Accueil Blog Page 204

SailGP. Le F50 néo-zélandais touché par la foudre, un blessé à bord

Alors que le Grand Prix de Singapour venait de se terminer, le catamaran F50 néo-zélandais vainqueur de l’épreuve a été touché par la foudre et un équipier a été blessé. On n’est pas passé loin du drame.

L’impact s’est produit alors que le bateau était remorqué vers le site technique après la fin de la course et a causé une blessure de l’un des quatre marins à bord à ce moment-là. La foudre a d’abord été aperçue près du spectateur Race Village, qui a été rapidement évacué, avant de frapper le sommet du mât F50 néo-zélandais.

L’équipage Kiwi était à terre au moment de l’impact, récupérant le trophée des vainqueurs du Grand Prix de voile de Singapour. À leur place, le pilote suisse Sébastien Schneiter, la stratège française Manon Audinet et les grinders danois Luke Payne et Martin Kirketerp étaient à bord. Kirketerp, qui touchait un linceul à ce moment-là, a subi un choc électrique et a été immédiatement évacué pour une assistance médicale. Schneiter, Audinet et Payne, qui n’ont pas été blessés, ont été évacués du F50 et ne sont revenus à bord qu’après le passage de la tempête.

Schneiter, qui barrait le F50, a déclaré : “Tout le bateau s’est éteint, l’aile a explosé au sommet et nous avons tous ressenti un petit choc – malheureusement, Martin en avait un plus gros.” Kirketerp a été transféré sur le chase boat néo-zélandais et transporté à l’hôpital. Il a subi des tests, qui se sont tous avérés clairs, et est sorti de l’hôpital après une nuit sous observation. Il aura des contrôles continus à l’avenir, mais les médecins sont optimistes qu’il s’est complètement rétabli.

Réfléchissant à l’incident, Kirketerp a déclaré qu’il avait senti la foudre “passer à travers mon bras et dans mon torse et mon corps – c’était comme de l’électricité statique”. Heureusement, la charge a diminué et “en quelques secondes”, Kirketerp a eu l’impression que son corps était “de nouveau sous contrôle”. “Je pouvais marcher et je me sentais clair dans ma tête, mais j’étais aussi très abasourdi“, a-t-il dit, “alors même que je montais sur le chase boat, je me sentais tellement mieux et je retrouvais la sensation dans ma main.

Il a ajouté: “Je voulais revenir et célébrer la victoire de notre équipe – mais les médecins ont refusé.” Maintenant, il dit qu’il “se sent bien” avec “un peu de douleur ici et là“.
L’attention se tourne maintenant vers l’état du F50 néo-zélandais, qui a subi “beaucoup de dégâts”, selon le directeur de l’équipe technique Brad Marsh, avec “tous les systèmes électriques en panne”.

Bien sûr, nous avons vécu des situations similaires dans le passé et nous avons dû faire preuve de beaucoup de créativité pour remettre un bateau sur le circuit, mais tous les efforts seront faits pour que le F50 néo-zélandais puisse être là à Sydney“, a déclaré Marsh. m’a dit.

- Publicité -

The Ocean Race. Holcim-PRB et 11th Hour s’échappent

Après un magnifique départ, une première journée compliquée avec des rafales à 30 nds pour passer Gibraltar, la flotte des Imoca et des VO65 font désormais route au sud. Kevin Escoffier et son team Holcim-PRB sont à l’attaque et en tête devant 11th Hour qui maintient un bon rythme.

Les vitesses à bord des Imoca se stabilisent à 20 nds depuis le passage de Gibraltar. Sortis les premiers de Méditerranée, le Team Holcim-PRB joue la course en tête devant 11th Hour. Les deux bateaux sont proches avec un petit écart en latéral et devraient dépasser la porte des Canaries dans la journée. L’équipe de Kevin Escoffier a du réparer sa grand voile déchirée mais n’a pas perdu beaucoup de temps. Troisième, Team Malizia à 50 mn tente de suivre le rythme en avançant sur la route directe avec Biotherm dans son sillage à moins de 20 mn. Team Guyot est en revanche un peu décroché à 120 mn des leaders.

