

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Foncia, 2ème de la Giraglia Rolex Cup

Foncia
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“Je suis très heureux. C´est mon premier bon résultat en multi et ça fait du bien après les déboires du début de saison (casse de la dérive, du foil et du pied de mât) qui ont bridé l´équipe. C´était très frustrant notamment au Grand Prix de Corse. Là, on vient de réaliser une très belle course à plusieurs niveaux. En vitesse, le trimaran va bien à toutes les allures et dans toutes les conditions de vent et de mer. En stratégie, on a bien navigué. On était bien placé par rapport aux phénomènes météo. On n´est d´ailleurs pas passé loin de la gagner ! A quelques milles de l´arrivée, on naviguait au contact de Groupama et de Géant avec un avantage pour nous. Nous étions du bon côté du plan d´eau. Quand Groupama a viré, on se voyait bien devant mais malheureusement, on est tombé dans une bulle d´air. Franck Cammas a croisé juste devant nous et nous a contrôlés jusqu´à l´arrivée. Enfin, l´équipage a été ´top´. On est resté à fond pendant 24 heures et ça a payé. C´est du bonheur !”” explique le skipper de FONCIA.

Equipage : Armel Le Cléac’h, Nicolas Troussel, Thierry Chabagny, Ronan Le Goff, Thierry Briend et Damian Foxall.

Source : Foncia”

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Cotonella remporte l´OSTAR !

Franco Manzoli
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"Je suis ravi. Ces deux derniers jours, je ne savais absolument pas que j´étais en tête. Je suis resté fidèle à ma route, et les vents ont été avec moi… Durant les dernières 24 heures, j´ai couru 200 milles au portant, ce qui contrastait beaucoup avec ce que j´avais vécu jusqu´ici. Dès le départ, les conditions ont été difficiles, avec beaucoup de près et une mer très forte : c´était un peu comme s´il avait fallu travailler, prendre ses repas et dormir sur une moto de cross !"

Là où ses rivaux Branec IV (longtemps leader de l´épreuve) et Spirit ont choisi de piquer au sud dans les dernières 48 heures, Cotonella a plutôt choisi de conserver sa route directe plus au nord, et s´est de la sorte offert une belle victoire.

JB

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Kersauson au départ Sydney

Geronimo Cap Gemini Schneider Electric - Olivier De Kersauson
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– Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, pouvez-vous nous dire comment vous avez vécu cet abandon alors que vous étiez en tête de l´Oryx Quest ?

Olivier de Kersauson : "Pas bien car cela représente beaucoup de travail pour nous et nos partenaires. Pour notre équipe, c´est un an et demi de travail qui s’écroule. Cela fait partie des violences de ce métier, mais c’est une violence supplémentaire dont je me serais bien passé".

– Etes-vous pleinement satisfait des réparations effectuées sur "Geronimo" ?

O.D.K. : "A priori oui. Le pilotage du travail a été d’une grande cohérence avec Hervé Devaux (ndlr : cabinet d´études brestois) et le chantier australien. Maintenant, seule la mer nous apportera des certitudes".

– Sur ce Tour de l´Australie, vous allez défricher le terrain pour les maxi-multicoques. Pouvez-vous nous décrire le parcours : endroits délicats, zones ventées, courants, pièges, etc.

O.D.K. : "Sur ce parcours, il y a presque de façon caricaturale tous les pièges concentrés d’un tour du monde : météorologiquement, c´est tout-à-fait remarquable avec un long trajet en zone équatoriale et un autre relativement court dans les 40èmes mais en plein en hiver. Météorologiquement parlant, ce parcours est excessif avec des courants forts, des alizés faiblissants et des renverses de marée toujours difficiles à négocier dans le détroit de Torres. D’un autre côté, c’est amusant de défricher, d’être les premiers à faire ce parcours avec ce type de bateau".

– Les marins australiens ont très bonne réputation, mais sauront-ils s´adapter à Geronimo, bateau qui, pour reprendre vos propos, "demande de l´expérience et de la cohésion entre les équipiers" ?

O.D.K. : "Sur les parcours que l’on fait habituellement, on a une bonne connaissance météo : on gère surtout le rythme. Là, c’est important de s’adjoindre des locaux qui ont une vraie connaissance du parcours et qui ont des "pratiques de la zone". Ce qu’ils ne savent pas en connaissance du bateau, ils le compensent en savoir de la zone des sites et des lieux qui, par endroit, n’ont rien à envier à la côte bretonne".

– L´Australie, pays maritime s´il en est, se passionne-t-il pour les records, notamment à bord des maxi-multicoques ?

O.D.K. : "Visiblement oui. Notre accueil est exceptionnel : l’intérêt est très fort et le public connaisseur. Ils naviguent tous ici. C’est un parcours de record (1) passionnant à faire et complexe : nous, comme les Australiens, l’avons compris. Personnellement, ça me fait plaisir de retourner dans ce pays où j’ai gagné la "Sydney – Hobart" avec Eric Tabarly il y a 38 ans (ndlr : en 1967 avec "Pen Duick III")".

Philippe Eliès / Le Télégramme

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