- Publicité -

La Plastimo Lorient Mini 2023 se courra en double mixte

Laure Galley et Remi Aubrun PLM2022 © Anne Beaugé

Pour sa neuvième édition, la « PLM » se disputera sur un format de double mixte à bord des Mini 6.50 engagés. Un tournant pour l’épreuve qui, depuis 2014, ouvre la saison de la Classe Mini en Atlantique et se positionne cette année comme véritable moteur dans la facilitation d’accès aux femmes à la course au large.

C’était une volonté de longue date de l’organisateur Lorient Grand Large et de son directeur de course, Yves Le Blevec. Avec le soutien de la Classe Mini, de la Fédération française de voile et de son partenaire titre, Plastimo, la PLM 6.50 deviendra cette année le premier événement du circuit à se courir en équipage 100 % mixte. « L’épreuve est depuis longtemps une classique du circuit Mini 6.50 et est traditionnellement synonyme de transmission, les skippers ayant l’occasion de partager une course avec d’autres navigateurs, explique Yves Le Blevec. Aujourd’hui c’est la mixité qui sera mise à l’honneur. C’est une super nouvelle qui va permettre à de nombreuses navigatrices de goûter aux joies de la course au large. » Cette nouveauté vise en effet clairement à faciliter l’accès aux femmes au haut niveau de régate océanique et fait ainsi écho aux enjeux sociétaux de notre époque. « C’est un sujet de plus en plus au centre du travail réalisé par les différentes courses, confirme Jean Marre, président de la Classe Mini. La mixité est désormais obligatoire sur la Transat Paprec, sur The Ocean Race… Il est important que la Classe Mini joue son rôle de facilitatrice et permette à davantage de femmes d’accéder à notre discipline. Si l’Olympisme et le haut niveau le font, le vivier de nouveaux talents que nous représentons doit également jouer le jeu. Car si la « base » n’amène pas suffisamment de navigatrices sur le circuit, l’élite se retrouvera finalement bloquée dans sa démarche. Nous avons un véritable rôle à jouer. »

Dire aux jeunes navigatrices que la course au large leur est accessible

Si la volonté d’inciter les skippers à favoriser la mixité dans leur choix de co-skippers anime depuis longtemps Jean-Philippe Cau, plusieurs idées ont été avancées avant que le président de Lorient Grand Large et ses équipes ne fassent le constat que le seul outil efficace pour une première transition restait de rendre cette nouvelle règle obligatoire dans l’Avis de course, publié ce lundi. « J’espère que ce ne sera plus nécessaire dans l’avenir, mais c’est un passage un peu obligé pour donner des opportunités aux femmes, admet Laure Galley, victorieuse de l’édition 2022 à bord de DMG MORI Sailing Academy, de nouveau sur la ligne de départ cette année pour défendre son titre. Nous sommes 4 femmes en proto avec de supers projets et des bateaux neufs, nous ne sommes pas si loin de la parité sur ce type de projets. Cela montre que nous sommes tout aussi capables de convaincre des sponsors et de se lancer, avec de bons résultats à la clé. La PLM est certainement la course la plus adaptée à ce genre de test, c’est une course en double, assez courte et donc accessible. L’année dernière, j’y ai participé alors que je n’avais encore jamais navigué en Mini et ça s’est plutôt très bien passé ! » Un test grandeur nature qui servira donc de référence pour l’avenir, avec une volonté affichée de pérenniser le concept si les objectifs visés sont atteints. « Les années impaires, le renouvellement de la flotte est moins important et la course aux milles sera moins forte en année de Mini Transat, indique la Classe. C’est la bonne année pour essayer, avant de faire un bilan commun à l’issue de l’événement et d’en tirer les conclusions pour les éditions futures. » Premier test, donc, au printemps prochain, pour une transition vers un avenir où course au large et mixité deviendraient la nouvelle norme. Et l’organisateur se veut confiant : cette année, la course sera ouverte à 80 bateaux !

Source : Presse

- Publicité -

Le catamaran de Brieuc Maisonneuve retrouvé échoué à Guidel

Le catamaran Addictive Sailng de Brieuc Maisonneuve a été retrouvé sur la plage de Guidel après son chavirage en novembre dans la Route du Rhum.

C’est la fin d’Addictive Sailing….” a écrit Brieuc Maisonneuve en postant les photos de son catamaran échoué sur la plage de Guidel. Averti par le Cross d’Etel, l’ORC 50 était dans un triste état après avoir dérivé plus de deux mois. Brieuc Maisonneuve avait chaviré lors de la Route du Rhum et avait été récupéré par Jean-Pierre Dick. Une cagnotte avait été ouverte pour tenter de récupérer le bateau.

- Publicité -

Tempête. Futuro touché par la tempête

La tempête Gérard qui a soufflé de la Bretagne au Cotentin dans la nuit du 15 au 16 janvier a abîmé plusieurs bateaux dont Futuro, conçurent de la prochaine Ocean Globe Race.

Dominique Dubois, ancien patron de Multiplast a réagi en postant une image de son Swan 651 renversé sur son ber à Lorient. ” Les dégâts sont considérables mais nous allons faire l’impossible pour réparer Futuro et être sur la ligne de départ de l’Ocean Globe Race…Une nouvelle course contre la montre est engagée !”

Un autre bateau historique, Kriter V, a lui aussi souffert de la tempête. Dans le bassin de Saint-Malo, il a coulé dans le port et semblait suspendu au bateau à couple auquel il était amarré.

- Publicité -

The Ocean race. Première journée de course au près dans des conditions difficiles

15/01/23 - Alicante (ESP) - Team Malizia at The Ocean Race - Alicante stopover - Leg 1 Start

Alors que les deux flottes naviguent désormais au près dans des conditions difficiles le long de la côte sud de l’Espagne, les navigateurs (tacticiens du bord) réfléchissent à la prochaine phase de cette première étape et aux options qui s’offriront à eux une fois sortis de la Méditerranée.

Car dès lors qu’ils seront sur l’Atlantique, les monocoques IMOCA et VO65 devront assurer la meilleure descente possible vers le sud. Pour cette prochaine portion de la première étape, les prévisions du PC course au bureau de The Ocean Race demeurent correctes.

Une zone de haute pression est bien centrée sur les Açores depuis plusieurs jours et ne devrait pas bouger. Cela donne une brise de nord-ouest à l’extérieur du détroit de Gibraltar, offrant ainsi des conditions favorables à la flotte qui se dirigera vers le sud-ouest, en longeant la côte nord-africaine. Le vent bascule ensuite nord-est à la latitude de Madère. Des conditions idéales pour de belles glissades vers le Cap-Vert
Pour l’heure, 11th Hour Racing Team maîtrise les débats en IMOCA
Aux alentours de 5h00 heure française ce matin, alors que les 5 IMOCA se tenaient dans un mouchoir de poche dans un vent erratique, 3 d’entres eux, 11th Hour Racing, GUYOT environnement – Team Europe et Holcim – PRB ont réussi à s’échapper, creusant un écart avec Malizia et Biotherm. Au pointage de 13h00, le foiler mené par Paul Meilhat accuse un retard de 20 milles sur le leader.
Mais avec les conditions rencontrées actuellement et annoncées jusqu’à la sortie de Gibraltar, il faut bien positionner le curseur entre performance et préservation des bateaux. En effet, les prochaines heures réservent leurs lots de challenges, puisque le vent de secteur ouest devrait atteindre les 35 noeuds (65 km/h). L’état de la mer sera tout aussi compliqué à appréhender, puisqu’on attend des creux de 3 mètres à l’approche du détroit. Celui-ci va continuer de poser problème aux concurrents une fois dans l’Atlantique… avec une houle de 4 à 5 mètres annoncée.

En VO65, Viva Mexico interrompt sa course
Ce lundi matin, alors qu’elle naviguait au près dans des rafales de plus de 30 nœuds, l’équipe Viva Mexico a contacté le PC course pour informer qu’elle suspendait sa course. Le skipper Erik Brockmann a écrit : “Nous suspendons notre course en raison d’une déchirure de notre grand voile. Nous allons nous abriter à Almeria et évaluer les options. Tout l’équipage est ok”. Almeria se trouve à environ 12 milles nautiques (22 km) de leur position actuelle.
Les 5 autres monocoques poursuivent leur progression dans ces mêmes conditions musclées. Mais avec 2 tours du monde à leur actif, les VO65 sont connus pour leur fiabilité et leur robustesse dans les conditions les plus redoutables.
L’équipe WindWhisper Racing Team menée par Pablo Arrarte est actuellement en tête, avec une courte avance sur la Mirpuri Foundation Racing Team, Austrian Ocean Racing powered by Team Genova et Team Jajo. La surprise nous vient d’Ambersail 2, qui a choisi une option opposée, en plongeant au sud-ouest, avant de placer un virement en fin de matinée, au large de la frontière entre le Maroc et l’Algérie. Reste à voir ce que cela donnera jusqu’au passage de Gibraltar.

Rankings at 1600 GMT – 16 January 2023
IMOCA

  1. 11th Hour Racing Team, 1652 miles to finish
  2. Team Holcim-PRB, 2.3 miles to leader
  3. GUYOT environnement – Team Europe, 18.1 miles to leader
  4. Team Malizia, 20.4 miles to leader
  5. Biotherm, 24.9 miles to leader

VO65

  1. Ambersail 2, 1665 miles to leader
  2. WindWhisper Racing, 1.6 miles to leader
  3. Mirpuri Foundation Race Team, 1.6 miles to finish
  4. Team JAJO, 6.7 miles to leader
  5. Austrian Ocean Race – Team Genova, 7.4 miles to leader
  6. Viva Mexico, suspended racing, 38 miles to leader
- Publicité -

The Ocean Race. Première nuit, Gibraltar à passer

15 January 2023, Start of The Ocean Race, Leg 1 IMOCA Fleet

La flotte de 5 Imoca et de 6 VO65 a pris le départ ce dimanche de la première étape de The Ocean Race. Un spectacle magnifique où les Imoca tous à foils ont offert un très bel aperçu de leur capacité à accélérer avec leur appendices.

Ce lundi matin, les deux flottes restent assez groupées dans un vent assez maniable mais qui devrait forcir en fin de journée jusqu’à atteindre plus de 30 nœuds. La sortie de Méditerranée au près s’annonce compliquée pour les équipages qui vont devoir accélérer pour s’extirper rapidement de la zone et passer Gibraltar. Malizia et Guyot étaient en tête ce matin mais à quelques milles à peine des suivants.

Retour sur le départ

Cinq voiliers de la classe IMOCA – les monocoques haute technologie équipés de foils – ont pris le départ dans des conditions idéales, en face du Ocean Live Park d’Alicante, peu après 16h00, heure française.

Deux heures plus tôt, une flotte de six monotypes VO65 s’est également élancée pour la première étape d’une épreuve plus courte, focalisée sur l’Europe, The Ocean Race VO65 Sprint, qui comporte trois manches.

Alors que les deux flottes font route vers le Cap-Vert, à quelque 1900 milles nautiques, les IMOCA poursuivront leur course autour du monde, tandis que les VO65 feront une pause, avant de rejoindre la flotte des IMOCA en Europe au printemps pour les deux dernières étapes.

Tous les marins ont été célébrés par presque 140 000 fans passionnés qui ont visité l’Ocean Live Park ce week-end pour profiter de l’expérience The Ocean Race, qui comprenait des activités autour du programme de durabilité Racing with Purpose, développé en collaboration avec notre partenaire 11th Hour Racing.

La fréquentation totale d’Alicante sera connue après la fermeture du Ocean Live Park ce dimanche soir, mais le nombre de visiteurs samedi a dépassé les 60 400, ce qui représente un record en cinq éditions au départ d’Alicante.

Alors que la période de pré-départ à Alicante a bénéficié d’une météo idéale pour le mois de janvier, avec des températures élevées sous un ciel ensoleillé, les marins attendaient eux aussi des conditions météorologiques favorables.

© Sailing Energy / The Ocean Race
Les IMOCA sont partis autour du monde dans des conditions de course optimales.

Avec le faible front météorologique qui est passé sur la zone de départ plus tôt dans l’après-midi, les conditions de vent avaient commencé à se stabiliser autour des 12-14 nœuds, de nord / nord-ouest pour le départ des cinq IMOCA.

Néanmoins, deux heures après le départ des VO65, il était clair, d’après les images aériennes, qu’il y avait encore quelques variations de vent.

Regardez le replay complet du départ des IMOCA ici.

Sur l’eau, au moment du coup de canon, c’est le tout nouveau Biotherm (FRA) de Paul Meilhat qui a donné le ton, lancé sur ses foils. Un spectacle impressionnant, d’autant plus que la semaine dernière, cet équipage naviguait pour la première fois ensemble à bord d’un bateau qui venait d’être mis à l’eau.

Après quelques moments d’instabilité sur le bord de reaching vers la première marque, lorsque le bateau s’est envolé, il était clair que l’équipe française était rapide mais pas encore bien réglée.

Derrière eux, sur leurs traces, le Team Holcim-PRB (SUI) de Kevin Escoffier s’est également envolé par moment. Les deux bateaux naviguant à un rythme effréné.

Le deuxième bord du parcours côtier a vu la flotte naviguer au portant. Les bateaux étant moins sollicités, les équipes ont pu ajuster leurs réglages avant le prochain bord rapide. Quelques secondes après que Biotherm ait passé la marque 3, il était clair qu’ils avaient fait quelques ajustements essentiels au niveau de leurs réglages.

Cette fois, le bateau était plus rapide et mieux réglé. Biotherm a accéléré sur le troisième bord et a ensuite accentué son avance sur le reste de la flotte.

Pendant ce temps, après un départ mitigé, 11th Hour Racing Team (USA), skippé par Charlie Enright, est remonté de la dernière à la troisième place. L’expérience se fait déjà sentir pour une équipe que beaucoup considéraient comme favorite.

© Carlo Borlenghi / The Ocean Race
Alors que 11th Hour Racing Team se rapproche de la tête de la flotte, le Team Malizia de Boris Herrmann (GER) s’est retrouvé derrière mais a pu dépasser GUYOT environnement – Team Europe (FRA/GER), skippé par Benjamin Dutreux après que l’équipe franco-allemande ait eu un problème avec son code zéro, ce qui l’a obligé à faire une pause pour résoudre le problème.

De retour à l’avant et alors que les leaders franchissaient la dernière marque, Biotherm atteignait 29 nœuds. Leur avantage s’est rapidement allongé à 500 mètres sur le second, Holcim-PRB. Après seulement 40 minutes de navigation, c’est une performance impressionnante.

Avant le départ, le skipper Paul Meilhat avait expliqué à quel point lui et son équipage seraient à l’aise pour naviguer en mode manuel si nécessaire. Il a vite illustré son propos après avoir effectué un tour rapide du parcours côtier, la barre à la main.

D’autres ont expliqué l’importance de prendre les choses avec précaution. Mais si le parcours côtier a révélé quelque chose, les vitesses des bateaux dépassant régulièrement les 30 nœuds alors que la flotte s’éloignait du rivage et entrait dans la brise plus forte ont illustré ce que signifie le nouveau monde de la course en IMOCA en équipage complet, ainsi qu’une démonstration du rythme effréné qui s’annonce pour cette étape de 3 500 kilomètres vers le Cap-Vert.

Classement à la marque 4
1 – Biotherm (FRA)
2 – Team Holcim-PRB (SUI)
3 – 11th Hour Racing Team (USA)
4 – Team Malizia (GER)
5 – GUYOT environnement – Team Europe (FRA/GER)

La flotte des VO65 a pris le départ en premier

Le sprint VO65 de The Ocean Race a été la première course à prendre le départ depuis Alicante, ce dimanche.

© Sailing Energy / The Ocean Race
Depuis plusieurs jours, la météo a été au centre des préoccupations pour cette première étape de 1 900 milles nautiques entre Alicante et le Cap-Vert.

Regardez le replay complet du départ de la VO65 ici.

Ce sont surtout les prévisions de vents forts et de grosses mers que la flotte devait rencontrer en se dirigeant vers le détroit de Gibraltar. C’est ce qui a occupé les esprits.

Mais les prévisions avaient également indiqué que les premiers bords de la phase initiale de l’étape 1 de la VO65 Sprint Cup (un parcours côtier en forme de rectangle) seraient très délicats en raison du passage d’un front météorologique.

Et au moment du départ des VO65, la météo a effectivement donné quelques sueurs froides sur le plan d’eau.

Pour le départ à 14h05 heure française, la brise était à la fois légère et d’une direction différente de celle prévue à l’origine, transformant le premier bord en un bord de près plutôt qu’en un bord de reaching.

Parmi les six bateaux, c’est le WindWhisper Racing Team (POL) skippé par Pablo Arrarte qui a tiré le meilleur des premières minutes. Partir à l’extrémité de la ligne s’est avéré être une décision gagnante avant une baisse et un changement de direction du vent.

A partir de là et pendant l’heure qui a suivi, l’équipe polonaise a parfaitement lu les conditions changeantes pour mener la flotte tout autour du parcours rectangulaire.

Derrière eux, le Team Jajo (NED) skippé par Jelmer van Beek a également pris un départ en trombe, tandis que l’Ambersail 2 (LUI) de Rokas Milevičius était troisième.

Une fois le parcours dans la baie terminé, la brise s’est calmée, tout comme le classement – pour l’instant.

Avec des prévisions de conditions complexes et changeantes, ainsi que des menaces de vents forts et de mer formée, personne ne prend rien pour acquis.

Positions de la marque 5
1 – WindWhisper Racing Team (POL)
2 – Team Jajo (NED)
3 – Ambersail 2 (LUI)
4 – Mirpuri Foundation Racing Team (POR)
5 – Austrian Ocean Racing Powered by Team Genova (AUT/ITA)
6 – Viva México (MEX)

- Publicité -

The Ocean Race. Revivez le magnifique départ des Imoca

Le spectacle de The Ocean Race qui se jouait pour la première fois en Imoca était magnifique. Les 5 Imoca ont assuré le spectacle aidés par des conditions idéales pour faire voler les bateaux. Paul Meilhat sur Biotherm a réussi à prendre un départ canon suivi par Holcim-PRB. La course promet. Les 6 VO65 ont précédés les Imoca. La première étape vers le Cap vert est bien lancée.

- Publicité -

SailGP. Les Néo-zed l’emportent à Singapour, mauvais week-end pour les Français

USA SailGP Team helmed by Jimmy Spithill and Australia SailGP Team helmed by Tom Slingsby race towards the city on Race Day 2 of the Singapore Sail Grand Prix presented by the Singapore Tourism Board in Singapore, Singapore. 15th January 2023. Photo: Bob Martin for SailGP. Handout image supplied by SailGP

Les Néo-zed emmenés par Peter Burling ont brillamment remporté le Grand Prix de Singapour en devançant les Danois et les Australiens. Les Français ont manqué ce rendez-vous terminant à l’avant-dernière place et rétrogradent à la 4e place au classement général. Les Suisses remportent leur première victoire de manche.

Après un samedi où seulement 2 manches ont pu être courues dans des conditions très légères, ce dimanche à Singapour a offert un peu plus de spectacle. Les Néo Zed bien que pénalisés par 4 points après avoir percuté le bateau américain en entrainement ont remporté brillamment le Grand Prix laissant peu de chance à ses adversaires. Ils retrouvent le chemin de la victoire et pointent 2e au classement général devant les Britanniques qui devancent désormais les Français.
Des Français en difficulté le samedi qui semblaient bien partis dans la deuxième manche ce dimanche en tête à la première bouée mais qui ont enchaînés des petites erreurs. Ils terminent à l’avant-dernière place au classement général. Dommage. Il restent encore 3 Grands Prix, il faudra montrer plus de consistance à Sydney en février prochain pour espérer décrocher une place en finale à San Franscisco.

Quentin Delapierre « C’était un grand prix très compliqué. Nous savions que cela allait être complexe avec le vent faible et les orages, sur un plan d’eau assez réduit. Nous avons pris de bons départs mais nous nous sommes ensuite retrouvés en difficulté. J’ai fait pas mal d’erreurs et nous avons ensuite eu des problèmes pour nous adapter. Nous aurions pu inverser la tendance aujourd’hui car nous étions dans un meilleur état d’esprit. Mais une grosse erreur nous a fait terminer 4e de la première manche du jour alors que nous aurions pu la gagner.
Évidemment nous sommes déçus de cette 8e place mais je ne suis pas inquiet. Il ne faut pas oublier où nous sommes au classement : 4e à 1 point de la 3e place. Tout reste à jouer ! Si on arrive comme ça à San Francisco, ça me va. Nous sommes au bon endroit avec les points qu’il faut. Nous avons une bonne équipe et notre orgueil a été touché ici à Singapour. Nous allons travailler dur pour arriver avec le sourire à Sydney, pour faire un beau Sail Grand Prix !
»

Classement en mouvement

Les Danois qui se sont montrés extrêmement solides tout au long de ce Sail Grand Prix de Singapour. En montant sur la 2e marche du podium, Nicolai Sehested et ses équipiers se maintiennent à la 5e place du classement général mais réduisent l’écart avec leurs concurrents directs. Avec 51 points, ils sont désormais juste derrière les Français.

La bataille pour la troisième place va donc être particulièrement rude au sein de la flotte intermédiaire, d’autant qu’il faudra aussi compter avec le Canada qui cumule 45 points au classement provisoire, devant les États-Unis (43 points), qui alternent performances et ratés.

Si la Suisse, actuellement dernière avec 23 points derrière l’Espagne (24 points), ne semble pas en mesure de se qualifier pour la Grande Finale de San Francisco, elle a montré de très belles choses à Singapour. Sébastien Schneiter a en effet décroché sa première victoire de manche, bien conseillé sans doute par l’Australien Nathan Outteridge, tacticien du bord sur ce grand prix asiatique.

La course pour la qualification à la Grande Finale à un million de dollars, qui se disputera le 7 mai à San Francisco, reste donc plus que jamais serrée, même si les Australiens et les Néo-Zélandais, avec respectivement 68 et 59 points, font figures de favoris. Sans compter que les 2 prochains actes se dérouleront pour eux à domicile : à Sydney d’abord pour Tom Slingsby et son équipe les 18 et 19 février, puis à Christchurch pour les Kiwis de Peter Burling, les 18 et 19 mars. Tout peut arriver sur SailGP, et c’est peu dire que les choses vont vite !

CLASSEMENT SINGAPORE SAIL GRAND PRIX
1- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling – 10 pts
2- DANEMARK / Nicolai Sehested – 9 pts
3- AUSTRALIE / Tom Slingsby – 8 pts
4- SUISSE / Sébastien Schneiter – 7 pts
5- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie – 6 pts
6- CANADA / Phil Robertson – 5 pts
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill – 4 pts
8- FRANCE / Quentin Delapierre – 3 pts
9- ESPAGNE / Jordi Xammar – 2 pts

CLASSEMENT SAILGP SAISON 3 APRÈS 8 SAIL GRAND PRIX
1- AUSTRALIE / Tom Slingsby – 68 pts
2- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling – 59 pts
3- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie – 54 pts
4- FRANCE / Quentin Delapierre – 53 pts
5- DANEMARK / Nicolai Sehested – 51 pts
6- CANADA / Phil Robertson – 45 pts
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill – 43 pts
8- ESPAGNE / Jordi Xammar – 24 pts
9- SUISSE / Sébastien Schneiter – 23 pts

PÉNALITÉS
Spain SailGP Team
2 points perdus au championnat pour 4 points de pénalité à Plymouth
Switzerland SailGP Team
2 points perdus au championnat pour 4 points de pénalité à Saint-Tropez
United States SailGP Team
4 points perdus au championnat pour 8 points de pénalité à Saint-Tropez
New Zealand SailGP Team
2 points perdus au championnat pour 4 points de pénalité à Dubaï
2 points perdus au championnat pour 4 points de pénalité à Singapour

- Publicité -

Globe40. Deux bateaux ont heurté un ofni, voie d’eau maitrisée pour l’un, déroute vers un port argentin pour l’autre

Vendredi à 09.56 heure française l’équipage de MILAI Around The World a prévenu la direction de course et le Cross Griz Nez d’un choc violent survenu avec un OFNI ; il n’y pas de blessés à bord , l’équipage est en sécurité et se déroute vers un port argentin afin d’évaluer les dégâts ; Ce fut le cas aussi hier dans l’après-midi pour SEC HAYAI qui a heurté à son tour un OFNI endommageant un safran et provoquant une voie d’eau ; incident rapidement maitrisé l’équipage

On savait déjà avec d’autres courses comme le Vendée Globe que la remontée de l’Atlantique Sud était une phase difficile; confirmation pour la GLOBE40 partie d’Ushuaia le 8 janvier. Avec un trafic commercial fort le risque d’OFNI ( Objet Flottant Non Identifié) est accru ; MILAI Around The World l’a expérimenté à ses dépens et après le choc survenu jeudi matin fait route vers le port argentin de Mar Del Plata ou il devrait arriver lundi soir pour évaluer et réparer les dégâts. Ce fut le cas aussi hier dans l’après-midi pour SEC HAYAI qui a heurté à son tour un OFNI endommageant un safran ( photo ci-dessous ) et provoquant une voie d’eau ; incident rapidement maitrisé l’équipage hollandais a repris sa route en surveillant son safran toujours en place. La densité du trafic de pêche est aussi impressionnante : plus que les conférences feutrées sur la protection des océans l’observation de la copie d’écran d’AHMAS ci-dessous avec 100 batiments de pêche en 30 milles en dit long sur la surexploitation des mers ; avec en prime le danger que cela représente pour la navigation en particulier la nuit ou les halos lumineux puissants brouillent la visibilité jusqu’à 30 milles. Enfin la météo n’est pas en reste avec une succession de dépressions et de zones de calme constitutant autant de “passages à niveau” creusant les écarts dans la flotte entre ceux qui passent avant la barrière et ceux aprés.. La course garde néanmoins toujours ses droits et après le changement de route de MILAI c’est SEC HAYAI qui a repris la tête suivi de près par AMHAS à 10 milles.


SEC HAYAI qui a heurté à son tour un OFNI endommageant un safran. copie d’écran d’AHMAS ci-dessous avec 100 batiments de pêche en 30 milles
- Publicité -
- Publicité -